26-01-2016 08:29 – L’Union des sites condamne l’interpellation de journalistes devant la justice (Communiqué)

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Essahraa – La police a entendu lundi 25 janvier courant à Nouadhibou, sur ordre du Parquet, les journalistes mauritaniens, les confrères Moussa Samba Sy, président du RPM et directeur de publication du journal « Le Quotidien de Nouakchott » et Babacar Baye Ndiaye, le Directeur de rédaction du portail Cridem, à la suite d’une plainte déposée contre ces médias par la Direction générale de la SNIM.

Cette procédure intervient dans un contexte marqué par une recrudescence d’actions visant à entrainer des journalistes devant la justice, de persécutions et d’agressions répétées commises sur des confrères au cours de l’exercice de leur mission.

Nous déclarons au sein de l’Union des sites mauritaniens ce qui suit :

1. notre condamnation énergique de l’interpellation des confrères à Nouadhibou, située à 500 km de leur lieu de travail. Ce que nous qualifions de volonté destinée à des fins d’humiliation.

2. notre inquiétude vis-à-vis de cette immunité, qui permet à des personnes, plus que le Président de la République, de disposer d’une Epée de Damoclès brandie sur l’expression et sur le droit du citoyen de savoir ce qui se passe dans son pays.

3. notre crainte que ces procédures soient les prémices d’un recul des acquis réalisés par la presse mauritanienne, qui ont permis à notre pays d’occuper une position de premier plan sur les niveaux arabe et international.

4. notre appel lancé à tous les journalistes, pour s’unir devant ces visées, afin de défendre nos acquis en matière de liberté d’expression ainsi que pour demeurer capables à dévoiler tous les dossiers de corruption, dont les auteurs sont considérés comme étant les plus touchés par cette liberté.

Le Bureau Exécutif

Traduit de l’Arabe par Cridem

http://essahraa.net/node/12219

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26-01-2016 10:36 – Mauritanie: « Les négro-africains sont liquidés», Samba Thiam-FPC

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Alakhbar – «…Le deuxième type de tension que le découpage de la Mauritanie en quatre régions pourra résoudre c’est la question ethnique. Aujourd’hui les négro-africains sont liquidés, ils n’existent plus dans le gouvernement. Or si on assoie la décentralisation sous cette forme-là les négro-africains se sentiront moins frustrés. La tension interethnique va être limitée», a déclaré Samba Thiam, président des Forces Progressistes. (Interview).

Alakhbar : Vous avez dit, en conférence de presse, que le Ministre de l’Intérieur n’a pas répondu à la lettre de la Cour suprême relative à votre recours après le rejet de la demande de reconnaissance des FPC. Comment expliquez-vous ce silence ?

Samba Thiam : Le Ministère de l’intérieur n’a pas répondu à l’injonction de la Cour suprême parce que tout simplement il manque d’arguments. Le Ministère n’a pas suffisamment d’arguments solides et crédibles pour étayer sa thèse. À moins que l’Etat ne se sente pas comme tel et que le plaignant, quel qu’il soit et en tant que citoyen, est écrasé.

Alakhbar: Aujourd’hui, vous retournez vers la Cour suprême pour qu’elle tranche le contentieux. Avez-vous confiance en cette Cour?

Samba Thiam : Nous accordons le bénéficie du doute à la Cour suprême, même si nous savons le degré de rapport entre notre justice et le pouvoir exécutif. La Cour suprême droit trancher entre les deux parties: les FPC et le Ministère de l’Intérieur. L’une a suivi normalement et régulièrement les textes. L’autre a transgressé les textes. Il faut que la Cour suprême tranche le contentieux. C’est ce que nous demandons. Rien de plus.

Pourquoi les FCP parlent de « deux poids deux mesures » après la reconnaissance par le Ministère de l’Intérieur d’un nouveau parti: Alliance Nationale Démocratique ?

Samba Thiam : Pour ce qui est de la demande de reconnaissance des FPC, le Ministère de l’Intérieur a donné sa réponse de manière voilée à travers deux articles. L’article 6 de l’ordonnance qui régit les partis politiques et l’article 11 de la Constitution pour dire que les FPC ne répondent pas aux dispositions de parti politique.

