Un regroupement d’hommes et de femmes apolitiques baptisé « Initiative Citoyenne », a initié un Prix de Reconnaissance pour magnifier le sens de l’engagement désintéressé, de l’abnégation et de la constance dans notre pays.
Cette reconnaissance est destinée à consacrer des hommes et femmes, de leur vivant, pour leur quête inlassable de l’unité nationale et une plus grande justice pour tous les enfants de la Mauritanie. En effet, nous avons la chance de compter, parmi les acteurs de notre histoire contemporaine, des monuments dont la constance est à saluer et le désintéressement à honorer. L’objectif fondamental de cette initiative étant donc de faire prendre conscience qu’un tel patrimoine doit être préservé, entretenu et mis en valeur.
Peu importe notre origine, peu importe nos opinions politiques , s’il y a lieu, il va sans dire que nous devrions tous pouvoir nous retrouver à travers certains idéaux, certaines valeurs prônées par la religion islamique, ciment entre les différentes communautés du Pays.
Pour cette première édition, le choix a donc porté sur Ibrahima Moctar Sarr et Samba Thiam, en raison de leur engagement national.
Une délégation composée de chefs religieux, de communicateurs traditionnels s’est rendue ce dimanche 26 juin au domicile de chaque lauréat pour la remise des trophées.
Cette délégation conduite par le Doyen Souleymane Kane a transmis le message aux récipiendaires, qui ont été très honorés par cette distinction, et ont remercié chaleureusement l’ensemble des participants à cette noble initiative.
Le comité de pilotage, qui n’a ménagé aucun effort pour la réussite de cette grande première, remercie l’ensemble des participants, sans lesquels, rien n’aurait pu se faire.
Nous formulons enfin le vœux que cette grande première suscite une émulation et permette une prise de conscience sur le fait que nous gagnerions tous, autant que faire se peut, à préserver et à sublimer nos valeureux hommes et notre patrimoine culturel et historique.
L’ignorance gagne jour après jour du terrain dans le milieu soninké. Les frangins, les frangines se déchirent pour des insanités. Parfois, je ne suis pas fier d’appartenir à cette communauté. Dans laquelle l’althéa est fané Où l’absinthe mine les cœurs des gens de bonne foi. Qui s’évertuent pour clouer le bec des sans foi ni loi, Les marchands de la haine Au sein de l’espèce humaine Chantons paix et aise à chaque lever de l’astre. Et travaillons fort et dur pour soigner les balafres. Enfin, il faut se battre les flancs pour sauver l’âtre. Car celui/celle qui souille la terre de Dieu Sans l’ombre d’un doute mourra sans aveu.
Nul ne naît avec des chaînes au cou ni d’étoile jaune sur la poitrine. Nous sommes tous nés libres. Antan, les forts se croyaient Dieu, esquissaient le sort des faibles et les maintenaient en servilité. Aujourd’hui, la reine des ombres a dispensé sa lumière sur tous et l’homme a compris que la meilleure chose à conquérir sur ce plancher des vaches, c’est sa dignité. En effet, l’homme devrait être sans cesse en sempiternelle transformation puisque qu’il le veuille ou pas, il est en perpétuelle création. Déplorablement la société soninké est allergique au changement. Cependant, les gens de bonne foi doivent faire cause commune pour sarcler les absinthes qui minent le cœur de la société soninké. L’air de l’autarcie est révolu, nous sommes tous des électrons alors il faut se tendre la main et semer du chèvrefeuille et de la nigelle pour couler des jours heureux d’auspices et vivre dans la paix, la convivialité sous un climat qui favorise un vivre ensemble.
Ne nous attribuons pas de diplômes de vertus, Allah sait mieux celui qui est digne et noble.
• Par Salihina Moussa, Étudiant en Biologie à la FST Nouakchott.
C’est au coeur de la jungle tropicale, dans le sud de la Mauritanie à Niéléba (60 km de Sélibaby), que commence l’histoire de la famille de Djeidi Gassama. A une journée en 4×4 de Nouakchott . Mauritaniefootball.com vous fait découvrir l’histoire de sa famille et de l’enfant prodige qui pourrait porter un jour la tunique tricolore des Mourabitounes.
