● Football – RIM | Nouakchott King’s remporte la Coupe du Président

16 juillet 2022 dans le joli stade fonctionnel Cheikh Boïdiya à Nouakchott,  FC Nouadhibou et Nouakchott King’s ont assuré un match plaisant lors de cette finale. 2 buts partout à l’issue du temps réglementaire et les 30 minutes de prolongations n’ont pas changé le score au final.

Et tard dans la nuit Nouakchottoise, les joueurs de Nouakchott King’s prennent le dessus sur leurs adversaires lors de la séance des tirs au but (4-2).

À noter les sifflets contestataires d’une partie du public quand le président de la République M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani allait donner le coup d’envoi symbolique sur le terrain. L’expression d’une certaine insatisfaction ambiante dans l’opinion concernant la gestion des affaires publiques de l’ex Général de l’armée mauritanienne élu en juin 2019 lors d’un forcing électoral très douteux. À deux ans de la fin de son mandat, aujourd’hui on a l’impression que ses volontés de pacification de la vie sociale et politique dans le pays sont débordées par les tenants systémiques de la vielle école de gouvernance basée sur une certaine conflictualité. Concertations politiques suspendues, cherté de la vie quotidienne pour le citoyen, refus de reconnaissance officielle pour certains partis politiques (RAG et FPC) entre autres… À suivre, le temps presse, presse Mister President !

✍️🏿KS pour le BLOG

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● Parti Refondation pour une Action Globale: les prix connaissent encore une nouvelle augmentation.

Très tôt, ce vendredi 15 juillet 2022, l’on apprend aux mauritaniens que le Ministère du Pétrole , des Mines et de l’Energie a décidé l’augmentation des prix des carburants.

Ainsi, le litre de gasoil passe de 38,46 à 49, 96. et celui de l’essence croît de 43,67 à 56,67 accusant alors
des accroissements de 30% environ.

L’accroissement du prix des carburants impacte directement sur le prix du transport des personnes et des biens, ce qui , à son tour influe sur la baisse du niveau de vie de nos citoyens aussi bien dans les grands centres urbains qu’en milieu rural qui concentre une partie de la population extrêmement pauvre du pays.

C’est ainsi que, d’une façon particulière, les possibilités de satisfaction de certains de nos besoins quotidiens par le panier de la ménagère déjà assez affecté par le poids de la cherté du marché, se trouveront de nouveau largement affectées .

Face à cette situation, le Parti Refondation pour une Action Globale ,

1) dénonce avec force cette augmentation des prix des carburants tqui vient s’ajouter à d’autres augmentations multiples et variées consécutives à une incapacité des pouvoirs publics à maîtriser localement la régulation des prix, essentiellement ceux des produits de premières nécessités.

2) attire l’attention du pouvoir sur la situation de misère profonde que vivent les populations et l’invité à déclencher une opération d’urgence pour sauver ce qui reste encore d’un cheptel doublement éprouvé par la sécheresse et l’insuffisance d’aliments bétails.

3) exige plus d’attention à porter dans le sens de contrôler efficacement la montée vertigineuse des prix qui place les citoyens du pays dans une situation devenant de plus en plus invivable.

Nouakchott le, 15 juillet 2022.

Le BE du Parti Refondation pour une Action Globale.

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● Décret présidentiel graciant certains prisonniers définitivement condamnés dans des affaires terroristes

Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a rendu public, vendredi, un décret graciant certains prisonniers définitivement condamnés dans des affaires terroristes, après avoir annoncé le repentir ainsi que la révision et l’abandon des idées d’extrémisme et de violence.

Dans un communiqué qu’elle a publié vendredi après-midi et dont l’Agence Mauritanienne d’Information en a reçu copie, la Présidence de la République a annoncé que cette amnistie s’inscrit dans le cadre de l’approche nationale de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme, qui s’articule autour d’axes dont le dialogue et la discussion pour corriger les idées et les concepts, et afin de créer des alternatives et des solutions appropriées pour réhabiliter les prisonniers impliqués dans des affaires de terrorisme.