En deux mots, ils veulent dire que nous sommes un parti ethnique. Mais comment peut-on expliquer les images de ce nouveau parti diffusées à la télé et qui n’ont montré que des Arabo-berbères. On n’a pas vu de Négro-africains. Et puis, nous, les FPC, avons nos propres arabes dans notre parti. Le ministre de l’Intérieur l’a constaté dans le dossier.

Alakhbar: N’êtes-vous pas un parti ethnique ?

Samba Thiam : Pas du tout. Toutes les formations politiques mauritaniennes sont des partis à dominante. Voilà la réalité. Le RFD, Tawassoul et ADIL sont des partis à dominante arabo-berbère. Et le MPR, et l’AJD/MR sont à dominante négro-africaine tout comme les FPC. Oui, on peut retrouver des Arabes et des Négro-africains au sein des partis politiques mauritaniens, mais les dominantes restent un peu la manière dont ces partis sont constitués.

Hier, ce parti nouvellement l’a montré de manière pire ! On n’a pas vu de Négro-africains avec eux. On nous accuse, nous, d’être atteints de gale et d’autres individus qui montrent les mêmes signes les mêmes symptômes ne sont pas frappés et sont reconnus.

En vérité, le régime du Président Ould Abdel Aziz veut saper l’opposition crédible. Toute opposition qui veut être une vraie opposition il n’en veut pas; il faut la casser. En revanche, il accorde et crée toute opposition prête à le soutenir. Vous avez l’exemple du parti des jeunes, un parti satellite à l’image de cette nouvelle formation politique que le Ministère de l’Intérieur vient de reconnaitre.

Alakhbar : Monsieur Thiam, on ne vous entend plus parler d’autonomie. Cela était-il une simple idée passagère ?

Samba Thiam : C’est notre position. Nous continuerons à la maintenir et à la préconiser. C’est dans l’intérêt de la Mauritanie. Le découpage du pays en quatre grandes régions règlera deux types de tension. La première: c’est au niveau tribal chez les Arabo-berbères.

Toutes les tribus veulent être au gouvernement, ce qui n’est pas possible. Mais en leur donnant un espace où elles pourront s’exprimer on réduira les frustrations. Le deuxième type de tension que ce découpage pourra résoudre c’est la question ethnique. Aujourd’hui, les négro-africains sont liquidés, ils n’existent plus dans le gouvernement.

Or si on assoie la décentralisation sous cette forme-là les négro-africains se sentiront moins frustrés. La tension interethnique va être limitée. Parce que nous aurons notre propre région à gérer. Donc l’autonomie est une solution, de mon point de vu, pour pacifier et développer la Mauritanie.

Alakhbar : mais « autonomie » ne veut-elle pas dire « indépendance du sud de la Mauritanie », comme vous accusent certains ?

Samba Thiam : Pourquoi ce ne serait pas l’indépendance d’Atar plutôt que celle du sud de la Mauritanie ! Cela est un non sens. C’est plutôt un projet qui couvre l’ensemble du territoire qui permettra en même temps à la Mauritanie de préserver son unité.
Aussi, le gouvernement central restera unique et gardera les attributs de souveraineté comme l’armée, les relations internationales, les télécommunications, etc. le reste sera généré au niveau des régions.

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24-01-2016 23:38 – Boubacar Messaoud : Président du Manifeste des Harratines

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Boubacar Messaoud a été désigné président du Manifeste des droits politiques ; économiques et sociaux des Harratines. Une réunion du comité exécutif qui s’est tenue le samedi soir passé a entériné la désignation de Boubacar Messaoud à la tête du Manifeste. Le président de S.O.S esclaves succède à ce poste à feu Saïd Hamody.

Quant à Samory Ould Beye – président du Mouvement El Hor et secrétaire général de l’organisation syndicale CLTM – il a été désigné comme vice-président du Manifeste.

Rappelons que le Manifeste des Harratines a le soutien de plusieurs organisations de défense de droits de l’homme mais également d’un bon nombre de partis politiques traditionnels et de personnalités indépendantes.

