Les tensions autour des caricatures | « Le temps de l’amalgame doit être dépassé. » Par Souleymane Sidibé

J’ai écouté avec attention l’interview du président de la République française Emmanuel Macron. Il a été clairvoyant dans sa manière d’agencer les mots. Il a essayé de faire comprendre qu’il n’est pas à l’origine des caricatures, mais qu’il garantit en tant que chef d’État la liberté d’expression. J’ai suivi en arabe sur Al Jazeera ensuite en français le soir pour dresser mon avis personnel.
Ayant étudié dans le programme français, je sais que la caricature est une voie d’expression. C’est de la satire avant tout. A travers la caricature, on dresse un fait d’actualité tout en ironisant les personnes. Elle ne doit en aucun servir de provocations.

Le monde musulman est un poids immense dans la géopolitique mais aussi dans la géostratégie. Le président Recep Tayyip Erdoğan (Erdogan) qui dirige un pays laïc qu’est la Turquie s’érige en défenseur de la religion. Cela mérite beaucoup de réflexion. Il faut en toute situation faire valoir la spéculation que la réaction immédiate.

Nous avons vu des campagnes «hypocrites» de boycott. Si je prends l’exemple de la Mauritanie, l’amour du prophète nous est enseigné depuis le bas âge. Nous tissons des relations internes à travers cela. Mais, les différentes injustices, les inégalités et les atrocités commises par le passé ne nous ont jamais fait dire ce que le prophète aurait pensé de nous.

Le temps de l’amalgame doit être dépassé. Il ne faut pas profiter des caricatures pour faire sortir le désir de remplacer le français, et utiliser la religion comme bouc émissaire. Le Messager de son vivant a été injurié et autres… j’en passe. Ce qu’il faut c’est dans les pays musulmans utiliser sa bonne parole pour réduire les conflits et permettre le respect et la considération humaine.

Macron a fait parler l’histoire en évoquant que « la France est la première à traduire le Coran [dans une université occidentale] à La Sorbonne ». Cela dit, la République a contribué à l’éducation du monde. Elle a ses valeurs, ses traditions filtrées par ses penseurs et ses emblèmes.

« Les religions font beaucoup de mal et elles en font toujours. Soyez solidaires et enthousiastes». C’est par cette phrase que l’une de mes professeurs a terminé son cours à l’université.
Il ne faut pas simplement lire cette phrase mais essayer de comprendre pourquoi ces mots. La France a eu un passé sombre avec les rois qui se disaient détenir leur pouvoir de Dieu tout en étant appuyé par l’église. Le Siècle des Lumières est venu combattre cela. Les auteurs des Lumières ont préparé la révolution française. C’est cela que nous retenons de nos lectures. Aujourd’hui, dans nos contrées les plus reculées, les chefs tribaux en complicité avec certains guides religieux enferment le bas peuple dans l’asservissement et les réflexes de subordination. Toute tentative d’éveil des consciences appelle à un bouillonnement. L’objectif visé des religions n’est pas de faire de mal. Ce sont les humains qui utilisent les Livres pour faire du mal. Les religions doivent être une miséricorde et une guidée pour celui qui croit.

Pour revenir au pays d’Aimé Césaire, de Simone Veil, de Bourdieu, de Rousseau de Montaigne et de tant d’autres personnes qui ont contribué pour la liberté de la pensée, la liberté d’expression ne doit avoir deux poids deux mesures. Il faut rappeler que c’est la France qui nourrit, soigne et protège de milliers de réfugiés, d’apatrides et des diasporas entières. Cette vocation lui est imputable. Il y a ce que des journalistes disent et ce que l’atmosphère internationale demande de considérer. Le poids de l’atmosphère internationale est redoutable. Les valeurs républicaines aussi sont intransigeantes. Il faut l’humanité et combattre l’animosité à tout prix pour la survie des femmes et hommes épris.es de justice et de liberté.

