Nouvelles d’ailleurs : Cécités et hypocrisies…


Nous sommes en guerre. Non pas une guerre conventionnelle, si tant est qu’une guerre puisse être conventionnelle, mais une guerre sale, une guerre qui pourrit les esprits, sclérose l’intelligence, mine toute tentative de dialogue, d’amour de l’autre à l’autre et de soi à soi. Une guerre de tranchées qui s’exacerbe régulièrement, au moindre événement. Derniers en date, l’expulsion des haratines qui « gazraient » un terrain qui n’était pas à eux mais qui était devenu leur seul chez eux et le Prix américain décerné à Birame. Et voici la machine à cris d’orfraie en branle, alimentée par les arrestations de membres d’IRA, avec force « témoignages » au moulin des médias officiels, histoire de bien chauffer les esprits et de « venger » notre honneur bafoué par la distinction américaine…

Comme si nous devions tenir les Américains et/ou les Occidentaux responsables de nos failles, dénis, et autres aveuglements. Pendant des années, nos autorités ont nié l’esclavage, arc-boutés sur le terme, fourre-tout et peu explicite, de « séquelles », envoyant raconter, partout dans le Monde, que tout va pour le mieux chez nous… Désastreuse stratégie de communication, vite démontée et gagnée par l’IRA. Puis virage soudain. Voilà mises en place des juridictions spécifiquement consacrées aux crimes d’esclavage. Je ne pense pas que ces tribunaux délocalisés n’aient eu pour but que de faire marcher l’industrie du bâtiment….

Nous avons nié, nié encore, tout nié, tout enfermé dans le noir de nos contradictions et hypocrisies. Nous avons fait, du déni, une politique, là où il aurait été plus simple, tellement plus simple, de dire : « Oui, il existe encore, chez nous, des cas d’esclavage. Ils ne sont pas légions. Mais nous nous battons contre et les nous punirons sévèrement ». Ben, non. Nous avons préféré ménager nos sociétés, ne pas « secouer le cocotier », ne pas faire de vagues, sachant que chaque groupe, CHAQUE groupe, chaque tribu, chaque ethnie, hormis les Wolofs, a pratiqué l’esclavage et possède, encore, en son sein, des « affranchis » ou considérés comme tels. Cela aurait mis en péril les chefferies traditionnelles et nos sentiments d’appartenance à telle ou telle caste ou ordre social. Attaquer ce phénomène de front aurait été attaquer les fondements mêmes de nos manières de vivre et de nous penser.

Nous avons voté des lois criminalisant l’esclavage mais les juges ne sanctionnent pas les maîtres, lors de cas avérés, petits arrangements entre gens de même milieu et de même culture, membres de ces entités où le groupe ou l’appartenance au groupe est monté en quasi-divinité et doxa intangible. Et, pourtant, malgré les terribles paroles de notre Président, balançant que « n’est esclave que celui qui veut l’être », cet état de fait persiste encore ; pas à grande échelle, certes, mais persiste… Ne serait-ce que désigner une femme ou un homme du vocable « esclave », c’est de l’esclavage, nonobstant toutes les arguties et subtilités qu’on m’oppose parfois sur la « compréhension » de ce vocable.

Chez nous, l’esclavage n’a pas de couleur de peau. Il existe partout. Nous avons construit nos sociétés sur le servage, la coercition, l’utilisation de « l’animal » homme. Nous avons tricoté nos mentalités sur cet esclavage légitimé, pendant des siècles, par nos fuqahas. Nous nous sommes positionnés dans ces espaces saharo-sahéliens grâce à la servitude. Et les plus gros bataillons des anciens esclaves sont les Haratines. Ils sont les plus nombreux et concentrent, sur eux, misère et désespérance. Et colère qui ronge les plus jeunes, souvent, colère et violence. Ils sont ce miroir terrible de nous-mêmes ; les Haratines et leur pauvreté, les Haratines et leur place dans nos sociétés et nos imaginaires.

Dire ceci expose, parfois, à des insultes et à des procès en « anti-beydhane »… Comme si dénoncer que ce sont les Haratines qui sont les plus nombreux, parmi les anciens esclaves ou toujours maintenus en esclavage – oui, ça existe encore ! – signifiait dénoncer sa « communauté ». Comme si nous nous devions d’une fidélité aveugle, absolue, aux « nôtres », fidélité qui voudrait que nous ne parlions jamais de nos maux. Comme si indexer ce qui ne va pas ferait, de vous, un traître aux « vôtres ». Non-sens absolu mais non-sens révélateur d’une société qui ne se pense qu’en termes communautaires, qu’en termes d’appartenance d’abord ethnique et non pas citoyenne.

Nous savons manier les termes « démocratie », « droits de l’homme » et « égalité des droits », alors que nous sommes et perpétuons une société de castes où chacun doit vivre à la place que lui ont défini nos façons ancestrales de voir et d’appréhender le monde. Nos stratégies matrimoniales sont bien huilées. Nos rapports de force à l’autre aussi. Une société qui pense et se construit en termes de noblesse, forgerons, griots, esclaves etc., etc., ne s’approprie les valeurs d’égalité et de droits de l’homme qu’en rapport avec la sphère du pouvoir. Jamais pour elle-même…

 Voilà nos limites. Voilà nos hypocrisies : demander, pour soi, ce que l’on n’accorde pas à tous dans un même groupe. Nous assistons à une extrême-droitisation des pensées. Celle-ci, non plus, n’a pas de couleur de peau. Elle est. Alimentée par les peurs, l’ignorance de l’autre, le refus de se considérer, non pas comme unique membre d’un groupe défini comme tel, mais comme citoyen d’un pays qui s’appelle la Mauritanie. Elle est. Manipulée par les pouvoirs successifs, par la construction patiente d’une identité nationale supposée telle et pas autre, par ce gommage, systématique, de nos différences, de ce qui fait la force et la beauté de notre pays : une nation arc-en-ciel, une nation multiple, une nation riche de ses langues, riche de ses passés, riche de ses différences, riche de son ciment commun, l’islam. Elle est. Véhiculée par des médias unicolores. Elle est.

