✓Le jour où des propos « castés » vaudront de la prison ferme nous aurons changé. | Par la journaliste Mariem Derwich.

Obliger les imams à rappeler ( que ne l’ont ils fait avant?) que les inégalités de classes n’ont aucune base religieuse… Il était temps. Nonobstant tout ce que peut dire Ould Ghoulam…
De même, s’élever ( sans citer une fois réellement) contre les préjugés à l’encontre des forgerons, contre les castes et tout l’imaginaire défavorable qui entoure notre mode de nous penser dans le monde, c’est bien. Cependant il n’y a pas que les forgerons qui sont victimes de discriminations. Il y a aussi tous les autres : les griots, les haratines etc etc…
Le jour où un griot pourra épouser une « noble », le jour où un hartani pourra épouser une « noble », le jour où un forgeron pourra épouser une « noble », le jour où un esclave ou un descendant d’esclave pourra épouser une « noble », sans que cela provoque l’ire des groupes dits « nobles », alors nous serons enfin au monde…
Le jour où sera rayé l’ignominie du « on est esclave par la mère » quelque chose aura vraiment changé (un esclave l’est par décision sociale et collective, non pas par la mère. Nier ceci revient à absoudre les classes dominantes et l’appareil religieux qui a légitimé pendant des siècles cette aberration qu’est l’esclavage.)
Le jour où des propos « castés » vaudront de la prison ferme nous aurons changé.
Le jour où un imam refusera tous ces fichus mariages entre soi, au sein d’une même famille, entre cousins ( ne nous leurrons pas, ceux ci existent pour la préservation du groupe en ceci que ce dernier se pense comme « pur » et donc, que cette présupposée pureté « noble » doit être préservée) nous aurons avancé.
Et dans ce combat, ne pas oublier que parfois les victimes de nos sociétés castées, perpétuent aussi les chaînes qui les entravent, comme dans le cas des griots.
Le jour où les griots arrêteront de changer les louanges des « forts » et des « nobles », perpétuant ainsi une vision extrêmement castée de nos rapports humains, nous aurons gagné en humanité.
En attendant les déclarations d’intention resteront creuses…
Car c’est tout notre système de positionnement dans l’espace qui est à revoir… Tout.
Dans notre pays la première injustice, la première inégalité la première aberration, celle dont nous héritons à la naissance, celle qui nous colle à la peau et permet toutes les discriminations, c’est celle de la naissance dans une société qui nous rappelle tous les jours qui nous sommes et qui nous devons être : d’abord un nom puis un arrimage contraint à une position sociale dont on ne sort jamais. Chez nous c’est bien le regard de l’autre ( la société) qui définit qui nous serons et ce que nous pourrons ou non faire, en particulier lors des stratégies matrimoniales.

Et ces systèmes bien rodés ont cours dans toutes nos ethnies, toutes..

©️ Crédit source : Post FB https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=5375248542491535&id=100000193281905

🟢 Activités Gambanaaxu 15/12/2021 | Visite de courtoisie auprès du doyen, l’anthropologue Yaya SY en région parisienne.

Au nom de toute la mouvance abolitionniste et anti-esclavagiste soninké GANBANAAXU , une équipe s’est rendue pour une visite de courtoisie auprès notre oncle, l’universitaire Historien Pr Yaya SY séjournant à Paris ces jours-ci. Une figure intellectuelle reconnue pour ses travaux académiques sur la société soninké et sur les données historiques du phénomène de l’esclavage à travers l’Histoire d’une manière générale. Ses contributions intellectuelles et différents apports, ont été d’une grande utilité aux idéaux portés par notre engagement.

Pr Yaya SY autour Hademou Coulibaly, Koundou Soumaré et Abdoulaye Traoré



• Lire 👇🏿 sa dernière contribution médiatique à l’occasion du sinistre anniversaire de la tuerie de 4 membres militants anti-esclavagistes #soninkés à Djandjoumé le 1 septembre 2020 – https://soninkideesjose.wordpress.com/2021/09/01/nous-ne-vousoublierons-jamais-par-yaya-sy-les-crimes-de-lesclavage-par-ascendance-chez-les-soninkes/

~ À Lire également : https://soninkideesjose.wordpress.com/2020/06/10/lapproche-globale-sur-les-problematiques-liees-a-lesclavage-la-reaction-de-lanthropologue-pr-yaya-sy/

–Élément média par KS pour le BLOG

✓France/Justice | Diko Hanoune est relaxé par le tribunal de grande instance de Paris aujourd’hui 14 décembre 2021.

