L’Afrique et ses hauts potentiels, Par le mathématicien Mouhamadou F. SY

La disparition de Diary Sow, brillantissime élève en prépa scientifique en France, tient tout un peuple en haleine depuis quelques jours. Tout comme vous, je ne suis pas en mesure d’y remédier, ni de donner des informations qui puissent au moins fixer les esprits à défaut de les soulager. Et ce n’est pas par manque de volonté ! À vrai dire, je suis tout autant, si ce n’est plus, que vous dans l’ignorance du contexte réel de cette disparition. Je n’ai pas la moindre idée de la nature de cette disparition ; est-elle d’origine criminelle ? Est-ce la volonté de l’étudiante ? Ce que je sais, au-delà de l’inquiétude que cette disparition suscite en nous, c’est qu’il y a un problème qui reste réel quelque soit ce qu’il est en train de se passer dans le cas inquiétant de Diary : c’est la problématique de la gestion africaine de ses hauts potentiels. J’ai décidé d’écrire sur ce sujet trop peu investigué après avoir passé des jours à chercher ce que je peux faire d’utile sur cette affaire. Contacter la famille et leur présenter mon soutien, oui, surement ! Mais quoi d’autre ? Et vu que je ne peux pas pénétrer la police française, ni distribuer des tracts à partir de l’Amérique, je vais tenter d’être utile autrement ; une utilité qui pourrait parler à Diary car elle est certainement concernée par le sujet, mais qui peut aussi améliorer la vie de toute une catégorie de personnes, de leurs familles et, in fine, de la société.
Souvent on décrit le haut potentiel (HP) par quelques signes et traits par lesquels on aime l’identifier, signes et traits, beaucoup de fois, vaporeux pour ne constituer en fin de compte qu’une identité vague à marquer une espèce bizarroïde qui se décale de la norme. On passe ainsi sous silence le monde intérieur qui fait émerger ces caractères qu’on a pu détecter chez le HP, ce monde qui est la base du tout, ce monde rapide et intense qui bouillonne sans arrêt. Un monde tentaculaire qui, sans en avoir la décision, s’intéresse à tout ! À absolument tout ! Au moindre détail de logique, à la structure, à l’agencement, aux perturbations. Pour un HP, il ne s’agit pas que de noter les effets occasionnés par un évènement, il s’agit surtout de s’engager, sans en recevoir l’ordre ni la demande, et de façon systématique, dans la généalogie des causes, jusqu’à en être submergé par les différentes directions qui se sont accumulées par superpositions successives à la façon d’un arbre multi-dimensionnel, et que le phénomène suivant se déclenche. Tout cela se passe, le plus souvent, sans le moindre mot externalisé ; ces petits voyages de curiosité sont consignés dans le registre des souvenirs dont les plus chanceux sortiront lors d’une conversation paisible sous forme de remarques. Ce qui caractérise ce mode d’interaction avec son environnement c’est son aspect permanent et non motivé. Quand un HP n’a pas un phénomène à se mettre sous la dent de la cognition, le temps s’arrête pour lui ; il entre alors en état de besoin extrême. Pour faire simple, un HP est un peu un rongeur cognitif, il lui faut sa noix ! S’il n’y a pas une proposition externe à sa demande interne intense, il lui incombe de l’inventer pour éviter de sombrer par explosion émotionnelle ! Voilà ce qui explique sa tendance à être d’une créativité remarquable et multidisciplinaire. La créativité du HP est moins guidée par une ambition donnée que par la nécessité de combler le vide infernalement ennuyeux que présente un environnement peu satisfaisant.
