Mauritanie/Droits humains : Communiqué de presse par la Fondation du Sahel.

[▪Communiqué ]

Assourdissant paraît le silence de l’opinion publique et de ses symboles devant la situation catastrophique des dockers du Port de l’Amitié de Nouakchott. Ces pauvres travailleurs qui vivent la pire des situations, livrés aux rayons ardents du soleil de chez nous, privés d’eau et empêchés d’accéder jusqu’à la Mosquée, eux qui observent l’obligation du jeûne. Malgré leurs malheurs, les dockers tiennent à poursuivre leur combat dont le but est d’obliger l’Administration et avec elle les patrons à appliquer l’accord qui lie l’ensemble des parties et qui a été signé en bonne et due forme le 04/08/2018. Cet accord prévoit l’octroi de salaire mensuel et de la sécurité sociale aux dockers en plus de l’acquisition d’une ambulance et d’autres équipements médicaux.

Nous, au sein de la Commission chargée des Droits de l’Homme de la Fondation Sahel :

✅Affirmons notre solidarité totale et inconditionnelle avec les dockers tout et dénonçons avec vigueur la collusion caractérisée de l’Administration avec le patronat ;

✅Demandons au Gouvernement qu’il prenne les dispositions à même de forcer l’Administration pour qu’elle tienne ses promesses envers les dockers (voir procès-verbal en attaché) ;

✅Exhortons les journalistes et les blogueurs à soutenir les dockers dans leur combat en relayant leurs revendications auprès de l’opinion publique.

🔷️Nouakchott le 9 mai 2019

🔘La Commission des Droits de l’Homme

✅Source crédit : Réseaux Fondation du Sahel via Réseaux sociaux.

Mauritanie/Politique : Le candidat indépendant Biram Dah Abeid en tournée expresse dans le Guidimagha/ PhotoReportage.

✅Quelques photos des temps forts de la tournée expresse de son excellence monsieur le député Biram Dah Abeid dans la région du Guidimagha .

Pour rappel l’élection présidentielle en Mauritanie aura lieu le 22 juin 2019📆 (premier tour). Mr Dah Abeid, élu député au parlement mauritanien en septembre dernier, est le fondateur du mouvement d’éveil abolitionniste et antiesclavagiste (IRA-MAURITANIE créée en 2008 toujours non reconnue par les autorités de Nouakchott). Très emblématique sur plan national et international pour son engagement pacifique pour les droits humains, Mr Biram Dah Abeid avait été candidat en 2014 à la présidentielle et arrivé 2ème derrière le le représentant du système étatique mauritanien dominé par les militaires depuis juillet 1978.

Le prix Onusien 2013 et désigné dans le Top 100 personnalités les plus influentes au monde en 2017 du célèbre Magazine Time, Mr Biram Dah Abeid a fait le plein lors cette tournée expresse de prise contacts avec les populations dans plusieurs localités parmi les 2 départements visités de la région . Nous apprenons de l’entourage du candidat indépendant, que le département de Ould yenge serait programmé dans la phase de campagne électorale proprement dite.

À noter que cet homme engagé irréductible pour la défense des droits humains depuis une décennie, tient sa revanche avec cette visite de précampagne sur certains milieux nébuleux de la région qui avaient saboté sa visite prévue à partir d’un certain 7 Mai 2017. En effet ce jour, venant du Sénégal, le célèbre militant abolitionniste avait été conduit manu militari par des éléments de la gendarmerie jusqu’à la limite administrative en dehors du Guidimagha, alors qu’il était très attendu par ses militants et sympathisants dans la région.

Source crédit : Éléments tirés du photoReportage assuré par l’homme COM de la tournée Samba Diagana. Un Grand MERCI à lui.

