Flash info (Mauritanie) : Issa Mansega Diawara élu député de la Diaspora Zone Europe.

Des sources sûres, nous apprenons que Monsieur Diawara Issa Mansega, l’un des responsables en France du parti au pouvoir UPR, a été choisi pour représenter comme député les mauritaniens de l’étranger Zone Europe. Originaire du Guidimagha (Région Sud du pays) , Mr Diawara est une figure connue du sérail politique et social de la Diaspora mauritanienne en France depuis plusieurs années. Nous lui souhaitons une mandature pleine de réussite au bénéfice de l’ensemble des mauritaniens vivant dans la Zone Europe qu’il représente au parlement mauritanien.

Nos vives félicitations.

Pour le BLOG par K.S

Événement à Bordeaux : Une conférence de soutien au leader abolitionniste et député Biram Dah Abeid emprisonné en Mauritanie.

La conférence organisée, à Bordeaux, par l’association MÉMOIRES ET PARTAGE dirigée par Karfa DIALLO, à l’initiative de Mohamed LAM, un juriste essayiste, s’est déroulé ce samedi 27 octobre 2018 dans les locaux du CLUB DE PRESSE DE BORDEAUX.

Devant l’aberration de l’emprisonnement de BIRAM DAH ABEID depuis 80 jours, ces épris de justice ont convié Moulaye HACÈNE, du mouvement MAURITANIE LAÏQUE, Laura SPINOLA, membre d’IRA FRANCE MAURITANIE et Conseillère internationale du leader Biram Dah ABEID, et Elhadj FALL, membre éminent du staff du président Biram Dah Abeid en France.

Il s’agissait de décrire la situation actuelle de la Mauritanie à la lumière de l’arrestation du leader abolitionniste détenu en prison depuis le 7 août 2018 ; son élection comme député à l’Assemblée Nationale Mauritanienne depuis les élections du 1er et 15 septembre 2018.
Également, explorer les enjeux sous l’angle juridique, laïque, politique et constitutionnel, les tenants et aboutissants, de cette privation de liberté, inacceptable et unanimement rejetée par les deux communautés, mauritanienne et internationale.
Après avoir remercié les participants, le public, le club de presse de Bordeaux, et introduit le sujet, Kerfa DIALLO a invité Laura SPINOLA à expliquer le contexte de l’incarcération du prix des Nations-Unies pour la cause des droits de l’homme en 2013.
L’humaniste française d’origine Cap-verdienne, conseillère de Biram Dah Abeid, a rappelé les raisons qui l’ont poussé à accompagner le leader abolitionniste universaliste. Mademoiselle Laura Spinola a souligné les qualités d’inspirateur de Biram comme lui a témoigné le Times, Magazine américain qui l’a distingué en 2017, elle a cité son exceptionnel courage comme l’a qualifié comme le président Irlandais Michael Higgins qui lui a remis le prix de Frontline Defenders en 2013. Laura a aussi souligné la simplicité et l’empathie du fondateur d’IRA-Mauritanie et concepteur de ses réseaux de par le monde. Elle a également souligné que cette constance de dénonciation d’IRA a fini par rétrograder la Commission Nationale des Droits de l’Homme de Mauritanie (CNDH), de la catégorie A réservée aux institutions indépendantes et conformes aux Principes de Paris, à la catégorie B propres aux institutions inféodées au pouvoir politique et réfractaires aux Principes de Paris.

Moulaye HACÈNE a relayer Laura Spinola à la tribune et a déclaré de chef le lien ombelical entre l’esclavage physique et l’oppression morale et spirituelle. Pour l’activiste du mouvement  » Pour Une Mauritanie Laïque », ces forfaits représentants des crimes de droits humains, ont pour terreaux, l’assimilation, dans des États comme la Mauritanie, ainsi que la confusion entre le temporel et le.religieux, donc l’amalgame que perpétue la classe dirigeante en Mauritanie, entre le pouvoir politique et la mosquée, la science politique et la science religieuse. D’où l’appel de Hacene à la séparation des deux pouvoirs afin de permettre l’exercice plein du pouvoir politique, et du dogme, en toute indépendance, chacun dans sa sphère.
Et Moulaye Hacene de rappeler que cet aspect d’obscurantisme et de contradiction avait conduit la condamnation à mort de Biram en 2012 lorsqu’il a brûlé les livres qui codifient la traite de l’esclavage et a abouti au feuilleton de Mohamed Cheikh Ould M’KHEITIR, condamné à mort pour apostasie, sa peine ayant été cassé et ramené à deux ans de prison, il a été libéré par la justice mais juste après, kidnappé et séquestré jusqu’à nos jours par un État écartelé, ayant un pas dans le moyen âge et un autre dans le monde moderne.

