● Birame Dah Abeid, «j’annoncerai officiellement le 21 avril prochain ma candidature à la présidentielle de juin 2024» [L’Authentique]

Au cours d’une conférence de presse qu’il a animée lundi 15 avril 2024 au siège de son mouvement à l’Ilot K de Nouakchott, Birame Dah Abeid, deux fois dauphin aux présidentielles de 2014 et 2019, a exprimé son intention de briguer la magistrature suprême lors de la présidentielle prévue en juin 2024. L’annonce officielle sera faite le 21 avril prochain au Stade Cheikha Boidya où il a promis de présenter son programme politique.

Le système électoral mauritanien et la tactique de l’opposition pour conquérir le pouvoir, mais aussi l’apologie de sa candidature comme la seule capable d’installer l’alternance politique en Mauritanie, ont été au centre de la conférence de presse que Birame Dah Abeid, antiesclavagiste et opposant principal au régime de Mohamed Cheikh Ghazouani, a animé le 15 avril 2024 à Nouakchott.

Gare à ceux qui ont des biens à préserver

D’emblée, Birame Dah Abeid a déclaré que cette conférence de presse est adressée au peuple mauritanien et aux tenants du pouvoir. Aussi bien ce peuple opprimé et ostracisé que ceux qui jouissent des privilèges de la puissance de l’Etat et qui ont des biens ainsi qu’une position à protéger. Selon lui, seuls la sécurité et la stabilité à travers une justice équitable peuvent assurer cette paix sociale que tout le monde recherche. Pour cela, il faudrait, d’après Birame, que le citoyen lambda soit protégé contre toute forme d’injustice par la puissance de la loi et d’un appareil judiciaire équitable, qu’il peut offrir à son enfant une bonne éducation et qu’une fois diplômé, cet enfant peut accéder à un emploi et gravir les échelons par ses seules compétences. Un citoyen convaincu qu’il a accès à de bons services de santé et qu’il peut satisfaire ses besoins essentiels.

Selon Birame, la gouvernance actuelle basée sur l’épuisement de toutes les ressources sans aucune vision pour l’avenir et les générations futures est une gouvernance prédatrice.

Il affirme qu’il ne brigue pas la présidentielle par soif de pouvoir mais pour extirper la Mauritanie et la population mauritanienne des entrailles de la faillite étatique dont les voyants rouges se sont déjà allumés.

« Si j’avais voulu participer à la vendetta actuelle, bénéficier des privilèges liés aux nominations et ses avantages, je l’aurai obtenu, mais cela est contraire à mes convictions et à mon rêve de voir émerger une autre Mauritanie que celle que nous vivons aujourd’hui » a-t-il souligné.

Quel fonds de commerce ?

Il a aussi répondu à ceux qui soutiennent qu’il fait des Harratines et de la lutte contre l’esclavage un fonds de commerce. Il leur répond que seul l’Etat mauritanien est preneur de ce genre de marchandises. Et ceux qui ont bénéficié de ce commerce sont connus, a-t-il ajouté en substance, demandant à ses détracteurs de dévoiler les contreparties qu’il a tirées de ce business. « Par contre, ceux qui ont véritablement mené ce genre de commerce, la contrepartie qu’ils ont reçue est bien visible à travers leurs biens fonciers et leurs comptes bancaires » a-t-il illustré.

Du compromis et autres manœuvres politiques

Abordant le sujet relatif aux manœuvres politiques, il a déploré l’ignorance des Mauritaniens à ce sujet, d’où les railleries dont il fut l’objet durant l’apaisement politique entre lui et le régime de Ghazouani. Il donne l’exemple de l’opposant sénégalais Abdoulaye Wade et la manière dont il amadoua l’ancien président Senghor dans les années 70, à l’époque du parti unique. Il raconte que lorsque Abdoulaye Wade a demandé à Senghor de lui autoriser un parti, Senghor lui a répondu qu’il ne donne pas d’autorisation aux partis d’opposition. Abdoulaye Wade de lui répondre qu’il ne s’agit pas d’un parti d’opposition, mais d’un parti de contribution.