Voici le texte intégral de ce communiqué :

« Dans le cadre de l’approche nationale de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme, qui repose sur des axes qui incluent le dialogue et la discussion pour corriger les idées et les concepts, et afin de créer des alternatives et des solutions appropriées pour réhabiliter les détenus impliqués dans des affaires de terrorisme,

Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a rendu un décret graciant certains prisonniers définitivement condamnés dans des affaires terroristes.

Huit prisonniers ont bénéficié de cette amnistie et ont déclaré leur repentir, revu leurs idées et abandonné l’adoption d’idées extrémistes et violentes, et cela a été documenté par un comité d’oulémas érudits.

Cette porte restera ouverte à quiconque abandonne sincèrement les idées de violence et d’extrémisme ».

Via AMI https://fr.ami.mr/Depeche-65491.html

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● France | Feu d’artifice du 14 Juillet : un garçon de 7 ans et sa sœur de 24 ans tués à Cholet


Le frère et la sœur assistaient au feu d’artifice avec d’autres membres de leur famille et se trouvaient « à une cinquantaine de mètres du pas de tir » lors de l’accident. Un blessé a également été hospitalisé, dans un état qui n’a pas été précisé.

La fête a viré au drame. Un garçon de 7 ans et sa sœur de 24 ans ont été tués lors d’un dramatique « incident de tir » survenu pendant le feu d’artifice du 14 juillet jeudi à Cholet (Maine-et-Loire), qui a également fait un blessé.

L’enquête, ouverte pour homicide involontaire, devra déterminer les circonstances précises de l’accident, survenu peu après 23 heures « sur un terrain stabilisé près du stade de Cholet », a précisé le procureur de la République d’Angers, Éric Bouillard, joint par l’AFP dans la nuit de jeudi à vendredi.

Le frère et la sœur assistaient au feu d’artifice avec d’autres membres de leur famille et se trouvaient « à une cinquantaine de mètres du pas de tir » lors de l’accident. Un blessé a également été hospitalisé, dans un état qui n’a pas été précisé. « À ce stade aucun autre blessé ne s’est signalé », a ajouté le magistrat, qui s’est rendu sur place.

Interrogé sur les circonstances de l’accident, le procureur a évoqué un « incident de tir », sans plus de précision. « Il est beaucoup trop tôt » pour en dire plus, a-t-il ajouté.

« Une explosion »
Laurent Picard, venu au feu d’artifice avec ses deux filles de 8 et 13 ans, a assisté à l’accident, dont il a publié quelques images vidéo sur Facebook. « J’étais à 5/6 mètres de l’explosion avec mes deux filles, j’ai reçu des étincelles et senti la chaleur du souffle », a-t-il témoigné auprès de l’AFP. « Heureusement, là où j’étais placé j’ai servi de bouclier à mes filles en quelque sorte ».

À la fin de cette vidéo d’un peu plus d’une minute, on voit ce qui ressemble à l’explosion d’une fusée parmi une petite foule massée derrière un grillage, puis des cris et des gens qui courent en tous sens, alors que des flammes sont visibles par terre. « Est-ce une fusée partie de travers ou qui a explosé en retombant ? C’est arrivé tellement vite, je ne saurais pas dire », a-t-il ajouté.

Peu après l’explosion, M. Picard dit avoir vu un homme allongé sur le sol, apparemment brûlé, et une femme à qui des secouristes faisaient un massage cardiaque. « Ça criait partout, c’était un peu la panique », se souvient-il, encore choqué. « J’ai mis les filles à l’abri. Ça aurait pu être nous ! Je suis profondément impacté et touché par ces deux décès et le blessé grave ».

