✓Alan Pardew quitte le CSKA Sofia après des insultes racistes contre ses joueurs

~~Alan Pardew a démissionné de ses fonctions d’entraîneur du CSKA Sofia, a annoncé le club mercredi. Des supporters avaient proféré des insultes racistes contre leurs propres joueurs. Une nouvelle affaire de racisme dans le football bulgare.

Cinq matches et puis s’en va. Alan Pardew a claqué la porte du CSKA Sofia, dont il était l’entraîneur depuis fin avril, a annoncé le club bulgare dans un communiqué publié mercredi sur son site officiel. L’entraîneur anglais a exprimé son « indignation » face aux comportements racistes de certains supporters envers les joueurs noirs du club.

Lors d’un match joué le 19 mai contre le Botev Plodiv (0-0), des supporters du CSKA avaient jeté des bananes et des bouteilles d’eau sur leurs propres joueurs, les ont hués et leur ont interdit l’accès aux vestiaires.

« Malheureusement, c’est fini pour moi ici », a expliqué l’ancien manager de Newcastle, de West Ham et de Crystal Palace en Premier League. « Les événements qui se sont produits avant et après le match contre le Botev Plovdiv ne sont pas acceptables », s’est-il indigné.

Pas le premier incident raciste en Bulgarie

Ce n’est pas la première fois que la Bulgarie se fait remarquer pour des comportements racistes de certains de ses supporters. En octobre 2019, un match de qualification pour l’Euro 2020 contre l’Angleterre (défaite 0-6) avait été interrompu deux fois quand les trois joueurs noirs des Three Lions, Marcus Rashford, Raheem Sterling et Tyrone Mings, avaient été la cible d’injures racistes.

L’épisode anglais était devenu une affaire d’État et avait contraint Borislav Mihaylov, le président de la fédération bulgare (BFU), à démissionner avant de finalement se représenter au poste avec succès. D’autant que quatre mois plus tôt, lors de la victoire du Kosovo à Sofia (3-2), des insultes avaient déjà fusé dans les travées du Stade Vassil-Levski. En pointant du doigt le problème du racisme dans le football bulgare, Alan Pardew rappelle la BFU à ses mauvais souvenirs.

Alan Pardew sans attache
Le technicien anglais de 60 ans, qui entraînait le neuvième club de sa carrière, n’aura passé que cinq matches sur le banc. Il avait rejoint le club bulgare en octobre 2020 en qualité de directeur sportif pour contribuer « par sa vaste expérience et ses contacts à développer le club en attirant des joueurs dans le groupe professionnel », d’après le CSKA. Mais tout ne s’est pas passé comme prévu. Avant même cette affaire, Pardew avait fait part de sa frustration au sujet des infrastructures du vice-champion de Bulgarie cette saison, insuffisantes selon lui.

©️ Via l’Équipe https://www.lequipe.fr/Football/Actualites/Alan-pardew-quitte-le-cska-sofia-apres-des-insultes-racistes-contre-ses-joueurs/1336661

✓La police remet à l’ex-président Aziz l’ordre de son renvoi devant la justice

Des policiers se sont présentés ce vendredi 3 juin courant au domicile de l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz pour lui remettre un ordre du pôle d’enquête anti-corruption, relatif à son renvoi devant la justice.

Le pôle d’enquête anti-corruption avait décidé, mercredi dernier, de renvoyer en jugement 13 prévenus du dossier de la décennie », dont à leur tête Ould Abdel Aziz.

Le ministère public avait demandé auparavant au pôle d’enquête chargé des crimes économiques et financiers de renvoyer tous les inculpés dans ledit dossier devant le tribunal pénal habilité en la matière.

©️ Via Cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=757073

✓Mauritanie : vers un procès devant la cour criminelle pour l’ex-président Mohamed Ould Abdel Aziz

Soupçonné de « corruption, blanchiment d’argent et d’enrichissement illicite », l’ex-président Mohamed Ould Abdel Aziz sera jugé devant la cour criminelle avec onze autres dignitaires de son régime.