SC

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Appel : la mobilisation continue pour les détenus d’opinion d’Aleg, Rendez-vous du 13/02/2016 à Paris.

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Comité de Soutien aux Détenus d’Aleg en France : APPEL à une grande mobilisation le SAMEDI 13 Février 2016
À PARTIR DE  14 HEURES
Le Comité de Soutien aux Détenus d’Aleg en France, appelle tous les compatriotes et amis de la Mauritanie à se joindre à la manifestation qu’il organise :

le samedi 13 FEVRIER 2016  À LA  
PLACE TROCADERO – metro ligne 6, 9
A PARTIR DE : 14H

D’abord pour dire non aux détentions arbitraires des défenseurs des Droits de l’Homme Biram Dah Abeid, Président de l’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA), Lauréat du prix des droits de l’Homme des Nations unies 2013, et Brahim Bilal  vice-président du même mouvement, puis pour dénoncer l’esclavage, le racisme d’état et les expropriations foncières en Mauritanie.

En l’état actuel des choses, s’il existe une voie légitime pour :
atteindre notre salut 
honorer notre image de « justes parmi les justes »
faire connaitre notre lutte
C’est bien par la force de l’expression.  Il incombe à chacun (Soninké, Pular, Wolof, Bambara,  Haratines, Maures) de s’y atteler. Bien des hommes sont morts et bien d’autres continuent de sacrifier leur vie pour assurer notre liberté. Nul engagement ne doit rester vain.
La marche du 13 Février 2016 ne sera certes pas la dernière mais  elle pourrait compter. La clef de la réussite de l’événement dépendra de la sortie en masse des Mauritaniens (hommes, femmes, enfants).
Le droit ne s’octroie pas, il s’arrache !

Le Comité de soutien aux détenus d’ALEG en France

Religion, 29 janvier 2016: Prière inaugurale de la Grande Mosquée de Diaguilly

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DIAGUILY – Prière inaugurale de la grande mosquée, vendredi prochain

24-01-2016 01:30 – Espace Culturel Diadié Tabara Camara : Comment promouvoir la lecture  chez nos jeunes ?

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Espace Culturel – « Le savoir se trouve dans les livres, lire c’est savoir » affirme Ablaye Diallo du Club Djibril Zakaria Sall. « Je pense que nous lisons, d’ailleurs nous lisons tout le temps (surtout avec l’avènement des réseaux sociaux) mais la question qu’il faudra se poser est : qu’est ce que nous lisons ?

Nous lisons n’importe quoi et n’importe comment », affirme Mamoudou Touré de l’association Je m’engage. Comment alors donner de l’importance aux livres ? Comment promouvoir la lecture pour servir nos jeunes ? Quelle place pour les nouvelles technologies dans la promotion de la lecture ?

Voici entre autres des sujets de la rencontre organisée par l’Espace Culturel en partenariat avec le Club Djibril Zakaria Sall les 16 et 17 janvier 2016, au cours de laquelle se sont réunis différents acteurs pour échanger leurs expériences et partager leurs savoirs. Réalisé dans le cadre du projet FAJR qui a justement pour mission d’accompagner l’expression de la jeunesse mauritanienne et favoriser sa réussite, cet atelier a réuni :

L’ASSOCIATION J’AIME LIRE par sa présidente Houleye Kane qui a expliqué les différentes actions menées par son association en vue de promouvoir la lecture principalement en direction des zones rurales avec la mise en place d’espaces de lectures ou de bibliothèques à Touldé, à Djéol et bientôt à Boutilimitt et dans d’autres localités.

LE CLUB PLANETE JEUNES Mauritanie par son président Mamadou Tall est revenu sur le contexte de la création en 1993 du magazine en retraçant son histoire, ses activités (organisation de concours de génies en herbe, épelles-moi, dictée ect) dans le but d’améliorer le niveau des élèves. El boukhari alias le caméléon membre du même Club est revenu sur l’importance du partage, qui est l’esprit même du club et de la pertinence de promouvoir la lecture en dehors de la capitale Nouakchott en allant dans les coins reculés par une bibliothèque mobile sillonnant différentes localités.