Elle est, symbole de sociétés qui se cherchent une place et une raison d’être, sans voir qu’elles sont. Qu’elles n’échapperont pas à la mondialisation, à l’ouverture au Monde, aux autres. Qu’une société figée est une société qui se meurt… en entraînant les autres dans sa chute. Qu’une société qui ne vit que sur une splendeur présupposée et un passé « glorieux » est déjà morte. Salut,

Mariem mint Derwich 

Source crédit : lecalame.info

L’éditorial: Quand l’USA fait décapiter IRA


Freiner l’élan de solidarité internationale à la lutte d’IRA-Mauritanie : les trois prix Américains semblent être l’objet de l’ire des tenants du pouvoir mauritanien. Amateurisme ? Un système aux abois manquant toujours d’imagination et d’idées contre ses opposants qui dérangent réellement ? En tout cas, la quasi totalité du bureau exécutif du mouvement abolitionniste IRA est concerné par les dernières interpellations.
Une opération de décapitation d’IRA. Pour ce faire, le système qui triture la Mauritanie et les Mauritaniens a pensé, animé, manipulé, entretenu une rixe entre la police et des squatteurs. Ces squatteurs, populations pauvres et très démunies, occupaient le terrain d’un homme d’affaires, un spéculateur « terrien » connu pour avoir fait sa fortune dans ce domaine.
Les terrains de cet homme proche de certains officiers supérieurs sont en général jumelés et comparables à un quartier, en tout cas de véritables domaines, comme à l’image des appartements où se trouvent ses bureaux jouxtant une clôture immense, qui est sa propriété, située géographiquement à l’ouest du siège de la Délégation européenne…
Il est désormais connu que le prétexte de libérer par la force le domaine de l’homme d’affaires ami du système des pauvres qui cherchent là où habiter avait pour principal objectif d’enterrer IRA-Mauritanie qui, contrairement aux Américains (une organisation américaine) qui viennent de lui décerner un prix de lutte de non violence contre l’esclavage, n’est qu’un groupe de violents selon la thèse du pouvoir.
Comme d’habitude, c’est, cette fois, le wali de Nouakchott-ouest qui est le porte-parole du système pour cette mise en scène. Il passe à la TVM pour accuser 5 personnes d’être les meneurs de la bagarre entre les pauvres hères (des pauvres abandonnés par leur Président) qui veulent être fixés et déterminés sur leur sort et les forces de l’ordre venues les déguerpir. Ces pauvres qui craignaient de grossir les rangs des oubliés et laissés pour compte essayaient de résister à leur déguerpissement. Ils ne peuvent continuellement souffrir du fardeau des promesses non tenues et accepter d’être jetés dans les dunes loin de la ville et de la vie…
Ceux que le wali accuse (que Dieu le pardonne) ont en commun leur appartenance à IRA Mauritanie, le mouvement non violent à l’image de Martin Luther King, mais auquel le pouvoir impute des violences le jour même où deux derniers prix américains sont décernés aux leaders de ce mouvement : (2016 TIP Heroes Awards) les héros 2016 prix TIP par John Kerry, le chef du département d’Etat au nom du gouvernement américain.
Et pourtant, il est connu que les militants d’IRA ont été de tout temps réprimés par la police sans riposter, et envoyés aux hôpitaux pour des fractures (c’est le cas, la semaine passée, de Khamou et sa sœur). Certains des accusés du wali n’ont été informés de la bagarre où la police a, pour cette fois-ci, abandonné ses grenades et boucliers de défense aux manifestants et utilisé ses jambes pour se sauver, que par les réseaux sociaux. Cette partie de catch qui a valu aux militants d’IRA l’accusation de «rébellion, utilisation de la force contre les autorités administratives et judiciaires et appartenance à une organisation non reconnue» ne ressemble pas aux pratiques du mouvement IRA.
La bagarre où la police mauritanienne s’est fait bastonner avant de fuir devant les manifestants sent le goût amer d’une manipulation grossière, comme ce fut le cas contre le mouvement du 25 Février. La police mauritanienne (compagnies) est d’une méchanceté légendaire quand il s’agit de réprimer. Et les Mauritaniens ont de tout temps montré leurs talons contre les bombes lacrymogènes et les balles blanches. Ce mensonge d’Etat aussi n’a pas été bien réfléchi. Triste pays. Triste système. Pauvres citoyens. C’est le fait d’être administré par des derniers devenus premiers alors qu’ils ne s’y attendaient. Mais apparemment, ce pouvoir ne comprend pas encore que la Mauritanie a amorcé l’inévitable virage qui annonce l’apogée du système.
Inéluctablement, les Mauritaniens et la Mauritanie veulent écrire une nouvelle page de leur histoire, celle là positive. Une page qui va finir avec l’improvisation, la répression, la gabegie, le tribalisme, le communautarisme, le régionalisme, l’exclusion, l’impunité, l’esclavage et le mensonge… sève nourricière du racisme d’Etat. C’est dans ce pays où un sénateur est élu dans un département avec plus de dix fois de grands électeurs au même titre qu’un autre département qui envoie à son tour un sénateur. Où est la légalité citoyenne ?
Il y a deux choses sur lesquelles les Mauritaniens se rivalisent le mieux, deux choses contraires à notre religion, l’Islam : le mensonge et la peur. Deux choses qui commandent notre destin, destin d’un pays réellement perdu. Mais pourquoi refusons-nous de comprendre que nous partirons et la Mauritanie restera. Une Mauritanie une et indivisible.
Cette gifle consistant à embastiller les responsables de IRA et de simples militants ; cette gifle qui est plus destinée aux Américains qu’aux militants et sympathisants d’IRA Mauritanie ne distraira pas les Mauritaniens justes. Et ces Mauritaniens ne cultiveront pas la peur des autres comme le veut le système. La Mauritanie se fera avec ses blancs et ses noirs. L’Afrique en miniature.
Dieu pardonnera le wali comme la police mauritanienne, ils ne sont que des victimes comme ceux qu’ils affublent de tous les noms d’oiseaux, qu’ils répriment, torturent, arrêtent et gardent au secret avant de les déposer à la citadelle du silence (Dar Naim). Le wali et la police le savent, IRA est devenue plus une philosophie qu’un simple mouvement de quelques personnes qu’on peut faire disparaitre par de sordides montages d’une époque que l’on veut passée.
Le contexte est inapproprié, le prétexte mal pensé et le texte grossièrement ridicule car décousu. Un mensonge peu intelligible et pas du tout intelligent.
IRA Mauritanie, TPMN, Mouvement du 25 février et Mani chaari gasoil … sont des réactions contre l’injustice qui a trop duré dans ce pays. Des réactions pour une Mauritanie juste pour tous ses fils, y compris les éléments de cette police qui réprime et torture (le cas de Moussa Birane), elle-même victime, et ce wali qui, comme un aveugle-sourd-muet, se complaît dans l’exécution des ordres d’un guide qui ne lui sera d’aucun secours devant le tribunal de Dieu et celui de l’histoire.
La Mauritanie nous survivra et ces pauvres citoyens que ce pouvoir prive de liberté aura certainement le dernier mot devant ALLAH, Le Juge. L’inévitable JUGE sur lequel ces victimes peuvent compter. Son jugement est juste et sans recours. Devant LUI chacun de nous répondra de ses actes. Que Dieu nous garde d’être du camp des menteurs et des poltrons de ce bas monde.