Une information confirmée par l’avocat de l’ex-chef de l’État. Pour Mohamed Ould Abdel Aziz, toute la procédure contre lui s’apparente à un « règlement de compte ». L’ex-président a d’ailleurs toujours refusé de répondre au juge.

Saisie en 2020, suite à une commission d’enquête parlementaire, les magistrats se sont penchés sur les dix années de pouvoir de l’ex-chef de l’État, notamment sur sa gestion des revenus pétroliers, sur les ventes de domaines de l’État, la liquidation d’une société publique assurant l’approvisionnement du pays en denrées alimentaires et les activités d’une société chinoise de pêche.

Les avocats de Mohamed Ould Abdel Aziz ont confirmé qu’il doit donc être jugé devant la cour criminelle en charge des crimes de corruption, qu’aucune date de convocation ne leur a été transmise. Ils n’ont d’ailleurs pas encore indiqué s’ils comptaient faire appel de cette décision.

Inculpé avec l’ex-président en mars 2021 notamment pour corruption et enrichissement illicite, l’un de ses gendres, deux anciens Premiers ministres, plusieurs ministres et hommes d’affaires sont également renvoyés devant les juges. Mohamed Ould Abdel Aziz a toujours estimé qu’il était protégé par l’immunité que lui confère la Constitution.

Par RFI

©️ Via Cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=757046

✓Suspension, jusqu’à nouvel ordre, du processus de consultation nationale

Le Ministre-secrétaire général de la Présidence de la République, M. Yahya Ould Ahmed Al-Waqf, Président du Comité national de Préparation de la Concertation nationale, a annoncé la suspension de la concertation afin que le dialogue soit inclusif entre tous les partis politiques et que le calme politique continue de prévaloir entre les différentes parties de la scène politique.
Il a indiqué, lors d’une conférence de presse tenue mercredi soir au siège de l’Académie diplomatique à Nouakchott, que Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a affirmé son engagement à mettre en œuvre les résultats de cette consultation, et que le Comité a bien préparé cette concertation à travers la sélection des participants et la définition des thèmes de discussion.
Il a ajouté que 280 personnes ont été désignées comme représentants des partis politiques et 320 organes et institutions de la société civile, ainsi que neuf ateliers et trois axes composés de sous-thèmes, un comité de pilotage, un autre pour les médias et la presse, et un comité de secrétariat.
Le ministre secrétaire général a passé en revue les premières indications de cette voie, qui a commencé avec la participation des partis représentés au Parlement, pendant l’étape Covid 19, à la voie de la construction du système de santé, alors que cette relation s’est développée pour lancer une initiative pour un dialogue national, mais ce terme a été changé pour devenir consultation nationale au lieu de dialogue national.
Il a déclaré que suspendre la concertation ne signifie pas l’annuler, mais renvoyer la balle à l’échiquier politique pour s’entendre sur une voie globale qui inclut tous les partis sans exception, afin que le calme politique reste de mise entre tous les partis et qu’aucun parti ne soit exclu car le pouvoir cherche à unifier l’opposition et à en faire un partenaire actif dans le processus politique.
Il a souligné que toute question émergente peut faire l’objet d’un dialogue, telles que les élections et autres, comme cela a eu lieu au sujet de l’éducation, autour de laquelle un dialogue global a été organisé entre les différentes parties et auquel ont participé différentes organisations culturelles, et une loi d’orientation est en préparation à ce sujet.

