● Le ministre de l’Intérieur appelle les Mauritaniens à éviter d’entrer au Mali

Taqadomy – Ce dimanche, le Ministre de l’Intérieur, Mohamed Ahmed Mohamed Lemine, a appelé les Mauritaniens à éviter d’être présents à l’heure actuelle sur le territoire malien, « compte tenu de la situation sécuritaire que connaît le pays. »

Ould Mohamed Lemine a déclaré lors d’une rencontre avec les habitants d’Adel Bagrou que la Mauritanie n’a aucun problème avec le Mali, rappelant que la Mauritanie a ouvert ses frontières pendant la période du siège infligé par la CEDEAO aux autorités de transition après le coup d’Etat.

Il a affirmé aux habitants que, « depuis l’indépendance, la coutume administrative de part et d’autre ne jugeait pas nécessaire la démarcation des frontières. Si bien qu’il y a des villages mauritaniens en territoire malien et vice versa. Et cela ne posait pas de problème », a-t-il déclaré.

Il a indiqué que l’Etat du Mali connaît une transformation sécuritaire et un manque de stabilité. « Le Mali reste un voisin et les relations historiques doivent être préservées », notant que la sécurité du citoyen dans son espace territorial est du ressort de l’Etat. Mais, lorsqu’il se trouve dans autre État, alors sa sécurité dépend de cet État », selon ses termes.

Il a souligné que le niveau des mesures à prendre ne peut être une intervention sécuritaire ou militaire dans un pays voisin, rappelant la voie diplomatique empruntée par la Mauritanie tout au long de la crise.

Il a dit que, dans son entretien avec le Président de la transition au Mali le Président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani a assuré Assimi Goïta de la présence de milliers de Maliens en toute sécurité en Mauritanie et lui a demandé d’assurer la sécurité des Mauritaniens au Mali.

Les ministres de la Défense et de l’Intérieur se sont rendus dans la région frontalière entre la Mauritanie et le Mali pour rencontrer des citoyens, après que des membres de l’armée malienne et de « Wagner » ont envahi et attaqué des villages habités par des Mauritaniens.

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● L’éditorial OndeInfo | Épargnez-nous une guerre contre le voisin malien

Ça fait plus de quatre décennies que la Mauritanie sortait d’une guerre.
La Guerre du Sahara des années 70- 80, le premier conflit armé auquel la Mauritanie s’est engagée au lendemain de son accession à l’indépendance, le 28 novembre 1960.
Du moins, une guerre que nos Autorités d’alors nous ont fait faire et subir sans nous consulter. C’était la guerre des Autorités des entités contre les deux peuples : mauritanien et sahraoui unis par la terre, le sang, la religion etc.

Une guerre pour rien qui a décimé notre vaillante armée multiethnique et professionnelle, une armée-nation; et dont les derniers survivants ont été exécutés ou poussés à l’exil par une autre guerre, plus subtile fabriquée depuis les laboratoires étrangers des États Arabes du Golfe : pudiquement appelé, les événements de 90.

La guerre contre le Polisario, cette foutue guerre, elle cache encore beaucoup de zones d’ombre. On n’en sait peu de ce conflit.
Des morts dont on parle peu, des patriotes envoyés à la mort pour défendre une cause absurde.
Cette guerre, qui porte certainement la signature des origines lointaines des tristes événements de 89, 90 et 91 aura fragilisé, fragmenté l’armée nationale, promu des hommes par défaut en lieu et place des plus méritants tombés sur le champ de bataille. Elle aura dès lors donné des idées à certains rescapés : la cruauté, le racisme, l’hybris du pouvoir qui s’est traduit par la quête du pouvoir politique : le coup d’État de 1978.

Guerre contre le voisin du Nord, du Sud et maintenant ça menace à l’Est.

Alors que la Mauritanie se remet difficilement des conséquences de la guerre du Sahara, et celles avortées contre le Sénégal, transformée en une chasse contre les populations Noires de Mauritanie, à jamais traumatisée, voilà que les autorités tiennent depuis quelques temps des propos va-t- en- guerre contre le voisin malien, déjà empêtré dans la nébuleuse terroriste et au bord de la partition.

Cette guerre est à éviter pour l’histoire d’autant plus que le président Ould Ghazouani assure en ce moment, la présidence de l’Union Africaine.