Je réitère et conclus que les caricatures ne sont pas des voies ouvertes à la provocation ou à créer des troubles à l’ordre public. Les diverses attaques d’extrémistes sont à condamner. Apprenons des autres pour combler le vide en nous. Il faut donc savoir en tant qu’africains (musulmans ou pas) ce qu’est la laïcité et la séparation des pouvoirs dans un État démocratique.

Par Souleymane Sidibé, étudiant mauritanien à Bordeaux.

COMMUNIQE : RENCONTRE ENTRE LA CVE/VR ET IRA/RAG

La coordination nationale de la coalition vivre ensemble / vérité et réconciliation (CVE/VR ) et son président Dr Dia Alassane ont reçu ce mercredi vingt huit octobre deux mille vingt (28/10/2020) au siège des FPC en visite une délégation de L’IRA / RAG conduite par le président Oumar Ould Yaly. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des échanges formels établis entre les deux coalitions qui œuvrent ensemble dans le but d’harmoniser leurs positions en vue d’avancer pas à pas vers un partenariat ouvert et constructif pour une opposition responsable dans un environnement démocratique et stable .
Le président Dia Alassane après avoir souhaité la
bienvenue à la délégation de l’IRA/RAG a décliné tous les points mis à l’ordre du jour de la rencontre que Mr Ould Yaly a écouté avec enthousiasme et promis de les soumettre à la réflexion de son parti, qui à son niveau ne tardera pas à donner suite à cette feuille de route. Le président Dia Alassane a remercié la délégation de l’IRA / RAG de sa disponibilité et de son écoute attentif de son exposé .
A son tour Mr Oumar Ould Yaly s’est félicité de l’esprit de convivialité qui a animé les débats tout en restant ouvert à la poursuite des contacts entre les deux coalitions. Les deux parties se sont promises de se revoir le neuf novembre deux mille vingt au siège de L’IRA / RAG pour continuer le travail entamé .

Nouakchott , le 28 octobre 2020 ; la commission de communication de la CVE /VR .

©️ Crédit source: Réseaux Militants CVE/VR

IRA-M «environnement », l’élan de citoyenneté qui perpétue la vie

● Notice de cadrage

La coordination IRA-Mauritanie « environnement » entame son éclosion, comme acteur civil du développement durable. A cette fin, elle définit ses objectifs, priorités et moyens d’influence à l’intérieur de la société et sur le pouvoir d’Etat et la représentation démocratique. L’ambition s’adresse, d’abord, à la ruralité.

I. Organigramme

Coordinateur Sidi Mohamed dit Hidi


Coordinateur adjoint Fatima Bineta Bangoura


Délégué à la vulgarisation Amadou Traoré dit Baba


Chargé des projets Hassane M’Bareck


Délégué à la formation Izidbih Jaavar


Représentant régional, chargé du suivi et de la synthèse Hamza Camara


Contrôleur de conformité Aminata Dia

II. Besoins constants

Acquisition d’un Siège social
Équipement du siège
Budget de fonctionnement (permanence, factures domestiques, maintenance de matériel, frais de mission)
Animation d’activités publiques et de sessions de formation

III. Axes principaux de travail

  1. Sensibilisation des populations au lien naturel entre arbres et pluviométrie, diversité des écosystème et santé collective
  2. Protection des droits économiques des communautés autochtones
  3. Promotion de l’arbre, de l’énergie solaire et du civisme écologique
  4. Sensibilisation sur les conséquences multidimensionnelles de la désertification
  5. Cours sur la gestion des ressources non-renouvelables
  6. Processus participatifs de prévention des catastrophes naturelles
  7. Défense de la santé des travailleurs dans les secteurs liés à l’environnement (mine, pêche, agriculture…)
  8. Séminaire de formation sur le changement climatique et ses implications sur la violence sociale de survie
  9. Protection des zones vulnérables, par des groupes de vigilance verte, au nom de la légitime défense
  10. Collaboration avec les programmes – national et international – de la protection de l’environnement
  11. Stigmatisation et disqualification du commerce du charbon de bois
  12. Production de manifestations et de contenus artistiques et festifs autour de la corrélation entre la vie, la paix et la pluviométrie
  13. Plaidoyer pour l’interdiction de l’usage des armes de guerre à tir en rafale
    Instauration et réglementation d’une saison et d’un permis de chasse sur l’étendue du territoire, à l’exception des aires protégées.
  14. Actualiser la législation sur les délits et crimes liés à l’environnement naturel
  15. Réorganisation et revalorisation des agents des eaux et forêts.

