Mauritanie | Émigration clandestine : Démantèlement de réseaux de trafiquants (L’Authentique)

L’Authentique – Les forces de l’ordre ont démantelé lundi à Nouakchott, ce qui est considéré comme un « embryon » de réseau de trafic illicite de migrants. Il s’agit d’un groupe de jeunes ciblés pour la campagne qu’ils mènent auprès de jeunes travailleurs de l’informel (tailleurs, taximen, maçons, manœuvres, plombiers, électriciens, petits commerçants…) bonifiant l’aventure vers l’Europe en mer.

Banalisant les énormes difficultés que présente cette aventure et soutenant en substance que le pourcentage des réussites est très largement supérieur à celui des échecs et que le nombre de pertes humaines en mer est largement exagéré par la presse, les jeunes cibles ne s’empêchent pas d’offrir leurs services à ceux qui seraient tentés de prendre la mer.

Le démantèlement du Réseau serait réussi après qu’une Taupe ait fait part à la police de la rencontre qu’il a eue avec un homme, présumé cerveau du groupe. Convoqué, ce dernier a rejeté les accusations portées contre lui.

Les soupçons contre lui vont demeurés toutefois après l’interrogatoire de deux jeunes, retrouvés en sa compagnie qui auraient livré des informations le compromettant. Ces derniers ont en effet reconnu avoir été approchés par le Monsieur » qui leur miroitait le voyage vers l’Europe par mer.

Conduit à la Police, l’homme aurait été relâché, pour manque de preuves formelles contre lui. Il faut dire que ces derniers mois, un trafic intense de migrants vers l’Europe a été remarqué de la Mauritanie, du Sénégal et de la Gambie, vers l’Europe.

De nombreuses aventures ont pris fin dans les eaux territoriales mauritaniennes avec leurs cortèges de morts. Et ceci malgré le démantèlement de nombre de réseaux dans les pays cibles.

Si les candidats à l’émigration se font tant nombreux ces derniers mois, c’est que non seulement certaines aventures ont bel et bien été couronnées de succès, mais plus, les montants à verser par les candidats aux trafiquants sont été nettement revus à la baisse, crise du covid oblige.

De 1500 Euros, la caution ne serait plus que de 700 Euros, les trafiquants ayant joué sur la qualité et la robustesse des pirogues utilisées. Et ce serait exactement ceci qui serait à l’origine des dernières déconvenues enregistrées ces semaines en mer où de nombreuses pirogues guère préparées au voyage, ont fini par être renversées par les vagues si elles ne se plombent pas sous l’effet du poids des migrants.

Aux dernières nouvelles, nous avons appris que des candidats à l’émigration clandestine ont été interceptés en début de présente semaine, au large des côtes entre Nouakchott et Nouadhibou. Ils auraient échoué sur la plage après l’accident de leurs pirogues qui a fait cinq morts, soixante rescapés.

D’après eux, ils seraient près de 200 passagers, répartis dans deux pirogues, qui ont quitté la ville de Mbour il y a plus d’une semaine pour rallier l’Espagne. Malheureusement, le vent n’était pas favorable à une telle aventure. Ils ont alors décidé de faire demi-tour, jusqu’en Mauritanie.

Beaucoup sont restés en mer sur le chemin du retour. Entre les mains des garde-côtes, il a été dénombré cinq décès, soixante (60) rescapés, dont deux en réanimation.

Autre information : dimanche 1er novembre, la marine sénégalaise a intercepté une pirogue avec 129 migrants clandestins à bord.. Trois femmes étaient parmi les 129 candidats à l’émigration irrégulière et quelques mineurs.

Le 2 novembre, une pirogue avec 72 personnes à bord s’est accostée sur un village situé entre Nouakchott et Nouadhibou après neuf jours d’égarement. Aucune perte humaine n’aurait été enregistrée.

JOB

©️ Crédit source: Post FB https://www.facebook.com/297319407063485/posts/3234301353365261/?substory_index=0

Les départs massifs et démesurés du peuple soninké pour l’Europe

Ismael TRAORE – La traversée de la mer Méditerranée ou Journey of uncertainty (Voyage d’incertitude) est certes devenue meurtrière, mais c’est le dépeuplement graduel de nos territoires qui me fait davantage peur.

C’est terrible et cauchemardesque ! N’avons-nous pas encore pris conscience du péril et de la gravité de la situation ? De même, ne nous rendons-nous pas compte, de nos jours, du départ massif de nos populations vers l’Espagne et la France qui restent les pays les plus convoités de L’Europe ?