✅K.S pour le BLOG

CVE : communiqué portant désignation du directoire de la campagne du candidat Dr KANE Hamidou Baba

CVE – Désignation du Directoire National de la Campagne du candidat de la coalition VIVRE ENSEMBLE, Dr KANE Hamidou Baba

Il est porté à la connaissance du peuple mauritanien, la composition du Directoire National de la Campagne du candidat de la coalition VIVRE ENSEMBLE, Dr KANE Hamidou Baba. Ce directoire de campagne du candidat KANE Hamidou Baba est ainsi qu’il suit :

1- Directoire de Campagne National
a) Directeur : Thierno BARO : 47472527
b) Première Adjointe Dieynaba Diabira
c) Deuxième Adjoint Abderahman ould Ahmed
d) Troisième Adjoint Mohamed Yahya

2- Commission d’organisation :

a) Président : Ousmane Sow :
b) Premier Adjoint Sy Amadou Idrissa
c) Deuxième Adjoint Abou Mangane

3- Commission de Sensibilisation :

a) Présidente Dieynaba Njom
b) Premier Adjoint Ousman Mbow
c) Deuxième Adjointe Raky Camara
d) Troisième Adjoint Abou Bakry Ba

4- Commission Communication :

a) Président : TALL Mamadou Ousmane
b) Premier Adjoint : Sow Samba :
c) Deuxième Adjoint : Abdoul AZIZ Kane
d) Membres :

• Moussa Fadiga
• Dr Hachim Ba
• Cheikh NIANE
• Oumar Ba
• Souleymane Abdellahi
• Aminata KANE
• Abou Sow

5- Commission chargée de la Diaspora :

a) Président Mamadou Wane
b) Première Adjointe Tabara Ba

6- Trésorier :

a) Président Ba Bocar Moctar
b) Première Adjointe Fatou Gaye

7- Commission Finances :

a) Président Diop Amadou Tidjane
b) Première Adjointe Dieynaba Dia
c) Deuxième Adjoint Sori Boy
d) Troisième Adjoint Moussa Djiby Tall

8- Commission Opérations électorales :

a) Président Moussa Njay
b) Premier Adjoint Oumar Camara
c) Deuxième Adjoint Oumar Ba
d) Troisième Adjoint Ba Abderahmane
e) Membres :

• Abdoulay Aw

Nouakchott, le 1er Mai 2019

Commission communication de la CVE
Contacts tél : 49714187/46469850/46867959/41585484

Email : tall2mamadou@gmail.com:
Email : kanjallo664@gmail.com
Email : docteurwilson88@gmail.com

✅Source crédit : Réseaux Candidature CVE

Avis à la Diaspora mauritanienne Zone Europe : infos pratiques sur le recensement à vocation électorale 2019 à l’ambassade de Mauritanie à Paris.

《Bonjour à tous,

Il est porté à la connaissance de tous nos compatriotes Mauritaniens établis en Europe, que l’opération d’inscription des citoyens sur les listes électorales en perspective de l’élection présidentielle du 22 juin 2019, va démarrer demain vendredi 03 Mai 2019 dans les locaux de l’ambassade de Mauritanie à Paris au 5 rue Montevideo 75016 Paris, métro ligne 2 station porte Dauphine.
les horaires :
Avant le début du ramadan de 09h00 à 16h00 y compris le weekend
pendant le ramadan
de 10h00 à 17h00 y compris le weekend.

l’opération prend fin le 14 mai 2019.

Les pièces à présenter sont:

1- la carte d’identité mauritanien

2- ou le passeport mauritanien

le communiqué de la ceni qui suivra, évoquera les cas concernés par cette opération.

✅Diawara Issa mansega
député de la diaspora Mauritanienne d’Europe.》

Reçu Réseaux Whatsapp

Mauritanie/ Dépôt de candidature au conseil constitutionnel : Allocution du Candidat Indépendant Biram Dah Abeid.

Allocution du Candidat Indépendant Biram Dah Abeid,
Élections Présidentielles Mauritanie 2019,
Après le dépôt de sa candidature devant le Conseil Constitutionnel à Nouakchott le 29 avril.

