✓Expression de reconnaissance et satisfaction au président de la république pour l’érection de Wompou en Moughataa | Par Dr Issa Coulibaly



Le Conseil des Ministres du mercredi, 08 septembre 2021 fera date dans la mémoire des habitants du Guidimakha et en particulier ceux de Wompou. En effet, l’arrondissement de wompou vient d’être érigé en Moughata.

A cette occasion, en ma qualité de président du Conseil Régional du Guidimakha et ressortissant de Wompou, je ne peux m’empêcher d’exprimer toute ma gratitude au président de la république, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani pour sa clairvoyance et sa capacité à concevoir des politiques de gouvernance pertinentes et inclusives en vue de mieux servir les citoyens.

En procédant à ce nouveau découpage administratif, monsieur le président de la république, vous veniez de satisfaire une veille doléance des populations du Guidimakha longtemps exprimée mais jamais réalisée.

En érigeant wompou en Moughataa, Monsieur le président de la république, vous amenez nos populations à mesurer la portée de vos politiques d’aménagement territorial arrimées à celles de la décentralisation et de déconcentration dans le but de rapprocher les services publics des citoyens.

Grâce à ce reclassement administratif, Wompou entend devenir un pôle de développement socioéconomique et bénéficiera de tous les services publics inhérents à un département pour le grand bonheur de ses habitants.

Les populations laborieuses et patriotes du Guidimakha et de la Moughataa de wompou, monsieur le président de la république vous seront à jamais reconnaissantes pour cet acte qui ouvrira, assurément de nouvelles perspectives de développement et de progrès pour elles, tout en rehaussant leurs chances et capacités d’implication et de participation à la conception et l’élaboration des politiques publiques plus proches de leurs préoccupations.

Dr Issa COUYLIBALY

Président du Conseil Régional du Guidimakha

©️ Crédit source : Post FB du Journaliste Hamet Diabira – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=4385748858186002&id=100002527932421

✓Mauritanie : 6 arrondissements portés au rang de moughata

Le gouvernement mauritanien a approuvé mercredi une décision créant 6 nouvelles moughatas dans le pays, selon les sources de Sahara Medias.

Selon celles-ci il s’agit de N’Tekane, Lexeïba, Adel Begrou, Touil, Wompou et Maal.

Ces nouvelles moughatas qui étaient auparavant des arrondissements portent désormais à 62 le nombre de moughatas dans le pays, réparties entre les 15 wilayas.

©️ Crédit source : https://fr.saharamedias.net/mauritanie-6-arrondissements-portes-au-rang-de-moughata/

✓ Une Grosse perte pour le monde de la culture et des médias en Afrique et en Europe. | Par Le Média NN


Dès le milieu des années 1980, il fait figure de pionnier en prenant part à l’aventure de Tabala FM, première radio africaine établie en France. C’est là qu’il déploie sa passion pour le journalisme essentiellement autour des questions de développement durable.

À partir de 1994, il produit Plein Sud, aujourd’hui encore la plus ancienne émission quotidienne diffusée pour plus de 45 millions d’auditeurs, sur les ondes de Radio France Internationale.
En 1996, en parallèle à ses activités chez RFI, il coproduit Africa Musica, le premier hit-parade des musiques africaines. Cette émission est diffusée sur le réseau des chaînes de télévisions nationales d’une trentaine de pays d’Afrique grâce à CFI (Canal France Internationale).

En 1998, sur MCM Africa, il invente avec Myriam Seurat, le premier talk-show quotidien de la diversité. La même année alors PDG de la société MVG, c’est aux côtés de son ami le célèbre journaliste ivoirien Joseph Andjou, qu’il produit pour Canal+ le film documentaire « Abidjan on dit quoi » autour du thème de l’humour ivoirien.

En 2000, il crée le magazine de presse écrite Afrobiz tiré à 50 000 exemplaires, ainsi que le site associé Afrobiz.com3.

