Le soninké du Guidimakha profond et l’État : cet administré dompté devenu le citoyen effacé et insensible..!?

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Chez nous depuis tout petit, l’État par son émanation locale (départementale ou régionale) est incarnée dans l’imaginaire collectif par une force répressive. Appelé en soninké ordinaire sommairement « FANKA » qui veut dire « FORCE » plutôt que « l’autorité » ou « FANKANSORO » (CEUX QUI DÉTIENNENT LA FORCE« , l’ordre étatique est craint et relève même de l’intimidation, et vaut mieux ne pas avoir affaire à lui. Une certaine représentation est faite de l’ordre étatique qui n’aura de toutes les manières que RAISON sur NOUS. Ainsi la peur du « FANKA » est incrustée dans la socialisation du jeune villageois. À une époque, le véhicule des gendarmes départementaux ou des gardes forestiers, représente le « monstre » à ne pas s’approcher. Cette auto-soumission inconsciente fait que les administrateurs locaux peuvent passer du zèle aux abus pendant des longues années sans aucune réclamation. Une situation fataliste s’instaure dans la conscience collective qui est disposée à accepter docilement le statut d’éternels fautifs jamais réclamants . Cet ordre peut même se retrouver au sein des centres médicaux et des établissements scolaires. L’infirmier d’état ou le directeur de l’école peut s’arroger certaines positions par des comportements scandaleux pendant plusieurs années sans crainte. Historiquement, nous croyons que ceux qui sont dépositaires d’un pouvoir quelconque affilié à l’État, ne sont jamais en tort. Pire leurs torts peuvent paraître comme leur travail que nous devons supporter comme des grands enfants. Nous sommes agriculteurs dans notre profond Guidimakha, à la saison des récoltes, les bergers arabo-berbères du Nord-Est sont souvent à l’origine d’innombrables affrontements. Il suffit de voir un dromadaire  qui saigne, c’est tout le village qui tremble quant à l’éventuel appel au FANKA par le berger propriétaire. Pourtant nous qui sommes les administrés locaux, nous croyons que les bergers nomades venus d’ailleurs seront plus écoutés et entendus par l’administration locale que nous. Soumis au diktat du pouvoir local sans rarement broncher, nous serons doublement lésés par d’autres concitoyens venus d’ailleurs  peut-être plus alertes sur leurs droits fondamentaux selon la législation en vigueur. Peu importe, la réalité est très amère quand on y prête attention. Ce conditionnement craintif peut relever de la psychologie qui rappelle le régime colonial appliquant l’indigenat. D’ailleurs, c’est pourquoi la conscience politique et citoyenne dans nos terroirs est loin d’être la plus vive du pays. Le type villageois surtout illettré de surcroît  assimile l’État  à une nébuleuse inaccessible et personnifiée par le gendarme départemental qui a toujours raison sur TOUT et qu’on lui doit obéissance passive. Dans un coin comme le département d’Ould Yengé ayant le chef-lieu du même nom, 90% des administrés Soninkés ne se sont jamais rendus dans cette ville très enclavée de sa partie Guidimakha mais plutôt ouverte vers Kankossa dans l’Assaba. 

Au final, un ressortissant de ces zones, ayant vécu ce cheminement d’une certaine soumission admise collectivement, sera difficilement concerné par l’engagement dans le militantisme politique et citoyen à l’échelle nationale. Ce syndrome originel suit certains parmi la diaspora mauritanienne soninké en France, pourtant très importante mais difficilement mobilisable en masse pour des légitimes revendications les concernant de près. Ces dernières années, la mobilisation bruyante autour de l’enrôlement biométrique controversé, a suscité des manifestations conséquentes contre certains critères fixés par l’état civil. Mais l’atmosphère revendicative s’est adoucie après quelques concessions timides de la part des autorités étatiques. Il n’en demeure pas moins que plusieurs ressortissants de ce Guidimakha profond, naviguent dans le flou total concernant la procédure de la double nationalité (française, espagnole ou d’autres) et surtout certains cas des personnes n’ayant pas été recensées en 1998. Notre peur bleue du FANKA aux villages va finir par notre élimination administrative sur le plan légal de nos terroirs. Imaginons un jour, si on arrivait à nous exiger des cartes de résidence sur nos terres ancestrales. 