👇🏿 médias Vidéo :

Diko Hanoune est relaxé par le tribunal de grande instance de Paris aujourd’hui 14 décembre 2021, voila tout un symbole d’une justice indépendante. Les féodaux ont cru que tout est possible avec l’argent des caisses de villages, mais, ils ce sont violemment heurtés à l’indépendance de cette justice française et risquent fort de se moindre les doigts dans l’avenir.
 
Les abolitionnistes et leurs avocats remportent une victoire éclatante contre les esclavagistes Soninko en France et ailleurs. La tombée du verdict du procès en diffamation annonce la relaxe du grand militant Diko Hanoune selon Maitre Akesson son avocat.
 
Maitre Saïdou Larifou, président de l’ONG Waraba d’Afrique dira que « c’est la victoire du courage, la victoire du droit, la victoire citoyenne, c’est celle de Diko, c’est celle de tous ceux et celles qui sont ici et surtout aux pays qui luttent difficilement pour la dignité humaine….. Maitre Saïd Larifou annonce des poursuites ici en France contre ceux propagent la haine dans nos pays depuis la France…. »
 
Pour rappel, le nommé Boubacar Camara avait déposé plainte contre M. Diko Hanoune depuis en octobre 2018 devant la justice Française au nom d’un Moustapha Camara, qui se présente comme le président de Tounka Lémou Koffo, démocratia islamique et leurs interminables sites qui propagent la haine contre les abolitionnistes Ganbaaaxu Feddé dans les réseaux sociaux. Les féodaux Soninké ont voulu faire taire le porte-parole des sans voix, mais, c’est loupé.
 

©️ Crédit source : Le blogueur et militant droit-de-lhommiste DIKO Hanoune

✓Mauritanie : Que dire au messie de la transcription des langues ou l’aliène en quête de reconnaissance ? | Par Souleymane Sidibé



C’est quand même étrange de faire une conférence en français et dire que la langue arabe est celle avec qui nous avons eu le premier contact en Mauritanie. Pourquoi ne pas faire cette conférence en arabe, et véhiculer aussi bien sa « pensée » si tel est le cas ? Mieux pourquoi ne pas la faire en pulaar puisqu’il s’agit de parler de transcription d’une langue vers une autre ? Ne faut-il pas avoir les rudiments nécessaires ? Et qu’en est-il des travaux de centaines de personnes au fil du temps?

De même, c’est aberrant de dire que « tous les mauritaniens font leur premier contact avec la langue arabe à travers le Coran ». C’est archi-faux. Le premier contact est bien évidemment avec nos langues : Sooninké, Pulaar, Olof, Hassanya.

Jean Piaget( épistémologue et psychopédagogue suisse) disait de l’acte à la parole. Cela sous entend -peut-être- que l’enfant matérialise l’idée pour ensuite parler. Alors, la parole n’est possible que si cet acte est posé, de façon immatérielle.

De ce fait, la parole n’est possible que si l’individu n’est pas né sourd d’où le « nom » sourd-muet dans le cas contraire. La parole n’est possible que si l’on entend des proches autour de nous véhiculer un ensemble de messages. Ces mots sont dits dans nos langues respectives : aucun autre contact en dehors du sphère « familiale ».

Ne parlons même pas de la théorie de l’esprit(theory of mind) et acquisition du langage chez le jeune enfant de Edy Veneziano dans Spirale 2015/3 (N° 75), pages 119 à 136. Elle martèle que le développement du langage chez l’enfant n’est possible que par une « bonne utilisation communicative du langage en interaction ».

Cela dit, ce contact dont parle M. Sakho est de faible « débit ». C’est un apprentissage qui ne rentre pas ou ne tient pas compte de l’aspect culturel. D’où tire t-il cette « force » d’avancer des arguments si illogiques ?Nonobstant, les télévisions des idéologues lui ouvrent leurs portes. Les « articles » fusent de partout sur les pages de ceux qui n’ont-ils finis leurs querelles internes.