« Un drame épouvantable »
Malgré l’incident, le feu d’artifice a été mené à son terme puis la foule a été dispersée, selon lui. Environ 70 pompiers ont été dépêchés sur place, selon le Courrier de l’ouest. Le maire de Cholet Gilles Bourdouleix, a expliqué que des membres de la sécurité auraient « conseillé aux personnes » se trouvant à proximité des lieux de l’accident « de s’éloigner ».

La municipalité travaille « depuis des années » avec l’artificier chargé du feu d’artifice, a-t-il ajouté, et « c’est la première fois » qu’un tel drame survient pendant les festivités du 14 juillet à Cholet selon lui. « C’est un drame épouvantable », a-t-il commenté, joint par l’AFP. L’enquête a été confiée à la Sûreté départementale du Maine-et-Loire et au commissariat de Cholet.

©️ Crédit : https://www.leparisien.fr/faits-divers/feu-dartifice-du-14-juillet-un-garcon-de-7-ans-et-sa-soeur-de-24-ans-tues-a-cholet-15-07-2022-I77GOD46LFBVZBCXX2JB3XPBT4.php#xtor=AD-1481423552

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● Le porte-parole du gouvernement présente les grandes lignes de la loi d’orientation de l’Education national

~Réforme du secteur de l’Education

Revenant plus en détails sur les étapes par lesquelles le texte du projet de loi d’Orientation du Système éducatif national est passé avant d’avoir sa forme actuelle, le porte-parole du gouvernement a indiqué qu’il espère que ce texte sera adopté au cours de la session parlementaire en cours.
Revenant sur le contexte, le porte-parole du gouvernement a souligné que le projet vise à unifier le cadre juridique afin de mieux organiser le système éducatif et vient en application des principales recommandations adoptées lors d’un processus assez long.
Le ministre a rappelé que des concertations ont été organisées au niveau des wilayas du pays avant qu’elles ne soient posées au niveau national. Par ailleurs, le porte-parole du gouvernement a insisté sur le fait que le processus s’est déroulé dans une large concertation avec les partis politiques, les parents d’élèves et la société civile, notant que le texte a été soumis au Haut Conseil de l’Education, et ce dernier a donné un avis qui a été pris en compte avant l’adoption au conseil des ministres, a précisé M. le ministre de l’Education.


~Les points saillants

Parmi les points les plus saillants du projet de loi d’Orientation du Système éducatif national, le ministre a souligné le concept de l’école républicaine, porteuse des valeurs arabo-africaines du pays. Il a ensuite déclaré que le projet aura un impact positif, notamment en ce qui concerne la qualité du contenu, la vision claire ou encore l’identification des besoins.
Toujours concernant les mesures phares à retenir, le porte-parole du gouvernement a déclaré que l’enseignement préscolaire sera assuré dans les langues nationales, notant qu’à la 5e année, l’enfant sera préparé à intégrer l’école primaire. Il a précisé qu’outre les langues, le programme d’enseignement intégrera l’apprentissage du coran et de l’arabe.
Il a par ailleurs indiqué que l’enseignement est obligatoire au primaire et au collège. Cependant au lycée, les élèves feront désormais un cycle tronc commun, et vont se spécialiser durant les deux dernières années dans les filières dites sciences sociales, sciences et techniques.

Concernant l’enseignement privé, le porte-parole du gouvernement a affirmé que l’enseignement dispensé dans les écoles privées doit être le même que celui du public, et que les enseignants doivent satisfaire de hautes exigences en termes de qualité.
Toujours par rapport à ce sous-secteur, il a annoncé que désormais, tous les directeurs d’écoles privés, doivent être de nationalité mauritanienne.
En outre, le ministre a déclaré que la question des langues occupe un chapitre important, notant que la langue arabe est enseignée à tous les niveaux en tant que langue d’ouverture et d’enseignement. A cela s’ajoute l’introduction des langues nationales, dès le début du cursus scolaire. Leur enseignement sera déterminé en fonction la situation sociodémographique de chaque zone.
Pour ce qui est de la langue française, elle sera enseignée dès la deuxième année en tant que langue d’ouverture et d’enseignement de certaines matières. Le porte-parole a également déclaré que l’anglais sera enseigné dès la première année du collège.
Selon M. la ministre, ces mesures permettront aux élèves de poursuivre leurs études post bac en arabe, en français ou en anglais selon les cas.
S’agissant de la mise en œuvre de ces réformes, elle démarrera dès 2024 et cela pour deux ans. Ces deux années transitoires permettront d’introduire les langues nationales et de faire une évaluation avec le concours d’institutions internationales reconnues.