Aujourd’hui, dans beaucoup de villages soninkés de la Mauritanie, dont je suis originaire, du Mali, du Sénégal, de la Gambie…, seuls les enfants en bas âge, les jeunes mariées, les vieilles mamans de 65 à 79 ans ainsi que quelques employés de domicile venus d’ailleurs, occupent les demeures.

Le phénomène est alarmant car, même les jeunes scolarisés, en l’occurrence, les collégiens, les lycéens voire les universitaires commencent à abandonner les études pour aller à l’étranger peu importe les risques qu’ils encourent. L’objectif n’est plus d’accroître leurs aptitudes intellectuelles et d’avoir des diplômes, mais plutôt de devenir milliardaires.

Il est bien et attrayant de posséder de belles voitures, de belles concessions et de jolies épouses. Mais comme le dit cet adage populaire : « Qui trop embrasse mal étreint ». La perte est à présent colossale tant humainement, matériellement qu’intellectuellement.

Il y a de cela plusieurs décennies, l’on quittait le cercle familial soit pour aller faire fortune, soit pour poursuivre ses études, et d’y retourner quelques années plus tard pour investir ou travailler, ou encore pour s’occuper des parents fragiles, vulnérables et irremplaçables.

Il était jadis perçu comme une malédiction pour un enfant et un abandon pour un père de partir très loin de sa famille pour une durée démesurée. Il en était de même pour un cadre qui choisissait de vivre à l’extérieur de son pays pour ses convictions philosophiques. Toutefois, les choses ont changé. Les Soninkés, désireux de mieux vivre, n’hésitent plus à risquer leurs vies en empruntant des voies clandestines périlleuses.

C’est ainsi qu’on les retrouve aujourd’hui partout dans le monde. Dès lors, le milieu rural devient synonyme de déguerpissement et/ou de renonciation et c’est à tous les échelons. Ainsi, s’il est avéré qu’au niveau de la diaspora « leur contribution à l’essor des économies nationales des pays d’immigration et d’émigration n’est plus à démontrer », il est tout de même indubitable que le peuple soninké, par le biais de la migration et de l’émigration a tendance à banaliser beaucoup de faits liés à la sécurité, au bonheur et bien-être des populations locales.

Enfin, si comme le dit ce proverbe soninké : « Il vaut mieux travailler à l’étranger que mourir chez soi », que deviendront alors nos villes/villages si tout le monde se sent obligé de partir au loin, en quête d’une vie meilleure ? Aussi, la carence, autrement dit l’absence des membres masculins dans nos foyers ne constitue-t-il pas un danger d’éclatement éducatif et matrimonial pour nos communautés d’origine ?

Ismail Traoré

Étudiant-chercheur à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Limoges / France

ismael172017@yahoo.com

©️ Crédit source: http://cridem.org/C_Info.php?article=741893

L’assassinat de 4 militants antiesclavagistes à Djandjoumé (01/09/20): les témoignages émouvants de leurs familles.

À suivre les éléments médiatiques recueillis par JDX Production à Nioro :

L’âge n’y protège pas quand on décide d’attenter à la vie d’un esclave rebelle !

1 – Tonton Mountakha Diarrisso 73 ans

2 – Tonton Youssou Sissoko 72 ans

3 – Gossi Sissoko 44 ans

4 – Hamet Sissoko 45 ans

Pratiquement tout le village de Djandjoumé y compris certains de leurs proches obligés et courtisans de l’ordre féodalo-esclavagiste, A LAISSÉ FAIRE cet assassinat diaboliquement orchestré sur ces braves gens qui ne voulaient plus des humiliations sociales de cet esclavage coutumier par ascendance dans la communauté soninké.

A Lincoln disait :  » si l’esclavage n’est pas mauvais, rien n’est mauvais ».

En fait ce consensus explicite sur un pareil lynchage à mort dans un village de plusieurs centaines habitants en pleine soirée, ne peut être ourdi qu’à l’encontre des personnes déjà considérées comme socialement indignes et humainement dévalorisées parce qu’elles sont encartées et castées esclaves.

NOUS NE LES OUBLIONS JAMAIS…JAMAIS.

