MAURITANIE: 28 novembre, horrible anniversaire!

Il y a quelques jours les Mauritaniens en choeur ont dansé, chanté et fêté ensemble la belle victoire de notre équipe nationale du football qui vient de se qualifier pour la 1ère fois à la 32ème édition de la CAN prévue au Cameroun en 2019.
Mauritaniens en couleurs et sans couleurs ont vibré ensemble pour le triomphe de la couleur nationale. Nous avons dansé et chanté avec tous nos rythmes, des vagues mélodieuses et sublimes du fleuve aux envolées lyriques des orfèvres des mots des awlad de Chinguitti. Nous avons sauté aux rythmes et aux sons du yakkaa, du rippo, du mbalax, du thierthioura, du veghou. Nous avons sorti nos tbela, djembé et tambours dans la joie et l´allégresse parce que le peuple uni de cette vieille patrie du Tekrour et du Ghana, vibrait avec nos jeunes conquérants, dignes héritiers des almoravides. Cette Mauritanie plurielle, arc en ciel, métissée, unie et fière nous l´aimons, elle est notre rêve de toujours et pour toujours. Ce jeunes joueurs ont écrit une belle et une nouvelle page de notre histoire. L´histoire de la Mauritanie.
Malheureusement l´histoire de notre pays n´est pas aussi belle que cette magnifique victoire du 18 novembre.
Nous avons encore en mémoire cette nuit horrible du 28 novembre de l´année 1990 à Inal, anniversaire de notre indépendance jour qui symbolisait la renaissance à la dignité et à la liberté pour le peuple mauritanien.
Depuis cette sombre et terrible nuit du 28 novembre 1990, ce qui aurait dû rester un grand jour symbole de notre libération du colonialisme français s’est transformé en un jour de douleur et de grande souffrance, un jour de larmes, un jour de deuil, de tristesse pour toute la communauté négro-africaine et plus particulièrement pour toutes celles et tous ceux qui ont perdu des êtres chers.

En effet, dans la seule nuit du 27 au 28 novembre comme si dans le 28 novembre fête de l´indépendance, il fallait faire offrandre à l´Etat chauvin de cadavres de négro-mauritaniens. 28 militaires noirs sont pendus. Des citoyens qui ont servi loyalement leur patrie , des citoyens qui n´avaient commis aucun crime, pas même le moindre délit. Ils étaient Négro-africains et c´était suffisant, comme crime aux yeux du Système d´Apartheïd. Arrêtés à Nouadhibou et ailleurs et conduits à Inal. On en pendit 28 ni plus ni moins. Et quand le dernier pendu cessa à gigoter au bout de sa corde on reconduisit les autres prisonniers dans leurs cellules. Vingt huit pendus, c´était le bon chiffre du soir à la gloire de la divinité indépendance et pour rassasier les démons de l´intolérance et de la haine.

Ainsi de sinistre anniversaire en sinistre anniversaire, les négro-mauritaniens détenus dans la période de septembre 1990 à février 1991, seront sacrifiés par dizaines comme des moutons à la gloire de Taya et du Système d´Apatheïd mauritanien. Les organisateurs de ces inqualifiables sacrifices de ces boucheries d´un anniversaire à l´autre, sont toujours là et continuent à diriger notre armée raciale à commandement monocolore et restent toujours protégés par l´Etat raciste. Les morts furent nombreux au moins 530 personnes sont mortes dans les camps de détention mais sans compter les assassinats repétés, perpétrés tout au long de la vallée du fleuve Sénégal depuis le début du conflit sénégalo-mauritanien.
Il faut chiffrer toutes les victimes négro-africaines à plusieurs milliers de personnes.
Depuis, ils gisent dans la solitude des fosses anonymes. Depuis, ils attendent des sépultures décentes…
Par devoir de mémoire et par exigence morale, nous demandons encore à toutes celles et à tous ceux qui aspirent à l’unité de notre pays, notre peuple – la Mauritanie – à ceux qui croient au respect des droits humains, d’avoir, en ce jour, une pensée pieuse de recueillement pour ces victimes du racisme , du chauvinisme et de la barbarie humaine.
Nous exigeons du gouvernement mauritanien actuel qui tente par des artifices de solder ce dossier:
– La restitution des dépouilles des anciens prisonniers pendusou morts sous la torture à leurs familles,
– L’ application du devoir de vérité , du devoir de justice , du devoir de mémoire, des réparations matérielles et morales pleines et entières ; au bout du processus la nécessité du pardon . La Paix des cœurs et des esprits, pour une véritable réconciliation nationale, passe nécessairement par là.
Ceux qui sont morts, ceux qui ont souffert
Ceux qui sont diminués, Ceux qui sont humiliés,
Ceux qui pleurent leurs fils, pères, cousins, oncles, leurs maris nous interpellent.
Nous n´avons pas le droit d´oublier.
La Mauritanie confondue n´oubliera jamais.
Et la lutte continue!

