Mouhamadou Sy rejoindra l’équipe de Martin Hairer Médaille Fields 2014 (grâce à sa théorie des structures de régularité qui ont permis de résoudre des problèmes mathématiques extrêmement difficiles et restés sans solutions depuis des décennies). Pr. Hairer a également reçu le Breakthrough prize en 2021, prix qui récompense des chercheurs ayant accompli des avancées majeures en Sciences. Il est par ailleurs membre de la Royal Society.
Le mauritanien est connu du grand public notamment en Afrique pour son engagement pour les langues africaines, MouhamadouSy est avant tout un mathématicien. Il a en effet soutenu sa thèse à l’université Cergy Pointoise en 2017 et depuis, il avait rejoint l’université de Virginia aux USA où il enseignait les mathématiques parallèlement à ses recherches portant sur les équations de la physique mathématique.
MouhamadouSy a publié plusieurs articles dans son domaine de recherche notamment l’Analysis and PDE Review, ou Archive of Rational Mechanics and Analysis et biend’autres.
Le grand public l’a découvert en 2016 quand il publia le premier livre de mathématiques en Pulaar: Bindannɗe Hiisankooje chez Papyrus Afrique. L’ouvrage eut un franc succès en Afrique et reçu en grandes pompes à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar lors d’un colloque scientifique consacré à Cheikh Anta Diop. En 2019, le mathématicien publie le premier tome de son second ouvrage intitulé Gannde Hiisiwe. En plus de l’édition papier cette fois-ci, il rend le livre gratuitement accessible en ligne en format PDF. Rappelons que le Pulaar (Peulh) est parlé dans environ 26 pays africains et qu’au-delà. Plusieurs personnalités et organisations avaient tous bien accueilli son ouvrage en louant son utilité publique.
Après son séjour aux USA MouhamadouSy revient en Europe mais à Londres cette fois-ci, il est recruté à Imperial College London, l’une des dix premières universités du monde selon le QS Ranking et le Times Higher Education.
Enfin, en collaboration avec MartinHairer, MouhamadouSy travaillera sur des problèmes en théorie des équations aux dérivées partielles stochastiques fortement singulières, ces problèmes ont diverses applications en physique.
Signalons que le jeune prodige ne délaisse pas pour autant les langues africaines puisque le tome 2 de Gannde Hiisiwe devrait sortir courant 2022.
Un livreur Uber Eats a été agressé ce dimanche soir alors qu’il venait récupérer une commande dans un restaurant à Cergy (Val-d’Oise). Le livreur aurait été agressé et insulté par un homme d’origine maghrébine. Une habitante a filmé la scène et publié les images sur Instagram. « Il l’a traité d’esclave, il l’a fait saigner. Voilà son sang qui est parterre là », peut-on entendre dire la témoin dans la vidéo. « Je suis Algérien, je vais te n*quer ta mère », crie l’agresseur présumé.
La police a annoncé ce lundi matin l’ouverture d’une enquête judiciaire d’initiative afin d’identifier l’auteur et établir les faits.
« Quand je pense qu’en 2021 certains maghrébins pensent qu’ils sont mieux que les Noirs , ça me choque… J’ai été bouleversée de voir qu’un Noir se faisait tabasser sous mon immeuble, juste pour sa couleur de peau. Si je n’avais pas appelé la police ou mis ma tête par la fenêtre, il aurait pu perdre la vie. Et dire qu’il venait juste chercher une commande dans un restau. Quand je vois des Algériens dire qu’ils nous ont vendu comme du bétail, je me rends compte qu’il y a encore du chemin à parcourir. », a écrit la témoin en légende de son post.
Les images choquantes ont fait le tour des réseaux sociaux et ont été relayées sur le compte Instagram de la Ligue de Défense Noire Africaine, l’organisation anti-raciste dénonce un acte négrophobe et demande « une proposition de loi en urgence » pour contrer la montée du sentiment anti-noir en France, s’appuyant sur des chiffres du Service central du renseignement territorial.
Cet incident raciste survient alors que mercredi, Yusufa, un jeune homme d’origine guinéenne a été victime d’un crime présumé raciste. Le père de famille de 26 ans a perdu la vie, froidement poignardé par un groupe d’hommes arméniens à Saint-Etienne (Loire). Les images insoutenables ont été diffusées sur les réseaux sociaux. Une marche en hommage au défunt se tiendra ce samedi 5 juin dès 14H, la procession partira de la rue Colette à Saint-Etienne.