● La communication d’alerte publiée par des experts onusiens sur la situation : https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=26219&LangID=F

Ci-jointe une pétition à signer pour soutenir cet engagement contre l’esclavage par ascendance https://www.change.org/p/united-nations-esclavagisme-par-ascendance-et-atrocit%C3%A9s-en-milieu-sonink%C3%A9-au-21%C3%A8me-si%C3%A8cle?recruiter=false&utm_source=share_petition&utm_campaign=psf_combo_share_initial&utm_medium=whatsapp&utm_content=washarecopy_24716064_fr-FR%3A3&recruited_by_id=e909d1a0-f784-11ea-8fcf-79bb7a7891fd

©️ KS pour le BLOG

🛑Flash- info : 4 militants abolitionnistes et antiesclavagistes assassinés dans la localité villageoise soninké de Diandioumé au Mali

Dans la soirée du 1 septembre à la nuit du 2 septembre 2020, les féodaux esclavagistes dans ce village soninké dans la zone de Nioro, ont attaqué plusieurs familles de la communauté antiesclavagiste Ganbanaaxu. Une descente criminelle qui s’est soldée par 4 tués et des blessés graves dont des femmes. D’après les premiers éléments recueillis du terrain, les hommes assassinés ont été lynchés, ligotés et abandonnés dans les eaux de pluies en pleine nuit.

Ils sont;

▪︎Monsieur Mountaga Diarrisso, un doyen âgé d’une soixantaine d’années, pilier de la communauté Ganbanaaxu de Diandioumé. Un vaillant membre qui avait été violemment agressé courant 2018 par les miliciens féodalo-esclavagistes de kingui.
▪︎Monsieur Diani hamet Sissoko
▪︎Monsieur Gossi Sissoko
▪︎Monsieur Issou Sissoko

Ils sont tombés dignement pour avoir voulu vivre Libres sans les humiliations sociétales de l’esclavage coutumier par ascendance dans la communauté soninké. À rappeler nécessairement, le laxisme ahurissant des autorités publiques maliennes, indexé à plusieurs reprises sur cette problématique de l’esclavage dans certaines zones notamment au sein des communautés soninkés. Aujourd’hui dans différentes localités soninkés en Afrique de l’ouest (Mali , Mauritanie, Gambie et Sénégal) , tout individu qui se réclame antiesclavagiste et refuse les assignations sociétales et statutaires de l’esclavage coutumier, est honni et visé par d’innombrables agissements agressifs. Certains cercles de pouvoirs publics dans nos pays sont dans le déni et l’indifférence face à ce phénomène qui cause des violations récurrentes des Droits humains.

Un énième signalement est urgent sur des commanditaires de ces actes criminels dans nos contrées villageoises. Ils sont ces cotisants de la diaspora soninké notamment en France, qui sont maliens, mauritaniens, sénégalais, gambiens et français ou double-nationaux . Leur activisme via différents groupes whatsapp d’appel à sévir contre les personnes qui rejettent les coutumes esclavagistes dans la communauté, porte une responsabilité évidente dans ces assassinats odieux à Diandioumé.

Nos condoléances attristées à toute la communauté Ganbanaaxu à travers le monde.

Paix à leurs âmes.

©️ Sources : Réseaux GANBANAAXU Mali RMFP

Par KS pour le BLOG

IRA – Mauritanie et le Parti RAG solidaires du Président Samba Thiam

Déclaration conjointe

IRA – Mauritanie et le Parti RAG solidaires du Président Samba Thiam

Dans la soirée du 10 au 11 juillet, le président des Forces Progressistes du Changement (FPC) Monsieur Samba Thiam, a été victime d’une agression. Sa résidence a été attaquée avec une violence inouïe dont l’objectif apparent était d’intimider. Les malfrats se sont attaqués au câble électrique reliant sa maison au réseau SOMELEC ce qui a endommagé le mur de l’édifice et pouvait provoquer un incendie dans le domicile par un court-circuit électrique.

Une attaque qui a tout d’une opération commanditée et téléguidée. Qu’est-ce que les promoteurs d’une telle violence reprocheraient-ils au camarade Samba Thiam ? Le courage de ses idées ? Son refus du compromis et de la compromission dans son combat pour toutes les causes justes ?

IRA – Mauritanie et le Parti Radical pour une Action Globale, attachés aux valeurs universelles des droits humains :


– Expriment, en ce moment difficile, leur solidarité avec le Président Samba Thiam,


– Condamnent avec vigueur l’agression honteuse dont il a été victime,


– Exigent des autorités nationales l’ouverture d’une enquête pour trouver les responsables de cet acte gravissime, tant les simples exécutants que les possibles commanditaires,


– Et enfin, exigent du pouvoir d’assurer, tel qu’il se doit, la sécurité des mauritaniens en générale et en particulier, celle des opposants.

