Aboubacar Soumaré : «Je suggère aux acteurs politiques et de la société civile de notre valeureux pays à tenir des discours inclusifs …..»

Un député populiste et flirtant allégrement depuis quelques mois avec les abords des extrémistes religieux et des nationalistes arabes. L’opportunité du discours maladroit d’Emmanuel Macron sur l’Islam s’est présentée, pour ramener sur le devant de la scène la sempiternelle question des langues à l’assemblée, en l’occurrence le français; de manière forcée, avec une agression verbale, et un live Facebook à l’encontre du Ministre de l’économie, à l’assemblée pour répondre aux questions des députés, et qui a fait son intervention en français. Le maire de Sebkha, Aboubacar Soumaré réagit à cette actualité.

Comment percevez-vous l’intervention du député à l’encontre du Ministre de l’économie ?

Je désapprouve l’intervention du député dans la forme et dans le fond. C’était une intervention opportuniste. Je veux dire par là que ce n’était pas monsieur le Ministre Ousmane Kane qui était personnellement visé. C’était une intervention populiste qui ne correspond en rien aux valeurs que défendent les membres du parti à travers lequel il a été investi, l’AFCD. C’était juste une tentative du député de faire le buzz. De la politique des réseaux sociaux. C’était néanmoins intéressant de noter que le Président de l’Assemblée Nationale qui avait plusieurs fois décrié l’utilisation du français par le passé se retrouvait en défenseur de cette langue.

Ce débat des langues, devrait être réglé et dépassé en 2020…

Je ne parle pas arabe. Et plus que cela, en particulier pour nous les soninko, la langue française est importante parce que c’est en France que nous immigrons pour nourrir nos familles et investir dans nos villages en Mauritanie. Nous voulons même obtenir en Mauritanie des diplômes en français pour mieux réussir notre intégration professionnelle en France et gagner plus d’argent pour mieux développer nos villages.

Les soninko n’investissent pas au Maroc ou à Las Palmas. Ils investissent chez eux en Mauritanie avec l’argent qu’ils gagnent en France en parlant français. Je suggère aux acteurs politiques et de la société civile de notre valeureux pays à tenir des discours inclusifs et de cohésion sociale plutôt que discriminants.

Comment un tel personnage s’est-il retrouvé au sein d’un parti comme l’AFCD, dont le leitmotiv est le renforcement de l’unité social ?

Il était président de son propre parti qui a été dissout avec les nouvelles lois. Il a atterri par défaut à l’AFCD comme simple membre.

Comment s’annonce son avenir au sein de ce parti ?

Je ne sais pas. Je ne fais pas partie de l’AFCD, même si j’ai une confiance totale en la bonne foi de ses membres fondateurs et des valeurs qu’ils portent et défendent avec force et conviction.

Source : Mozaikrim

©️ Crédit source: https://kassataya.com/2020/11/12/aboubacar-soumare-je-suggere-aux-acteurs-politiques-et-de-la-societe-civile-de-notre-valeureux-pays-a-tenir-des-discours-inclusifs/

Mauritanie: La polémique à l’assemblée nationale autour de la prise de parole d’un ministre en français | La réaction de l’avocat Lo Gourmo

Pour certains, pour être « ministre » ou quelque chose comme ça, il faut parler « la bonne langue ». C’ est le début. Ensuite, il faudra avoir « la bonne couleur » (ça suivra, en sourdine). Et fatalement (et ce ne sera pas aussi long), être de la « bonne tribu » avec bonus, si on est de la « bonne région »!
Fatalement, une discrimination de type essentialiste en entraîne une autre. Et l’effet de chaîne mène au cauchemar des confrontations identitaires multiples. Empêcher un ministre de parler en raison de la langue qu’il parle et qui est statutaire -puisqu’officiellement enseignée comme langue de travail depuis toujours et le faire avec ostentation -est un acte de provocation et une incitation grave et publique à la discrimination, en plus d’être un outrage public commis à l’encontre d’un citoyen et d’un agent de l’ Etat.
Ceux qui au nom d’une idéologie politique particulariste extrémiste, badigeonée et peinturlurée gesticulent pour tromper les gens, se trompent eux mêmes. La Mauritanie est une et indivisible dans sa feconde diversité. Toutes les langues nationales sont égales et doivent être officialisées pour mettre fin aux harcèlements dont sont victimes les locuteurs des autres langues que l’arabe. Et le statut du français comme langue statutaire enseignée et pratiquée est l’un des aspects de notre réalité nationale depuis 60 ans.