©️ Crédit source : AMI https://fr.ami.mr/Depeche-65482.html

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● L’homme de 49 ans est décédé des suites de ses blessures, mardi 12 juillet, trois jours après son accident. Il travaillait pour une entreprise de nettoyage.

ASSEMBLÉE – Mercredi 13 juillet, les députés de l’Assemblée nationale ont laissé de côté, durant quelques instants, les débats houleux des derniers jours pour se recueillir en silence, au lendemain de la mort d’un employé travaillant au Palais Bourbon.



Comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article, c’est le député Alexis Corbière (LFI/NUPES) qui a évoqué le sujet en début de séance avant d’initier une minute de silence respectée par tous les parlementaires présents dans l’hémicycle.

“Je voudrais que cette mort terrible ne soit pas banalisée”, a déclaré Alexis Corbière, avant de rappeler que, chaque année, 733 personnes meurent au travail, d’après les derniers chiffres comptabilisés en 2019. “Quand une femme ou un homme meurt au travail, ça n’est pas quelque chose d’acceptable”, a ajouté l’élu de Seine-Saint-Denis.

Une enquête judiciaire en cours

Selon les détails fournis dans l’hémicycle par Alexis Corbière, ainsi que par son collègue Éric Woerth (LR), questeur de l’Assemblée, un homme de 49 ans aurait subi un accident de travail impliquant un chariot élévateur dans un parking de l’institution, le samedi 9 juillet. L’employé, dont la famille réside à l’étranger (Mali), travaillait pour une entreprise de sous-traitance dans le domaine du nettoyage. Il est décédé des suites de ses blessures trois jours plus tard, ce mardi.

“Dans l’attente des raisons de cet accident, les engins de cette nature ont été interdits sur l’ensemble des rampes qui composent les parkings de l’Assemblée nationale”, a précisé Éric Woerth, ajoutant que le bureau de l’Assemblée évoquera ce sujet lors de sa prochaine réunion.

Le CSE et le bureau de l’Assemblée nationale ont été saisis. Une enquête judiciaire est aussi en cours pour déterminer les causes de l’accident. Avant la poursuite des débats dans l’hémicycle, le ministre des Comptes publics Gabriel Attal a également affirmé “sa solidarité et celle du gouvernement” à la famille et aux collègues de la victime.

©️ Crédit : https://fr.news.yahoo.com/lassembl%C3%A9e-nationale-deuil-apr%C3%A8s-accident-153052261.html?guccounter=1&guce_referrer=aHR0cHM6Ly90LmNvLw&guce_referrer_sig=AQAAAEAPPdle890MENse8U5d8pEprm8t279TQBGMdSbZYtJNqnMeLYflPU-VQgJ2sUY50Gjt4s3czexXzfLv9J3HLAIslSrIR7YOcgonYgkT-NlhUcn4ru1JcIWldxG0VEf4cvpRIFvalnIMLEte39cVpZTwkyxsn5GE2UA1Krbn6BCm

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● Guidimagha : Lancement du Projet Mécanisme de Diffusion des Plaintes au Comité National des Droits de l’Homme

Le président de la Commission nationale des droits de l’homme, M. Ahmed Salem Ould Bouhoubeini, a supervisé, mercredi, à Sélibabi, le lancement du projet du mécanisme de circulation des plaintes auprès de la commission nationale aux droits de l’homme au niveau régional, en coopération avec l’Union européenne.