In fine, il est quand même étonnant pour ne pas idiot ou prétentieux de vouloir gober des années de travail avec des arguments peu fournis, qui frôlent le ridicule.
Qu’aurais dit Mourtodo Diop s’il était vivant ?
Un désastre. – Ne faites pas attention aux clameurs.

Des millions de personnes parlent Sooninké, Pulaar, Olof,etc., dans notre continent. Le caractère latin de l’écriture de nos langues reste une richesse et un moyen immense de partage. Que les « aliénés » ne distraient pas celles et ceux qui militent pour la survie de nos identités plurielles même si elles sont étriquées vues d’un autre référentiel.

©️ Crédit source : Post FB reçu de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=4991798597506453&id=100000290871124

✓Mauritanie 🇲🇷 | Communiqué d’Alliance Gambanaaxun Fedde relatif au discours du Président de la République à Ouadane



Alliance Gambanaaxun Fedde – Ces derniers jours, la 10ème édition du festival des Cités du Patrimoine s’est ouverte dans la ville historique de Ouadane. Un événement culturel et artistique d’une grande portée en Mauritanie chaque année.

À cette occasion, le président de la République, Monsieur Mohamed ould Cheikh El Ghazouani a relevé dans son discours d’une teneur d’appel historique à l’endroit du Peuple, les clichés sociaux dégradants qui affectent certaines couches sociales dans nos populations. Avec une référence tacite aux différents préjugés tenaces construits culturellement qui humilient par exemple nos vaillants compatriotes forgerons et d’autres.

Extrait de son discours : « Il est grand temps de débarrasser notre patrimoine culturel des séquelles de cette abominable injustice et de rompre définitivement avec les préjugés et les images stéréotypées qui sont en porte-à-faux avec la réalité et en flagrante contradiction avec les préceptes de la Charia et les règles du droit tout comme elles fragilisent la cohésion sociale et l’unité nationale et handicapent le changement des mentalités qu’édictent la notion de l’Etat de droit et le concept de citoyenneté. » Lire la suite https://fr.ami.mr/Depeche-61731.html .

Nous saluons cette prise de parole claire en haut lieu notamment par le Président de la République sur une situation qui relègue socialement et politiquement une large composante dans nos différentes communautés. Chez nous les Soninkés, les descendants d’esclaves vivent d’innombrables discriminations au niveau communautaire et sur l’échelle nationale également.

Les nominations techniques ou politiques se font généralement sur des bases patronymiques et d’extraction sociale. Hormis quelques éléments cooptés par stratégie trompeuse de faire-valoir, nos pointures intellectuelles sont invisibilisées et ignorées dans les cercles communautaristes se proclamant historiquement à tort représentatifs de la communauté auprès des pouvoirs étatiques. Un ordre de choses injuste qui a trop longtemps lésé notre couche sociale à tous les niveaux (à titre d’exemple ; exclusions de propriété foncière, de l’imamat…).

Avec ce discours présidentiel, nous attirons solennellement l’attention des hautes autorités avec Monsieur le Président de la République en tête, sur notre situation en tant qu’entité sociale des descendants d’esclaves soninkés gravement discriminée sur différents plans alors que numériquement nous représentons beaucoup.

Le corpus linguistique soninké est truffé des clichés esclavagistes et ces dernières années pour contrer notre éveil massif pour des réformes contre ces mentalités rétrogrades, d’autres groupuscules réactionnaires soutenus par des cadres politiques et autres fonctionnaires dits soninkés de caste noble et affiliés socialement se sont levés pour défendre ouvertement des comportements et des discours apologétiques de l’esclavage par ascendance dans la communauté.

Nous, Alliance Gambanaaxu regroupant les ONG suivantes: ARMEPES siégeant en France; UVDS siégeant en RIM (Nouakchott); AMEES siégeant en RIM (Nouakchott) et l’association GAMBANAAXU FEDDÉ-Mauritanie en phase de reconnaissance par l’Etat, soutenons et appuyons le discours historique et visionnaire du président de la République.

Plus que jamais en citoyens consciencieux, nous réclamons un traitement juste et égalitaire de la part des autorités publiques à tous les niveaux (communal, arrondissement, départemental, régional et national).