Chers compatriotes
Je viens d’oser un acte de foi.
Je prétends mettre un coup d’arrêt aux déviances que n’a cessé de reproduire le pouvoir politique en Mauritanie, pendant plusieurs décennies. Vous le savez et ma trajectoire l’atteste, j’ai dédié ma vie, et engagé mes facultés, voire mon peu d’argent, au service de la liberté de mes concitoyens, afin de les affranchir de la sujétion et de la résignation.
Contre qui et quoi me bats-je, aujourd’hui ?
La dérive vertigineuse de la gouvernance a entraîné la faillite, quasi-irréversible, de l’Etat, réduits en débris et lambeaux, au noyau même de son fondement, c’est-à-dire la communauté de destin. La sédimentation des injustices dresse les factions socio-ethniques, les unes contre les autres. La cohésion nationale n’a pu résister longtemps aux régimes d’exception depuis 1978. La vulgarisation du racisme d’Etat violent contre les groupes et cultures subsahariens ainsi que le déni de l’esclavage et des préjugés de naissance à l’endroit des noirs) africains, renferment la vraie cause de la désagrégation, sans précédent, du sentiment d’appartenance à un lmême foyer. A présent, la rupture, que dis-je, la lbéance, s’avère si large et profonde, que je ne pouvais lui opposer l’indifférence ni l’excuse lde n’en être responsable. Non, au lieu de me ldisculper, j’affirme combien nous avons tous contribué à notre ldéconfiture, à force de prudence, de négligence et de politesse naïve.
Mauritaniennes, Mauritaniens !
) A la source de mon élan, s’impose le désir ld’annuler le constat hideux selon quoi notre État est devenu le lbourreau d’une partie de son peuple mais également l’ultime vivier lde l’esclavage primitif, dans le monde. Cependant, sous l’effet lde l’urgence, un autre impératif m’habite et je me désole de n’avoir pu le communiquer,) jusqu’ici, à mes concurrents :
Je me devais de servir, aux miens – mes compatriotes – un lprogramme de lucidité et de riposte, un projet de vie terrestre, contre) l’obscurantisme qui mise sur la mort et détruit les identités, donc la diversité. Oui, au terme de la dernière décennie, la Mauritanie compte ldésormais en tête de liste des laboratoires, à ciel ouvert, du fanatisme lreligieux ; d’ailleurs, notre vocation en la lmatière n’épargne plus aucun continent. L’école et la majorité du système) éducatif mais aussi les média locaux fabriquent et exportent les candidats à l’extrémisme violent, parfois sous la protection de nos lois. La Mauritanie représente, maintenant, un poste avancé dans l’expansion de l’intolérance et du takfirisme de facture orientale. Contre la régression dans le passé des tribus bédouines, avec son lot de violence et d’infériorité de naissance, nous avons besoin de délier les esprits et les talents, grâce à une école de la République, toute tendue vers l’accomplissement de l’individu et le libre-arbitre, s’il le faut malgré la contrainte du groupe. Ma détermination à rendre effective l’équité dans le bien-être économique et culturel, commence par la résolution à rehausser la valeur de la personne, selon les critères du savoir, du mérite et de l’utilité sociale.
Je compte vous rendre, par le programme que je proposerai à votre attention, une nouvelle espérance car en rejaillira la fierté d’être mauritanien, après 40 années de honte et des siècles de crimes étouffés. Je veux, grâce à vous, redonner une image et une substance aux institutions avilies de l’Etat, les sauver de la désuétude, retisser le fil des fondateurs de la Mauritanie, restituer et promouvoir le droit pour tous, l’intégrité du fonctionnaire et la sacralité de l’intérêt général. Oui, je revendique, d’abord, une gouvernance de la vertu. Celle-ci ne tolérera de fraude, de contrefaçon et surtout pas de faux diplômes.
Mon dessein se résume en « Pacte national de la renaissance ». Je vous invite à lui accorder vos suffrages, si vous croyez encore à une possible réparation de votre, de notre Mauritanie tant abîmée, outragée, tondue jusqu’au sang.
Enfin, mon ambition comporte le préalable de la prière pour une élection dont l’émulation courtoise, la transparence et le respect mutuel garantiront l’impartialité et l’apaisement. Je formule le serment de reconnaitre votre choix dans les urnes, si le consensus neutre en entérine la vérité. S’il advenait qu’un autre gagne vos faveurs, je consentirais l’effort de lui parler et prodiguer conseil, au bénéfice de notre chère Mauritanie. Je prie, les autres candidats, d’exprimer l’adhésion à cette charte de bonne conduite.

Vive la Mauritanie de la liberté, de l’égalité et de la paix, dans la joie !