À partir de 2002, et pendant quatre saisons sur TV5Monde, pour l’émission Acoustic, il reçoit sur son plateau les plus grands noms de la musique internationale. Depuis 2010, il anime le journal de la culture musique de la chaine d’information internationale France 24.
Depuis 2014, Amobé Mévégué anime, aux côtés de Lise-Laure Etia et de Christian Eboulé, le magazine mensuel Africanités dédié au continent africain et à tous les Africains qui rayonnent à travers le monde.
Cette émission aborde les grands thèmes de société et la culture au sein de débats avec un invité fil rouge.

Dirigeant de média depuis la création du magazine Afrobiz, il a été à la tête de la chaîne de télévision panafricaine Ubiznews, disponible en Afrique sur le bouquet canal satellite, et en France sur le câble.

©️ Crédit source : La plateforme FB NN – https://www.facebook.com/210978968912133/posts/6389678591042109/

✓Lors de la cérémonie de recueillement sur le cinéaste Mauritanien feu Med Hondo, nous avons eu l’honneur de rencontrer ce journaliste dont la voix m’avait été familière en écoutant RFI il y a quelques années. Lire https://soninkideesjose.wordpress.com/2019/03/05/deces-du-cineaste-med-hondo-a-la-ceremonie-de-recueillement-a-paris/

✓Flash info | En Guinée-Conakry, le président Condé évincé par un putsch militaire !

Ce dimanche 5 septembre 2021 en Afrique de l’ouest, un pays connaît une journée politique et institutionnelle très mouvementée. D’après les premiers éléments d’informations remontés tôt ce matin donnant via différents réseaux sociaux que des tirs d’armes lourdes sont signalés dans la capitale Conakry, notamment autour du quartier où réside le président Alpha Condé. Ainsi cet après-midi des photos et des vidéos circulent montrant l’ex-opposant historique devenu « président clanique » qui a tordu les règles démocratiques pour se maintenir au pouvoir depuis 2010 et des éléments militaires puissamment armés qui le cernent . Selon cet article du figaro.fr https://www.lefigaro.fr/flash-actu/guinee-tirs-nourris-dans-le-centre-de-conakry-des-militaires-dans-les-rues-20210905 , le lieutenant-colonel Mamadi Doumbouya à la tête des forces spéciales serait le principal instigateur de ce coup d’État. Une fin pitoyable de règne d’une figure politique guinéenne qui se voulait éternel sans sagesse ni lucidité en despote semi grabataire de 83 ans d’âge.

✓Les premiers mots diffusés par les meneurs du coup d’État :

KS pour le BLOG

NOUS NE VOUS OUBLIERONS JAMAIS (Par Yaya SY) | Les crimes de l’esclavage par ascendance chez les Soninkés


Le mardi 1ER septembre 2020 quatre militants antiesclavagistes maliens du village de Diandioumme ont été sauvagement agressés, lynchés, assassinés et jetés dans l’eau entre 20H et 22h (voire plus tard).

Il s’agit de :

Mountakha Jarisso

Moussa Cissokho,

Youssouf Cissokho

Hamet Cissokho

GLOIRE, HONNEUR ET RESPECT ETERNELS POUR VOUS !!!
Ils ont été assassinés au seul motif qu’ils ont refusé leur statut d’esclaves éternels dans leur village et de s’être engagés dans l’association Gambanaaxu-Fedde (Association « Tous égaux »). L’objectif de leur combat est de faire disparaître ce fléau des vestiges de l’esclavage dans les régions à majorité soninkophone et par extension dans toute l’Afrique et dans le monde entier.

Aujourd’hui nous nous recueillons devant vos tombes car pour toute l’humanité vous êtes des exemples, des modèles, des symboles et des martyrs.
Vous avez donné vos vies à la liberté, la dignité, l’égalité, le respect de la personne humaine. Vous êtes tombés au champ d’honneur et des millions d’Africains reprendront le flambeau de la liberté.
Par cette première commémoration nous élargirons toujours plus
pacifiquement le cercle de votre cri d’égalité à tous les peuples soninkés, à tous les peuples d’Afrique à tous les peuples du monde, sans haine ni rancune.
Nous vous promettons de vous arracher à l’oubli en expliquant à tous les Soninkés et à tous les hommes, le sens de votre sacrifice ultime. Une bougie éternelle d’amour et d’espoir, désormais éclaire nos cœurs.