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Quels enseignements tirés de la chaotique élection US, Par Diallo Saidou

Le spectacle ahurissant que nous vivons, dans l’attente des résultats de la présidentielle américaine, renseigne à plus d’un titre sur l’état de la démocratie et ceux qui l’incarnent.

L’attitude belliqueuse et inélégante de D. Trump durant la procédure de dépouillement a donné lieu à des comparaisons sarcastiques, avec ce qu’on trouve dans les républiques bananière, pour ne pas dire dans certains pays africains (suivez mon regard…).

Ce qui sauve « la démocratie » américaine n’est autre que la solidité de ses institutions politico-judiciaires. La solidité de ces institutions permet à la règle institutionnelle -la théorie de l’institutionnalisation- de prendre le dessus sur les acteurs qui les incarnent, et ce, au-delà de leurs convictions idéologiques propres.
Ainsi, c’est « dans la prévalence des institutions sur les hommes que réside la meilleure garantie de la démocratie. »

Pour revenir à l’Afrique, on peut noter que c’est la « prévalence institutionnelle » sur « les hommes qui en ont la charge » qui fait défaut. D’où l’importance d’avoir des institutions fortes qui puissent survivre « aux irrésolutions démocratiques » des uns et des autres.
L’ancrage d’institutions fortes, reconnues et acceptées par tous ne se décrète pas. Cela se construit en dehors de toute forme de solidarité partisane (qu’elle soit politique, ethno-linguistique, identitaires religieuse…) ou de vassalité.

Le rempart aux errements démocratiques -car les risques existent partout Occident/Afrique..-, et ses conséquences désastreuses, se situe dans la pacification des joutes politiques. La contestation politique dans le processus électoral ne peut se résoudre qu’à travers des mécanismes judiciaires, prévus dans ce sens, et qui au demeurant sont indépendants des pression de part et d’autre.

Par ailleurs, la complexité de la procédure électorale américaine – avec le hiatus qu’on peut trouver entre le suffrage universel et la théorie des grands électeurs- n’est rien d’autre qu’un mode d’organisation juridique avec ses imperfections et sa caducité, qui ne saurait en donner un caractère anti-démocratique ou inégalitaire. Car le droit n’est pas érigé pour être juste mais plutôt pour organiser la vie en société (avec ses imperfections) et établir les règles.

Enfin, s’il est vrai que la démocratie ne peut pas s’évaluer qu’à l’aune des opérations électorales, ce moment haletant permet d’en mesurer la solidité comme cela se fait pour les autres institutions.
Et comme le disait Winston Churchill, si « la démocratie est le pire des systèmes, à l’exclusion de tous les autres », en attendant d’en trouver d’autres, préservons la avec des INSTITUTIONS FORTES!

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MINISTRE DE LA JUSTICE: L’ENQUÊTE SUR LE « DOSSIER DE CORRUPTION » EST MENÉE AVEC LE SÉRIEUX REQUIS ET NE PEUT ÊTRE ARRÊTÉE..

Le ministre de la Justice Mohamed Mahmoud Ould Cheikh Abdullah bin Beyya a déclaré que l’enquête sur le « dossier de corruption » qui a été renvoyé à la justice par le parlement est menée avec le sérieux requis et ne peut être arrêtée.
Lors de sa réponse hier, au parlement  à une question sur le sort du «dossier de corruption», le ministre  a déclaré que les affaires devant la justice « nécessitent le temps  approprié pour qu’elles soient adaptées et étudiées », ajoutant: « Laissons le dossier entre les mains de la justice ».