✅Crédit source : Réseaux COM du candidat BDA

Osons une expression citoyenne pour porter et faire le PROJET BIRAM2019 , le NÔTRE !

À l’entame d’un compte à rebours nous menant à la journée du 21 juin 2019 (Journée du premier tour de l’élection présidentielle en Mauritanie), je réaffirme mon soutien citoyen et humaniste au candidat Biram Dah Abeid. Figure de proue de la résurgence de l’abolitionnisme en #Mauritanie🇲🇷 depuis 10 ans, prix Onusien 2013 pour son engagement pacifique pour les droits humains, ce leader charismatique porte L’ESPOIR pour l’avènement d’un ordre étatique consacrant en fin LA QUALITÉ DE CITOYEN et l’édification d’une NATION MAURITANIENNE. L’homme loin d’être parfait comme chacun d’entre nous d’ailleurs, s’est engagé plus que jamais par des convictions solides et progressistes que d’aucuns considèrent comme subversives. Convaincu que les divers problèmes qui nuisent et sapent l’Etat en Mauritanie, viennent d’un système clanique et clientéliste de GOUVERNANCE en vigueur depuis de nombreuses années. Ainsi pour lui, si un ordre républicain règne en tte JUSTICE au sommet, une véritable COHÉSION SOCIALE sera promue, les compétences récompensées, l’effort reconnu, le mérite loué, et surtout la médiocrité contenue. Le député Biram Dah Abeid s’est affranchi d’un certain « épouvantail-poison » bien connu chez nous, le prisme d’un communautarisme égocentrique en TOUT.

Osons une expression citoyenne pour porter et faire le #PROJET #BIRAM2019 , le NÔTRE !

Bon vendredi à TOUS

19/4/2019

K.S

《Contribution au débat dans la perspective de l’élection présidentielle de juin 2019》, par l’universitaire Mamadou Kalidou Ba

✅À lire la contribution d’un universitaire mauritanien🇲🇷. Ici dans son texte, il a salué l’engagement d’éveil citoyen et humaniste GANBANAAXU FEDDE contre la féodalité :

《Contribution au débat dans la perspective de l’élection présidentielle de juin 2019
La perspective de l’échéance électorale en juin prochain nourrit en chaque Mauritanien d’énormes espoirs, mais également d’énormes inquiétudes. Or, observant l’évolution du débat politique dans notre pays, je constate qu’en dépit de l’imminence de ce rendez-vous électoral et de l’auto proclamation de certaines candidatures, le discours des uns et des autres est essentiellement caractérisé par la platitude et l’imprécision. Parmi ceux qui se sont jusque là exprimés, personne n’indexe avec précision les grands maux de la Mauritanie, et les remèdes qui leurs sont appropriés. Messieurs les candidats, arrêter donc avec vos discours vagues et dites-nous quels problèmes vous traiterez et comment !
Aussi ma grande crainte est que la Mauritanie traverse ces élections présidentielles en ne mettant pas sur la table des débats, les vrais problèmes qui minent sa stabilité et engagent son pronostic vital.
Certes de nombreux mauritaniens sont tenaillés par la pauvreté, de nombreux autres n’ont pas accès aux soins de santé de base et à l’éducation élémentaire, mais les plus grands maux de notre pays qui menacent son existence par ces temps d’instabilité, c’est le racisme d’Etat et l’esclavage.

I. Le racisme d’Etat

Le racisme d’Etat frappe les populations négro-africaines que sont les Peuls, les Soninko, et les wolofs et les plonge dans une terrible frustration d’être des pseudo-citoyens à la dignité constamment bafouée. Ce racisme s’enracine dans notre loi organique se manifeste essentiellement sur deux plans :