Cet atelier de 4 jours, auquel participent des présidents d’organisations de la société civile vise à familiariser les citoyens avec leurs droits légaux et à enregistrer les plaintes au niveau régional et à chercher à les résoudre.

Dans une allocution qu’il a prononcée pour la circonstance, le président de la commission a déclaré que le lancement de cet atelier s’apparente aux ateliers lancés dans les wilayas des deux Hodhs, expliquant que des ateliers similaires seront lancés en Adrar et en Inchiri, pour faire circuler le mécanisme de plainte au niveau régional et d’informer les citoyens de leurs droits légaux pour qu’ils puissent les recouvrer dans leur intégralité.

Il a ajouté que l’objectif du comité est de jouer le rôle de médiateur entre le gouvernement d’une part et les organisations de la société civile d’autre part, notant que ces ateliers permettront de sensibiliser les citoyens à leurs droits juridiques, ce qui consolidera l’État de droit ainsi que la mise en œuvre des obligations du gouvernement à cet égard, tout en adressant ses vifs remerciements à la mission de l’Union européenne pour l’aide financières qu’elle ne cesse d’accorder à ce programme.

A son tour, le wali du Guidimagha, M. Ahmed Ould Dèh, a remercié la commission Nationale des Droits de l’Homme pour l’organisation de cet atelier qui revêt une grande importance car il permettra d’offrir aux citoyens ce service au niveau régional qui s’inscrit dans le cadre du programme visant à rapprocher l’administration des citoyens, sur lequel a insisté Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Cheikh El Ghazouani dans son programme électoral.

Pour sa part, l’ambassadeur et chef de la mission de l’Union européenne, M. Johns Aguilem, a exprimé sa joie de participer à cet atelier, compte tenu de son importance en informant les citoyens de leurs droits légaux et en leur permettant de les obtenir.

Il a appelé les organisations de la société civile à jouer leur rôle de conscientisation et de sensibilisation, appelant à bénéficier des exposés qui seront présentés lors de cet important atelier.

De son côté, le vice-président de la région du Guidimagha, M. Moustapha Ould Magha, a salué le rôle important joué par la Commission nationale des droits de l’homme dans l’organisation de ces ateliers qui permettront d’informer les citoyens sur leurs droits, et de faciliter la déclaration et le suivi des plaintes sans avoir besoin de se déplacer.

L’ouverture de l’atelier s’est déroulée en présence du hakem de la moughataa de Sélibabi et des autorités militaires et sécuritaires de la wilaya.

©️ Via AMI https://fr.ami.mr/Depeche-65466.html#articl-image

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● La start-up mauritanienne Sasa Plast figure parmi les 6 lauréats du Digital talk Emerging Mediterranean

AFD – Le concours « Digital talk » d’Emerging Méditerranean, le programme de soutien aux start-up pour l’innovation positive dans les pays du pourtour méditerranéen, a annoncé mercredi 13 juillet la liste de ses lauréats. Un stimulant pour développer la « Tech for Good » dans cette région du globe.

L’édition 2022 du Digital talk Emerging Mediterranean, le rendez-vous des acteurs de l’innovation positive en Méditerranée, s’est terminée sur un concours de pitch où douze start-up finalistes ont présenté leurs solutions dans ce domaine.

Les six lauréats de ce challenge (détail ci-dessous) bénéficieront d’une bourse de 5000 euros et pourront suivre le Social Inclusive Business Camp, le programme d’accélération à haute valeur ajoutée conçu par le Campus de l’Agence française de développement (AFD).

Ils seront aussi invités à participer à la sixième édition du sommet Emerging Valley, les 28 et 29 novembre à Marseille, pour y présenter leurs projets.