Nouakchott 26/10/2020

©️ Crédit source: Réseaux IRA-MAURITANIE

La marche historique contre les pratiques esclavagistes au Mali| le gouvernorat de Kayes saisi

Ce mardi 20 octobre 2020 a été organisée une manifestation historique par des organisations antiesclavagistes et abolitionnistes à Kayes . Plusieurs militants originaires de différentes localités villageoises notamment soninkés, sont descendus dans la ville de Kayes (La première région du Mali) pour dénoncer les pratiques esclavagistes et féodales. Ces dernières années avec l’éveil antiesclavagiste GANBANAAXU dans la communauté soninké, plusieurs violations graves ont été perpétrées par les milieux extrémistes féodalo-esclavagistes à l’encontre des militants abolitionnistes. Dans différentes localités soninkés, on a pu observer ici et là agressions, lynchage, expulsions, destructions de biens et même assassinat. Comme dans le village de Djandjoumé où dans la soirée du 1 septembre 2020, 4 militants antiesclavagistes avaient été sauvagement assassinés par les miliciens esclavagistes locaux. Monsieur Mountakha Diarrisso qui était le représentant local du mouvement anti-esclavagiste et ses 3 camarades n’avaient eu aucune chance sous la furie criminelle de la meute féodale. Plusieurs membres de leurs familles avaient été grièvement blessés dont des vieilles femmes. À lire : https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=26219&LangID=F

https://www.change.org/p/united-nations-esclavagisme-par-ascendance-et-atrocit%C3%A9s-en-milieu-sonink%C3%A9-au-21%C3%A8me-si%C3%A8cle?redirect=false

La marche d’aujourd’hui contre ces pratiques moyenâgeuses vise à interpeler les autorités étatiques du Mali pour arrêter cet engrenage abject contre des paisibles citoyens qui rejettent les violences symboliques d’un esclavage coutumier par ascendance. Les milieux défenseurs de cet esclavage statutaire semblent bénéficier d’une certaine complicité ou même impunité au sein des rouages étatiques, et les activistes droit-de-l’hommistes espèrent faire changer la tendance vers l’instauration d’un véritable état de droit.

ci-après le post Facebook du Gouvernorat de la Région de Kayes

« KAYES|20 OCTOBRE 2020|ACTUALITÉ…

Les associations anti esclavagistes du Mali ont organisé ce matin à kayes ville ,une grande marche de protestation contre les coutumes esclavagistes dit statut d’esclaves qui sévissent dans les cercles de Kayes,Diema,Nioro,Yelimané, Kita,Nara et Bafoulabé.

Selon les organisateurs, ce phénomène ,à nos jours a fait beaucoup de victimes, voir les populations chassés de leur village, dans certains lieux, et d’autres, ligotés, traînés, humiliés et même tués.

Les marcheurs ont quitté Kayes d’y (quartier l’autre rive du fleuve) et pour être reçu au gouvernorat par le chef de l’exécutif régional inspecteur général de police Mahamadou Z SIDIBE.

Le gouverneur, en recevant la déclaration des associations anti esclavagistes dit avoir pris acte et les rassure que le document sera transmis à qui de droit dès ce jour.« 

Lien média https://www.facebook.com/666005573570227/posts/1580689452101830/

– Par KS pour le BLOG

Mauritanie/Éducation | Les Langues Nationales à L’ENAJM : Au-delà du symbolisme

ENAJM Mauritanie – Après le fiasco des années 80 du processus d’introduction des Langues Nationales dans notre système éducatif, notre pays repart pour un nouveau rendez-vous avec l’histoire, marquant ainsi un tournant décisif dans notre enseignement.

