La paix sans armes à Jérusalem ! | Notre époque le mérite.

Jérusalem Al-Aqsa : Salah ad-Dîn connu Saladin la reprit vers 1187 après 88 ans de domination croisée… Hier comme aujourd’hui tout est rapport de force !


À l’époque, les forces antagonistes se jaugeaient en puissance chevalesque avec épées et boucliers, aujourd’hui nous vivons les conséquences amères des accords Sykes – Picot (courant Mai 1916). Et surtout les forces antagonistes sont dans un déséquilibre abyssal. Il y a d’un côté, de la Nono-science et du nucléaire dans diverses applications Hi Tech, de l’autre côté il y a une vaillante résistance « mains nues » en interne. Après autour, il y a un grand ensemble concerné mais mis au pas. Dans cet ensemble, il y a une élite politico-affairiste vendue dans la géopolitique business, et une autre élite politico-religieuse qui est dans la littérature mélancolique et eschatologique en se lamentant vers les cieux…en attendant le messi éventuellement…! Et nous « Noirs », ça serait mieux qu’on soit témoins justes porteurs de Message de Paix et de Pardon par ce qu’on a enduré historiquement sous le joug idéologique et religieux DÉTOURNÉ des uns et des autres.

#Une_Paix_à_construire_sans_armes

Buisson, Mauriac l’avait dit. | Par Sileye BA

En 1948, paraissait chez Robert Laffont, « La Puissance et la Gloire » de l’écrivain anglais Graham Greene. François Mauriac (1885-1970) a la charge de la préface. Il écrit dès les premières lignes « c’est bien au coeur d’un mystère familer que Graham Greene m’introduit . » Familier certainement car « La Puissance et la Gloire » est l’oeuvre d’un romancier catholique. Donc, Mauriac sentait le réveil d’un enfouissement confessionnel, qui dort chez la majorité de l’élite intellectuelle française. Il n’est pas du tout surprenant d’apprendre la résurgence des discours pondérés à l’endroit des religions. Certains disent que les encyclopédistes avaient congédié Rousseau par infraction confessionnelle. Voltaire écrira pourtant Zadig ou la destinée. Une œuvre fondamentale puisqu’elle reprend furtivement un récit connu : le voyage initiatique de Moussa par Kidr.

Revenons à Mauriac pour comprendre Buisson. Il écrit donc dans sa préface : « un catholique français ne s’introduit dans l’Église que par la porte principale ; il est mêlé à son histoire officielle ; il a pris parti dans tous les débats qui l’ont déchirée au cours des siècles et qui ont surtout divisé l’Église gallicane. Dans tout ce qu’il écrit, on découvre d’abord s’il est du côté de Port-Royal ou des Jésuites, s’il a épousé la querelle de Bossuet contre Fénelon, s’il est du bord de Lamennais et de Lacordaire ou si c’est avec Louis Veuillot qu’il se sent accordé. »

Plus loin, Mauriac suggère  » cet État que vous décrivez, qui traque le dernier prêtre et l’assassine, est bien celui-là même que nous voyons s’édifier sous nos yeux. »

Mauriac nous dit en filigrane que les intellectuels français, du moins de son temps, et par extension ceux de nos jours, sont habitués par les controverses catholiques. Mauriac fixe les intellectuels français entre les vénérations et les exécrations du fait religieux.

Et les Musulmans dans tout cela, me diriez-vous? Les langues se délient à leur propos, notamment concernant la Civilisation de l’Islam. Les orientalistes étaient de fins connaisseurs de l’apport incommensurable de l’Islam à l’Humanité. En France, on trouve de riches bibliothèques. Parmi les références dans ce domaine : Dominique et Janine Sourdel ont produit un classique en 1983 chez Arthaud. Un monument intitulé  » La Civilisation de l’Islam classique »

Un autre grand philosophe anglais, bien qu’il fût un moment « antireligieux », a consacré de belles pages à l’Islam dans son grand ouvrage : Histoire de la philosophie occidentale (Gallimard 1953). D’ailleurs lorsque Buisson parle de « Civilisation et Humanité », ce n’est point-là une réinvention de l’eau chaude. Russel, décédé la même année que Mauriac, écrivait :  » Durant tout le Moyen Âge, les Musulmans se montrèrent plus civilisés et plus humains que les chrétiens qui persécutèrent les Juifs, surtout aux périodes de fanatisme religieux. Les Croisades furent le prétexte de cruels pogroms. Dans les pays musulmans, au contraire, les Juifs ne furent presque jamais maltraités. Ils contribuèrent, tout spécialement par les Maures d’Espagne, à diffuser l’enseignement Maïmonide (1135-1204) qui naquit à Cordoue, et considéré souvent comme la source initiatique de la philosophie de Spinoza (P. 340).