Son père Hamara Silly Gassama est née à Niéléba ,une petite bourgade entre Dafort et Artoumo dans le Guidimakha, est arrivé en France en 2000 avant de finir par rejoindre ses frères et cousins au Foyer 24 rue de Rochebrune à « Bamako-sur-Seine », le surnom de Montreuil. À côté de son aîné, qui nettoie des vitres à Paris, il a trouvé un matelas dans une des chambres qui comptent six lits et quelques couchages de fortune au sol en attendant des jours meilleurs ,des lendemains qui chantent une vie paisible.
Travailleur acharné, Hamara Gassama s’est construit ,connait un parcours de réussite, malgré des chemins parsemés d’embûches et a dompté les pièges de la langue de Molière, décroché un logement et un travail.
Une trajectoire heureuse par la suite avec l’arrivée en 2009 de sa femme Kany , elle aussi née à Niéléba et ses enfants dont Djeidi Gassama (née en 2003 à Niéléba), la famille s’installe dans les Yvelines.
Djeidi Gassama intègre centre de formation du FC Mantois à Mante la Jolie dans les Yvelines, à 14 ans , il s’engage avec Brest (Ligue 2). Domicilié à Carrières-sous-Poissy, l’attaquant avait alors paraphé un contrat de 4 ans, évolue en U15 R1, vite répéré par ses prouesses 17 buts avec les U17 nationnaux du Stade Brestois , retrouve la région parisienne et depose ses valises chez le PSG, l’attaquant de 16 ans, s’est engagé sur le long terme à Paris après une première saison très intéressante. En effet, le Titi parisien qui a été un joueur important des U17 parisiens (leaders du championnat) avec 8 buts et 3 passes décisives en 20 matchs, a signé son premier contrat professionnel jusqu’en 2023. Le club parisien l’a annoncé ce jeudi.
Passionné de football, le père Hamara Gassama l’encourage , le reste appartient à l’histoire « Je remercie le tout puissant, seul Dieu est au contrôle, tout ce qu’il fait, est bien. Mon fils a signé son premier contrat professionnel hier , je souhaite la même chose à tous les parents mauritaniens, j’espère qu’il y aura beaucoup de jeunes mauritaniens qui réussiront dans le football. Si l’histoire de mon fils peut changer les mentalités, Dieu merci. Nous cherchons tous la bonne publicité de la Mauritanie ».
Le Paris Saint-Germain est heureux d’annoncer la signature du premier contrat professionnel de Djeidi Gassama. L’attaquant de 16 ans est désormais lié au club de la capitale jusqu’au 30 juin 2023.
Né à Niélaba en Mauritanie, le 10 septembre 2003, Djeidi Gassama a effectué ses premiers pas dans le football au FC Mantois, à Mantes-la-Ville, dans le département des Yvelines. Le jeune ailier a intégré le Centre de Formation du club en 2019 en provenance du Stade Brestois.
Cette saison, Djeidi Gassama (8 buts et 3 passes décisives en 20 matches) a contribué au beau parcours de l’équipe U17 des Rouge et Bleu en championnat de France. Les U17 nationaux du Paris Saint-Germain étaient leaders du championnat (groupe A) avec 8 points d’avance sur leur dauphin, Lens, au moment de l’arrêt définitif des compétitions (20e journée). Le club félicite Djeidi pour ce premier contrat professionnel et lui souhaite une carrière pleine de succès sous le maillot du Paris Saint-Germain.
L’irruption de l’éveil antiesclavagiste #GANBANAAXUN_FEDDE dans #soninkara ne pouvait ne pas survenir un jour !