Le temps des guerres avec nos voisins doit être révolu. Nous sommes à une époque où la diplomatie est une arme redoutable plus efficace que toutes armes de destruction massive.
Le Mali a besoin d’être soutenu dans cette épreuve difficile qu’il traverse pour recouvrer sa souveraineté.
Que dit l’islam du voisinage ?
Pensez aux liens historiques, linguistiques, culturels, familiaux, aux brassages et échanges multiformes entre la Mauritanie et le Mali.
Une fois encore ne nous faites pas embarquer dans l’inconnu. Si l’on connaît toujours quand est-ce qu’ un conflit commence, il est presque impossible de prévoir sa fin et son dénouement ?

« La guerre, un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas ». Paul Valéry
« La guerre, certains la décident et d’autres la subissent ».
Taha-Hassine FERHAT

A y réfléchir !

Seyré SIDIBE

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● La Mauritanie informe l’ambassadeur malien de ses protestations contre les exactions subies par des Mauritaniens

AMI – Le ministère des affaires étrangères, de la coopération et des Mauritaniens de l’extérieur a convoqué, vendredi 19 avril 2024, l’ambassadeur de la République du Mali accrédité à Nouakchott pour lui faire part de ses protestations contre les exactions répétées subies par de paisibles citoyens Mauritaniens sur le territoire malien.

C’est ce que rapporte un communiqué du ministère des affaires étrangères, de la coopération et des Mauritaniens de l’extérieur dont copie est parvenue à l’AMI et dont voici la traduction :

« Le ministère des affaires étrangères, de la coopération et des Mauritaniens de l’extérieur a convoqué, vendredi 19 avril 2024, l’ambassadeur de la République du Mali accrédité à Nouakchott pour lui faire part de ses protestations contre les exactions répétées subies par de paisibles citoyens Mauritaniens sur le territoire malien.

Cette situation aucunement acceptable se poursuit malgré les mise en garde que notre pays ne cesse de faire à chaque fois que surviennent pareils incidents, partant du principe de la nécessité de préserver les relations de bon voisinage et de coopération entre les deux peuples Mauritanien et Malien et les intérêts communs entre les deux pays.

Le Ministère a informé l’ambassadeur Malien que le gouvernement mauritanien attend du gouvernement Malien des éclaircissements sur ces événements douloureux.

Dans ce cadre, M. le ministre de la Défense nationale s’est rendu vendredi à Bamako porteur d’un message clair sur la question.

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● Visite de Diomaye en Mauritanie : Me Ciré Clédor Ly plaide pour la libération de l’ancien PR Mohamed Abdel Aziz

Dakaractu – Avocat de l’ancien chef de l’État mauritanien, Me Ciré Clédor Ly a sorti un communiqué pour alerter l’opinion sur la situation difficile que vit Mohamed Abdel Aziz.

Une tribune qui coïncide avec le premier déplacement à l’étranger du Président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye qu’il a réservé à la République islamique de Mauritanie. Certainement une manière pour Me Ciré Clédor Ly, membre du collectif des avocats du Président Abdel Aziz de faire un clin d’œil à l’actuel chef de l’État, Mohamed Ould Ghazouani

Selon l’avocat, « l’ancien Président de la République Islamique de la Mauritanie vit une situation très difficile qui constitue un précédent très dangereux pour tous les présidents Africains.

Il a été jugé et condamné pour des faits supposés avoir été commis dans l’exercice de ses fonctions présidentielles, par une juridiction qui n’avait aucune compétence pour connaître de ses actes à la place de la Haute Cour de Justice, et après que le Conseil Constitutionnel ait jugé que les autorités d’enquête, de poursuite et de jugement ne pouvaient remplir le critère d’impartialité, un corollaire du droit à un procès équitable, parce que la disposition légale qui intéressait ces autorités à hauteur de 10/100 du montant des saisies et confiscations des biens des personnes poursuivies, n’était pas conforme à la Constitution », informe la robe noire.

Me Ly révèle que  » l’ancien Président n’a donc pas bénéficié d’un procès équitable et ce précédent contre un ancien chef d’État est une fracture qui hantera tous les gouvernants actuels et à venir. »

« Le Président Mohamed Abdel Aziz est très malade et tous les mauritaniens le savent. Il est privé de liberté et du droit à la santé, corollaire du droit à la vie.

Il est privé du droit au soleil et des règles minima sur la détention en Afrique, ce qui est constitutif de mauvais traitements et, toutes les requêtes des Avocats tendant à faire respecter sa dignité humaine sont restées sans suite », renseigne le membre du collectif des avocats de l’ancien Président mauritanien Abdel Aziz dans un communiqué exploité par Dakaractu.

Enfin, dira-t-il, « la libération du Président Mohamed Abdel Aziz est devenue une exigence sociale. Avec sa détention, l’état de droit continue d’être malmené, et lorsque l’État de droit est malmené, c’est le crépuscule de la sécurité juridique pour tous « , a conclu Me Ly.