L’initiateur de la conférence, Mohamed LAM, a illustré ses propos sur le plan juridique, notant que la première phrase de la constitution Mauritanienne est contradictoire en ce sens qu’elle associe le droit positif Français à la charria islamique. Dès lors, l’inspiration est faussée; pour monsieur Lam, ceci mène à des inadéquations. Il rappela que toutes les contradictions dans lesquelles le régime mauritanien s’enlise, comme l’interdiction de l’esclavage en 1981, renouvelée de manière récurrente en 2007 puis 2015, sans toutefois pouvoir condamner les criminels esclavagistes; deux personnes le furent et aussitôt libérées, et leurs condamnations étant dérisoires et bien en deçà des peines prévues par la loi. Parallèlement à cette impunité, abolitionnistes sont arrêtés, torturés et persécutés tel Biram Dah ABEID.

Mohamed Lam note le déni du président de la Mauritanie qui préfère parler de séquelles et non de l’esclavage ou le fait de ne pas régler le passif humanitaire.
Par ces éléments, il conclut que le système judiciaire mauritanien est en régression totale et connait ses pires moments avec l’instrumentalisation qu’en fait l’actuel chef de l’État contre les opposants et défenseurs des droits humains. Les voisins de la Mauritanie ont opté pour le silence complice sur l’esclavage et les discriminations contre les personnes d’ascendance africaine, et s’adonnent à une indignation sélective sur le sort des migrants-esclaves en Libye, à déclaré madame Mariem DIOP membre de SOS-Esclaves de la Gironde.

Elhadj FALL, membre du staff de Biram Dah ABEID en France, a apporté son éclairage sur le contexte dans lequel son leader a été arrêté et incarcéré injustement; rappelant le contexte politique d’avant les élections législatives, municipales et régionales l’échéance des élections présidentielles de 2019.
Dénonçant le traitement très partisant, zélé et non sans abus, de la plainte contre Biram Dah ABEID par un journaleux, insulteur public de IRA et son président et roulant à la solde de la police politique du régime de terreur de Mohamed ould Abdelaziz.
Elhaj Fall a rappelé que l’un des premiers objectifs qui consistait à vouloir empêcher Biram Dah Abeid à accéder au parlement n’a pas réussi car il a été élu au premier tour.

Il est revenu sur l’historique du mouvement à travers les différentes critiques qu’on lui a porté jusqu’au dernier événement concernant l’alliance avec le parti Sawab qui a déclenché la pression supplémentaire sur Biram et son mouvement

Devant l’auditoire averti et très au fait de la situation de la Mauritanie, les questions et contributions d’Ousmane, Sidi Mohamed, Cheybani, Camara, Sow et les autres ont été particulièrement riches.
Que ce soit sur le passif humanitaire, l’éducation nationale, la probité de Biram, l’éclairage sur le mouvement laïque, les objectifs politiques, l’état de santé de Biram et sa situation juridique, les questions n’ont pas manquées et les argumentaires étaient constructifs.

Bordeaux, le 27 octobre 2018.

Source crédit : Réseaux IRA

Paris, 4 octobre 2018 : Sit-in de soutien au leader abolitionniste emprisonné Biram.

Des militants et sympathisants du mouvement abolitionniste IRA ont tenu un sit-in de soutien près de l’ambassade de Mauritanie à Paris dans le 16ème arrondissement. Menés par une antenne de IRA-France, les manifestants ont scandé des slogans dénonçant l’acharnement judiciaire que subit le leader abolitionniste incarcéré depuis le 7 Août dernier. Élu député lors des élections législatives du 1 et 15 septembre, Monsieur Biram Dah Abeid est à la tête d’une organisation antiesclavagiste fondée en 2008 mais toujours non reconnue par les autorités de Nouakchott. Ainsi ce jour, selon les cadres IRA-France, le but est de lancer un énième cri d’alerte aux autorités mauritaniennes et françaises sur le sort de leur leader qui croupit en prison pour des motifs douteux et inadmissibles .

À noter la présence pour couverture d’un journaliste et blogueur français, Alexis Poulin proche du mouvement politique des INSOUMIS de l’influent homme de Gauche universaliste M L Mélenchon.