©️ Via AMI – https://fr.ami.mr/Depeche-64722.html

✓Le trépied douteux de la déclaration du MND de 1987 | Par Mahamadou SY



Pour rappeler brièvement les faits, le 22 octobre 1987 un coup d’État contre le régime de Ould Taya (lui-même arrivé au pouvoir à la suite d’un putsch depuis 1984) a été déjoué. Les suspects sont des militaires noirs mauritaniens à la tête desquels se trouvaient les lieutenants Ba Seydi, Sy Saidou et Sarr Amadou. Le 8 novembre, avant même qu’un procès ait eu lieu, le MND (en quelque sorte ancêtre idéologique et biologique, par une considérable transmission d’entités humaines, de l’UFP) rédige une déclaration exprimant sa position. Les lieutenants cités seront fusillés le 6 Décembre. Des peines d’emprisonnement, ou de torture pour nommer les choses plus exactement, seront infligées à d’autres militaires de la même souche ethnique. Au passage, il n’y a eu à ma connaissance aucune déclaration du MND s’offusquant d’exécutions extrajudiciaires ou de peines exagérées. On peut ainsi dire que ledit mouvement était satisfait de cette issue. Du moins, il n’a pas été autant alerté par ces exécutions extrajudiciaires perpétrées par le régime qu’il ne le fut par un coup d’État déjoué.

Dans ce texte préliminaire, que je veux aussi bref que possible, je vais me confiner à exposer trois observations qui me semblent concerner les trois aspects les plus fondamentaux de cette déclaration.

1) Tout d’abord, le MND pose une observation extrêmement curieuse et qui enlève toute crédibilité à sa démarche en tentant, par tous les moyens, de faire croire que ce coup d’État déjoué était de nature à transcender tout ce que le pays a connu d’irrégularités jusqu’alors. Mieux, la déclaration dissimule complètement la tradition déjà mûre de la prise de pouvoir par voie militaire qui a mené aux commandes trois des quatre derniers chefs d’état, y compris celui de l’époque. Elle a décidé de parler d’un « équilibre politique » que le pays aurait vécu depuis son indépendance et que cette tentative déjouée de putsch aurait perturbé. Condamner un putsch, en invoquant une position démocratique, est une chose. Mais procéder par autant de falsifications est pour le moins de nature à alerter sur les véritables motivations. Tout indique que le MND aurait surfé sur ce putsch manqué, en faisant fi de toute mesure, pour inciter le régime, dans un esprit de règlement de compte, à neutraliser des contradicteurs idéologiques que sont les membres de cette tendance politique proche des protagonistes. Cette hypothèse a la force d’expliquer à la fois l’excès et les incohérences se trouvant dans la déclaration, le choix délibéré de faire abstraction du contexte voire de le fausser pour réconforter les suggestions et les conclusions, et l’absence de déclaration après que des peines extrêmes ont été appliquées.
2) Ensuite, il convient de noter une équation malhonnête qui a servi de deuxième pied à ce texte. Le MND met au même pied d’égalité d’un côté une tentative de putsch dont la cible est le pouvoir en place, et de l’autre la chasse entamée par ceux qu’il nomme extrémistes arabes dont les cibles sont les Haalpulaar en tant qu’ethnie. D’un côté, on a donc des militaires qui veulent conquérir le pouvoir, ils ne sont pas allés en ville attaquer des citoyens sur la base de leur provenance ethnique ni sur aucune autre. De l’autre côté, on a une chasse aux individus d’une ethnie qui n’est motivée que par la haine envers leur communauté. Comment une démarche intellectuelle peut-elle arriver à trouver une équivalence entre les deux faits à tel point qu’elle puisse les soumettre à une même critique ? Que soit dite la différence fondamentale entre une action militaire contre un régime militaire et une chasse orchestrée contre une communauté ethnique.
3) Enfin, le troisième pied est aussi une forme d’équation malhonnête. Toujours dans un souci d’équillibrisme, le MND, dans cette déclaration, met sur le même pied d’égalité d’un côté l’idée de certains (qui peut être critiquée à volonté) de défendre les terres du sud de tout accès aux maures, et de l’autre la volonté de certains maures d’imposer une identité arabe exclusive à la Mauritanie. D’un côté, on a des gens qui défendent un bien vital ancestral, tout comme les nordistes le font quand il s’agit du leur. Et de l’autre, des individus qui veulent imposer une langue et une identité à tout un pays. Comment, encore une fois, arriver à mettre ces deux faits sur la balance et faire comme s’il y avait équilibre ? Là aussi que soit dite la vérité : la défense d’un bien légitime par l’arme n’est aucunement de même nature que l’imposition illégitime d’une identité sur les autres, même si cette imposition n’est défendue que par un discours. Ce n’est pas une question de moyen de défense mais bien de légitimité,… de légitime défense!

