Mauritanie/Éducation | Les Langues Nationales à L’ENAJM : Au-delà du symbolisme

ENAJM Mauritanie – Après le fiasco des années 80 du processus d’introduction des Langues Nationales dans notre système éducatif, notre pays repart pour un nouveau rendez-vous avec l’histoire, marquant ainsi un tournant décisif dans notre enseignement.

L’Ecole Nationale d’Administration, de Journalisme et de Magistrature vient de franchir un pas en mettant en place une unité d’enseignement des Langues Nationales que sont le Pular, le Soninké et le Wolof au profit des élèves magistrats et administrateurs qui auront la lourde tâche de devenir, au terme de leur formation,, des éléments de notre appareil judiciaire et administratif.

Afin de mettre en place cette unité d’enseignement des langues nationales, l’Institution n’a pas lésiné sur les moyens.

En effet, et à titre symbolique, une cérémonie de démarrage a été organisée dans la journée du 13 octobre avec la participation des ministres de la Justice, de l’Intérieur et de la Fonction Publique, du Président du Conseil d’Administration, du Directeur Général, des Chefs de Départements, des Professeurs ainsi que d’autres personnalités importantes. L’évènement a bénéficié d’une large couverture médiatique.

Une séquence du cours inaugural en Pulaar auquel toutes les personnalités précitées ont pris part a été l’expression d’une ferme volonté des pouvoirs publics d’introduire et de développer l’apprentissage des Langues Nationales à l’ENAJM.

L’objectif à terme est de rapprocher les administrateurs et le corps juridique des populations locales afin de garantir une meilleure proximité et prise en charge des préoccupations, rendant ainsi le service public plus accessible et plus facile à accomplir et permettant une meilleure compréhension entre administrateurs et administrés.

Il en va de même de l’affermissement de la souveraineté des pouvoirs locaux dans l’exercice de leur fonction de service public, judiciaire ou régalienne.

Il est clair que la territorialisation de l’action publique, la gestion de proximité sont des outils aujourd’hui privilégiés de l’administration locale. Ce réaménagement linguistique au sein de l’Ecole Nationale va contribuer à la coexistence et à l’épanouissement de toutes les langues en usage dans notre pays car chacune d’elle a le droit de vivre, de prospérer pour donner une valeur ajoutée à l’interculturel et au plurilinguisme dans le dessein de garantir une meilleure cohésion sociale et le renforcement de l’unité nationale. Il est indéniable que le développement d’un pays est intrinsèquement lié à celui des langues nationales.

C’est pourquoi, l’apprentissage de celles-ci doit être constamment évalué et capitalisé pour donner un nouveau souffle au développement socioéconomique. L’appropriation des langues nationales est gage d’un meilleur ancrage des juges et des administrateurs dans l’environnement socioculturel des circonscriptions au sein desquelles ils exercent et permet une amélioration dans le traitement des dossiers qu’ils ont la responsabilité de diligenter.

Il n’est pas superflu de rappeler que pour arriver à cette journée de démarrage des cours en Langues Nationales, des réunions ont été organisées entre le Directeur Général et les différents Départements concernés dont le Centre d’Enseignement des Langues qui a joué sa partition, notamment concernant les aspects didactiques et pédagogiques.

A cet effet, une commission a été créée pour travailler à la préparation matérielle, didactique et pédagogique et ce, à l’image de ce qui se fait en termes de méthodes, d’approches et de techniques d’animation dans l’enseignement/apprentissage des autres langues telles que l’arabe, le français, l’espagnol, l’anglais.

Source : ENAJM

Service Recherche, Etudes Administratives et Documentation

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Flash | Sport – Football : le match amical Sénégal/Mauritanie annulé.

Le match match amical devant opposer l’équipe nationale mauritanienne Les Mourabitounes aux Lions du Sénégal à Thiès ce mardi 13 octobre, a été annulé selon un communiqué de la FFRIM sur sa page Facebook. Le motif de cet ajournement est lié aux cas positifs à la Covid-19 détectés parmi la délégation mauritanienne. Une situation sanitaire qui bouscule un rendez-vous sportif très attendu entre voisins mais donne un certain aperçu sur la gestion sanitaire plus ou moins aléatoire ou confuse sur la circulation du virus en Mauritanie. Ceci suscite plusieurs questions; Qui sont positifs et depuis quand ?