Camara Seydi Moussa

Source crédit : saheljournal.info

​Soupçons de torture sur les détenus abolitionnistes kidnappés depuis le 30 juin.


Plusieurs faisceaux d’indices évoquent des soupçons que les détenus kidnappés aient été soumis à des pratiques inadmissibles de la torture. Si ces rumeurs arrivaient à être confirmées, on dirait que ces interpellations qui se sont déroulées comme des enlèvements purs et simples ne pouvaient éviter d’autres dérives plus affreuses. Les agents de services qui ont cueillis un après un ces détenus abolitionnistes, sans aucune procédure légale, doivent être identifiés. L’État mauritanien sous le féru du général Ould Abdel Aziz, porte « l’os IRA dans sa gorge » et n’épargnera RIEN à ceux qui courageusement, incarnent le fer de lance de la mouvance abolitionniste dans le pays.
Ce pays qui se définit comme une république islamique qui s’apprête à accueillir un sommet de la Ligue arabe, se cherche une monture d’État-nation qui allie son africanité et son arabité. Très longtemps les convenances coutumières d’un ordre social tribalo-ethnique primitif, transparaissaient dans l’arène politique très sélect. Une étroite minorité trans-communautaire faisait l’État et l’écrasante majorité subit dans un statu quo devenu intenable aujourd’hui. 

Une certaine conscientisation politique émerge au sein de la jeune génération qui refuse les cases préétablies tribalo-ethniques. Aujourd’hui, c’est le référent CITOYEN qui anime une prise de conscience militante et politique, en l’occurrence chez les gens d’IRA-Mauritanie. Cet aspect clivant de l’engagement du mouvement abolitionniste du président Biram Dah Abeid, ne laisse aucun mauritanien indifférent.  Et ceux qui sont suspectés d’avoir perpétré des tortures physiques et morales sur les kidnappés parmi les militants d’IRA-Mauritanie, ont très certainement leurs positions personnelles ne relevant pas que de l’exercice de leurs fonctions d’agent. Dans ce sens, en plus d’un État qui honnit l’approche transversale  du mouvement abolitionniste, certains agents zélés et conditionnés ne peuvent éviter de nourrir une Haine Viscérale à l’endroit des engagés encartés IRAnistes .
L’État mauritanien par ses sbires multiformes a essayé de casser l’élan citoyen du mouvement abolitionniste non reconnu par Nouakchott depuis sa création en 2008. Aujourd’hui, avec l’histoire de ces tortures présumées sur les détenus, les services étatiques essaient d’autres méthodes radicales pour déstructurer IRA. On a hâte d’être édifiés, sur les traitements subis par monsieur Balla Touré et ses camarades depuis leurs kidnappings à partir du 30 juin dernier. Leur dossier judiciaire est en « fabrication » et ils seront probablement condamnés et écroués , mais, ils auront la PAROLE LIBRE un jour insh’Allah. 
À suivre…!!!!

