✓Mauritanie 🇲🇷 – La dernière intervention du président de l’Assemblée nationale Cheikh Ould Baya, mérite un bref et honnête décryptage !



✓Un engagement sincère qui se veut constructif doit avoir la lucidité et l’ouverture d’esprit nécessaire à reconnaître et saluer des signaux intéressants qui émergent autour et ailleurs .

Ici je mettrai quelques passages de son discours qui indexent les mentalités rétrogrades et les hiérarchies sociales dans notre PAYS. Oui PAYS en majuscule, car ce qu’il a dit et dénoncé devant la représentation nationale, un écho de la sortie médiatique du président Mohamed ould Cheikh El-Ghazouani à Ouadane il y’a quelques semaines, est un changement de contenu discursif en haut lieu sur les discriminations liées aux castes, aux hiérarchies et à l’esclavage au sein de tous nos groupes sociolinguistiques (arabo-berberes, haratines, soninké, peulh et wolof).

👉🏿 Extraits :

« Si l’honneur de combattre l’esclavage a été raté pour nos élites jusqu’à ce que les lois internationales le criminalisent, alors elles ne devraient pas perdre l’occasion de combattre les croyances et les comportements fondés sur le faux et le mensonge, et être plutôt le fer de lance de ce noble effort. »

« L’abandon des habitudes rétrogrades fondées sur des classifications sociales injustifiées représente – sans aucun doute – l’une des garanties les plus importantes de l’unité de la société et un moyen de fermer la voie à ceux qui utilisent le discours de la haine et les appels sectaires et qui ont trouvé un environnement propice au développement de leurs idées dans un contexte de libertés et de généralisation de l’usage des médias sociaux ».

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« Il l est temps que tous les leaders d’opinion : juristes, politiciens et intellectuels se réunissent pour dénoncer la mauvaise logique qui nourrit les mentalités dépassées qui se réfèrent à cette hiérarchie ».

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« Allah, le Tout Puissant dit : « Certes Allah ne modifie pas l’état d’un peuple tant que les individus qui le composent ne changent pas d’eux-mêmes ce qu’il y a en eux». Il est en fait difficile d’évoquer la réalisation de développement durable dans n’importe quel pays du monde dans un contexte de démission de ses élites politique, religieuse, scientifique et intellectuelle par rapport à leur mission de sensibilisation et de conscientisation et à leur rôle de locomotive de la société sur la voie de l’édification d’un Etat de citoyenneté où prévaut l’égalité des chances et où tous les citoyens se sentent égaux en droits et en devoirs. »

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« C’est dire l’importance des vues exprimées par le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani à Ouadane qui a appelé les citoyens à transcender toutes les formes d’injustice héritées de notre patrimoine culturel et à purifier notre discours et nos comportements des préjugés et autres stéréotypes et faux clichés.

Les expériences de toutes les nations ont prouvé que le citoyen, qui est prêt à se sacrifier pour son pays est le citoyen qui est convaincu que la différence dans la jouissance des fruits de la citoyenneté repose exclusivement sur les critères de la disponibilité, du don de soi du patriotisme sincère, et non sur la base d’un héritage de l’appartenance à une tribu, une classe sociale, une race ou une région. Est-il raisonnable, par exemple, alors que nous nous trouvons au XXIe siècle, et plus de soixante ans après la naissance de la République, qu’un fonctionnaire ou tout membre de l’élite joue ouvertement et sans honte le rôle de chef de tribu ? Quelle logique juridique peut légitimer la tentative de certains de circonscrire le droit de l’Imamat à certaines familles, alors que nous sommes dans un pays dont la Constitution énonce que les dispositions de la religion islamique sont la seule source du droit ?

Or, il est connu de tous que les conditions de l’Imamat sont spécifiques et claires dans la jurisprudence, et que la base de la différenciation est la piété, comme en témoigne la parole du Tout-Puissant : (Le plus honorable d’entre vous auprès d’Allah est le plus pieux d’entre vous). »

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« Il est devenu clair que la responsabilité morale de la propagation et de la consolidation de telles mentalités rétrogrades est principalement imputable aux élites religieuses, politiques et culturelles qui les utilisent comme un véhicule pour obtenir des privilèges et une échelle pour atteindre leurs fins personnelles et assouvir leurs intérêts égoïstes.

L’histoire témoigne que les élites religieuses Arabes, Poulars, Soninkés et Ouolofs dans toute l’Afrique de l’Ouest ont pratiqué l’esclavage plus que les autres et sur les musulmans plus que les autres, et qu’elles ont fermé les yeux sur ce phénomène voire l’ont légitimé pour ceux qui le pratiquèrent par la force des armes.