Étaient-ils en contact avec qui et où depuis quelques jours ? Et d’autres questions…

Il y a quelques jours (9/10/20) la Mauritanie accueillait victorieusement l’équipe du Sierra Leone à Nouakchott avec une victoire 2 – 1.

L’organe médical autour de l’équipe doit s’expliquer pour édifier l’opinion publique.

Ci-après l’élément média de la FFRIM via sa Page Facebook :

« FFRIM Communiqué officiel

La FFRIM informe de l’annulation officielle du match amical qui devait opposer le Sénégal à la Mauritanie, ce mardi 13 octobre au stade Lat Dior de Thiès, suite à l’apparition de plusieurs cas positif à la COVID-19 parmi les joueurs et le staff des Mourabitounes.

La FFRIM assure à l’opinion publique que les cas testés positifs se portent bien et ne présentent aucun symptôme. »

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RECENSEMENT BIOMÉTRIQUE : BIRAM TIRE LA SONNETTE D’ALARME



Le recensement biométrique et les problèmes qui y sont inhérents empêchent des milliers de mauritaniens d’acquérir leurs papiers d’état civil. Tel est le thème de la conférence de presse animée ce lundi matin à Nouakchott par Birame Dah Abeid, député au parlement et président du mouvement IRA.

D’emblée Birame a évoqué le cas de cette pauvre femme malade et sans ressources venue de Adel Begrou pour se soigner à Nouakchott. Et faute de carte d’identité, elle devait payer 25000 ouguiyas chaque jour pour couvrir les frais médicaux.

Il a par la suite évoqué le forfait obstétrical qui permet aux femmes enceintes d’être prises en charge tout au long de la grossesse. Le tout pour 400 MRU. C’est une initiative du ministre de la santé qui est à saluer a-t-il reconnu.

Mais le hic poursuit le député c’est que beaucoup de femmes ne peuvent pas profiter de cette aubaine parce qu’elles ne possèdent pas des papiers d’état civil. En effet souligne-t-il l’obtention de tous les droits est liée au recensement. D’un autre côté beaucoup d’enfants ne sont pas scolarisés pour les mêmes raisons.

Cette situation influe également sur le processus électoral soutient Birame qui affirme que pendant les dernières élections 3271 de ses électeurs à Sebkha et 4371 à Téyarett n’avaient pas pu voter car n’ayant pas de pièce d’identité.

Le président du mouvement IRA déclare que partout en Mauritanie les services de l’Etat Civil refusent d’inscrire tout celui qui n’a pas un reçu du recensement de 1998. Ce recensement a laissé en rade beaucoup de mauritaniens car dit Birame il était mal organisé et la sensibilisation était absente.

Actuellement ajoute-t-il tous les espoirs sont tournés vers la commission ad hoc dirigée par le ministre de l’intérieur qui vient d’être réactivée sur ordre du président de la République.

En attendant, le mouvement IRA a pris l’initiative de créer des commissions dans toutes les moughataa et au niveau des bureaux de Riyad et de l’îlôt K, il y aura une permanence pour accueillir tous les citoyens qui ont des problèmes d’état civil. Une base de données sera créée et tous les problèmes seront transmis à la commission gouvernementale et à la direction de l’état civil.

Le député s’est dit prêt à collaborer avec cette commission et les services de l’état civil.

Il a lancé un appel pressant à la société civile, aux élus, à la presse et aux autorités du pays afin de tout mettre en œuvre pour que tous les mauritaniens accèdent aux services de l’état civil et à leur droit d’obtenir des papiers.

Au cours de cette conférence de presse plusieurs déboutés du recensement biométrique ont témoigné à propos des tracasseries qu’elles ont subies et qu’elles continuent à subir.