K.S

12-07-2016 21:45 – IRA-Mauritanie: Note d’information numéro 5

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IRA-Mauritanie: Note d’information numéro 5












IRA-Mauritanie – Ce lundi 11 juillet, de nombreux 

militantes et militants d’IRA-Mauritanie sont descendus dans les rues de Nouakchottpour dénoncer les kidnappings qui continuent de viser les rangs de notre organisation.


Durant cette manifestation pacifique, les forces de l’ordre ont répondu par leur violence habituelle et plusieurs de nos militants ont été arrêtés : 

Cheikh Vall, Emehdi Ould Mouhamedou, Toutou Mint Sidi, Lalla Mint El Koryet Dida Mint Med El Hadi. Même si leur libération a été signalée tard la soirée, le militant Cheikh Vall reste introuvable.

De nombreuses personnes ont été blessées: El Hacen Ould El Mehdi, Khliva Ould Néma et Ahmedou Ould Kharrachy. Les blessures de Ahmedou Ould Kharrachy sont particulièrement graves car la sûreté avait donné des consignes aux éléments chargés de la répression de bien châtier les Maures qui osent se joindre aux autres composantes ethniques d’IRA pour manifester.

Au même moment où cette manifestation pacifique était violemment réprimée, le parquet se préparait à recevoir les détenus d’IRA arrêtés par la police et portés disparus depuis près d’une semaine. Ces détenus n’ont reçu ni la visite des membres de leurs familles, ni celle d’un médecin et ni même la présence de leurs avocats lors des interrogatoires. 

Les autorités mauritaniennes ont tenu à déférer les détenus d’IRA devant le procureur de la république tard dans la nuit, on parle même de 4 heure, en dehors des heures de travail; ce qui représente une énième violation grave des procédures judiciaires et des droits des prévenus. 

Les quatre chefs d’accusation sont : 1-Rébellion, 2-usage de la violence, 3-attaque contre la police judiciaire et les agents de la justice et 4-l’appartenance à une organisation non reconnue.

IRA-Mauritanie s’insurge contre la répression, dénonce la poursuite des kidnappings de ses militants et appelle ses vaillants militantes et militants à continuer à se mobiliser jusqu’à la libération de tous les détenus et la fin du racisme et de l’esclavage en Mauritanie.

La Commission de Communication

IRA-Mauritanie 

Nouakchott, le 12 Juillet 2016 

Source crédit : http://www.cridem.org 

11-07-2016 – L’ambassade de Mauritanie à Paris encore saccagée : Kassataya vous en livre les détails


Kassataya
– L’ambassade de Mauritanie à Paris, située rue Montevideo dans le très chic XVI arrondissement, a fait l’objet, la semaine dernière, d’une énième mise à sac.

Immédiatement, les regards se sont tournés vers le très controversé enrôlement des populations mauritaniennes que d’aucuns jugent discriminatoire envers les populations noires de Mauritanie. KASSATAYA.COM est allé a mené l’enquête et vous en dit davantage.

Mardi 5 juillet 2016. Comme souvent depuis l’ouverture d’un bureau d’enrôlement des populations mauritaniennes de France (et d’Europe), les locaux de l’ambassade sont pris d’assaut par des dizaines de Mauritaniens à la recherche de sésames de plus en plus précieux : visas, récépissé d’enrôlement, actes de naissance, déclaration de naissance et autres documents d’état-civil.

Il est un peu plus de 10 h ce mardi matin quand Souleymane S., la trentaine, pousse la porte de l’ambassade. Il manque de renverser un employé et se dirige vers l’arrière-cour où se trouve l’aile réservée à l’enrôlement. Souleymane S. est un habitué des lieux. Depuis un peu plus d’un mois, il court après un document attestant que son enrôlement a bien été validé.

D’après un témoin joint par KASSATAYA.COM, Souleymane S. avait commencé à montrer des signes d’énervement déjà jeudi 7 juillet. « J’étais assis juste à ses côtés et il n’arrêtait pas de protester. Il se plaignait de devoir effectuer des déplacements qui lui coutaient cher en temps et en argent et ne comprenait surtout pas qu’on retarde le traitement de son dossier alors qu’il remplit toutes les conditions. Un agent de l’ambassade lui proposa alors de lui laisser ses coordonnées afin qu’il puisse l’informer de l’évolution de son dossier et lui éviter de se déplacer » poursuit notre source.

Impatience

Mais, Souleymane S. trouve le temps long. Mardi donc, sans attendre, il se présente devant le responsable des opérations d’enrôlement pour s’enquérir, comme un rituel, de l’état d’avancement de son dossier. Voyant qu’il n’y a eu aucune évolution depuis jeudi, Souleymane S. se saisit d’une chaise et renverse tout ce qui se trouve à sa portée, y compris un ordinateur. Le responsable de l’enrôlement et quelques agents présents dans la pièce sortent précipitamment. D’autres interviennent pour Souleymane S.; celui-ci sort de la pièce mais s’énerve tout de suite après et renverse une benne à poubelle. C’est alors que l’ambassade décide de faire intervenir la police française qui embarque Souleymane S. immédiatement placé en garde-à-vue.