Buisson fut l’un des conseillers les plus influents de Nicolas Sarkozy. Ce dernier n’a jamais été tendre avec les musulmans de France. Il a traité leurs enfants de racaille sous les fenêtres de leurs mères. Le rapport conflictuel est né des injections paternalistes des autorités françaises. Mais souvent du caractère très écolier de la posture française vis-à-vis des citoyens musulmans.

Selon les officiels, l’Islam de France, comme on aime le dire dans les sphères de la bien-pensance, doit impérativement se muer pour devenir Islam des Lumières.

C’est là un paradoxe franco-français, faire la révolution pour la liberté pour contraindre une partie de ces citoyens à un assimilationisme forcené. Nous le voyons bien, c’est la tournure qu’a pris le débat sur la laïcité. Face au refus des injections d’une certaine classe politique, les musulmans se retrouvent accusés de séparatisme. Ici, les musulmans de France tiennent la république française par ses valeurs. Elle ne peut se dérober, elle qui inscrit en lettres d’or au frontispice de ses monuments sa devise : « Liberté, Égalité, Fraternité ». Hélas, les Lumières semblent éclairer d’autres desseins. En ce sens, écoutons un autre grand ami de la Culture helléniste, Léopold Sedar Senghor (1906-200), le poète président qui disait dans son poème « Prière de paix » ceci de très révélateur sur la France : « Oui, Seigneur, pardonne à la France qui dit bien la voie droite et chemine par les sentiers obliques
Qui m’invite à sa table et me dit d’apporter mon pain, qui me donne de la main droite et de la main gauche enlève la moitié ».

Enfin, sur la femme musulmane, la boutade de Buisson semble plaire à plus d’un. Là encore rien de nouveau sous le soleil. Avant lui encore, Marc Edouard Nabe, et tout récemment Michel Onfray avaient tenu des propos similaires.

C’est qu’en réalité, une certaine classe dirigeante veut imposer la laïcité comme une nouvelle en France en l’habillant des oripeaux républicains. Seulement, il faut revoir le discours et la méthode. Faire usage du bon sens sans oublier ce précieux conseil de Hamlet à sa mère « Saisis une vertu si tu ne la possèdes pas » .

Sileye BA
Nouakchott, 12 Mai 2021

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Nouakchott : session de formation sur la prolifération de la drogue chez les jeunes


Une session de formation au profit de cent responsables des jeunes issus des trois wilayas de Nouakchott sur les dangers de prolifération de la drogue dans les rangs des jeunes a débuté aujourd’hui, ce samedi 7 mai 2021.

Durant trois jours, les participants à la session auront à suivre une série d’ exposés portant sur les volets juridiques, sociologiques, sanitaires, statistiques et psychologiques en rapport avec l’usage de la drogue dans les rangs des jeunes.

Ouvrant les travaux de cette formation, le secrétaire général du ministère de l’Emploi, de la Jeunesse et des Sports, M. Abdi Salem Ould Cheikh Saad Bouh a indiqué que cette formation s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités des jeunes qui seront dotés de moyens scientifiques leur permettant d’entreprendre des services sociaux, d’enraciner la culture du volontariat et de lutter contre les phénomènes étrangers à la société, conformément aux engagements du Président M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, dans ce domaine.

Pour sa part , le coordinateur général du programme « Watanouna », M. Ahmed Ould Abderrahmane a précisé que la session va dans le cadre du plan d’action 2021 du programme qui lutte contre la recrudescence des actes de violence liée à la consommation de la drogue et des psychotropes en milieu des jeunes.

Vous les jeunes nous comptons sur votre contribution afin de concrétiser les efforts entrepris par l’État dans les quartiers et zones cibles pour éradiquer ce fléau qui menace la santé et la sécurité des personne, a-t-il ajouté.

Nous rappelons que suite à la recrudescence des crimes et des agressions physiques enregistrée dans plusieurs villes du pays, les autorités se sont mobilisées pour freiner ce danger.