L’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz a déclaré que le directeur de la police des crimes économiques lui a émis aujourd’hui un message menaçant , selon lequel ses actions sont inacceptables.
Ould Abdel Aziz a démenti, dans un message sur son compte Facebook ,avoir eu connaissance de «toute transgression ou violation de l’injustice, malgré les ciblage et provocation qui me sont imposés, sinon que je suis toujours resté ferme et le resterai, et que je vis ma vie quotidienne normalement, et c’est peut-être cela qui tourmente (les autorités) . »
Ould Abdel Aziz a déclaré qu’il a décidé aujourd’hui de se rendre à pied à la direction de la sécurité afin d’éviter ce qu’il décrit comme : « leurs allégations selon lesquelles je minimise le statut des agents de sécurité qui méritent respect et qui ont été ordonnés à exécuter ces harcèlements sans qu’ils n’en soient convaincus.
Et Ould Abdel Aziz a ajouté: «C’est pourquoi j’ai levé l’embarras car je pense qu’ils sont gênés par ces ordres, mais ils sont obligés de les exécuter , et je comprends ça très bien. »
Ould Abdel Aziz a ajouté: «Après la signature ennuyeuse et inutile, qui n’a d’autre sens que des restrictions et des règlements de comptes contre moi, le directeur de la police des crimes économiques m’a convoqué et il m’a assuré que la présence de voitures et de forces de sécurité à proximité de mon domicile est une nécessité urgente pour respecter les exigences de l’assignation à résidence.
Ould Abdel Aziz a souligné que c’est «la première fois que le directeur agit ainsi et il ne fait aucun doute que c’est à cause de l’embarras qu’ a causé ma réponse d’hier soir au communiqué de la direction de la sécurité , car ce point faisait partie de mes critiques dirigées contre leur méthode.»
Ould Abdel Aziz a remercié ceux qu’il qualifie de citoyens fidèles, pour ce qu’il a décrit comme «la sincérité de votre soutien spontané pendant ma marche aller-retour vers et de la direction de la sécurité . Je nie que le peuple mauritanien soit qualifié d’opportuniste, car le peuple mauritanien est sincère et loyal.
Le déni, l’hypocrisie et l’opportunisme n’est le fait que de ses acteurs qui ne représentent pas la fierté du peuple mauritanien. »Selon le texte du tweet.
Ould Abdel Aziz a estimé que ce qui lui plaît et guérit le cœur des fidèles, c’est son assurance que la Mauritanie triomphera par la force de son peuple et par l’échec de ce système.
Le Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès (R.M.F.P) est surpris et consterné de voir sur les réseaux sociaux des vidéos de propagandes faisant la promotion des coutumes esclavagistes. Mr Diarra Mahamadou est un web-activiste qui n’a aucune connaissance de cette pratique honteuse qui a fait plusieurs morts, des milliers de déplacés. Nous demandons un peu de respect pour nos morts et déplacés. Nous demandons à l’activiste Mr Diarra Mahamadou de se ressaisir et d’éviter toute tentative de récupération dans cette affaire car toute charte communément appelée LAADA qui ne s’applique à une seule est simplement une forme d’esclavage. L’esclavage est une réalité dans cette région et toute la communauté internationale est au courant de ces atrocités et lynchages de tout genre , la dernière activité en date est une preuve que cette pratique est toujours d’actualité grâce à la participation de toutes les organisations de défense des droits de l’homme, la conférence du 22 Mai 2021 a réuni plus de 450 participants de tout bord et de tout continent qui a rassemblement choqué les gens qui vous ont employés à faire ses sorties médiatiques maladroites et sans fondement. Les personnes avec lesquelles vous avez fait le déplacement sont des personnes qui font l’objet de poursuites au niveau de plusieurs juridictions du Mali y compris le Maire de Madiga Sacko qui est recherché par le Tribunal d’Instance de Diema et qui ont été surpris de l’engouement des autorités de la transition qui sont prêts à en découdre avec cette horrible affaire. Nous avons été toujours ouverts au dialogue et au débat,GAMBANA est un idéal et elle verra le jour, elle est une organisation qui vit de ses cotisations de ses militants et n’a jamais bénéficié d’aides extérieures ou de subventions de la part d’une quelconque organisation non gouvernementale ou d’institutions nationales ou internationales. Traiter le RMFP d’organisation fantoche et d’organisation qui sème la violence est un montage de toute pièce en collaboration avec des organisations esclavagistes voire criminelles. Ce que vous ignorez, le Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès est une association légale reconnu par l’Etat Malien qui jouit de tous ses droits et est présente dans toutes les localités de Kayes.