Des témoignages poignants

D’abord le jeune Ibrahima Bâ qui affirme s’être recensé il y a 4 ans après moult accrobaties et qui attend toujours d’obtenir ses papiers.

Pour Fatimetou Mint Baba, autre victime de l’état civil ses enfants n’ont pas pu aller à l’école. Elle demande à ce que justice soit faite.

Autre victime colatérale du recensement biométrique, Jemal, une mauritanienne qui vivait en France avec son mari. Aujourd’hui son enfant est apatride. Il n’a pas de papiers mauritaniens. Son problème : il est né en France.

Autre témoignage, celui de Lebatt Ould Mohamed, responsable des opérations électorales à Téyarett. Pour lui le problème vient essentiellement de la condition selon laquelle il faut impérativement présenter un reçu du recensement de 1998.

Les mauritaniens de l’étranger ne sont pas épargnés par ce cauchemar. Pour Moussa Soumaré qui parlait au nom des mauritaniens de France, les problèmes s’accumulent et les services de l’état civil refusent de coopérer, s’indigne-t-il. “Ils disent qu’on n’a pas un mandat”. Et le problème du recensement de 1998 se pose aussi.Il y a des cas dramatiques et beaucoup de mauritaniens ont ainsi perdu leurs cartes de séjour. Et pire encore ajoute Soumaré, des mauritaniens ont quitté l’étranger avant l’expiration de leur carte de séjour afin de renouveler leurs passeports mais en vain. Ils sont devenus des apatrides. Et une procédure est diligentée devant les autorités consulaires françaises.Les conséquences sont desastreuses.

Autres cas choquants poursuit Soumaré, ceux des enfants issus de l’émigration. Ces enfants dont les parents sont mauritaniens et qui sont nés hors de la Mauritanie sont considérés comme des étrangers dans leur propre pays.

Les exemples pullulent et la centaine de victimeS qui faisait le pied de grue ce matin devant le siège du député avait chacune une histoire aussi rocambolesque qu’incroyable. Elles demandent toutes à ce que justice soit faîte et qu’elles soient rétablies dans leurs droits.

Bakari Guèye

©️ Crédit source: https://initiativesnews.com/recensement-biometrique-birame-tire-la-sonnette-dalarme/

COMMUNIQUE 022-MSDH/2020 RELATIF A LA LIBÉRATION DE MR SOUMAILA CISSE , SOPHIE PETRONIN ET DEUX MISSIONNAIRES ITALIENS.

Le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (M.S.D.H) se rejouit de la libération de Mr Soumaila Cissé qui était détenu depuis le 25 Mars 2020 par certains groupes terroristes toujours non identifiés officiellement et par la même occasion félicite la cellule de crise mise en place par la primature et tous les acteurs qui ont travaillé sans cesse pour obtenir ce résultat.

Le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’homme (M.S.DH) a appris avec stupéfaction sur les médias nationaux et internationaux la libération de 206 présumés dangereux djihadistes sans aucune forme de procès et condamne avec la plus grande fermeté cette forme de mise en liberté qui n’est pas à encourager pour un pays en quête d’identité judiciaire et qui bafoue les principes juridiques et fondamentaux des droits de l’homme.

Cependant le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (M.S.D.H) toujours dans ses objectifs de recherche de vérité et distribution d’une justice équitable reste perplexe à certaines zones d’ombres et demande à l’État Malien:

D’informer la population malienne sur les véritables conditions de libération de Mr Soumaila Cissé et compagnie ;

De Confirmer ou d’infirmer la libération de plusieurs dizaines prévenus djihadistes ou le paiement d’une quelconque rançon en contrepartie de la libération de Mr Soumaila Cissé et compagnie.

Le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (M.S.D.H) réaffirme sa ferme volonté de vaincre l’impunité et l’injustice sur toute l’étendue du territoire malien.

Fait à Bamako le 09 Octobre 2020.