Tawary agence

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RÉFORME DU SYSTÈME ÉDUCATIF : IL SUFFIT D’APPLIQUER LA LOI 012/99 DU 13 AVRIL 1999

Cette loi (012/99 du 13 avril 1999), qui porte sur la réforme du système éducatif, et qui est toujours en vigueur, avait pour objectif principal d’unifier ce système en supprimant la pratique de la double filière.
Elle visait aussi la rénovation de l’école et l’amélioration de la qualité de ses outputs. Elle conserve l’arabe et le français comme langues d’enseignement ; le premier pour les disciplines « littéraires », le second pour les disciplines «scientifiques». Elle institue de fait un bilinguisme arabe/français.
Ainsi, théoriquement les instituteurs doivent être forcément bilingues, pour donner les enseignements prévus au fondamental dans chacune des langues. Au secondaire, les professeurs doivent donner leurs cours en arabe ou en français, suivant les disciplines qu’ils enseignent.
En pratique cependant, et comme la double filière n’avait produit que des unilingues, depuis vingt ans on ne recrute que ceux-là et, sans les former vraiment dans l’autre langue, comme c’est nécessaire, on leur en confie l’enseignement ! Cerise sur le gâteau, ils perçoivent l’indemnité de bilinguisme…
Résultats:
1- notre école ne forme en réalité que dans une seule langue, en violation flagrante de la loi ;
2- la polarisation ethnique autour de l’arabe et du français reste visible. On trouve même, notamment dans le privé, des écoles qui continuent à appliquer le système de la double filière ; toujours en violation de la loi ;
3- La qualité de l’enseignement continue à se dégrader, contrairement à ce que vise la loi.
Ce qui est tragique dans cette situation, c’est que la violation de la loi 012/99 est l’oeuvre de l’État lui-même, à travers ses autorités éducatives. A quoi sert alors de prendre une nouvelle loi portant réforme du système éducatif, si ceux qui doivent veiller à son respect sont les premiers à la violer?
Cela m’amène à dire que nous gagnerions beaucoup à faire l’économie d’une nouvelle réforme, qui pourrait s’avérer ruineuse pour notre système éducatif, et appliquer, tout simplement, celle de 1999 qui n’a échoué que parce qu’elle ne l’a pas été.


Idoumou Mohamed Lemine Abass

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France – Islam | L’imam et professeur M. Bajrafil compte arrêter d’écrire sur les réseaux sociaux

Salam à vous chers amis, humains, quelles que soient vos confessions ou non confessions.

Je m’en vais, écrire sans notes, comme souvent, ce qui va sans doute être mon dernier écrit sur les réseaux sociaux, du moins en français, pour toujours ou pour au moins un petit moment – il ne faut jamais dire: fontaine, je ne boirai jamais de ton eau. Cela s’inscrit dans une démarche purement personnelle de me retirer des réseaux sociaux pour me concentrer sur ma vie personnelle et professionnelle, et continuer à produire autrement, par l’écriture essentiellement, mais pas seulement.

Comme beaucoup avant moi, chers amis, je n’ai pas la prétention d’avoir inventé l’eau chaude, j’ai dénoncé et dénonce encore le climat anxiogène – merci à, mon collègue et ami, Steven Duarte, pour le mot – dans lequel est plongée la France politico-médiatique, voire quelque peu intellectuelle, au sujet de la question de l’islam. Et ce, pour deux raisons essentielles. D’un côté, il y a l’absence de nuance – nourrissant, malgré elle, concomitamment le complotisme de certains musulmans et l’islamophobie de certains non-musulmans. Le résultat en est que certains politiques, qui ne sont pas l’état, c’est important de le noter, parce qu’en manque de projet, en viennent, consciemment ou inconsciemment, à, limite, criminaliser la pratique simple de l’islam, par des propos et des propositions psychédéliques. Et à les en croire, chose assez amusante, mais pas étonnante, le bon musulman est celui qui dit ne plus l’être, mais porte un prénom arabe.

De l’autre, on trouve une ignorance crasse volontaire de l’abécédaire de cet objet que l’on ne saurait voir, mais dont on parle à longueur de unes et de polémiques – du reste, malgré tout, certains continuent à dire qu’on ne peut pas parler d’islam. Une simple prétérition qui sert à vendre, mais pas à faire comprendre, à hystériser, mais pas à conscientiser.