Aujourd’hui, il ne s’agit pas pour nous de juger l’histoire plus qu’à aspirer à ce que les élites religieuses actuelles des quatre composantes de notre société portent le flambeau de la purification de la vraie religion, de tout ce qui nuit à celle-ci et à la cohésion de la société. »

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✓ Conclusion

Le fond de ce discours tenu en pareilles circonstances, n’est pas anodine dans notre pays, et il mérite une certaine attention de notre part. Ce qu’il a dit sur ces problématiques liées aux mentalités féodales et esclavagistes qui couvent dans nos différentes communautés, certains opposants qui s’auto-auréolent sous un prisme racial dans leurs chapelles revendicatives, n’oseraient pas s’y aventurer. Ils seraient même dans une gêne en lisant cette prise de parole du président de l’Assemblée nationale par ces termes transversaux qui touchent les maux enfouis dans notre corps sociétal qu’on reproduit socialement et politiquement sur les données nationales (chez les Opposants comme chez les Gens du Pouvoir).

👉🏿 Lien de l’intégralité de l’élément média https://soninkideesjose.wordpress.com/2022/02/01/%e2%9c%93le-president-de-lassemblee-nationale-appelle-a-labandon-de-la-stratification-sociale-pour-batir-lunite/

✍🏾 KS pour le BLOG

✓Le président de l’Assemblée Nationale appelle à l’abandon de la stratification sociale pour bâtir l’unité

Essahraa – « L’abandon des habitudes rétrogrades fondées sur des classifications sociales injustifiées représente – sans aucun doute – l’une des garanties les plus importantes de l’unité de la société et un moyen de fermer la voie à ceux qui utilisent le discours de la haine et les appels sectaires et qui ont trouvé un environnement propice au développement de leurs idées dans un contexte de libertés et de généralisation de l’usage des médias sociaux ».

Le président de l’Assemblée nationale Cheikh Ould Baya a fait ces déclarations, dans son discours prononcé à l’occasion de la cérémonie de clôture lundi des travaux de la première session parlementaire ordinaire 2021 – 2022.

« Il l est temps que tous les leaders d’opinion : juristes, politiciens et intellectuels se réunissent pour dénoncer la mauvaise logique qui nourrit les mentalités dépassées qui se réfèrent à cette hiérarchie ».

Ci-après l’intégralité du discours du président du parlement :

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« Messieurs les ministres,

Chers collègues députés,

Mesdames et Messieurs,

Nous clôturons aujourd’hui notre première session ordinaire pour l’année parlementaire 2021-2022 qui a connu, en plus de la discussion et de l’adoption de la loi des finances initiale de l’année 2022 et de la loi des finances rectificative de l’année 2021, l’adoption par notre auguste assemblée d’un ensemble de textes que nous espérons constituer une pierre supplémentaire dans l’œuvre de développement du pays.

Mesdames et Messieurs,

Allah, le Tout Puissant dit : « Certes Allah ne modifie pas l’état d’un peuple tant que les individus qui le composent ne changent pas d’eux-mêmes ce qu’il y a en eux». Il est en fait difficile d’évoquer la réalisation de développement durable dans n’importe quel pays du monde dans un contexte de démission de ses élites politique, religieuse, scientifique et intellectuelle par rapport à leur mission de sensibilisation et de conscientisation et à leur rôle de locomotive de la société sur la voie de l’édification d’un Etat de citoyenneté où prévaut l’égalité des chances et où tous les citoyens se sentent égaux en droits et en devoirs.

C’est dire l’importance des vues exprimées par le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani à Ouadane qui a appelé les citoyens à transcender toutes les formes d’injustice héritées de notre patrimoine culturel et à purifier notre discours et nos comportements des préjugés et autres stéréotypes et faux clichés.

Les expériences de toutes les nations ont prouvé que le citoyen, qui est prêt à se sacrifier pour son pays est le citoyen qui est convaincu que la différence dans la jouissance des fruits de la citoyenneté repose exclusivement sur les critères de la disponibilité, du don de soi du patriotisme sincère, et non sur la base d’un héritage de l’appartenance à une tribu, une classe sociale, une race ou une région. Est-il raisonnable, par exemple, alors que nous nous trouvons au XXIe siècle, et plus de soixante ans après la naissance de la République, qu’un fonctionnaire ou tout membre de l’élite joue ouvertement et sans honte le rôle de chef de tribu ? Quelle logique juridique peut légitimer la tentative de certains de circonscrire le droit de l’Imamat à certaines familles, alors que nous sommes dans un pays dont la Constitution énonce que les dispositions de la religion islamique sont la seule source du droit ?

