L’action du premier ministère mauritanien était occultée par le passé par celles du palais présidentiel et par les autres portefeuilles gouvernementaux au point de ne se voir accorder aucune réelle place dans les milieux politiques.
C’est seulement avec l’arrivée de l’ancienne ministre de la Culture, l’illustre et chevronnée journaliste Hindou Mint Ainina à la Primature qu’une solide stratégie politique commença à se mettre en place et à se perfectionner par voie de conséquence le manque de visibilité cruel dont souffrait depuis très longtemps le Chef du gouvernement et les actions de cette pièce maîtresse de l’Exécutif.
Une visibilité politique qui s’est renforcée depuis l’arrivée au pouvoir de l’ancien président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi pour atteindre son point culminant sous la gouverne du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.
En effet, la Primature dont la politique jadis inefficace ou non-efficience s’est dotée de tous les moyens et solutions aux insuffisances et à la prise en compte du genre, de la démographie, des liens pauvreté, des modes de consommation et de production durable, de l`économie verte et des changements climatiques.
~ À la Primature, une cellule politique chapeautée par une communicante
Avec une cellule politique chapeautée par communicante expérimentée qui s’est forgée une image de respect et d’admiration pour ses articles médiatiques dans les colonnes de « Mauritanie Demain », « El Bayane » et « Le Calame », l’une des compagnons inséparables du Fondateur de ce dernier journal encore présent, en l’occurrence Habib Ould Mahfoudh, la Primature garantit une excellente visibilité des mécanismes de planification, de coordination, de suivi et de prise de décisions pour l’opérationnalisation des objectifs fixés énoncés dans la déclaration de politique générale et dispose d’un système politique complet et efficace.
Une mission bien réussie pour cette femme décorée par le Premier ministre de la médaille chevalier de l’ordre du mérite national dès lors où l’actif des portefeuilles ministériels se mesure en quantité et en qualité à leurs actions, lesquelles, non médiatisées avec efficacité et professionnalisme en font aux yeux de l’opinion des coquilles vides et des institutions de trop.
Faut-il rappeler que Hindou Mint Aïnina, a œuvré efficacement pendant son passage au ministère de la Culture, à remédier à la fracture communautaire dont souffrait le pays, en faisant, titrait « Jeune Afrique » en 2015, « du patrimoine le ciment d’une nation encore traumatisée par de vieux conflits intercommunautaires ».
« C ‘est l’œuvre de malades et je ne vois aucune religion dans le fait de tuer des gens », avait-elle confié, au lendemain des massacres de Paris. Son allocution devant la Conférence générale de l’Unesco, était déjà pleine des valeurs qui lui sont chères : « Égalité de tous dans leur humanité », « non pas s’affronter comme le veulent les « faucons » de l’histoire moderne, mais se parler, s’écouter et se tolérer », ou encore « faire face à toutes les formes d’exclusion et d’intégrisme, de terrorisme et de conflits intercommunautaires » grâce « à la revitalisation du patrimoine des valeurs ».
La ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Lalya Kamara a supervisé, hier jeudi à Nouadhibou, la sortie d’une promotion de 75 stagiaires dans le domaine de l’hôtellerie.
Dans le discours qu’elle a prononcé, à cette occasion, la ministre a indiqué que cette formation est le fruit d’une forte coopération entre son département et l’union nationale du patronat mauritanien avant de souhaiter voir cette coopération se poursuivre et se renforcer, car dit-elle, le secteur privé est le moteur du développement économique et social du pays.
Elle a précisé que sa présence à Nouadhibou s’inscrit dans le cadre des orientations du Président de la République visant l’application de la décentralisation dans l’exécution des projets et le rapprochement des services de l’État des citoyens.
De son côté, le président de l’union du tourisme, M. Mohamed Ould Chriv Ould Abdellahi a souligné l’importance de créer de nouvelles opportunités d’emplois au profit des jeunes chômeurs.
Notons que la sortie de cette promotion a été précédée d’une autre promotion à Nouakchott au profit de 180 personnes en plus de la formation de 200 jeunes par l’union du tourisme à Atar, Rosso et Kiffa.