Le directeur de l’INSTITUT FRANÇAIS DE MAURITANIE Stéphane Blanchon affirme qu’il faudra : « Revenir sur le pourquoi les écrivains écrivent et les lecteurs lisent ? Arriver à répondre à cette question c’est aussi trouver les biais par les quels sauver le livre. Eveiller le coté créatif pour donner envie de lire. ».

Marie-Louise Diouf bibliothécaire à l’IFM est revenue sur son  quotidien  « Nous apprenons à l’enfant comment utiliser la bibliothèque et l’école doit apprendre à l’enfant pourquoi utiliser la bibliothèque. Lors de nos tournées de classe où nous lisons des extraits de livres, nous remarquons que le soir même, ces mêmes enfants viennent au niveau de l’IFM chercher le livre lu le matin».

Mohamed Lemine El Moustapha de la FONDATION HABIB OULD MAHFOUD est revenu sur les différentes activités de la fondation visant à promouvoir la lecture, il est revenu spécialement sur leur projet incitant les auteurs à donner gratuitement leur texte pour qu’il puisse en faire un ouvrage et le vendre à un prix symbolique.

L’ALLIANCE FRANCAISE qui accueille de nombreux étudiants en langue était représentée par Pierre Termes. Prenant la parole, il précise que l’alliance française est une association mauritanienne, « notre mission c’est de défendre partout la langue française car elle appartient à tout le monde ».
Cette rencontre qui a duré deux jours a été enrichie par Abdelvétah Alamane de la maison d’édition les Trois Acacias. « À partir d’une expérience personnelle j’ai fais un diagnostic qui m’a permis de comprendre que pour aller loin, il faudra revenir aux sources, c’est-à-dire, étudier les textes fondamentaux (Balzac, Molière ect ) parce que le français n’étant pas notre langue maternelle ».

Mose Chimoun professeur de littérature comparée à l’Université Gaston Berger  affirme qu’ « Un texte est un code, en lisant on le décode, il faudra avoir au préalable le système dans la tête, il ya différentes sortes de lectures. Quand on apprend un texte on lit à haute voix et quand on le maitrise on le lit à basse voix. Il est important de savoir comment lire ? pourquoi lire ? Que doit-on lire ? Les journalistes en faisant des pages dans leurs journaux peuvent promouvoir la lecture par ce biais. Pour avoir fait l’expérience, je conseillerai aux écrivains de produire des livres en format de poche car les livres volumineux n’attirent plus les lecteurs. Concernant les enfants, il est important aussi d’avoir une bonne pédagogie pour les amener à lire. Le problème de l’absence des maisons d’édition dans nos pays constitue un énorme frein. » La deuxième journée était dédiée aux nouvelles technologies avec le thème : lecture et nouvelles technologies. Comment créer le gout de la lecture chez les jeunes par le biais des nouvelles technologies ?

Deux associations mauritanienne travaillant dans le domaine de la vulgarisation des Nouvelles Technologie de l’Information et de la Communication (NTIC), HADINA RIMTIC avec Mariam Bâ et INNOVRIM avec sa présidente Diarra Sylla, ont fait une communication sur les nombreuses opportunités et avantages qu’offrent les NTIC pour promouvoir la lecture. Elles ont cité quelques outils en guise de suggestions que peuvent utiliser les amateurs, passionné(e)s de la lecture.

Le débat a parfois été orienté vers la traditionnelle opposition entre les méthodes, outils de lecture qu’offrent nouvelles technologies (liseuses, ordinateurs, tablette) et méthodes et outils classiques (bouquins, articles ect). Ces échanges ont confirmé le dicton « c’est de la confrontation que jaillira la lumière ».

L’Inspecteur superviseur de l’éducation nationale, Ould Ghassem  se dit impressionné par cet atelier, d’une haute importance capitale, « la lecture est une solution pour remonter le niveau de nos enfants. »

Un moment de silence a été observée en la mémoire de feu Djibril Hamet Ly président d’honneur du club Djibril Zakaria Sall. Ces travaux suivi d’échanges libres ont abouti à d’importantes pistes de solutions et suggestions qui seront très prochainement réuni dans un rapport et qui sera mis à la disposition des différents acteurs qui nous l’espérons en prendrons comptes pour arriver à améliorer le niveau des élèves et renverser la tendance actuelle.