Sur l’esclavage coutumier par ascendance et les mentalités féodales chez les #soninkés, certains milieux associatifs de la communauté l’avaient socialisé insidieusement sous couvert « culture et traditions » jusqu’à le rendre acceptable pour les nouvelles générations dans la diaspora en France notamment. Par l’instruction et la conscientisation politique et géopolitique, ce jeune originaire d’Afrique s’insurge contre les conséquences des traites esclavagistes occidentales ou orientales et la colonisation, et en même temps au sein de son foyer communautaire , des mentalités féodalo-esclavagistes sont magnifiées, soutenues et banalisées dans les discours et les comportements. Aujourd’hui dans d’innombrables foyers #soninkés en France notamment, s’incrustent amèrement ces contradictions troublantes autour cette problématique de l’esclavage coutumier et posent la question sur une certaine légende civilisationnelle prêchée ici et là. T’as cet oncle qui craint les thèses xénophobes et racistes de l’extrême droite ici en Occident mais par ailleurs il est très actif avec ceux qui ostracisent, terrorisent et expulsent les membres de la communauté qui refusent le statut d’esclave au Bled. La seule logique argumentative qu’il avancera, c’est te dire que les ancêtres de ces gens étaient des esclaves de nos familles et ils nous doivent obéissance sociale perpétuelle par héritage PARTOUT et en TOUT . Autrement qu’ils quittent nos villages et nos terres. C’est ainsi l’inconscience ambiante qui couve aujourd’hui au sein de la communauté difficilement avouable hors murs.
Le Rénovateur Quotidien – Selon un arrêté ministériel fixant la date des examens, concours nationaux et réouverture de l’école le tableau de bord réparti t les dates ainsi qui suit : la session normale du bac est prévue du 19 au mardi 22 septembre 2020.
La session complémentaire les 26 et 27 octobre 2020. Le Bepec les 28, 29 et 30 septembre 2020. Les compositions de fin d’année du 19 au 23 octobre 2020. L’entrée en 6ème les 1er et 2 octobre 2020. Enfin les compositions de passage : 19 au 23 octobre 2020. Les ouvertures prochaines sont envisagées selon la logique du processus en novembre 2020.
Après quelques mois de repos, coronavirus oblige, cet ordre fourni par un planning exceptionnel appelle à des mesures draconiennes pour prévenir contre les risques de propagation du virus dans le pays. Dans un environnement toujours précaire, le coronavirus est présent et impitoyable.
L’école est un point névralgique où la vigilance doit être renforcée. Notre environnement scolaire présente des facteurs à risque à tous les niveaux. Des effectifs pléthoriques, des salles mal équipées, sans air conditionné, où l’insalubrité expose à toutes sortes de pathologies. Comment gérer des milliers de vies humaines qui viennent d’horizons et milieux sociaux différents sur toute l’étendue du territoire national sans mettre en place des dispositions de prévention et de riposte adaptées au contexte de la covid.
Faudrait-il dans ce dispositif déployer des équipes chargées de faire passer des tests covid à tous les élèves et personnel enseignant et encadreur ou se limiter aux consignes de lavage des mains et des mesures barrières dont le suivi mérite surtout d’être régulé par des messages de proximité. De quels moyens matériels humains et pédagogiques dispose –t- on pour circonscrire le champ de la population scolaire et limiter les dangers.
Vouloir organiser les examens dans les conditions d’avant covid, c’est ouvrir des brèches béantes au virus frivole. Jusque-là les autorités en charge de l’école restent dans des vieilles évidences en se complaisant dans le discours général qui ne s’adossent sur aucune stratégie pour présenter aux mauritaniens les recettes adaptées à l’environnement général de la reprise des classes.
Il faut constituer l’armature sécurisante pour ne pas jeter les élèves en pâture au spectre d’une pandémie aux désastres imprévisibles. C’est la stratégie le plus laborieuse à laquelle le gouvernement doit au plus vite s’atteler pour mettre la famille scolaire en confiance et partant prouver la capacité de nos experts à trouver des réponses aux questions que chacun se pose.
Il est vrai que la meilleure stratégie ne garantit nullement un risque zéro. La plus efficace doit appuyer un protocole de reprise des classes basé sur des normes qui tiennent la route. Car le chemin est parsemé d’embuches…
JE NE SAVAIS PAS QUE LE FAIT QU’ON IGNORE LES FÉODAUX ET L’ORDRE FÉODAL (CHEFFERIE TRADITIONNELLE), ÇA LES DÉMANGER AUTANT.