~Nos contacts : Cissé Ibrahima DIALLO

cissediallo2001@yahoo.fr

Whatsap : +33695170938

Tel: 48 72 59 78 / 34 80 85 45

Nouakchott 13 décembre 2021

L’alliance Gambanaaxun Fedde (Amees, Uvds, Gambanaaxu Fedde-RIM et Armepes)

✓COMMUNIQUE N°030-MSDH/12/2021 relatif au 72e Anniversaire de la Journée Internationale des Droits de l’Homme | Par le Coordinateur national du MSDH Mali


Le Mali à l’instar de la communauté internationale célèbre la Journée des droits de l’homme chaque année, le 10 décembre en souvenir du jour où en 1948, l’Assemblée Générale de l’Organisation des Nations Unies a adopté la Déclaration Universelle des droits de l’Homme.
C’est l’occasion pour nous de rappeler les droits des citoyens qui sont oubliés dans la société comme le détenu qui est mal vu car de nos jours la prison est perçue comme une honte.
La célébration du 72e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme placé sous le thème « L’EGALITÉ : tous humains, tous égaux-pour un monde meilleur, plus juste, plus vert » intervient dans un contexte très préoccupant. L’espace accordé aux libertés et à la société civile se rétrécit de façon considérable, vu les nombreuses arrestations arbitraires de civiles et militaires au titre de cette année au Mali et dans la sous-région. Dans l’enceinte même des Nations Unies, certains Etats en viennent à questionner la primauté et l’universalité des droits de l’homme.
Nous déplorons la détérioration de la situation sécuritaire du pays qui a véritablement diminué la libre circulation des personnes dans l’intérieur du pays et la création fulgurante des groupes d’auto-défense dont les missions restent floues et qui n’ont pas tendance à apaiser la situation sociale entre les ethnies d’une même communauté.
Nos condoléances les plus attristées pour les pertes en vies humaines liées à cette crise sécuritaire et multidimensionnelle.
Nous avons aussi assisté à la recrudescence de la violence en relation avec le phénomène de l’esclavage par ascendance dans la région de Kayes ou on constate avec amertume des personnes réduites en esclave qui a occasionné des déplacements massifs de ces prétendus descendants d’esclave ce qui constitue aujourd’hui l’une des graves violations des droits humains au Mali et considéré comme un crime contre l’humanité dans la déclaration universelle des droits de l’homme et dans toutes les constitutions des pays du monde entier.
A ce titre nous exigeons des vraies poursuites contre les auteurs des crimes et infractions en lien avec l’esclavage par ascendance ainsi qu’une criminalisation de ces pratiques.
C’est l’occasion de rappeler que la violation des droits de l’homme ne sont pas des valeurs qu’il faudrait adapter aux cultures et aux identités locales.
La violence à l’égard des femmes et des filles est l’une des violations des droits fondamentaux les plus fréquentes au Mali. À l’échelle mondiale, on estime qu’une femme sur trois sera victime de violences physiques ou sexuelles au cours de son existence.
Bien que la violence basée sur le genre mette en péril la santé, la dignité, la sécurité et l’autonomie de ses victimes, elle reste entourée d’une culture du silence. Elle a parfois des conséquences graves sur la santé sexuelle et reproductive des victimes.
Toutefois la persistance de ces violences nous exige de mobiliser tous les acteurs à tous les niveaux pour une réponse préventive et des actions répressives plus efficaces.
Le MSDH tout en restant sur sa position d’organisation de défense des droits humains qui a pour mission de réduire la violation des droits de l’homme au Mali exhorte l’Etat à procéder dans les plus brefs délais au processus de désengorgement de nos prisons en fin de mieux gérer la condition carcérale et de permettre à un bon nombre de détenu de bénéficier de la liberté.
Nous avons pris acte des poursuites contre des auteurs de crimes économiques qui entre dans la lutte incapable contre la corruption et par ailleurs nous invitons l’Etat à garantir l’indépendance de la justice tout en lui en fournissant les moyens adéquats pour vaincre l’impunité et l’injustice sociale.
Nous saluons aussi la décision des autorités de la transition d’organiser des assises nationales de la refondation pour mieux diagnostiquer les faiblesses de notre pays tout en les encourageant de continuer à bien œuvrer pour l’apaisement du climat socio-politique et par la suite organiser des élections crédibles et transparentes pour le bonheur de la population.
Respecter les droits de l’homme ne relève pas du choix politique mais d’une obligation juridique et morale. Ce sont des engagements à vocation universelle, des principes de droits garantis par des déclarations solennelles ou des traités juridiquement contraignant.