Le Ministre de la justice s’exprimait devant des parlementaires lors d’une séance consacrée à l’approbation d’un projet de loi modifiant certaines dispositions de la loi statutaire amendée et complétée, qui comprend la loi fondamentale du pouvoir judiciaire.

Source : https://mourassiloun.com/node/16065

Traduit par adrar info

©️ Crédit source via : http://adrar-info.net/?p=66588

DEVOIR DE MÉMOIRE ET REFUS DE L’OUBLI Par Kaaw Touré

• Jeudi 6 novembre 1986 ma première nuit dans la prison .

Palais de justice de Kaëdi, Jeudi 6 novembre 1986, notre première nuit en prison, une date et une histoire.

Après une semaine de garde à vue, d’interrogatoire et de tortures physiques et morales dans les locaux de la gendarmerie, un matin du 6 novembre 1986, à 5 jours de mon anniversaire de naissance, nous voilà réveillés très tôt menottés et enchainés comme des criminels ou des petits terroristes. Nous sommes embarqués dans des voitures de marque Land Rover et amenés devant le juge d´instruction et le procureur du palais de justice de Kaëdi, tous deux beydanes (maures blancs, un frère musulman et un baathiste) qui n’avaient même pas hésité à nous expédier illico-presto à la prison civile de Kaëdi (camp de la garde) après quelques petites questions sur les PV. Ils nous inculpèrent avec des chefs d’accusation de :
 » trouble à l’ordre public, participation à une manifestation non autorisée et membres d´une association illégale et non reconnue… » (le ridicule ne tue pas).
Dix neuf prisonniers dont une femme notre cousine Ramata Mamadou Siba Sow, seront inculpés et les autres libérés.
Sortis du palais, on voyait tous nos parents, amis, camarades, des ressortissants de Jowol à Kaëdi, élèves et autres Kaëdiens venus nous soutenir devant le batiment et on les saluait de loin par des poignées de main avec des V de la victoire. On voyait de loin des femmes pleurer avant que notre camion militaire ne s´éclipsa en vitesse pour se diriger vers le camp de la garde de Kaëdi, notre futur lieu de détention.

Une fois le portail de la prison civile ouvert et franchi, on est accueilli par des centaines de prisonniers de droit commun, qui nous attendaient apparemment; tous noirs à part deux maures blancs écroués pour vol de chameaux.
Entourés par une vingtaine de gardes pénitenciers bien arméé, ils nous ont souhaité la bienvenue dans cette « maison des Hommes « nous disaient-ils. Saisi par un sentiment de révolte et de colère aussitôt j’ai regardé mon frère, compagnon de fortune et complice Ousmane Toure et j´ai entonné à haute voix notre chant anti-apartheïd écrit par notre poète Amadou Samba Dembele et il a répondu au refrain avec un autre camarade Aliou Mamadou Sow qui était à nos côtés et les autres camarades nous ont suivi en choeur :

1.O dunya jamfiima heewɓe

  1. Won jaloo6e kono won woyooɓe
  2. Aduna jamfiima heewɓe
  3. Nde ƴellitaare roondii boomaare
  4. So gooŋɗi tan ko konngol joom doole
  5. Ndeen goonga jom goonga yoolee
  6. Min cikkatno waawde ko waawande
  7. Min mbaɗno tan baawɗo ko balloowo
  8. ndeke wona ɗum baawɗo ko baroowo
  9. Min njanngiino e defte maɓɓe
  10. Waawi wara ko majjere moƴƴaani
    12.Nanngu- war ina duñtee ñifaani
  11. Gila laamu Wosteer e Botaa
  12. Cañi apartaayd ɓaleeɓe njootaa
  13. To faggudu e dawrugol e janngde
  14. Winndere woytiima, hoohooɓe kaalii
  15. Winndooɓe e yimoove ndeƴƴaani
  16. Nanngu war ina duñtee nyifaani
  17. Jaambareeɓe men njantinaani
  18. Mandela ko yeru burɗo laabde
  19. Mandela ko yeru burɗo laabde
  20. Bikkittooɗo hannde e geƴƴelle
  21. Kalifaandi wonaa ndi callalle
  22. Halfatee ko ɓernde e hakkille
  23. Halfatee ko ɓernde e hakkille
  24. Ɗum noon woori jaambareeɓe.
  25. O dunya jamfiima heewɓe
  26. Won jaloove kono won woyooɓe