REFUSONS comme ces quatre militants de Gambanaxu-Fedde, toute idée de soumission d’un être humain à un autre par l’esclavage et par la force.

© Crédit source : reçu de l’auteur, l’anthropologue Yaya SY depuis les Antilles.

✓Mauritanie | La publication du décret modificatif de la Loi sur la double nationalité.

Le décret de la Loi adoptant la double nationalité en Mauritanie, est publié dans le Journal Officiel paru ce lundi 30 août 2021. Ainsi les citoyens mauritaniens qui prennent une ou d’autres nationalités ne perdent plus la mauritanienne sauf quelques incompatibilités exceptionnelles lire pour plus de précisions https://soninkideesjose.wordpress.com/2021/07/25/un-compromis-a-propos-de-la-nouvelle-disposition-relative-a-la-double-nationalite-par-lo-gourmo/ .

• KS pour le BLOG

✓Mot d’hommage à la mémoire de notre oncle Adama Samba Coulibaly | Décédé le 25 août 2021 à Nouakchott

Les grands Hommes meurent mais leur digne Mémoire reste pour l’éternité.

Sa prise de parole lors d’une réunion régionale Ganbanaaxu à Selibaby (courant 2021)

xx/xx/1963 ~ 25/08/2021

Il s’appelait Adama Samba Coulibaly connu communément Boubou Artoumo. Un géant de 58 ans natif de Dafort dans la région du Guidimagha (Sud mauritanien). Dans la nuit du 25 août 2021 à Nouakchott, il a été rattrapé par l’irréversible rendez-vous (La Mort) qui traque toute vie sur Terre d’une manière ou d’une autre. Responsable de la section Amees Dafort (association mauritanienne pour l’éradication de l’esclavage et ses séquelles), il était un pilier du mouvement anti-esclavagiste soninké Ganbanaaxu Fedde. Mouvement populaire (fondé en 2016) militant pour l’égalité sociale et contre les mentalités féodales et esclavagistes qui relèguent et discriminent les descendants d’esclaves Soninkés. Vaillamment mobilisé dans cet engagement droit-de-lhommiste, il a pris part avec dignité à la défense des droits citoyens et sociaux de la communauté Ganbanaaxu Dafort. Également conseiller municipal depuis septembre 2018, tonton Boubou Artoumo a été injustement emprisonné par 2 fois (49 jours à Selibaby en 2017 et 2 jours en 2020 à Nouakchott). Cela suite à des plaintes fallacieuses et autres bizarreries administratives et judiciaires orchestrées en coulisses par des détracteurs mesquins troublés socialement par la cause anti-esclavagiste au sein de la communauté soninké notamment à Dafort. Ces gens comptaient le faire renoncer en vain, sa résilience et sa détermination ont fait son renom inscrit à jamais dans notre conscience sociale et citoyenne.

• À droite sur cette photo avec 2 membres Ganbanaaxu Dafort et un conseiller municipal peul.

Analphabète, monsieur Coulibaly a su s’imprégner de l’éveil du militant fièrement avec respect par son aura de tribun très conscient de la phase historique des enjeux sociaux en cours. Il a été calomnié et insulté fréquemment par certains haineux déclassés socialement via les réseaux sociaux notamment WhatsApp. En Mars 2019, par diverses intrigues manipulatrices ourdies par l’ancien ordre coutumier, on voulait atteindre son activité professionnelle de boucher avec un embargo causant une séparation avec certains travailleurs bouchers acquis à la domination coutumière du village. Ainsi il était interdit formellement aux acheteurs d’aller chez lui. Il s’était réorganisé avec ses partenaires issus de la communauté Ganbanaaxu, pour poursuivre leurs activités de boucher en servant avec efficacité les familles Ganbanaaxu Dafort. Ce présent témoignage à son sujet revêt une mission obligatoire pour ma conscience, car sa mémoire honorable le mérite amplement.