La cérémonie s’est déroulée en présence du wali mouçaid de Dakhlet-Nouadhibou, du hakem mouçaid de la moughataa de Nouadhibou, de la vice-présidente de la région de Daklet-Nouadhibou et du maire adjoint de la commune de Nouadhibou
La wilaya du Guidimagha a connu d’importantes réalisations qui ont touché plusieurs domaines dont ceux de l’urbanisme, de l’éducation, de la santé, de l’hydraulique et de l’équipement.
Dans un entretien accordé à l’AMI, le wali du Guidimagha, M. Ahmed Ould Deih a dressé le bilan des réalisations accomplies au cours des trois dernières années.
pendant cette période, la wilaya a connu l’élaboration d’un plan de lotissement de 6.300 parcelles dont 1700 réservées aux familles transférées des zones menacées par les inondations, 79 pour les bâtiments publics et le reste à usage d’habitation ou commercial.
Dans le cadre de ce bilan, le ministère de l’habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire a construit à Sélibabi, sur fonds propre de l’État, une grande mosquée pouvant recevoir 700 fidèles, une mahadra et un logement pour l’Imam, une école et un logement pour son directeur, une gare routière, un abattoir moderne, un marché, un réseau d’évacuation des eaux de pluies en plus de l’élaboration du plan urbain de la ville comportant 93 rues parmi lesquelles 51 sont déjà ouvertes et le reste le sera dans les prochains jours.
Toujours dans la capitale régionale, la zone aménagée a été électrifiée et un réseau d’adduction d’eau potable réalisé en plus de la construction de 50 logements, d’un hôpital régional de 120 lits et de 2 collèges.
La construction des bureaux et du logement du chef d’arrondissement de Tachot du collège de la ville, des bureaux et du logement du hakem de Ghabou, des bureaux et le logement du chef d’arrondissement de Gouray, les collèges de Tektaka et de Arr, 2 écoles à cheggar, une autre à Daffour et les locaux du tribunal de Ould Yenge comptent parmi les réalisations de ce bilan dans lequel la délégation générale à la solidarité nationale et à la lutte contre l’exclusion (TAAZOUR) a réalisé plusieurs projets dont la construction de deux écoles fondamentales à Hassi Chegar et l’ouverture de centres de nutrition au profit de 1867 élèves.
La délégation a également visé, dans le cadre de la lutte contre la malnutrition, 3428 enfants pour une enveloppe financière de 10.469.112 ouguiya ainsi que la réalisation de 17 réseaux d’adduction d’eau et des forages dans toutes les moughataas pour un montant de 27.784.000 ouguiya, l’électrification de plusieurs localités rurales et la distribution de 1800 bonbonnes de gaz.
Toujours, dans le cadre de ses actions dans la wilaya, 4908 personnes ont bénéficié de l’assurance maladie octroyée par TAAZOUR qui a construit deux barrages à Ghabou et Gouray et réhabilité plusieurs autres au Guidimagha en 2021 et 2022 tout comme elle projette de construire 200 logements sociaux. La délégation générale a accordé aussi des cash transferts permanents à 9.163 familles et à 19018 autres des temporaires pour un montant de 68.175.000 ouguiya en plus de la distribution de 7248 tonnes de vivres aux populations de la wilaya.
Au Guidimagha, les nombreuses réalisations sont le résultat d’une nouvelle vision de développement qui doit être renforcée encore plus par plusieurs autres au cours des deux prochaines années.
Sélibabi, 11 août 2022, (AMI) – Le wali du Guidimakha, M. Ahmed Ould Dieh, a supervisé, jeudi à Sélibabi, une opération de distribution de 71 tonnes de semences en appui aux agriculteurs pour les aider à mieux réussir en cette saison de pluie.
Les semences distribuées aux différentes moughataas comprennent le maïs, le millet, les haricots, etc..