Si l’on soustrait tout le verbiage ‘massagier’, ce sont-là les trois éléments de contenu qui sont avancés pour alimenter l’essentiel de « l’argumentaire » déployé dans cette déclaration.

Je vous laisse évaluer la teneur en malhonnêteté intellectuelle et en manipulation de cette déclaration. Je pense sincèrement que continuer à défendre un tel texte, en toute connaissance de cause, c’est effectivement faire preuve de la même malhonnêteté et de la même manipulation aux dépens du peuple.

Mouhamadou Sy

©️ Crédit : Post FB de l’auteur du 1 juin 2022 https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1046381012952819&id=100027427912973

✓Mauritanie | Le comité interministériel de suivi de la covid-19 décide l’allègement des mesures barrières

Le comité interministériel chargé du suivi de la Covid-19, présidé par le Premier ministre M. Mohamed Ould Bilal Messaoud, s’est réuni, mercredi à Nouakchott, pour évaluer l’efficacité du plan adopté par la Mauritanie pour faire face à la pandémie, conformément aux instructions du Président de la République, Son Excellence, Monsieur Mohammed Ould Cheikh El-Ghazouani

Le comité a passé en revue :

– Les résultats positifs de la semaine nationale de vaccination contre la covid-19 (12-18/05/2022), qui ont atteint 120% des objectifs fixés pour l’opération,

– Le recul des indicateurs généraux de la pandémie (nouveaux cas, cas sans symptômes, cas hospitalisés),

Et après avoir apprécié les efforts consentis et évalué la situation actuelle, le comité a décidé :

1- D’alléger les mesures barrières en annulant l’obligation du port du masque dans les services et les endroits publics, ainsi que l’obligation de passer le test PCR pour les personnes entrant dans le pays après avoir complétées les doses vaccinales,

2- D’appeler tous les mauritaniens à prendre toutes les précautions contre le virus, qui reste encore présent ici et partout dans le monde à travers le maintien de la conduite acquise tout au long des années passées de la pandémie, et de venir massivement aux centres de vaccination aménagés dans tous les coins du pays.

©️ via AMI – https://fr.ami.mr/Depeche-64715.html

✓L’Editorial du Calame : Magots planqués ?

La nouvelle a de quoi surprendre. Elle n’a pourtant pas été inventée par un média en mal de sensation.

L’ancienne Première dame, Tekeïber mint Ahmed, cherche, après quarante ans de vie commune (dont onze au palais présidentiel), à obtenir auprès des services de l’état-civil une attestation de mariage avec son époux Mohamed Ould Abdel Aziz. Pourquoi maintenant ? Le timing interroge.

Alors que le dossier dit de « la décennie », où MOAA et douze autres sont poursuivis pour, entre autres, détournement de deniers publics et malversations, vient justement d’être clos, ouvrant la voie au procès, cette demande est tout, sauf fortuite.

On parle de dizaines de millions de dollars, de biens meubles et immeubles aux quatre coins de ce vaste monde qui auraient échappé aux mailles du filet du pôle anti-corruption. Malgré des commissions rogatoires adressées à plusieurs pays…sans aucune réponse positive à ce jour.

Des cavernes d’Ali Baba auxquelles on ne peut avoir accès sans montrer patte blanche… un certificat de mariage, par exemple. Sans compter ce que les garçons, les filles et leurs conjoints ont mis de côté et qui n’a plus aucune chance d’être recouvert.

Que faut-il en déduire ? Que ce qui a déjà été saisi en Mauritanie n’est que, malgré son importance, la partie visible d’un énorme iceberg caché dans les paradis fiscaux et autres États complaisants ?

Que le « casse du siècle » ne dévoilera jamais ses secrets ? Sans doute mais on peut légitimement se poser une dernière question : Combien d’écoles, de routes, de dispensaires, de maisons de jeunes et de barrages aurait-on pu construire avec tout cet argent dont une grande partie semble nous échapper pour de bon ?