Ce tableau que j’ai dressé n’est qu’un croquis préliminaire qui contient un petit aperçu interne du HP, bien qu’incomplet. Ce sujet est délicat, le fait même d’en parler soulève des questions diverses en rapport avec les manières en vigueur dans la société à laquelle le texte est destiné. Ce qui explique le semblant de « tabou » intellectuel autour de la question.
Notre société comporte des freins à l’endroit de cette catégorie de personnes. Les moules sociales dans lesquelles la société veut introduire ses individus ne sont pas assez flexibles pour le mode HP. Il faut le plus souvent que ce dernier se résigne à se faire castrer de tout ce qui dépasse pour trouver une place, s’il ne veut pas se faire broyer ou éjecter. Il peut aussi ruser et combiner les trois options pour répartir le choc, mais de façon provisoire ! Je vous passe les détails sur les réflexions et les reproches pointant les différences d’intérêt qui se mettent en place dès l’enfance. Encore une fois, le problème est que le haut potentiel présente une différence intellectuelle importante dont on n’aperçoit que les manifestations, donc là où on le traite, sans en être conscient, sur la base de cette différence, en même temps il est, lui, en train d’appliquer cette même différence pour s’interroger sur les causes de ce traitement, systématiquement. Et cela le marque.
Le haut potentiel africain qui arrive en France dans le cadre des études peut se retrouver face à un problème de nature nouvelle pour lui. Il est pris entre le marteau de la différence d’intérêts prononcée avec sa société d’origine et l’enclume de la non-conformité avec l’image toute faite que l’essentiel de la société d’accueil s’est construit à son égard des suites d’évènements historiques qu’il n’est besoin d’exposer. Il est ainsi mal-pensé d’un côté et mal-imaginé de l’autre. Quelles que soient les appréciations qu’il reçoit dans le cadre de ses études, il n’en est pas autant guéri des attaques sociales reçues qui se mesurent proportionnellement à ses interactions avec ses divers entourages. Il lui est alors urgent de se construire un abri, une carapace, pour se protéger. Cet abri peut requérir divers matériaux ; mais l’isolement semble être un ingrédient naturel qui s’utilise d’une façon ou d’une autre et à un certain degré selon le sujet.
Il n’est pas besoin de s’attarder sur le rapport pour le moins ambigu que le HP africain dans un pays comme la France peut avoir avec une partie de ses camarades de classe et parfois même de l’équipe professorale ; ni sur le comment, d’un autre côté, les nombreuses possibilités présentes dans un tel milieu peuvent le propulser. Mais nous pouvons quand même sensibiliser la société africaine sur ce problème. Cette catégorie de personnes, appelées sous divers noms : surdouées, hauts potentiels …, a besoin d’une place dans la société. Elle a aussi besoin du soutien de la société quand elle fait face aux nombreuses difficultés de l’extérieur. Le moins que la société peut faire c’est de laisser le HP exprimer sa différence cognitive sans le réprimer ou chercher à le décourager. Car de par leur différence, ce sont des gens qui exploitent des possibles non encore envisagés et qui, parfois, permettent à la société d’avancer.
Puisse ceci participer à faire avancer les mentalités en ce qui concerne le rapport entre notre société et ses hauts potentiels de façon générale, à défaut de faire revenir Diary à qui je souhaite d’être retrouvée saine et sauve pour continuer dans sa lancée pleine d’espoir quant à l’avenir de notre société.