1.1. La discrimination linguistique et culturelle est instituée par l’article 6 de la constitution mauritanienne qui stipule : « Les langues nationales sont l’arabe, le poular, le soninké et le wolof. La langue officielle est l’arabe ».
A cause et au nom de cette loi les Peuls, les Soninkés et les Wolofs dont je fais partie n’ont pas le droit de suivre, avec le même temps d’antenne, le journal à la télévision et à la radio comme leurs compatriotes arabophones ; ils sont réduits à écouter leurs responsables politiques (président, ministres …) et administratifs (gouverneurs, préfets, chefs d’arrondissement …), les applaudir sans jamais rien comprendre de ce qu’ils ont dit ! Les cadres négro-africains sont honteusement isolés et discriminés dans toutes les réunions, uniquement parce qu’ils ne parlent pas hassaniya-arabe ! Moi-même à l’université de Nouakchott, je ne cesse de subir cet isolement à travers lequel on me fait clairement comprendre que tant que je ne parlerai pas hassaniya je n’aurai jamais les mêmes droits que les autres universitaires…

1.2. La deuxième discrimination est celle de la représentativité à tous les niveaux de la sphère politique, économique et administrative. Les Peuls, Soninkes, Hratines et wolofs sont sous-représentés dans la hiérarchie de l’Etat au point que le déséquilibre s’apparente à une forme d’apartheid. En effet, c’est plus de 90% des postes politiques et administratifs (y compris dans les forces armées et de sécurité), de notre pays qui sont occupés par les membres de la seule communauté beydane dont le poids démographique ne dépasse pourtant pas les 30% de la population mauritanienne.
Oui, je sais que c’est presque un tabou que de s’exprimer en ces termes, que certains se précipiteront pour me traiter de communautariste, voire de « raciste », mais les méfaits sont si têtus que pour leur trouver des solutions nous n’avons d’autres choix que celui de souligner d’abord la réalité accablante… Et puis franchement, traiter de « racistes » ceux qui ont le courage de dénoncer le racisme, c’est « démodé » ! Alors trouvez autre chose.

II.L’esclavage et la féodalité

Un pays à l’aube du troisième millénaire qui aspire à jouer un rôle au concert des nations, ne saurait s’accommoder ni de l’esclavage, ni de la féodalité. Or selon des voix autorisées, l’esclavage frappe plus de 20% de nos compatriotes de la communauté haratine et la féodalité plus de 30% de nos compatriotes peuls, soninkés et dans une très moindre mesure wolofs. C’est ici l’occasion pour moi d’apporter mon soutien au mouvement « Gambanaaxou fedde » qui incarne une volonté claire de combattre les discriminations statutaires en milieu soninké.
La persistance de l’esclavage et sa survivance à travers la féodalité sont une insulte à notre conscience humaine et une tache déshonorante sur tous les emblèmes de notre souveraineté nationale.
L’esclavage et la féodalité doivent être reconnus comme des endémies et traitées avec des remèdes de cheval pour permettre une renaissance de notre patrie qui pourrait alors être fière d’elle-même.

III. Esquisse de solutions :

Pour en finir avec le racisme d’Etat et instaurer une citoyenneté véritable en Mauritanie, les candidats crédibles aux prochaines élections présidentielles ne peuvent faire l’économie de ces engagements:

3.1. Modifier la constitution de la Mauritanie en introduisant, notamment dans l’article 6, l’officialisation du poular, du soninké et du wolof aux côtés de l’arabe, cela au nom de l’égalité des Mauritaniens toutes communautés confondues ;

3.2. Introduire dans la constitution une loi imposant, dans toutes les nominations officielles, une représentativité numérique de un tiers (1/3) des membres de chacun des trois grands groupes communautaires de notre pays : les Beydanes 1/3, les Hratines 1/3 et les Négro-africains (Peuls, Soninké, wolof), 1/3.

3.3.Autoriser les associations de lutte contre l’esclavage, soutenues par des unités de la gendarmerie nationale à effectuer à travers le pays des missions inopinées destinées à débusquer les esclavagistes pour les traduire devant les tribunaux spécialisés et surtout veiller à ce que ceux-ci disent les lois dans toute leur rigueur.

3.4. Réformer le secteur de la justice et des forces armées pour les rendre plus conformes à la réalité démographique de la Mauritanie dans toute sa diversité ethnologique.
Le salut de la Mauritanie exige de nous la rupture d’avec le tabou du débat et l’instauration du débat sans tabou afin que naissent des solutions consensuelles qui soient acceptables pour tous.
Chers compatriotes, soyez vigilants et ne votez que pour les candidats qui prennent en charge, explicitement et précisément, ces réformes ! Notre stabilité en dépend !