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● Niger : pourquoi la base militaire d’Agadez est stratégique pour les États-Unis

RFI-Afrique – La junte au pouvoir au Niger a dénoncé, le 16 mars dernier, l’accord de coopération militaire passé avec les États-Unis, il y a douze ans. Un revers pour Washington qui possède une base aérienne de premier plan à Agadez. Détails.

Après les Français, les militaires américains pourraient à leur tour être chassés du Niger. Le régime des généraux au pouvoir à Niamey depuis le coup d’État du 26 juillet 2023 a dénoncé le 16 mars 2024, « avec effet immédiat », l’accord de coopération militaire passé avec les États-Unis en 2012, affirmant que la présence américaine était « illégale ».

Un revers de taille pour les autorités américaines qui possèdent une base aérienne de premier plan à Agadez qui leur permet de surveiller l’ensemble de la bande sahélo-saharienne.

Jusqu’au bout, les États-Unis ont pensé pouvoir sauver leurs installations militaires, installations stratégiques puisque les bases américaines en Afrique sont plutôt rares. L’US Africom, c’est essentiellement une empreinte à Djibouti et une au Niger à Agadez avec la base aérienne 201.

Sur le millier de militaires américains déployés au Niger, 700 sont présents sur cette base où les moyens aériens sont importants. Selon les derniers décomptes, il y a aujourd’hui sur les tarmacs deux avions de renseignement électro magnétiques, deux hélicoptères de manœuvres et surtout une dizaine de drones MQ 9 Reaper. Format qui peut gonfler avec des pics de 15 à 20 machines en cas de crise.

Les drones Reaper permettent à l’armée américaine d’avoir un regard sur l’ensemble du Sahel et en particulier sur la Libye qui est la voie d’accès vers la Méditerranée et d’y faire planer une menace armée.

Quel plan B ?

Ce départ contraint est donc un immense revers pour Washington qui, jusque-là, s’était montré très conciliant avec la junte. Ils ont cru, note un officier français de haut-rang, pouvoir « faire ami-ami » avec le Général Barmou, chef d’état-major des forces armées nigériennes (FAN), formé aux États-Unis.

Les États-Unis vont désormais devoir trouver un plan B. « Peut-être seront-ils motivés pour trouver une solution avec nous ? », laissent entendre les militaires français, car le Tchad serait la destination la plus logique, mais cela relève encore d’une feuille blanche.

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● La Mauritanie et l’UE signent une déclaration au sujet de la migration [ami]

La Mauritanie et l’Union Européenne, ont signé, jeudi à Nouakchott, une déclaration conjointe relative à la migration.

Le texte a été signé, côté mauritanien, par le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, M. Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine, et côté européen, par la commissaire aux affaires intérieures de l’UE, Mme Ylva Johansson.

Le document, bien que non contraignant, fait office de cadre de référence en la matière, selon les signataires.

Dans son mot introductif à la session de travail précédent la signature de l’accord, le ministre de l’intérieur a souligné que la présence, en Mauritanie, de cette délégation de haut niveau de l’Union européenne, s’inscrit dans le cadre de la dynamique croissante qui caractérise les relations entre elle et l’Union Européenne.

Le ministre a indiqué qu’en amont, plusieurs rencontres fructueuses, dont celle ayant réuni le Président de la République, le Premier ministre Espagnol et la Présidente de la Commission de l’Union Européenne (UE), ont eu lieu afin de faciliter les travaux ayant permis la conception d’une déclaration commune sur la gestion de la question migratoire.

Il a souligné que le partenariat stratégique, est constitué de plusieurs volets : économique, diplomatique, sécuritaire, la migration régulière de mauritaniens vers l’Europe, la lutte contre la migration clandestine et les réfugiés.

De son côté, la commissaire européenne chargée des affaires intérieures, a déclaré être à Nouakchott, afin de renforcer la coopération avec la Mauritanie, qui est un partenaire stratégique important.

Selon elle, ce partenariat comprend un appui au financement sur la problématique de la migration. A ce propos, elle a estimé que la migration est un défi mondial qui préoccupe tous les pays, affirmant que des liens de confiance ont été tissés avec la Mauritanie, permettant ainsi d’aboutir à des accords et politiques de gestion des flux migratoires.

La commissaire européenne a, en outre, indiqué que le fléau requiert qu’on agisse au niveau global, mais aussi au niveau local, saluant le travail remarquable fait par la Mauritanie, qui accueille beaucoup de réfugiés.