Or, il est connu de tous que les conditions de l’Imamat sont spécifiques et claires dans la jurisprudence, et que la base de la différenciation est la piété, comme en témoigne la parole du Tout-Puissant : (Le plus honorable d’entre vous auprès d’Allah est le plus pieux d’entre vous).

Mesdames et Messieurs ;

Si notre histoire, dont la plupart des chapitres ont été écrits hors du cadre d’un État centralisé et unificateur, a produit une hiérarchie sociale rigide, parfois basée sur la loi de la force au lieu de la force de la loi, et parfois revêtue d’un habillage religieux qui ignore que le Tout-Puissant Créateur a honoré les fils d’Adam, il est temps que tous les leaders d’opinion : juristes, politiciens et intellectuels se réunissent pour dénoncer la mauvaise logique qui nourrit les mentalités dépassées qui se réfèrent à cette hiérarchie.

Il est devenu clair que la responsabilité morale de la propagation et de la consolidation de telles mentalités rétrogrades est principalement imputable aux élites religieuses, politiques et culturelles qui les utilisent comme un véhicule pour obtenir des privilèges et une échelle pour atteindre leurs fins personnelles et assouvir leurs intérêts égoïstes.

L’histoire témoigne que les élites religieuses Arabes, Poulars, Soninkés et Ouolofs dans toute l’Afrique de l’Ouest ont pratiqué l’esclavage plus que les autres et sur les musulmans plus que les autres, et qu’elles ont fermé les yeux sur ce phénomène voire l’ont légitimé pour ceux qui le pratiquèrent par la force des armes.

Aujourd’hui, il ne s’agit pas pour nous de juger l’histoire plus qu’à aspirer à ce que les élites religieuses actuelles des quatre composantes de notre société portent le flambeau de la purification de la vraie religion, de tout ce qui nuit à celle-ci et à la cohésion de la société.

Si l’honneur de combattre l’esclavage a été raté pour nos élites jusqu’à ce que les lois internationales le criminalisent, alors elles ne devraient pas perdre l’occasion de combattre les croyances et les comportements fondés sur le faux et le mensonge, et être plutôt le fer de lance de ce noble effort.

Mesdames et Messieurs,

Notre peuple, pacifique par nature, soucieux de la coexistence et de l’harmonie de ses composantes, et qui a toujours prouvé sa perspicacité et sa capacité d’adaptation à toutes les situations, a besoin – comme le reste des peuples du monde – de celui qui le guide vers un État de justice et de fraternité en présentant une fatwa éclairée basée sur une bonne compréhension de la Charia, et en diffusant une conscience citoyenne réconciliée avec son temps, en inscrivant les valeurs de citoyenneté dans les programmes d’enseignement, et en combattant tout ce qui perturbe son harmonie et la cohésion de ses composantes.

L’abandon des habitudes rétrogrades fondées sur des classifications sociales injustifiées représente – sans aucun doute – l’une des garanties les plus importantes de l’unité de la société et un moyen de fermer la voie à ceux qui utilisent le discours de la haine et les appels sectaires et qui ont trouvé un environnement propice au développement de leurs idées dans un contexte de libertés et de généralisation de l’usage des médias sociaux.

Mesdames et Messieurs ;

Vous appréciez que notre survie en tant que peuple est tributaire de notre unité, qui constitue la meilleure protection de notre pays, contre les risques et autres défis dictés par le contexte géographique de la sous- région marqué par l’instabilité, politique, les guerres civiles, les phénomènes du terrorisme et du crime transfrontalier.

Enfin, je vous souhaite de bonnes vacances et déclare – Ala barakatillah – la clôture de la première session ordinaire de l’année parlementaire 2021 – 2022 conformément aux dispositions de l’article 52 (nouveau) de la Constitution et des articles 54 et 55 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

Je vous remercie ».

La clôture de cette session s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement.

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=753644

✓Mali: Qui a tué les civils mauritaniens près de Nara? | APA-Nouakchott (Mauritanie)

APA-Nouakchott (Mauritanie)
Nos confrères de l’agence Saharamedias ont enquêté sur le massacre récent de civils mauritaniens dans la région de Nara près de la frontière entre le Mali et la Mauritanie.