Des précédents

Ce n’est pas la première fois que l’ambassade de Mauritanie en France est sujette à ce genre de mésaventure. Rien que ces trois dernières années, deux cas similaires sont à relever comme le rapportait KASSATAYA.COM.

En mai, près de quinze étudiants avaient occupé l’ambassade de Mauritanie pour protester contre les discriminations envers les communautés dont ils sont issus. Les autorités mauritaniennes avaient porté plainte et le procès s’était soldé par la condamnation des étudiants à des peines légères.

Un an plus tard, en mai 2015, un individu répondant au nom de Ould Sidi, muni d’armes blanches s’introduisait dans le bureau de l’ambassadeur M. Wagne Abdoulaye Idrissa avant d’être maitrisé sans faire de victime. Contrairement à la précédente affaire, cette agression n’avait pas l’objet de plainte.

Un enrôlement à problèmes

Le fossé entre l’ambassade de Mauritanie en France et ses administrés ne fait que se creuser davantage depuis le lancement de l’opération d’enrôlement. Les raisons de ce désamour tiennent aux conditions d’accueil qui ne satisfont pas les usagers mais aussi à un problème de communication.

Selon les confidences recueillies par KASSATAYA.COM, « il y a une confusion entre les services consulaires, l’état-civil et les activités de l’ambassade à proprement parler. Le fait que les opérations d’enrôlement se déroulent dans les locaux de l’ambassade laisse penser que c’est la chancellerie qui en est responsable. Ce qui est erronée. En vérité, l’ambassade n’a aucun droit de regard sur ce qui se passe en matière d’enrôlement, d’établissement de passeport ou de visa. Tout dépend de Nouakchott et tout y est validé».

C’est donc au niveau du tout puissant administrateur directeur général de l’Agence Nationale du Registre des Populations et des Titres Sécurités M. M’Rabih Rabou Ould El Wely que se situe le nœud du problème. La décision de ne plus exiger un titre de séjour français pour l’enrôlement des Mauritaniens de France, la disponibilité de l’ex ambassadeur M. Wagne Abdoulaye Idrissa puis de son successeur Mme Aichetou Mint M’Haiham envers des administrés en désarroi ne sont pas suffisantes pour apaiser les rancœurs ni améliorer les relations avec les Mauritaniens de France.

Que vont faire les autorités mauritaniennes à présent ?

Cette nouvelle affaire met les autorités mauritaniennes dans l’embarras et le président Ould Abdel Aziz dans une grosse colère. Mais les options qui restent sur la table ne sont pas légion. Les autorités mauritaniennes peuvent poursuivre la fuite en avant en se barricadant davantage comme elles l’avaient fait il y a quelques années. Elles avaient engagé un procès contre les étudiants qui avaient occupé les locaux de l’ambassade.

La sécurité de l’ambassade avait été renforcée par l’affectation d’une demi-douzaine de policiers directement venus de Mauritanie. Trois d’entre eux avaient déserté leurs postes et demandé l’asile politique en France, rejoignant, dans une certaine mesure, les foules qui dénoncent les abus en Mauritanie. Aujourd’hui, les autorités envisageraient de s’attacher les services d’une agence de sécurité en France pour filtrer les entrées à l’ambassade.

Ce qui fait dire à une source interne que « ce n’est pas comme cela que les problèmes vont être réglés. Il faut nécessairement dissocier les activités consulaires de tout ce qui relève de l’état-civil. On peut établir des documents provisoires aux Mauritaniens qui ont besoin de régulariser leur situation auprès de l’administration française en attendant de pouvoir se faire enrôler en bonne et due forme. Mais on dirait qu’il y a une main invisible qui fait tout pour que certaines catégories de population ne puissent pas se faire enrôler même si toutes les conditions sont réunies ».

En attendant, toutes les activités telles que l’enrôlement, l’établissement des passeports et des visas sont suspendues jusqu’à nouvel ordre et l’accès aux locaux de l’ambassade strictement contrôlé.

Post Scriptum

Au moment où ces lignes sont écrites, lundi 11 juillet, M. Souleymane S. est revenu à l’ambassade mais n’a pu y accéder et aucun nouvel incident n’a été signalé. Les autorités ont fait intervenir la police française et ont porté plainte contre M. Souleymane S.

Nous avons essayé de joindre l’ambassade de Mauritanie en France en vain.

Par Abdoulaye DIAGANA pour KASSATAYA.COM
Source crédit : http://www.kassataya.com