Nous condamnons avec la dernière rigueur les calomnies, les fausses allégations, les mensonges grotesques et de dénigrement de ce web-Activiste. Le Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès se réserve le droit de recourir à la justice pour toute fin utile.
Pour le Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès.
La Direction générale de Sureté nationale a rendu public, dimanche, un communiqué de presse donnant des clarifications sur les informations relayées par les réseaux sociaux et les plateformes privées au sujet de présumées pressions exercées sur l’accusé MohamedOuldAbdelAziz de la part de certains individus et de véhicules qui surveilleraient son domicile et le poursuivraient partout où il se rend.
Dans le communiqué, dont une copie est parvenue à l’AMI, la Direction générale de la Sureté nationale affirme qu’elle est soucieuse du respect de la loi, de l’application de ses devoirs et l’observation du seuil maximal de retenue et de sang froid face à toutes les provocations quelles que soit leur nature et leur origine et ce dans le respect des exigences professionnelles.
Voici la traduction du communiqué de la Direction générale de la Sureté nationale :
« Nous constatons depuis quelques temps des informations relayées par les réseaux sociaux relatives aux allégations de ces plateformes et par la personne de MohamedOuldAbdelAziz qu’il serait sujet à des pressions exercées sur lui de la part de certains individus et des véhicules qui surveillent son domicile et le poursuivent partout où il se rend.
Dans le souci de clarifier l’opinion publique nationale et d’élever toute équivoque, nous apportons les précisions suivantes :
-Mohamed Ould Abdel Aziz est une personne accusée devant la justice et soumise aux exigences de la :
– Décision n ° 044-2021 du 10/05/2021 pour le renouvellement du contrôle judiciaire, qui stipule la signature trois fois par semaine à la Direction de la lutte contre la criminalité économique et financière.
– Décision n ° 046/2021 du 11/05/2021 du pôle d’investigation en charge de la lutte contre la corruption relative à l’ajout de mesures visant à renforcer le contrôle judiciaire sur l’accusé, notamment :
-De ne pas quitter sa résidence habituelle dans la moughataa du Ksar, sauf avec l’autorisation de l’équipe d’enquête ou en cas de nécessité absolue liée aux conditions de santé ou aux rituels religieux dans les limites de la wilaya de Nouakchott-Ouest ou en réponse à la convocation adressée par les autorités judiciaires.
– Dans le but d’assurer l’exécution de cette décision judiciaire, des agents de sécurité en tenue civile ont été affectés à proximité du domicile de l’accusé afin de s’assurer qu’il se conformait aux exigences de la décision précédente.
Sur la base de la réquisition judiciaire, les agents de la sécurité ont exercé leurs missions selon les normes et la déontologie de la profession, et ils ont veillé à la maîtrise de soi malgré la défiance répétée, l’agression verbale, les prises de vue, la diffamation et le harcèlement dont ils ont fait l’objet de la part de l’accusé et d’autres personnes proches de son domicile en plus des provocations lors du récent déplacement à travers un certain nombre de comportements, notamment:
– L’excès de vitesse, l’arrêt brusque au milieu de la route durant la circulation, le changement rapide de direction, l’entrée dans les ruelles étroites et l’engagement brusque dans la direction opposée pour semer la vigilance des agents de la surveillance.
Le rythme de ces provocations a augmenté au cours des jours du 10-17 et 21 mai -2021.
Et les méthodes ont changé à partir du 24/05/2021, lorsque l’accusé, MohamedOuldAbdelAziz, a quitté son domicile dans une voiture «Toyota Hilux» conduite par une autre personne, contrairement à son habitude, pour signer à la Direction de la lutte contre les crimes économiques et financiers.