Kaaw Elimane Bilbassi Touré

Source crédit : Post Facebook de Kaaw TOURÉ

TROP,  C’EST TROP!


« Quand le sage désigne la lune, l’idiot regarde le doigt ».

Si dénoncer le racisme d’ État ou cet autre Apartheïd qui ne dit pas son nom;
Si s’insurger contre le Système ethno- génocidaire et ses crimes les plus abominables commis sur cette terre du Tekrour et de Gangari ;
Si dévoiler la déshumanisation de la créature divine dans une prétendue république islamique ;
Si dénoncer le déni de citoyenneté à certaines composantes nationales du pays;
Si profiter de toutes les occasions et de tous les forums pour porter les échos des orphelins, des veuves, des rescapés, des déportés, des damnés de la république;
Si réclamer l’équité et l’égalité sans distinction de races de tous les enfants de la patrie, ferait de nous des pyromanes, des petits racistes, des comploteurs, des séparatistes alors nous l’assumons pleinement et avec FIERTÉ, n’en déplaise aux petits chauvins et leurs valets de la Vallée!
Cette Mauritanie est vraiment terrible et horribe!
Nous sommes dans un pays où certains ont réussi à usurper à leur propre profit notre bien commun, la « Mauritanité », et à partir de leur position de simple citoyens, comme tous les autres, dictent pourtant aujourd´hui celui qui est mauritanien et celui qui ne l´est pas; celui qui est patriote et celui qui ne l´est pas. Ils définissent pour leurs propres concitoyens ce que veut dire « le patriotisme », ce que veut dire la « Mauritanité », qu´ils confondent souvent par « mauritude » ou la politique du SYSTÈME.
Vous n’êtes pas plus attachés à ce pays qu »à ceux qui ont été déchus de leur mauritanité, emprisonnés, torturés, déportés, tués, niés, violés, volés et violentés mais continuent à crier leur attachement à cette patrie contre vents et marées.
Nous aimons ce pays comme la prunelle de nos yeux. Nous aimons ce pays mais d’un amour responsable, patriotique et critique.
Pourquoi à chaque fois que les victimes de l’exclusion, de l’oppression, de l’injustice, de l’esclavage crient leur révolte, ils sont accusés injustement, (par certains qui se croient plus mauritaniens que les autres), de haineux, d’extrémistes, de racistes, de communautaristes et de comploteurs?
Pourquoi? Pourquoi? Mbiy-mi Pourquoi?
Ce n’est pas à l’adversaire de nous définir la stratégie de lutte ou la posture ou le discours à tenir.
Nous ne cherchons ni à plaire encore moins à déplaire mais nous dénoncerons et combattrons ce Système par tous les moyens et sans fioritures.

Non trop c’est trop, Ça suffit!

Yo đum nattu! Kaafi!
A bon entendeur….chahut!

LLC!

Soucre crédit : Post Facebook Kaaw TOURÉ

Nansa Hamet Coulibaly de Kherewane, une voix pacifiste d’appel citoyen pour la LIBERTÉ et la DIGNITÉ en milieux soninkés, menacé de mort !?

Ces derniers temps par d’appels réitérés clairement et allusifs émanant de milieux féodalo-esclavagistes via Whatsapp, il est débat d’attenter à la vie de ce grand militant du mouvement GANBANAAXU FEDDE* au Mali. Son message lumineux d’éveil et de conscientisation pour l’émancipation des descendants d’anciens esclaves en milieux soninkés, irrite les milieux extrémistes féodaux aux mentalités foncièrement esclavagistes. Armé d’un grand courageux, Mr Coulibaly ne fait que rappeler les Droits et les Devoirs reconnus à TOUS les citoyens maliens par la constitution du pays. Son message déconstruit les velléités dominatrices intracommunautaires via un régime féodalo-esclavagiste soninké qui sévit par des chantages, des humiliations, des attaques psychologiques et physiques, et des accusations mensongères pour salir la CAUSE pour l’émergence d’une société soninké en phase avec son époque.

Encore, ces menaces clairement exprimées lors d’un conclave secret entre féodalo-esclavagistes à Bamako, doivent interpeller les hautes autorités maliennes qui tergiversent toujours et encore face au lobbying malsain des milieux féodaux et réactionnaires.