Nouakchott, le 12 juillet 2020

IRA – Mauritanie
– Parti Radical pour une Action Globale

Tribune : Simone, veille sur Samba Thiam ! Par Mohamed Lam

Je n’ai jamais vu l’homme, je ne l’ai jamais connu, ni rencontré. Quand il quittait son pays, je n’étais pas né et quand il est revenu, je partais. À peu près pour les mêmes raisons : la recherche d’une place dans un environnement difficile et la reconnaissance d’une identité. Mais j’ai grandi, j’ai étudié et j’ai connu l’homme à travers des livres sur l’histoire politique de la Mauritanie. Aujourd’hui, je suis honoré de faire partie de son époque. Très honoré.

Samba Thiam, Qu’Allah veille sur toi.

Dans « Né pour la liberté » de Simone Weil, j’ai eu comme l’impression que le message est adressé au peuple Mauritanien. Le rêve de liberté et le sentiment qui l’accompagne, ce bonheur du passé, cassé par les années de braises, ce bonheur à venir dont certains enfants du pays veulent atteindre.

Il est désormais clair que ces derniers ne rêvent plus seulement de cette liberté mais œuvrent pour la concevoir et la voir se matérialiser. L’objectif étant désormais, plus que jamais, non pas d’atteindre la « liberté parfaite » mais de toucher « une liberté moins imparfaite que n’est notre condition actuelle ».

Il faut oser dire que les personnes Noires en Mauritanie sont en dehors du vrai jeu politique et des milieux décisionnels. Alors, il ne faut pas s’étonner que d’autres forces, mentales et intellectuelles, surgissent pour lutter et corriger les façons inégalitaires de traiter les questions sur l’ensemble.

D’oppression en oppression, on assiste aujourd’hui à l’intimidation des hommes libres puis à l’inaction des décideurs et à la négligence de l’importance de la vie humaine. On en arrive à s’attaquer à des hommes libres qui se battent pour la liberté de toute une Nation.

Quelle est la Mauritanie que nous voulons vraiment ? Celle qui ment et qui tue ? Celle qui discrimine et qui défavorise ? Celle qui méprise une partie de ses enfants au lieu de tous les protéger également ? Celle qui n’assume pas son passé ? Celle qui pille, qui vole, qui viole et qui écrase ?

Intimider un homme qui ne fait que pointer du doigt le creusement des injustices sociales et des inégalités de fortune est une méthode indigne. Un État qui se prétend être de droit, doit veiller à la sécurité de ses citoyens afin de pouvoir maintenir un équilibre raisonnable.

Il y a plusieurs raisons de ne plus accepter l’état actuel des choses. À force d’accepter l’inacceptable cela nous a tous conduit à une division profonde des valeurs de la République et les différents régimes politiques n’ont pas été inquiet de cet état de fait.

Mais nous sommes actuellement conscients que tout jugement porte sur un fait objectif mais ce jugement est souvent basé sur un tissu de nécessités.

Nous sommes également conscients que « l’homme vivant ne peut en aucun cas cesser d’être enserré de toutes parts par une nécessité absolument inflexible ; mais comme il pense, il a le choix entre céder aveuglément à l’aiguillon par lequel elle le pousse de l’extérieur, ou bien se conformer à la représentation intérieure qu’il s’en forge; et c’est ce en quoi consiste l’opposition entre servitude et liberté ».(S.Weil)

Je suis Samba Thiam…

Mohamed Lam
Écrivain Mauritanien
Humaniste et universaliste

©️ Crédit source: Reçu de l’auteur

Racisme en Mauritanie : l’autopsie du déni (IRA-MAURITANIE)

Note de synthèse

• Les faits

Le 23 juin 2020, par « message-radio » du Directeur général de la sureté nationale (Dgsn), le Général de division Mesgharou Ould Sidi, deux policiers du commissariat de Elmina1 dans la capitale Nouakchott, dont un brigadier, permutent avec leurs collègues du Hodh oriental, respectivement à Bassikou et N’beiket Lahwache, à l’extrême Est du pays, près de la frontière du Mali. La mesure d’éloignement, suggérée comme sanction, clôt une intense polémique sur l’image d’un jeune noir que deux agents, de teint clair, étranglaient, à même le sol, deux jours auparavant et devant témoins. Certes, la torture et la « crise cardiaque » durant la garde à vue relèvent de la banalité du traitement, lors de la détention, d’africains subsahariens, fussent-ils citoyens ou étrangers. L’indignation consécutive à la diffusion de la photographie résulte de la protestation, aux quatre coins du globe, contre le racisme et le « négrocide », après l’homicide de Georges Floyd, par un agent de type caucasien, le 25 mai 2020, à Minneapolis, ville des Etats unis d’Amérique.