L’Ecole Nationale d’Administration, de Journalisme et de Magistrature vient de franchir un pas en mettant en place une unité d’enseignement des Langues Nationales que sont le Pular, le Soninké et le Wolof au profit des élèves magistrats et administrateurs qui auront la lourde tâche de devenir, au terme de leur formation,, des éléments de notre appareil judiciaire et administratif.

Afin de mettre en place cette unité d’enseignement des langues nationales, l’Institution n’a pas lésiné sur les moyens.

En effet, et à titre symbolique, une cérémonie de démarrage a été organisée dans la journée du 13 octobre avec la participation des ministres de la Justice, de l’Intérieur et de la Fonction Publique, du Président du Conseil d’Administration, du Directeur Général, des Chefs de Départements, des Professeurs ainsi que d’autres personnalités importantes. L’évènement a bénéficié d’une large couverture médiatique.

Une séquence du cours inaugural en Pulaar auquel toutes les personnalités précitées ont pris part a été l’expression d’une ferme volonté des pouvoirs publics d’introduire et de développer l’apprentissage des Langues Nationales à l’ENAJM.

L’objectif à terme est de rapprocher les administrateurs et le corps juridique des populations locales afin de garantir une meilleure proximité et prise en charge des préoccupations, rendant ainsi le service public plus accessible et plus facile à accomplir et permettant une meilleure compréhension entre administrateurs et administrés.

Il en va de même de l’affermissement de la souveraineté des pouvoirs locaux dans l’exercice de leur fonction de service public, judiciaire ou régalienne.

Il est clair que la territorialisation de l’action publique, la gestion de proximité sont des outils aujourd’hui privilégiés de l’administration locale. Ce réaménagement linguistique au sein de l’Ecole Nationale va contribuer à la coexistence et à l’épanouissement de toutes les langues en usage dans notre pays car chacune d’elle a le droit de vivre, de prospérer pour donner une valeur ajoutée à l’interculturel et au plurilinguisme dans le dessein de garantir une meilleure cohésion sociale et le renforcement de l’unité nationale. Il est indéniable que le développement d’un pays est intrinsèquement lié à celui des langues nationales.

C’est pourquoi, l’apprentissage de celles-ci doit être constamment évalué et capitalisé pour donner un nouveau souffle au développement socioéconomique. L’appropriation des langues nationales est gage d’un meilleur ancrage des juges et des administrateurs dans l’environnement socioculturel des circonscriptions au sein desquelles ils exercent et permet une amélioration dans le traitement des dossiers qu’ils ont la responsabilité de diligenter.

Il n’est pas superflu de rappeler que pour arriver à cette journée de démarrage des cours en Langues Nationales, des réunions ont été organisées entre le Directeur Général et les différents Départements concernés dont le Centre d’Enseignement des Langues qui a joué sa partition, notamment concernant les aspects didactiques et pédagogiques.

A cet effet, une commission a été créée pour travailler à la préparation matérielle, didactique et pédagogique et ce, à l’image de ce qui se fait en termes de méthodes, d’approches et de techniques d’animation dans l’enseignement/apprentissage des autres langues telles que l’arabe, le français, l’espagnol, l’anglais.

Source : ENAJM

Service Recherche, Etudes Administratives et Documentation

©️ Crédit source : https://www.facebook.com/297319407063485/posts/3183614715100592/?substory_index=0

Flash | Sport – Football : le match amical Sénégal/Mauritanie annulé.

Le match match amical devant opposer l’équipe nationale mauritanienne Les Mourabitounes aux Lions du Sénégal à Thiès ce mardi 13 octobre, a été annulé selon un communiqué de la FFRIM sur sa page Facebook. Le motif de cet ajournement est lié aux cas positifs à la Covid-19 détectés parmi la délégation mauritanienne. Une situation sanitaire qui bouscule un rendez-vous sportif très attendu entre voisins mais donne un certain aperçu sur la gestion sanitaire plus ou moins aléatoire ou confuse sur la circulation du virus en Mauritanie. Ceci suscite plusieurs questions; Qui sont positifs et depuis quand ?