Il faut aussi rappeler le système de pot de vin bien connu dans le milieu administratif où pullulent d’innombrables marchands de sommeil du service qui font une interface lucrative entre les citoyens demandeurs d’un service et le corps administratif. Ceux qui sont « anormalement chanceux » de connaître un « bras long » sont servis sans trop de tracas, mais les autres sont condamnés de tourner en rond pendant plusieurs mois voire plusieurs années pour un simple acte de rectification d’un document d’état civil. Sinon, il faut du cash trébuchant pour l’intermédiaire sans statut légal administrativement parlant, qui connaîtrait quelqu’un qui à son tour connaîtrait l’agent du bureau responsable du service demandé. La peur puérile qu’on nous a distillée tôt  face au milieu administratif, fait de nous des proies faciles pour un système corruptif bien huilé  . Pressés, excédés et inquiets parfois par le facteur temps, nous ouvrons facilement nos portefeuilles pour ACHETER nos DROITS LÉGITIMES au grand bonheur d’un milieu corrompu et corruptible très vorace. Le pire est que notre inconscience citoyenne nous mène à une certaine illégalité plus ou moins assumée, en devenant des CORRUPTEURS qui assurent la survie d’un système érigé en mode de gestion . L’individualisme est un autre marqueur dans nos rangs. Nos multiples doléances peinent à être portées par un collectif légitime et bien étoffé qui fera abstraction de toute obédience politique ou communautaire afin d’exercer un lobbying conséquent et unitaire . L’avarice est également l’un de nos « péchés capitaux ». Les actions revendicatives au nom du collectif nécessitent un appui financier, mais peu de gens sont sensibles à ce volet et on dirait que tout est attendu gratuitement de part l’infime minorité active. 

Cependant d’autres problématiques affectent la situation socio-politique du pays, mais notre engagement ne semble pas être à la hauteur des enjeux portés vers l’émergence d’un État de DROIT en Mauritanie. Notre intérêt, c’est de participer en masse par une large prise de conscience de laquelle pourraient surgir des solutions justes, dignes et pérennes à nos multiples MAUX longtemps esquivés. 

Sur le plan politique, particulièrement en période électorale, l’écrasante majorité va succomber aux sirènes clientélistes de certains introduits politiciens orientés vers le communautarisme d’appoint au système étatique en place. Ainsi nous devenons des votants à conquérir sans efforts mais jamais des CITOYENS CONSCIENTS de notre qualité de CITOYEN au vrai sens. 

K.S 

04-08-2016 16:33 – L’éditorial de www.saheljournal.info: A Tariq Ramadan


Sahel Journal
– Cher Tariq, vous avez été expulsé de la Mauritanie. Vous étiez venu en Mauritanie pour débattre de l’extrémisme, sur invitation d’une organisation humanitaire.

Une organisation de partage, d’entre-aide et de lutte contre la pauvreté, animée par une jeunesse éprise de justesse et qui a de la pitié pour des milieux des pauvres mauritaniens cherchant à manger. C’est là l’une des raisons d’être de la « Marmite du Partage », une ambition musulmane.

Cher Tariq, sans doute, vous le savez, votre expulsion semble être un ordre de « l’international tyrannique ». L’exécution de cet ordre a commencé à l’aéroport de Casablanca. C’est à partir de cet aéroport qu’on a tenté de vous empêcher d’embarquer pour la Mauritanie.

Les marocains vous ont finalement laissé pour que les Mauritaniens exécutent la besogne. C’est un ordre de l’international tyrannique, de la pensée unique, d’une civilisation sclérosée et de la privatisation de l’islam.

On vous attendait.

Pour la belle culture islamique que vous représentez… pour un islam sans scories, un islam originel tel qu’édicté par le saint CORAN. Les autorités de ce pays, notre pays, qui vous ont refusé l’entrée sur leur territoire, excellent dans le paradoxe et le déni de l’humanisation de ses citoyens. Elles sont dans la promotion de l’esclavage, la féodalité, le racisme, l’intolérance… certains ingrédients de l’anti-islam, au moment où notre religion, la religion de l’Etat mauritanien, recommande la fraternité, la tolérance, le partage, la cohésion, la paix sociale…

On vous attendait pour l’action humanitaire de l’organisation « Marmite du Partage », une organisation d’une jeunesse qui croit à la Mauritanie. La Mauritanie pensée autrement, la Mauritanie de la justice, de l’égalité et du partage. Cette jeunesse qui combat la famine, a une ambition des droits de l’homme, d’entre-aide, de lutte contre la pauvreté ; n’est ce pas là une ambition musulmane ? !