Nous prenons à TÉMOINS nos partenaires ONG au Mali et à l’extérieur sur toute éventuelle atteinte à Monsieur Nansa Hamet de Kherewane.

*Mouvement pacifique pour l’émancipation des descendants d’anciens esclaves en milieux soninkés.

21 novembre 2018

✅Pour la communication GANBANAAXU FEDDE.

À Paris, élus locaux et ongs débattent de la situation d’esclavage en Mauritanie et au Soudan.

Ce mardi 20 novembre 2018, à l’invitation de :
Collectif Urgence Darfour – UPTP (Un passé trop présent), AHME (Association des Harratines de Mauritanie en Europe), Comité Soudan – MPCT (Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme), IRA FRANCE-MAURITANIE, se sont réunis lors de la projection du film-documentaire de la cinéaste et humaniste franco-senegalaise Diagne CHANEL et son collègue Rishi BOODOO; un film-documentaire centré sur l’esclavage des hratin et l’oppression des personnes d’ascendence africaine en Mauritanie: « MÊME SI TU PRIES TU N’IRAS PAS AU PARADIS ».
Ibrahima Diallo, un mauritanien réfugié en France suite à la tentative de génocide, témoigne dans le film, un réfugié du Darfour qui traite de l’enfer subit en Libye par ceux qui fuient le Soudan et Brahim Ould Ali, membre dirigeant d’IRA-France-Mauritanie, Elhadj Fall porte parole de Biram Dah Abeid (Président des réseaux IRA de par le monde, député Mauritanien) et des élus et dirigeants associatifs français, ont pris la parole.

Il a été question de rappeler qu’en 2018, en Mauritanie l’esclavage peine encore à briser ses chaines.

La communauté Mauritanienne était représentée par diverses personnalités reconnues pour leur implication dans la dénonciation des injustices perpétrées en Mauritanie
C’est aussi grâce à l’implication de la municipalité de Fontenay-sous-Bois, représentée en nombre important, qui les a reçu à la Maison du Citoyen et de la vie associative.
Ces derniers étaient accompagné d’une partie du conseil municipal impliqué dans le rayonnement international de leur ville.

La rencontre a débuté avec Huguette CHOMSKI MAGNIS qui a représenté le MPCT et URGENCE DARFOUR, expliquant l’intérêt de la rencontre qui traite de deux pays Africains que sont la Mauritanie et le Soudan où l’esclavage perdure.
Puis Eymeric GOMES, du collectif « Un Passé Trop Présent » de faire un rappel sur la loi TAUBIRA d’il y’a treize ans commémorant l’abolition de l’esclavage et l’intérêt particulier qu’il porte sur la situation actuelle d’un éminent abolitionniste, Biram Dah ABEID

Après la projection du film de Diane CHANEL et de Rishi BOODOO, s’en est suivi un débat autour de la question de l’esclavage en Afrique.
Diagne a expliqué les conditions dans lesquelles elle a réalisé le film et l’implication d’Ibrahima DIALLO qui a rappelé l’oppression systématique que subissent et qu’ont subit les populations afro-descendante autochtone en Mauritanie.

Ensuite, Elhadj FALL, porte parole de Biram Dah ABEID (Président des réseaux IRA de par le monde, député Mauritanien, incarcéré) a remercié les participants, les organisateurs et la mairie de Fontenay-sous-Bois pour cette initiative.
Il a regretté que sa présence soit liée à l’arrestation arbitraire et l’emprisonnement que subit pour la quatrième fois en sept ans, son leader, Biram Dah ABEID, abolitionniste, pacifiste, pour des raisons fallacieuses montées par le régime Mauritanien.
Il a rappelé que cet arrestation est due tout d’abord l’impact réel de l’engagement et des idées de Biram sur la majorité des mauritaniens, victimes d’esclavage et de discrimination raciale. Donc l’intransigeance du président d’Ira-M sur la question de l’esclavage et marginalisation des hratin et celle de la tentative de génocide et d’exclusion des afro-mauritaniens, ajouté au fait de la dynamique de rassemblement autour de Biram Dah ABEID de toutes les communautés Mauritaniennes suite à l’accord entre le pôle politique RAG émanant d’IRA et le parti politique SAWAB, sont une source de véritables inquiétudes pour le pouvoir anti-democratique, raciste et esclavagiste de Mohamed ould Abdelaziz. Pour Elhaj et Brahim ould Aly, l’arrestation et l’emprisonnement arbitraires de Biram sont dus uniquement à des motivations suscitées uniquement par sa défense des droits de l’Homme et et l’enthousiasme populaire pour son projet politique. Les deux hommes ont aussi précisé que le leader abolitionniste n’est toujours pas jugé alors qu’il est en prison depuis 113 jours et malgré son immunité parlementaire.
Elhaj Fall, a également, informé sur l’état de santé de M ABEID.