Contribution à quoi ? lui demanda Senghor. Contribution pour l’expérience démocratique et le progrès du Sénégal, lui répond Wade. C’est ainsi qu’est né le PDS plus tard. Ce qui n’empêcha pas Wade de maintenir de bonnes relations avec Senghor. Faisant le parallèle avec son cas, Birame de déclarer c’est exactement comme moi lorsque j’ai dit que j’ai trouvé mon ami. Une tournure mal interprétée par ceux qui ignorent les méandres cachés des manœuvres politiques.

Pourtant dit-il, la démocratie sénégalaise que tout le monde applaudit a progressé à l’ombre de ces compromis entre tenants du pouvoir et opposants, car après Wade qui entra dans le gouvernement de Abdou Diouf qu’il battit plus tard à la présidentielle, Macky Sall qui a grandi à l’ombre de Wade qu’il servit dans son pouvoir, a fini par se démarquer de lui en le battant à la présidentielle de 2012. 

Du combat armé de Kagamé et Mandela au pacifisme de Birame

Autre mythe renversé durant cette conférence de presse, cette ignorance mauritanienne par rapport au combat politique de Paul Kagamé de Rwanda et de Nelson Mandela d’Afrique du Sud brandis comme des exemples de chantre de la paix, alors que lui Birame et ses compagnons sont taxés de violents. Là également, le candidat à la future présidentielle a révélé que Paul Kagamé fut commandant du groupe rebelle, le Front Patriotique rwandais, qui a remporté la guerre civile au Rwandais et mis fin au génocide de 1994. De même que Mandela a dirigé l’aile militaire de l’ANC avant d’être arrêté et condamné à vie, avant de devenir après 27 ans de prison, président de l’Afrique du Sud. Pour Birame, le parcours de ces deux hommes s’est inscrit dans la lutte armée, alors que le mouvement IRA qu’il dirige et lui-même n’ont jamais usé de violences même sous les assauts sanglants des forces de l’ordre et de sécurité.

Qui parmi les candidats a subi le martyr pour le peuple

Birame Dah Abeid se décrit comme l’homme politique le plus persécuté en Mauritanie, celui qui a subi les pires exactions, en termes d’emprisonnement dans plusieurs pénitenciers du pays, le plus diabolisé et le plus violenté. Bref, celui qui a le plus souffert dans la défense des opprimés et pour la défense des intérêts des Mauritaniens. Quid pour les autres candidats déjà déclarés ?

La fraude est déjà programmée

Birame a cité des sources proches du pouvoir parmi ceux avec lesquels il entretient de bonnes relations qui lui ont révélé que les scores sont déjà fixés. Selon eux, il y a plus de 50% des voix qui seront réservées à Ghazouani et que le reste des voix seront dispatchées selon le gabarit électoral des autres candidats. Bref, des élections taillées sur mesure et qui seront de pures formes. Une réalité bien connue aussi bien du peuple que des partenaires internationaux conscients que la Mauritanie n’a nullement l’intention d’organiser des élections libres et transparentes. Des élections où les fonctionnaires et travailleurs du secteur privé et public ainsi que les forces armées et de sécurités seront soumis à toutes sortes de menaces, y compris le licenciement, s’ils ne votent pas pour le candidat du pouvoir. Sans compter les bureaux de vote tribaux et claniques dérobés aux regards des observateurs.

Selon lui, cette situation va perdurer tant que c’est le Ministère de l’Intérieur qui supervise les élections, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) n’étant qu’un de ses appendices à côté des Walis et des Hakems ainsi que des présidents de bureaux triés sur le volet.

Selon lui, une telle perspective prévoit des lendemains sombres pour l’Etat car le peuple acculé sur ses derniers retranchements risque d’avoir des réactions inattendues.

Une opposition mal partie

Birame soutient qu’il était favorable, à défaut d’un candidat unique pour l’opposition, à trois candidats, un candidat fort de Tawassoul issu des régions Est du pays et un candidat également charismatique des régions du Nord. Seulement, souligne-t-il, ces candidatures ne sont plus efficaces à quelques jours du scrutin présidentiel, déclarant qu’ils devaient être préparés depuis trois ou quatre ans, le temps d’être connus par le grand public.