Dans le mot qu’il a prononcé pour la circonstance, le wali a insisté sur l’importance d’exploiter et de clôturer tous les espaces réservés à l’agriculture, rappelant que l’objectif de l’opération consiste à encourager les initiatives agricoles et à fournir les semences indispensables à la réussite de cette campagne.
Le wali a, d’autre part, souligné l’importance d’accompagner et d’encadrer les agriculteurs face aux éventuelles difficultés, en particulier, dans la lutte contre les ravageurs afin de réaliser une bonne récolte.
L’opération de distribution s’est déroulée en présence du hakem de Sélibabi, du maire, au côté d’autres hauts responsables civiles, militaires et sécuritaires.
Je reprends ma plume (pour mes modestes contributions), après quelques temps d’absence…temps de latence ou d’hibernation ?
Rien de tout cela, Camara Seydi Moussa était malade. Une maladie bizarroïde. Et perdu entre les dermatologues de Nouakchott, Bamako et, depuis quelques mois, de Dakar.
Victime d’une allergie de je ne sais quoi. Une allergie qui énerve mes pores sudoripares. Car je ne supporte plus la chaleur ni ne peux porter un quelconque habit. Difficile, non ? De bilan médical en consultation… rien. Les toubibs n’y ont vu que du feu. Car le patient que je suis, après quelques temps de répit, recommence à souffrir. Alors pour mes soins je suis retourné à Dakar.
Sur le chemin de ce rendez-vous médical, contrairement aux autres par le passé, j’ai fait un agréable voyage en compagnie du journaliste et petit frère Babacar Baye N’Diaye de CRIDEM. C’est ainsi que le petit-frère et célèbre journaliste découvre ma souffrance. La souffrance d’un homme avec peu des moyens, écartelé entre les dermatologues de trois pays. Il a compati et en déduit un peu la cause de la rareté des mes éditos…
Le chemin était exaltant, empreint de l’amour du pays, la Mauritanie. Un pays que nous aimons et que nous jalousons. Mais un pays qui, par sa gouvernance, nous méprise, nous rejette mais surtout se plait et se complait dans la médiocrité, la honte comportementale et de la suffisance béate de l’ignorant. Un ignorant qui ignore qu’il est ignorant et surtout ignore que les gens savent qu’il représente le sommet de l’ignorance.
Au cours du voyage, on a raconté des petites histoires pour égayer l’atmosphère et surtout sortir du complexe des infrastructures que nous traversons…
Cahin-caha, je suis arrivé au point d’intersection qui mène chez mes diatigui. Je dois quitter mon petit-frère Babacar pour chercher un abri, car je n’ai plus les moyens de me loger dans une auberge. Babacar ne comprenait pas comment vais-je faire me frayer un passage dans ce qui ressemble à une petite forêt dakaroise sous un pont qui mène vers le carrefour Thiaxane. Je lui ai assuré que je m’en sortirai. Sur ce, le «Taxi Allô Dakar» me quitta, avec les « Fais attention à toi grand Seydi. Bonne chance ».
Merci Babacar pour ton soutien. A dire vrai, petit-frère, je ne connaissais pas ce pont, ni cet endroit touffu mais j’ai cru aux indications du chauffeur. Car, dit-il, sous le pont, de l’autre côté, il y a un carrefour où je pourrai trouver un taxi pour ma destination. Je dois être hébergé par une famille dans le département de Rufisque au village de Sangalkam avant d’aller sur Dakar lundi pour voir mon médecin.
Sur le chemin, avant cette petite forêt surplombée par un pont, nous avons discuté. La discussion était intéressante, dépassionnée avec un détachement professionnel parfois aigu du sujet. Le petit-frère et moi sommes accueillis par une ville quasi-noyée, grandement paralysée par les eaux de pluie. Mais Dakar a pu se relever après les effets d’une averse d’une intensité sans précédent.
Que serai-il arrivé si cette pluie était tombée sur Nouakchott, notre capitale ? Non. Ce n’est pas le sujet. Parlons de mes médecins. Oui mes médecins. Ils étaient tous bons. Mais seulement chez moi, mon pays, la Mauritanie, les diagnostics de nos vaillants toubibs sont biaisés par les produits servis par nos officines pharmaceutiques. Comme quoi en Mauritanie il y a de très bons médecins qui ploient sous le poids des mauvais médicaments.