TRADUCTION:

  1. Ce monde a beaucoup déçu,
  2. Certains rient tandis que d’autres pleurent
  3. Ce monde déçoit beaucoup
  4. Si le progrès est confondu avec la calamité (le massacre)
  5. Si seuls ont raison les plus forts
  6. Alors le droit des faibles sera à jamais bafoué (noyé)
  7. Pour nous, le plus valeureux est celui qui est plus utile, celui qui donne aux autres ce qu’ils ne peuvent pas avoir.
  8. Dans notre entendement, le plus fort aide les faibles
  9. Or ici, le plus fort est celui qui tue les autres
  10. Nous avons bien lu dans leurs livres, la maxime selon la quelle:
  11. « La raison du plus fort relève de l’obscurantisme. »
  12. Alors que dans la réalité ils attisent le feu du massacre.
  13. Depuis que WOSTER et BOTHA sont au trône (allusion faite au règne de Mouawiya et les siens).
  14. Et ont tissé le système d’apartheid, tout a manqué aux noirs
  15. Dans les domaines économique, politique et éducationnel
  16. L’univers s’est plaint, les personnes de renommé se sont prononcés
  17. Les chanteurs et les écrivains ne se sont jamais tus
  18. Mais eux, ils continuent à attiser le feu du massacre
  19. Nos combattants n’ont jamais baissé les bras
  20. Mandela est l’exemple le plus patent
  21. Mandela est l’exemple le plus patent
  22. Il se débat actuellement dans sa prison
  23. La domination n’est pas engendrée par des chaines
  24. La vraie domination est celle du cœur et de l’esprit
  25. La vraie domination est celle du cœur et de l’esprit
  26. ce ci n’est jamais le cas de nos combattants
  27. Ce monde a beaucoup déçus,
  28. Certains rient tandis que d’autres pleurent.

Ce chant de révolte en pulaar était un réquisitoire contre le pouvoir raciste mauritanien et je me souviens aussi que pendant notre interrogatoire à la gendarmerie, ils m’ont trop demandé sur le sens et la signification de ce poème parce qu´ il a été aussi repris en choeur pendant notre grande manifestation contre le pouvoir de Taya à Jowol dans la nuit du 27 octobre 1986 et c’est moi qui chantait et les autres manifestants le reprenaient appuyés par les échos des collines du village et du fleuve pendant la nuit.
En reprenant ce chant engagé on voulait défier le pouvoir sur son propre terrain (la prison) pour lui dire qu´on était prêts à payer le prix et  » ko kalifaandi wonaa ndi callalle, halfatee ko bernde hakkille » autrement « on ne peut soumettre quelqu´un par des chaînes mais par la domination mentale ». Nos gardes étaient médusés par notre provocation et notre « culot ». Certains de nos geôliers négro-africains ne cachaient pas leur sympathie à notre égard et nous réconfortaient par des mots très encourageants.
 » Wallaahi ko on ngenndiyankoo6e, wallaahi ko on jaambaree6e, woto kulee woto kersee » (.vous- êtes des vrais patriotes, vous- êtes des héros, n’ayez pas peur, ni honte de votre emprisonnement on est ensemble).
C´était une petite page dans cette histoire et dans cette longue lutte contre le Système. 6 novembre, je me souviens toujours, j’avais 18 ans et qui faisait de moi, pour la petite histoire, le premier plus jeune prisonnier politique du colonel ould Taya.
34 ans après nous continuons la lutte avec la même conviction et la même détérmination sans prendre rides.

Nous y reviendrons un jour plus largement avec plus de détail inchaallah dans un livre à paraître. (presque prêt).

LLC!


Kaaw Touré.

