Il s’appelle Abdellahi Abou Diop , un pur et dur produit IRAOUI – IRA-Mauritanie.
Il a reçu coups rudes et a connu attaques violentes diverses tout au long de cet engagement droit-de-lhommiste et anti-esclavagiste en Mauritanie 🇲🇷. Il investit courageusement tous les terrains chauds où les faibles sont menacés dans leurs droits fondamentaux.
Cette figure emblématique de la lutte est un proche fidèle du président des réseaux IRA-Mauritanie, l’honorable député Biram Dah Abeid . Également Monsieur Diop est un fin communicant arabophone doté d’une grande efficacité à travers son profil Facebook par lequel toutes les alertes sérieuses d’atteintes aux droits de citoyens sur l’étendue du territoire mauritanien sont relayées.
Ainsi son engagement multidimensionnel mérite une visibilité auprès d’une certaine opinion francophone mauritanien. Alors notre modeste mot à son endroit s’inscrit dans ce cadre.
Dans son discours, Biram a affirmé que toutes les lois seront inutiles sans une révolution idéologique. En Mauritanie, nous avons démystifié ces lois, il a dit, ces livres qui faisaient de l’esclavage une loi divine, et les classes sociales qui soutiennent ces mystifications parce qu’elles sont dans leur intérêt. Il faut se débarrasser de ces groupes qui se placent au dessus de la Justice, se libérer des structures qu’ils mettent en place comme on détruit une fourmilière d’un coup de pied. L’abolitionnisme dans nos pays est aujourd’hui comme une nouvelle lutte anticoloniale. Les héros de la résistance anticoloniale nous ont légué une mission : la lutte de classe interne à nos pays, qui a été laissée pour compte après la décolonisation et qui fait aujourd’hui que les coutumes et les hiérarchies traditionnelles oppriment des gens qui sont encore traités comme des esclaves, et torturés s’ils cherchent agir en personnes libres.
• Propos traduits en anglais
Biram stated in his speech that all the laws will be useless without an ideological revolution. In Mauritania we demystified these laws, he said, these books that upheld slavery as a divine law, and the social classes that entrench these mystifications because they are in their interest. We must get rid of this social class that places itself above Justice, free ourselves of the structures they put in place like one destroys an ant-hill with a kick. Abolitionism in our countries today is like a new anticolonial struggle. The heroes of anti-colonial resistance legated us a mission: the class struggle internal to our countries, which was left behind after the colonialist left and today means that traditional customs and hierarchies oppress people that are still treated like slaves, and tortured if they seek to act as free persons.
Tweikerda, localité située dans une zone agricole à la limite de la frontière entre les régions du Trarza et du Brakna, relève de la commune de Lexeiba 2, peuplée par des paysans d’origine servile qui ensemençaient – entretenaient et récoltaient – les périmètres arables, déjà au 19ème siècle. Autour du lac « Koundy » les activités agro-pastorales augmentent et s’étendent au rythme de la démographie. La population Hratin du lieu appartient à la tribu « Oulad Byèri » qui regroupe nombre de fractions, aussi influentes les unes que les autres.
Les autorités coloniales décernaient des titres fonciers, durant les années 1950, à la chefferie des « Oulad Byèri ; celle-ci en a bénéficié, au nom de la famille Ehl Cheikh Sidiya; or, la loi 60/130 ratifiée le 5 septembre 1960 et l’ordonnance 1983/127 portant réforme foncière et domaniale annulent la tenure tribale du sol et octroient la propriété définitive de la terre aux cultivateurs.
Néanmoins, le maire de la commune de Lexeiba 2, Monsieur Yacoub Ould Moussa Ould Cheikh Sidiya, au titre de son prestige religieux et historique, considérerait les parcelles en litige, comme un bien de sa famille ; ainsi, en vendrait- il aux opérateurs de l’agrobusiness et ce, avec la complicité des fonctionnaires, notamment des gouverneurs, préfets, brigades de gendarmerie et magistrats ; plusieurs agriculteurs se retrouvent, du jour au lendemain, privés de champs, accentuant ainsi leur vulnérabilité.