La victime se nomme Abou Djiby Diop, âgé d’environ 20 ans et ressortissant, pulaarophone, de Mauritanie et natif de la ville de Maghama ; les auteurs de l’étranglement sont le brigadier Balle Ould Zeidane et son collègue sans grade, Ahmed Salem Ely dit Eleyat, tous deux arabo-berbères.
Au moment de l’incident où il aurait pu perdre la vie, le contrevenant présumé, Abou Diop, séjournait au commissariat El Mina 1 où il répondait d’une accusation de larcin. Profitant de l’inattention de ses gardes, il se sauve à toutes jambes, aussitôt poursuivi par les susdits lesquels parviennent à l’immobiliser, dans la posture du mouton de sacrifice. Selon les témoignages recueillis auprès des riverains, les deux policiers multirécidivistes rivalisaient de brutalité envers les civils. A la suite de sa capture, Abou Diop se retrouve menotté et jeté dans une cellule ; il n’existe, depuis, aucune information fiable sur son sort. Point davantage n’a-t-il été possible d’identifier le lanceur d’alerte dont la photo, de qualité moyenne, atteste, cependant, du zèle à l’administration de la bavure sur un adolescent désarmé et plutôt chétif, de constitution.


La dissimulation

Passé la séquence de la stupeur, voire de l’incrédulité devant la disproportion du geste et la charge symbolique de l’acte dans un environnement de racisme, l’engrenage du déni se mit à produire, sans discernement ni souci de la vraisemblance, l’habituel flots de relativisation, puis de démenti, enfin, d’invective, à l’endroit des défenseurs de l’égalité et de l’intégrité physique des gens. Dès 1987 – surtout grâce à la loi d’amnistie de 1993 – le système consolide une expérience touffue de contrefaçon, qui consiste à discréditer les militants des droits humains, au grief que leur refus de banaliser le mépris du noir, tient, en soi, d’une volonté de nuire à « l’identité arabo-islamique de la Mauritanie ». La fraude induite de la nécessité politique du mensonge devenait un réflexe, d’où la facilité du recours au faux.

Pour s’en rendre compte, il suffit que constater combien l’’intervention, sur les lieux, de l’honorable députée Coumba Dada Kane, eut l’effet étonnant de détraquer la machine : en 48 heures, l’affaire prit une tournure partisane. L’Etat de l’hégémonie ethno tribale et ses relais au sein de l’opinion se mirent à changer de version, d’une heure à la suivante. Il fut même insinué-comble d’inhumanité- que la victime venait du Mali et, à ce titre ne méritait tant de bruit.

• Epilogue et conséquences

A priori, Abou Djiby Diop aurait survécu, sous réserve d’une confirmation par un avocat ou une institution d’assistance aux prisonniers de droit commun. Sa mésaventure intervient dans le contexte de l’exécution de Abass Hamadi Diallo, près de Wending, pendant la nuit du 28 au 29 mai 2020, par un militaire en patrouille, le long de la rive mauritanienne du fleuve Sénégal. La communication des autorités, le réputa délinquant notoire, avant d’envoyer de l’argent à sa famille, aux fins d’en acheter le silence.

Au terme de deux décennies d’impunité d’une extrême violence à l’encontre de sa majorité d’ascendance noire, le gouvernement de la République islamique de Mauritanie porte la responsabilité de la négligence et de la fuite en avant, aux motifs éculés de patriotisme et de défense de l’ordre. Or, aucune des deux lignes de défense ne tient, longtemps, tant qu’elle s’appuie sur le fait accompli, comme fondement de la gouvernance. Partout, les honnêtes gens cessent de respecter une autorité qui les gave de promesses d’équité mais leur demande d’attendre encore, de patienter, d’espérer, de laisser le temps au temps. L’espoir déçu devient venin.