On vous attendait (le peuple, les pauvres) en Mauritanie au moment où nos autorités s’activaient à recevoir une partie de la TYRANNIE de notre époque. Cette communauté des plus riches du monde qui se sont rencontrés à Nouakchott ont les populations et les coreligionnaires les plus misérables de la planète… victimes de la guerre, de la famine… et où dans plusieurs des pays qu’ils représentent l’incertitude du pain de demain est un quotidien amer connu de nous tous… la manifestation radicale de la pauvreté humaine. L’islam ne veut pas de cela.

Ils prônent l’Islam et pourtant entretiennent et alimentent l’anti-islam : la dictature, l’individualisme, l’intolérance et surtout l’insouciance. Insouciants des sorts des Palestiniens sous les bombes d’un diktat, des Syriens meurtris dans l’inefficience des actions de nature à les extirper de l’enfer et de l’indifférence ; que dire des Libyens, des Irakiens, des Somaliens et bien de citoyens d’autres pays…

Chez moi, où on vous a refusé l’entrée, on ploie sous le fardeau de l’improvisation, de l’archaïsme et de la honte comportementale.

Ici, en Mauritanie, les musulmans naissent différents, meurent différents dans l’indifférence de la construction d’une nation mauritanienne. Car, il y a longtemps qu’on a perdu la cohésion, le sens du vivre ensemble dans l’échange et la fraternisation. C’est le mode d’emploi des tenants du pouvoir : diviser pour mieux régner, pérenniser un système qui abêtit la Mauritanie.

Chez moi on cultive l’incivisme… Le citoyen, comme un mendiant acculturé, fait le pied de grue devant les maisons et les bureaux de nos politiques qui nous réduisent au statut de vulgaires hères sans droits.

Chez moi, où tout le monde est musulman, on se confond avec le vol, le mensonge et l’intolérance. Chez moi, où on vous refuse l’entrée, un érudit a offert le Saint CORAN au Président Taya en ces termes : « Excellence, veuillez accepter ce modeste cadeau ! ». Et on sacralise Khlil… SOUBHANALLAH

Chez moi où le peuple vous attendait et où les gouvernants vous refoulent, l’islam est privatisé. Car chez moi, on nait Imam on ne le devient pas, du fait d’une instruction islamique évidente. Chez moi où on (le régime) ne veut pas de vous, on a menacé de transformer les mosquées en boulangeries. Chez moi, on tue et déporte des citoyens impunément.

Chez moi, on est atypique et particulièrement particulier. Car chez moi, il y a aussi des saints et des citoyens justes et tolérants mais sans voix ni «voie»…. Très cher Tariq Ramadan, à bientôt dans cette Mauritanie en devenir qu’on aime tant…

Camara Seydi Moussa


Source crédit : http://www.cridem.org 

Paris le 03 Août 2016 :Sit-in de soutien aux kidnappés abolitionnistes en Mauritanie. 

Bref photo-reportage 

Ce jour d’été dans le chic quartier du 16 ème arrondissement de Paris, certains engagés pour le respect des droits humains en Mauritanie se sont réunis devant la représentation de la Mauritanie en France. Ce 3 août 2016, s’ouvre à Nouakchott le procès des plusieurs piliers du mouvement abolitionniste et anti-esclavagiste IRA-MAURITANIE. Le but du sit-in organisé par IRA-France auquel ont pris part plusieurs militants engagés, était d’alerter les autorités françaises et toutes les organisations sensibles au respect des droits humains, sur les arrestations arbitraires et le procès manipulé en préparation. En plus des éléments d’IRA-France en verve contre ces injustices , il faut noter la présence de certains cadors de la diaspora mauritanienne France, en la personne du grand pèlerin de la bonne cause et l’historique Ibnou Diagana de l’OCVIDH, de Madame Mariem Kane, de Mr Kaw Touré et MrHamadi Soh des FPC ex-Flam,  de l’infatigable Diabé Ndiaye dit Thomas Mag et d’autres irréductibles. Des slogans habituels ont été brandis contre le régime répressif qui sévit dans le pays. Les kidnappings qui ont touché les leaders abolitionnistes d’IRA ( Initiative pour la Résurgence Abolitionniste ) à partir du 29 juin dernier, ont été dénoncés avec vigueur. Une déclaration a été éditée et distribuée aux passants, et un exemplaire sera déposé au courrier de l’ambassade. 