Nos confrères de l’agence Saharamedias ont enquêté sur le massacre récent de civils mauritaniens dans la région de Nara près de la frontière entre le Mali et la Mauritanie.
La Mauritanie et le Mali ont constitué une commission pour enquêter sur les circonstances du meurtre, le 17 janvier 2022, de sept Mauritaniens dans le territoire malien, un incident entouré de mystère du fait qu’il s’est déroulé dans une région instable marquée par des affrontements quasi quotidiens entre l’armée malienne et les « combattants d’Al-Qaïda ».


Après dix jours ce drame, des données commencent à se filtrer, ce qui pourrait aider à déterminer la partie à l’origine du meurtre des sept Mauritaniens, malgré le grand secret qui entoure le processus d’enquête en raison de la sensibilité de la situation.

Charnier !

L’histoire relatée par les familles des victimes fait état de 15 personnes mortes dans une fosse commune, dont sept Mauritaniens et huit autres, qui se disent « de nationalité malienne ».

Selon les révélations des familles des victimes, le charnier a été découvert dans la région zone de Tchilit Telbekeru (Tabakoro, selon l’orthographe officielle au Mali) où se trouve (Adabay Aba Ali), une zone à plus de 70 kilomètres de la frontière mauritanienne à l’intérieur du territoire malien, et située au sud-est de la ville de Nara dont elle relève administrativement.

C’est une zone habitée par des personnes appartenant aux ethnies peuls et soninkés dans de très petits villages, qui vivent de l’agriculture irriguée et de l’élevage, en particulier des vaches, et qui ont un lien étroit avec les marchés mauritaniens voisins.

Il y a des forêts et des buissons dans la région, où des affrontements se produisent souvent entre l’armée et les combattants jihadistes peuls originaire de la région du Macina (Centre du Mali) affiliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Dans des rapports publiés sur son site Internet, l’armée malienne affirme que la région dispose de bases logistiques appartenant au groupe jihadiste du Macina, à l’intérieur des forêts et des buissons.

Version officielle

Le gouvernement malien et après une réunion avec une délégation mauritanienne dirigée par le ministre des affaires étrangères, samedi dernier, a publié sa première déclaration sur l’incident qui comprenait des informations importantes sur la date et le lieu de ce drame.

Dans le communiqué publié par le ministère de l’Intérieur, le gouvernement malien a indiqué que la délégation mauritanienne l’avait informé d’un « incident survenu le 17 janvier 2022 et qui a fait sept morts parmi les citoyens mauritaniens, entre de Tabakoro et Akor dans la région de Nara région ».

Ainsi, la version officielle mauritanienne rapportée aux Maliens confirme le récit des familles, car il parlait de la même zone où les proches des victimes ont trouvé le « charnier ».

Cependant, les autorités maliennes ont catégoriquement nié leur implication dans l’incident, et confirmé que « jusqu’à présent, il n’y a aucune preuve de l’implication des forces de sécurité et de défense maliennes », selon le texte du communiqué.

Version de l’armée

Pour recueillir la version de l’armée malienne, « Saharamedias » a contacté, samedi dernier, le colonel Soulaymane Dembele, Directeur de la communication de l’armée malienne, et l’a interrogé sur le meurtre de sept Mauritaniens à l’intérieur du territoire.

Le colonel malien a déclaré que « L’armée mène des opérations militaires dans cette zone, mais je ne sais pas si elle a tué des citoyens Mauritaniens ». Il a refusé de donner informations supplémentaires en se contentant de déclarer que : « Nous publions des informations relatives à toutes nos opérations militaires via notre site officiel. » Mercredi, le colonel Soulaymane Dembele a publié sur le site internet de l’armée malienne, un communiqué dans lequel il parle d’une opération militaire offensive dans la région de « Nara », plus précisément dans l’axe reliant « Akor » et « Tabakoro », la même route signalée précédemment dans le communiqué du ministère malien de l’Intérieur.

Le communiqué publié par l’état-major de l’armée malienne, et signé par le directeur de la communication de l’armée, indique que l’opération militaire a débuté le lundi 17 janvier, jour même de la mort des Mauritaniens, selon la version officielle et civile, et s’est terminée samedi, 22 janvier 2022, le jour même où la délégation mauritanienne s’est rendue à Bamako pour s’informer des circonstances liées au meurtre de sept Mauritaniens.

L’armée malienne a annoncé dans son communiqué que l’opération militaire s’était soldée par la mort de 28 « terroristes » et la destruction de « bases terroristes » lors d’opérations de ratissage dans les forêts de « Naoulena » et de « Bamadjougou ».

Cependant, l’armée n’a pas lié cette opération au meurtre des sept Mauritaniens, même si la zone dans laquelle elle a eu lieu est la même où a été découvert un « charnier » dans lequel les sept Mauritaniens et huit maliens ont été retrouvés.