526 entrepreneurs mobilisés

Lancé en 2020 avec le soutien du groupe AFD et du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, le programme Emerging Mediterranean rassemble les décideurs et acteurs de la « Tech For Good ». Il a été créé afin d’identifier, d’accélérer et de nourrir le plaidoyer des start-up méditerranéennes actives dans ce domaine.

Innover au service du bien commun : c’est l’objectif que se sont fixés ces entrepreneurs qui développent des solutions pour accélérer la transition vers une société plus durable et responsable. En limitant, par exemple, l’empreinte carbone du numérique, en réduisant la fracture numérique, ou encore en mettant l’innovation scientifique et technologique au service des grands enjeux sociétaux et environnementaux.

L’appel à candidatures de cette édition 2022 a mobilisé plus de 526 entrepreneurs. Parmi eux, 30 candidats ont été conviés à un bootcamp de trois jours, où douze finalistes ont été sélectionnés pour le Digital talk Emerging Mediterranean.

Voici les six lauréats de l’édition 2022 :

Lamia Chouk – Ahkili

Abdulrahman Zurghani – Abjad Limited

Nadir Kassoul – Garini

Cheikhna Coulibaly – Sasa Plast

Yahya Lougaghi – Viable Ways Corp

Kheira Benaissa – Green Algeria

©️ Crédit : https://cridem.org/C_Info.php?article=757952

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● OLAN | Communiqué sur l’Avant-projet de loi d’orientation de l’Éducation Nationale



Un document titré «Avant-projet de loi de l’Éducation Nationale» circule depuis quelques jours à travers les cercles sociaux mauritaniens. Il ferait état d’une première forme de la loi d’orientation qui, après amendements éventuels de la part du HCE (Haut Conseil de l’Éducation) et du conseil des ministres, sera prochainement soumis au vote à l’assemblée nationale.

Ce document établit donc, dans une forme détaillée, les dispositions de la loi en vue. La section 1 du chapitre 2 formule les articles traduisant la politique linguistique qui serait à l’œuvre dans le nouveau système éducatif. Citons l’article 65 :
« Pour offrir l’accès le plus facile, le plus efficace et le plus équitable au savoir, chaque enfant mauritanien sera enseigné dans sa langue maternelle, tout en tenant compte du contexte local et des impératifs de préservation de la cohésion sociale.
L’enseignement est dispensé en langue arabe à tous les niveaux d’éducation et de formation, aussi bien dans les établissements publics que dans les établissements privés.
Les langues nationales Poular, Soninké et Wolof sont introduites, promues et développées à tous les niveaux d’éducation, aussi bien dans les établissements publics que dans les établissements privés d’éducation et de formation, à la fois comme langues de communication et comme langues d’enseignement ; selon la langue maternelle et la demande exprimée pour chacune de ces langues.
Au niveau du fondamental, chaque enfant mauritanien effectue l’apprentissage des disciplines scientifiques dans sa langue maternelle, tout en tenant compte du contexte local et des impératifs de préservation de la cohésion sociale.
Tout enfant de langue maternelle arabe doit apprendre au moins l’une des trois langues nationales (Poular, Soninké et wolof). Le choix de cette langue est guidé par le contexte sociodémographique régional.
L’arabe est enseigné à tous les enfants dont elle n’est pas la langue maternelle comme langue de communication et comme langue d’enseignement.
Les modalités d’application de cet article seront fixées par voie réglementaire, dans le cadre d’une politique linguistique nationale. »