©️ Crédit source: post FB reçu de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10157826146735544&id=731995543

COMMUNIQE : RENCONTRE ENTRE LA CVE/VR ET IRA/RAG

La coordination nationale de la coalition vivre ensemble / vérité et réconciliation (CVE/VR ) et son président Dr Dia Alassane ont reçu ce mercredi vingt huit octobre deux mille vingt (28/10/2020) au siège des FPC en visite une délégation de L’IRA / RAG conduite par le président Oumar Ould Yaly. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des échanges formels établis entre les deux coalitions qui œuvrent ensemble dans le but d’harmoniser leurs positions en vue d’avancer pas à pas vers un partenariat ouvert et constructif pour une opposition responsable dans un environnement démocratique et stable .
Le président Dia Alassane après avoir souhaité la
bienvenue à la délégation de l’IRA/RAG a décliné tous les points mis à l’ordre du jour de la rencontre que Mr Ould Yaly a écouté avec enthousiasme et promis de les soumettre à la réflexion de son parti, qui à son niveau ne tardera pas à donner suite à cette feuille de route. Le président Dia Alassane a remercié la délégation de l’IRA / RAG de sa disponibilité et de son écoute attentif de son exposé .
A son tour Mr Oumar Ould Yaly s’est félicité de l’esprit de convivialité qui a animé les débats tout en restant ouvert à la poursuite des contacts entre les deux coalitions. Les deux parties se sont promises de se revoir le neuf novembre deux mille vingt au siège de L’IRA / RAG pour continuer le travail entamé .

Nouakchott , le 28 octobre 2020 ; la commission de communication de la CVE /VR .

©️ Crédit source: Réseaux Militants CVE/VR

IRA-M «environnement », l’élan de citoyenneté qui perpétue la vie

● Notice de cadrage

La coordination IRA-Mauritanie « environnement » entame son éclosion, comme acteur civil du développement durable. A cette fin, elle définit ses objectifs, priorités et moyens d’influence à l’intérieur de la société et sur le pouvoir d’Etat et la représentation démocratique. L’ambition s’adresse, d’abord, à la ruralité.

I. Organigramme

Coordinateur Sidi Mohamed dit Hidi


Coordinateur adjoint Fatima Bineta Bangoura


Délégué à la vulgarisation Amadou Traoré dit Baba


Chargé des projets Hassane M’Bareck


Délégué à la formation Izidbih Jaavar


Représentant régional, chargé du suivi et de la synthèse Hamza Camara


Contrôleur de conformité Aminata Dia

II. Besoins constants

Acquisition d’un Siège social
Équipement du siège
Budget de fonctionnement (permanence, factures domestiques, maintenance de matériel, frais de mission)
Animation d’activités publiques et de sessions de formation

III. Axes principaux de travail

  1. Sensibilisation des populations au lien naturel entre arbres et pluviométrie, diversité des écosystème et santé collective
  2. Protection des droits économiques des communautés autochtones
  3. Promotion de l’arbre, de l’énergie solaire et du civisme écologique
  4. Sensibilisation sur les conséquences multidimensionnelles de la désertification
  5. Cours sur la gestion des ressources non-renouvelables
  6. Processus participatifs de prévention des catastrophes naturelles
  7. Défense de la santé des travailleurs dans les secteurs liés à l’environnement (mine, pêche, agriculture…)
  8. Séminaire de formation sur le changement climatique et ses implications sur la violence sociale de survie
  9. Protection des zones vulnérables, par des groupes de vigilance verte, au nom de la légitime défense
  10. Collaboration avec les programmes – national et international – de la protection de l’environnement
  11. Stigmatisation et disqualification du commerce du charbon de bois
  12. Production de manifestations et de contenus artistiques et festifs autour de la corrélation entre la vie, la paix et la pluviométrie
  13. Plaidoyer pour l’interdiction de l’usage des armes de guerre à tir en rafale
    Instauration et réglementation d’une saison et d’un permis de chasse sur l’étendue du territoire, à l’exception des aires protégées.
  14. Actualiser la législation sur les délits et crimes liés à l’environnement naturel
  15. Réorganisation et revalorisation des agents des eaux et forêts.