Le document signé entre les deux parties, vise à accentuer la coopération entre les deux parties, notamment, en s’attaquant aux causes profondes du fléau. Il s’agira d’offrir des opportunités d’emploi, de formation et d’accès aux financements aux jeunes, d’une part, de lutter activement contre le crime organisé et le trafic d’être humains, d’autre part. Il sera question ici du renforcement de la surveillance des côtes, entre autres.

La cérémonie de signature s’est déroulée en présence des ministres de l’Économie et du Développement Durable, M. Abdessalam Mohamed Saleh, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, M. Niang Mamoudou, du ministre de l’Intérieur de l’Espagne, M. Fernando Grande-Marlaska, de la secrétaire d’État Belge à l’Asile et à l’Aide à la Migration, Mme Nicole de Moor, au côté d’autres personnalités mauritaniennes et européennes.

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● L’Ambassadeur de Mauritanie en France présente ses lettres de créance

S.E.M. l’Ambassadeur Mohamed Yahya Ould Teiss a présenté, jeudi au Palais de l’Élysée à Paris, ses lettres de créance au Président français Emmanuel Macron, en sa qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Islamique de Mauritanie auprès de la République Française.

Au cours de la cérémonie, S.E.M. l’Ambassadeur a transmis les salutations de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, notant le bon niveau des relations entre les deux pays et sa volonté de travailler avec les responsables français pour les renforcer aux niveaux bilatéral et multilatéral.

Pour sa part, le Président de la République française, Emmanuel Macron, a demandé à l’Ambassadeur de transmettre ses salutations et ses sentiments d’amitié à Son Excellence le Président de la République, Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani. Il a, par ailleurs, exprimé son admiration pour la Mauritanie, qu’il a qualifiée de «partenaire pivot au niveau régional et continental en Afrique ».

Il a exprimé sa disponibilité à travailler avec Son Excellence le Président de la République sur toutes les questions intéressant les deux pays d’une part, et son désir de travailler avec lui tout au long de sa présidence tournante de l’Union africaine, d’autre part.

La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères.

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● Mauritanie, Tunisie : Kaïs Saïed attendu à Nouakchott

Africa Intelligence – D’ordinaire peu porté sur les déplacements officiels en Afrique, le président tunisien va prendre la direction de la capitale mauritanienne fin février, dans un contexte de tensions régionales.

Sauf changement de dernière minute, le président tunisien, Kaïs Saïed, devrait se rendre à Nouakchott d’ici à la fin du mois de février. Lors de cette visite officielle, il s’entretiendra notamment avec son homologue mauritanien, Mohamed Ould Ghazouani.

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● Le gouvernement mauritanien et l’ambassade américaine publient une déclaration conjointe sur l’immigration

Taqadomy – Le gouvernement mauritanien et l’ambassade américaine ont publié une déclaration conjointe sur l’immigration clandestine des jeunes mauritaniens vers les États-Unis.

Cette déclaration est consécutive à l’organisation d’une conférence internationale sur les migrations à Nouakchott sous le thème « Comprendre la migration et construire un avenir prometteur en Mauritanie : défis et possibilités ».

Le texte affirme l’engagement des parties à relever les défis migratoires et à promouvoir la stabilité, d’autant que durant l’année dernière l’augmentation du nombre de Mauritaniens arrêtés à la frontière sud-ouest des États-Unis était notoire.

Le communiqué indique que l’ambassade des États-Unis à Nouakchott a pris certaines mesures, telles que la coordination avec les organisations de la société civile pour organiser des campagnes de sensibilisation sur les dangers liés à l’immigration clandestine, la publication d’articles répondant à des questions importantes liées à la problématique, l’organisation d’interviews avec la presse, en fournissant des fonds aux jeunes dans le domaine du leadership et des compétences professionnelles, et en offrant des bourses d’études aux ONG locales.

Les participants à la conférence sur l’immigration ont affirmé leur conscience du grand défi que le phénomène pose à la Mauritanie et de son impact sur la société et l’économie, notamment la fuite des cerveaux et la dispersion des familles, selon la déclaration.

Les participants ont alerté sur les multiples risques auxquels les migrants en situation irrégulière sont susceptibles d’être confrontés au cours de leur voyage, tels que la menace de traite des êtres humains, le vol, les violences physiques, les violences basées sur le genre et l’exposition aux gangs.

Le communiqué a évoqué les investissements américains en Mauritanie, soulignant l’engagement américain en faveur de la jeunesse et du développement économique à travers des programmes tels que Tamkeen et Nafouri de l’Agence américaine pour le développement international (USAID).