Fait à Bamako, le 10 Décembre 2021
Le Coordinateur National du MSDH

N’Djim Boubacar

©️ Crédit source : réseaux MSDH Mali

✅ Armepes-France | Éléments médiatiques sur la participation de notre responsable chargé des problématiques religieuses et d’éducation, Dr Diallo Djibril au colloque international de Bamako.



L’atelier qui s’est tenu sous le titre « Mobilité, Mobilisation et Déplacement dans l’Afrique de l’Ouest « Post-esclavage » a eu lieu au Centre Point Sud Bamako, du 1 au 4 Décembre 2021. Il a réuni plusieurs organismes et entités d’études universitaires autour des thématiques définies à explorer.



Ainsi notre représentant Dr Diallo Djibril s’est penché sur le cas d’Armepes-France comme association mère du dynamique mouvement anti-esclavagiste transnational Ganbanaaxun Fedde. Sa communication faite en deux temps en distanciel et en présentiel par la suite, a abordé largement avec brio les circonstances qui ont présidé la création de l’association Armepes il y’a une décennie pour enclencher un éveil abolitionniste par une large activité de sensibilisation au sein de la communauté soninké. Par la suite il a détaillé les réalisations de notre association de l’année en cours 2021 et les projections en terme de perspectives pour l’année 2022.



Nous saluons les organisateurs de ce colloque international pour l’intérêt et la visibilité occasionnés. Et également un mot des félicitations à l’endroit de différent.e.s participant.e.s pour leurs fructueuses contributions. Notamment celles de nos partenaires Malien et Gambien avec Diaguily Kanoute (RMFP/Gambana Mali) en présentiel et Bakary Trawally (Ganbana Gambia) en distanciel, qui ont permis un éclairage pertinent autour des problématiques liées à la lutte contre l’esclavage par ascendance en milieux Soninké.



6 décembre 2021

— La cellule de communication Armepes-France

✓Présentation de la version anglaise du livre «Biram Dah Abeid, Le Pacte de la Renaissance.» | À New-York

L’Adam Clayton Jr. Hall au cœur de Harlem, New York, a accueilli un symposium pour la présentation du livre de la journaliste Equatorienne Tania Tinoco dans sa version anglaise, le 4 décembre 2021 à midi.

Des militants américains des droits civiques soutenant la lutte du leader de l’initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste Mauritanien (IRA), ont choisi la symbolique d’un bâtiment official et dressé en plein guèto noir de New-York, devenu Harlem et situé au carrefour de deux rues connues pour porter les noms des deux leaders historiques de la lutte afro-américaine, Martin Luther King et Malcom X (Malik Chabaz).



Harlem, aussi le berceau de la lutte afro-américaine et creuset des sacrifices pour les droits civiques.

Ce présentation de la version anglaise du Pacte de la Renaissance, a été suivie et commentée par de nombreux militants américains et soutiens de la lutte du leader du mouvement IRA, et parlementaire mauritanien Biram Dah Abeid.

Après l’intervention du président et vice-président de la Fondation basée à Chicago, Abolition Institute, Sean Tenner et Bakary Tandia, la liste des intervenants comportait, le Maire Rory Opkins et la Sénatrice Cordell Claire en plus de l’imam Souleiman Konaté et l’opposant panafricaniste, historique tchadien Souleiman Guenguene.

Les participants ont célébré la lutte pacifique inspirante illustrée par le mouvement IRA et son leader, et ont appelé chacun à élargir le cercle de soutien au projet universaliste et humanitaire d’IRA-Mauritanie qui appelle à la modernisation de la société Mauritanienne.

Tania Tinoco a salué le choix noble adopté par le candidat, Biram Dah Abeid, après la controverse de la declaration des résultats du scrutin électoral présidentiel en Mauritanie en 2019 et son rejet catégorique de la violence.