Néanmoins, il a invité les autres candidats de l’opposition à unir leurs efforts pour se battre contre la fraude électorale par des protestations auprès des responsables de l’organisation du scrutin, puis par la protestation populaire et si cela ne suffisait pas, par un boycott concerté des échéances. Aussi, a-t-il invité les Mauritaniens à ne pas céder au désespoir et au pessimisme et de se battre pour défendre leurs voix et forcer des élections réellement libres et transparentes.

Enfin, Birame a déclaré qu’il va annoncer le 21 avril prochain au Stade Cheikha Boidya (provisoirement) sa candidature à la présidentielle de juin 2024. Lors de cette manifestation, il va étaler l’ambitieux projet politique qu’il compte soumettre au peuple mauritanien.

Cheikh Aïdara

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● Analyse succincte après la sortie du «soldat» Biram Dah Abeid | Par M. Souleymane Sidibé

J’ai partagé mes réflexions avec certains des collaborateurs proches de Biram Dah Abeid : il n’incarne plus l’opposition radicale. Ce constat est partagé, notamment depuis les élections de 2019. Les quelques postes octroyés ou promis à ses partisans et proches dans des organismes tels que Taazour, ainsi que dans le domaine des droits humains, indiquent un éloignement de l’opposition radicale. En réalité, celle-ci vise généralement des changements rapides et significatifs dans le système ou la société, avec pour objectifs le renversement par les urnes  du régime en place, une transformation sociale radicale, la défense des droits et des libertés, ainsi que la dénonciation des systèmes de domination, dans le but de créer une société plus juste et équitable. Toutefois, la récente reconnaissance de Biram Dah Abeid parlant d’une amitié avec le chef de l’État a été perçue comme un coup dur pour lui ; également interprétée comme un manque de culture politique.

Par ailleurs, il est nécessaire d’avoir des moyens financiers pour mener une campagne électorale. Cette année, les soutiens financiers ne semblent pas être en sa faveur. L’idée même d’une insurrection pour renverser le régime en cas de besoin n’est plus d’actualité. Bien que cela n’ait pas été explicitement demandé pendant le mandat de l’ancien chef de l’Etat A. Aziz, la situation politique le laissait entendre. De plus, une confrontation indirecte et disproportionnée, combinée à un manque de transparence, a nui à son image et entache toujours sa crédibilité. Il semblerait que certains propriétaires d’hôtels qui avaient mis gratuitement leurs établissements à disposition, ainsi que des militants associatifs de la diaspora, etc., ont exprimé leur mécontentement. Son manque de reconnaissance et de considération envers certains acteurs risque de limiter ses chances de réussite.

Biram Dah Abeid a parcouru le pays à la tête de l’IRA, mouvement abolitionniste dont il doit maintenant se retirer pour garantir la continuité du financement, une chose qui a été promue mais malheureusement non respectée. Même s’il continue à se présenter comme le candidat du RAG et à mettre en avant son parcours militant malgré la perte de ses principaux collaborateurs, cela ne sera pas suffisant pour remporter des élections.

En analysant les élections législatives précédentes, il est clair que Biram Dah Abeid a perdu de son influence. Sa crédibilité en a souffert. La coalition Espoir a remporté son bastion de Ryad. Les faibles résultats en termes de députés, maires et conseillers municipaux pour une opposition le confirment. Les Mauritaniens ont différents points vue sur le vote. Le vote pour Biram ou pour son candidat n’a pas été au point.

Il est judicieux de lui conseiller, en premier lieu, de comprendre que son absence lors d’une élection n’est pas une insulte personnelle. Ensuite, il devrait annoncer publiquement qu’il ne se présentera pas en 2024, et appeler à une candidature unique. Si cette candidature unique parvient au second tour, il devrait encourager toutes les forces politiques à se rallier à cette cause, en s’y incluant lui-même, non pas en tant que leader mais en tant que membre de la classe politique. Bien que certains puissent penser que cela est improbable étant donné son tempérament et sa personnalité, il est important de noter que cette dernière carte en main n’est pas son atout principal. En effet, s’il échoue, cela ne sera pas uniquement de sa faute. Il pourrait alors passer le relais jusqu’en 2029. Les élections approchent à grands pas, et il n’a plus rien à prouver.