Mouhamadou F. SY
(11 janvier 2021)

©️ Crédit source: Post FB de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=736218170635773&id=100027427912973

L’Assemblée nationale adopte le projet de loi régissant les associations, fondations et réseaux (AMI)

L’Assemblée nationale a adopté, au cours de sa plénière tenue lundi sous la présidence de M. Cheikh Ould Baya, son président, le projet de loi régissant les associations, fondations et réseaux.

Le gouvernement était représenté à cette séance par Dr Mohamed Salem Ould Merzoug, ministre de l’intérieur et de la décentralisation, entouré de certains de ses collaborateurs.

Le projet de loi comporte 72 articles qui définissent l’association, les règles gouvernant sa création, ses engagements, et les cas éventuels de suspension de ses activités et de sa dissolution.

Le ministre a commencé son exposé par préciser que mouvement associatif, qui connait un grand essor constitue un levier important pour la mise en œuvre des politiques de développement, de promotion et d’ancrage de la démocratie.

Cependant, dit-il, le cadre juridique qui le régit ne reflète pas cette situation. L’approche participative et l’implication de la société civile dans le renforcement de l’État de droit, nécessitent la mise en place d’un cadre juridique adéquat.

Aussi, le présent projet de loi qui abroge et remplace la loi 64.098 du 9 juin 1964 relative aux associations ainsi que ses textes modificatifs, est élaboré conformément à l’esprit de la Constitution du 20 juillet 1991 modifiée.

Il a insisté sur le fait que ce cadre exprime une nouvelle vision conforme à notre dispositif constitutionnel en termes de liberté d’association et d’organisation pour un mouvement associatif acteur et partenaire du développement national, passant en revue les principales innovations du nouveau texte à savoir :

l’introduction du système déclaratif en lieu et place de l’autorisation préalable ; le renforcement du contrôle ; les voies de recours en cas d’abus de pouvoir ; l’introduction d’une réglementation complète sur les régimes de nullité, de suspension et de dissolution des associations ;

Autre innovation, l’introduction de dispositions permettant aux associations de bénéficier, sous conditions, de fonds et d’appuis techniques publics, privés et étrangers; les associations signataires d’accord– cadre et d’accord de siège avec l’État.

Dr Mohamed Salem Ould Merzouge a indiqué, en outre, que le présent projet de loi institue un système de suivi, de contrôle et d’évaluation qui est assuré par les départements ministériels et institutions suivants :

-le ministère de l’intérieur est chargé de l’administration du régime des déclarations et du suivi de l’ordre public;

-le département en charge de la société civile est chargé du suivi du mouvement associatif conformément à la réglementation en vigueur ;

-les tribunaux compétents assurent le contrôle juridictionnel.

Le texte, conclue le ministre, précise également les modalités de regroupement des associations dans le cadre de réseaux et de plate- formes. Il en est de même pour les fondations, amicales, associations reconnues d’utilité publique et associations étrangères.

Le ministre a fait remarquer qu’une concertation élargie a été lancée sur ce texte avec les personnes ressources concernées, les organisations de la société civile et des spécialistes du droit public et du droit humanitaire et ce, tout au long du processus de son élaboration. Cette concertation s’est achevée par l’organisation, par le commissariat aux droits de l’Homme en collaboration avec le ministère de l’intérieur et de la décentralisation, d’un atelier sur les mécanismes de son élaboration.

Les députés ont, dans leurs interventions, soulevé les points suivants :

•La possibilité pour le gouvernement de retirer le projet en vue de l’améliorer et d’approfondir la concertation à son sujet avec les acteurs du champ associatif afin de l’adapter aux exigences d’une société civile opérant dans un Etat démocratique ;

•La problématique des conditions et exigences en matière d’organisation requises par le texte et la dichotomie entre ceux qui y voient un excès préjudiciable vidant la loi de sa substance et ceux, au contraire, qui estiment qu’elle encourage les véritables associations qui travaillent avec sérieux et un mécanisme approprié pour empêcher de noyer l’action associative.

•L’éventualité de voir certains concepts et expressions trop vagues (les coutumes, la haine, la menace de l’ordre public, etc.) interprétées de manière à restreindre la liberté d’action des organisations de la société civile ;

•La nécessité de veiller à professionnaliser davantage l’action associative et à l’éloigner de la politique et faire en sorte de ne pas faire lier les procédures d’application du présent projet de loi aux textes réglementaires de manière à porter atteinte à la marge de liberté dont disposent les associations.

L’Assemblée nationale a adopté également les amendements apportés par la commission de la justice, de l’intérieur et de la défense sur les articles 2, 9, 10, 23, et 30 du projet de loi et visant dans l’ensemble à préciser davantage le contenu de ces dispositions.