Au retour, le conducteur a répété les comportements de changement brusque de direction et d’excès de vitesse, s’engageant dans une route secondaire étroite et rebroussant chemin à grande vitesse dans le dessein de charger les agents de surveillance alors qu’ils accomplissaient leurs tâches ;
– Le 26/05/2021, un groupe composé de jeunes hommes l’a accompagné à bord de deux voitures, qui ont tenté à plusieurs reprises d’entraver le mouvement de l’équipe de surveillance ;
– Le 27/05/2021, il a induit en erreur l’équipe de surveillance, et a quitté son domicile, accompagné de l’un de ses assistants en direction du tribunal de la wilaya de Nouakchott Ouest alors qu’il n’avait pas reçu de convocation.
Le 28/05/2021, un groupe de jeunes l’a accompagné à bord de quatre voitures qui ont entravé la progression de l’équipe de surveillance jusqu’à ce qu’une de ces voitures entre délibérément en collision avec la voiture de l’équipe de surveillance. Le site d’information El Menassa qui faisait partie du groupe d’accompagnement a commencé à diffuser en direct via Internet l’opération de déplacement dans le but de d’entraver l’équipe de surveillance.
La direction générale de la Sureté rappelle qu’elle restera respectueuse de la loi et de ses engagements et de l’observation du seuil maximal de la retenue face à toutes les provocations quelle que soit leur nature ou leur origine, et ce dans le respect des exigences professionnelles, tout comme elle agira fermement contre les diffuseurs de fausses nouvelles et de rumeurs malveillantes, appelant au respect de la loi ».
Nous avons été nombreux à nous féliciter de l’accueil de Macron à sa descente d’avion à Kigali par un ministre envoyé par Paul KAGAME. Pour nombre d’africains, et dans le contexte d’un panafricanisme ragaillardi ces dernières années, ce geste constituerait un symbole de souveraineté et de fierté qui tranche avec les traditionnels youyous auxquels nous avaient habitués les autres présidents africains à l’occasion de l’arrivée de chefs d’états occidentaux en terre africaine.
Je ne résiste pourtant pas à l’envie d’aventurer une autre lecture de cet événement qui m’agite tous ces jours-ci. Sans rien enlever au courage de KAGAME et au style décomplexé qui fait à juste titre la fierté de nombre d’africains, gardons tout de même à l’esprit que, comme cela a pu être rappelé, dans le protocole français, tout chef d’état, quel qu’il soit, est accueilli sur le perron de l’Élysée, et non à sa descente sur le tarmac. Ce qui tranche naturellement, pour ceux qui connaissent les traditions africaines d’hospitalité, avec les formes d’accueils que l’on peut observer en terre kémite. J’ai toujours en souvenir en disant cela, dans ma ville de Kaëdi, ces processions de femmes du quartier historique de Touldé, armées de bol et faisant tout un tintamarre pour accueillir à l’aérodrome un des leurs débarquant du DC4 d’Air Mauritanie. Il s’agit là d’une authentique tradition africaine d’accueil. Et il me semble que ce c’est cette tradition qui transpire dans le protocole d’accueil de la plus part des états africains. Bien sûr, restera à repenser comment l’hôte, notamment lorsqu’il s’agit de l’ancien colonisateur, pourrait interpréter cet enthousiasme populaire…
Mais il y a tout de même lieu de se demander, si au nom du parallélisme des formes, nous devons abandonner nos traditions d’accueils qui ne font que témoigner de ce qu’authentiquemrnt nous sommes.
Abandonner cette tradition pour nous caler au protocole français, n’est-il pas encore une fois une imitation (fut-elle au nom de la souveraineté), et donc un signe de dépendance?
N’avons-nous pas d’autres espaces de souveraineté à réaffirmer, autres que ceux qui nous font encore une fois imiter ceux qui nous méprisent justement pour cela?
Ce sont-là des questions que je pose. Mon opinion sur la question n’est pas encore vraiment faite.
Le Président de la République, Monsieur MohamedOuldCheikhEl Ghazouani, a supervisé, vendredi à Nouakchott, la cérémonie du lancement officiel d’une assurance maladie complète et gratuite pour 100 000 ménages les plus pauvres.
A cette occasion, le Président de la République a remis des cartes d’assurance maladie gratuite à certains bénéficiaires issus des différentes wilayas du pays.
L’opération constitue la concrétisation l’engagement du Président de la République de rehausser le niveau des ménages les plus pauvres et les plus vulnérables, et de leur faciliter l’accès aux services de base y compris les services sanitaires de qualité.