Armes russes !

Le fait est que cette région du Mali vit de l’impact des affrontements quasi quotidiens entre l’armée et les combattants d’Al-Qaïda, lesquels se sont transformés en une sorte de « guerre civile » à caractère ethnique.

Ces affrontements ont poussé des centaines d’habitants locaux à fuir vers la Mauritanie voisine et plus précisément dans le localité d’Adel Bagrou qui jouxte les zones d’affrontement.

L’armée malienne parle de « grandes victoires » remportées contre ce qu’elle appelle les « terroristes », victoires qu’elle attribue à l’obtention de nouvelles armes russes, qui lui ont permis de retourner l’équation en sa faveur.

L’armée malienne a publié des images de certaines de ces armes, qui selon elle étaient de fabrication russe, et lui permettaient de détruire des cibles à 10 kilomètres. Et d’ajouter qu’il suffit d’obtenir les coordonnées de la cible pour la détruire complètement grâce à ces roquettes de fabrication russe.

Cependant, l’utilisation de ces armes fait craindre une augmentation des pertes civiles, dans une région vivant une situation sécuritaire, sociale et économique difficile, avec des complications croissantes d’ordre ethnique.

Face à cette situation difficile, la Mauritanie et le Mali ont formé une commission mixte pour sécuriser les frontières entre les deux pays, et faciliter la circulation des personnes et des biens de part et d’autre de la frontière.

Le pays du Mali, qui fait face à un blocus de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), mise sur la Mauritanie afin d’assurer l’approvisionnement de son marché.

APA/HA/LOS/CMH

©️ Crédit source : http://apanews.net/mobile/uneInterieure.php?id=4959190

✓À Rosso | Le député Biram Dah Abeid auprès des détenus originaires de Ngawlé et Rkiz.

-Par une note d’information émanant de l’entourage du leader abolitionniste mauritanien, l’honorable député BDA, nous avons appris la visite qu’il a effectuée auprès de prisonniers à Rosso originaires de Rkiz et Ngawlé.

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« Le député et président d’IRA, Biram Dah Abeid, a rendu visite aujourd’hui vendredi 28 janvier 2022 aux détenus de Rkiz et de Ngawlé. Le député s’est longuement entretenu avec les deux groupes sur le processus des deux affaires en justice, sur les conditions carcérales et les tortures alléguées. Le président Biram Dah Abeid, à sa sortie de la prison de Rosso où s’est déroulé l’entretien de plusieurs heures, a fait une déclaration à l’adresse de la presse et des parents des prisonniers. »

✓La Mauritanie annonce à son tour une commission d’enquête sur la mort de sept Mauritaniens au Mali

La Mauritanie a annoncé mercredi à son tour une commission d’enquête après la mort de sept mauritaniens tués la semaine dernière au Mali, près de la frontière mauritanienne, dans la région de Nara.

« La Mauritanie a mis en place une commission d’enquête, pour faire la lumière sur les circonstances qui ont conduit à la mort de sept de nos concitoyens au Mali», a annoncé le porte-parole du gouvernement mauritanien, Moctar Ould Dahi, lors d’une conférence de presse.

Pour rappel, le gouvernement malien avait annoncé l’ouverture d’une « enquête transparente et diligente » sur cet incident sécuritaire ayant coûté la vie à sept Mauritaniens près de Nara, localité frontalière avec la Mauritanie.

Dans un communiqué, le gouvernement malien avait décliné toute responsabilité tout en soulignant qu’à ce stade aucun élément ne met en cause l’armée malienne pointée du doigt dans la mort des sept mauritaniens.

Cet incident coïncide avec la tentative des autorités maliennes de la transition d’obtenir le soutien de la Mauritanie pour briser l’embargo de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao).

La Cédéao et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) ont pris une batterie de mesures économiques et diplomatiques à l’encontre du Mali pour sanctionner les velléités de la junte de se maintenir au pouvoir encore plusieurs années.

La fermeture des frontières mais aussi un embargo sur les échanges commerciaux et les transactions financières hors produits de première nécessité sanctionnent l’engagement révoqué par les colonels d’organiser le 27 février des élections présidentielle et législatives qui auraient ramené des civils à la tête du pays plongé dans une grave crise sécuritaire et politique.

Par Babacar BAYE NDIAYE
Pour Cridem
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© Repris via Cridem – https://cridem.org/C_Info.php?article=753539

✓Mauritanie – Foot | « On ne démissionne pas », Ahmed Ould Yahya face à la presse.