©️ Crédit source: http://fr.ami.mr/Depeche-56592.html (AMI)

L’intervention de la députée Coumba Dada Kane à l’adresse de l’assemblée nationale.

Bismillah rahmaani rahiim

Monsieur le Président de l’Assemblée nationale

Honorables collègues députés

Avant de voter ce projet de loi nous devons revoir certaines dispositions.

Le projet de loi 20-032 sur les Associations, les Fondations et les Réseaux pour remplacer la très restrictive législation actuelle que le conseil des ministres a transmis au parlement le 19 septembre 2020 doit permettre de passer d’un régime de délivrance très stricte des autorisations à un système de notification, cependant la restriction injustifiée des domaines d’activité et le pouvoir donné au ministre de l’Intérieur de suspendre temporairement, et sans préavis, les associations doivent être amendés pour garantir un environnement serein pour la société civile.

Le projet de Loi 20-032 doit permettre aux mauritaniens de fonder des associations sans aucune difficulté.

Certes, il y a des progrès notables car le projet de Loi 20-032 rend les associations éligibles pour recevoir des financements, y compris de la part de donateurs étrangers et prévoit un droit de recours en cas de décisions administratives défavorables, néanmoins certaines dispositions (qui exclut les associations de moins de cinq personnes et les organisations avec un mandat non permanent…) doivent être supprimées car elles ne correspondent pas aux normes internationales qui définissent les associations comme : « Tout groupe d’individus ou toute entité juridique constitués pour exprimer, promouvoir, poursuivre et défendre collectivement des intérêts communs »

Aussi, dans certaines dispositions nous notons des concepts vagues et imprécis qui pourraient être instrumentalisés pour justifier le refus d’accréditer des associations, des fondations ou des réseaux.

Pendant des décennies la loi N°64.098 relative aux associations a privé des citoyens d’un droit élémentaire, il est temps de se conformer aux normes internationales telles que : le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), que la Mauritanie a ratifié en 2004, et qui garantit le droit d’association pacifique. L’article 22 du (PIDCP) stipule qu’aucune restriction ne peut être imposée à l’exercice de ce droit autre que celles prévues par la loi et qui sont nécessaires dans une société démocratique…

Et l’article 10 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples stipule en outre que «Toute personne a le droit de constituer librement des associations avec d’autres sous réserve de se conformer aux règles édictées par la loi…»

Aussi, en vertu de la législation actuelle, les tribunaux peuvent imposer des peines de prison de un à trois ans à quiconque continue de diriger une organisation non autorisée, et de six mois à un an à quiconque participe au fonctionnement d’une organisation non autorisée.

Le projet de Loi 20-032 à l’étude ne spécifie pas les peines d’emprisonnement comme l’actuelle législation mais stipule que les fondateurs, représentants ou dirigeants d’associations peuvent être exposés à des poursuites s’ils ne déclarent pas leur groupe… plus de clarté est nécessaire sur ce point.
Si nous voulons un réel changement, nous devons avoir la volonté et le courage de voter une loi sans ambiguïté ni concept vague qui pourrait être utilisé par les pouvoirs en place pour empêcher des citoyens de jouir de leurs droits…

Je vous remercie.

Madame Coumba Dada Kane.
Vice-présidente IRA -Mauritanie.
Députée à l’Assemblée Nationale.