Pour le gouvernement de la Mauritanie, l’instant est plus que venu d’agir, avec courage et inventivité, en direction de la vérité d’abord, ensuite du compromis, au lieu de s’enfermer, toujours, dans les tripatouillages de dilettante, sous le sceau de l’improvisation et de l’incurie.

Initiative de résurgence abolitionniste en Mauritanie (Ira-M)
Nouakchott, le 25 juin 2020

©️ Crédit source: Réseaux IRA-MAURITANIE

Mauritanie  – Bavure à Mbagne : l’Armée « tue un charretier » (Le Maire)

L’Armée mauritanienne « a commis une bavure en tuant un charretier d’une quarantaine d’années » dans la localité de Wending dans la commune de mbagne (Sud). L’incident s’est déroulé, jeudi, vers 22h, a rapporté à Alakhbar le maire de Mbagne Assane Amadou Seck.
 
Abasse Rouguiy est le nom du charretier. Il transportait, pour un commerçant, de la marchandise que ce dernier voulait faire traverser frauduleusement vers le Sénégal, par le fleuve. Surpris par l’Armée, qui surveille la fermeture de la frontière en raison de la propagation de la Covid-19, les deux ont tenté de prendre la fuite, mais le charretier va recevoir une balle à bout portant dans la poitrine.
 
Le procureur de la République, le colonel de la gendarmerie et un colonel militaire ont fait le déplacement sur les lieux. Les parents préparent les obsèques du défunt qui est originaire de Dabane à quelques kilomètres de Mbagne.
 
Selon le maire, cet incident était prévisible : « Des jeunes de la commune qui s’étaient organisés pour stopper cette contrebande, en complicité avec des militaires, ont été arrêtés 72 heures durant au Commissariat de Mbagne et transférés à Aleg. J’avais alors saisi Ould Horma du Ministère de l’Intérieur sur le fait que Wending devenait une plaque tournante de trafic de marchandises entre les deux rives (Mauritanie-Sénégal) depuis la fermeture des frontières et que les pouvoirs publics devaient prendre cela au sérieux. Personne n’a voulu m’écouter. Voilà les dégâts. Malheureusement, l’histoire me donne raison».
 
L’Armée mauritanienne n’a pas communiqué sur l’incident.

alakhbar.info

Crédit source: https://www.chezvlane.com/Mauritanie-Bavure-a-Mbagne-L-Armee-tue-un-charretier-Le-Maire_a19769.html

Mauritanie/ Droits humains : « Sauvons une âme à la fleur de son âge blessée par un viol à Adel Bagrou! » Par Maham Youssouf

En ce moment ci où notre pays fête Elfitr dans la liesse malgré la psychose installé par le COVID 19, une jeune fille et ses siens se torturent dans l’âme et l’esprit.
Cette fille violée et déchiquetée dans son corps ce qui la marquera toute sa vie à tout de même besoin que justice lui soit rendue.
Cette justice même rendue, jamais cette innocente ne sera réhabilitée du fait des séquelles qu’elle traînera toute sa vie.
Cette affaire nième du genre ne doit pas rester impunie et le bourreau doit véritablement répondre de ses actes et doit être ester en justice.
Ces cas répétés de viol de jeunes filles haratines doit susciter une profonde réflexions sur les exégèses sur les quelles certains se basent pour commettre ces crimes de pudeurs et de foi, d’où la nécessité de les tamiser en les passant au peigne fin, afin de les purifier de l’esprit avilissant de l’instinct sexuel.
Finie l’impunité !
Justice pour la victime de viol d’Adel Bagrou!

©️ Crédit source: post FB de l’auteur 23 Mai 2020

Mauritanie, Abou Hafs: Le projet de loi sur le genre est dictée par les organisations et pays occidentaux mécréants (Audio transcrit , Source le Calame)

Au nom d’Allah, le Clément, le Miséricordieux
Louange à Allah, nous Le louons, implorons Son aide,⁰ Lui demandons pardon et cherchons refuge auprès de Lui contre nos propres maux et contre les actions mauvaises que nous serions amenés à commettre. Celui qu’Allah guide dans le bon sens ne peut être désorienté par qui que ce soit et celui qui est désorienté ne peut n’est pas guidé vers la bonne direction. J’atteste qu’il n’y a d’autre dieu qu’Allah seul qui n’a pas de partenaire et j’atteste que Mohamed est Son serviteur et Son messager Et je témoigne que Muhammad est son serviteur et messager, que celui-ci a fait parvenir le Message, s’en est acquitté avec honnêteté, a servi loyalement la Nation et a accompli le Jihad jusqu’au bout sur la voie d’Allah.