Après le cocktail, l’assemblée c’est installée en cercle pour débattre sur les sujets ayant trait à la mobilisation de la mairie de Fontenay-sous-Bois pour cette cause, le mécanisme que l’esclavage subit en Mauritanie comme au Soudan ou ailleurs, l’attitude de la france et des Etats Africains, des institutions des droits de l’homme.

Un moment de partage, de rencontre et d’engagements sur l’avenir.

Au nom des réseaux IRA, le porte-parole du président à Paris,
Elhaj Fall.
21 octobre 2018.

Soucre crédit : Réseaux IRA-France

MAURITANIE: L’IGNORANCE ET L’INDIFFÉRENCE!

J’ai été très choqué et indigné, qu’après la qualification de la Mauritanie à la 32ème édition de la CAN au Cameroun, de découvrir encore sur la toile que certains frères et soeurs africains ne savent même pas qu’il y a des Noirs, Haalpulaar(Ful6e), des Soninko, des Wolofs, des Bamana… en Mauritanie. Oui, des Noirs qui sont des Mauritaniens authentiques, de souche, d’origine et non des simples fils des immigrés Ouest-africains! Apparemment ils ignorent complétement l’histoire du peuplement, des empires et autres royaumes traditionnels dans notre sous région.
Il faut reconnaitre aussi que la politique raciste de la diplomatie mauritanienne a si bien réussi que partout dans le monde on croit que la population mauritanienne est à 100% maure(Bidhane) et que la Mauritanie doit rimer avec mauritude!
Quel est le noir mauritanien membre d’une délégation, étudiant à l’étranger qui n’a pas été victime de cette méprise dans certains pays?  » Vous êtes mauritanien , vous êtes arabe? » ou « Vous êtes « Naar », donc vous parlez arabe ou hassaniya »!!!

Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire, la Mauritanie actuelle est une création artificielle du colonisateur français et elle se situe sur les ruines de l’ancien Tekrour, Ghana, Fouta , Waalo, terres où se sont créées, puis individualisées et developpées ces nationalités négro-africaines( pulaar, soninké, wolof, bambara, sérère…). Oui, la Mauritanie n’était pas terra ex nihilis avant l’arrivée des Arabo-berbères!

En réalité si on se réfère à l’histoire la population noire est autochtone et tout tend aussi à prouver qu’elle est majoritaire en Mauritanie. Nous n’en tirons pas naturellement prétexte pour exiger l’installation d’un pouvoir exclusivement noir à Nouakchott. Et comme nous le soulignions dans notre historique « Manifeste du Négro-mauritanien opprimé » de 1986, pour les Noirs, le fait d’être majoritaire et de se référer à une antériorité de l’occupation ne suffisent pas pour contrôler ce pays. L’Afrique du Sud sous l´Apartheïd était un exemple édifiant. Les Afrikaners sont d’origine européenne. Ils représentaient 3 millions sur les 25 que comptait le pays. Mais, ils sont arrivés à dominer celui-ci par le moyen de la violence politique, policière, militaire et par la domination économique et c’est la même politique inique et cynique qui est appliquée aujourd’hui en Mauritanie dans le silence et l’indifférence de la communauté internationale et africaine.
Nos frères et voisins africains attendront certainement comme disait l’autre, le jour où les européens ou américains, en panne d’une bonne cause à défendre dénonceraient enfin ce qui se passe dans ce pays si proche, alors bien sûr ils feront les choeurs. Et nos artistes trouveront subitement l’inspiration, nos poètes leurs muses, nos griots dépoussiéront leurs koras, nos journalistes leurs plumes, nos panafricanistes et « droits de l’hommistes » leurs voix, pour chanter les vaillants HÉROS assassinés dans les geôles de l’État raciste à Oualata, Djreïda, Inal, N’beyka et à Azlat , s’indigner de cette belle négritude bafouée et dénoncer enfin cet autre Apartheïd sahelien au pays de l’Azizanie.

Notre souhait le plus absolu serait que ces questions de couleur, de pourcentage passent au second plan pour laisser place aux seuls critères de compétence et de patriotisme.
Et comme je le soulignais hier après la magnifique et historique victoire de nos Mourabitounes : Elle est belle la Mauritanie quand elle est en harmonie et assume avec fierté sa diversité et ses identités!