Mes propos peuvent être étayés par les cas de ces patientes, victimes de tuberculose osseuse qui, après l’administration du produit servi par le programme mauritanien, n’ont enregistré aucune amélioration. Il a fallu traverser le Fleuve et aller à la petite ville de Richard Toll pour se procurer de la même molécule du programme sénégalais.
Alors c’est la ruée vers le Sénégal ou Dakar ; et pourtant, particulièrement pour la tuberculose osseuse, le Sénégal et la Mauritanie reçoivent les mêmes molécules du même programme du richissime américain Bill Gates. Mais les nôtres sont tout simplement mal conservées.
Sacré pays, trituré, saccagé et sucé par des sangsues sans vision ni projet de société ; pauvre pays complètement à terre, complètement perdu. Le secteur de la santé est en perpétuelle admonestation.
Le malheureux citoyen mauritanien que nous sommes, continuerons à nous procurer des médicaments sans effet sur les maladies diagnostiquées qui constituent un danger pour notre santé … de véritables poisons. Dans l’histoire récente du pays, le ministre qui a cherché à mettre un peu d’ordre dans le secteur de la pharmacie s’est vu vite remercié. Car jugé nuisibles aux intérêts des intouchables, ces gens qui décident pour nous du prix des denrées alimentaires comme ceux des produits pharmaceutiques !
La faillite. L’Etat mauritanien est réellement en faillite. Embourbé dans l’à-peu-près et l’inefficacité. Sans initiative et ambitions pour ce peuple hagard… les belles intentions du Président Ghazouani ont pour effet sur la vie et l’existence du mauritanien que ce que les gouttes d’eau ont sur un rocher.
Un gouvernement nul. Car Ould Bilal et son équipe n’ont de programme ou d’action que des réactions après les sorties présidentielles. Un Président perdu et pris en otage, dirigeant une horde de ministres qui oublient qu’ils sont là pour exécuter son programme. Monsieur le Président, revisitez vos engagements pour lesquels vous pensez avoir été élu et regardez l’action de votre gouvernement. Le gouvernement à qui vous avez donné la charge de les exécuter. Difficile de ne pas croire que beaucoup de ces hommes et femmes travaillent contre vous ou ne savent pas pourquoi vous leur avez confié ces tâches. Sur ce gouvernement, je viendrais.
… Alors ma santé : je considère que ce n’est pas le médecin dakarois qui m’a soigné mais que c’est plutôt les produits pharmaceutiques distribués et contrôlés par les hommes et femmes en charge de la santé des Sénégalais qui m’ont soigné. Je suis comme les victimes de la tuberculose qui quittent la Mauritanie pour payer les médicaments dans la petite ville de Richard Toll sachant que ces médicaments sont les mêmes que les nôtres convoyés dans le même bateau venant des Etats-Unis. Alors, pourquoi les nôtres sont sans effet sur les patients jusqu’à ce que les médecins demandent à ces derniers de traverser le Fleuve pour se procurer des produits qu’on offre gratuitement à Nouakchott ? Pauvre de nous !!
Pour ma petite expérience, je dis chapeau aux médecins mauritaniens qui ne sont malheureusement pas soutenus dans la chaine sur laquelle repose le secteur de la santé en Mauritanie. En fait, quel est le secteur qui marche bien dans ce pays ? Quel secteur est en mesure de soulager les difficultés quotidiennes des populations ? J’en cherche…
Tous mes remerciements aux amis qui m’ont soutenu durant les plus difficiles moments de cette épreuve. Merci.