Un exploitant, inconnu des natifs de la localité, venait, ces dernières semaines, défricher des arpents qu’il prétend avoir achetés au maire de Lexeiba 2. La population s’interposa d’où le prétexte d’une intervention, souvent brutale, des forces de l’ordre dominant. La première vague d’arrestation se déroulait le 27 mai 2021. Cependant, Yacoub Ould Moussa rejette de telles accusations et précise avoir emménagé en commun avec les cultivateurs Hratin et à leur bénéfice, 40 hectares. De surcroît, il nie la moindre entrave aux droits des paysans. L’affaire de la fameuse vente résulterait, alors, d’un acte frauduleux. L’initiative de résurgence abolitionniste en Mauritanie (Ira-M) dépêchera une mission sur place, afin de réitérer son soutien aux victimes d’expropriations à grande échelle, dans la plaine de la Chemama.
Il importe de rappeler que les contentieux du genre se généralisent un peu partout sur le territoire et opposent les résidus de féodalités anachroniques, revigorés par la gouvernance ouvertement raciste des deux ex-présidents (Taya et Aziz) contre les descendants d’esclaves et autres travailleurs de la terre, issus des communautés noires autochtones. En dépit des assurances du Président de la République Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, l’appareil de justice et l’administration territoriale incarnent la résistance de la minorité, à l’implacable demande d’égalité. La situation semble aussi grave à l’Est du pays, en particulier l’Assaba et les deux Hodhs où les entités centrifuges – tribu, fraction, clan, famille – ne cessent de grignoter ce qui subsiste d’un Etat en faillite graduelle depuis le premier coup d’Etat, en 1978.
A. La mise sous contrôle judiciaire, dès le 31 mai 2021, concerne les prévenus :
1 Issa Soueidi 2 Mohamed Mahmoud Ahmed Werzeg 3 Mohamed mahmoud M’Bareck 4 Cheikh Mowloud 5 Sidi Mohamed Ali
B. Le 7 juin 2021, après 4 jours de détention préventive, les pensionnaires du commissariat de police de Lexeiba 2 recouvraient la liberté mais sous contrôle judiciaire strict:
8 Issa Souedi 9 Mohamed Mahmoud Ahmed Werzeg, âgé de 75 ans, (image jointe)
D. Voici le rappel du droit en vigueur, que violent les décisions et comportements du personnel de la fonction publique, à commencer par les juges:
Article 3.-Le système de la tenure traditionnelle du sol est aboli. Art 4.-Tout droit de propriété qui ne se rattache pas directement à une personne physique ou morale et qui ne résulte pas d’une mise en valeur juridiquement protégée est inexistante. Art.5.-Les immatriculations foncières prises au nom des chefs et notables sont réputées avoir été consenties à la collectivité traditionnelle de rattachement. Art.6.-Les droits collectifs légitimement acquis sous le régime antérieur, préalablement cantonnés aux terres de culture, bénéficient à tous ceux qui ont, soit participé à la mise en valeur initiale, soit contribué à la pérennité de l’exploitation. Art.7.-Les actions foncières collectives sont irrecevables en justice. Les affaires de même nature actuellement pendantes devant les cours et tribunaux seront radiés des rôles sur décision spéciale de la juridiction saisie. Les arrêts ou jugements de radiation sont inattaquables. Art.8.-Toute forme d’affermage de la terre non conforme à la Chariâa est prohibée ; les parties ne peuvent, par leurs conventions, déroger à cette disposition d’ordre public. Art.9.-Les terres « mortes » sont la propriété de l’Etat. Sont réputées mortes les terres qui n’ont jamais été mises en valeur ou dont la mise en valeur n’a plus laissé de traces évidentes.
✓ Mali Bamako – Clichés d’affiche de certaines personnalités ayant pris part au forum régional pays G5_associatif autour des problématiques de l’esclavage dans nos pays | 8 juin 2021
On retrouve Mr AliouneTine Expert Onusien des droits humains, Mr BiramDahAbeid Président des réseaux IRA-Mauritanie, DiaguilyMaroKenoute, Responsable du RMFP Ganbanaaxu_Mali , Mr BoubacarN’djim , Président de Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’homme et d’autres représentants antiesclavagistes maliens (Temedt) et nigériens
Pour Ibrahima Moctar Sarr, président de l’AJD/MR, c’est aux négro-africains d’assumer pleinement leur lutte de libération.