N’Djim Boubacar

Président du MSDH

©️ Crédit source: Reçu du président MSDH

« Le Mali 60 ans après toujours en quête d’une identité judiciaire. » Par Boubacar N’Djim, président du MSDH (Mali)



Injustice immanente, parfaite; esprit, sentiment d’injustice; monument d’injustice; comble de l’injustice; (histoire) criant(e) d’injustice; combattre, dénoncer, refuser l’injustice; souffrir, subir, supporter l’injustice; ériger l’injustice en système; justifier l’injustice; crier à l’injustice; s’opposer à l’injustice; protester, se révolter contre l’injustice; défendre quelqu’un contre l’injustice; tirer parti de l’injustice; traiter quelqu’un avec injustice.

Etre témoin, victime d’une injustice; endurer une injustice; dénoncer, redresser, réparer, venger une injustice; entériner une injustice.

La cause de ces insurrections est presque toujours la même : les exactions, les extorsions et mille autres injustices commises par les caïds (gouverneurs et élus communaux et autres complices) est de réclamer humblement leurs droits face à l’injustice.

L’injustice sociale est une évidence si familière, elle est d’une constitution si robuste, qu’elle paraît facilement naturelle à ceux mêmes qui en sont victimes.

L’esclavage et ses pratiques sont une réalité et les conséquences sont énormes:

Exations et exécutions sommaires;
Disparitions forcées;
Des déplacés en interne au Mali;
Des spoliations de terres;
Des violences basées sur le genre de toute sorte.

Ce n’est pas l’injustice en soi qui nous blesse, c’est d’en être l’objet.

Une vielle femme du Mme Sokhana Diakité âgée de 80 ans évacuée en urgence à l’hôpital du Mali de Bamako depuis le 02 Septembre qui a perdu son fils dans la nuit du 1er Septembre 2020. Elle a perdu aussi un œil déjà.

Le seul péché de leur famille c’est d’avoir gagné un procès pour récupérer leurs terres cultivables contre des gens qui se prennent pour des maîtres, et d’autres sont emprisonnés illégalement.



Cette dame a besoin d’être soutenu financièrement, juridiquement et moralement afin que justice soit faite.

Merci de rentrer en contact avec ces parents.

N’Djim Boubacar.
Militant de la cause humaine.

©️ Crédit source: reçu de l’auteur – post Facebook https://www.facebook.com/100034842438378/posts/369833457521399/

Visite de BDA chez KHB : La réaction de précisions du SG de RAG, Balla TOURÉ

Bonjour à tous.


Après lecture du communiqué de la CVE relatif à la visite du président Biram Dah Abeid au président Hamidou Baba Kane, sans vouloir polémiquer, je tiens à préciser ceci:

  • L’idée de la visite est partie de moi, suite à une rencontre que j’ai eu avec le président Kane, j’ai informé le président Biram Dah Abeid que Hamidou Baba Kane est malade et amaigri et que par conséquent, il serait adéquat de lui rendre visite; je suis bien dans mon rôle de dirigeant en vue d’Ira, puis du Rag, et le président Biram à toujours était soucieux d’exprimer de près, sa solidarité en pareilles circonstances, à ses concitoyens, même anonymes et aux personnalités nationales.
    Après l’accord du député Biram Dah Abeid, j’ai émis au président Kane la possibilité que nous lui rendons visite.
  • Ce n’est pas la 1ere fois que le président Biram fasse le déplacement pour rencontrer ses aînés leaders politiques et moi j’ai toujours assuré le côté protocole, mais cette fois-ci, le président Biram n’a pas été à l’origine de la visite et moins encore de son caractère politique, et encore moins, il n’y a eu de demandes pressentes ou insistances de sa part.
    Après les salutations d’usage, le président Biram a les bonnes nouvelles de la santé de son aîné et ce dernier lui a expliqué les causes de la souffrance et l’a rassuré sur son rétablissement. Et bien sûr les deux hommes ont échangé sur l’actualité politique et les meilleurs moyens pour que l’opposition mauritanienne tire profit de l’ouverture qui se dessine sous le régime du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

Balla Touré
SG RAG

©️ Crédit source: Réseaux IRA et RAG

Liberté d’association : le gouvernement approuve un projet de loi qui met fin à l’autorisation étatique

Le gouvernement mauritanien a approuvé mercredi 16 septembre en Conseil des Ministres le projet de loi qui abroge et remplace la loi n°64.098 du 09 juin 1964 relative aux associations.