 Il est à noter qu’en ce jour du procès, des militants du mouvement abolitionniste sont annoncés battus et dispersés par les forces du régime à Nouakchott. On interdirait le port de tenues par les hommes dévoués du comité de la paix d’IRA-Mauritanie. Ces hommes sont ceux assurent le service d’ordre autour de toutes sorties publiques du mouvement abolitionniste. Vêtus en chemises blanches, cravates noires et pantalons noirs, ils veillent également sur les responsables de l’organisation en public. Dignes et polis, on a l’impression qu’ils sont plus ordonnés et « professionnels » que certains éléments des forces de l’ordre souvent très provocateurs.

Cet acharnement notoire semble viser une éradication pure et simple de l’organisation abolitionniste. Connaissant la détermination et l’engagement du mouvement créé par Biram Dah Abeid et ses amis en 2008 (Toujours non reconnu par Nouakchott ), on peut parier que la stratégie du bâton répressif du régime mauritanien ne fera que fausse route par une suspecte fuite en avant par rapport aux questions essentielles du pays. L’IRA est loin d’être une expression stricto-communautariste, mais une voi(e) émergente trans-communautaire et citoyenne contre toutes les injustices. Leur concept est inédit en la matière et leur courage en est la clé. Ce mouvement qui est dans le viseur du régime et ses soutiens laudateurs réactionnaires parmi les milieux dominants, survivra aux temps électoraux des uns et aux intérêts convergents immatériels et matériels exclusivistes des autres. 

Notre blog Soninkidees-jose exprime sa totale solidarité aux détenus arbitrairement arrêtés ces derniers jours dans le pays. 

Seule la  vérité est révolutionnaire…!!!


Signé par K.S 

​Le Collectif de défense des dirigeants d’IRA accusés dans le cadre du dossier n° 558/2016



Communiqué

 

Suite aux événements survenus le 29/06/2016 entre des éléments des forces de l’ordre et les habitants du bidonville situé près de l’Hôpital Bouaamatou, un groupe appartenant à cette population, refusant d’être expulsés par la force, a été arrêté.

Un jour plus tard, treize membres dirigeants de l’organisation IRA ont été arrêtés puis déférés devant le Procureur de la République sous le coup de chefs d’accusation décrits comme étant du flagrant délit de rébellion, d’usage de la violence et d’appartenance à une organisation non reconnue.

 

Ces mesures ont été entachées d’un grand nombre d’irrégularités juridiques et d’atteintes aux libertés de nos clients dont nous citons les points suivants:

1- la garde-à-vue de nos clients s’est déroulée dans des taudis hors des commissariats de police qui sont les lieux habituellement destinés à ce genre de procédure. Pendant cette garde-à-vue, nos clients ont été privés de tous contacts avec les leurs et leurs avocats en violation flagrante de l’article 58 du code de procédure pénale. La durée de cette garde-à-vue a dépassé les 10 jours.

2- Les détenus ont été torturés, frappés, déshabillés et entravés sans que le Parquet général, lors de leur déferrement, n’accepta qu’ils soient examinés par un médecin  en vue de constater les traces de la torture qu’ils ont subie en violation manifeste des lois et conventions internationales qui font de la torture un crime contre l’humanité et que la Mauritanie avait ratifiées allant jusqu’à créer des commissions ad hoc pour les faire appliquer.

3- Le détenu Diop Amadou Tidjani qui souffre d’une maladie chronique du cœur a subi une crise aigue causée par les conditions de détention décrites plus haut et a été empêché de recevoir son traitement habituel.

4– Le flagrant délit, qui est la qualification retenue par le Parquet Général, se heurte aux faits que nos clients furent arrêtés à leur domicile ou sur leur lieu de travail respectifs donc loin du théâtre des affrontements et ce pendant les jours qui ont suivi ces mêmes affrontements, tout comme le fait de transférer leur dossier immédiatement à la Cour Pénale sans passer par le juge d’instruction. Cette qualification de flagrant délit, qui parait incohérente, touche au droit de nos clients à bénéficier d’un procès équitable et empêche la manifestation de la vérité qui doit être le fondement de toute action judiciaire.

5- Même après leur admission à la prison civile, nos clients ont continué à subir des mauvais traitements sans justification. Ils ont ainsi été entassés dans une cellule collective notoirement exigüe, ne répondant à aucun critère de salubrité  et loin de toute conformité aux exigences attendues pour les maisons d’arrêt telles que décrites dans les lois nationales et internationales.