L’ambiguïté de cet article est frappante et son caractère équivoque appelle à la vigilance. Tout d’abord, comment serait-ce possible que « l’enseignement soit dispensé en langue arabe […] » de façon aussi absolue que l’article le présente et, en même temps, soit prétendu que « […] chaque enfant effectue l’apprentissage des disciplines scientifiques dans sa langue maternelle » ? Ces deux affirmations affichent, sinon une contradiction, au moins un conflit profond. En effet, de celles-ci, ne peut être conduite qu’une, et nous craignons de savoir laquelle.
De plus, comment se fait-il que le rôle attribué à la langue arabe soit si clairement et précisément énoncé, de façon à ce que celui-ci soit exempt de toute discordance interprétative, alors que le flou entoure la place réservée aux langues pulaar, sooninke et wolof ? Au passage, que veut dire la mention `promues, développées’ attribuée aux langues non arabes ?
Cet article est si fondamental et est censé encoder la part la plus sensible de la loi compte tenu de ses ressorts touchant la question de justice sociale, d’égalité citoyenne et du vivre ensemble. Il doit ainsi être clairement décliné sans ambiguïté aucune. Sa forme actuelle est tout simplement inadmissible ; techniquement indigne d’une loi, et fondamentalement inappropriée pour faire office d’un traitement égalitaire de la question des langues.

Ensuite, et ce point est un des plus urgents, il est mentionné dans l’annexe que les dispositions de l’articles 65, discuté ci-dessus, concernant le traitement des langues pulaar, sooninke et wolof sont conditionnées aux résultats d’une évaluation à l’issue d’une nouvelle expérimentation. Voici le passage concerné :
«La généralisation de l’enseignement des langues nationales interviendrait suite à une expérimentation conduite par la structure chargée de la promotion des langues nationales et sur la base d’une évaluation scientifique probante conduite par une expertise qualifiée»

Ainsi, le droit fondamental des enfants issus des communautés pulaar, sooninke et wolof d’apprendre dans leurs langues maternelles est conditionnel. Cette condition est problématique à bien des égards :
Comment peut-on conditionner un droit que l’on décide de reconnaître à un test technique ? Si un principe mis en avant dans la loi est que chaque enfant puisse apprendre dans sa langue maternelle, il n’y a alors aucune raison d’ajouter des motifs de refus et de retardement.
Si la procédure est, pour une raison cachée, de valider les langues sur la base des résultats qu’« elles obtiennent » à l’école, alors devra-t-on soumettre la langue arabe au même test car, étant un pied primordial de notre système éducatif actuel, elle serait impliquée, et ce suivant la logique déployée dans l’annexe, dans l’état critique de celui-ci, compte tenu des résultats catastrophiques observés année après année. Ces tests annuels du système actuel seraient-ils des raisons d’exclure l’arabe compte tenu des échecs permanents qui en ressortent ?
Ce test, comme condition de généralisation de l’enseignement dans les langues concernées, est par conséquent injustifié et inacceptable. D’autant plus qu’un tel test a déjà été accompli par les 20 ans d’expérimentation conduite par le défunt institut des langues nationales. Les résultats probants voulus ont été acquis selon des évaluations sérieuses, en particulier celle de l’UNESCO. Cela n’avait pas empêché l’institut de fermer et la généralisation n’a jamais eu lieu. Si l’on est réduit à évaluer des langues pour leur accorder un droit, il n’est donc pas besoin d’en refaire. Il suffirait juste de reprendre ces résultats déjà obtenus.

Pour toutes ces raisons, OLAN appelle aux mesures que voici :

1– Le chapitre des langues doit être revu et corrigé. Les mentions concernant les langues pulaar, sooninke et wolof doivent être aussi explicites que celles qui se rapportent à l’arabe. Plus important, elles ne doivent pas entrer dans des conflits logiques qui feraient que leurs applications respectives ne pourraient pas être possibles simultanément. De plus, l’égalité des langues doit clairement figurer dans le texte ; ce qui le purgera des mentions qui souhaitent coûte que coûte que la séparation des rôles soit claire entre, d’une part, la langue arabe et, d’autre part, les langues pulaar, sooninke et wolof. Ce traitement inégalitaire doit être corrigé sur le fond comme sur la forme. Les droits accordés doivent être les mêmes pour toutes les langues du pays et dans tous leurs aspects.