​Arrestation des militants d’IRA : la dérive autoritaire

On croyait la période d’exception finie et que la Mauritanie s’était résolument engagée sur la voie de la démocratie et de l’Etat de droit depuis le coup d’Etat de 2005 qui avait mis fin à vingt et une année de dictature tayenne. Depuis le 29 juin 2016, le pays vit sous la terreur du non droit. Une véritable dérive autoritaire s’est installée avec la séquestration de plus d’une vingtaine de militants de l’Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) et de plus de quarante jeunes citoyens issus des familles déguerpies du squatte sis à l’hôpital Bouamatou de Nouakchott.
Sans mandat d’arrêt ni de perquisition, ces citoyens ont été enlevés de leur domicile et conduits vers des destinations inconnues, leurs maisons ont été fouillées de fond en comble et leurs matériels emportés. Depuis, personne ne sait où est-ce qu’ils ont été séquestrés. Aucun avocat ni aucun membre de leur famille n’est entré en contact avec eux en violation flagrante des lois de la République et des conventions internationales ratifiées par la Mauritanie. Aujourd’hui, tout celui qui critique la situation actuelle est passible de disparition forcée et rares sont ceux qui osent lever la voix.
Pour l’instant, les organisations des droits de l’homme en Mauritanie gardent un silence coupable face à l’émergence d’un Etat martial qui ne respecte ni ses institutions ni sa Constitution, ni ses lois. Cette situation doit cesser et le droit doit être respecté. Si les personnes arrêtées sont incriminées, elles devaient être présentées à un juge dans les délais de garde-à-vue légaux et les charges retenues contre elles devaient  leur être notifiées. Elles auraient dû bénéficier de l’assistance d’avocats et leurs familles informées de leur lieu de détention. 
Cette situation de non-droit est d’autant plus inquiétante que personne ne sera désormais à l’abri de ce genre de traitement illégal dans un pays qui se dit respectueux du droit national et international. Personne ne sera plus épargné par la dérive qui s’est déclenchée et il est du devoir de tous les citoyens de la dénoncer car nul ne sait à quand son tour.
Source crédit : Post FB du Journaliste Cheikh Aidara. 

Alerte IRA-Mauritanie : la chasse aux sorcières contre les abolitionnistes mauritaniens continue…!!!

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Note d’information numéro 4:
La vague de kidnappings continue de déferler sur les militants d’IRA-Mauritanie. Nous venons d’apprendre les kidnappings de Mohamed Datty, Ousmane Anne et Ousmane Lo. Mohamed Datty a été interpellé à son domicile à Arafat et Ousmane Anne et Ousmane Lo ont été brutalement arrêtés dans une voiture alors qu’ils étaient en compagnie de Marieme Mint Cheikh Dieng et Dah Bousshab; ces deux derniers ont été relâchés peu après. Les autres, Mohamed Datty, Ousmane Anne et Ousmane Lo sont portés disparus. Nous avons aussi appris les disparitions de Ami Wane et de  Abdoulaye Abou Diop. 
À ce jour, près d’une vingtaine de militants d’IRA-Mauritanie, dont des membres du Bureau Exécutif, sont portés disparus.
IRA-Mauritanie appelle toutes les forces progressistes nationales éprises des droits de la personne humaine et de la paix civile ainsi que la communauté internationale à s’ériger contre et à dénoncer cette série de disparitions orchestrées par l’Etat. IRA Mauritanie appelle toutes ces militantes et tous ses militants à une mobilisation pacifique, massive et continue jusqu’à la libération de tous ces disparus depuis le 30 juin et jusqu’à la fin de la pratique de l’esclavage et de la discrimination en Mauritanie.
La Commission de Communication

IRA-Mauritanie

IRA-Section France : Appel pour dire Non aux arrestations arbitraires en Mauritanie. 


​IRA-Mauritanie section France informe tous les militants, sympathisants et amis de la Mauritanie à se joindre au Sit-in qu’elle organisera le lundi 11 juillet  2016 devant l’ambassade de Mauritanie à  paris,  à partir de 13h
– pour exiger la libération immédiate et sans condition de tous les prisonniers d’opinion, les prisonniers d’IRA-Mauritanie
– Et pour dire Stop au régime raciste et esclavagiste de Mohamed ould Abdel Aziz. 
Accès: Station porte dauphine Métro 2.
IRA France vous remercie d’avance.

Communiqué de presse du CIPACS suite aux accusations graves de Ahmed Khalifa NIASSE

​7 juillet 2016. Publié par Soninkara.

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Communiqué de presse du Centre Islamique pour l’Appel au Coran et à la Sounnah (CIPACS), Dakar le 7 juillet 2016

« Le Respect, rien que le Respect ! »
Dimanche 3 juillet 2016, l’émission « le débat africain » d’Alain FOKA sur RFI traitait du thème « Comment le Sénégal fait-il face à la menace djihadiste?« . L’un des invités M. Ahmed Khalifa NIASSE, pourtant (re)connu pour ses turpitudes, s’est distingué en franchissant un cap dans l’ignominie.

Il a affirmé qu’une mosquée sise Malick SY « à côté de la Cité Police » serait une « mosquée wahhabite ou salafiste qui prépare des terroristes ». Il a poursuivi en disant que « le président (de la République) cautionne en y priant ». Étant connu de longue date que M. NIASSE refuse de compter parmi l’Islam sénégalais celui se réclamant non confrérique alors qu’il existe depuis des temps immémoriaux. Il est donc exclut qu’il cible la Mosquée Omarienne ou la Grande Mosquée, toutes deux sont aussi sur l’avenue Malick SY. Le rappel de la participation exceptionnelle du président de la République à une prière hebdomadaire l’an dernier ne laisse pas de doute. Il désigne, sans la citer nommément, la Mosquée du Centre Islamique pour l’Appel au Coran et à la Sounnah (ci-après le Centre) également appelée Mosquée Soninké.

Malgré le triste pedigree de son auteur, les effets de tels propos dans un média international comme la RFI restent incalculables. Nous les ressentons chaque jour. Ils jettent l’opprobre et la suspicion sur notre honorable institution, sur ses milliers de fidèles et sur la Communauté Soninké en particulier. Devant l’effroyable accusation et l’émoi suscité, le Centre a décidé d’apporter une triple réponse : d’abord judiciaire, ensuite historique et enfin religieuse.