Ba Salimata
Rapporteuse

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Un cri osé : Mandela à un autre niveau…!!@

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La grande leçon de Mandela: les siens ne sont pas toujours étrangers au Mal dénoncé.

À méditer…..

Madiba, l’Homme qui s’était affranchi d’abord des pesanteurs primitives de sa société d’origine, avant d’être Nelson Mandela « vénéré » par l’humanité, qui sacrifia 27 ans de sa vie pour la Dignité de l’Homme. Si lui et d’autres irréductibles combattants noirs et indiens contre l’apartheid, s’étaient communautarisés, ethnicisés et tribalisés, l’ordre raciste et discriminatoire des afrikaners aurait eu un avenir assuré pour plusieurs siècles.
Et en « Mauritanien » , si on chante Mandela et son long chemin pour la liberté, sans essayer les mécanismes de fond qu’il osa mettre au coeur de son activisme contre L’INJUSTICE.
Il savait qu’une partie du Mal se situait au sein de sa propre communauté dite victime. Très souvent les communautés de victimes sont aussi des communautés de bourreaux à certains égards.

20-01-2016 12:33 – L’imam SARR : le Vivre ensemble, une vocation, un défi.

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DuneVoices – L’apparition de nouveaux groupes identitaires et sociaux – comme les mouvements des Haratines, des Soninkés, des Wolofs, des forgerons « maalemines » – alimente le débat sur « l’Unité Nationale » en Mauritanie.

Ce débat, souvent passionné et largement relayé par les médias et les réseaux sociaux, serait symptomatique des problèmes, locaux mais aussi transnationaux, de rupture du dialogue social. Des problèmes qui, à terme, peuvent mener à l’explosion un pays aux équilibres aussi précaires que la Mauritanie.

Pour conjurer de tels risques, l’Imam Abdoulaye Sarr développe un discours et des actions concrètes, pour promouvoir la fraternité et le vivre ensemble. Son agenda est surbooké par les rendez-vous avec les organisations des jeunes qui sollicitent ses conférences au sein de leurs écoles, des universités et des organisations tels que : Pairs Educateurs, World Vision, la Maison des Cinéastes, Stop SIDA.

Il est surtout connu à travers son association « Main dans la Main », qui développe des rencontres et des caravanes de fraternité et de partenariats professionnels entre les membres des différentes communautés mauritaniennes. L’Association se prépare à organiser pour sa 8ème rencontre annuelle, le premier colloque international des Musulmans de l’Espace Francophone (CIMEF) en Mauritanie cette année.

Abdoulaye Banda Sarr, est né en 1969 à Akjoujt, une ville minière située au nord-ouest de la Mauritanie et a grandi à Kaédi, capitale du Gorgol qui se trouve sur la rive droite du fleuve Sénégal.

A priori, rien ou presque, ne prédisposait ce féru de philosophie, fils d’un chef maçon, à devenir imam. Un titre qui est donné à celui qui par son savoir de l’Islam (Coran et Pratiques) devient apte à diriger la prière et donc à servir de guide spirituel dans une communauté musulmane.

L’imam Sarr revient sur son enfance : « L’épouse de mon père qui m’a élevé, m’a inculqué deux valeurs : la prière et la modestie. Ma famille était riche, mais j’étais obligé d’aller, à l’heure du repas, faire l’Almoudé (le talibé mendiant chez les wolof) … »

En 1994, les frontières entre la Mauritanie et le Sénégal s’ouvrent après leur fermeture consécutive aux douloureux événements de 1989. Des évènements qui ont fait déporter des milliers de personnes des deux côtés du fleuve Sénégal.

Abdoulaye Banda SARR, qui est en année de maîtrise, prend la route pour la première fois en direction de Saint Louis. Il part à la rencontre de sa mère et de sa sœur desquelles il avait été séparé, lors de ces déportations, pendant cinq longues années.

Et c’est au cours de ce voyage que le jeune philosophe décide de revenir en Mauritanie et de devenir Islamologue. Une reconversion qui exige de lui une immersion linguistique, un apprentissage religieux et un voyage à travers deux communautés : les maures et les pulaar. Toute une formation qui va durer deux années.