Considérant tout ce qui précède, nous engageons l’ensemble des autorités judiciaires et administratives à interagir avec ce dossier conformément à la loi et avec respect de la dignité du citoyen. Nous exprimons notre espoir de voir la justice produire des preuves irréfutables des acquisitions proférées loin de toutes interférences notamment d’ordre politiques.

 

Nouakchott le 02/08/2016

Le Collectif de défense

Les autorités mauritaniennes continuent d’harceler les militants d’IRA

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Communiqué de presse
Nous venons d’apprendre qu’une quinzaine de militants d’IRA Mauritanie a été arrêtée cet après-midi à Nouakchott sur la route du nouvel aéroport. Ces militantes et militants étaient venus accueillir le Vice-Président de l’organisation anti-esclavagiste, Brahim Bilal Ramdhane, lors de son retour à Nouakchott après un séjour de plusieurs semaines aux États-Unis durant lequel il était accompagné du Président de l’organisation, Biram Dah Abeid. 

Une foule immense s’était aussi réunie au domicile du Président d’IRA, Biram Dah Abeid pour célébrer ce retour. La police a fait irruption pour harceler les militantes et militants, venus de tous les coins de la ville, et pour demander aux membres du Comité de Paix d’ôter leurs distinctives tenues. 
Ces nouvelles arrestations et ce harcèlement sont une continuité dans la chasse aux sorcières lancée contre IRA depuis le 30 juin dernier et qui a vu les kidnappings de plusieurs membres de l’organisation dont 13 sont toujours détenus et comparaitront devant le juge le 3 Août prochain dans la capitale mauritanienne.
IRA-Mauritanie appelle toutes les forces progressistes nationales éprises des droits de la personne humaine et de la paix civile ainsi que la communauté internationale à s’ériger contre ces agissements et à dénoncer ces arrestations arbitraires et cet harcèlement continu de ses membres. 
IRA Mauritanie appelle toutes ces militantes et tous ses militants à une mobilisation pacifique, massive et continue lors du procès de ce mercredi 3 Août et jusqu’à la libération de tous les détenus depuis le 30 juin, et au-delà, jusqu’à la fin de la pratique de l’esclavage et de la discrimination en Mauritanie.
La Commission de communication

Nouakchott, le 1 Août 2016                                                               
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English version
PRESS RELEASE
Mauritanian authorities continue to harass IRA’s militants
We were informed today that over a dozen of IRA Mauritanie militants have been arrested this afternoon in Nouakchott as they were on the way to the newly-built airport where they planned to welcome back IRA’s Vice President, Brahim Bilal Ramdhane, who was visiting the United States, along with IRA’s President, Biram Dah Abeid. 
A huge crowd had also gathered at Biram Dah Abeid’s residence to celebrate the return of the Vice President. The police rammed in to harass IRA’s militants and to force members of the Peace Committee to remove their identifying colors and uniforms. 
This new wave of arrests and harassment follows a previous wave that began on June 30 and that has resulted in the kidnappings of several members of the anti-slavery organization; thirteen (13) of whom are still detained and scheduled to be tried on August 3 in Nouakchott.
IRA-Mauritanie calls on all national progressive and peaceful forces of the civil society as well as the international community to stand up against these acts of terror and to denounce these arbitrary arrests and the on-going harassment of its members. 
IRA Mauritanie further calls on all its militants to peacefully mobilize for the trial on Wednesday August 3rd, 2016 and until all detainees are freed and slavery and discrimination are abolished in Mauritania.
Commission of Communication
Nouakchott, August 1, 2016

L’ouverture du procès des militants abolitionnistes (3 Août 2016) : l’appel d’un poids lourd de la diaspora en France, Ibnou Diagana. 