Ahmed Ould Cheikh (Le Calame)

✓Corruption : jugement requis pour Aziz et ses co-accusés, à l’exception de Ould Ndjay et Hassena Ould Ely

Le pôle anti-corruption du Parquet de la République de Nouakchott-Ouest a annoncé, mercredi 1er juin, avoir requis le renvoi devant la juridiction compétente les personnalités accusées de corruption dans le cadre du dossier de la corruption n° 001/2021, à l’exception de Moctar Ould Ndiay, ancien ministre des Finances et de Hassena Ould Ely, ancien administrateur-directeur général de la SNIM, a appris Cridem de source judiciaire.

Le 27 mai dernier, le pôle du Parquet général pour la lutte contre la corruption avait requis le renvoi devant la justice le de l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz et de plusieurs ex-dignitaires de son régime.

Les personnes qui étaient poursuivies sont les suivantes : Mohamed Ould Abdel Aziz, Yahya ould Hademine, Mohamed Salem ould Bechir, Mohamed abdellahi ould Oudaa, Taleb ould Abdi Vall, Hacenna ould Ely, Moctar Ould Ndjay, Mohamed Salem ould Brahim Vall, Mohamed ould Dav, Mohamed Ould M’Sabou, Mohamed Lemine ould Boubatt, Mohamed Lemine Ould Aloukay et Mouhyidin Mohamed Salek ould Bouh.

Le pôle avait formulé sa requête après qu’il a obtenu du juge d’instruction la conclusion de l’enquête judiciaire dans le dossier de corruption numéro 001/2021 qui concerne l’ex-président et 12 autres personnes, soit des membres de sa famille, de son gouvernement (dont deux anciens Premiers ministres) et des hommes d’affaires.

Mohamed Ould Abdel Aziz et ses 12 co-inculpés sont poursuivis pour corruption, blanchiment d’argent, enrichissement illicite et d’autres chefs d’accusation, selon un communiqué du ministère public, publié le 9 mars 2021.

Les inculpés ont été cités dans un rapport d’enquête parlementaire, transmis au Parquet général en août 2020, pour corruption et mauvaise gouvernance durant la période de règne de l’ex-président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Des biens saisis estimés à 1,7 milliard d’euros

« Les opérations d’investigation ont compris la recherche, le rassemblement, l’étude et l’exploitation de milliers de documents ; l’interpellation, l’audition et la confrontation de dizaines de personnes ; des constatations sur les lieux à NKC [Nouakchott, ndlr] NDB [Nouadhibou, ndlr], Trarza [wilaya dans le sud-ouest, ndlr] et Inchiri [ wilaya située dans l’ouest du pays et dont la capitale, Akjoujt, est la ville natale de l’ex-président Ould Abdel Aziz, ndlr].

Une importante quantité de renseignements a été ainsi recueillie auprès d’institutions officielles, d’études d’officiers ministériels et d’établissements privés », rapporte un communiqué du ministère public, avant d’ajouter que « l’enquête a révélé l’implication d’anciens hauts fonctionnaires, des hommes d’affaires ainsi que d’autres personnes, dans des faits criminels, réprimés par les lois pénales en vigueur. D’autres anciens responsables ont participé à ces faits en facilitant leur exécution ».

D’après le parquet général, si certains suspects ont tenté d’entraver le cours de la justice, l’enquête financière parallèle a toutefois permis de « découvrir, de geler, et saisir des biens mobiliers et immobiliers accumulés et provenant illégalement de plusieurs crimes commis au préjudice de la société ». Les biens mentionnés dans le communiqué du ministère public sont situés sur le territoire mauritanien et vont des usines aux immeubles, en passant par des montants déposés dans des comptes bancaires. Les biens gelés ont été sommairement estimés à plus de 41milliards d’anciens ouguiyas (1,7 milliard d’euros).