« Ce cadre juridique exprime une nouvelle vision conforme à notre dispositif constitutionnel en termes de libertés d’association et d’organisation pour un mouvement associatif acteur et partenaire du développement national », selon le communiqué du Conseil des Ministres.

« A cet effet, le projet de loi introduit d’importantes innovations dont la plus saillante concerne le passage du régime de l’autorisation préalable au système déclaratif », ajoute le communiqué du Conseil des Ministres.

Commentant l’adoption du projet de loi relatif aux Associations, aux Fondations et aux Réseaux, le ministre de l’intérieur et de la décentralisation, Mohamed Salem Ould Merzoug, a expliqué que l’une de ces mesures phares est l’instauration d’un régime déclaratif en lieu et place d’un régime d’autorisation.

« Ce nouveau cadre juridique qui est proposé est conforme aux dispositions de la Constitution, concernant les libertés d’association et de réunion. Ce, afin de faire de l’acteur du milieu associatif un partenaire du développement. Il s’agit d’une réforme que la société civile appelait de tous ses vœux », a dit M. Ould Merzoug, cité par l’Agence mauritanienne d’information (AMI).

De nombreuses organisations nationales et internationales de la société civile, dont Amnesty International, ont régulièrement dénoncé le fait que la création d’une association en Mauritanie soit soumise à une autorisation étatique.

Par La rédaction de Cridem, avec AMI

©️ Crédit source: http://cridem.org/C_Info.php?article=740483

L’assassinat de 4 militants antiesclavagistes à Djandjoumé (01/09/20): les témoignages émouvants de leurs familles.

À suivre les éléments médiatiques recueillis par JDX Production à Nioro :

L’âge n’y protège pas quand on décide d’attenter à la vie d’un esclave rebelle !

1 – Tonton Mountakha Diarrisso 73 ans

2 – Tonton Youssou Sissoko 72 ans

3 – Gossi Sissoko 44 ans

4 – Hamet Sissoko 45 ans

Pratiquement tout le village de Djandjoumé y compris certains de leurs proches obligés et courtisans de l’ordre féodalo-esclavagiste, A LAISSÉ FAIRE cet assassinat diaboliquement orchestré sur ces braves gens qui ne voulaient plus des humiliations sociales de cet esclavage coutumier par ascendance dans la communauté soninké.

A Lincoln disait :  » si l’esclavage n’est pas mauvais, rien n’est mauvais ».

En fait ce consensus explicite sur un pareil lynchage à mort dans un village de plusieurs centaines habitants en pleine soirée, ne peut être ourdi qu’à l’encontre des personnes déjà considérées comme socialement indignes et humainement dévalorisées parce qu’elles sont encartées et castées esclaves.

NOUS NE LES OUBLIONS JAMAIS…JAMAIS.

● La communication d’alerte publiée par des experts onusiens sur la situation : https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=26219&LangID=F

Ci-jointe une pétition à signer pour soutenir cet engagement contre l’esclavage par ascendance https://www.change.org/p/united-nations-esclavagisme-par-ascendance-et-atrocit%C3%A9s-en-milieu-sonink%C3%A9-au-21%C3%A8me-si%C3%A8cle?recruiter=false&utm_source=share_petition&utm_campaign=psf_combo_share_initial&utm_medium=whatsapp&utm_content=washarecopy_24716064_fr-FR%3A3&recruited_by_id=e909d1a0-f784-11ea-8fcf-79bb7a7891fd

©️ KS pour le BLOG

À la mémoire de nos camarades antiesclavagistes tués à Djandjoumé (1/9/20)

Morts libres et dignes.