Le chef des Rénovateurs, candidat aux élections présidentielles de 2007, 2009 et 2014, Ibrahima Moctar Sarr, a affirmé sur avomm.com : «On a dit beaucoup de choses ces derniers temps à propos de BDA. Certains vont jusqu’à dire qu’il a trahi les négro-africains qu’il se proposait de libérer. »
«Personnellement je pense que Biram a pris des initiatives courageuses. Il s’est engagé de manière effective aux cotés des négro-africains pour dénoncer le génocide et l’exclusion dont ils sont victimes. Et je pense que si les leaders de la communauté arabe avaient agi comme Biram l’a fait, on aurait beaucoup avancé. Beaucoup de négro-africains ont suivi Biram en l’investissant comme l’unique leader pouvant faire aboutir leur lutte », a dit le président de l’AJD/MR.
«Le problème, me semble-t-il, c’est que Biram avait placé la barre très haut, et un moment il devait nécessairement revoir sa stratégie, comme je lui avais d’ailleurs conseillé quand il est venu me rendre visite dans mon bureau. Ceux qui voulaient faire de la lutte par procuration ont crié à la trahison, alors que la priorité pour Biram a toujours été claire : c’est le combat contre l’esclavage. Et quoi de plus légitime d’ailleurs? », a encore affirmé Ibrahima Moctar Sarr.
« Ce sont ceux qui crient à la trahison qui devraient peut-être faire preuve d’humilité en assumant le fait qu’ils se sont peut-être trompés. Notre collaboration avec Biram se fera sur le terrain, mais c’est aux négro-africains d’assumer pleinement leur lutte de libération », a estimé IbrahimaMoctar Sarr.
C’est avec une profonde tristesse que j’évoque ce fléau qui gangrène le cœur d’une société dont le troisième pilier de sa religion est la « Zakat » qui signifie « l’aumône obligatoire purificatrice». Cela éclaire, sans doute, davantage mes lanternes sur l’hypocrisie d’un grand nombre de mes coreligionnaires qui prétendent aimer Allah et pourtant ne prennent pas graine de ses injonctions. Des hommes dont les actes sont en permanence aux antipodes d’une religion qu’ils feignent d’aimer avec ferveur. Il est presqu’impossible de rester de marbre face à la situation du 3/4 de la population qui vivent en loque dans la précarité sans subvention. Qui grelottent de faim, de froid et de l’effroi ; dont certains s’éteignent silencieusement d’inanition. J’ai mal à ce pays qui m’a vu naître et grandir comme j’ai mal au cœur quand j’observe avec un œil contemplatif ces pauvres gens qui font flèche de tout bois en vain, chaque jour, pour mettre du beurre dans les épinards. Ils ont beau remuer ciel et terre, ils ne s’en sortiront pas. Parce qu’ils sont condamnés par des politiques à tirer sans trêve ni repos le diable par la queue.
J’ai vu un homme au regard piteux dont je vais taire le nom de sa communauté, fixer le ciel comme pour lui reprocher quelque chose. J’ai eu envie de lui dire que le ciel n’est point responsable, n’y est pour rien de son misérable train de vie. Il travaillait comme un bagnard cependant, il ne gagnait que 3000 MRU (équivalent de 68€) par mois. Je le voyais toujours à Kouva car il habitait là-bas. Kouva : un bidonville méconnu de nos responsables politiques. Oui, méconnu, car je ne connais pas un seul président qui a mis le pied dans cet endroit.
Dans ce bidonville, j’ai vu également un couple avec leurs 4 enfants partageaient une baraque de 4 m sur 3,5. Un homme gueux comme un rat d’église. Il se réveille aux premières lueurs d’un potron-minet pour aller à la quête de sa pitance journalière. Quelquefois, il fait la manœuvre pour avoir de quoi sustenter sa famille. Des misérables, des damnés de la terre, j’en rencontre presque partout dans cette ville séparée par une invincible cloison invisible ; avec des opulents d’un côté et des indigents de l’autre.