Et dans, et en dépit de, tout cela, il faut que l’on puisse calmement et raisonnablement dire quelque chose – car nous ne sommes pas condamnés à nous faire la guerre, en France, ni dans le monde.

Chers amis,

Ce n’est pas honnête de la part de certains musulmans de refuser de reconnaître que certaines lectures de l’islam posent problème et nuisent sérieusement au vivre-ensemble, aussi bien dans les pays à majorité musulmane que dans ceux à majorité non-musulmane. Je me tue, et d’autres bien avant moi l’ont fait, à expliquer que l’on ne peut pas lire et vivre le monde d’aujourd’hui, en tant que musulman, avec les lunettes de gens qui ont vécu il y a des centaines d’années, fussent-ils les plus grands génies que le monde ait portés. Et ce, sous peine d’être schizophrènes ou de tomber dans la violence la plus terrible, comme nous l’a démontré fort malheureusement Daesh. Disons-nous les choses clairement: L’état islamique a appliqué l’islam selon le fiqh médiéval, stricto sensu. Pas selon le Coran, ni la sunna prophétique, en phase avec celui-ci. Précipiter les homosexuels des cimes des falaises et/ou des immeubles, c’est dedans; tuer l’apostat ou celui supposé comme tel, c’est le cas, avec une exception chez les hanafites, s’agissant de la femme, qui, parce que ne pouvant constituer un quelconque danger, n’a pas à être tuée; décapiter l’ennemi et traîner sa tête de ville en ville, ou le brûler vif ainsi que ses biens, c’est dans les incunables de notre fiqh médiéval et certaines traditions attribuées au Prophète. Même le salam, le bonjour, aux non-musulmans a fait l’objet des avis les plus inhumains.
Je me souviens, il y a plus d’une trentaine d’années, avoir appris un livre du mufti des shafiites de la Mecque et de Médine, en son temps, Ahmed Zaïn al-Dīn Dahlān, ennemi juré de la daawa dite wahhabite, soit dit en passant. Il portait sur les châtiments de celui qui ne fait pas régulièrement la prière. Que n’y a -t-on pas appris comme méchancetés réservées à celui qui ne fait pas la prière? On n’a pas le droit de s’asseoir à côté de lui, sa maison le maudit quand il la quitte et prie Dieu qu’il n’y retourne pas; sa nourriture demande à Dieu d’être la raison de sa mort, ses habits en font autant. Le livret s’intitulait Majmū ´at tashtamil ´alā arba ´ rasā’il!

Vous me direz, à raison, que nous ne sommes pas pour autant devenus des assassins. Je vous concéderais même qu’on s’asseyait copieusement aux côtés de gens qui ne faisaient pas la prière du tout. Cela dit, n’est-ce pas prédisposé à la violence, du moins aujourd’hui, que de continuer à enseigner pareilles choses, sans aucun regard critique ou à les traduire, sans préciser dans les préfaces ou notes en bas de pages que ce n’est pas cela l’islam, mais plutôt l’opinion ou la compréhension des auteurs, fille des réalités de leur temps et espace? Comment accuser d’être le suppôt de l’Occident, de la France ou de je ne sais quoi, celui/celle qui par jalousie pour sa religion et par amour pour l’humanité pointe du doigt ces inconséquences aujourd’hui? Comment continuer à dénoncer les terroristes tuant au nom de l’islam aujourd’hui dans le monde tout en continuant à sanctifier l’héritage fiqhique qu’ils mettent en application mieux que nous? Tuer l’apostat fait quasi consensus chez les 4 fuqahā des 4 écoles juridiques encore suivies aujourd’hui dans le monde – avec un débat sur celui qui a le droit d’appliquer la peine, comme celui qui ne fait pas la prière, celui/celle auprès de qui il a une dette de sang peut le tuer voire le manger en cas d’extrême famine. Allez voir al-Majmū ´ ou al-Rawdhat de l’imam al-Nawawi, auteur entre autres de Riyād al-Sālihīn, ou encore, la référence de l’école shafiite, son Minhāg. Cela y est décrit noir sur blanc! Il y a même pire! On y dit qu’on peut tuer et manger l’enfant non-musulman d’un ennemi de l’islam en cas d’extrême famine. Il ajoute: « Et cet avis est le plus probant »!
Je me rappellerai toute ma vie la fois où il y a quelques années j’ai enseigné à mes élèves cela et la stupeur que cela a provoquée chez eux.