Mamadou Kalidou BA
Nouakchott le 16 avril 2019.》

[Activités GANBANAAXU ARMEPES-France – Rencontre ]

Ce dimanche 📆14/4/19 tard en fin d’après-midi, le vice-président d’Armepes-France Samba FOFANA et le chargé de COM Koundou SOUMARE ont rendu une visite de courtoisie et d’échanges aux doyens Baba Ould jiddou et Abidine Merzough. De passage en France ces jours-ci, notre prise de contact et nos échanges avec le grand-frère Abidine venu d’Allemagne, ont été très instructifs et positifs autour d’un pionnier de la conscientisation citoyenne, le doyen Baba chez lui en région parisienne. Ainsi les problématiques complexes de l’esclavage qui traversent à divers niveaux toutes les communautés en Mauritanie🇲🇷, ont été abordées largement et également l’historique de l’éveil abolitionniste et anti-esclavagiste ( El-Hor , SOS-ESCLAVES, IRA, et aujourd’hui GANBANAAXU* FEDDE) . Par ailleurs la situation politique mauritanienne en mouvements de pré-campagne présidentielle de juin 2019, a fait partie des discussions en toute fraternité. On notera le dîner copieusement servi par le doyen à cette occasion. Merci pour ces moments !

*Mouvement pacifique pour l’émancipation des descendants d’anciens esclaves en milieux soninkés.

#GANBANAAXU #HUMANISTE #ESCLAVAGE #SONINKÉ #APOLOGIE #Mauritanie

✅Pour la communication ARMEPES-France.

UNE IMPORTANTE DECLARATION DE PRESSE DES FPC

Les Forces Progressistes du Changement -FPC;

Considérant les résultats de l’assemblée générale de la coalition “Vivre ensemble” en date du 6 avril 2019;
Considérant d’importantes consultations au sein des structures de notre parti sur les délibérations de la dite assemblée et le processus de désignation du candidat de la coalition “Vivre ensemble” à la prochaine élection présidentielle;
Considérant la rencontre entre le président Hamidou B. KANE et le président Samba THIAM au siège du parti les FPC le 9 avril 2019;
Considérant l’engagement constant et honnête des FPC en faveur de l’unité et de la solidarité des forces progressistes nationales pour la prise en charge effective des problêmes de discriminations et de marginalisation de la majorité des populations mauritaniennes;
Considérant l’important élan de sympathie populaire à l’endroit du président Samba THIAM en témoignage à son combat héroïque et à son sens élevé de sacrifice désintéressé;

Réaffirment leur adhésion à la coalition “Vivre ensemble” pour faire prévaloir l’intérêt général sur la base d’une garantie de transparence et de confiance rétablie et à respecter;

Félicitent leurs membres pour leur mobilisation et leur fidélité. Tout comme elles remercient toutes celles et tous ceux qui leur ont témoigné solidarité et confiance pour leur attachement aux valeurs de la justice et de la rigueur en vue de construire une unité agissante.

Appellent leurs militants et sympathisants où qu’ils se trouvent à s’investir pleinement dans la campagne électorale en vue de faire triompher le candidat de notre coalition, le président Hamidou B. KANE.

La lutte continue!

Nouakchott le 10 avril 2019.

Le département de la communication.

Diogountoro – Guidimagha : le chef coutumier et ses administrés devant le tribunal de grande instance de Bobigny

Boubou Ba – Le procès s’inscrit nécessairement dans une durée non maitrisée par les parties.

Il prive les parties toute maitrise sur la solution. Il est un engrenage dont les parties ne décident pas la progression. La justice étatique décide radicalement qui a raison et tort, distingue le gagnant du perdant. Le coût final du procès dépend en général des complications qui ne sont pas envisageables lorsqu’il est introduit, d’où l’intérêt de faire appel aux modes amiables de règlement des conflits.

N’a-t-on pas coutume de dire : « Un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès. La plus mauvaise transaction est meilleure que le meilleur procès ».