L’objectif de ce programme est de faire bénéficier cent mille ménages pauvres, soit environ six cent vingt mille personnes d’une assurance maladie gratuite.
Les prestations couvertes par l’assurance maladie complète et gratuite sont :
✓ Les soins ambulatoires : Préventions, consultations, traitements et les services auxiliaires ;
✓ Les soins hospitaliers : Consultations, Chirurgies, traitements et services
✓ Les évacuations pour soins nécessaires listés ;
✓ Les listes des spécialités et des actes médicaux et paramédicaux ;
✓ Les appareillages ;
✓ Les frais des transports médicaux.
Ce premier lot de bénéficiaires comprend environ cent sept mille individus, y compris les personnes vivants avec un handicap ou une maladie chronique.
Le processus d’intégration de ces ménages cibles à l’assurance maladie Gratuite et complète se poursuivra pour couvrir l’ensemble des 100 000 ménages ciblés d’ fin de 2021.
Notons que l’Assurance maladie est considérée comme l’un des principaux leviers du développement économique et social des nations, car elle permet aux bénéficiaires d’accéder aux services de santé, de limiter les dépenses liés aux traitements en cas de maladie de l’individu, de renforcer la cohésion sociale et réduit les inégalités et les disparités sociales et leurs conséquences négatives.
La cérémonie de lancement officiel s’est déroulée en présence du Premier ministre, des présidents des institutions constitutionnelles nationales, des membres du gouvernement, de certains membres du corps diplomatique et d’un grand nombre d’invités.
🟢 Une attestation attribuée par les organisateurs MSDH et RMFP de la conférence du 22 mai à Bamako, pour les modestes efforts de communication via notre BLOG autour de cet événement important pour les droits humains. Merci au frère et camarade Boubacar NDJIM et ses partenaires. Moi influenceur…!? C’est trop dire lol…😂
Élément Media reportage sur la conférence du 22 mai 2021
✓Une reconnaissance dédiée à nos camarades et parents « invisibles » qui affrontent vaillamment divers harcèlements, privations et intimidations dans les localités soninké (au Mali, en Mauritanie, au Sénégal et en Gambie) avec une certaine complicité de nos autorités publiques parce qu’ils refusent les coutumes esclavagistes et féodales. Une grande pensée aux victimes de Djandjoumé, feu tonton MountakhaDiarisso et ses camarades martyrs sauvagement assassinés par des extrémistes féodalo-esclavagistes dans la nuit du 1 septembre 2020 : https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=26219&LangID=F
Sahara Médias – L’ancien président Mohamed O. Abdel Aziz a porté plainte ce jeudi auprès du parquet général près le tribunal de Nouakchott-ouest contre une voiture «qui le poursuivrait», selon les sources de Sahara Medias.
L’ancien président a comparu, il y a près de deux heures, devant le parquet général accompagné de ses avocats.
Ould Abdel Aziz avait été placé en résidence surveillée le 11 mai dans le cadre des enquêtes menées par le pôle chargé des crimes économiques, après des accusations portées contre lui par le parquet général pour corruption et blanchiment d’argent.