Plusieurs faits criminels réprimés par les lois pénales

Les faits qui sont reprochés à Ould Abdel Aziz, l’inculpé principal dans cette affaire, concernent notamment la dissipation de biens publics mobiliers et immobiliers, le blanchiment, la perception d’avantages matériels indus auprès d’une institution publique, le trafic d’influence, l’abus de fonctions, l’enrichissement illicite, le recel de produit du crime,…

Pour Yahya Ould Hademine (ancien Premier ministre), Mohamed Salem Ould Bechir (ancien Premier ministre), Mohamed Abdellahi Ould Oudaa (ancien ministre), Taleb Ould Abdi Vall (ex-ministre de l’Energie), Hacenna Ould Ely (ancien ministre des Pêches), et Moctar Djay (ex-ministre de l’Economie et ex-patron de la Société nationale industrielle et minière de Mauritanie) sont poursuivis pour notamment participation à la dissipation des biens publics, l’octroi d’avantages indus dans des marchés publics, de trafic d’influence, d’abus de fonction, et d’enrichissement illicite.

Mohamed Ould M’Sabou, beau-fils de l’ex-président mauritanien, est poursuivi sur pour trafic d’influence, abus de fonction, enrichissement illicite, recel de produits du crime, participation au recel d’enrichissement illicite, octroi d’avantages indus dans des marchés publics, des faits réprimés par plusieurs articles de la loi sur la lutte contre la corruption.

Pour rappel, une commission parlementaire constituée en janvier 2020 avait été chargée de faire la lumière sur plusieurs dossiers pendant les années de pouvoir du président Abdel Aziz, qui a dirigé la Mauritanie de 2008 à 2019.

Par cridem.org

©️ via Cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=757029

✓Les peuls sont-ils mauritaniens ? | Pr ELY Mustapha [via Agoravox]


S’ils sont en Mauritanie, ils sont aussi nombreux au Nigeria, au Niger, dans le nord et ouest du Cameroun, au Mali, au Sénégal, en Guinée, au Tchad, en Gambie, au Burkina Faso, au Bénin, en Guinée-Bissau, en Sierra Leone, au Ghana, en Côte d’Ivoire, au Togo et au Soudan. En Guinée Conakry, ils font même 53,4 % de la population !

Ils sont dans toute l’Afrique de l’Ouest, «squattent» toute la bande sahélo-saharienne, soit au total une quinzaine de pays différents soit entre 25 à 65 millions de personnes !



Les peuls sont partout, jusqu’en Afrique du Sud et dans la corne de l’Afrique ! Ce seraient les « chinois » locaux de l’Afrique, partout. Ils portent d’ailleurs différentes appellation, Foulani, Fulbés, Fulfulde, Pular ou encore Fellata…et même toucouleurs. De quoi donner le tournis pour s’y retrouver.

Ils sont partout avec leurs troupeaux qui vont et viennent du Nord au Sud et d’Est en Ouest. Rien ne les arrête, même pas le désert ! Une mobilité à l’énergie solaire qui ferait pâlir les adeptes des énergies renouvelables. Tesla lui-même serait un Peul !

Puisqu’ils sont partout, peut-on dire que les peuls sont mauritaniens ? On ne peut reconnaitre une nationalité qu’a des personnes identifiables et individualisables. Elles ne peuvent être ici et partout à la fois. Le pouvoir d’ubiquité, soit être à deux endroits à la fois, du peul ne peut lui permettre d’être mauritanien. Le peul est l’exemple même de la physique quantique, développant dans les pâturages, les propretés d’un l’électron…suivi de ses vaches.
D’ailleurs peut-on admettre qu’un peul soit plus attaché à l’herbe qui pousse sur toute l’immensité de l’Afrique qu’à un quelconque territoire qu’il traverse au gré des saisons, et des pâturages et qu’il puisse, spécifiquement, être mauritanien ?

S’il était vraiment mauritanien, pourquoi le Peul ne peuplerait pas densément le désert mauritanien, pourquoi ses vaches ne seraient pas dans les oasis et ses taureaux sur les dunes ? Pourquoi les poulos ne vendraient pas le « Kossam » dans le Tiris-zemmour et les bergers peuls ne seraient pas en train de « pâturer » dans la passe d’amougjar ? Simple parce que le peul n’est pas mauritanien. Il est peul voilà c’est tout.