Étaient-ils en contact avec qui et où depuis quelques jours ? Et d’autres questions…

Il y a quelques jours (9/10/20) la Mauritanie accueillait victorieusement l’équipe du Sierra Leone à Nouakchott avec une victoire 2 – 1.

L’organe médical autour de l’équipe doit s’expliquer pour édifier l’opinion publique.

Ci-après l’élément média de la FFRIM via sa Page Facebook :

« FFRIM Communiqué officiel

La FFRIM informe de l’annulation officielle du match amical qui devait opposer le Sénégal à la Mauritanie, ce mardi 13 octobre au stade Lat Dior de Thiès, suite à l’apparition de plusieurs cas positif à la COVID-19 parmi les joueurs et le staff des Mourabitounes.

La FFRIM assure à l’opinion publique que les cas testés positifs se portent bien et ne présentent aucun symptôme. »

Crédit source: https://www.facebook.com/289297627830014/posts/3541728075920270/

RECENSEMENT BIOMÉTRIQUE : BIRAM TIRE LA SONNETTE D’ALARME



Le recensement biométrique et les problèmes qui y sont inhérents empêchent des milliers de mauritaniens d’acquérir leurs papiers d’état civil. Tel est le thème de la conférence de presse animée ce lundi matin à Nouakchott par Birame Dah Abeid, député au parlement et président du mouvement IRA.

D’emblée Birame a évoqué le cas de cette pauvre femme malade et sans ressources venue de Adel Begrou pour se soigner à Nouakchott. Et faute de carte d’identité, elle devait payer 25000 ouguiyas chaque jour pour couvrir les frais médicaux.

Il a par la suite évoqué le forfait obstétrical qui permet aux femmes enceintes d’être prises en charge tout au long de la grossesse. Le tout pour 400 MRU. C’est une initiative du ministre de la santé qui est à saluer a-t-il reconnu.

Mais le hic poursuit le député c’est que beaucoup de femmes ne peuvent pas profiter de cette aubaine parce qu’elles ne possèdent pas des papiers d’état civil. En effet souligne-t-il l’obtention de tous les droits est liée au recensement. D’un autre côté beaucoup d’enfants ne sont pas scolarisés pour les mêmes raisons.

Cette situation influe également sur le processus électoral soutient Birame qui affirme que pendant les dernières élections 3271 de ses électeurs à Sebkha et 4371 à Téyarett n’avaient pas pu voter car n’ayant pas de pièce d’identité.

Le président du mouvement IRA déclare que partout en Mauritanie les services de l’Etat Civil refusent d’inscrire tout celui qui n’a pas un reçu du recensement de 1998. Ce recensement a laissé en rade beaucoup de mauritaniens car dit Birame il était mal organisé et la sensibilisation était absente.

Actuellement ajoute-t-il tous les espoirs sont tournés vers la commission ad hoc dirigée par le ministre de l’intérieur qui vient d’être réactivée sur ordre du président de la République.

En attendant, le mouvement IRA a pris l’initiative de créer des commissions dans toutes les moughataa et au niveau des bureaux de Riyad et de l’îlôt K, il y aura une permanence pour accueillir tous les citoyens qui ont des problèmes d’état civil. Une base de données sera créée et tous les problèmes seront transmis à la commission gouvernementale et à la direction de l’état civil.

Le député s’est dit prêt à collaborer avec cette commission et les services de l’état civil.

Il a lancé un appel pressant à la société civile, aux élus, à la presse et aux autorités du pays afin de tout mettre en œuvre pour que tous les mauritaniens accèdent aux services de l’état civil et à leur droit d’obtenir des papiers.

Au cours de cette conférence de presse plusieurs déboutés du recensement biométrique ont témoigné à propos des tracasseries qu’elles ont subies et qu’elles continuent à subir.