Dans le cadre de la lutte contre l’esclavage au Mali le Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès (R.M.F.P) en partenariat avec le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (M.S.D.H) organise une conférence débat autour de la question. Etaient présents à La 1ere Edition de la conférence sur l’esclavagisme des institutions nationales et internationales, la Commission Nationale des Droits de l’Homme, les membres des organisations de la société civile, les confessions religieuses les organisations de la diaspora et les organisations de femmes etc. Il s’agit de : Mr le Gouverneur du District de Bamako ; Mr le Conseiller Spécial de la Cour Constitutionnelle du Mali ; Mr le Conseiller Spécial du Premier Ministre du Mali Mr le Conseiller Spécial du Président du Conseil National de Transition du Mali Mr le Représentant du Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des sceaux du Mali ; Mr le Représentant du Ministre de la Réconciliation Nationale du Mali ; Mr le Représentant du Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile du Mali ; Mr le Représentant du Ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales du Mali; Mr Le Président de la Commission loi du Conseil National de Transition du Mali ; Mr le Directeur Régional de Bamako de la Police Nationale du Mali ; Mr le Directeur Régional de Bamako de la Gendarmerie Nationale du Mali ; Mr le Bâtonnier de l’Ordre des Avocats du Mali (O.A.M); Mr Le Représentant des Syndicats de la Magistrature du Mali (SAM et SYLIMA) ; Mr le Représentant du Chef de la délégation de l’Union Européenne au Mali (U.E) Mr Le Chef de Division de la Mission des Nations Unis pour la stabilisation du Mali (MINUSMA); Mr le Président de la Commission Vérité Justice et Réconciliation du Mali (C.V.J.R) Mr le Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme du Mali (CNDH) Mr Le Coordinateur Campagnes et Mobilisation d’Amnesty International Mali Mrs Les membres du cadre de concertation des Organisations de défenses des Droits de l’homme au Mali Mr Le Président du Comité d’organisation du Dialogue National Inclusif du Mali (D.N.I) Mr Le Représentant du Haut Conseil Islamique du Mali (H.C.I.M) Mr le Coordinateur des Chef de quartiers de Bamako Mme La Présidente du Conseil de fonds d’indemnisation des victimes de la Cour Pénal International au Mali ; Mr Le Président du Barreau Pénal International (B.P.I) ; Mr Le Vice-Président du Barreau Pénal International (B.P.I) Mme La Directrice Exécutive de l’Association des Jeunes pour la Citoyenneté Active et la Démocratie (A.J.C.A.D) Mrs Les responsables des Coordinations et membres du Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme(M.S.D.H) ; Mrs Les responsables des coordinations et Membres du Rassemblement Malien pour le Progrès et la Fraternité (R.M.F.P) ; Mr Le Président de la Coalition Nationale de la Lutte contre l’Esclavage au Mali (CONALEM) ; Mr le Président de la fédération Internationale et Nationale des KULUBALITON ; Mme la Présidente de la Fédération Nationale des handicapés du Mali ; Mme la Coordinatrice du Projet Esclavage et Migrations Forcées ; Mr Le Président de la Coordination des Organisations Africaines de lutte contre l’esclavage (C.C.E.S) ; Mr Le Président de l’Association Sénégalaise des Soninké pour l’Egalité et le Progrès (ASSEP SENEGAL) ; Mr Le Représentant de l’ONG Organisation pour la Réflexion, la formation et l’éducation à la Démocratie et au Développement (ORFED Mali) ; Mr le Secrétaire General de l’Association pour la Consolidation de la Paix, le Développement, la Protection et la Promotion des Droits Humains (TEMEDT) ; Mme la Présidente de l’ONG l’Association pour la Promotion Juridico-Economique de la Femme et de l’Enfant (PROMODEF) ; Mr Le Représentant du Directeur Scientifique du Laboratoire d’Études et de Recherche en Droit, Décentralisation et Développement Local (LERDDL) ; Le Représentant de la Maison de la presse du Mali. Et Beaucoup de grandes personnalités de l’Etat ont faits acte de présence à cette conférence. De ce fait beaucoup de résolutions ont découlés de cette conférence historique.
✓LES RESOLUTIONS ISSUES DE LA CONFERENCE DU 22 MAI 2021 DE BAMAKO:
Informer et sensibiliser l’opinion nationale et internationale sur l’existence de la pratique ; Appliquer les résolutions issues du Dialogue National Inclusif (D.N.I) à propos des pratiques liées à l’esclavage par ascendance au Mali dans la région de Kayes ; Ne plus appeler ou traiter quelqu’un d’esclave ; Informer et attirer l’attention de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (C.E.D.E.A.O) et l’Union Africaine (U.A) sur des faits concernant tous les villages soninkés de la zone Ouest africaine ; Mettre en garde contre d’éventuels troubles ethniques ; Demander aux communautés concernées d’éviter la stigmatisation ; Inviter l’Etat et la société civile à travailler dans l’information et la sensibilisation des communautés concernées ; Bâtir un monde respectueux de l’espèce humaine, sans