La question est donc résolue et nous venons d’apporter assez « d’arguments » pour ce vieux maure un peu fêlé, qui voudrait « chasser les peuls de Mauritanie, parce qu’ils ne sont pas mauritaniens. ».

Aujourd’hui sous les verrous, cet ersatz est l’exemple de ce que la Mauritanie d’aujourd’hui a produit de pire dans les mentalités dégénérescentes de plus de quarante ans d’un régime militaire d’exacerbation du tribalisme, du clanisme et de la médiocrité humaine.

Peut-on argumenter sur les racines du peuple peul, dont l’existence sur le territoire est bien plus ancienne que la Mauritanie elle-même ?

Lorsque le gouverneur Xavier Copollani traça à l’équerre les frontières de la Mauritanie et lui donna une telle appellation, les peuls étaient déjà là avec leur culture millénaire, leur langue, leur poésie, et leurs épopées légendaires. L’épopée de Silâmaka et Poullôri, la geste de Ham-Bodêdio, l’empire peul du Macina. L’épopée de Boûbou Ardo Galo …

Plus ancien encore, fondateurs de prestigieuses civilisations, l’historien Cheikh Anta Diop a lié les Peuls à l’Égypte ancienne, Tauxier les lie à leur pays d’origine (moyenne Égypte) vers le VIe siècle avant l’ère chrétienne. C’est autant dire que même la Maurétanie romaine n’existait pas encore !

C’est autant dire que le peul n’a pas besoin d’être mauritanien pour exister, mais la Mauritanie a besoin du peul pour exister, car il en est une composante humaine vitale pour son existence. Enfant sans conteste de son sol, il lui apporte la richesse humaine d’une civilisation millénaire dont la Mauritanie fut (et est) un espace historique.

Mais au lieu d’émuler cette synergie du peuple mauritanien avec toutes ses ethnies, l’Etat mauritanien, a depuis longtemps démissionné de son rôle d’unificateur et d’appareil de solidarité nationale.

L’ignorance de l’autre, le bigotisme civil, le laisser-aller éducatif et culturel, le favoritisme tribal, l’obscurantisme religieux, le « je m’en-foutisme » des décideurs publics, la pauvreté des populations, la misère des classes la démission des intellectuels, le clientélisme politique et l’avenir en impasse, font que naissent des « esprits » tordus qui spolient toute une nation.

Pr ELY Mustapha

©️ Crédit source : via https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-peuls-sont-ils-mauritaniens-pr-241892

✓Discours intégral prononcé par la Ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Madame Lalya Kamara

Discours intégral prononcé par la Ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Madame Lalya Kamara, le lundi 30 mai 2022, à Atar, lors du lancement de l’atelier de concertation et d’échanges sur l’actualisation de l’offre de la formation professionnelle pour sa mise en adéquation avec la demande du marché de l’emploi, organisé par le Ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle.

« Monsieur le Wali de l’Adrar
Messieurs, Mesdames les représentants des Conseils Régionaux, des autorités régionales, et des communes des wilayas du Tiris Zemour, de l’Adrar et de l’Inchiri ;
Messieurs, Mesdames les représentants du secteur privé et de l’économie solidaire;
Messieurs, Mesdames les représentants des partenaires au développement ;
Messieurs, Mesdames les représentants des services publics de l’emploi et de la formation professionnelle ;

Mesdames et Messieurs;

C’est un honneur pour moi de lancer aujourd’hui à Atar le premier atelier de concertation et d’échange sur l’actualisation de l’offre de la formation professionnelle pour sa mise en adéquation avec la demande du marché de l’emploi au niveau des wilayas du Tiris Zemour, de l’Adrar et de l’Inchiri.