Certains, bien que très pratiquants, ont commencé à insulter al-Nawāwi. J’ai dû leur rappeler que ce grand imam est, comme tout le monde, fils de son temps et qu’il ne fallait pas tout rejeter en bloc. Cela ne veut pas dire que ses déclarations étaient moins injustes hier qu’aujourd’hui. Seulement, l’épistémè qui était la sienne tolérait pareilles idées criminelles.

Et c’est là le second axe de mon propos, ainsi que sa fin. Aujourd’hui, une tendance chez nombre d’islamologues et d’apprentis réformistes, est de rejeter en bloc l’héritage, en s’en moquant. Ce qui est non seulement inaudible chez le croyant, mais aussi et surtout faux scientifiquement. À moins de changer carrément de religion et cesser de parler d’islam.
Je veux dire par là que l’islam, sans doute les autres religions aussi, dispose en son sein des outils nécessaires à son auto-régulation. Le recours à l’historico-critique et aux sciences humaines pour analyser tel ou tel phénomène religieux n’est pas moins islamique que le recours incontestable à la philosophie grecque des principologistes musulmans, comme al-Ghazzāli et son maître al-Guwaynī, pour ne citer que ceux-là, et ce quand bien même ils disent la combattre. Ne pas voir la logique aristotélicienne autant chez les principologistes musulmans que chez les mutakallīmūn, c’est l’ignorer ou faire preuve de mauvaise foi évidente.

Pourquoi il en irait autrement aujourd’hui? Nous n’avons besoin pas de rejeter tous les hadiths pour réformer la pensée musulmane, car ils existaient quand al-Aswamm et Ibn ´Ulayyat disaient que la vie d’une femme valait celle d’un homme, contre la quasi-totalité des jurisconsultes musulmans. On peut, comme nos deux comparses, parvenir à des résultats permettant aux musulmans de vivre leur foi tout en restant en phase avec les réalités de leurs temps, sans jeter l’ensemble du droit médiéval. Car au fond, c’est inversement raisonner comme les terroristes que de le juger à l’aune des réalités qui sont les nôtres aujourd’hui. Autrement dit, autant nous ne pouvons pas lire et vivre nos réalités à l’aide des lunettes des jurisconsultes médiévaux, autant nous ne pouvons pas les juger à l’aide de nos réalités. Or, c’est ce que font certains islamologues et apprentis réformistes.

Nous devons certes dédiviniser le fiqh et avec lui ses concepteurs. Mais, nous n’avons pas non plus à en faire l’autodafé. C’est une ligne de crête intellectuelle difficile à tenir aujourd’hui face notamment aux facebuqaha et autres islamologues qui par exemple étudient le Coran ou travaillent le halal, sans savoir déchiffrer une lettre arabe. C’est une supercherie intellectuelle que certains trouvent bon d’entretenir dans certains salons ou certains départements universitaires. Mais, ils savent très bien qu’ils ne seront jamais audibles auprès des croyants. Ce n’est pas, me dit-on, le but de l’islamologie que d’être comprise et partagée par le plus grand nombre. Continuons dans ce cas à parler entre nous, et/ou à écrire pour deux ou trois personnes dans le monde. On se fera plaisir intellectuellement, mais on restera dans nos tours d’ivoire à vie.

Quant aux musulmans, il nous faut sortir impérativement de la sacralisation du fiqh et de nos savants et pouvoir poser un regard critique dessus, sous peine de voir nos enfants et certains parmi nous abandonner l’islam. Il n’est plus possible de dire qu’une femme peut rester enceinte 4 ans – et je l’ai entendu il y a deux mois, dans une vidéo de l’ancien grand mufti d’Egypte. Il n’est plus possible non plus d’entendre des musulmans se poser la question de savoir si on peut ou non faire un don d’organe ou de sang à un non-musulman, c’est heureusement une infinie minorité, mais son existence suffit à faire peur. Venant surtout de gens ordinaires. Le chantier est énorme mais porte sur deux pans essentiellement: les libertés individuelles et le rapport à l’autre, avec qui je diverge sur quelque plan que ce soit. Là-dessus pour moi doit porter la réforme.