​Chers camarades militants  de la region parisienne mobilisons nous à l’appel de l’IRA  France pour un sit – in ce 03 Aout 2016 à  partir de 12h devant l’ambassade de Mauritanie à Paris à la suite du faux procès intenté contre nos camarades dans le seul but de vouloir décapiter un mouvement pacifique dans sa lutte implacable contre l’esclavage et le racisme en Mauritanie.Notre présence en nombre important ser ait un bon signal aux autorités judiciaires soumises au diktat du général;  quant à leurs décisions sur des innocents kidnappés chez eux  ou dans leurs bureaux et jugés en flagrance imaginaire lors d’un deguerpissement  de pauvres Mairitaniens  dont ils ignoraient même l’existence.Venons dire non aux injustices et aux arrestations arbitraires infondées.  
Ibnou Youssouf  Diagana Militant des Droits de l’homme en France

29-07-2016 10:35 – Déclaration commune : Ensemble pour la dignité humaine et unis contre l’injustice

Déclaration commune : Ensemble pour la dignité humaine et unis contre l’injustice

OKB – Nous, organisations politiques mauritaniennes, revendiquant une citoyenneté et une seule en Mauritanie dans le respect de toutes ses diversités, Maure, Harratine, Pulaar, Soninké, Wolof et Bambara, animées par la volonté de rompre avec le système oligarchique qui règne sans partage sur tous les pouvoirs dans le mépris des différentes communautés, exigeons la libération sans délai de tous les militants détenus.

Vu la situation socio-politique préoccupante et en référence à notre engagement commun de lutter contre toute exclusion, nous prenons le peuple à témoin en réaffirmant avec fermeté l’urgence d’engager le chantier de la question nationale (le vivre ensemble, l’esclavage et l’exclusion) pour apporter des solutions concrètes aux problématiques sociales qui assaillent la grande majorité des mauritaniens.

L’appel à l’émancipation nous paraît irréversible : les victimes survivantes du régime de TAYA sont toujours là pour en témoigner. D’autant que les survivances de cette politique inique restent vivaces.

A travers des arrestations arbitraires, Ould ABDEL AZIZ perpétue ces méthodes anachroniques dans le déni total du droit. Aussi, l’exhortons-nous de libérer immédiatement et sans conditions les militants de IRA, du M25 et de Mani-Chari-Gasoil arrêtés et détenus depuis 30 juin 2016.

Aujourd’hui plus que jamais, les aspirations du peuple mauritanien exigent que les femmes et les hommes politiques au pouvoir et ceux qui y aspirent soient à la hauteur des responsabilités qui les incombent. L’excellence de nos institutions, c’est l’exigence d’en finir avec l’arbitraire afin que les représentants de l’ordre et de la justice retrouvent la dignité de leur fonction. La stabilité de la Mauritanie en dépend.

Les organisations politiques signataires :

Mouvement Pour la Refondation (MPR)

Union des Forces de Progrès (UFP)

Parti pour l’Unité et le Changement en Mauritanie (Hatem)

Rassemblement des forces démocratiques (RFD)

Rassemblement National pour la réforme et le Développement (Tawassoul)

Renouveau Démocratique (RD)

Initiative de Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA)

Nouakchott, le 28 juillet 2016
Source crédit : http://www.cridem.org 

​Trump(eur) ou Clinton II : Rendez-vous Novembre 2016.

L’élection présidentielle américaine attendue en fin d’année, donnera un(e) président(e) élu(e) qui ne relèvera pas de l’ordinaire dans notre monde. Si ça sera un Trump, ce monsieur à la personnalité imprévisible qui a su « trumper » ou tromper le monde républicain aux primaires , qui gagnera, on craindra un Bushisme amateur et populiste qui pourrait virer dans des aventures belliqueuses très hasardeuses à l’international. L’ex magna de l’audiovisuel, est connu comme manipulateur et adepte des joutes verbales du sensationnel. Une fois élu, s’il reste fidèle à sa « trumpery » ou sa tromperie qui lui a permis d’étouffer tous les cadors potentiellement attendus du côté républicain lors des primaires, il aura intérêt à se mettre sous tutelle en sous main, pour éviter une éventuelle destitution au cours de son mandat. D’ici là, le chemin sera long pour « trumper » et tromper une majorité de l’électorat américain et rafler la mise devant Madame Clinton. Si la « Trumpery » ou la tromperie sera dévoilée et contenue à temps, on aura un deuxième Clinton à la Maison Blanche à Washington. Ainsi la parenthèse Bush-Clinton de l’histoire politique américaine réapparaîtra après la coupure OBAMA. Ainsi la séquence Bush père, Mr Clinton, Bush fils, (OBAMA) , Madame Clinton prendra le relais aux destinées de la première puissance mondiale.
Ah oui…une Dame à la présidence américaine est plus que jamais plausible aujourd’hui. Si un Clinton II au féminin arrive au pouvoir avec Hillary, ce couple très politique rentrera davantage dans les annales de l’histoire politique américaine. Hillary Clinton présidente entourée d’un cabinet classique dans le bureau ovale, fera une présidence classique suivant les lignes directrices de la politique américaine à l’international. L’Amérique fera de l’américain, veiller sur ses intérêts économiques liées à un certain ordre géopolitique mondial à maintenir en état depuis 1945. Pour le reste, dans les premières heures, le monde rêveur sera envahi par une Hillarymania au nom d’un féminisme désuet politiquement dans un sens la concernant,  comme l’avait été la Obamamania en 2008 au nom du blackisme. À vrai dire en la matière dans certaines hautes sphères politiques et économiques, la référence pigmentaire ou sexiste importe peu, car la classe sociale étanche et bien codifiée gomme certains traits d’appartenance physiques au profit d’autres qui nous dépassent, NOUS les petites gens. Nous qui nous les représentons dans nos aspirations puériles et innocentes par différentes positions sur TOUT ce qui se fait et se défait dans notre Monde sans Nous finalement.
K.S