Merci encore à nos jeunes joueurs et futurs ambassadeurs d’avoir rendu aujourdhui l’autre Mauritanie oubliée plus visible et plus audible en dehors de nos frontières.
Ebène et sable en harmonie, Noirs et Beydanes unis, tu revivras ma Mauritanie.

Demain il fera jour et la lutte continue!

Kaaw Elimane Bilbassi Touré

À SITUATION EXCEPTIONNELLE, RÉFLEXION EXCEPTIONNELLE

✅Le problème dans Soninkara …Réforme ou révolution?

Il devient urgent de faire un choix de termes et ancrer les actes selon le sens de la terminologie choisie.
Aujourd’hui dans le conflit qui oppose les soninkés, un terme fait presque l’unanimité pour définir l’objectif à long terme : la réforme d’une société, hautement stratifiée pour ne pas dire castée, depuis des siècles si je ne m’abuse. Il s’agit, autrement dit, de changer en profondeur les mentalités et les pratiques pour réduire les injustices sociales qui minent notre communauté et l’empêche par la même de connaitre le progrès et le développement.
Or, qui dit réforme, dit nécessairement négociation ; celle-ci prenant sa source dans la communication. Comme nous pouvons l’admettre, l’absence de communication où elle doit exister favorise la suspicion qui, elle, entraine le doute finissant son cheminement logique par la scission voire la rupture des relations.
Aussi, nous admettons selon ce schéma que la réforme introduit inéluctablement la concertation entre les protagonistes afin de trouver un terrain d’entente ou une solution acceptable pour tous. Les confrontations ou antagonismes néfastes seront évités, l’union est préservée et la cohésion sociale née de ce processus s’installe alors durablement. C’est pourquoi, la réforme est le terme adéquat pour définir la nature du conflit qui déchire la société soninké, en ce sens qu’elle met en échec la confrontation violente que pourrait engendrer ou susciter le terme de révolution.
Cette vision des choses à notre sens doit être privilégiée par tout esprit pacifiste. En effet, le processus de la réforme qui nécessite de permanentes négociations pour tenter de concilier des attentes contradictoires, dans l’espoir d’éviter des confrontations ouvertes et violentes, concorde avec l’esprit de l’adage qui veut que « les guerres soient la conséquence de l’échec de la diplomatie ». Nous savons que la recherche des biens matériels, mais aussi du pouvoir et du prestige ou considération sociale constitue sans nulle doute le fil directeur qui permet de comprendre pourquoi des individus, membres d’une société s’opposent les uns aux autres ou rentrent en conflit. Ainsi, pour saisir la nature du conflit qui mine la société soninké internationale contemporaine, qui s’éloigne de jour en jour de l’impératif d’apaisement, à travers les différentes stratégies mises en œuvre ici et là, alors que nous avons grandement besoin de discours et d’attitudes qui exaltent le lien social, l’unité et la fraternité, il faut identifier toutes les formes d’antagonismes qui diffèrent en fonction des villages et des contrées. En outre, il faut aussi, s’interroger sur leur mode de surgissement dans l’espace, pour savoir si l’on est en face d’une volonté manifeste de trouver des solutions apaisantes.