C’est tout le continent africain, la Confédération Africaine de Football (CAF) en tête, qui est indigné face aux propos jugés irresponsables et inacceptables tenus par le président du Napoli FC, l’Italien Aurelio Laurentis. Celui-ci a en effet déclaré publiquement que les joueurs africains qui signent pour Napoli doivent signer une clause de renonciation à la participation à la Coupe d’Afrique des Nations, comme condition d’emploi. Je condamne ces propos d’autant plus qu’ils sont susceptibles, selon le communiqué de la CAF, de tomber sous la coupe de l’article 14 du règlement disciplinaire de la Fédération européenne de football (UEFA). D’ailleurs, une enquête disciplinaire a été requise à son encontre. Par ailleurs, est-ce que le Napoli d’Aurelio Laurentis va appliquer la même clause aux joueurs latino-américains ou d’autres confédérations. Pourquoi cette clause n’est exigée que des seuls joueurs africains ? N’est-ce pas là du racisme primaire, ce qui serait encore plus grave, car heurtant les principes mêmes qui fondent le sport mondial, et le football en particulier, et qui se basent sur l’équité et la non-discrimination. Par ailleurs, et comme l’a fait remarquer la CAF dans son communiqué, « la Coupe d’Afrique des Nations est la compétition phare du continent africain et l’une des principales compétitions mondiales du football ». Cette compétition a attiré lors de sa dernière édition au Cameroun plus de 600 millions de téléspectateurs et diffusé dans 160 pays.
L’Assemblée Nationale vient d’adopter la loi d’orientation de l’éducation nationale. Sur invitation du ministre de l’Education Nationale et de la Réforme du Système Éducatif, la Coordination des Associations culturelles pulaar, sooninke et wolof (CAC) avait participé activement aux assises régionales et nationales à propos de la concertation sur la réforme de l’enseignement.
Cette participation avait permis d’exhumer les travaux de l’ex Institut des Langues Nationales (ILN) et convaincu la majorité des participants de la nécessité de réintroduire les langues nationales pulaar, sooninke et wolof dans le Système éducatif national.
Par la suite, les différentes rencontres et correspondances échangées avec le ministre et les amendements proposés par la CAC à chaque étape du processus de rédaction de la loi, dont certains ont été retenus (article 7 relatif aux missions de l’école, Article 55 relatif à l’enseignement des adultes, certains alinéas de l’article 65 par exemple) ont permis de contribuer à son amélioration.
Ainsi, la Coordination des trois associations, au-delà des insuffisances et ambiguïtés que renferme cette loi, tout en regrettant la non prise en compte par le Parlement de certains amendements dans le texte final, considère que l’une de ses deux (2) principales revendications a été satisfaite, à savoir la réintroduction des langues nationales pulaar, sooninke et wolof dans le Système éducatif national, en tant que langues d’enseignement et de communication en plus de la création d’une « structure chargée de piloter la promotion et la mise en œuvre de l’enseignement de ces langues nationales ».
La CAC, tout en réaffirmant sa disponibilité à accompagner le processus selon ses moyens, invite le pouvoir à engager les moyens humains, matériels et financiers nécessaires, et l’ensemble des acteurs à apporter leur appui pour la réussite de cette orientation.
La CAC demande à l’ensemble des acteurs concernés par ce Projet, les Associations culturelles en premier, à poursuivre avec détermination leurs luttes afin de faire aboutir les autres revendications, en particulier l’officialisation des langues pulaar, sooninke et wolof.
Beaucoup de choses ont été écrites sur Moussa Ould Khairi, le Self Made Man. Celui qui s’est construit tout seul en réussissant à monter sa propre entreprise, Moussa Optical, devenue aujourd’hui une référence dans le pays.
C’est un exemple pour tous ceux qui comme lui ne sont pas nés avec une cuillère d’or dans la bouche et qui gravi les échelons grâce à la persévérance et l’engagement.
Certes, certains le connaissent dans le sport, mais ne connaissent pas son parcours, ni son degré d’engagement qui lui ont permis d’être l’un des meilleurs dirigeants sportifs de ce pays.
C’est en 2005 que Moussa Ould Khairi, un féru de football, s’est lancé dans l’aventure avec un groupe d’amis pour sauver la mythique équipe de El Ahmedi. Fougueux et ambitieux, il veut réorganiser l’équipe et lui donner un nouveau statut.