©️ Crédit source: Réseaux IRA-MAURITANIE

L’adresse prévue du député Biram Dah Abeid à l’assemblée nationale ce jour 11/01/2021

Ayant raté son inscription sur la liste des députés à intervenir en plénière dans le débat concernant le système déclaratif et la loi sur les associations, le député Biram Dah Abeid, partage la teneur de sa communication avec l’opinion publique :


Biram Dah Abeid, député;
Allocution prévue le 11 janvier 2021 en séance plénière, session de l’Assemblée nationale, Nouakchott

  1. La démocratie, dans notre pays, pâtit d’une amputation, à la naissance. Elle se privait d’un pilier juridique et constitutionnel, en l’occurrence, la liberté de s’organiser et de se réunir. Le récépissé préalable permettait, au pouvoir exécutif, de sélectionner, au faciès, les partis et Ongs à interdire. Ainsi, pouvait-il pénaliser et réprimer toutes leurs activités, souvent malgré la justesse du combat et sa popularité.
  2. Or, Chaque élection, démontre l’écart grandissant entre les règles d’un dispositif de préférence idéologique, culturelle et linguistique et, à contrario, la réalité de la mobilisation et du vote. Cet honorable parlement, où nous voici tous rassemblés, est notamment le produit et le reflet de siècles d’oppression puis de marginalisation des noirs en Mauritanie, sinon, il en compterait beaucoup plus, aujourd’hui.
  3. En adoptant le nouveau texte qui consacre le système déclaratif des associations, vous faites tomber un obstacle, de taille, à l’équité et aux idéaux égalitaires de la république. Je dois le reconnaître, une telle audace témoigne en votre honneur mais reste incomplète tant que persistent les discriminations à l’autorisation des partis politiques. Dans ce domaine, il nous appartient de légiférer, sans retard, en 2021, afin d’étendre le champ d’application du droit que nous voulons entériner au nom du vivre ensemble. L’étape suivante consiste, avant le futur renouvellement des sièges de députés, à défaire le découpage électoral, en vue de rétablir les circonscriptions législatives, selon le nombre d’habitants, point d’après la taille du territoire ou la continuité du peuplement tribal.
  4. Ainsi, l’on pourrait dire que l’Assemblée nationale de la Mauritanie, représente la souveraineté des citoyens parce qu’elle en traduirait la diversité.
    Etes-vous prêts à permettre le franchissement irréversible de cette ligne ? Ce à quoi vous invite l’adoption du présent projet de loi n’est que l’acte premier d’une révolution, en chaîne. Je m’adresse, ici, aux élus de la Majorité : votre chef, le Président de la république, souhaite de tels changements et l’a exprimé mainte fois. Grace à vos voix, nous serons heureux de pouvoir annoncer, un jour, autour de nous : le modèle de mourgueibeu (longueur d’avance) ethnique est révolu! Pour décider au nom de la majorité, seuls comptent, désormais, la faculté de convaincre et le nombre des suffrages !

©️ Crédit source: Réseaux IRA-MAURITANIE/RAG

Droits Humains | COMMUNIQUÉ DE PRESSE ET CONFÉRENCE DE PRESSE DE WARABA AFRIQUE

Le 12 Janvier 2021 à 14 heures

A la Salle Espace ELMadine

16 , Avenue Paul ELUARD BOBIGNY

Métro ligne 5 Terminus Bobigny

Paris, le 6 Janvier 2021

L’ONG Waraba Afrique est sensible au sort des milliers d’africains et africaines dont la survie est un défi quotidien pour tenter de s’affranchir des graves crimes commis à leur encontre. Notre Organisation Panafricaine a saisi l’Union Africaine d’une requête pour demander à celle-ci à s’impliquer davantage dans des initiatives urgentes pour éradiquer l’esclavage en Afrique et mettre fin à d’autres formes d’atrocités commis sur notre continent.

Malgré les engagements pris par la communauté internationale au lendemain du second conflit mondial , la déclaration Universelle des Droits de l’Homme et la ratification de tous les Etats des obligations internationales sur la protection des Droits de tous les migrants qui interdisent la traite humaine, toutes formes d’asservissement et la torture , des peuples d’Afrique subissent encore l’esclavage tandis que d’autres , notamment des jeunes ,en situation de pauvreté extrême, donc vulnérables, victimes des formes contemporaines d’asservissement , sont contraints de fuir des
situations humainement insoutenables.