Mesdames et Messieurs,

Notre pays dispose d’un potentiel économique riche et diversifié qui peut offrir d’importantes opportunités d’emplois. L’exploitation judicieuse de ces opportunités peut donc amener à réduire sensiblement le chômage pour notre jeune population pour ne pas dire l’éradiquer ;

Toutefois, ces atouts ne pourront être pleinement bénéfiques que si nous disposons d’une main d’œuvre qualifiée, motivée par le travail , adaptée aux besoins du marché et débarrassée de toutes les barrières et pesanteurs sociales et des perceptions négatives de nature à entraver l’exercice libre de certains métiers.

C’est à ce titre que, le Ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, dans l’exécution de la Stratégie Nationale de l’Emploi et dans sa politique d’amélioration de la Formation Professionnelle et Technique tient à mettre le curseur non seulement sur le nombre de jeunes formés mais également et surtout sur le nombre de jeunes insérés dans la vie active.
Et pour cela, une des premières démarches de notre plan d’actions est l’analyse des besoins du marché grâce à la mise en place de mécanismes de concertation avec les employeurs qui en majorité sont du secteur privé qu’il soit formel, informel ou issu de l’ économie sociale et solidaire pour garantir une bonne adéquation de l’offre de formation avec les besoins en qualification du marché du travail.

Le présent atelier tout comme ceux qui suivront les semaines prochaines à Nouakchott, Kaédi et Kiffa s’inscrivent dans cette même démarche.

Mesdames et Messieurs

Les engagements pris par son Excellence le Président de la République Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani dans son programme électoral TAAHOUDATI, vise en matière d’emploi et de formation professionnelle, la mise en place d’un service public à l’écoute de la demande sociale et capable de satisfaire les besoins actuels et futurs du marché et ainsi d’anticiper les formations adéquates en vue d’accompagner les mutations économiques, socle de prospérité et de croissance dans les différents secteurs d’activités de notre pays.

Le Gouvernement, sous la conduite du Premier Ministre son excellence Mohamed Ould Bilal, veille à la mise en œuvre de ces engagements à travers la mise en place de moyens appropriés destinés, pour ce qui est de l’Emploi aux programmes inédits pour le développement de la formation, l’amélioration de l’employabilité, la promotion de l’entreprenariat qui constituent dorénavant les 3 piliers des actions du MEFP.

Mesdames, Messieurs, chers participants qui nous avez fait l’insigne honneur d’être présents aujourd’hui,

Vos différentes provenances ainsi que les niveaux de responsabilités que vous occupez dans vos structures respectives révèlent l’intérêt que nous, tous ensemble, accordons à ces concertations et aux résultats auxquels nous parviendrons à terme.

Des questions importantes liées à la demande du marché du travail et à l’offre actuelle de la formation professionnelle feront l’objet de nos débats d’aujourd’hui, il s’agit notamment de répondre aux question suivantes :
L’offre actuelle de formations diplômantes de nos établissements répond-elle aux attentes des entreprises ?
Quelle est votre appréciation de la qualité du travail des jeunes qui sortent de nos établissements ?
Quelles sont vos recommandations pour faire évoluer cette qualité ?
Quelles sont les spécialités demandées et les niveaux les plus adaptés à la demande?
Quelle est le mode de formation le plus adapté à vos entreprises, à vos structures : les formations résidentes, les formations par apprentissage ou celles par alternance ?
Quelles recommandations pouvez-vous formuler pour garantir une meilleure implication de vos entreprises dans la formation et dans nos établissements ?

Votre contribution active à ce débat nous permettra ensemble de mieux définir l’offre du dispositif de formation professionnelle et de cerner, par conséquent, les mesures appropriées pour la mise en place d’un dispositif qui jouerait efficacement son rôle de levier pour l’emploi et d’outil au service du développement des différents secteurs de l’économie nationale.

Sur ce, je déclare ouverte la journée de concertation et d’échange sur l’actualisation de l’offre de formation professionnelle pour sa mise en adéquation avec la demande du marché de l’emploi au niveau des wilayas du Tiris Zemour, de l’Adrar et de l’Inchiri .

Je vous remercie pour votre attention. »

©️ Crédit source : Élément via Page du ministère https://www.facebook.com/100069136902895/posts/326401866341041/