Biram Dah Abeid a pris la parole à la fin et a exprimé sa gratitude à Dieu et à ses camarades américains qui lui ont donné l’occasion de s’exprimer dans un bâtiment symbolique de la lutte pour les droits civiques comme Adam Clayton Pool Jr. Building, et un quartier qui symbolise l’histoire et le présent de la lutte contre l’oppression et l’injustice qui est la culture de Harlem. Le président de IRA a déclaré que son combat avec ses compagnons, est sur le chemin de l’humanisme et de la dévotion aux humains, des prophètes de Dieu, Moise, Jésus et Mohamed que les prières et la paix de Dieu soient sur eux; BDA dira être fier que les Nations Unies aient placé une photo de lui à côté de Welles de Nelson Mandela, Martin Luther King, Jimmy Carter et d’autres en reconnaissance pour son engagement humble et désintéressé au profit de l’Humanité.



Biram Dah Abeid a déclaré que tout pays du monde dans lequel l’humanité des êtres humains est contestée par ceux qui dominent en instituant et perpétuant l’esclavage, comme en Mauritanie et dans d’autres pays du Sahel-Sahara, ceci nécessiterait une focalisation et mobilisation de toutes les consciences et forces morales vives à travers le monde.

Dans son discours, Biram Dah Abeid à dédiée la version anglaise du livre “Biram Dah Abeid ou le Pacte Renaissance” pour les jeunes des villes de Bababe et de Rkiz, en guise de solidarité et rejet de la repression qu’ont subit les jeunes de ces deux localités.



New York, le 04 décembre 2021

©️ Repris via https://initiativesnews.com/presentation-de-la-version-anglaise-du-livre-biram-dah-abeid-le-pacte-de-la-renaissance/

La Communication d’Armepes-France | Les évènements de Bababé en Mauritanie



La journée du 28 novembre 2021 à Bababé, des manifestants sortis massivement pour réclamer Justice et clarifications sur les exactions extrajudiciaires perpétrées contre 28 soldats Noirs pendus à Inal en novembre 1990. Crimes abominables commis sous le règne de l’ancien président Ould Taya (exilé au Qatar depuis 2005). Il dirigea un régime sanguinaire et raciste qui a entamé une épuration ethnique dans l’armée. Après ces graves violations , une loi d’amnistie a été mise en vigueur pour contrer d’éventuelles actions judiciaires contre les auteurs présumés identifiés. Ainsi chaque année, le 28 novembre coïncidant avec la date anniversaire de l’indépendance du pays, des manifestations sont organisées dans le pays et à l’extérieur pour demander l’abrogation de la loi d’amnistie et un traitement sérieux et profond par l’État de ce dossier . À Bababé, les manifestants du 28 novembre ont été réprimés avec plusieurs blessés et arrestations signalés . Lire ce lien pour plus de détails https://senalioune.com/declaration-suite-aux-arrestations-de-bababe-du-28-novembre-2021/ .



Notre association Armepes résolument engagée pour la défense des droits humains et contre l’esclavage et ses séquelles, déclare :

✓ dénoncer ces attaques violentes contre des manifestants pacifiques,

✓ notre ferme solidarité avec les victimes de Bababé en souhaitant prompt rétablissement aux blessés et la fin de toutes poursuites à l’encontre des manifestants arrêtés,

✓ demander aux autorités étatiques actuelles d’enclencher une dynamique sérieuse pour l’unité nationale en abordant et en traitant sereinement ce dossier pendant depuis plusieurs décennies.

• 3 décembre 2021

© La cellule Communication Armepes-France

✓DECLARATION DES ORGANISATIONS NATIONALES ET INTERNATIONLES | sur le phénomène de L’esclavage par ascendance à l’occasion de la Journée Internationale pour l’Abolition de l’Esclavage commémorée le 02 Décembre de chaque année