Des propos apparentés au Prophète nous ne devons retenir que ceux qui sont en phase avec l’esprit du Coran. Et pour cela, il y a dans l’héritage un ensemble d’outils suffisamment forts à activer. Seulement, on peut déplorer qu’ils n’aient pas été peu ou prou mis en exergue par leurs propres auteurs – nous situant constamment dans la dichotomie droit déclamatoire et droit exécutoire. En effet, al-Khatīb al-Baghdādi, n’a-t-il pas énumérer un nombre de choses par quoi on rejette un hadith à chaîne de transmission unitaire (ahād) dans son Faqīh wa l-mutaffaqih, comme al-Shirāz dans son Luma’, qui a fait un chapitre portant comme titre: Ce par quoi on rejette un hadith à chaîne de transmission unitaire.

Nous n’avons donc forcément besoin d’invoquer Bruckelman pour rejeter le hadith disant que Dieu ne fait entrer aucun musulman au paradis sans mettre en enfer à sa place un chrétien ou un juif. Et ce même s’il est dans l’authentique de Muslim. Le Prophète ne peut avoir dit cela car le Coran dit le contraire.

C’est là la démarche d’un croyant qui prend au sérieux ses sources, tout en étant critique; qui prend au sérieux l’héritage fiqhique sans en faire un Coran, car celui-ci ne parle pas, mais on le fait parler, comme dit l’imam Ali b. Abī Tālib.

Nous n’avons pour cela pas besoin de la déclaration tardive d’un religieux qui a pourtant combattu il y a peu l’idée même qu’on puisse critiquer l’héritage, prétextant que la misère du monde musulman était du fait exclusif des non-musulmans. Encore moins d’un dignitaire politique dont le pays a activement participé à la salafo-frérisation des esprits des musulmans du monde. Seulement de nos neurones et de notre bon sens.

Très humainement vôtre.
M. B

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur du 02/05/2021 – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=315253019956117&id=100044142653733

« Le développement est d’abord psychologique et mental » | Par le mathématicien Sy Mahamadou

Si l’on comprend le développement comme étant l’importation continue des produits transformés; le recours quasi-systématique à des ingénieurs étrangers pour effectuer la construction des routes, des ponts et des immeubles; la quasi-impossibilité de mener des programmes de recherche d’envergure universelle sans s’expatrier; le très faible taux de production scientifique et technique compensé par la circulation commerciale; alors, oui, certains pays cités en exemple sont bien développés.
Mais si l’on voit le développement comme capacité d’indépendance surtout technique, à la base d’une relative auto-suffisance alimentaire, sanitaire, éducative capable de subvenir aux besoins fondamentaux du peuple sans recours à la mendicité qui devient une habitude; un état de dynamique scientifique, culturelle et intellectuelle vertueuse à même d’exprimer une position respectée dans le monde; la possession d’un rôle politique fort aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur; alors ces pays dont on parle vivent dans une misère déguisée.
Mais tout est question d’ambition et de satisfaction. Ceux qui se satisfont de fantaisies à la place de capacités réelles et solides ne sont pas à même de comprendre l’appel lancé par la lutte culturelle. Ils n’ont en réalité aucune compréhension des processus bien culturels qui sous-tendent le développement d’une société qu’ils réduisent à ses manifestations superficielles.
Le développement est d’abord psychologique et mental. Ceux qui ont une si grande mésestime de leurs langues, supports naturels de leurs cultures; ceux qui se plaisent à s’en distancier, ceux qui n’éprouvent aucun manque quand ils ignorent l’histoire mouvementée qui a conduit à la formation de leur société; ceux qui ne ressentent aucun inconfort à n’en détenir que des bribes au moment où ils récitent par coeur celles d’autres sociétés; ces personnes-là présentent tous les symptômes de l’aliénation. Cela en dit long sur leur état psychologique et mental qu’il n’est plus étonnant de les voir se méprendre sur la question du développement, de ses enjeux et de sa portée.

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=801243887466534&id=100027427912973

La parution d’un ouvrage d’une portée intellectuelle monumentale en milieux Soninkés | Le Saint Coran traduit en langue Soninké par le professeur Muhammad Diakho Tandjigora .