La loi sur le genre ou la loi portant protection de la femme et de la jeune fille, comme elle a été appelée récemment, est une dangereuse loi. Il s’agit d’une très mauvaise loi. Cette loi réunit plusieurs défauts : c’est une législation ne tenant pas compte d’Allah, qui est contraire à la chariaa, qui est choquante, qui tranche avec les valeurs et la morale de la communauté musulmane. Il s’agit d’un texte qui participe à la destruction du foyer familial, à la désintégration du tissu social et qui représente une injustice à l’endroit de la femme et de l’homme, tous les deux. Nous passerons ultérieurement les articles de ce texte, qui sont en porte à faux avec le Coran, la Sunna et avec les questions faisant objet de consensus à travers la Oumma islamique.


Pour le moment, ce n’est pas le lieu de nous arrêter sur ces différents points parce qu’il s’agit ici de faire des interventions succinctes en réponse aux questions posées durant le présent épisode de cette émission.


Le plus grave, s’agissant de cette loi et là où elle contrevient le plus aux normes islamiques, c’est qu’elle représente une législation qui ne tient pas compte d’Allah Le-Tout-Puissant. Or, Allah le Tout-Haut dit : « Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants. » Et Il dit : « Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont des injustes. » Et encore : « Ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont les pervers. » (Sourate Al MA’IDA, versets 44, 45 et 47)
Et comme c’est exclusivement Allah qui est vénéré, c’est aussi Lui seul qui légifère. Allah est donc seul à monopoliser le droit d’être vénéré et de légiférer et il a dit : « et Il n’associe personne à Son commandement. » et aussi « Quiconque, donc, espère rencontrer son Seigneur, qu’il fasse de bonnes actions et qu’il n’associe dans son adoration aucun à son Seigneur ». (Sourate Al Kahf, versets 26 et 110) La loi en question est une législation qui ne tient pas compte des obligations islamiques et n’est guère autorisée par Allah car elle contredit le Livre, la Sunna et le consensus de la Oumma.
La deuxième raison qui fait que nous nous tenons contre cette loi, que nous œuvrons pour son rejet et appelons tout le monde à y contribuer, c’est qu’il s’agit d’un texte qui incarne l’obéissance aux mécréants sur des points contraires aux ordres de la religion islamique. Allah dit : « Si vous leur obéissez, vous deviendrez certes des associateurs. » (Sourate Al AN’Am, verset 121). L’obéissance aux mécréants sur des sujets contraires aux prescriptions religieuses représente une entorse à l’obligation de croire à l’unicité d’Allah (chirk), comme c’est dit expressément dans le Saint Coran. Et cette loi, c’est connu, est imposée par des organisations internationales, des forces et des associations dont l’ONU, les Etats occidentaux qui œuvrent ensemble à la destruction de la famille islamique à travers l’adoption de lois pareilles. Cela apparaît clairement à travers la formulation de ce texte, à travers son contenu et à travers la nature des milieux qui militent à son adoption. Même, après la 3e révision de ce texte, certains parmi ses articles comprennent toujours des expressions et des contenus qui montrent qu’il s’agit bel et bien d’un texte imposé de l’étranger, qui n’a rien à avoir avec notre religion ni avec notre culture, ni avec nos valeurs ni avec nos coutumes.
L’autre question, qui nous dicte de nous opposer à cette loi, c’est qu’elle est en porte à faux avec la constitution. La loi fondamentale de la République Islamique de Mauritanie précise que la Chariaa islamique est l’unique source de législation. Elle proclame en son préambule, l’attachement à la religion islamique, précise que la Mauritanie est une République islamique et que l’Islam est la religion du peuple et de l’Etat. En conséquence, toute loi et toute disposition contraire à l’Islam est, par la force des choses, anticonstitutionnelle et est donc nulle et non avenue.