A l’issue de cet apprentissage intensif, le jeune Imam se rend compte qu’en Mauritanie, il y avait deux Islam : l’Islam de ceux qui parlent arabe et celui des autres. Une situation, selon lui, anormale et dangereuse à terme dans un pays entièrement musulman. La réflexion le conduit à créer une association, dont la mise en œuvre dura de 1996 à 2006.

L’association « Main dans la Main, pour la culture et l’action sociale », voit le jour et regroupe des membres de toutes les communautés maures, pulaar, soninké et wolof – hommes et femmes. Elle organise des rencontres et développe des programmes d’intégration, d’échanges et de proximité comme : la rencontre de la fraternité (des immersions intercommunautaires pour casser les préjugés) – la caravane de la fraternité (visite des villages à travers des caravanes médicales de communautés différentes).

Parallèlement, à ses activités au sein de l’association, l’Imam Sarr devenu un parfait bilingue, organise des conférences et des prêches dans les mosquées en français, mais aussi dans les langues nationales.

Abderrahmane Ahmed Salem, directeur de la Maison des Cinéastes, dit à son sujet : « Ce qui singularise l’Imam Sarr c’est que c’est un Imam jeune dans son cœur, dans sa manière de penser, d’approcher les gens, dans sa vision de la cohabitation, du vivre ensemble, de démarche, même dans son comportement. Pour moi, il est le symbole d’une énergie jeune, d’une énergie « imam tolérant », et surtout il est très accessible pour toutes les générations. »

Boubacar Ould Messaoud, Président de SOS esclave dit au sujet de l’Imam SARR : « L’imam Sarr est pour moi, la possibilité d’une véritable unité, une véritable amitié entre les différentes composantes de ce pays. (…) Vous savez, je me méfie beaucoup de tous ces discours creux d’unité nationale. (…) J’attends de voir des résultats concrets ( …) Je l’ai connu en prison avec ses amis islamistes (en 2003).

Quand je l’ai vu, je me suis engagé pour le soutenir et depuis j’ai toujours trouvé en lui un grand ami. C’est quelqu’un de très disponible : nous avions voyagé à la Mecque ensemble pour le pèlerinage en 2005 et il m’a beaucoup appris. »

Selon le Président de SOS esclave, l’imam Sarr est empêché par les pouvoirs publics de réaliser la plupart de ses activités. A titre d’exemple, il cite une agence d’organisation du pèlerinage créée par l’Imam et ses amis des différentes communautés, qui n’arrive pas à obtenir une autorisation. Alors qu’ils sont pratiquement les seuls à apporter un véritable soutien pratique aux africains, généralement, ignorés à la Mecque.

Sa belle-mère, Yaye Ndaw Coulibaly, pharmacienne et sénatrice Tawassoul et membre de l’association Main dans la Main, témoigne : «L’Imam Sarr est un exemple de fraternité, de bonté, de disponibilité et de partage.

Un exemple à suivre aussi en tant que Citoyen. Il travaille beaucoup pour qu’il y ait la paix, la paix des cœurs, des esprits, en fait toute qui est nécessaire pour bâtir sur du solide, pour bâtir un socle durable. La paix pour réussir ici-bas et dans l’au-delà. Pour résumer, l’histoire de l’Imam Sarr est une histoire de cœur, une histoire qui continue».

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La Question du terrorisme : Ces hommes perdus sortis de NOUS…!!!???