2– L’annexe n’a aucunement sa place dans le corps de cette loi. Les dispositions relatives à l’installation du nouveau système éducatif, relevant d’une question technique et du niveau d’investissement de l’État dans ce projet multidimensionnel, ne doivent en aucune manière constituer un baromètre éliminatoire du droit fondamental d’enseignement dans les langues dont doivent jouir leurs locuteurs. Dans un texte approprié à traiter cette question, les mentions de l’annexe concernant une nouvelle expérimentation doivent être corrigées. Aucune nouvelle expérimentation n’est à envisager. L’État doit se charger de l’installation de cet enseignement sur l’ensemble du territoire en même temps pour toutes les langues et sans aucune condition discriminatoire.


3– Enfin, Olan déplore l’absence totale de la question relative à l’officialisation des langues et exige que celle-ci soit intégrée dans les prochaines versions du projet de loi.

Nouakchott, le 12 juillet 2022

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● Mali : 49 soldats ivoiriens arrêtés à Bamako

RFI Afrique – Les soldats ivoiriens ont été arrêtés, ce dimanche 10 juillet 2022, en début d’après-midi, à l’aéroport de Bamako.

Depuis, les messages alarmistes et même complotistes circulent sur les réseaux sociaux, les présentant comme des mercenaires lourdement armés venus déstabiliser le pays. Ces soldats appartiennent en réalité à l’armée régulière ivoirienne, ils devaient sécuriser, selon l’armée ivoirienne, des sites de la Minusma, la Mission des Nations unies.

Ils appartiennent au 8e détachement du NSE, National Support Element. C’est un cadre de l’état-major ivoirien qui le précise : ces 49 soldats sont arrivés à Bamako dimanche à la mi-journée, à bord du même avion qui avait ramené à Abidjan, le matin même, le précédent détachement.

Deux avions même, pour être précis, l’un transportant les hommes, l’autre le matériel. « C’est une incompréhension malheureuse », explique ce haut-gradé de l’armée ivoirienne, qui assure que tout était en règle pour leur arrivée.

Selon l’armée ivoirienne, ce sont pourtant des problèmes administratifs qui sont invoqués par les autorités maliennes. « D’abord, ils ont dit que l’avion n’était pas sur la liste des appareils autorisés à atterrir. Ce problème a été vite levé, poursuit cette source, mais maintenant ils disent que nos soldats n’avaient pas de lettre de mission conforme. »

Sollicités par RFI, ni l’armée malienne ni le ministère malien de la Défense n’ont souhaité répondre. Les 49 soldats ivoiriens ont passé la nuit en détention. Le problème n’est toujours pas réglé.

Un précédent danois

Selon les explications de l’armée ivoirienne, ces soldats sont là dans le cadre de la contribution ivoirienne à la Minusma. Ils sont détachés auprès d’une entreprise privée, SAS, Sahel Aviation Service, elle-même sous-traitante de la mission onusienne. Dirigée par un Allemand, cette entreprise travaille habituellement dans la sous-région pour des ONG, des groupes miniers ou encore, donc, pour les Nations unies. C’est en tout cas ce que précise son site internet puisque, jointe par RFI, l’entreprise SAS a confirmé être mobilisée sur le cas des militaires ivoiriens, mais n’a souhaité apporter aucune précision.

Selon l’armée ivoirienne, les soldats arrêtés à Bamako sont censés sécuriser des sites de la Minusma, notamment à l’aéroport de Bamako, mais aussi dans des « entrepôts logistiques ». La Mission onusienne n’a, elle non plus, pas souhaité faire de commentaire à ce stade. Cette affaire rappelle celle des militaires danois : en janvier dernier, ils étaient arrivés au Mali dans le cadre de la force Takuba, en suivant les procédures habituelles. Les autorités maliennes avaient estimé que ces procédures ne suffisaient plus à garantir leur « consentement » et les avaient contraints à rentrer chez eux.

Texte par : David Baché

©️ Via Cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=757908

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