Un titre qui était censé être que symbolique ou honorifique (dans mon subconscient en tout cas) s’avère être un leurre et vouloir imposer des diktats. Ce n’est pas comme s’il n’y aurait une absence d’autorité puisqu’il y a l’Etat qui est là pour assurer l’autorité, ce à quoi on se réfère et on reconnaît comme seule entité détentrice d’autorité. Dès lors on admet que ce n’est pas pour prôner L’ANARCHIE dans la société que de dire qu’on ne veuille plus de cet ordre féodal discriminatoire et arrogant. D’ailleurs à y voir de près, c’est à se demander si ce n’est pas eux (les féodaux) qui veulent créer ce désordre en niant non seulement l’autorité de l’Etat qui est le seul qui doit jouer pleinement son rôle et par conséquent l’application pure et simple des lois sur l’étendu du territoire. C’est que les féodaux veulent s’arroger tous les privilèges tout en méprisant les autres….
Encore Heureux qu’on ait recours aux plaintes quand on s’estime léser. Par ce que c’est comme ça que ça devrait se faire dans toute société civilisée, on ne doit se faire justice soi même. Là aussi on peut réitérer qu’on est plus que déterminé à conquérir sa liberté et se libérer de cette joug de l’ ORDRE FÉODAL SOUS TOUTES SES FORMES jusqu’à « ce que justice jaillisse comme l’eau et le droit comme un torrent. » Le tempo dynamique d’une aspiration à la dignité bien ancré dans toutes les contrées fait entendre son battement au cœur d’une recherche de valeurs humaines universelles chez bien des gens victimes de cet ostracisme aux antipodes de nos VALEURS contrairement aux (VA) LEURRES que les féodaux véhiculent et veulent mettre dans nos têtes comme des libellules.
Quand au Monsieur, qui clame sa féodalité pleinement assumée, nous lui disons, a lui et à la commission chargée par le Président de la République que cette lutte a pris lentement forme et n’est pas prête de s’arrêter du jour au lendemain. Pour la simple raison qu’on est unanime et déterminé à le mener jusqu’au bout et que les privilègiés, comme ils se vantent d’être propriétaire du foncier, « cèdent rarement leurs privilèges sans une forte résistance. » Quand on s’estime lésé par un système qui annihile et ostracise, on ne s’arrête pas en chemin avant d’avoir obtenu une dignité pleine et entière dont nous jouissons naturellement sauf dans nos organisations sociales…
● Contre les couvertures intellectualistes et militantes de l’ordre féodalo-esclavagiste dans nos communautés, notre « J’ACCUSE »
Il y a quelques mois, je suis passé sur le film « J’ACCUSE » de R Polanski. L’affaire Dreyfus portée au cinéma, un officier français de confession israélite qui fut injustement accusé et sali courant 19ème siècle. Un film qui retrace comment un certain ordre militaro-politico-social en France s’était emmuré pour entretenir les mensonges et manipulations afin de salir un innocent par antisémitisme crasseux. Et le plus passionnant et vibrant dans le film, c’est quand Zola rentra dans la danse pour la VÉRITÉ par son célèbre J’ACCUSE qui secoua l’anse du FAUX socialement et culturellement distillé. Dieu sait que Zola risquait beaucoup dans cette initiative… tellement que les forces manipulatrices et mensongères furent puissamment érigées à divers niveaux depuis de nombreuses années.
Aujourd’hui en abordant les réalités féodales et esclavagistes dans nos communautés, on se rend compte qu’effectivement il y a des approches sensiblement similaires entre ceux qui portèrent méthodiquement les MENSONGES anti Dreyfus en visant le juif et surtout en croyant défendre leur « société pure », et ceux qui s’activent en coulisses et par des postures intellectualistes en zones choisies en voulant NIER, SALIR, COUVRIR, MINIMISER ET DISTORDRE enfin de donner une humanité aux tares affreuses de leurs communautés.
Notre « J’ACCUSE » d’aujourd’hui consistant à dévoiler ces double-face et autres « couteaux suisses », est une mission de portée sacrée.