Il faut savoir que les intérêts des membres d’une société donnée, sont conditionnés par la vision qu’ils ont de leur environnement immédiat et la perception des opportunités qui s’offrent ou non à eux. Leur milieu d’appartenance détermine ainsi des attentes et des aspirations qui leur sont propres. Ces individus voient leurs intérêts à la lumière de leurs expériences passées et des espérances qu’ils croient pouvoir nourrir quant à leur avenir.
Dans notre société soninké, on est en face de deux camps en conflit, dont on ne peut comprendre les aspirations qu’à travers une certaine organisation de l’ordre social qui a engendré des dominants et des dominés. Cet ordre social est structuré autour de la notion de division du travail et de la différenciation des tâches et des rôles qui a contribué à créer davantage d’inégalités et d’injustices que de satisfactions. Le groupe dominant ayant pris conscience de ses intérêts communs, œuvre au maintien de cet ordre et le groupe dominé manifeste son désir de le transformer. Ainsi, deux catégories de gens se livrent un bras de fer. Les uns sont pour la défense de l’ordre social ancestral et les autres le contestent vigoureusement. En fonction des contrées et de la nature du rapport des forces, par endroits le dominé souhaite sans succès une assise négociante pour trouver une solution apaisante et, par autres endroits c’est le dominant qui offre le même souhait sans succès également. On est en face d’une sorte de dialogue de sourds et il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre. On peut légitimement se poser la question de savoir si devant les antagonismes de frustration, de dépendance et de concurrence, on ne s’achemine pas vers une sorte d’agressivité ouverte ou larvée, malgré les autocongratulations constantes de façade selon lesquelles « Nous sommes tous les mêmes; nous venons de la même source ou encore la communauté Soninké a toujours été exemplaire dans le temps et l’espace… ».
De notre modeste avis, si ces autocongratulations étaient véritablement fondées, la société soninké n’aura aucune difficulté à offrir à tous ses fils les mêmes droits, chances, opportunités et honneurs et supporteront les mêmes charges. Et les privilèges seraient purement et simplement abolis. C’est pourtant la persistance de ces privilèges qui crée un sentiment de frustation qui, lui pourrait conduire à une certaine animosité, engendrant à son tour de la révolte, qui nous approche de l’autre vocable: la révolution!, qui contrairement à la réforme, est souvent de nature violente. C’est pourquoi, avant d’arriver à ce stade, les décideurs politiques doivent assumer leurs responsabilité en ne laissant pas la situation s’empirer, et mettre fin aux scènes de désolation, comme constatés au Mali et en Gambie ces derniers temps. Car un embrasement général de la situation qui est à craindre et qui ne profite à personne, se profile à l’horizon.

Il faut donc, que les différents Etats de la sous-région jouent leurs rôles en cessant de prendre parti pour ceux qui disposent des moyens collossaux et qui sont réprésentés dans l’administration, par le truchement du phénomène de la corruption. Les Etats doivent faire prévaloir leurs attributs régaliens en obligeant les protagonistes à se soumettre au droit qui consacre l’égalité des citoyens. Les institutions de l’Etat ont pour rôle de faire respecter les droits de ceux de ses citoyens qui refusent de vivre sous le règne d’un droit coutumier qui les humilie en les considérant comme des êtres inférieurs qui doivent accepter leur condition servile d’antant.

Pour ce qui concerne, les soninko, ils doivent savoir que cette situation ne peut pas s’éterniser. Tôt ou tard, elle doit impérativement se régler d’une manière ou d’une autre. Il est donc de l’intérêt de tous de privilégier la voie de la diplomatie pour trouver une issue à ce conflit fraticide sur fonds d’esclavagisme statutaire, qui prend de l’ampleur de jour en jour. Il serait vraiment regrettable qu’on ne recourt à la diplomatie qu’après que des dégats irréverssibles soient commis et que des désastres surviennent.

Par cet article, j’en appelle donc à la conscience collective de la société Soninké d’une part à préférer la diplomatie à la confrontation violente, et d’autre part, aux pouvoirs publics, en l’occurrence, les autorités de la Mauritanie, du Mali, du Sénégal, de la Gambie et éventuellement les deux Guinées à assumer leurs responsabilités en usant de tous leurs arsenaux de pression pour éradiquer les causes de cette tragédie en milieu soninké, une conséquence de l’ignorance et de l’arrogance d’une catégorie de gens qui croient vivre au moyen âge.

Par Mouemine C.I Diallo

Initiative/Informatique : Chaîne Soninka Tuto créé et présenté par Diadie CAMARA

Bonjour, voilà je fais une petite vidéo timide 😅, mais j’espère que ça peut aller.

Au faite, moi je suis informaticien de formation. Je suis analyste développeur et technicien en Maintenance et Réseaux informatiques.
J’ai ma petite boîte de prestations de services informatiques et vente de matériel informatique.
Je suis le coordinateur technique d’une organisation nommé InnovRim, nous travaillons pour la promotion des nouvelles technologies au près de jeunes.

J’ai créé cette chaîne YouTube après un constat, les tutoriels sont incontournable dans jours pour les personnes qui veulent vraiment s’auto former et découvrir des nouvelles choses, mais trouver des tutoriels en Soninke, Poular ou autres ce n’est pas facile.
Voilà pourquoi j’aimerais partager avec ma communauté des tutoriels dans notre langue, certes pour partager nos petites connaissance avec les autres et promouvoir aussi notre langue à la fois.

Diadie CAMARA, le fondateur de la chaîne.

IRA-MAURITANIE : Communiqué de presse

IRA – Mauritanie fait remarquer que le rassemblement de protestation organisé le 15 novembre 2018 devant le ministère de la justice de la République Islamique de Mauritanie à Nouakchott n’a pas connu les attaques et la violence indicible des unités de police envers les militantes et militants pacifiques, comme c’était le cas dans les précédents rassemblements de notre organisation.