considération de races, d’ethnie ou autre en organisant des assises nationales dans le pays soninké ; Rejeter toutes formes de coutumes de promotion de l’esclavage par ascendance par exemple le LAADA (qui signifie la charte ancestrale en Mandingue) qui oblige les descendants d’esclaves à travailler pour leurs maitres ; Abolir l’esclavage coutumier ou esclavage par ascendance par circulaire, ordonnance ou décret dans un premier temps avant la loi ; L’arrêt immédiat d’agressions sexuelles sur les femmes des descendants d’esclaves; Inciter les acteurs de la chaine pénale du Mali à appliquer le code foncier et domanial pour l’appartenance des terres cultivables; Expliquer aux chefs des villages concernés de respecter les décisions de justices car nul n’est au-dessus de la loi ; Inviter les administrateurs civiles à plus d’impartialités dans le règlement de ces conflits ; Accompagnement des victimes à travers la saisine de la Cour Pénal International ; Organiser dans les plus brefs délais une rencontre de haut niveau par visio-conférence entre les initiateurs de cette conférence et le bureau exécutif du Barreau Pénal International ; Demander au Barreau Pénal International (B.P.I) de se constituer comme défenseur des victimes des pratiques à l’esclavage par ascendance auprès de la Cour Pénal International pour dénoncer cette pratique en vue de les indemniser ; Demander au Barreau Pénal International (B.P.I) de saisir le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’Homme pour accentuer les communications visant à stopper toutes les atrocités liées à cette pratique ; Inviter les partenaires techniques et financiers du Mali à apporter leur soutien dans le cadre de la lutte contre l’esclavage au Mali ; Accélérer tous les dossiers en souffrance des victimes auprès des juridictions compétentes ; Faire le plaidoyer notamment pour l’adoption de la loi contre l’esclavage par ascendance au Mali tout en cherchant les raisons du blocage autour de cette loi ; Faire une proposition de projet de loi et le soumettre à l’Etat ; Mettre les victimes à l’aise en leur offrant une tribune pour raconter les pratiques inhumaines auxquelles elles ont été confrontées ; Sensibiliser les victimes à recourir aux moyens juridiques légaux pour réclamer leurs droits ; Mettre en place une commission pour le retour des déplacés dans leurs villages respectifs avec le concours des partenaires techniques et financiers ; Mettre un mécanisme de prévention des tortures sur l’espèce humaine auprès des autorités compétentes ; Production d’un rapport mettant l’accent sur la lutte contre l’esclavage par ascendance chaque trimestre par les initiateurs de la conférence du 22 Mai 2021 de Bamako ; Impliquer d’avantage les acteurs politiques dans la résolution de ce conflit intercommunautaire en vue de mieux cerner la question de l’esclavage ; Mettre l’accent sur l’implication des leaders religieux pour lutter contre la pratique de l’esclavage ; Que l’Etat fasse une condamnation sans précèdent à travers un communiqué sur toutes les atrocités liées à cette pratique pour élucider sa position; Obliger à l’Etat à faire reconnaitre cette pratique par tous les chefs des villages concernés par risque de ne pas être exposés à des sanctions; Mettre à la disposition des acteurs de la chaine pénale des moyens techniques, humains et financiers dans l’accomplissement de leurs missions Inciter Les magistrats à se servir des instruments internationaux ratifiés par le Mali pour réprimer les auteurs et les faits relatifs à la pratique de l’esclavage ; Sensibiliser les acteurs de la chaine pénale à faire preuve de bon discernement lors des qualifications des infractions découlant de la pratique de l’esclavage par ascendance ; Punir tous les acteurs de la chaine pénale qui monnayent les procédures des justiciables liées à la pratique de l’esclavage par ascendance ; Faire en sorte que le Mali transpose les instruments juridiques internationaux auxquels il a souscrit, dans son système interne, car l’applicabilité desdits instruments passe forcément par l’utilisation de ces instruments juridiques ; Les acteurs de la chaine pénale doivent plus utiliser ou appliquer les traités et conventions ratifiés par la République du Mali ; Faire en sorte de rencontrer le Président de la Transition, le Premier ministre de la Transition et le Président du Conseil National de Transition dans les prochains jours pour la présentation des résolutions et la proposition du projet de loi issues de la conférence du 22 Mai 2021 sur l’esclavagisme au Mali. Inciter les Etats dont le phénomène de l’esclavagisme est présent de tout mettre en œuvre pour l’éradication sans condition de cette pratique d’une autre époque ; Mettre en place un mécanisme de suivi et de contrôle de ces résolutions qui aura pour objectifs d’apprécier les résultats obtenus à court, moyen et long terme.
FAIT A BAMAKO LE 22 MAI 2021 POUR LE COMITE D’ORGANISATION
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