• Élément média TV5

Dix jours déjà, le lynchage criminel perpétré sur des militants antiesclavagistes Ganbanaaxu de Djandjoumé, Tonton Mountakha, ses camarades et leurs familles. Il y a 2 jours en parlant au téléphone avec une femme ayant perdu son fils dans l’équipée assassine, depuis Nioro, elle m’expliquait que tout le village A LAISSÉ FAIRE tout simplement. Cette dame déjà veuve il y a un mois après le décès de son mari, a déclaré que tout a été prémédité avec une horde d’hommes qui ont commencé par assaillir leurs maisons de projectiles. Par la suite ils se sont acharnés à coups d’armes blanches et de gourdins sur les militants antiesclavagistes et les ont mis dans une moto-charrette. Par la suite, ils ont été achevés près du village dans un cours d’eau. Aux dernières nouvelles plus de 20 personnes parmi les milieux féodalo-esclavagistes sont aux arrêts à Nioro .

À partir de ce jour 10/09/20, je tiens à une modeste initiative d’inclure au slogan du blog les lettres initiales de leurs prénoms et la date de cet événement cruel.

Oui… Morts libres et dignes !

Nous ne vous oublions jamais…JAMAIS !

Des experts des Droits humains de l’ONU commencent à bouger timidement sur cet esclavage par ascendance a été toujours haineux et devient tueur comme il l’a été dans le passé au sein de certaines communautés noires ouest- africaines.

À lire https://cndhmali.com/index.php/2020/09/09/des-experts-des-droits-de-lhomme-des-nations-unies-ont-appele-aujourdhui-les-autorites-maliennes-a-mettre-fin-a-lesclavage-une-fois-pour-toutes/

Par KS pour le BLOG

Ganbanaaxun fedde : Mots de remerciements par le Président Gaye Tene Traoré

Fraternité Justice Developpement

Paris le 06 Septembre 2020

Mots de remerciements


Chers militantes et militants du réseau Ganbanaaxun fedde .
Je vous remercie d’être venu nombreux à Métro Duroc pour vous incliner devant la mémoire de nos vaillants et valeureux militants suite leur assassinat par la féodalité locale. Nos vaillants et valeureux militants lâchement lynchés , tués et découpés. Ici à travers ma voix c’est tout le réseau Ganbanaaxun fedde qui présente ses condoléances à vous et aux familles des victimes assassinés ainsi qu’aux blessés, aux veuves et orphelins .
Puisse Allah ouvrir les portes de sa miséricorde aux âmes de nos défunts père feu Mountaga Diarisso président de Ganbanaaxu Diandioumé , à notre père feu Oussy Cissokho , à celles de nos frères feu Gaoussou Cissokho et de feu Hamet Cissokho .
Diarisso Mountagha a été agressé plusieurs fois et sa maison saccagée , sa dernière agression meurtrière date du premier septembre 2020 , il a été assassiné parce qu’il voulait vivre libre ,être libre de toute assignation coutumière . Quant à la famille cissokho , elle a subi la haine des miliciens de kingui suite à leur victoire judiciaire après un litige foncier, l’imam de Diandioumé a déclenché les hostilités en défiant le procureur de la république de NIORO du SAHEL . Son interpellation a été déclencheur d’une furie meurtrière de la milice locale de Kingui contre nos militants et soutenu par des funestes réseaux à travers la Diaspora . A ces adversaires meurtriers nous leurs disons que la mort n’a jamais empêché le triomphe de la vérité , et cette réforme sociale que nous voulons s’est imposée en nous , on peut vivre en paix et en harmonie sans esclavage statutaire cela exige d’autres codes de valorisations sont à inventer . A ces adversaires meurtriers nous leurs disons que nous sommes dans une république , les lois fondamentales de la république l’emporte sur les coutumes et les pactes en cas de conflit . Et quand on est pas d’accord avec une décision judiciaire les voies de recours existent en république. Nous avons en notre disposition des messages vocaux des extrémistes féodaux se réjouissant de ces assassinats, nous avons aussi un message vocal qui incitait au meurtre de ces quatre personnes citées ci-dessus de manière nominative à travers l’audio d’un certain LASSANA DIABY résident dans la région ile de France . IL est temps de montrer les visages de tous ces extrémistes féodaux aux autorités françaises et aux chancelleries des pays où ils résident . Depuis 2018 l’ostracisme dont est victime les militants de Ganbanaaxu au Mali n’a pas alerté à suffisance les autorités locales du cercle de NIORO et cela pas faute de communiquer et d’alerter pourtant , les verdicts ont été toujours en deçà de la gravité des délits même pour un profane en droit. Le procureur de NIORO DU SAHEL de l’époque aurait dû donner l’exemple depuis la première agression de feu MOUTAGHA DIARISSO 65 ans bastonné par un jeune de 35 ans parce que de statut esclave, article paru dans le journal Mali SADIO numéro 073 Du vendredi du 18 Mai 2018. Malgré ces assassinats Ganbanaaxun Fedde reste et restera constant dans sa lutte pour éradiquer l’esclavage statutaire et toutes formes d’inégalités dans la communauté SONINKE dans un esprit républicain et pacifique, nous déplorons ce silence complice de ceux qui se veulent hérauts de la communauté quand il s’agit des folklores . Une société doit se réformer pour sa survie et la paix sociale .