En 2029, après un retrait bénéfique de la course à l’élection présidentielle un retour honorifique sera possible en proposant un programme axé sur l’économie, l’éducation, la santé, l’environnement, la sécurité, le social, la justice, la culture et l’identité plurielle de la Mauritanie, Biram Dah Abeid pourrait envisager une sortie en beauté. Il devrait également tenir compte des spécificités régionales, des défis nationaux et des tendances politiques du moment.

Souleymane Sidibé



Souleymane Sidibé

● Réponse de Messaoud à Ladji : les négros africains n’ont pas été reconnaissants [Vidéo]

Nouakchott Times – Messaoud ould Boulkheir, leader de l’Alliance Populaire Progressiste (APP), ancien président de l’assemblée nationale et figure historique du mouvement pour l’émancipation des esclaves « El Hor » réfute les arguments de la défection de plusieurs cadres originaires de la vallée du fleuve Sénégal, qui ont touché les rangs de son parti au cours des dernières semaines.

Il rappelle sa participation active au combat de la communauté négro africaine et la défense constante des droits de tous les mauritaniens victimes d’oppression et déplore l’absence de « reconnaissance » des cadres ressortissants de la vallée, contredisant au passage les arguments avancés par Ladji Traoré, ancien Secrétaire Général de l’APP, pour justifier les défections massives ayant touché les rangs du parti.

Parmi les griefs à l’origine de leur démission, les cadres originaires de la vallée dénoncent l’opposition de l’APP au principe de l’officialisation des langues nationales.

• Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=773939

● Premières dames : Marie Khone et Absa Faye, deux têtes bien faites

C’est assez inédit de se retrouver avec « deux premières dames ». Le palais présidentiel accueille, pour la première fois de son histoire, « deux maîtresses de maison ». Il s’agit des épouses du chef de l’État Bassirou Diomaye Faye, le nouveau locataire du palais de l’avenue Léopold Sédar Senghor.

À propos de ces deux dames dont il est question, Seneweb en sait un peu plus sur leur profession.

Rappelons que Bassirou Diomaye et Marie Khone Faye, tous deux originaires du même village (Diaganiao) ont officialisé leur union, il y a de cela 15 ans. Mère de quatre enfants (trois garçons et une fille) tous issus de ce mariage, Marie Kh. Faye a marqué sa carrière professionnelle dans le domaine de l’assurance.

La seconde, Absa Faye, dont les souvenirs du mariage sont encore frais, est spécialiste en genre et coordonnatrice de projets au Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA).

D’après nos sources, elle est originaire de Diakhar et a vécu un certain temps en Europe. Absa Faye et Bassirou Diomaye se sont dit oui en février 2023, un mois avant l’arrestation du bras droit d’Ousmane Sonko.

Certaines langues disent même que le mariage n’est pas encore consommé.

• Lien média https://www.dakarbuzz.net/societe/premieres-dames-marie-khone-et-absa-faye-deux-tetes-bien-faites/?fbclid=IwAR3zF8nqS5JvnyxvuA6eIKFcUckbqo6L-6mfEcT9r7dCRMEkmSt3KO3J9bM

● Ladji Traore justifie les démissions collectives au sein de l’APP

Le Calame – L’Alliance Populaire Progressiste (APP), le parti de Messaoud ould Boulkheir, vieux leader abolitionniste, ancien président de l’assemblée nationale, est dans la tourmente, suite à une saignée dans ses rangs.

Plusieurs cadres originaires de la vallée du fleuve ont décidé de claquer la porte de l’une des formations historiques de l’opposition, pour protester contre sa nouvelle orientation «contraire au combat en faveur de la justice et de l’égalité de tous les mauritaniens », selon Ladji Traoré, ex-Secrétaire Général.

Parmi les faits reprochés au parti « le rejet de l’idée de l’officialisation des langues nationales : peul, soninké et wolof, la discrimination récurrente au sein du parti, la gestion unilatérale, le choix arbitraire des candidats aux élections, le refus de dénoncer les pratiques néfastes de l’Agence Nationale du Registre des Populations et des Titres Sécurisés (ANRPTS), des divergences au sujet des terres dans la vallée du fleuve…. ».