~ Très attendu après la sortie prématurée de l’équipe nationale de football, les Mourabitounes, suite à sa piètre prestation à la CAN 2022 Cameroun, le président de la Fédération mauritanienne de football, Ahmed Ould Yahya, n’a apporté aucune explication à l’échec enregistré par ses poulains. C’était au cours d’une interview accordée à la chaine « Arriadia » mardi 25 janvier 2022.

Dans un entretien qu’il a accordé durant la soirée du mardi 25 janvier 2022 à la chaîne sportive « Arriadia », le président de la Fédération mauritanienne de football (FFRIM), Ahmed Ould Yahya, entouré de membres de son staff, est revenu sur le parcours peu élogieux des Mourabitounes à la Coupe d’Afrique des Nations 2022 dont les phases finales se disputent du 9 janvier au 6 février 2022 au Cameroun.

D’emblée, il a déclaré partager avec les Mauritaniens la même déception face aux résultats peu encourageants des Mourabitounes au Cameroun. « Mais ce n’est pas une raison pour baisser les bras et jeter les armes » a-t-il martelé.

Ahmed Ould Yahya a expliqué que les membres du bureau exécutif de la FFRIM ont entamé avec le département de tutelle, en l’occurrence le Ministère de la Culture, chargé des Sports, des réunions d’évaluation sur le parcours de l’équipe nationale. « Seul l’intérêt supérieure de la Nation nous guidera dans nos décisions, s’il faut opérer des changements, cet intérêt sera au-dessus de toute autre considération » a-t-il fait comprendre.

Qui sont responsables du parcours peu glorieux de l’équipe nationale de football de Mauritanie à la CAN ? Les joueurs, le staff technique, ou la FFRIM ?

C’est à ces question et à d’autres relatives à d’autres aspects portant sur les raisons de l’échec des Mourabitounes à la CAN 2022 que le premier responsable de la fédération mauritanienne de football a répondu, non sans s’emporter quelque fois.

• Racisme sportif

« Vous pouvez tout dire sur les joueurs, sur leurs défaillances, sur leurs erreurs, mais jamais sur leur nationalité mauritanienne, comme ces propos racistes qui se répandent sur certains sites et réseaux sociaux » s’est énervé Ahmed Ould Yahya. L’allusion porte sur une vague de racisme qui fuse depuis la participation de l’équipe nationale. « Les Camara, les Coulibaly, les Bâ, qui ont été cités par ce site raciste sont plus Mauritaniens que vous, moi et l’auteur de ces attaques irrévérencieuses » a-t-il débité. C’est justement à cause des postings racistes sur sa page Facebook, que la FFRIM a décidé, selon lui, de suspendre les commentaires sur sa page. Selon lui, de tels propos portent préjudice à l’unité nationale et à la cohésion sociale.

Joueurs expatriés

Répondant à une question sur le choix des joueurs expatriés plutôt que les joueurs locaux, Ahmed Yahya juge que ceux qui posent ce genre de question ne connaissent réellement rien du football. « Dites-moi une seule équipe nationale parmi celles présentes à la CAN qui n’est dominé par des internationaux » a-t-il déclaré. « La Gambie et les Comores avec qui vous nous comparez, sont composés en majorité de joueurs évoluant en Europe » a-t-il illustré. Selon lui, ces deux pays signent leur première participation à une CAN, alors que la Mauritanie en est à sa deuxième participation, plus deux participations au CHAN et une participation à la Coupe Arabe.

Consolider les acquis

Pour Ahmed Ould Yahya, certes les résultats tardent à venir, mais le travail continue au niveau du football mauritanien et l’avenir selon lui, est prometteur. Il a invité les Mauritaniens à évaluer le parcours réalisé. « Où était le football mauritanien avant l’arrivée de l’actuelle équipe de la fédération, où est-ce qu’elle est aujourd’hui, depuis notre arrivée en 2011 ? » a-t-il posé comme question.

De poursuivre, « le football est fait de victoires et de défaites, l’essentiel est de continuer à se battre. En 2019, c’est la Mauritanie qui a écarté le Burkina Faso de la CAN, et c’est la même équipe du Burkina qui est revenu à cette CAN et qui s’est qualifié pour les quart de finale. Nous aussi, nous pouvons revenir à de meilleurs résultats à force de travail et de chance ».