Nouakchott 26/10/2020

©️ Crédit source: Réseaux IRA-MAURITANIE

Résumé sur le point de presse du député BDA à Nouakchott ce jour (22/10/20) , Par Abdou Babou

Une nouvelle adhésion au projet de société de IRA-RAG s’est déclarée aujourd’hui au siège de Ryad a 18h. Il s’agit d’une forte délégation venant de keur macen plus particulièrement de la commune de Mbalal. Cette délégation a souligné les problèmes qu’elle rencontre au niveau local avant d’affirmer son adhésion a IRA-RAG. A cette occasion, le president Biram Dah Abeid a tenu le discours suivant:

« Je remercie ces jeunes qui ce sont reunis aujourd’hui pour adherer au mouvement IRA et au parti RAG, ces jeunes qui décident d’emboiter le pas aux jeunes qui les ont précédés. Je les remercie d’avoir fait ces pas et je rends hommage a ceux qui les ont précédés et qui ont déjà fait beaucoup de sacrefices pour l’avancée de la cause des mauritaniens par la lutte juste et infatigable des gens de IRA et du parti RAG contre toutes les formes d’injustice et de discrimination. Aujourd’hui, je vous dit bienvenue au sein de IRA-RAG. Vous allez grossir les rangs des combattants pour une Mauritanie meilleure. Je voudrai aussi aborder des points d’actualités parmi lesquels le retour des exilés mauritaniens comme Mohamed ould Bouamatou et Moustapha Limam Chavi qui depuis dix ans leurs sejours sont interdits dans ce pays de mamière injuste. J’ai vu que les mauritaniens ce sont beaucoup rejouis de leur retour. D’ailleurs, nous avons tous reclamer leur retour, nous avons reclamer que justice leur soit rendue par la levée des poursuites judiciaires arbitraires contre eux. J’ai vu aussi les mauritaniens se féliciter du fait que le president Mohamed Cheikh Gazouani a rendu a Biram Dah Abeid son droit injustement spolié par l’ancien regime qui m’a radié de mes fonctions de greffier sans aucune raison et qui m’a privé de mes salaires durant une décenie. Notre devoir de Mauritanien est aussi de continuer a reclamer que cette opération de justice enclachée par la levée des poursuites judiciaires de Ould Bouamatou et Ould Limam Chavi et le retour de BDA de son salaire; cette opération doit se poursuivre pour qu’elle une vraie opération nationale de justice. Il faut qu’elle soit complète. Pour que cela ait lieu, il faut que le president Mohamed Cheikh Gazouani et son gouvernement aillent encore de l’avant en réhabilitant les mauritaniens qui ont été déportés depuis 1989 jusqu’à nos jours au Senegal, au Mali et un peu partout dans le monde. Ces Mauritaniens déportés injustement arrachés arbitrairement et violamment a leur pays ont le droit inaliénable au retour. Ce droit nous devons tous l’appuyer pour que ce droit soit effectif. C’est pourquoi les deportés au Mali et au Senegal a leur tête le doyen Aldiouma Cissokho doit retourner en Mauritanie. Et ceci est le devoir de Mohamed Cheikh Gazouani et son gouvernement d’operer toute action necessaire pour le retour dignement de ces gens et les retablir dans leurs droits: qu’il recouvrent leurs droits, leurs terres et leurs salaires spoliés. Cela est valable aux personnes exilés en Europe et au Etat Unis. Je peux citer quelques uns sans être exhaustif car les cas se compte par millier Je peux nommer le capitaine Boye Harouna, l’officier Ibnou Diagana, l’officier Mamadou Sy, Ibrahima Abou Sall, Ba Mamadou Sidi, Ousmane Abdoul Sarr, Diary Toumbou la veuve d’un officier assassiné a Inaal sans oublier Aissata Niass a New york qui est aussi une veuve d’officier mauritanien assassiné pendant les exécutions extra-judiciaire. Notre fierté ne peut être complète que si le retour complèt de tous ces gens dans leur pays de manière digne soit complèt. Il faut signaler que toutes ces personnes etaient majoritairement des fonctionnaires qui ont perdu leur travail ainsi que leur salaire. Je peut ennumerer le president de l’AJDMR Ibrahima Moctar Sarr et le president du FPC Samba Thiam qui étaient des fonctionnaires des cadres superieurs mauritaniens et qui aussi avaient été brusquement embastillés, privés de leurs droits, de leurs salaires, de leurs fonctions. De la même manière dont ma collègue la vice présidente madame Coumba Dada kane a été radiée en 2016 de sa fonction a la caisse de securité sociale pour ses positions militantes. Ces gens aussi doivent recouvrir leurs droits. C’est ce qui fait que notre enthousiasme sera complèt, ce qui fera la fierté nationale et donnera un sens a la justice. Une justice sans distinction. Je lance un appel a tous les mauritaniens a rejoindre IRA-RAG pour le retour des deportés et la rehabilitation de toutes les victimes d’injustice de 1989 jusqu’à nos jours. »