La misère est sans nom au sein de ce pays. Alors je souffre de cet espace géographique hypocondriaque où les humains sont traités comme je ne sais quoi au nom d’on ne sait quoi. À défaut des qualificatifs adéquats, je dirais, comme des immondes. Je me meurs de la souffrance de ce corps affecté que l’on refuse de soigner les balafres, que l’on observe passivement l’éclat de son âtre tirer à petit feu sa révérence. Que restera-t-il de ma Mauritanie dans dix, vingt ans ? Plus d’humanisme ? Un taudis où croupissent des hommes sous la férule d’une fatale injustice ?
J’ai mal à ce pays où une myriade de jeunes gens traînent, déambulent sur les trottoirs pour recourir la générosité des passants. Ces enfants qui n’ont pas choisi de n’être des enfants de personne. Ils marchent nu-pieds. Souvent lapidés par les frimas, ils tremblent de froid. Ce sont des abandonnés, sans doute, des laissés-pour-compte, somme toute. On les fait tourner en bourrique. Quelques abrutis leur demandent de chanter avant de jeter un jeton dans leurs sébiles. Amère, la vie de ces condamnés aux enfers telluriques ! Où sont ces sans-cœurs qui les ont mis au monde ? Sont-ils sereins en sachant que leurs enfants dorment à la belle étoile souvent dans la rue ? On ne peut au moins du monde l’être, à moins qu’on soit une victime des textes fallacieux qui nous promettent le paradis dans l’autre monde en échange de l’abandon de nos progénitures. Dieu n’aime pas les parents qui abandonnent leurs mômes. Et pourtant nous prétendons les faire en Son nom. Abandonner les anges, laisser mourir les pauvres, si c’est cela ta religion chère Mère donc je suis un renégat. Heureusement, la paix est la seule religion de Dieu. Elle, seule, mérite égard.
L’insoutenable, c’est aussi, le sort de ces enfants que je rencontre chaque jour à Neteuk comme un peu partout dans la ville ; ces enfants éboueurs qui méritent une place sur les bancs des écoles. Cependant, à cause du non-respect de la Charte de l’article 26 de la déclaration onusienne qui stipule que : « toute personne a droit à l’éducation. » Et aussi de l’article 11 de la Charte Africaine et les droits de l’enfant qui encourage la fréquentation des établissements scolaires et invite les États à assumer cette responsabilité. Sommes-nous dignes d’appartenir à la communauté mahométane ; quand Mohammed(PSL) lui-même affirme que : l’acquisition de la science est une obligation qui incombe à tout musulman et à toute musulmane ? Ou bien, de notre islam, il ne reste que le nom ? La forme ? Hélas, tous les matins, ils grimpent des charrettes pour aller chercher de quoi mettre sous la dent au lieu d’être dans des temples du savoir pour faire leurs humanités.
Les conditions de vie de ces hommes et femmes de Mendez, de Melaha, de Toujinine et tutti quanti, pour ne citer que ceux-ci me laissent coi et me portent à croire que l’âme de ce pays est entachée. Car il est plus qu’absurde de voir dans une république islamique des hommes qui souffrent de la famine pendant que d’autres roulent sur l’or et regardent insensiblement leurs frères et sœurs tenaillés par la faim. A-t-il la foi, celui ou celle qui dort le ventre plein sachant que ses voisins n’ont pas de quoi à tromper leur faim ?
J’abhorre cette maladie mortelle qui consume l’âme de cette patrie dont je me donnerais avec autant de persévérance comme un sacerdoce ministériel pour soigner ses blessures.
Une humanité se dégage des oripeaux de cette morale qui s’effrite, c’est pourquoi il m’est interdit le généralisme. Quelques Abû bakr Saddiq sont encore vivants, et donnent de leur bien à ceux qui vivent d’expédients, aux indigents.
J’ai appris récemment via un blog que le Président de la République avait donné des assurances maladie aux pauvres. Certes, un acte qui mérite d’être salué. En effet, si la voix d’un jeune pauvre et désarmé peut avoir une considération, fût-elle infime, Mr le Président de la République, j’aimerais que vous sachiez que donner les assurances maladie aux pauvres, c’est bien, mais les nourrir, c’est mieux, car les pauvres de ce pays ne sont pas malades, ils crèvent de faim. Une myriade des pauvres qui languissent sur les lits des hôpitaux souffrent de la cadence des vitamines.