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Les terroristes suicidaires perdront, mais il faut un profond travail idéologique pour confondre les têtes pensantes qui les utilisent.
Un énergumène damné de sa race qui s’est fait convaincre pour aller buter des innocents et se faire buté , n’est qu’un « produit nocif »  d’un cheminement politico-religieux qui est un certain terreau favorisant.
L’idéologie de la Haine aveugle est cultivée par certains frustrés enturbannés qui veulent arrêter le train de l’Humanité en marche , parce que Eux, ils sont fraudeurs. Ces gens ne pouvant pas se sortir d’un certain fatalisme mesquin, croient défendre et appliquer  l’Ordre Divin sur Sa Créature.
Disons le, les criminels sont certainement égarés par d’autres idéologues égarés. En matière de culte en Islam, tout égarement est une conséquence de multiples INNOVATIONS concoctées et attribuées faussement à la Religion.
Il est lieu de confondre les innovateurs et exposer leurs égarements. Les innovateurs se basent sur des preuves pour faire valoir leurs actes, et le principal boulot pour les hommes de science serait de défaire méthodiquement ces preuves incongrues.
Ibn Taymyya disait à ce propos concernant les innovateurs de son époque :  » les textes que présentent les innovateurs comme preuves de leurs agissements, contiennent largement les éléments essentiels contredisant leurs preuves « . Et il reste de trouver la voi(e)x idéale pour porter magistralement ce travail contre les gourous suppôts du satan qui dénaturent la VOIE de Vie choisie par un 1 milliard et 7 millions d’individus sur terre aujourd’hui .

Les tueurs suicidaires de Ouagadougou, de Bamako, de Jakarta, de Paris, d’Istanbul, et d’autres sont loin d’être des amoureux courageux du martyr au sens noble du terme, mais juste des décervelés. La nature suicidaire même de leurs actes criminels en dit long sur ce qu’ils étaient en amont. Ils sont victimes d’une ignorance certaine et produits d’une communauté confessionnelle vivant dans des paradoxes incompréhensibles et des contradictions ahurissantes. La communauté confessionnelle toute entière  n’a pas à s’excuser incessamment d’une pareille émanation destructrice d’une infime minorité, mais les voix portantes (politiques et religieuses) qui l’incarnent se doivent de s’interroger sur l’Ordre Général de nos rapports à la Justice qui est le Coeur de tout BIEN pour l’Homme, son environnement et ses espérances au Divin. Nous, proclamés fidèles de cette religion, avons 5 prières quotidiennes en groupe ou individuellement par lesquelles nous confessons auprès du Connaisseur de tous nos secrets . En principe nous avons 5 séances de fraternisation par jour, mais peu d’effet sensible sur l’application de l’IDÉAL de Justice, de Concorde et d’Équité porté par le Message islamique à l’endroit de la communauté des croyants et au delà de l’Humanité entière.
En effet, nous nous détournons de ces enseignements ressassés à l’occasion de toute assise, et la réalité en dehors de ces rencontres de Rappel est que chaque individu croyant est occupé par les soins à porter à son nom de famille Élu, sa couleur Élue, sa tribu Élue, son ethnie Élue et son statut Élu. Nos mosquées appartiennent à des statuts sociaux et coutumiers, des ethnies, des communautés et des Nationalités d’abord  avant d’être dédiées à Allah Azzewejjel. Les grands principes moraux et d’éthique prônés et prêchés par les enseignements religieux  sont mis au placard dans les mosquées par ceux qui se croient avoir la légitimité exclusive de Dire La Parole Divine. Et certains autoproclamés dépositaires de la “Loi Divine” s’adonnent à un mécanisme perpétuel qui soumet leurs fidèles à un fatalisme rigide et trompeur. Ces fidèles qui sont par ailleurs CITOYENS d’un ordre étatique qui leur garantit en théorie certains Droits sur le matériel et l’immatériel. Sauf que l’entente entre les dépositaires du culte et les figures du pouvoir exécutif, régule ce fatalisme pour que leurs intérêts exclusifs soient préservés.
Ainsi les petites gens verront leurs esprits fossilisés dans ce déterminisme malsain instauré pour que les détenteurs d’un moindre pouvoir puissent se perpétuer à toutes les échelles.
La Voi(e)x du Salut serait un Juste Milieu entre ceux qui sont fatalement extrémistes et adeptes de la violence et ceux qui sont fatalement dans un mimétisme sous l’emprise d’un ordre mystique trompeur.
Les extrémistes violents et ignorants sous la manipulation haineuse des gourous lâches, croient défendre l’Ordre Divin sur terre par la destruction de toutes les différences qui sont pourtant l’une des manifestations du TOUT PUISSANT.
Et de l’autre bord, certains prétendus rapprochés d’Allah, s’inventent des nouveaux rites méconnus et inconnus d’une RELIGION qui a été proclamée COMPLÈTE et AGRÉÉE par la Parole du CRÉATEUR adressée au Messager (PSL). Ainsi aucune supposée piété quel que soit son degré, ne peut assurer à un croyant un statut particulier plus que supérieur que celui du  Prophète (PSL). De ce fait, le suivisme d’une sous-traitance des relations entre le croyant et le DIVIN, au nom d’un mysticisme allant au delà du religieusement admis et du raisonnablement compréhensible, n’est qu’une tromperie évidente. Les Savants qui sont les héritiers de Prophètes, ont un rôle de Savoir enseigner, expliquer, interpréter, contextualiser, modérer, dissocier, associer, orienter et faciliter selon les règles et les procédés hérités des anciens prédécesseurs parmi les meilleures générations. Et un savant digne de la Voie limpide ne peut prétendre détenir par un quelconque biais mystérieux et mystique , l’intercession, l’inspiration et la sainteté frôlant voire dépassant le niveau de la Prophétie. Certains adeptes zélés vénèrent leurs cheikhs-saints vifs ou morts et leur attribuent même  l’infaillibilité . Et on oserait cultiver un imaginaire mahadiste, c’est-à-dire tel cheikh-saint aurait promis son retour donc attendu par ses ouailles d’ici la Fin des Temps.

