
—C’est bien d’être philosophes et alertes en dénonçant la gouvernance ethno-raciale et monocolore à la constatation de certains visuels sur le personnel étatique. Il est encore mieux si on osait indexer avec le même entrain certain fonctionnement qui régit hermétiquement nos associations communautaires. Parce qu’il y règne parfois un fascisme social qui reproduit insidieusement les suprémacismes liés aux hiérarchies de naissance dans le corps ethnique. Pour se faire, tout un conditionnement est mobilisé pour perpétuer une sorte de juxtaposition fonctionnelle par laquelle le sang de naissance mène à la position statutaire de lead. Au sein de certains milieux chez les négro-mauritaniens (notamment soninkés et peulhs), ces discriminations sont socialisées de fait et les éléments socialement subalternisés subissent cette sorte d’un ethno-racisme de communauté. Une réalité de nature très politique qui assure pérennité au modèle inégalitaire et ségrégationniste des régimes coutumiers du régalien intra-communautaire. Les ambiguïtés et la terreur sociale constituent des piliers actifs pour maintenir le schéma en place d’apparence moderne. Et généralement l’association loi X ou Y en France, en Mauritanie ou au Québec est difficilement déconnectée des influences d’un déterminisme construit et chevillé à l’ensemble communautaire.
Par ailleurs… on voudrait instruire cohérence pour dénoncer le racisme d’Etat tout en comptant entretenir cet autre ethno-racisme très animé dans nos enclos communautaires. Ainsi… une brève conclusion osée : celui qui ne t’accepte pas le lead intra-communautaire par déterminisme coutumier ne peut croire sincèrement te voir élu président de la République. Son penchant féodal et suprémaciste risque d’inhiber sa tentation de libération citoyenne. C TRÈS DUR !
28 juin 2026
KS pour le BLOG

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