©️ Crédit source: https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=3399936250084817&id=100002054250673

Mauritanie/Éducation | Les Langues Nationales à L’ENAJM : Au-delà du symbolisme

ENAJM Mauritanie – Après le fiasco des années 80 du processus d’introduction des Langues Nationales dans notre système éducatif, notre pays repart pour un nouveau rendez-vous avec l’histoire, marquant ainsi un tournant décisif dans notre enseignement.

L’Ecole Nationale d’Administration, de Journalisme et de Magistrature vient de franchir un pas en mettant en place une unité d’enseignement des Langues Nationales que sont le Pular, le Soninké et le Wolof au profit des élèves magistrats et administrateurs qui auront la lourde tâche de devenir, au terme de leur formation,, des éléments de notre appareil judiciaire et administratif.

Afin de mettre en place cette unité d’enseignement des langues nationales, l’Institution n’a pas lésiné sur les moyens.

En effet, et à titre symbolique, une cérémonie de démarrage a été organisée dans la journée du 13 octobre avec la participation des ministres de la Justice, de l’Intérieur et de la Fonction Publique, du Président du Conseil d’Administration, du Directeur Général, des Chefs de Départements, des Professeurs ainsi que d’autres personnalités importantes. L’évènement a bénéficié d’une large couverture médiatique.

Une séquence du cours inaugural en Pulaar auquel toutes les personnalités précitées ont pris part a été l’expression d’une ferme volonté des pouvoirs publics d’introduire et de développer l’apprentissage des Langues Nationales à l’ENAJM.

L’objectif à terme est de rapprocher les administrateurs et le corps juridique des populations locales afin de garantir une meilleure proximité et prise en charge des préoccupations, rendant ainsi le service public plus accessible et plus facile à accomplir et permettant une meilleure compréhension entre administrateurs et administrés.

Il en va de même de l’affermissement de la souveraineté des pouvoirs locaux dans l’exercice de leur fonction de service public, judiciaire ou régalienne.

Il est clair que la territorialisation de l’action publique, la gestion de proximité sont des outils aujourd’hui privilégiés de l’administration locale. Ce réaménagement linguistique au sein de l’Ecole Nationale va contribuer à la coexistence et à l’épanouissement de toutes les langues en usage dans notre pays car chacune d’elle a le droit de vivre, de prospérer pour donner une valeur ajoutée à l’interculturel et au plurilinguisme dans le dessein de garantir une meilleure cohésion sociale et le renforcement de l’unité nationale. Il est indéniable que le développement d’un pays est intrinsèquement lié à celui des langues nationales.

C’est pourquoi, l’apprentissage de celles-ci doit être constamment évalué et capitalisé pour donner un nouveau souffle au développement socioéconomique. L’appropriation des langues nationales est gage d’un meilleur ancrage des juges et des administrateurs dans l’environnement socioculturel des circonscriptions au sein desquelles ils exercent et permet une amélioration dans le traitement des dossiers qu’ils ont la responsabilité de diligenter.