Ces invalides, lapidés par le vent et dont le soleil porte en ébullition leur cerveau ne méritent-ils pas une assistance ? L’État n’est pas censé les prendre en charge ? La réponse est obvie. Je suis envahi par une profonde contrition de constater qu’il ne demeure de la devise de ce pays que des mots sans signification réelle ou concrète dans le quotidien. Aucun peuple ne peut prétendre avoir l’honneur quand ses faibles ne sont pas mis à l’abri et protégés puisque la grande d’une nation se mesure à la manière dont elle traite ses pauvres ; ni ne peut se prétendre juste quand ses biens communs sont dilapidés par un groupe de gens pendant d’autres vivre dans un dénuement sans nom. Et la fraternité est sans signification là où les hommes se regardent en chiens de faïence. Et se font des sourires sardoniques.
Nous avons beau rêver d’une Mauritanie juste et équitable, cependant, tant que nous ne nous réveillons pas de notre léthargie, ces rêves ne demeureront que des simples défilements d’images comme on regarde la télé. Beau, certes, mais cela n’a aucune incidence sur le progrès de notre pays. Réveillons-nous.
Mouhamadou Sy rejoindra l’équipe de Martin Hairer Médaille Fields 2014 (grâce à sa théorie des structures de régularité qui ont permis de résoudre des problèmes mathématiques extrêmement difficiles et restés sans solutions depuis des décennies). Pr. Hairer a également reçu le Breakthrough prize en 2021, prix qui récompense des chercheurs ayant accompli des avancées majeures en Sciences. Il est par ailleurs membre de la Royal Society.
Le mauritanien est connu du grand public notamment en Afrique pour son engagement pour les langues africaines, MouhamadouSy est avant tout un mathématicien. Il a en effet soutenu sa thèse à l’université Cergy Pointoise en 2017 et depuis, il avait rejoint l’université de Virginia aux USA où il enseignait les mathématiques parallèlement à ses recherches portant sur les équations de la physique mathématique.
MouhamadouSy a publié plusieurs articles dans son domaine de recherche notamment l’Analysis and PDE Review, ou Archive of Rational Mechanics and Analysis et biend’autres.
Le grand public l’a découvert en 2016 quand il publia le premier livre de mathématiques en Pulaar: Bindannɗe Hiisankooje chez Papyrus Afrique. L’ouvrage eut un franc succès en Afrique et reçu en grandes pompes à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar lors d’un colloque scientifique consacré à Cheikh Anta Diop. En 2019, le mathématicien publie le premier tome de son second ouvrage intitulé Gannde Hiisiwe. En plus de l’édition papier cette fois-ci, il rend le livre gratuitement accessible en ligne en format PDF. Rappelons que le Pulaar (Peulh) est parlé dans environ 26 pays africains et qu’au-delà. Plusieurs personnalités et organisations avaient tous bien accueilli son ouvrage en louant son utilité publique.
Après son séjour aux USA MouhamadouSy revient en Europe mais à Londres cette fois-ci, il est recruté à Imperial College London, l’une des dix premières universités du monde selon le QS Ranking et le Times Higher Education.
Enfin, en collaboration avec MartinHairer, MouhamadouSy travaillera sur des problèmes en théorie des équations aux dérivées partielles stochastiques fortement singulières, ces problèmes ont diverses applications en physique.
Signalons que le jeune prodige ne délaisse pas pour autant les langues africaines puisque le tome 2 de Gannde Hiisiwe devrait sortir courant 2022.