Ces faits criminels, par leur atrocité et leur persistance sont les preuves de l’échec de l’humanité qui n’a pas tiré les leçons des atrocités de l’histoire Des envoyés spéciaux des Nations Unies avaient constaté et fait état dans leur rapport de 1996 d’« une augmentation effrayante de l’esclavage, du commerce des Esclaves et du travail forcé en Afrique ».
L’actualité continue à relater des refoulements massifs et des violences « des personnes laissées à la dérive en pleine mer pendant une longue période souvent sur des canots surchargés « et qu’en 2020, la presse internationale fait état des refoulements, décidés par un pays africain, des milliers d’émigrants et demandeurs d’asiles vers le Niger lors des rafles en séries de personnes de plusieurs nationalités pour la plupart des africains subsahariens ».

Il y a urgence à ce que l’Union Africaine inscrive ce fléau à l’ordre du jour car le soutien affiché aux dictatures va incontestablement inciter un grand nombre des personnes, notamment des jeunes, à emprunter les chemins périlleux et dangereux de l’exil. Le phénomène des migrants et l’esclavage sont nos défis immédiats.

En prévision et pour faire face à ce fléau, les politiques migratoires des pays européens, à l’instar du projet du nouveau Pacte Européen pour la Migration et l’asile, a pour objet d’empêcher les migrants du sud d’accéder au territoire europée

Quant à la gouvernance Africaine des migrations africaines, elle se traduit par l’intolérable indifférence de nos Etats au traitement inhumain des africains sur le territoire africain et à la tolérance à la traite humaine.

C’est pourquoi, l’ONG Waraba Afrique fait appel à l’Union Africaine à engager immédiatement des actions pour contraindre les Etats membres à se conformer à leurs engagements internationaux en éradiquant l’esclavage et toutes formes d’asservissement sur le continent africain.

L’ONG Panafricaine Waraba Afrique assume sa part de responsabilité en engageant des actions de sensibilisation et aussi des poursuites judiciaires contre les auteurs de ces crimes .

La responsabilité de l’Union Africaine est importante et historique en ce sens qu’elle doit contraindre les Etats membres à s’acquitter de leurs obligations internationales en vertu de la charte des Nations unies, de la charte de l’Union Africaine , des conventions internationales contre la criminalité organisée , le protocole contre la traite des personnes, parmi elles les migrants et sur les conventions sur la protection des droits des migrants qui interdisent les expulsions collectives.

● Pour l’ONG WARABA D’AFRIQUE,
Me Saïd LARIFOU, Président
ONG WARABA d’Afrique

Siège social : 10, rue de PENTHIEVRE 75008 PARIS


Email: warabadafrik@gmail.com

Tél.: +33 7 58 24 59 02 – WhatsApp: +33 6 51 45 80 90

Mauritanie | Le ministère des Affaires islamiques annonce la levée de la suspension de la prière du vendredi

AMI – Le ministère des Affaires islamiques et de l’Éducation a annoncé, dans un communiqué publié aujourd’hui, mercredi, a levé la suspension de la prière du vendredi et des autres prières faites à la mosquée sous réserve des conditions et règles fixées par l’Association des Ulémas de Mauritanie.

Voici le texte de ce communiqué :

« Sur la base des résultats de la réunion consultative du Conseil des Ulémas mauritaniens en date du: 20 Jumada El Awal 1442 AH correspondant au 04/01/2021 au siège de la Conseil concernant la possibilité de la tenue de la prière du vendredi et en groupe à la mosquée dans les conditions sanitaires actuelles, (…) et étant donné que l’honorable institution a conclu que la tenue de ces prières est possible pour peu que l’on respecte les conditions suivantes :

– L’enlèvement des tapis des mosquées ;

– L’engagement à désinfecter chaque mosquée ;

– L’usage par les fidèles des maques ;

– Le respect de la distanciation requise au plan sanitaire ;