Avec le député Biram Dah Abeid, président d’IRA-Mauritanie
• En compagnie du doyen Ladji Traoré et d’autres frères militants anti-esclavagistes
Ici au milieu d’autres frères et responsables abolitionnistes

Il croyait à des réformes sociales pour notre communauté où l’esclavage par ascendance est érigé socialement comme marqueur « valorisant » à faire perpétuer. Ainsi le Lion Massassi a accompli sa mission dignement, il est parti Digne et Libre. Il a su dissocier les vraies personnes qui l’adulaient en homme utile collectivement et les fausses personnes qui se servaient jadis de lui occasionnellement pour magnifier l’ordre féodal discriminatoire et trompeur. Sa mémoire sera un nœud indéfectible de notre SERMENT pour plaider les visionnaires objectifs de cet engagement pacifique pour une vie sociale harmonieuse et juste dans SONINKARA. inshâAllah.

✓Paix éternelle à votre Âme, cher oncle. Ameen

~ Par votre neveu et camarade Koundou SOUMARÉ, mes respects.

✓REMISE DES PRIX D’EXCELLENCE JOURNALISTIQUE POUR L’ANNÉE 2021

Sous la supervision de Son Excellence le Ministre de la Culture, de la Jeunesse, des Sports et des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, M. Mokhtar Ould Dahi, a supervisé Aujourd’hui jeudi à Nouakchott,et en présence du ministre de la Santé, M. Sidi Ould Zahaf, la remise des prix du concours d’excellence journalistique pour l’année 2021.


Ces prix ont été remis lors de la cérémonie organisée par la Haute Autorité de la Presse et de l’Audiovisuel (HAPA), aux lauréats du concours de la presse écrite, de l’audiovisuel et des langues nationales.

Dans son discours qu’il a prononcé à cette occasion, le ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, a expliqué que le Fonds National de Soutien à la Presse est un mécanisme financier, mobilisé par le gouvernement afin d’aider les entreprises médiatiques privées à jouer leur rôle comme l’un des leviers les plus importants de l’action démocratique nationale, soulignant que le secteur cherche à mettre en œuvre d’urgence les directives de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouany relatives à la réforme autocentrée du secteur.

Il a déclaré que les média privés ont besoin de plus de technologie et de promotion, et leur seule arme de salut est la professionnalisation. C’est, a-t-il dit, ce à quoi le département s’attelle sans relâche à réaliser, précisant que les textes réglementant les médias seront mis à jour et améliorés, grâce, notamment à des procédures de programmation financière exceptionnelles. C’est ainsi-a-t-il révélé, que les ressources alloués au Fonds d’appui à la presse seront augmentées de façon significative en particulier en direction de la formation.

Le ministre a remercié le Comité du Fonds public de soutien à la presse et la HAPA pour leur choix de la charte et des modalités du concours et pour avoir choisi un thème d’actualité pour le concours: «la pandémie de Corona: ses causes et les moyens de l’empêcher», appréciant l’association des productions journalistiques en langues nationales au concours.

À son tour, le président du Comité du Fonds public de soutien au journalisme privé, M. Mokhtar Ould Mohameden, a expliqué que ce prix vise à cultiver les talents, à améliorer les traitements journalistiques, à motiver les créateurs et à éclairer l’opinion publique.

Il a ajouté que le concours tire son importance cette fois du choix de son sujet (sensibiliser au danger de Covid 19), qui est devenu une priorité et un sujet principal incontournable dans les bulletins d’information et les titres des journaux.

Il a noté que l’une des caractéristiques les plus importantes du concours pour cette année est de récompenser des œuvres médiatiques dans toutes les langues nationales, notant que la distribution de ces prix est considérée, aujourd’hui, comme le couronnement des travaux du Fonds public de soutien au journalisme privé pour l’année 2020-2021.