Seulement après quelques mois, le déclic ne venait et il décide de montrer sa propre équipe F.C Khairi. Reconnu et affiliée à la Fédération, il commence le travail et réussi à débaucher plusieurs joueurs de DI pour participer au championnat de deuxième division. L’année suivante, grâce à un bon ménagement notamment en prenant un entraineur français, l’équipe termine 1er du championnat et accède au championnat de DI.
Seulement les bonnes pioches n’échappent pas aux visionnaires et c’est dans ce cadre que Moussa Ould Khairi est approché par la Mairie de T. Zeina pour la refondation du club. Ce partenariat gagnant-gagnant va aboutit à la création du club de Tevragh Zeina avec comme Président Moussa Ould Khairi. Depuis lors le club engrange les trophées et devient l’un des clubs phares du pays.
Très vite Moussa Ould Khairi va apporter un nouveau souffle au monde des dirigeants des clubs de football avec une nouvelle vision basée sur la rigueur dans le travail et le respect des engagements. C’est ainsi que Tevragh Zeina est devenue une destination privilégiée des meilleurs footballeurs et les bureaux de Moussa Optical un rendez-vous incontournable pour les anciens et les nouveaux sportifs. L’ouverture d’esprit de l’homme, sa grande culture et son sens de l’amitié y sont pour beaucoup.
C’est donc tout naturellement qu’il entre en 2007 comme membre au bureau fédéral de la Fédération Mauritanienne de Football que préside Mohamed Salem Ould Boukhreiss. Malgré les difficultés de cette magistrature, il a joué un grand rôle à la tête de la commission marketing grâce à son sens élevé des relations.
En 2011 après avoir été coopté dans la liste candidate à la présidence de la Fédération conduite par Moulay Ould Abbas, il n’hésite pas à claquer la porte parce que trahi par certains et il rejoint l’équipe du changement sans exigence de poste. Très vite, il s’impose comme l’un des plus actifs durant la campagne et réussi à débaucher plusieurs soutiens de son ancienne liste. C’est donc tout naturellement qu’il est coopté 1er vice-président de la Fédération Mauritanienne de Football aux côtés de l’actuel Président de la FFRIM.
Durant ce premier mandat, considérant que le démarrage de la fédération sera difficile,. Il va axer le travail sur la petite catégorie et cela va s’avérer payant rapidement parce que l’équipe de T. Zeina sera le principal pourvoyeur des équipes nationales dans les différentes catégories.
Après le premier mandat de la Fédération, il sera reconduit lors du second et c’est là que les choses vont commencer à se corser. C’est d’abord par des embuches semés ça et là pour le club que les entraves vont débuter. Moussa Ould Khairi, qui n’était pas un béni oui oui, commençait à donner de la voix et contester des décisions contestables…
Seulement il ne savait que les décisions étaient prises unilatéralement et discutées ensuite… Tout sera tenté pour le décourager au point qu’il n’était parfois même pas informé de la tenue des réunions. Malgré cela, il est resté fixé sur l’objectif de contribuer à la promotion du football dans le pays et à maintenir à flot son équipe et surtout continuer à aider les jeunes.
Dans la foulée, il a ouvert une boutique de sport en créant des emplois et partant en se basant sur l’artisanat national pour les motifs des équipements. Toujours visionnaire, il va investir dans la création d’une académie de football MEGAFOOT ou il emploie des anciens sportifs. Un travail payant couronné aujourd’hui avec le titre de champion remporté par les jeunes de T. Zeina.
Sa sortie programmée du bureau fédéral de la Fédération Mauritanienne de Football en 2017 était dans l’ordre normal des choses et ne l’a jamais découragé. Loin s’en faut parce qu’il et a réussi au nez et à la barbe de tout le monde a été élu à la tête de la ligue régional de football de Nouakchott Ouest. Après un excellent bilan, il a décidé en mars 2022 de ne pas briguer un second mandat en laissant à son successeur un compte garni et plein d’équipements. Qui peut faire mieux ?