D’autre part je soutiens que cette milice de kingui épouse une certaine vision religieuse d’un érudit SONINKE pour qui l’esclavage dans le milieu soninke se justifie religieusement et traduire cela dans les faits ne peut que donner violences et meurtres .Nous avons manifesté par le passé contre le discours de cet érudit devant la chancellerie de l’ARABIE SAOUDITE quand il a renouveler ce même discours et nous sommes disposés à refaire cette même démonstration de force. Que ces assassinats n’entament point votre conviction et votre constance dans la lutte , l’histoire retiendra qui voulait la paix sociale en demandant une réforme au sein de SONINKAARA au nom de la cohésion sociale, le temps des grandes conférences , des cours magistraux devant acquis à sa cause est révolu . On ne réforme pas une communauté par des invocations stériles qui ne sont pas suivis d’actions , une réforme est douloureuse , elle cisaille et je l’avais écrit par le passé d’où une exigence de lucidité commune.

Chers militants de Ganbanaaxun fedde le nom de chacun d’entre nous est lié à ce mouvement historique et la postérité ne peut retenir de vous que des abolitionnistes réformateurs peu importe le procès de nos détracteurs , la violence subie ainsi que les assassinats . Le temps , meilleur juge a montré que les alertes données par Armepes-France depuis dix ans étaient fondées , et que la crainte évoquée était justifiée . Nous n’avons pas été pris au sérieux , l’indifférence et l’indignation sélectives de certains intellectuels de la communauté relèvent d’une trahison et d’un mépris envers leur propre communauté . Le temps , meilleur juge a montré que les laada , ces coutumes forcées , peuvent être aussi meurtrières et sources de tensions sociales en portant atteinte à la dignité humaine . L’Etat malien plus précisément les autorités sécuritaires , administratives et judiciaires du cercle de NIORO devraient faire en sorte que la république triomphe en tout lieu, la décision d’un chef coutumier ne vaut pas arrêté préfectoral ou communal.
Nous remercions cet élan de solidarité et de secours de tout le réseau malien des défenseurs des droits humains suite à ces assassinats , la répétition des assassinats est imminente car certains miliciens du réseau ayant massacré nos vaillants militants n’ont éprouvé aucun regret et sont prêts à récidiver. Une pensée aux veuves et au orphelins de nos vaillants et précieux militants morts pour la défense leur dignité, la dignité humaine . Nous continuerons à dénoncer les coutumes barbares et meurtrières : le slogan qui consiste à dire « PAS D’ESCLAVAGE CHEZ NOUS C’EST JUSTE LA COUTUME » est un argument insultant qui ne tient plus dans l’argumentaire des féodaux de SONINKAARA au près l’administration locale. Le premier septembre 2020 est une date à retenir dans l’histoire de la communauté SONINKE .

Salutations militantes

TRAORE GAYE alias GAYE TENE ,

Président Armepes-France et Initiateur de Ganbanaaxun fedde

Mail : Ganbanaa@hotmail.com

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