 

1. LA REPONSE JUDICIAIRE : CALOMNIE & INCITATION A LA HAINE

Il y a 48 heures, Mardi 5 juillet, nous avons saisi notre avocat afin de porter plainte contre M. NIASSE pour calomnie, diffamation, incitation à la haine et mise en danger de la vie d’autrui. Si le pire venait en effet à se produire prochainement au Sénégal, qu’Allah (SWT) nous en garde, notre mosquée et ses fidèles désignés par un irresponsable pourraient devenir de parfaits bouc-émissaires pour d’autres déséquilibrés. Un huissier a constaté les propos tenus sur RFI, une « sommation interpellative » doit parvenir incessamment à M. NIASSE, l’affaire suit son court. 
Mais le Centre Islamique interpelle M. Abdoulaye Daouda DIALLO Ministre de l’Intérieur et Me Sidiki KABA Ministre de la Justice sur les allégations tenues qui relèvent, selon nous, de trouble à l’ordre publique.
Le Centre va aussi directement saisir le Procureur de la République afin que M. NIASSE soit entendu et qu’il fournisse sans délai les preuves de ses graves et dangereuses élucubrations ou alors qu’il en réponde. Il serait inconcevable dans un Etat de droit comme le Sénégal que ses propos restent sans suite.

2. LA REPONSE HISTORIQUE: LES SONINKE DU 8EME SIECLE A NOS JOURS

Notre réponse historique est utile une fois de plus pour ceux qui ne nous connaissent pas et qui sont de bonne foi. Voilà pourquoi nous rendons publique, ci-après, les principales lignes de notre courrier, daté du 7 juillet 2015, afin que désormais nul n’en ignore. Il exprime notre infini gratitude à Son Excellence Macky SALL suite à sa venue à la Mosquée. Il rappelle surtout qui est la Communauté Soninké du Sénégal à l’origine du Centre et de la Mosquée dite Soninké. 
« (…) Vendredi 26 juin dernier, à l’occasion de la grande prière hebdomadaire et durant ce mois béni du Ramadan 2015-1436, vous avez joint le geste à la parole donnée suite à notre invitation. Vous êtes venus communier avec les fidèles musulmans de la Mosquée du Centre Islamique Pour l’Appel au Coran et à la Sounnah(CIPACS), sise rue Malick SY à la Médina, communément appelé «Mosquée Soninké ».
Votre geste est désormais gravée, en lettres d’or, dans le livre d’histoire de la communauté soninké. En 1956 déjà, à la veille de l’indépendance, l’illustre poète – futur Président de la République, Léopold Sédar SENGHOR usait de sa plume pour nous rendre un vibrant hommage. Dans le mémorable poème « Kaya – Magan » Roi de l’Or – il célébrait les vertus de ce 1er empire africain appelé WAGADOU ou GHANA. Il en appelait à une Afrique fière, indépendante et héritière de son glorieux passé. 
Votre auguste présence à nos côtés exprime toute la reconnaissance et l’égard que vous avez à notre endroit. Nous y sommes sensibles. Le Coran (49:13) dit d’ailleurs à ce propos : « …Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand- Connaisseur. »
Vous nous rendez hommage ainsi qu’à ce trait distinctif de la communauté soninké : son rapport quasi-consubstantiel à l’islam. Au 8ème siècle déjà, l’Islam avait pleinement droit de cité dans l’empire du WAGADOU. Au 10ème siècle, c’est sous la dynastie des MANNA qu’il faisait son entrée au « Sénégal », dans le Royaume du TEKROUR. 
Excellence,
Notre rapport à l’Islam est donc ancien, savant et ouvert. Le Centre Islamique, entend rester fidèle à ses principes. Il propose, outre la mosquée, des enseignements, des conférences, de la recherche et des partenariats avec d’autres institutions islamiques du Sénégal et des pays frères de la Oumma. 
Les ressortissants à Dakar de chacun des villages de l’ensemble des provinces traditionnelles Soninké du Gajaaga, Guidimakha, Haire, Fouta, Boundou qui correspondent aux départements de Bakel, Kanel, Matam, Goudiry et Tambacounda notamment réunis autour de leur « Konpe Xoore » ou « Refuge villageois » respectif notamment à Niayes Thioker puis la Medina depuis 1880, ainsi que les ressortissants de la diaspora, de la France et de l’Afrique Centrale en particulier sont d’honnêtes travailleurs et commerçants, ils en assurent depuis 2002 et jusqu’à nos jours la totalité du financement.
En cela, l’appellation de « Mosquée Soninké » ou « Soninko Konpo Xoore » comme le lieu de convergence, d’identification et de refuge de l’ensemble du Soninkara à Dakar c’est-à-dire de tous les Soninke et de ceux qui vivent en harmonie avec eux depuis des siècles – peuls, wolofs, bambaras notamment – est une parfaite réalité. La portée de votre acte n’en est que plus symbolique. Il atteint tous les lieux d’origine et de migration de cette communauté pieuse et pacifique. Il fait vibrer son cœur. Il exalte sa fierté.
Une fierté républicaine car la République reconnait par là son apport cultuel et culturel à un Sénégal pluriel, ouvert et de paix. Elle connaissait déjà l’apport financier substantiel de cette communauté dont la diaspora – solidaire, travailleuse et patriote – participe pleinement par des colossaux transferts de fonds à l’édification de toute la nation et au développement sur ses fonds propres de ses terroirs d’origine en particulier.  »