La justice amiable constitue une thérapie qui a pour but de briser le cercle infernal de la violence et de la contre violence afin de rétablir l’harmonie et la paix sociale. En effet, si jadis la fierté d’un Soninké, c’était de se glorifier de ne jamais mis pied au commissariat, aujourd’hui le voilà grimper la marche du palais de justice français. C’est peut-être la fin du royaume Soninké du 21eme siècle ou du moins le souverain mésopotamien du VIIème siècle.

Les descendants de Wagadu :

Si quelqu’un m’avait raconté hier, cette chaine judiciaire, c’est-à-dire les voilà venir le chef et ses conseillers d’un côté et de l’autre ses administrés devant le juge français pour trancher un litige qui les oppose, j’aurais tendance à imaginer que c’est le retour de « Wagadu Bida ».

Malheureusement, cette chaine judiciaire a eu lieu et s’est déroulée devant mes yeux à 9h30 au tribunal de grande instance de Bobigny (TGI). Les mots me manquent pour qualifier cette audience judiciaire que j’ai assistée ce lundi 25 mars 2019, devant le juge de référé du TGI de Bobigny avec un public-immigré, tous « ressortissants de Diogountouro », dans la Commune de Ghabou. J’étais pétrifié et écœuré de voir ceux qui se réclament « descendants de Wagadu » se trainent devant un magistrat étranger pour des faits qui peuvent se régler à l’amiable si nous étions véridique et honnête avec nous. Malheureusement, nous avons perdu la sagesse que le roi (Tunka) de Wagadu nous a léguée.

Autant de l’empire du Ghana, il semblerait le roi ou chef était un dirigeant véridique, honnête et sage ; il réglait toutes les affaires de son royaume à l’amiable afin de préserver la paix sociale de la cité. Le roi ou chef de Wagadu, selon les différents récits disposait trois critères qui nous laissent entendre qu’il était un roi justicier : Le roi était un « faiseur de paix » ; il était un « donateur » de ses biens, et ne peut se permettre, sans se déjuger, de repousser les incessantes demandes de ses administrés ; le roi était également un grand « orateur », ayant la maitrise de tous les codes culturels de la cité.

Pourquoi aujourd’hui, les descendants de Wagadu ont-ils perdu cette sagesse de rendre la justice et de dire le Droit ? Pourquoi, les fils du roi sont-ils arrivés devant le juge pour étaler leurs « linges sales » ? Où sont-ils passés les chefs justiciers de Wagadu, pour faire régner la paix et la cohésion dans le royaume ? Nous n’avons pas coutume de dire que, « le linge sale se lave en privé ». Pourquoi, nous ne faisons pas comme la communauté Wolof du Sénégal, en réglant ses affaires dans « le ventre de la famille » ou « dans le ventre du village ». Le maintien de la paix sociale et la tranquillité dans nos cités passent par les modes amiables de règlement des conflits.

Pourquoi sont-ils arrivés devant le juge de référé ?

D’après nos informations fiables, nous nous limitons de prendre les faits à partir d’une réunion. Ainsi, lors d’une réunion du village, le chef coutumier et les dirigeants de l’association de ressortissants de diogountouro (ARD) avaient déclaré oralement comme d’habitude, que la caisse du village disposait d’une somme totale de 147000euros sans pièce justificative à l’appui.

En effet, les jeunes du village ayant connaissance de ses droits et devoirs, avaient organisé plusieurs rencontres avec le chef coutumier du village et l’Association des Ressortissants de Diogountouro (ARD), dirigée par une poignée de gens (pour ne pas dire un clan), dont certains sont à la fois conseillers du chef coutumier et membre du bureau exécutif de ladite association, pour demander de comptes sur la gestion financière de l’association communautaire, c’est-à-dire les relèves bancaires et tout autre document nécessaire attestant la gestion transparente du bien commun. Bien sûr que oui, ils sont en droit de demander ou va leur argent et comment a été utilisé cet argent.

La jeunesse a également demandé au chef coutumier et le bureau exécutif de l’association de procéder à un changement des mentalités sur les instances associatives du village, c’est-à-dire à ne pas rester coller sur les patronymes (pour ne pas dire l’esclavagisme) des uns et des autres pour designer telle ou telle personne mais plutôt à regarder du côté des compétences et d’expériences pour faire avancer les choses dans le bon sens. La réponse du chef coutumier et le président de l’association est sans appel.