Pour rappel, IRA – Mauritanie est interdite de rassemblement pacifique depuis sa naissance en 2008 et ses manifestations, depuis le début du deuxième mandat présidentiel du chef de l’État mauritanien Mohamed ould Abdelaziz, sont réprimées dans le sang et aboutissent très souvent à des arrestations, torture et condamnations des militants abolitionnistes à de lourdes peines de prison au cours de procès inéquitables. Les deux derniers rassemblements des militants des droits humains de l’ONG IRA – Mauritanie, les 8 et 29 octobre 2018, pour exiger la libération du président du mouvement et député du peuple Biram Dah Abeid, ont été matés par des unités de police armées jusqu’aux dents, ce qui a occasionné plusieurs blessés très graves parmi les femmes et les jeunes.

Notons qu’en prélude à cette troisième sortie (du 15 novembre 2018) en un mois de l’ONG anti-esclavagiste réclamant la libération de son président, les responsables abolitionnistes ont pris le soin de solliciter la présence d’observateurs notamment des délégués de missions diplomatiques et d’organismes internationaux accrédités à Nouakchott. Donc nous pensons sans risque de nous tromper, que les autorités mauritaniennes, racistes, esclavagistes et répressives, n’ont pas réussi une prise de conscience subite de la nécessité d’octroyer le droit aux rassemblements et manifestations pacifiques à IRA – Mauritanie mais c’est bel et bien l’esprit de sacrifice et la persévérance des militantes et militants mais aussi et surtout à cause de la mesure d’exclure la Mauritanie des privilèges financiers et commerciaux de l’Agoa et la présence d’observateurs de missions diplomatiques et d’organismes internationaux, surtout ceux de la représentation du Haut Commissaire des Nations-Unies pour les droits de l’homme. Les représentants du HCDNUH se sont postés pas loin du lieu du rassemblement, quelques minutes avant son début.

IRA – Mauritanie convie ses militantes et militants, ainsi que tous les compartiments du peuple mauritanien, sans distinction d’appartenance ethnique, raciale, politique ou idéologique, à s’unir et à se mobiliser pour vaincre les divisions et la peur qui font le lit pour la perpétuation du régime dévastateur du dictateur Mohamed ould Abdelaziz, son entourage familial, son clan de délinquants économiques et criminels des droits humains.

IRA – Mauritanie remercie les États-Unis d’Amérique, le Canada, le Haut Commissariat des Nations-Unies pour les droits de l’Homme, ainsi que toutes les Ongs internationales des droits humains, et leur lance un appel ainsi qu’à tous les partenaires de la Mauritanie, à multiplier le travail et les missions d’observation en Mauritanie, dans les moments de frottement des forces de police et de sécurité avec les militants pacifiques, et dans les lieux de détention et tribunaux.

Nous attirons aussi davantage l’attention des mauritaniens qu’il devient indispensable d’unir toutes les ethnies et groupes sociaux mauritaniens, divisés par quatre décennies de monarchie dictatoriale militaire. Cette union dans laquelle les différences sont respectées et toutes les communautés sont dignement représentées, à l’image des braves joueurs de notre équipe nationale de football, qui viennent de nous honorer par une qualification historique à la coupe d’Afrique des nations.

Nouakchott le 18/11/2018
La commission de communication

Source crédit : Réseaux IRA

Urgent FOOT : La Mauritanie qualifiée à la CAN 2019!

Les Mourabitounes de la Mauritanie se sont imposés contre l’équipe du Botswana par 2 buts à 1 ce dimanche 18 novembre 2018 à Nouakchott. Cette victoire mauritanienne assure une première qualification aux protégés du coach français Corentin Martins à la CAN 2019 prévue au Cameroun pour l’instant.

Cet exploit historique au stade Cheikha Bodya propulse la Mauritanie sur la scène continentale du football.

⚽️⚽️⚽️BRAVO AUX MOURABITOUNES! ⚽️⚽️⚽️

RENDEZ-VOUS CAN 2019 IN SHA ALLAH !

Pour le BLOG par K.S

ALERTE #18NOVEMBRE : DÉNONÇONS L’ESCLAVAGISME STATUTAIRE EN MILIEUX SONINKÉS EN AFRIQUE DE L’OUEST !

✅📣 Journée internationale en mémoire des victimes de l’esclavage, de la colonisation et la migration. Initiée par le journaliste Claudy SIAR .