Ces démissions interviennent après le retrait des nasséristes, et à quelques mois de l’élection présidentielle de juin 2024.

Les personnalités démissionnaires sont Ladji Traoré, ancien Secrétaire Général, Sow Samba Ali, délégué au Congrès National, Touré Mamadou Daouda, ancien maire de Sebkha, Couro Amadou Bâ, première adjointe au maire de la commune d’El Mina, Sarr Mamadou, SG Section Riad, Diallo Cheikh Ahmed, Secrétaire Général Adjoint section El Mina, Bâ Kalidou, responsable DH section Arafat.

• Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=773649

● COMMUNIQUE DE L’ASSOCIATION DES ELUS DU GUIDIMAKHA

Le jeudi 28 Mars 2024, M. le Ministre du Pétrole, des Mines et de l’énergie entouré de ses collaborateurs a reçu les membres de l’association des Elus du Guidimakha (Président Conseil du Régional, Députés et Maires).
Les Elus ont exposé l’ensemble des problèmes d’électrification de leur région, le Guidimakha, et plus particulièrement la mise à leur disposition des listes officielles des localités qui vont être électrifier dans le cadre des projets : de la boucle 33 KW, de la ligne OMVS et la ligne Best.
L’extension du courant aux cartiers périphériques de la ville de Selibaby et son éclairage public, l’électrification rapide de la ville de Ghabou capitale de Moughataa, et aussi le transfert de la gestion des centrales de Techetaye et Arr à la Somelec.
Le Ministre a remercié les Elus pour leur démarche collective et d’intérêt général, il a instruit sur le champ ses collaborateurs à fin de mettre immédiatement à la disposition des Elus les listes de toutes les localités concernées par les trois projets et aussi de diligenter dans les plus brefs délais, une mission conjointe avec la Sonelec au Guidimakha pour étudier et formuler des propositions à l’ensemble des doléances posés par les Elus de la région du Guidimakha.

Cellule de communication d’association des maires de guidimagha

● Lien source https://www.facebook.com/share/p/PJ4R1LT3KTAVJrdo/

● Démissions à l’Alliance Populaire Progressiste (APP) : Communiqué de presse

APP – Les différentes raisons de notre démission du parti Alliance Populaire Progressiste (APP):

– Problème d’injustice, de discrimination récurrente au sein du parti ;

– La question foncière n’est plus une préoccupation de la direction du Parti.

– La dégradation des conditions de vie des populations ;

– L’opposition de la direction du parti à l’officialisation des langues nationales (Pulaar, Sooninké et Wolof) ;

– Le refus de dénoncer les pratiques néfastes de l’agence nationale d’enrôlement des populations ;

– Le choix unilatéral des candidats aux postes électifs ;

– La non tenue du congrès du parti depuis 2004 malgré l’organisation des trois campagnes d’implantation.

Signé une cinquante de démissionnaires du parti, le 24 Février 2024, dont les cadres suivants :

1. Ladji Traoré (S.G)

2. Sow Samaba Aly, cadre (Délégué au Congrès National

3. Touré Mamadou Daouda, ancien maire de Sebkha

4. Couro Amadou Bâ, 1ère adjointe au maire d’El Mina

5. Sarr Mamadou, S.G. Section Ryad

6. Diallo Cheikh Ahmed Tidiane, S.G.A. Section El Mina

7. Bâ Kalidou, Responsable D.H. Section Arafat.

• Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=773600

● Sénégal Politique | Le nouveau président s’appelle M. Bassirou Diomaye Faye

Ainsi l’homme qui sera investi 5ème président de la Nation Teranga a 44 ans. Âgé d’à peine un an plus que l’américain John Kennedy élu à 43 ans en 1960 et 5 ans de plus que l’actuel président français E. Macron élu à 39 ans en 2017.
Président élu et son compagnon politique M. Ousmane Sonko ont été libérés de prison le 14 mars dernier.