Ce 24 Avril 2021 qui correspond au 12 Ramadan 1442 AH est marqué par la sortie publique d’un Livre écrit par un lettré intellectuel soninké en sciences islamiques, cheikh Muhammad Diakho Tandjigora connu Abu Alyas. Il est originaire du Sénégal , du village de Kougneny en pays soninke. Cet ouvrage est la traduction intégrale du sens des versets du Saint Coran de l’arabe vers la langue soninké (en alphabet latin). Ainsi les 114 Sourates (petits chapitres) faisant 6 236 versets ou signes, qui composent le Livre Saint de l’Islam, la religion de plus d’un milliard d’individus à travers le monde, sont fixés intelligiblement dans l’idiome soninké académique en vigueur de nos jours. Le Coran ou le Qur’ân, la Source originelle et originale de la Dernière Révélation Divine descendue sur le Prophète Muhammad (psl) il y a 14 siècles en Arabie. Cette production colossale réalisée par Monsieur Tandjigora peut être comparée en portée symbolique, littéraire et intellectuelle à une œuvre pionnière en la matière de l’universitaire chercheur et théologien d’origine indienne Muhammad Hamidullah* (1908 – 2002). Ce dernier fut le premier traducteur musulman du Coran en français en 1959. Par ailleurs l’ouvrage du professeur Muhammad Diakho peut être un stimulant Miracle pour booster l’apprentissage de la langue soninké et permettra dans l’avenir une fine vulgarisation du texte coranique pour les masses lettrées. Dans notre monde actuel il n’y a pas d’idéale promotion pour une langue de modeste statut communautaire, comme ce travail littéraire éminemment dense qui la relève et l’enrichit dans le fond et dans la forme.

•Avec l’auteur, 3 février 2018 en région parisienne

Nos félicitations renouvelées à l’auteur et à l’ensemble de ses partenaires ayant contribué de différentes manières à cette prodigieuse réalisation. L’Histoire avec un grand H la retiendra pour la postérité et elle fera office de socle-référence pour d’autres vocations à coup sûr. Que la Récompense Divine vous soit amplement garantie, cher oncle. Ameen

√Principaux contacts pour l’acquisition du Livre



*https://www.saphirnews.com/Muhammad-Hamidullah-homme-de-foi-de-science-et-du-vivre-ensemble_a24776.html

Paris, 28 avril 2021

-KS pour le BLOG

« Ce qu’il se passe au sommet de nos états émerge de la structure de base de nos sociétés » | Par le mathématicien Sy Mahamadou

Je suis profondément contre ces transmissions de pouvoir de pères en fils ayant lieu en Afrique. Je le suis non seulement pour les états mais aussi pour nos structures locales (villes, villages). Il est à féliciter que des gens s’insurgent contre la nomination du fils Bongo, Deby et autres pour, in fine, succéder à leurs pères respectifs. Ce que je ne comprends pas et ai du mal à prendre au sérieux c’est quand ceux-là mêmes qui sont partisans irréductibles de la transmission généalogique de l’imamat, de la chefferie locale de chez nous se disent offusqués par la même transmission à l’échelle de l’état. Ce que ces gens-là ne voient ou ne veulent pas voir c’est que c’est la même mentalité qui joue à des différents niveaux. Ce qu’il se passe au sommet de nos états émerge de la structure de base de nos sociétés; les mêmes rapports, les mêmes réflexes… Si nous voulons nous attaquer vraiment à ce problème et aux autres qui y sont reliés, il nous faut adopter une prise de conscience capable d’appliquer les mêmes principes salutaires à toutes les échelles de notre société. Une conscience qui s’arrête aux irrégularités manifestes du sommet de la société n’a aucune chance de faire changer quoi que ça soit. Elle ne fera que faire substituer les tares entre elles, car celles-ci sont produites et sélectionnées à partir des profondeurs de nos structures locales admises.

©️ Crédit source : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=797192917871631&id=100027427912973

Urgent | Section UPF Mauritanie : Les éclaircissements de la présidente Mariya Ladji Traoré

Cher (es) membres de la section mauritanienne de l’Union de la presse francophones (UPF Mauritanie) et autres confrères  et consœurs  de la presse mauritanienne en générale , il est important de souligner que toute nouvelle ouverture des adhésions à la section UPF Mauritanie en ce mois d’avril semble inopportune ou  complètement insensée. Ainsi vu que les membres de la section depuis sa création on été contactés depuis janvier 2021 comme d’habitude pour ceux qui veulent renouveler leurs adhésions ou ceux qui ont renouvelé leurs adhésions depuis 2019 ou répondu au courrier de la campagne d’adhésion 2018/2019 .