Des témoignages poignants

D’abord le jeune Ibrahima Bâ qui affirme s’être recensé il y a 4 ans après moult accrobaties et qui attend toujours d’obtenir ses papiers.

Pour Fatimetou Mint Baba, autre victime de l’état civil ses enfants n’ont pas pu aller à l’école. Elle demande à ce que justice soit faite.

Autre victime colatérale du recensement biométrique, Jemal, une mauritanienne qui vivait en France avec son mari. Aujourd’hui son enfant est apatride. Il n’a pas de papiers mauritaniens. Son problème : il est né en France.

Autre témoignage, celui de Lebatt Ould Mohamed, responsable des opérations électorales à Téyarett. Pour lui le problème vient essentiellement de la condition selon laquelle il faut impérativement présenter un reçu du recensement de 1998.

Les mauritaniens de l’étranger ne sont pas épargnés par ce cauchemar. Pour Moussa Soumaré qui parlait au nom des mauritaniens de France, les problèmes s’accumulent et les services de l’état civil refusent de coopérer, s’indigne-t-il. “Ils disent qu’on n’a pas un mandat”. Et le problème du recensement de 1998 se pose aussi.Il y a des cas dramatiques et beaucoup de mauritaniens ont ainsi perdu leurs cartes de séjour. Et pire encore ajoute Soumaré, des mauritaniens ont quitté l’étranger avant l’expiration de leur carte de séjour afin de renouveler leurs passeports mais en vain. Ils sont devenus des apatrides. Et une procédure est diligentée devant les autorités consulaires françaises.Les conséquences sont desastreuses.

Autres cas choquants poursuit Soumaré, ceux des enfants issus de l’émigration. Ces enfants dont les parents sont mauritaniens et qui sont nés hors de la Mauritanie sont considérés comme des étrangers dans leur propre pays.

Les exemples pullulent et la centaine de victimeS qui faisait le pied de grue ce matin devant le siège du député avait chacune une histoire aussi rocambolesque qu’incroyable. Elles demandent toutes à ce que justice soit faîte et qu’elles soient rétablies dans leurs droits.

Bakari Guèye

©️ Crédit source: https://initiativesnews.com/recensement-biometrique-birame-tire-la-sonnette-dalarme/

COMMUNIQUE 022-MSDH/2020 RELATIF A LA LIBÉRATION DE MR SOUMAILA CISSE , SOPHIE PETRONIN ET DEUX MISSIONNAIRES ITALIENS.

Le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (M.S.D.H) se rejouit de la libération de Mr Soumaila Cissé qui était détenu depuis le 25 Mars 2020 par certains groupes terroristes toujours non identifiés officiellement et par la même occasion félicite la cellule de crise mise en place par la primature et tous les acteurs qui ont travaillé sans cesse pour obtenir ce résultat.

Le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’homme (M.S.DH) a appris avec stupéfaction sur les médias nationaux et internationaux la libération de 206 présumés dangereux djihadistes sans aucune forme de procès et condamne avec la plus grande fermeté cette forme de mise en liberté qui n’est pas à encourager pour un pays en quête d’identité judiciaire et qui bafoue les principes juridiques et fondamentaux des droits de l’homme.

Cependant le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (M.S.D.H) toujours dans ses objectifs de recherche de vérité et distribution d’une justice équitable reste perplexe à certaines zones d’ombres et demande à l’État Malien:

D’informer la population malienne sur les véritables conditions de libération de Mr Soumaila Cissé et compagnie ;

De Confirmer ou d’infirmer la libération de plusieurs dizaines prévenus djihadistes ou le paiement d’une quelconque rançon en contrepartie de la libération de Mr Soumaila Cissé et compagnie.

Le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (M.S.D.H) réaffirme sa ferme volonté de vaincre l’impunité et l’injustice sur toute l’étendue du territoire malien.

Fait à Bamako le 09 Octobre 2020.