Le Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès (R.M.F.P) est surpris et consterné de voir sur les réseaux sociaux des vidéos de propagandes faisant la promotion des coutumes esclavagistes. Mr Diarra Mahamadou est un web-activiste qui n’a aucune connaissance de cette pratique honteuse qui a fait plusieurs morts, des milliers de déplacés. Nous demandons un peu de respect pour nos morts et déplacés. Nous demandons à l’activiste Mr Diarra Mahamadou de se ressaisir et d’éviter toute tentative de récupération dans cette affaire car toute charte communément appelée LAADA qui ne s’applique à une seule est simplement une forme d’esclavage. L’esclavage est une réalité dans cette région et toute la communauté internationale est au courant de ces atrocités et lynchages de tout genre , la dernière activité en date est une preuve que cette pratique est toujours d’actualité grâce à la participation de toutes les organisations de défense des droits de l’homme, la conférence du 22 Mai 2021 a réuni plus de 450 participants de tout bord et de tout continent qui a rassemblement choqué les gens qui vous ont employés à faire ses sorties médiatiques maladroites et sans fondement. Les personnes avec lesquelles vous avez fait le déplacement sont des personnes qui font l’objet de poursuites au niveau de plusieurs juridictions du Mali y compris le Maire de Madiga Sacko qui est recherché par le Tribunal d’Instance de Diema et qui ont été surpris de l’engouement des autorités de la transition qui sont prêts à en découdre avec cette horrible affaire. Nous avons été toujours ouverts au dialogue et au débat,GAMBANA est un idéal et elle verra le jour, elle est une organisation qui vit de ses cotisations de ses militants et n’a jamais bénéficié d’aides extérieures ou de subventions de la part d’une quelconque organisation non gouvernementale ou d’institutions nationales ou internationales. Traiter le RMFP d’organisation fantoche et d’organisation qui sème la violence est un montage de toute pièce en collaboration avec des organisations esclavagistes voire criminelles. Ce que vous ignorez, le Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès est une association légale reconnu par l’Etat Malien qui jouit de tous ses droits et est présente dans toutes les localités de Kayes.
Nous condamnons avec la dernière rigueur les calomnies, les fausses allégations, les mensonges grotesques et de dénigrement de ce web-Activiste. Le Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès se réserve le droit de recourir à la justice pour toute fin utile.
Pour le Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès.
🟢 Une attestation attribuée par les organisateurs MSDH et RMFP de la conférence du 22 mai à Bamako, pour les modestes efforts de communication via notre BLOG autour de cet événement important pour les droits humains. Merci au frère et camarade Boubacar NDJIM et ses partenaires. Moi influenceur…!? C’est trop dire lol…😂
Élément Media reportage sur la conférence du 22 mai 2021
✓Une reconnaissance dédiée à nos camarades et parents « invisibles » qui affrontent vaillamment divers harcèlements, privations et intimidations dans les localités soninké (au Mali, en Mauritanie, au Sénégal et en Gambie) avec une certaine complicité de nos autorités publiques parce qu’ils refusent les coutumes esclavagistes et féodales. Une grande pensée aux victimes de Djandjoumé, feu tonton MountakhaDiarisso et ses camarades martyrs sauvagement assassinés par des extrémistes féodalo-esclavagistes dans la nuit du 1 septembre 2020 : https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=26219&LangID=F
Dans le cadre de la lutte contre l’esclavage au Mali le Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès (R.M.F.P) en partenariat avec le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (M.S.D.H) organise une conférence débat autour de la question. Etaient présents à La 1ere Edition de la conférence sur l’esclavagisme des institutions nationales et internationales, la Commission Nationale des Droits de l’Homme, les membres des organisations de la société civile, les confessions religieuses les organisations de la diaspora et les organisations de femmes etc. Il s’agit de : Mr le Gouverneur du District de Bamako ; Mr le Conseiller Spécial de la Cour Constitutionnelle du Mali ; Mr le Conseiller Spécial du Premier Ministre du Mali Mr le Conseiller Spécial du Président du Conseil National de Transition du Mali Mr le Représentant du Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des sceaux