De façon générale, je suis contre le déboulonnage ou la destruction des statues de personnages historiques. Ce sont des éléments d’histoire qu’il ne faut pas effacer mais qu’il faut assumer. C’est une erreur que de penser que c’est la seule solution pour rendre aux descendants malheureux de l’histoire leur dignité. Il faut laisser les statues mais exiger la contextualisation. Il faut surtout lutter pour obtenir plus de statues de personnages méconnus et dont leurs actes ont été insuffisamment enseigné dans les manuels scolaires. L’histoire a été raconté par les vainqueurs. Mais aujourd’hui, les descendants des « vaincus » demandent la restitution complète du passé et donc du récit collectif. Ce qui est doit être entendu.
Des mouvements citoyens reclammant l’effacement dans l’espace public des statues de figures historiques controversées refont actuellement échos presque partout dans le monde.
Christophe Colomb, décapité à Boston. À Miami, sa statue est repeinte en rouge, vendalisé. En Viriginie, elle a fini dans un lac. En Angleterre, c’est la statue d’Edward Colston, armateur négrier, qui a été déboulonné. En Belgique, la statue du Roi des Belges Léopold 2 est, elle, méconnaissable, retiré d’un square car complètement repeinte en rouge. En Martinique, deux statues de Victor Shoelcher ont été détruite lors de la commémoration de la journée de l’esclavage. La statue de Colbert, auteur du code noir, est également la figure la plus emblématique la plus ciblée.
On se rappelle également, il y a quelques années, au Ghana, que la statue de Ghandi a été vendalisé. Ghandi, accusé d’avoir tenu, entre 1893 et 1915 des propos racistes et quasiment homophobes contre les Noirs en Afrique du Sud. Mahatma est pourtant présenté comme la figure de l’indépendance en Inde et de la non violence mais affirmait que « les indiens sont infiniment supérieurs aux Kaffirs ». Le mot Kaffir, étant utilisé à l’époque par les colons anglais pour désigner les personnes noires.
Toutes ces statues exposent publiquement l’histoire des figures du passé qui ont contribué à un certain moment soit à légitimer l’esclavage et ou la colonisation des peuples soit ont tenu des discours d’inégalités entres les humains.
Certains observateurs pensent que déboulonner n’est pas la solution. Il faut systématiquement expliquer, de la façon la plus pédagogique possible, leur histoire et leur part de responsabilité et de leur degré d’implication dans le passé. C’est la proposition de l’historien Pascal Blanchard que je partage évidemment. Le problème est que cette pédagogie explicative n’a pas été suffisamment faite voire pas du tout. La plupart des figures historiques dont les statues sont plantés dans les plus grandes villes d’Europe, d’Amérique et d’Afrique, ne fait pas l’objet de contextualisation.
D’autres pensent justement qu’il faut soit déboulonner ou placer ces statues dans des musées avec explications à l’appuie.
Kalvin Soiresse Njall, député (écologique) belge pointe justement le doigt sur la question du traitement de l’histoire et de la mémoire coloniale en Belgique. Pour lui, ce pays est resté très longtemps dans une sorte de déni de son passé qu’il refuse de voir en face. Le député Njall affirme donc qu’une société qui ne regarde pas son passé est une société qui se ment à elle même.
Rappelons que la Belgique colonisa le Congo. La statue de Léopold 2, l’une des figures de cette colonisation, est déposé sans être accompagné d’une contextualisation pédagogique. Contexte historique dans lequel le peuple congolais était sous domination Belge.
Lorsqu’on n’explique pas une histoire, on a tendance à laisser penser qu’on la nie, et quand on fait paraître ce doute le risque est grand. Aujourd’hui, la non prise en compte des responsabilités historiques des uns et des autres a provoqué les demandes de déboulonnage partout dans le monde. Les mouvements qui deboulonnent le font parce qu’ils estiment que le passé n’est pas assez assumé dans le monde occidental.
L’affaire George Floyd a provoqué une indignation planétaire. Le racisme dévoilé en plein jour depuis son assassinat a donc conduit à une prise de conscience mondiale sur l’histoire du racisme, les figures, les récits et les personnages qui qui l’ont été.