Parmi les articles de cette loi et qui sont clairement en porte à faux avec le Livre, la Sunna et le consensus des oulémas de la Oumma, il y a que ce texte considère comme un crime le fait pour un époux d’encadrer sa femme, de la discipliner en recourant même s’il le faut à la sanction physique autorisée par Allah quand Il dit : « Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leurs lits et frappez-les ». (Sourate Annissa, verset 34). Cette sanction physique, consistant à battre la femme sans atrocité, sans provoquer de blessures ou de fractures sans méchanceté, déterminée par le législateur islamique, est déclarée licite par le Saint Coran alors que du point de vue de cette loi, cela représente un crime qui est réprimé. Parmi les articles expressément contraires au Livre, à la Sunna et au consensus des oulémas, il y a le fait pour cette loi de stipuler que l’époux ne saurait imposer un quelconque comportement ou attitude à son épouse sous peine de se voir appliquer une peine d’emprisonnement. Or, du point de vue de la Chariaa, l’époux est le responsable du foyer et c’est à lui qu’incombent tous les devoirs envers la famille. Allah dit en ce sens : « Ô vous qui avez cru! Préservez vos personnes et vos familles, d’un Feu dont le combustible sera les gens et les pierres » Sourate Ettahrim, verset 6. Et Il dit : « Et commande à ta famille la Salat, et fais-la avec persévérance ». (Sourate TAHA, verset 132) Donc, si un époux impose à sa femme de porter le voile et de ne sortir que si elle le porte, ceci est considéré comme un crime du point de vue de cette loi. Imaginez là que si un père empêche, par exemple, sa fille de suivre un film pornographique, cette loi donne à cette fille le droit de porter plainte contre lui pour l’avoir empêchée de jouir d’un droit culturel qui lui est reconnu. Si d’aventure cette fille ne porte pas plainte, la loi confère aux organisations féminines de le faire en ses lieux et place. Si ces organisations le font, le père sera puni pour avoir empêché sa fille de suivre le film en question, la mère de la fille sera sanctionnée pour ne pas avoir dénoncé son mari et les enfants seront punis eux-aussi pour ne pas avoir porté le crime commis par leur géniteur à la connaissance de la justice. Vous vous imaginez tous les graves développements pouvant naître de cette catastrophe ! Ce ne sont là que des exemples et les circonstances ne permettent pas de citer tous les cas de figures pouvant résulter de l’adoption de ce texte. Le tout, sans compter que cette loi a consacré les peines prévues par le droit positif auxquelles elle a cédé la place des sanctions instituées par le code pénal islamique.
En plus de tout cela, ils ont dit que l’objectif visé par cette loi est la protection de la femme, de l’épouse et de la jeune fille alors qu’en réalité, elle ne leur confère aucune protection. La preuve en est que dans les pays occidentaux et dans les pays islamiques qui ont adopté cette loi, il y a une recrudescence des crimes de viol et d’agression contre les femmes qui dépassent 10 fois le taux de faits similaires en pays où cette loi n’est pas en vigueur. A chaque minute qui passe, il y a des centaines de viols et d’agressions contre les femmes dans les pays occidentaux où cette loi est appliquée alors que les autres pays respectueux de leurs valeurs religieuses et culturelles, qui n’appliquent pas cette loi, ne leur sont pas comparables du point de vue de la fréquence de ces faits répréhensibles.
En réalité, cette loi ne préserve pas la dignité de la femme, ne protège pas ses droits mais, au contraire, consacre une injustice contre elle et contre l’homme également. Parce que tout jugement qui n’est dérivé des lois divines représente une injustice. Allah Le-Tout-Puissant a dit : « Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants ». (Sourate AL MA’IDA, verset 44).
Et ce qui est curieux, c’est que cette loi n’a pas fait cas de droits fondamentaux de la femme et de la jeune fille qu’Allah a imposés et garantis. Cette loi ne parle pas du droit de la mère à jouir de l’obéissance et de la bonté de ses enfants et ne fait pas cas du droit de la jeune fille à l’éducation, à la préservation de sa dignité et aux bons soins des parents. Cette loi se limite à parler de certains aspects visant à détruire la famille et à la faire dévier par rapport à la législation islamique. Donc, c’est une loi contraire à la chariaa qui matérialise la soumission aux mécréants et l’obéissance à eux en ce qui concerne des questions prohibées par la religion. En plus, elle est anticonstitutionnelle parce que la loi fondamentale stipule que la chariaa est source de droit ; elle est contraire à nos valeurs, à notre culture,
constitue une menace pour la famille et n’apporte rien à la protection de la femme et à la garantie de ses droits. De ce fait, on doit combattre cette loi et œuvrer à son rejet.

Audio whatsapp du 17 mai 2020

©️ Crédit source: le Calame via adrar.info http://adrar-info.net/?p=62981