– L’allègement de la « Khoutba » (sermon du vendredi) ;

– L’absence des personnes (cas particuliers : les individus âgés, et ceux atteint de maladies chroniques) ;

– L’engagement d’une commission faisant partie de la « Jamaaa » de la Moquée présidée par l’Imam d’appliquer ces mesures sanitaires ;

Le ministère des affaires islamiques et de l’enseignement originel déclare lever la suspension de la prière en commun dans les mosquées et de celle du vendredi conformément aux conditions et règles contenus dans la lettre de l’Association des Ulémas de Mauritanie sur la question.

©️ Crédit source: https://cridem.org/C_Info.php?article=744339

Joyeux Nouvel an 2021 | Par votre BLOG

À l’entame de cette nouvelle année 2021, l’équipe animatrice de votre BLOG SONINKIDÉES – J’OSE vous souhaite une heureuse année. Qu’elle soit une année pleine de santé, de réussite et de paix dans votre entourage familial, professionnel et relationnel.

Nous exprimons notre reconnaissance aux auteurs et sources médiatiques (sites internet) des différentes contributions intellectuelles et d’informations qui nous ont été envoyées ou mises à disposition pour publication.

Un grand MERCI à nos visiteurs de par le monde entier. Vous êtes plus de 235 300 à avoir consulté régulièrement ou occasionnellement nos différentes publications depuis Avril 2015 (Date de notre migration sur la plateforme WordPress). Nous comptons tenir avec nos modestes moyens matériels et intellectuels, cette voi(x)e participative d’éveil citoyen et d’information militante.

L’ÉVEIL S’AFFINE In’cha Allah

KS pour le BLOG

○ Contact : coundou8@yahoo.fr

Mauritanie | le premier ministre préside une réunion du comité ministériel chargé des droits de l’homme

Le comité ministériel chargé des droits de l’homme a tenu une réunion, aujourd’hui lundi, sous la présidence du Premier ministre M. Mohamed Bilal Messaoud.
Au cours de la réunion, le commissaire aux droits de l’homme, à l’action humanitaire et aux relations avec la société civile, M. Mohamed El Hacene Ould Boukhreiss, a présenté au comité un rapport détaillé sur l’avancement de la mise en application des traités et engagements internationaux signés par la Mauritanie, des mesures qui ont été effectivement prises et celles qui doivent être prises pour compléter le l’arsenal nécessaire pour assurer le respect des droits des individus, en particulier, les enfants et les femmes, pour les protéger contre l’exploitation et le travail forcé; ainsi que le soutien aux tribunaux spécialisés dans les affaires d’esclavage, par le renforcement de leurs capacités humaines et la spécialisation de leurs membres.
Le comité a félicité la commission pour le travail qu’elle a accompli au cours de l’année écoulée, en vue d’assurer la mise à jour des textes, l’application des traités et le suivi des rapports périodiques afin qu’ils restent cohérents avec les engagements pris dans ce domaine, étant donné que près de 96% de ces traités ont été mis en application et que le plan national de lutte contre le travail forcé a été mis en route.

#Mauritanie
#Actuvision

©️ Crédit source: Page FB Vision – https://www.facebook.com/207091683265307/posts/724820721492398/

Contribution française à la riposte sanitaire et socio-économique mauritanienne à la pandémie de la COVID-19

Ambassade de France – La France a apporté sa contribution aux mesures économiques, sociales et sanitaires prises par les autorités mauritaniennes pour faire face à la pandémie de la COVID-19 :

1. Contribution au Plan National Multisectoriel de Riposte

En mars 2020, le président Ghazouani a présenté un plan d’urgence comportant une série de mesures sociales d’un montant total de 65 millions d’euros. La France s’est mobilisée pour accompagner la Mauritanie dans la mise en œuvre de ces mesures.