Le communiqué souligne l’engagement de l’ambassade à soutenir les étudiants et jeunes professionnels mauritaniens, à travers divers programmes, notamment en offrant des opportunités de formation et d’études aux États-Unis.

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● L’Union européenne va payer la Mauritanie pour garder les migrants [Ouest-France]

Ouest-France – L’accord signé par l’Union européenne et la Mauritanie jeudi doit officiellement développer les relations économiques. C’est en fait pour bloquer les migrants que Nouakchott va recevoir de l’argent européen.

Officiellement, c’est un accord sur les relations économiques entre la Mauritanie et l’Union européenne. Mais le déplacement de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, du chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez et d’Hans Leitjens, le directeur de l’agence de contrôle des frontières européennes Frontex, dit autre chose. C’est bien un accord migratoire que les Européens sont allés chercher à Nouakchott.

La Mauritanie est un des pays du Sahel les plus stables dans cette région gangrenée par les attaques djihadistes et avait déjà signé avec l’Espagne un accord bilatéral (2003) de rapatriement des clandestins.

Ce pays accueille actuellement 150 000 réfugiés ayant fui l’insécurité régnant au Mali et est devenu un pays de transit pour rejoindre l’Europe. « La Mauritanie est un pays de transit qui connaît aussi une augmentation des départs de migrants depuis sa côte vers l’Espagne », explique Camille Le Coz, directrice associée au centre de recherche Migration policy institute et membre du réseau Désinfox migrants.

L’ex-général et président (depuis 2019) Mohamed Ould el-Ghazouani va obtenir pour son pays de nombreux fonds européens. 22 millions d’euros de plus pour son armée, le financement d’un grand projet routier le long de la côte entre Nouakchott et Nouâdhibou (deuxième ville du pays) ainsi que celui d’une ligne à haute tension de 1 400 km, allant de la capitale à Néma dans l’Est, avec une centrale solaire à Kifa. Surtout, la Mauritanie va recevoir 210 millions d’euros pour la gestion de la migration.

« La question qui se pose est de savoir les conséquences pour les migrants non mauritaniens : seront-ils renvoyés vers leurs pays ou pourront-ils rester sur place si leur bateau est intercepté ? », s’interroge Camille Le Coz. « Comme pour le Niger, il va être demandé aux autorités de Mauritanie de démanteler les réseaux locaux de passeurs. »

L’accord avec Erdogan avait ouvert la voie

Depuis 2015 et la crise migratoire, les Européens ont réalisé l’impossibilité de fermer complètement les frontières aux migrants et réfugiés. D’autant plus que les dirigeants nationaux de l’UE ne veulent pas mettre d’argent pour aider les pays européens en première ligne au sud ou pour créer réellement une police européenne de frontières ainsi que pour permettre l’accueil des migrants sur l’ensemble du territoire européen.

En parallèle d’une politique de plus en plus répressive à l’encontre des migrants qui arrivent sur les côtes européennes, les Européens ont signé des accords avec les voisins du sud. Le premier à en avoir fortement bénéficié a été la Turquie d’Erdogan en 2016. Le marché, négocié en première main par la chancelière allemande Angela Merkel, était simple : il empêchait les migrants de partir contre de l’argent et reprenait ceux non éligibles à l’asile. Six milliards d’euros. En 2021, les Turcs ont obtenu une rallonge de trois milliards d’euros.

Si cet accord a limité considérablement le nombre de réfugiés arrivant illégalement en Europe en provenance du sud-est de l’Europe, les autres routes migratoires, notamment vers l’Italie et l’Espagne, se sont développées. Frontex a enregistré 380 000 franchissements irréguliers des frontières en 2023, le chiffre le plus élevé depuis 2016.

Un autre accord tenté avec la Tunisie

La Commission a signé en juillet 2023, en présence des chefs de gouvernements italien et néerlandais (Giorgia Meloni et Mark Rutte) un accord à Tunis pour un « partenariat stratégique » , le même vocable qu’avec la Mauritanie. Officiellement pour développer l’économie locale. Las, l’autoritaire président tunisien Kaïs Saied a rejeté en octobre les 127 millions d’euros de l’UE. Car les Européens n’amenaient en réalité que la moitié de cet argent, l’autre partie étant la réaffectation de crédits déjà prévus.

Mais Ursula von der Leyen a bien redit en septembre 2023 lors de son discours annuel devant le Parlement européen qu’elle travaillait « à des accords similaires avec d’autres pays ». Du reste, les États membres n’attendent pas la Commission. L’Italie a ainsi signé en novembre dernier un accord avec l’Albanie pour y externaliser la prise en charge des migrants arrivés sur les côtes italiennes.

Par Fabien CAZENAVE

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