Depuis un certain moment, notre pays est confronté, sur certaines parties de son territoire, aux manifestations violentes en lien avec le fléau de l’esclavage par ascendance.
Cette pratique digne d’une autre époque, outre qu’elle porte atteinte à la dignité humaine, met en péril la cohésion sociale dans les régions où elle sévit.
En effet, de pratique culturelle peu ou prou acceptée, cette forme d’esclavage est devenue aujourd’hui une source d’abus de droits, de pratiques avilissantes à l’encontre de toute personne s’élevant contre son « statut d’esclave ».
Ces personnes sont l’objet de traitements discriminatoires, inadmissibles attentatoires à leur dignité d’homme libre, notamment sous forme de sévices corporels, de tortures psychologiques, de mesures vexatoires, humiliantes, d’atteintes à la liberté de circulation, à la liberté de mariage, au droit de propriété, au droit à la santé, au droit à l’éducation, bref à la violation systématique des droits fondamentaux des personnes sous sujétion.
L’esclavage est toujours d’actualités dans plusieurs régions du Mali. Les évènements des dernières années dans la région de Kayes ne sont pas de nature à favoriser la paix et la cohésion sociale. Des familles et communautés entières sont victimes de graves violations des droits de l’Homme, à des saccages de leurs biens qui ont abouti par des déplacements forcés de familles.
Les organes des Nations Unies dédiés aux droits de l’homme ont démontré la persistance de formes anciennes d’esclavage, ancrées dans les croyances et les pratiques traditionnelles. Ces formes d’esclavage sont le résultat de discriminations contre les groupes les plus vulnérables au sein de sociétés, considérés comme appartenant à des castes inférieures, des minorités tribales ou encore les peuples autochtones. Le travail forcé, le travail des enfants et la traite d’êtres humains.
Après ces graves violations des Droits de l’Homme mentionnés ci-dessus, s’ajoutent l’interdiction d’accès aux services sociaux de base promus par l’État et la Collectivité, l’interdiction de fréquenter les foires et les espaces publics et de cultes, le retrait des terres de culture.
Lesdites Organisations condamnent avec la dernière énergie, autant ces pratiques indignes, qui ébranlent l’unité nationale et la cohésion sociale.
Nous Organisations Nationales et Internationales de défense des droits de l’homme saluons la circulaire 00863/MJDH-SG du Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde de Sceaux qui a pour objet « la Gestion des affaires en lien avec l’esclavage par ascendance » et encourageons le département à plus de rigueur pour le suivi de cette instruction.
Nos recommandations sont les suivantes :
• De maintenir cette dynamique d’éradication du phénomène de l’esclavage par ascendance en votant une loi réprimant cette pratique ;
• D’accroitre les activités de sensibilisations, d’informations et de communications autour de cette question en vue d’avoir des solutions pérennes ;
• De prendre des mesures urgentes pour mettre fin aux exactions, humiliations et violations des Droits de l’Homme dans la Région de Kayes ;
• La collaboration des pays de la sous-région en matière de défense des droits de l’homme qui ont eu à gérer un problème similaire de façon définitive ;

• De diligenter en toutes les enquêtes transparentes, impartiales et approfondies sur la problématique de l’esclavage dans la région de Kayes ;
• De poursuivre et traduire en Justice, les auteurs et commanditaires de ces graves violations des Droits Humains ;
• La lutte contre l’esclavage par ascendance est un combat de longue haleine dans lequel l’éducation, la formation, la sensibilisation des parties prenantes constituent un moyen indispensable et efficace, parallèlement à l’obligation pour l’Etat d’appliquer les instruments juridiques nationaux et internationaux en la matière.
Lesdites Organisations Nationales et Internationales présentent leurs condoléances les plus attristées aux familles des défunts et réaffirment leurs fermes volontés de vaincre l’impunité et l’injustice sociale.


Fait à Bamako le 02 Décembre 2021
Ont signé


Mr Aguibou Bouaré : Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (C.N.D.H)


Mr Alioune Tine : Fondateur du Think Tank Afrikajom Center


Mr Ngefa Guillaume : Directeur de la Division des Droits de l’Homme et de la Protection/ Représentant du Haut-Commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme au Mali


Mr Hamane Touré : Directeur Exécutif par Intérim d’Amnesty International Mali


Mr Dicko Hanoune : Pour la Coordination des Organisations africaines de lutte contre l’Esclavage et ses Séquelles


Mr Boubacar N’Djim : Coordinateur National du Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (M.S.D.H)


Mme Fatoumata Diallo : Coordinatrice Section Bamako de l’Association Chaque Enfant Compte (C.E.C)

Mr Gaye Traoré : Président d’Armepes-France et initiateur du mouvement anti-esclavagiste transnational Ganbanaaxu Fedde (Association des Ressortissants Mauritaniens pour l’Éradication des Pratiques d’Esclavage et ses Séquelles)

©️ Crédit source : Médias via MSDH Mali.