Le chef coutumier et l’association (ARD) disent tous pas question de leur fournir les relèves bancaires et tout autre document attestant la gestion du bien commun. Cela revient à dire taisez-vous, on n’a pas de compte à vous rendre et vous n’avez aucun droit sur vos propres biens. Apres plusieurs tentatives de médiation auprès du chef coutumier et auprès de l’association, qui n’ont donné des résultats positifs. Ainsi, les jeunes décident de saisir la justice pour faire valoir leur droit sur le bien commun.

Les faits :

Les jeunes sollicitent les compétences et l’expertises d’un avocat et docteur en Droit, Maître AKUSSON, un professionnel aguerri du Droit. Ainsi, maître Akusson, par un courrier du 31 octobre 2018 envoyé au chef coutumier et au président de l’association(ARD), demande à la partie défenderesse de lui communiquer tout document comptable susceptible d’attester de la gestion transparente des fonds de l’association. Le 17 nombre, le président de l’association (ARD) a envoyé une réponse lapidaire à l’avocat maître Akusson : « en ma qualité de président de l’ARD, je vous informe qu’il y a une totale transparence quant à la gestion des comptes et à la communication des soldes des comptes… ».

Une réponse non juridique mais plutôt littéraire, car l’avocat n’a pas demandé de verbes mais plutôt de pièces justificatives. Ainsi, n’ayant pas satisfait de la réponse du président de l’association, le 26 novembre 2018, l’avocat de la partie demanderesse a envoyé un 2eme courrier au chef coutumier et au président de l’association, faute des réponses claires accompagnées des pièces justificatives il sera obligé de saisir le juge de référé, c’est-à-dire le juge de l’urgence.

N’ayant pas obtenu une réponse, maître Akusson, à la demande de ses clients a saisi le président du tribunal de grande instance de Bobigny en référé, pour des faits de pratiques d’esclavagistes, de faits de discrimination au sein des instances associatives et une gestion opaque des ressources de l’association. Les faits sont grave, je dirais très grave même au regard du code pénal français. Enfin, il a demandé également au juge qu’un administrateur ad ’hoc soit désigné à la tête de l’association et que les documents demandés soient communiqués par force.

L’audience devant le juge :

Les deux parties sont convoquées à 9h30 du matin devant le juge. Apres un bref rappel des faits et un échange de quelques documents entre avocats et juge. Madame, la juge a donné la parole à l’avocate de la partie défenderesse. Celle-ci a soulève l’irrecevabilité de la demande de la partie adverse faute de qualité à agir en justice et défaut d’intérêt, car selon l’avocate les plaignants ne disposent pas des preuves attestant leur appartenance à l’association. Ainsi, l’avocat de la partie demanderesse maître et docteur en Droit Akusson, a pris la parole pour démontrer l’appartenance de ses clients à l’association et demande au juge à ce qu’un administrateur ad ’hoc soit désigné afin de mettre l’ordre dans cette association.

Madame, la juge après avoir écouté les deux parties et au vu de la complexité du dossier, elle a décidé de renvoyer l’audience au 10 avril 2019. Ce faisant, avons-nous d’autres solutions pour éviter le chaos ? Oui, évidemment nous avons une panoplie des solutions amiables (médiation, conciliation, arbitrage, négociation…) entre nos mains, qui nous permet de régler cette affaire à l’amiable sans que le juge ne soit au courant de ses linges sales. La justice négociée permet de préserver les liens sociaux et nous dirige vers une pacification de nos relations.

Elle recèle d’ailleurs plusieurs enjeux : l’apaisement des ruptures de la communauté avec la mise en avant de l’intérêt de la communauté, mais aussi la déjudiciarisation de la procédure de la gestion du conflit. J’en appelle à la sagesse et à la responsabilité de toutes les parties au procès d’aller sursoir au tour d’une table afin de pouvoir trouver une solution amiable et consensuelle pour le bien du village.

Ba – Boubou

Doctorant-Chercheur en Droit à Paris

Stagiaire à la Cour de cassation de France

🔘Crédit source : cridem.org