Il est important d’éclaircir les points suivants :

  • Les sections nationales de l’UPF sont autonomes et nul renouvellement de ses instances ne peut être opéré avant la tenue d’une assemblée générale ordinaire ou extraordinaire.  
  • Les sections sont dirigées par le président de la section , qui en vertu de ce statut  , l’UPF international lui octroie une accréditation qui lui permet de faire valoir ce que de droit et de se faire reconnaitre au prés des  autorités concernées pour mieux implanter la section et assurer son bon fonctionnement en tant que association de presse mais aussi comme représentation de l’UPF  International en Mauritanie.  
  • Pour l’année 2021 , suite à la décision de la commission d’aide à la presse privée de payer annuellement les cotisations des associations ou représentation  de presse à l’international et plus particulièrement pour l’UPF Mauritanie dans le cadre de la Conjoncture actuelle de la COVID 19 , suite au rapport produit  par l’UPF Mauritanie sur  la situation des médias en Mauritanie l’année dernière et qui avait abouti à la lettre ouverte  adressée au président de la République Mohamed ould Cheikh Ghazouani par voie diplomatique , pour  appuyer la presse écrite vu qu’elle représente le secteur le plus affecté par la pandémie au niveau mondiale, qui a répondu favorable à cette requête.  
  • La réouverture des adhésions en ce moment , n’est autre qu’un doublon car les premiers dossiers complets ont été transmis déjà à l’international  (plus d’une dizaine) et les autres sont en instance suite à un blocage dû au retard accusé par le montant octroyé par la caisse d’aide à la presse privée à cette fin ,qui n’a pas encore été perçu  jusqu’à présent et  la tentative avortée de déstabilisation de la section tout dernièrement ont accentué ce retard. 
  • La décision du payement annuel des cotisations a été décidé l’année dernière, mais seulement  c’est pour l’année en cours que le l’UPF  Mauritanie va en bénéficier, suite à son dynamisme au niveau national et international et le plaidoyer de sa présidente auprès des autorités concernées notamment le Ministère de la culture, de l’artisanat et des relations avec le parlement tutelle actuelle de la communication et la Haute Autorité de la presse et de l’audio-visuel.

Mariya Ladji Traoré, présidente UPF Mauritanie. 

©️ Crédit source : reçu de la présidente UPF Mauritanie     

Mauritanie | La protection du littoral devient urgente face à l’érosion, Par la Journaliste Mariya Ladji Traoré


En Mauritanie, l’exploration et l’exploitation pétrolière et gazière, en développement depuis 2001 , le transport maritime ou encore le développement urbain et industriel côtiers représentent des menaces sérieuses pour l’écosystème marin. Conscientes des enjeux, les autorités mauritaniennes ont adopté une politique qui vise à mettre en place des stratégies visant à concilier le développement durable de l’exploitation pétrolière et gazière avec les intérêts du secteur des pêches et la conservation de la biodiversité marine et côtière .
Pour préserver ses écosystèmes côtiers et marins afin de réduire les impacts négatifs des activités humaines , la Mauritanie a adhéré à de nombreuses conventions régionales et internationales , notamment la convention d’Abidjan , qu’elle a ratifié en 2012 . Toutes ces conventions soulignent l’importance de la collecte de données scientifiques relatives aux écosystèmes marins pour permettre leur suivi. En effet de la même façon que les décideurs politiques basent leurs décisions économiques sur des indicateurs, il convient, pour mettre en œuvre une politique environnementale raisonnée, de suivre un certain nombre d’indicateurs, écologiques.

C’est ainsi que le pays a développé un système sophistiqué de suivi, de micro-contaminants dans l’environnement marin et côtier.
Ce suivi a été élaboré et est mis en œuvre par le programme Biodiversité Gaz Pétrole ( BGP) , une initiative du Ministère de l’environnement et du développement durable en collaboration avec le ministère du pétrole, de l’énergie et des mines et le ministère des pêches et de l’économie maritime.
Le dispositif de monitoring est aujourd’hui une collaboration entre plusieurs institutions notamment : l’IMROP ; l’ONISPA, le PNBA, le PND, la faculté des sciences et techniques de l’USTM de Nouakchott et l’ISET.

Par Mariya Ladji Traoré