Bref d’un bord comme de l’autre, c’est bien le Cerveau du Croyant qui est accaparé et contrôlé pour des motifs ne relevant pas de la CLARTÉ INTEMPORELLE de la Dernière Révélation . Certes, l’Islam est Soumission à Dieu, et aux Hommes pieux et savants qui se sont soumis eux d’abord selon La Mesure du raisonnable  et du Cadre légiféré contenu dans les sources canoniques et les enseignements consensuels issus des efforts intellectuels soumis au relativisme sain à travers les époques . Et tout Croyant humble se doit d’être vigilant et alerte afin que le fait religieux musulman emballé sous forme monastique et maçonnique  par certains milieux, ne soit pas son opium. Garder toute sa tête en ayant l’esprit critique et faire appel aux sources originelles du Culte, c’est ainsi qu’on éviterait d’être à la Merci des gens qui s’inventent au nom d’une religiosité plus que douteuse des uns et haineuse des autres. 

AHMED BABA (1556-1627)

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Baba Ahmed Baba est né en 1556 à  Arwan, un ville de l’empire Songhaï (aujourd’hui Mali) située au nord-ouest de Tombouctou.

Il vint très jeune étudier à Tombouctou avec le philosophe Mohammed Baghayoko et devint un juriste et un philosophe très respecté.

En 1594, il fut arrêté et écroué à Marrakech au motif qu’il résistait à l’occupation de son pays par le sultan saadien Ahmed al-Mansour qui avait envahi l’empire Songhaï en 1591.

À Marrakech, Baba impressionna par son savoir et non seulement fut délivré, mais fut invité à enseigner jusqu’en 1607. C’est à Marrakech qu’il rédigea la moitié d’une oeuvre estimée à plus de 50 manuscrits.

Ahmed Baba est surtout connu par le fait que, rejetant le mythe de la malédiction de Cham  il théorisa en 1615 dans son Echelle pour s’élever à la condition juridique des Soudaniens réduits en esclavage le principe selon lequel aucun musulman ne saurait être mis en esclavage par un autre musulman.

D’une manière plus générale, il s’opposa à l’esclavage et à la déshumanisation de l’esclave :

« Dieu ordonne de traiter les esclaves avec humanité, qu’ils soient noirs ou non ; on doit avoir pitié de leur triste sort, et leur épargner les mauvais traitements, car le fait seul de devenir la propriété d’autrui, brise le cœur ; parce que la servitude est inséparable de l’idée de violence et de domina­tion, surtout lorsqu’il s’agit d’un esclave emmené loin de son pays. Ne sommes-nous pas tous les descendants d’Adam ? C’est pour cela que le Prophète a dit : Dieu le Très Haut t’a rendu propriétaire de l’esclave ; s’il avait voulu ; il l’aurait rendu maître de ta personne »

Crédit source : http://www.une-autre-histoire.org