Débutée mi-juillet, cette compétition conviviale et fraternelle organisée par Armepes-France et ses partenaires du mouvement droit-de-lhommiste Ganbanaaxu Fedde, a été clôturée ce dimanche 7 août 2022. L’événement sportif est à sa deuxième édition après celle de 2021, avec 20 villages participants. La finale a opposé l’équipe de Tuabou (Sénégal) à l’équipe de Diogountouro (Mauritanie). Ainsi à l’issue d’une belle rencontre, le village de Tuabou est sacré champion 2022 avec un score de 1 – 0. Il succède à l’équipe de Diaguily-Memouké qui avait remporté la première édition du Tournoi Ganbanaaxu Fedde France.
Les différents rendez-vous ont été un grand succès en matière de promotion de valeurs que porte l’engagement Ganbanaaxu Fedde. Faire vivre la Fraternité Réelle dans l’entente et la convivialité. L’occasion d’une grande sensibilisation contre l’esclavage par ascendance et le système féodal et discriminatoire des castes qui sévissent affreusement au sein du corps communautaire soninké.
Tout au long de la journée, un vibrant et émotionnel hommage a été clamé à la Digne Mémoire de nombreuses victimes de cet esclavage coutumier dans les localités Soninkés dans nos pays d’origine en Afrique de l’ouest notamment (Mali, Mauritanie, Sénégal et Gambie). La dernière victime en date est notre tante et mère Diogou Sidibe du village de Lany Mody au Mali sauvagement assassinée (29-30 juillet). Elle défendait sa parcelle de terre cultivable que les clans féodalo-esclavagistes sur place voulaient l’en exproprier depuis quelques années parce que sa famille ne voulait plus se soumettre aux coutumes esclavagistes (laadalemaxu). Une brave femme de 71 ans qui est partie Libre et Digne.
Un grand MERCI à l’équipe organisatrice et à l’ensemble de villages participants.
Le Grand Vainqueur a été l’Idéal Humaniste porté par cet évènement sportif et citoyen.
Le Figaro – Le président ivoirien Alassane Ouattara a annoncé samedi avoir accordé sa grâce à son prédécesseur et ancien rival Laurent Gbagbo, sous le coup d’une peine de 20 ans de prison dans son pays à la suite de la crise post-électorale de 2010-2011.
«Dans le souci de renforcer la cohésion sociale, j’ai signé un décret accordant la grâce présidentielle à Monsieur Laurent Gbagbo», a déclaré M. Ouattara dans un discours à l’occasion du 62e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire.
Le chef de l’État a également annoncé avoir demandé «qu’il soit procédé au dégel de ses comptes et au paiement de ses arriérés de ses rentes viagères».
Il a en outre annoncé avoir signé un décret accordant «la libération conditionnelle» à deux anciennes figures de l’appareil militaire et sécuritaire du régime de Laurent Gbagbo, condamnées pour leur rôle dans la crise de 2010-2011. Il s’agit du contre-amiral Vagba Faussignaux, ex-patron de la Marine, et du commandant Jean-Noël Abéhi, ancien chef de l’escadron blindé de la gendarmerie du camp d’Agban, à Abidjan.
Laurent Gbagbo, 77 ans, définitivement acquitté en mars 2021 de crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye où il avait été transféré fin 2011, est rentré dans son pays en juin 2021. Sans jamais avoir été inquiété depuis son retour, il restait néanmoins sous le coup en Côte d’Ivoire d’une condamnation à 20 ans de prison pour «le braquage» de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) pendant la crise de 2010-2011.
La crise était née du refus de Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire d’Alassane Ouattara à la présidentielle de fin 2010 qui avait entraîné des violences ayant fait quelque 3.000 morts jusqu’à l’arrestation de Laurent Gbagbo à Abidjan en avril 2011. En octobre 2021, Laurent Gbagbo a lancé le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), une nouvelle formation politique panafricaniste de gauche, assurant vouloir continuer la politique jusqu’à sa mort.
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