du Mali ; Mr le Représentant du Ministre de la Réconciliation Nationale du Mali ; Mr le Représentant du Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile du Mali ; Mr le Représentant du Ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales du Mali; Mr Le Président de la Commission loi du Conseil National de Transition du Mali ; Mr le Directeur Régional de Bamako de la Police Nationale du Mali ; Mr le Directeur Régional de Bamako de la Gendarmerie Nationale du Mali ; Mr le Bâtonnier de l’Ordre des Avocats du Mali (O.A.M); Mr Le Représentant des Syndicats de la Magistrature du Mali (SAM et SYLIMA) ; Mr le Représentant du Chef de la délégation de l’Union Européenne au Mali (U.E) Mr Le Chef de Division de la Mission des Nations Unis pour la stabilisation du Mali (MINUSMA); Mr le Président de la Commission Vérité Justice et Réconciliation du Mali (C.V.J.R) Mr le Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme du Mali (CNDH) Mr Le Coordinateur Campagnes et Mobilisation d’Amnesty International Mali Mrs Les membres du cadre de concertation des Organisations de défenses des Droits de l’homme au Mali Mr Le Président du Comité d’organisation du Dialogue National Inclusif du Mali (D.N.I) Mr Le Représentant du Haut Conseil Islamique du Mali (H.C.I.M) Mr le Coordinateur des Chef de quartiers de Bamako Mme La Présidente du Conseil de fonds d’indemnisation des victimes de la Cour Pénal International au Mali ; Mr Le Président du Barreau Pénal International (B.P.I) ; Mr Le Vice-Président du Barreau Pénal International (B.P.I) Mme La Directrice Exécutive de l’Association des Jeunes pour la Citoyenneté Active et la Démocratie (A.J.C.A.D) Mrs Les responsables des Coordinations et membres du Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme(M.S.D.H) ; Mrs Les responsables des coordinations et Membres du Rassemblement Malien pour le Progrès et la Fraternité (R.M.F.P) ; Mr Le Président de la Coalition Nationale de la Lutte contre l’Esclavage au Mali (CONALEM) ; Mr le Président de la fédération Internationale et Nationale des KULUBALITON ; Mme la Présidente de la Fédération Nationale des handicapés du Mali ; Mme la Coordinatrice du Projet Esclavage et Migrations Forcées ; Mr Le Président de la Coordination des Organisations Africaines de lutte contre l’esclavage (C.C.E.S) ; Mr Le Président de l’Association Sénégalaise des Soninké pour l’Egalité et le Progrès (ASSEP SENEGAL) ; Mr Le Représentant de l’ONG Organisation pour la Réflexion, la formation et l’éducation à la Démocratie et au Développement (ORFED Mali) ; Mr le Secrétaire General de l’Association pour la Consolidation de la Paix, le Développement, la Protection et la Promotion des Droits Humains (TEMEDT) ; Mme la Présidente de l’ONG l’Association pour la Promotion Juridico-Economique de la Femme et de l’Enfant (PROMODEF) ; Mr Le Représentant du Directeur Scientifique du Laboratoire d’Études et de Recherche en Droit, Décentralisation et Développement Local (LERDDL) ; Le Représentant de la Maison de la presse du Mali. Et Beaucoup de grandes personnalités de l’Etat ont faits acte de présence à cette conférence. De ce fait beaucoup de résolutions ont découlés de cette conférence historique.
✓LES RESOLUTIONS ISSUES DE LA CONFERENCE DU 22 MAI 2021 DE BAMAKO:
Informer et sensibiliser l’opinion nationale et internationale sur l’existence de la pratique ; Appliquer les résolutions issues du Dialogue National Inclusif (D.N.I) à propos des pratiques liées à l’esclavage par ascendance au Mali dans la région de Kayes ; Ne plus appeler ou traiter quelqu’un d’esclave ; Informer et attirer l’attention de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (C.E.D.E.A.O) et l’Union Africaine (U.A) sur des faits concernant tous les villages soninkés de la zone Ouest africaine ; Mettre en garde contre d’éventuels troubles ethniques ; Demander aux communautés concernées d’éviter la stigmatisation ; Inviter l’Etat et la société civile à travailler dans l’information et la sensibilisation des communautés concernées ; Bâtir un monde respectueux de l’espèce humaine, sans considération de races, d’ethnie ou autre en organisant des assises nationales dans le pays soninké ; Rejeter toutes formes de coutumes de promotion de l’esclavage par ascendance par exemple le LAADA (qui signifie la charte ancestrale en Mandingue) qui oblige les descendants d’esclaves à travailler pour leurs maitres ; Abolir l’esclavage coutumier ou esclavage par ascendance par circulaire, ordonnance ou décret dans un premier temps avant la loi ; L’arrêt immédiat d’agressions sexuelles sur les femmes des descendants d’esclaves; Inciter les acteurs de la chaine pénale du Mali à appliquer le code foncier et domanial pour l’appartenance des terres cultivables; Expliquer aux chefs des villages concernés de respecter les décisions de justices car nul n’est au-dessus de la loi ; Inviter les administrateurs civiles à plus d’impartialités dans le règlement de ces conflits ; Accompagnement des victimes à travers la saisine de la Cour Pénal International ; Organiser dans les plus brefs délais une rencontre de haut niveau par visio-conférence entre les initiateurs de cette conférence et le bureau exécutif du Barreau Pénal International ; Demander au Barreau Pénal International (B.P.I) de se constituer comme défenseur des victimes des pratiques à l’esclavage par ascendance auprès de la Cour Pénal International pour dénoncer cette pratique en vue de les indemniser ; Demander au Barreau Pénal International (B.P.I) de saisir le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’Homme pour accentuer les communications visant à stopper toutes les atrocités liées à cette pratique ; Inviter les partenaires techniques et financiers du Mali à apporter leur soutien dans le cadre de la lutte contre l’esclavage au Mali ; Accélérer tous les dossiers en souffrance des victimes auprès des juridictions compétentes ; Faire le plaidoyer notamment pour l’adoption de la loi contre l’esclavage par ascendance au Mali tout en cherchant les raisons du blocage autour de cette loi ; Faire une proposition de projet de loi et le soumettre à l’Etat ; Mettre les victimes à l’aise en leur offrant une tribune pour raconter les pratiques inhumaines auxquelles elles ont été confrontées ; Sensibiliser les victimes à recourir aux moyens juridiques légaux pour réclamer leurs droits ; Mettre en place une commission pour le retour des déplacés dans leurs villages respectifs avec le concours des partenaires techniques et financiers ; Mettre un mécanisme de prévention des tortures sur l’espèce humaine auprès des autorités compétentes ; Production d’un rapport mettant l’accent sur la lutte contre l’esclavage par ascendance chaque trimestre par les initiateurs de la conférence du 22 Mai 2021 de Bamako ; Impliquer d’avantage les acteurs politiques dans la résolution de ce conflit intercommunautaire en vue de mieux cerner la question de l’esclavage ; Mettre l’accent sur l’implication des leaders religieux pour lutter contre la pratique de l’esclavage ; Que l’Etat fasse une condamnation sans précèdent à travers un communiqué sur toutes les atrocités liées à cette pratique pour élucider sa position; Obliger à l’Etat à faire reconnaitre cette pratique par tous les chefs des villages concernés par risque de ne pas être exposés à des sanctions; Mettre à la disposition des acteurs de la chaine pénale des moyens techniques, humains et financiers dans l’accomplissement de leurs missions Inciter Les magistrats à se servir des instruments internationaux ratifiés par le Mali pour réprimer les auteurs et les faits relatifs à la pratique de l’esclavage ; Sensibiliser les acteurs de la chaine pénale à faire preuve de bon discernement lors des qualifications des infractions découlant de la pratique de l’esclavage par ascendance ; Punir tous les acteurs de la chaine pénale qui monnayent les procédures des justiciables liées à la pratique de l’esclavage par ascendance ; Faire en sorte que le Mali transpose les instruments juridiques internationaux auxquels il a souscrit, dans son système interne, car l’applicabilité desdits instruments passe forcément par l’utilisation de ces instruments juridiques ; Les acteurs de la chaine pénale doivent plus utiliser ou appliquer les traités et conventions ratifiés par la République du Mali ; Faire en sorte de rencontrer le Président de la Transition, le Premier ministre de la Transition et le Président du Conseil National de Transition dans les prochains jours pour la présentation des résolutions et la proposition du projet de loi issues de la conférence du 22 Mai 2021 sur l’esclavagisme au Mali. Inciter les Etats dont le phénomène de l’esclavagisme est présent de tout mettre en œuvre pour l’éradication sans condition de cette pratique d’une autre époque ; Mettre en place un mécanisme de suivi et de contrôle de ces résolutions qui aura pour objectifs d’apprécier les résultats obtenus à court, moyen et long terme.
FAIT A BAMAKO LE 22 MAI 2021 POUR LE COMITE D’ORGANISATION
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