Un travail de fond

« Vous portez plus d’intérêt sur le décor, une belle façade pour le siège de la FFRIM, des boutiques, restaurants, et vous négligez le fond ». Cette question a fait sortir pratiquement Ahmed Ould Yahya de ses gongs. « Travailler sur la formation des entraîneurs, un aspect sur lequel j’étais en train de bosser avec l’un de mes collaborateurs en particulier au niveau des régions de l’intérieur, œuvrer pour la formation des administrateurs et techniciens, organiser l’un des championnats les plus réguliers de la région, avec l’exclusivité d’un championnat pour les petites catégories, c’est du concret et non du décor, construire des stades, les équiper, ce n’est pas du décor, mais du fond » a-t-il martelé.

Les ressources

S’agissant des fonds reçus par la FFRIM, une question récurrente selon Ahmed Ould Yahya sur la langue de ses détracteurs, il déclare que la Mauritanie n’est pas une exception quant aux fonds versés par l’Etat ou les instances du football, la FIFA ou la CAF. « Nous recevons moins que les autres pays, surtout pour la préparation de cette CAN » a-t-il lancé. Selon lui, « l’accès aux ressources est aussi un travail que notre fédération a bien mené, par la pertinence de nos projets et le sérieux de leur exécution » a-t-il plaidé. « Vous pensez que l’Etat ou la CAF et la FIFA jettent leur argent par la fenêtre ? Nous avons pu les convaincre à travers la qualité des projets que nous leur avons présenté, et l’argent ne nous est pas tombé du ciel » a-t-il de nouveau argumenté.

« On ne démissionne pas »

Enfin, Ahmed Ould Yahya a indiqué que ce n’est pas le Bureau Exécutif qui choisit les joueurs de l’équipe nationale, mais que ce choix fait partie des prérogatives du sélectionneur national. « Ceux qui cherchent à nous voir partir, nous leur dirons que nous ne démissionnerons pas, et qu’on ne peut pas nous limoger. Nous avons été élus par une Assemblée générale devant laquelle nous sommes redevables. Ceux qui cherchent à prendre nos places doivent passer par ce processus démocratique » a-t-il indiqué.

Pour le moment, le monde sportif mauritanien est divisé, entre ceux qui font porter l’échec des Mourabitounes sur la fédération, et ceux qui font porter la responsabilité sur le staff technique et les joueurs. Ainsi, les sportifs mauritaniens qui s’interrogent sur les retombées de la CAN, et si des têtes vont tomber ou pas, ils devront encore prendre leur mal en patience.

Cheikh Aïdara

©️ Crédit source : https://aidara.mondoblog.org/2022/01/26/on-ne-demissionne-pas-ahmed-ould-yahya-face-a-la-presse-apres-le-parcours-de-lequipe-nationale-de-football-de-mauritanie-a-la-can-2022-cameroun/

✓Les 7 mauritaniens tués au Mali | Le communiqué des autorités maliennes à l’issue de la réception d’une délégation d’officiels 🇲🇷.

Kati | 22 janvier 2022 | Diplomatie

Le Président de la Transition, SE le Colonel Assimi GOITA, a reçu en audience ce samedi 22 janvier 2022 dans sa résidence à Kati, une importante délégation de la République Islamique de Mauritanie, conduite par Son Excellence, Ismail Ould Cheick AHMED, Ministre des Affaires Étrangères de la Coopération et des Mauritaniens de l’extérieur.

Porteur d’un message d’amitié et de fraternité de Son Excellence Mohamed Ould Cheickh El Gazouani, Président de la République Islamique de Mauritanie, il a été question des derniers évènements suite auxquels sept Mauritaniens ont malheureusement perdu la vie. À cet effet, il paraît important en la circonstance de venir discuter des stratégies communes tendant à renforcer notre coopération afin d’éviter ce genre d’incident », a indiqué SE. Ismail Ould Cheickh AHMED.

Une stratégie a-t-il poursuivi, qui consiste de commun accord de permettre aux citoyens de traverser les frontières tous les jours sans difficultés dans un système coordonné.

La partie malienne à rassuré de l’ouverture d’une enquête indépendante afin de faire la lumière sur ledit incident. Nous avons un destin commun a dit SE.ISMAIL Ould Cheickh AHMED, avant de rappeler les liens historiques, géographiques, au-delà du facteur culturel que nos deux pays ont en partage. Pour conclure, Son Excellence Monsieur le ministre a réaffirmé que nous avons un destin commun.

©️ Crédit source : Page officielle Présidence Mali – https://www.facebook.com/563531873666309/posts/5224768040875979/

🔴 Note des condoléances et de Soutien – Par Ganbanaaxu Fedde Armepes | 7 mauritaniens tués au Mali.