Il a salué le sérieux et la transparence du jury et du comité chargé de gérer et de distribuer le fonds public de soutien au journalisme privé lors de la présente édition du concours, et apprécié les efforts des institutions médiatiques œuvrant à la consolidation du droit du citoyen à des médias professionnels et diversifiés

AMI

©️ Crédit source : http://adrar-info.net/?p=71420

Birame fait le point de sa tournée dans le Sud et souligne la nécessité du dialogue | Par Bakari Gueye

© Crédit photo Al Akhbar

Le président du mouvement IRA et député au parlement mauritanien, Birame Dah Abeid a tenu ce matin à Nouakchott une conférence de presse dans laquelle il a fait un compte rendu de sa dernière visite dans la vallée (Guidimaka et Gorgol).

Au cours de cette visite il s’est particulièrement intéressé à l’esclavage Soninké mais aussi à la situation peu enviable des populations vulnérables.

Des pratiques esclavagistes bien ancrées

Au Guidimaka où la hiérarchie sociale et les mentalités rétrogrades permettent encore aujourd’hui de maintenir des citoyens en esclavage, la situation est d’autant plus révoltante, s’émeut le leader anti-esclavagiste, qu’elle est cautionnée par les autorités administratives, sécuritaires et judiciaires, estime-t-il.

Le pouvoir des potentats locaux est toujours très important dans ces zones de l’intérieur du pays où l’Etat est quasi absent selon Birame qui a rejeté au passage la politique de feu Moktar Ould Dadah qui avait marginalisé les chefs tribaux dont la présence est en porte-à-faux avec l’Etat et la citoyenneté.

Selon Birame en matière d’esclavage la société maure est plus ouverte que les sociétés soninké et poular où on est esclave à vie, sans aucune perspective d’évoluer et de changer de statut.

Dans les deux premières sociétés, l’esclave ne peut devenir ni Imam de mosquée ni propriétaire terrien.

Et aujourd’hui, au Guidimaka suite au vent de révolte des esclaves ceux-ci subissent un embargo économique et sont soumis à des traitements humiliants et dégradants.

Avant l’organisation du travail s’effectuait comme suit : les esclaves travaillent les terres de leurs maitres le matin et le soir ils travaillent pour leur propre compte. Mais suite à leur volonté de s’émanciper on assiste à l’expropriation de leurs champs. Et Birame de donner l’exemple de ces paysans qui cultivent leurs champs et qui à la veille de la récolte sont déboutés sur une curieuse décision du juge qui est toujours du côté des soi-disant maîtres.

De ce fait, la main d’œuvre agricole soninké n’a plus de quoi vivre. Et ces « esclaves » sont parfois torturés à l’instar de leurs frères du Guidimaka malien. Le dernier cas en date, c’est celui de l’homme de Dafort qui a été cruellement torturé et filmé en toute impunité.

L’administration locale (police, justice) tolère ces graves manquements, s’indigne-t-il.

Au cours de cette visite, le député affirme avoir consacré 48 heures d’affilées pour écouter les témoignages poignants des populations victimes de l’injustice, des personnes qui n’ont rien ni aucun droit.

Et les maîtres font recours à l’administration pour sanctionner les esclaves dit-il et ce au grand dam de l’Etat dont le rôle est la protection des citoyens et de la loi.

Birame est revenu sur ce qu’il considère comme la décennie de tous les dangers et où il avait été diabolisé avec son mouvement et présenté comme un suppôt des européens, des juifs et des américains.

Les accusations d’anti-maures et de potentiel partisan de la guerre civile, les pressions de toutes sortes ne l’ont pas poussé à quitter le pays. J’ai dit-il continué à lutter pour la cause que je défends et pour mes principes.

Il a salué au passage le climat de liberté et d’apaisement qui règne dans le pays et qui lui permet aujourd’hui de mener librement ses activités et de lutter contre l’esclavage au sein de toutes les communautés.

« Ghazouani doit s’attaquer à l’esclavaje dans toutes les communautés »

Maintenant il s’attaque à la lutte contre ce phénomène dans la société soninké et après le Covid promet-il, ce sera au sein de la société poular.