L’Agence Française de Développement (AFD) a mobilisé dans un premier temps une enveloppe de 2,5 millions d’euros en don, pour soutenir très rapidement les actions d’urgence et les actions structurantes du ministère mauritanien de la Santé.

Cette enveloppe est destinée à soutenir le pays dans sa gestion de l’épidémie à travers d’une part le renforcement des capacités de surveillance épidémiologique, de diagnostic et d’examens virologiques et de prise en charge des patients, et d’autre part à travers l’acquisition d’équipements et de matériel médical. L’ensemble des marchés sont en cours d’exécution.

2. Financements visant à atténuer l’impact économique et social de la pandémie

Un financement additionnel d’un montant de 10 millions d’euros a été accordé à l’Agence Taazour. Cette aide répartie en deux volets permettra d’ici à la fin de l’année 2020 de mettre en place un dispositif de filets sociaux et de transferts monétaires destiné à compenser l’absence de revenus d’un grand nombre de mauritaniens (210.000 ménages bénéficiaires).

Par ailleurs, à la demande des autorités, les activités du projet PECOBAT ont été adaptées pour se porter sur la formation de jeunes dans la fabrication de masques en tissus et de dispositifs de lavage des mains à Nouakchott. A ce jour, 50.000 masques et une soixantaine de dispositifs de lavage de main ont été produits localement par les 50 jeunes ayant bénéficié de formations en couture et en soudure à Nouakchott.

3. Suspension du service de la dette

Dans le cadre de l’initiative du G20 approuvée par le Club de Paris et à la demande du gouvernement mauritanien à tous ses créanciers, la Mauritanie a signé avec le club de Paris un accord portant suspension du service de la dette pour la période allant de mai 2020 à décembre 2020. Pour la France, l’accord bilatéral signé le 11 décembre 2020 porte sur un montant de 5,3 millions d’euros.

4. Accès aux vaccins

La France et l’Union européenne soutiennent politiquement et financièrement une initiative multilatérale, la facilité Covax, sous l’égide de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui vise à garantir l’accès équitable dans tous les pays en 2021 à une quantité de vaccins couvrant au maximum 20 % de leur population, comme recommandé par l’OMS. La Mauritanie sera éligible à ce programme. Il est encore trop tôt pour donner une information fiable plus complète à ce sujet.

©️ Crédit source: http://www.cridem.org/C_Info.php?article=743863

Mauritanie – Covid-19 | Pour renforcer l’effort de prévention, la Présidence de la République annonce de nouvelles mesures

La présidence de la République a annoncé dans un communiqué rendu public aujourd’hui (dimanche) qu’un certain nombre de nouvelles mesures seront prises pour renforcer l’effort de prévention et de précaution contre la pandémie Covid-19.

Voici le texte de ce communiqué :

« La Présidence de la République annonce qu’au vu de la propagation rapide de Covid 19 et de l’augmentation alarmante du nombre d’infections et de décès qui en résultent et en appui à l’effort général de prévention et de précaution, qui est de loin notre arme la plus puissante face à la pandémie, les mesures suivantes ont été décidées:

1 -Couvre-feu de six heures du soir à six heures du matin sur tout le territoire national, à partir d’aujourd’hui, dimanche 13 décembre 2020.

2– Fin de l’horaire de travail dans les départements et bureaux à quatre heures l’après- midi ;

3 – L’application stricte des procédures prévues pour le transport des personnes dont le nombre maximum est consigné dans les cartes grises pour les voitures en général et les véhicules de transport en particulier, et l’obligation du port de masques aux voyageurs.U

Le ministère de l’Orientation islamique annoncera, après avoir consulté les associations des Ulémas et des Imams, ce qui sera décidé concernant la prière du vendredi.

En outre, toutes les mesures d’accompagnement que pourrait nécessiter l’évolution de la situation seront prises et annoncées consécutivement.

©️ Crédit source: https://fr.ami.mr/Depeche-56291.html ami.mr/fr