Il n’est pas superflu de rappeler que pour arriver à cette journée de démarrage des cours en Langues Nationales, des réunions ont été organisées entre le Directeur Général et les différents Départements concernés dont le Centre d’Enseignement des Langues qui a joué sa partition, notamment concernant les aspects didactiques et pédagogiques.

A cet effet, une commission a été créée pour travailler à la préparation matérielle, didactique et pédagogique et ce, à l’image de ce qui se fait en termes de méthodes, d’approches et de techniques d’animation dans l’enseignement/apprentissage des autres langues telles que l’arabe, le français, l’espagnol, l’anglais.

Source : ENAJM

Service Recherche, Etudes Administratives et Documentation

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Ministère de l’Intérieur : L’Etat de droit signifie que tous doivent répondre de l’observation des lois

AMI – Le gouvernement s’est attelé à l’œuvre salutaire de restauration et de réaffirmation des règles et des institutions d’un véritable Etat de droit républicain, pour protéger les libertés individuelles et collectives, et pour promouvoir une plus grande inclusion des citoyens, dans la paix et la concorde.

C’est ce qu’indique un communiqué du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation parvenu, vendredi, à l’AMI.

Le communiqué précise que cette promotion de l’Etat de droit s’inscrit dans un vaste programme de réformes, allant de la rénovation de notre législation en vue de l’adapter aux exigences d’une démocratie moderne fondée sur nos valeurs fondamentales, à la consolidation des institutions publiques, la séparation des pouvoirs et leur coopération dans le respect strict de la constitution, des lois en vigueur et de nos engagements internationaux.

Voici le texte intégral de ce communiqué :

« Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme du Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, le Gouvernement s’est attelé à l’œuvre salutaire de restauration et de réaffirmation des règles et des institutions d’un véritable Etat de droit républicain, pour protéger les libertés individuelles et collectives, et pour promouvoir une plus grande inclusion des citoyens, dans la paix et la concorde.

Cette promotion de l’Etat de droit s’inscrit dans un vaste programme de réformes, allant de la rénovation de notre législation en vue de l’adapter aux exigences d’une démocratie moderne fondée sur nos valeurs fondamentales, à la consolidation des institutions publiques, la séparation des pouvoirs et leur coopération dans le respect strict de la constitution, des lois en vigueur et de nos engagements internationaux.

Les organes chargés de la sécurité publique jouent un rôle crucial pour assurer le respect des droits et des devoirs de tous les citoyens sans distinction aucune ainsi que la protection scrupuleuse de l’ordre public et des bonnes mœurs.

Il convient à cet égard de rappeler, qu’en tant que principe de bonne gouvernance, l’Etat de droit signifie que tous, institutions autant qu’individus, sans exception, doivent répondre de l’observation des lois, veiller au respect de leurs prescriptions, dans l’équité et la transparence, loin de tout arbitraire et de toute discrimination. Ainsi seulement pourra être durablement établie, la confiance des populations vis-à-vis des politiques publiques, seule gage de leur pleine réussite.

A cet effet, les services publics, en particulier ceux en charge de la sécurité relevant du Ministère de l’Intérieur, s’attachent plus que jamais, à assurer avec fermeté que tous puissent bénéficier de la protection et de la bienveillance qu’accorde la loi aux citoyens, mais aussi que chacun assume la responsabilité pleine et entière de ses actes, en connaissance de cause et sans privilèges d’aucune sorte.

Aucun citoyen ne sera en marge de la loi ni ne se placera au-dessus d’elle. Elle sera appliquée dans toute sa rigueur, mais dans le strict respect des procédures qu’elle définit. Tel est le sens général de l’orientation que le Ministère de l’Intérieur veillera sans relâche et avec détermination, à mettre en œuvre, dans ses missions de défense des libertés, de garantie de l’ordre public républicain et de l’affirmation de l’Autorité de l’Etat, inscrivant ainsi son action dans le cadre du programme stratégique du Président de la République, pour sortir notre pays du sous-développement et assurer sa modernisation complète dans la paix, l’égalité citoyenne et la concorde nationale et sociale ».

©️ Crédit source: http://cridem.org/C_Info.php?article=740851