N’Djim Boubacar

Président du MSDH

©️ Crédit source: Reçu du président MSDH

« Le Mali 60 ans après toujours en quête d’une identité judiciaire. » Par Boubacar N’Djim, président du MSDH (Mali)



Injustice immanente, parfaite; esprit, sentiment d’injustice; monument d’injustice; comble de l’injustice; (histoire) criant(e) d’injustice; combattre, dénoncer, refuser l’injustice; souffrir, subir, supporter l’injustice; ériger l’injustice en système; justifier l’injustice; crier à l’injustice; s’opposer à l’injustice; protester, se révolter contre l’injustice; défendre quelqu’un contre l’injustice; tirer parti de l’injustice; traiter quelqu’un avec injustice.

Etre témoin, victime d’une injustice; endurer une injustice; dénoncer, redresser, réparer, venger une injustice; entériner une injustice.

La cause de ces insurrections est presque toujours la même : les exactions, les extorsions et mille autres injustices commises par les caïds (gouverneurs et élus communaux et autres complices) est de réclamer humblement leurs droits face à l’injustice.

L’injustice sociale est une évidence si familière, elle est d’une constitution si robuste, qu’elle paraît facilement naturelle à ceux mêmes qui en sont victimes.

L’esclavage et ses pratiques sont une réalité et les conséquences sont énormes:

Exations et exécutions sommaires;
Disparitions forcées;
Des déplacés en interne au Mali;
Des spoliations de terres;
Des violences basées sur le genre de toute sorte.

Ce n’est pas l’injustice en soi qui nous blesse, c’est d’en être l’objet.

Une vielle femme du Mme Sokhana Diakité âgée de 80 ans évacuée en urgence à l’hôpital du Mali de Bamako depuis le 02 Septembre qui a perdu son fils dans la nuit du 1er Septembre 2020. Elle a perdu aussi un œil déjà.

Le seul péché de leur famille c’est d’avoir gagné un procès pour récupérer leurs terres cultivables contre des gens qui se prennent pour des maîtres, et d’autres sont emprisonnés illégalement.



Cette dame a besoin d’être soutenu financièrement, juridiquement et moralement afin que justice soit faite.

Merci de rentrer en contact avec ces parents.

N’Djim Boubacar.
Militant de la cause humaine.

©️ Crédit source: reçu de l’auteur – post Facebook https://www.facebook.com/100034842438378/posts/369833457521399/

Visite de BDA chez KHB : La réaction de précisions du SG de RAG, Balla TOURÉ

Bonjour à tous.


Après lecture du communiqué de la CVE relatif à la visite du président Biram Dah Abeid au président Hamidou Baba Kane, sans vouloir polémiquer, je tiens à préciser ceci:

  • L’idée de la visite est partie de moi, suite à une rencontre que j’ai eu avec le président Kane, j’ai informé le président Biram Dah Abeid que Hamidou Baba Kane est malade et amaigri et que par conséquent, il serait adéquat de lui rendre visite; je suis bien dans mon rôle de dirigeant en vue d’Ira, puis du Rag, et le président Biram à toujours était soucieux d’exprimer de près, sa solidarité en pareilles circonstances, à ses concitoyens, même anonymes et aux personnalités nationales.
    Après l’accord du député Biram Dah Abeid, j’ai émis au président Kane la possibilité que nous lui rendons visite.
  • Ce n’est pas la 1ere fois que le président Biram fasse le déplacement pour rencontrer ses aînés leaders politiques et moi j’ai toujours assuré le côté protocole, mais cette fois-ci, le président Biram n’a pas été à l’origine de la visite et moins encore de son caractère politique, et encore moins, il n’y a eu de demandes pressentes ou insistances de sa part.
    Après les salutations d’usage, le président Biram a les bonnes nouvelles de la santé de son aîné et ce dernier lui a expliqué les causes de la souffrance et l’a rassuré sur son rétablissement. Et bien sûr les deux hommes ont échangé sur l’actualité politique et les meilleurs moyens pour que l’opposition mauritanienne tire profit de l’ouverture qui se dessine sous le régime du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

Balla Touré
SG RAG

©️ Crédit source: Réseaux IRA et RAG