■Notre contribution

Aujourd’hui dans certaines communautés noires africaines en l’occurrence soninké, sévit un régime féodalo-esclavagiste qui humilie, exproprie, discrimine , ostracise et agresse des paisibles citoyens qui osent refuser le statut social d’esclave en intracommunautaire.

Le mouvement d’éveil citoyen et humaniste, GANBANAAXU FEDDE* regroupant plusieurs associations dans certains pays d’Afrique de l’Ouest (Mali, Sénégal, Mauritanie, Gambie et d’autres) et parmi la diaspora soninké de part le monde, mène un combat depuis quelques années contre ces tares sociétales obsolètes d’une autre époque .

Ce système ségrégationniste et discriminatoire érigé en mode de vie « culturel » chez les soninkés, est défendu par des milieux féodaux et réactionnaires qui s’estiment dignes d’une noblesse filiale très particulière, en rabaissant leurs semblables dans le même groupe sociolinguistique.
Ces derniers mois, nos membres engagés pour l’instauration des réformes sociétales en phase avec notre ère, pour dépasser ces considérations anachroniques et mesquines, subissent d’innombrables CHANTAGES , INTIMIDATIONS , AGRESSIONS et RESTRICTIONS dans nos contrées africaines. Ici nous comptons sensibiliser toutes les consciences progressistes éprises de justice et sensibles à la DIGNITÉ HUMAINE à travers le monde entier, pour soutenir cette CAUSE GANBANAAXU qui pose un véritable questionnement sur l’espèce Afro- africaine par rapport à L’ESCLAVAGE. Aujourd’hui des Noirs qui agressent d’autres Noirs sur les problématiques liées aux mentalités esclavagistes et féodales au coeur de l’Afrique, est une ABERRATION SOCIALE INNOMMABLE qui salit la Condition Noire.

Voir ci-dessous en liens médias sur divers incidents gravissimes survenus à cause de ces pratiques ces derniers mois en milieux soninkés :

https://www.notrenation.com/Esclavage-par-ascendance-en-pays-Sarakole-IBK-interpele

http://bamada.net/recul-moyenageux-au-pays-soninke-la-revolte-des-esclaves-reprimee-dans-le-sang-et-la-privation?fbclid=IwAR3UOMT-_QvIbRYIlKOIuLaX7Lb3-Ahv_T3FBBG9hDpnfzk4j1phKXS4Vv0

http://www.rfi.fr/afrique/20180614-mauritanie-anciens-esclaves-denoncent-accaparement-terres

https://www.chezvlane.com/Les-mentalites-feodales-agressives-a-Nahali_a6128.html

https://www.chezvlane.com/Guidimakha-Selibabi-Cooptation-d-heritage-sur-fond-de-l-esclavage-a-Dafort_a8371.html

https://www.chezvlane.com/Guidimakha-le-doyen-Demba-Diarra-convoque-a-la-brigade-de-gendarmerie-a-Ghabou_a6295.html

https://www.google.fr/amp/s/kassataya.com/2018/07/11/les-tentatives-dexpropriation-dheritage-a-dafort-des-incomprehensions-autour-de-la-decision-du-cadi-de-ould-yenge/amp/

https://www.google.fr/amp/s/soninkideesjose.wordpress.com/2018/02/08/alerte-des-membres-de-la-communaute-ganbanaaxu-violemment-attaques-a-modibougou/amp

https://soninkideesjose.wordpress.com/2018/11/04/droits-humains-retour-sur-la-manifestation-contre-les-agressions-feodalo-esclavagistes-en-milieux-soninkes-en-afrique-de-louest/

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=2173931636164145&id=1473902619500387

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=2172355016321807&id=1473902619500387

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=2168056586751650&id=1473902619500387

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=2167204170170225&id=1473902619500387

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=2164506267106682&id=1473902619500387

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=2162682843955691&id=1473902619500387

https://soninkideesjose.wordpress.com/2018/10/13/communique-de-presse-des-extremistes-feodaux-agressent-sauvagement-des-paisibles-citoyens-dans-des-localites-soninkes-au-mali/

http://www.rfi.fr/afrique/20180614-mauritanie-anciens-esclaves-denoncent-accaparement-terres

http://bamada.net/recul-moyenageux-au-pays-soninke-la-revolte-des-esclaves-reprimee-dans-le-sang-et-la-privation?fbclid=IwAR3UOMT-_QvIbRYIlKOIuLaX7Lb3-Ahv_T3FBBG9hDpnfzk4j1phKXS4Vv0

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Pour la communication GANBANAAXU FEDDE