En Afrique, les traces de la colonisation et de l’esclavage restent encore présentes dans beaucoup de pays. Monuments, forts, ponts etc. L’île de Gorée ou la maison des esclaves en est la trace indélébile. Mais ce passé est raconté, expliqué enseigné. Joseph N’Diaye, conservateur de cette maison, de son vivant, n’aurait jamais demandé sa destruction parce qu’il considérait qu’il faut raconter cette histoire de la manière la plus complète possible.
Au contraire, il faut dire l’histoire et ne pas laisser planer le doute ou le déni.
Déboulonner et oublier ou pas déboulonner mais expliquer, telle est la grande question du monde déconfiné.
La figure montre des enregistrements de trois carottes marines au large du Sud-Maroc, de la Mauritanie et du Sénégal. Dans l’intervalle du Terminal I à la fin de la dernière période glaciaire (vers 20.000-16.000 ans BP), les taux d’accumulation des sédiments (terrigènes et pélagiques) montrent un maximum observé dans la plupart des carottes au large de l’Afrique du Nord-Ouest qui peut excéder jusqu’à six fois les taux d’accumulation mesurés dans l’Holocène (Sarnthein et al., 1981). Les variations des apports éoliens peuvent être déduites des fluctuations de la taille modale des grains des silts terrigènes dans la carotte au large du Maroc. La taille des grains terrigènes est largement contrôlée par les alizés. Dans les carottes plus au sud (Mauritanie et Sénégal), la distribution de la taille des grains apparaît plus complexe parce qu’elle reflète à la fois l’influence de l’apport en poussières de l’Harmattan et des alizés, et la décharge fluviatile.
Les flèches indiquent les minima importants de mode granulométrique des particules pendant le stade isotopique 1, les signes (-) indiquent les échantillons ayant un excès en argile (< 6µm) dont la sédimentation de base est fluviatile (d’après Sarnthein et al., 1981 ; Diester-Haass 1988)
Après un premier maximum de la taille des grains entre 16 000 et 14 000 ans BP, une courte, mais distincte diminution est observée près de 12 500 -12 000 ans BP. Puis après une succession de petites oscillations, un second maximum de la taille des grains est simultanément enregistré autour de 10 800 -10 000 ans BP avant que n’intervienne un minimum au milieu de l’Holocène. Le maximum du poids de poussières près de 12 000 ans BP est expliqué en fonctions des vents de l’Harmattan qui étaient actifs au-dessus de l’Atlantique comme ils le sont aujourd’hui. La première rupture dans la transition du glaciaire vers Holocène pourrait correspondre à la dégradation climatique du Dryas ancien et le second au Dryas récent (Diester-Haass 1988).
Il général observé dans plusieurs sites sahariens (Petit-Maire, 1980) et aussi avec le début du retrait de la forêt sous les latitudes de l’Afrique tropicale. L’étude de Ruddiman (1997) met aussi en évidence une arrivée significative de poussières pendant l’Holocène ancien sur le talus continental de la Mauritanie (carotte/forage V30-49).
Précisions : La communauté scientifique retrace l’histoire de la planète au travers des différentes « ères » géologiques qu’elle a traversées, elles-mêmes divisées en « périodes » qui se subdivisent en « époques » géologiques. L’holocène est le nom de l’époque géologique actuelle. Celle-ci a commencé il y a environ 11 500 ans, moment à partir duquel le climat sur Terre s’est adouci, causant la fonte des énormes calottes glaciaires qui recouvraient alors plus du quart des terres émergées. Le début de l’holocène marque donc aussi la fin de la dernière glaciation, connue sous le nom de Würm (70 000 ans et la fin, vers – 12 000 ans).
L’holocène est également marqué par une rapide et massive vague d’extinction qui a démarré par la disparition de ce que l’on appelle la « mégafaune » : ce sont notamment éteints au début de cette époque géologique les mammouths, les rhinocéros laineux, les lions des cavernes, les tigres à dents de sabre, les ours des cavernes ou encore les castors géants. Les extinctions d’espèces animales et végétales se poursuivent tout au long de la période jusqu’à aujourd’hui, de sorte que l’on parle d’ « extinction de l’holocène » ou de « sixième extinction de masse ».
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