3. LA REPONSE RELIGIEUSE : DE L’ABOMINATION DU MENSONGE

Notre réponse à ce propos ne sera pas longue, d’autres occasions plus solennelles serviront à informer les ignorants. Nous nous référons à un Hadith rapporté par Boukhari et Mouslim car nous avons cru comprendre qu’il pose problème à certains.
D’après Abd ALLAH Ibn Massaoud Radia ALLAH Anhou, le Messager de DIEU (PSL) a dit : 
«Certes, le fait de dire la vérité conduit vers « al-birr » (l’obéissance), et « al-birr » conduit au Paradis. L’homme ne cesse de s’enquérir de la vérité jusqu’à ce qu’il soit inscrit auprès de DIEU parmi les véridiques. D’autre part, le mensonge mène au vice, et le vice mène en Enfer. L’individu qui ne cesse de forger les mensonges sera inscrit auprès de DIEU comme menteur.»
Que Dieu nous garde de figurer parmi les menteurs.

CONCLUSION : LE RESPECT RECIPROQUE

La Communauté Soninké, nous tenons à conclure par là et avec force, est une communauté pieuse, pacifique et de bons voisinages où qu’elle soit dans ses provinces Soninké d’origine, à Dakar et en particulier ici à la Médina ou dans les pays où son labeur l’a conduit en Afrique centrale, aux Amériques ou en Europe. Et c’est du fruit de ce labeur qu’elle a construit les centres de santé, écoles et autres mosquées de ses villages d’origine. C’est du fruit de ce même labeur de ses travailleurs et commerçants qu’elle construit sur ses fonds propres cette Mosquée dite Soninké et qu’elle en assure le fonctionnement sans un Franc CFA de la part d’un Etat étranger, de l’Etat du Sénégal ou de quelques autres organisations islamiques nationales ou internationales. 
Elle n’est ni moins sénégalaise ni moins musulmane que quiconque. Elle se garde d’entrer dans les affaires qui ne la concerne pas, parfois même à son propre détriment. Notre désignation par les autres ne doit rien au hasard puisque Sarakholé signifie en Soninké : personne qui ne fonctionne que sur des choses claires. 
Nous ne laisserons donc jamais personne, fusse-t-il dérangé mentalement, nous donner des leçons ou jeter en pâture notre dignité ou nous salir en nous faisant passer pour des extrémistes et des terroristes auprès de personnes qui ignorent tout de nous. Voilà la raison de notre réponse. Nous ne demandons rien de plus que le respect que nous accordons à chacun. A défaut nous saurons faire valoir nos droits. 
Face à l’abomination d’ôter ne serait-ce qu’une seule vie, a fortiori sur la base d’une divergence d’idées, le Centre Islamique est catégorique : la seule réponse est l’unité, la cohésion et la tolérance. La Oumma islamique sénégalaise dans sa diversité, courants confrériques et non-confrériques, doit donc être uni face à un ennemi commun. Il se nourrit de l’ignorance, de la division et de la stigmatisation. 
Enfin nous félicitons et encourageons nos autorités locales (Maire de la Médina, préfet et gouverneur de Dakar) et nationales (Président de l’AMS Aliou Sall, les Ministres Amadou Ba, Me. Sidiki Kaba et Seydou Gueye) pour leur confiance. Ils ont eu à prier avec nous, et en premier lieu Son Excellence, le président de la République, Macky SALL. Qu’il poursuive sa démarche de reconnaissance de tous les fils du Sénégal comme des citoyens à part entière, d’égale dignité, sans distinction religieuse, confrérique, ethnique ou géographique. Nous lui assurons notre plein soutien dans son combat républicain pour la sécurité et le développement du Sénégal.

Pr. Abdoulaye BA
Imam Ratib de la Mosquée
– Secrétaire Général (CIPACS)
Membre de l’Académie Royale à Amman

Sadio CISSE
Président du Centre Islamique Pour l’Appel au Coran et à la Sounnah (CIPACS)
Ancien Sénateur-Maire de Waoundé

Source crédit : http://www.soninkara.com

Invitation Médias :  » La Communauté Soninke va répondre aux calomnies de Khalifa NIASSE  » 

​URGENT : Invitation Médias Conférence de Presse Jeudi 7 juillet 14h 
 » La Communauté Soninke va répondre aux calomnies de Khalifa NIASSE  » 
Le Dimanche 3 juillet dernier durant l’émission « le débat africain » sur RFI  de Alain FOKA, M. Ahmed Khalifa NIASSE a fait de très graves et dangereuses allégations de terrorisme à l’encontre d’une Mosquée  sise avenue Malick Sy dans laquelle Son Excellence, le Chef de l’Etat Macky Sall est venu prier l’an dernier. 
Gravement calomniés, le Centre Islamique pour l’Appel au Coran et à la Sounah (CIPACS) et sa Mosquée dite Soninke, par respectivement son Président Sadio CISSE et son Imam Ratib le Pr. Abdoulaye BA, ont donc l’honneur de convier l’ensemble de la presse nationale et internationale à la conférence de presse qu’ils donneront demain Jeudi 7 juillet 2016 à 14h00 au CIPACS avenue Malick Sy x place Khalil MAREGA pour présenter les réponses idoines aux élucubrations prononcées. 
Fait à Dakar, le 5 juillet 2016.

Le CIPACS.
Source crédit : Réseau proche de la Mosquée Avenue Malick Sy à Dakar.