Nous apprenons ces dernières heures que 7 ressortissants mauritaniens ont perdu la vie au Mali lors d’un incident grave aux circonstances restant à clarifier. Lire ici https://fr.ami.mr/Depeche-62379.html , le communiqué de la présidence mauritanienne datant du vendredi 21 janvier 2022.

En conséquence de cet événement douloureux, notre association Armepes et ses partenaires de la mouvance droit-de-lhommiste Ganbanaaxu tiennent à :

– Présenter nos fraternelles et compatissantes condoléances aux familles des victimes originaires de la moughaata d’Adel Bagrou (Hodh El Charghi) et au peuple mauritanien,

– condamner vivement ces graves incidents meurtriers dans la zone frontalière,

– exprimer notre soutien aux hautes autorités étatiques de 2 pays dans leurs démarches diplomatiques, judiciaires et sécuritaires afin d’élucider cette affaire et de prendre les décisions appropriées en conséquence. Ainsi pour que de pareils événements gravissimes ne se reproduisent plus.

Le 22 Janvier 2022

©️ La communication Armepes-France et partenaires Ganbanaaxu.

✓Le communiqué de la Présidence 🇲🇷 | Sur l’incident meurtrier avec 7 mauritaniens tués au Mali. (ami.mr)

Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, a exprimé, vendredi, ses sincères sentiments de compassion et ses franches condoléances aux familles des victimes du tragique incident dans lequel sept de nos compatriotes innocents avaient perdu la vie au Mali. C’est ce qui ressort d’un communiqué de la Présidence de la République, dont une copie est parvenue à l’Agence Mauritanienne d’Information.

Voici le texte intégral du communiqué :

« Suite au douloureux incident qui a coûté la vie à sept de nos concitoyens innocents sur le territoire malien, Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, exprime aux familles des victimes de ce drame, aux habitants de la zone, et à l’ensemble du peuple mauritanien, les sentiments les plus sincères de compassion et les plus franches condoléances.

Il implore Allah le Tout-Puissant d’entourer les victimes de sa grande Miséricorde et de les accueillir en Son Saint Paradis.

Suite à cet évènement douloureux, Son Excellence le Président de la République a dépêché le ministre des Affaires Islamiques et de l’Enseignement originel, un chargé de mission à la Présidence de la République et le Wali du Hodh Charghi vers la moughataa d’Adel Bagrou, pour transmettre ses condoléances.

Son Excellence affirme, également, aux habitants de la zone, et à tous les citoyens que la préservation de leur quiétude et de leur sécurité, prime pour lui toute autre considération, et qu’il prendra toutes les dispositions nécessaires pour les garantir.

Dans le même contexte, Son Excellence le Président de la République a de dépêché au Mali une mission, composée des ministres des Affaires étrangères, de la Défense nationale et de l’Intérieur et de la Décentralisation et du Directeur général de la Sûreté Nationale, afin d’élucider les circonstances de ce tragique incident, à travers l’ouverture d’une enquête qui situera les responsabilités, et infligera les peines les plus sévères aux auteurs de du crime.

L’enquête permettra d’arrêter, en coordination avec les autorités maliennes, les mesures nécessaires à prendre pour empêcher que de tels incidents douloureux se reproduisent à l’avenir, et d’assurer la sécurité et la quiétude de nos citoyens sur le territoire malien ».

© Crédit source : https://fr.ami.mr/Depeche-62379.html

✓4 Mauritaniens tués au Mali : « Colère » des autorités mauritaniennes

Alakhbar – Les autorités mauritaniennes sont « en colère » après que quatre de leurs ressortissants ont été tués au Mali, a déclaré, ce vendredi, à Alakhbar une source officielle.

« Ces incidents récurrents, évoqués, jeudi au Conseil des ministres, ont suscité la colère du chef de l’État mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani« , a ajouté la source. Les quatre Mauritaniens seraient « tués par des membres de l’armée malienne », salon plusieurs médias mauritaniens.

« Une enquête est en cours du côté de Nouakchott », a poursuivi la source qui prédit « un communiqué officiel » du gouvernement mauritanien « dans les prochaines heures ».

Nouakchott pourrait également adresser « une lettre de protestation à Bamako pour exiger la lumière et obtenir la sanction des auteurs ». Jeudi, le porte-parole gouvernement mauritanien, Mokhtar Ould Dahi, a dit que l’État suit l’affaire de près.

« Tout citoyen mauritanien, victime de malfaiteurs sera suivi de près et les auteurs seront punis, selon la loi », a ajouté le porte-parole.

© Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=753392