L’esclavage est toujours là, assure Birame qui conseille au président Ghazouani de s’attaquer à ce phénomène au sein de toutes les communautés, d’ouvrer pour l’instauration de l’Etat de droit et jeter un coup d’œil sur ce qui se passe dans la Mauritanie profonde.

Tous ces problèmes devraient être posés au dialogue en vue et solutionnés.

« Aucun recul des libertés »

A ce sujet Birame salue l’ouverture du président Ghazouani. Ceux qui disent qu’il y a un recul des libertés cherchent peut-être qu’on revienne à la case départ, une situation qui les arrange dit-il. Pour lui, on doit éviter la confrontation.

Mais poursuit-il tout n’est pas réglé et beaucoup reste à faire. Et le député de donner des exemples frappants, des situations qu’il a observé de visu au cours de cette tournée.

Une absence de l’Etat

Dans un village du Guidimaka on trouve une école de 6 niveaux et qui ne dispose que d’un seul maître et d’une seule salle de classe. Et dans cette école fantôme créée en 1995, il n’y a jamais eu un admis à l’entrée en 6ème (collège).

Dans un autre villaje il y a une école créée en 1993 mais il n’y a jamais eu l’organisation du concours d’entrée en 6ème.

Les élèves arrêtent leur scolarité dès la 2ème année. C’est paraît-il un modèle dans la région.

Dans un autre village, les populations ne peuvent pas boire l’eau d’une ADP (sondage) construit par l’Etat.

Autre anomalie, cette fois-ci dans le village de Kelinkino situé à quelques encablures de Sélibaby où la mosquée financée par la diaspora avec la bagatelle de 80 millions d’ouguiyas. Pour la famille de maîtres de la localité, l’imam ne peut être issu que de ses rangs.

Les bailleurs disent niet et c’est la bagarre générale et la fermeture de la mosquée.

Des histoires à couper le souffle dans une région où la vie sociale est toujours régie en vertu d’une mentalité et de comportements barbares et moyenâgeux.

Au cours de cette conférence de presse, Birame a répondu aux questions des journalistes qui ont abordé entres autres la récente conférence de presse de l’opposition, la situation des orpailleurs les résultats du bac, les prestations de la SOMELEC, les fonds obtenus durant la dernière présidentielle et l’absence remarqué du député anti-esclavagiste à l’occasion des sessions parlementaires.

Bakari Gueye

©️ Crédit source : https://initiativesnews.com/birame-fait-le-point-de-sa-tournee-dans-le-sud-et-souligne-la-necessite-du-dialogue/

Afghanistan – Si on s’interrogeait…un peu!



L’antenne officielle « affaires étrangères » des talibans répond à Doha au Qatar. Les gens qui veulent fuir l’arrivée du pouvoir taliban comptent rejoindre les pays occidentaux principalement. D’ailleurs les voix humanistes qui s’entendent plus depuis 3 jours pour s’inquiéter de la situation humanitaire, viennent en gros du giron occidental. Pourtant il suffirait aux riches pays pétroliers du golf d’ouvrir leurs portes pour accueillir dignement beaucoup de monde en détresse. Par exemple les Qataris du PSG peuvent se permettre beaucoup de largesses matérielles et financières dans d’autres domaines mais ici… c’est du silence étrangement. Après tout cela, s’il y’a une tromperie criminelle et une exploitation cynique autour de l’élément « Oumma » ou « Islam », il faut observer les comportements de certains pays dits musulmans dans les relations géopolitiques internationales. Ces gens qui fuient vers le giron occidental, ils ne viennent pas se convertir au christianisme ou au libertinage, mais comptent sur l’espoir d’une certaine Humanité à retrouver.

Les images autour de ce cargo US à l’aéroport de Kaboul et les individus qui se sont accrochés et éjectés fatalement dans les airs, font crever les cœurs et les esprits de gens réfléchis.

• KS pour le BLOG