Victimes depuis quelques années d’un autoritarisme politico judiciaire du régime finissant de M. Macky Sall, les 2 leaders politiques souverainistes du parti Pastef boostent l’élan populaire d’espoir de changer de cap dans la vie politique sénégalaise. Ce lundi 25 mars 2024, les tendances lourdes affluent dans le même sens comme hier soir; une victoire nette du jeune quadra qui surclasse le candidat de la Coalition du pouvoir sortant M. Amadou Ba. Celui qui est considéré comme le plan B (après l’élimination abusive de la candidature de M. Ousmane Sonko) pour porter le Projet politique du camp souverainiste, va devenir le 5ème président du Sénégal. Historique moment de cap politique pour le pays qui va connaître un nouvel ordre de gouvernance démocratique. Temps de mettre en place une nouvelle manière d’exercer les affaires publiques et répondre aux attentes populaires avec justice et transparence. Après la Coalition Diomaye Président qui signe ce succès, le nouveau président et ses Team vont devoir être « Grand » pour réparer un paysage social et politique tellement fracturé par des poussées despotiques d’un homme (MS) qui ne voulait jamais partir si n’est acculé par l’activisme pressant et téméraire Sonkiste plusieurs années durant. Belle réussite politique qui doit être une source d’inspiration pour d’autres mouvements et personnel politique ailleurs.

Bonne gouvernance à lui pour un Sénégal réconcilié et prospère 🤲🏾. Ameen

🖋 KS pour le BLOG

● « Nous sommes dans notre slogan Sonko mooy Diomaye ; Diomaye mooy Sonko. Tu nous rejoindras bientôt. » | Par Souleymane SIDIBÉ

Dans le propos de Madiambal Diagne, directeur du journal Le Quotidien à la recherche d’une porte de Salut, il faut noter ses quelques points :

1. Propagande partisane et manipulation de l’information: le texte est clairement orienté politiquement, critiquant le président Macky Sall et son entourage de manière partiale. Il utilise un langage chargé pour dépeindre la situation négative sans fournir de preuves tangibles pour étayer ses affirmations.

2. Absence de sources fiables : ses affirmations avancées comme à l’accoutumée après a s’être empressé à sortir un tweet sur X (anciennement Twitter) concernant la sortie des deux leaders de Pastef (pastèque amère dans sa gorge), dans le texte ne sont pas dit pour dévoiler une information. C’est pour redorer l’image du journaliste (un mercenaire de la plumedepuis belle lurette compte tenu de son journal inféodé au régime). Il est important de s’appuyer sur des données vérifiables pour soutenir toute déclaration. Et il ne s’est pas trompé une fois. Ou gouré.

3. Manipulation de l’opinion publique : Le texte tente de manipuler l’opinion publique en présentant des opinions personnelles comme des faits incontestables. Il cherche à induire en erreur en présentant une vision biaisée et partiale de la situation politique. Un peu d’objectivité n’aurait pas tourner la terre au Sénégal. Loin de là, il est dans son jusqu’au-boutisme contre ces jeunes politiques qui lui ont volé la vedette… Lui, Yerim (monsieur « Iri » par force)et tous ces talents ou ex talents qui envient « l’ex Pastef » comme ils se plaisent à le dire.

4. Utilisation de l’émotionnel : Le texte utilise des termes émotionnels forts pour susciter une réaction chez le lecteur (surtout chez un adulte sincère qui lit entre les lignes de façon « neutriotique » (j’appelle « neutriotes » les personnes qui ne sont pas nées de la dernière pluie, mais s’efforcent de ne pas communiquer sur l’actualité politique), mais cela ne remplace pas un argumentaire solide et factuel. Il est important de maintenir un discours rationnel et objectif dans toute discussion politique. D’ailleurs, soit on est politique ou journaliste.

Pour faire simple, en toute modestie, son présent écrit présente plusieurs failles dans sa construction et son argumentation, ce qui le rend peu fiable en tant que source d’information objective sur la situation politique au Sénégal. Que faire cher ami pour s’informer quand le patron de la presse est le toutou du palais ?