26-07-2016 22:08 – Alerte!Les policiers arrachent la plaque des FPC



Le Calame
– Le siège des forces progressistes du changement (FPC), parti fondé sur les cendres des FLAM mais non reconnu par le pouvoir a reçu, ce mardi 26 juillet, vers 14h, la visite des forces de l’ordre, venues arracher la plaque portant le nom du parti que préside Samba Thiam.
Signalons qu’après son retour d’exil pour mener le combat politique à l’intérieur du pays dans la légalité, les ex-FLAM ont décidé de muer en un parti politique, dénommé FPC. Les statuts et règlement intérieur sont déposés, le 18 octobre 2014, sous le numéro 4962. Les responsables du parti attendront huit mois pour se voir notifier le refus du ministère de l’intérieur.

Réagissant au refus, le président des FPC déclare, au cours d’un point de presse, la détermination de sa formation à user de tous moyens légaux pour entrer dans leur droit que garantit la loi fondamentale du pays. Dans la foulée, la plaque portant le nom du parti est accroché devant le siège. C’est que la police est venue emporter ce mardi.

Saisie, la chambre administrative de la cour suprême adresse une lettre en date du 3/12/2015 au ministère de l’intérieur. Ce dernier devrait répondre dans un délai n’exécedant pas 30 jours. La Cour suprême attend toujours cette réponse.

La question qu’on se pose aujourd’hui est de savoir, si après IRA, le gouvernement n’est pas décidé à découdre avec les FPC.
Source crédit : http://www.cridem.org 

Déclaration IRA-Senegal: Le communiqué 


Lors d’une opération de déguerpissement d’un bidonville « Gazra » dans la capitale mauritanienne le 29 juin 2016, la police a rencontré une forte résistance de la part des habitants à déguerpir qui vivaient sur les lieux depuis presque 2 décennies.
Le lendemain de cette opération ratée le pouvoir a cherché à faire porter  a Ira-Mauritanie le chapeau en arrêtant des militants d’Ira-Mauritanie dont Diop Amadou Tijani le vice président à son domicile et les jours qui ont suivi il y’a eu plusieurs autres arrestations dont le secrétaire au relation extérieur Balla Touré, le trésorier Ahmed Hamar Vall, le conseiller à la communication Hamady Lehbouss.
Ces responsables et les militants qui ont été arrêtés en même temps qu’eux ont été maintenus une dizaine de jours sans aucune nouvelle, sans avoir eu la visite de leur famille ou de leurs avocats et pendant cette période ils ont été aussi torturés à plusieurs reprises par la police.
C’est le 12 juillet à 4h30 du matin que les 13 militants arrêtés  ont été entendus par un juge d’inscription qui a retenu contre eux le flagrant délit « de rébellion non armée » « d’appartenance à un mouvement interdit » et « d’agression sur des forces de l’ordre » et leur jugement est programmé le 3 Aout 2016 à Nouakchott.
Ira-Mauritanie Section Sénégal ayant constaté l’arrestation illégale et injustifiée de nos camarades à Nouakchott réclame leur libération immédiate et sans condition et dénonce avec vigueur les actes de tortures et de violences de la part de la police contre les militants des droits de l’homme.
Ira-Mauritanie section Sénégal appelle l’Union Africaine et les pays africains à intervenir sur la situation des droits de l’homme en Mauritanie.
Le bureau exécutif