Souleymane Sidibé

● Au Mali, l’association de soutien à l’imam Dicko dissoute [Jeune Afrique]

Ce 6 mars, les autorités maliennes ont annoncé la dissolution du mouvement que parraine l’influent imam Mahmoud Dicko, accusé de « déstabilisation et de menace pour la sécurité publique ».

La junte malienne a annoncé le 6 mars la dissolution de l’association de soutien à l’imam Mahmoud Dicko, l’un des rares à oser exprimer ouvertement ses désaccords avec les militaires au pouvoir.  « La Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’imam Mahmoud Dicko (CMAS), créée en vue d’œuvrer pour la stabilité et la paix sociales, s’est transformée en un véritable organe politique de déstabilisation et de menace pour la sécurité publique », a justifié le communiqué du Conseil des ministres

Dicko, en Algérie depuis décembre
Si l’influent prédicateur de Badalabougou n’a pas encore réagi à cette décision, la CMAS a appelé ses membres et sympathisants au calme et à la sérénité. « Nous allons explorer toutes les voies de recours possibles, auprès du ministère de l’Administration territoriale, d’où émane la décision, et devant le juge administratif », confie Youssouf Diawara, coordinateur de la CMAS, à Jeune Afrique.

L’imam Dicko se trouve en Algérie depuis le mois de décembre. Il s’y était rendu pour y passer sa convalescence après avoir été victime, selon lui, d’une tentative d’empoisonnement. Il ne s’est pour l’heure pas prononcé publiquement sur la décision du gouvernement mais, « dans un souci de stabilité pour le Mali, il renouvelle son appel au calme », a assuré Youssouf Diawara. La CMAS se dit néanmoins prête, si nécessaire et dans un second temps, « à la désobéissance civile et à la mobilisation ».

À la tête de la contestation anti-IBK en 2020
« Depuis des mois, nous appelons à une transition civile, la transition militaire ayant montré ses limites. C’est cela qui nous vaut aujourd’hui d’être la cible des autorités. Pour faire accepter notre projet, nous sommes prêts à toutes les actions citoyennes que la loi autorise », prévient Youssouf Diawara.

L’imam Dicko serait-il prêt à reprendre la rue, comme il l’avait fait en 2020 ? À l’époque, il était devenu l’autorité morale du Mouvement du 5-Juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), lequel avait mené la contestation populaire contre le président Ibrahim Boubacar Keïta, finalement renversé par un coup d’État militaire.

Soutien des putschistes à leur début, le religieux a ensuite pris ses distances avant de devenir l’une des voix les plus critiques à l’égard du nouveau régime, plaidant pour un retour des civils au pouvoir et s’élevant contre le projet de nouvelle Constitution – projet qui a maintenu le principe de laïcité de l’État et qui a finalement été adopté à une écrasante majorité. L’imam est aussi l’un des rares qui semble pouvoir mobiliser dans un contexte de restriction des libertés sous le régime militaire.

Une « cabale orchestrée »
Une passe d’arme diplomatique avait éclaté fin décembre entre le Mali et l’Algérie juste après la réception à Alger, par le président Abdelmadjid Tebboune, de plusieurs figures de la rébellion indépendantiste et de l’imam Dicko – les deux pays avaient rappelé leurs ambassadeurs respectifs des deux pays. Les soutiens de Mahmoud Dicko avaient ensuite dénoncé une « cabale orchestrée » contre lui.

Selon le communiqué du Conseil des ministres, « le parrain de la CMAS s’adonne clairement à des activités subversives susceptibles de troubler l’ordre public, notamment à travers ses récentes visites à l’extérieur et ses rencontres officielles avec des personnalités de puissances étrangères sur des questions d’intérêt national sans l’autorisation des autorités du Mali ».

« Le récépissé de la CMAS est clair. Ce n’est pas une association simple, mais bien une association à caractère politique, ce qui lui donne le droit de se prononcer sur les affaires politiques », défend Youssouf Diawara. Mi-février, la CMAS avait rejoint une coalition de 30 partis et formations d’opposition intitulée « Synergie d’action pour le Mali », afin de proposer « une autre voie » que celle des militaires.

• Lien source média https://www.jeuneafrique.com/1544820/politique/au-mali-lassociation-de-soutien-a-limam-dicko-dissoute/