Voir ci-dessous le photoREPORTAGE du sit-in :

Ameth Gaye chargé de Com IRA-France au micro d’Alexis Poulin de https://www.lemondemoderne.media

L’intervention de Chedad Amar ancien secrétaire général IRA-France

Avec le journaliste Alexis Poulin pour notre mot de soutien lors du sit-in.

Avec l’étudiant sociologue et militant éclairé pour les causes justes Boulaye DIAKITÉ

Elhadj FALL, responsable proche du leader abolitionniste Biram Dah Abeid avec Chedad Amar.

Conférence Internationale sur la Gouvernance Sécuritaire en Afrique à Paris, en photos par notre BLOG !

Cette rencontre organisée sous le patronage de l’Institut Mandela en partenariat avec d’autres organismes dont le CCDMD (le Cadre de Concertation et de Dialogue des Mauritaniens de la Diaspora), a vu passer un panel d’intervenants de haute volée. Les débats ont été ouverts par le modérateur Dr Ousmane Sao, chercheur mauritanien et président du CCDMD. Par la suite le président de l’Institut Mandela, Docteur Paul Kananura a pris la parole par la présentation succincte de son organisme et une bienvenue chaleureuse aux illustres invités. Parmi ces derniers, quelques ambassadeurs (Maroc, Nigeria et Sénégal) , des représentants de plusieurs pays, des universitaires et des chercheurs spécialisés. Les discours ont porté largement sur les aspects originels, sociologiques, économiques, géopolitiques et sécuritaires ayant trait aux dangers multiformes du terrorisme en Afrique. Ainsi des enjeux multisectoriels de la problématique ont été revus et abordés à des divers degrés. Le défilé des conférenciers s’est déroulé entre 14 heures et 16 heures, et après une séance de questions-réponses s’est ouverte avec le public. Les échanges ont été très instructifs dans cette salle de la Bourse du Travail de Paris située au 3 rue du Château d’eau 75010.

Dr Ousmane Sao, le modérateur au micro.

Dr Paul Kananura, Président de l’Institut Mandela

Les ambassadeurs du Maroc et du Nigeria (g à d)

Maître Jemal M. Taleb, avocat Mauritanien

Mr Ali Rastbeen, Président de l’Academie de Géopolitique de Paris.

Colonel Babacar Diouf du Sénégal.

L’ambassadeur du Sénégal

Mr Amadou Oury Bah, ancien ministre guinéen (Conakry)

SUITE PHOTO-REPORTAGE :

Résumé de récit réalisé par K.S pour SONINKIDEES-JOSE

Interview avec Mr Diawara Issa Mansega, candidat à la députation des Mauritaniens d’Europe.

Le sens de ma candidature est de mettre la diaspora au cœur de la citoyenneté nationale»
Citoyen mauritanien vivant en France depuis plus de 25 ans, militant dans le monde associatif et coordinateur en France des campagnes présidentielles de 2009 et 2014 pour le Président de la République, ainsi que celui de toutes les élections intermédiaires pour l’UPR…

…dont l’élection du 1er septembre 2018 , Monsieur Diawara Issa Mansega postule au mandat de député des Mauritaniens pour la circonscription Europe . Entretien.

Tahalil : Monsieur Diawara Issa Mansega, vous postulez au mandat de Député des mauritaniens de l’étranger pour la circonscription Europe, avant de vous poser nos questions pouvez-vous commencer par vous présenter à nos lecteurs ?

Diawara Issa Mansega : Merci de m’offrir cette opportunité de m’adresser à vos lecteurs ainsi qu’à mes compatriotes de manière générale. Avant de me présenter, permettez-moi tout d’abord de me féliciter et de féliciter notre parti, l’UPR pour sa large victoire aux élections législatives, municipales et régionales. Ce succès est expressif de l’adhésion du peuple mauritanien dans sa diversité à la gouvernance clairvoyante de SEM le Président Mohamed Ould Abdelaziz. Je m’en réjouis et salue la maturité des mauritaniennes et des mauritaniens qui ont massivement rejeté durant cette élection le discours extrémiste dans toutes ses manifestations.
À présent, pour me présenter, je dirai que je suis un citoyen mauritanien qui vit en France depuis plus de 25 ans. Pendant des longues années, j’ai milité dans le monde associatif auprès de nos compatriotes établis en Europe. J’ai été entre autres l’un des membres fondateurs et dirigeants du Réseau des Associations Mauritaniennes d’Europe. Cet engagement m’a permis d’accompagner mes concitoyens dans tous leurs projets de vie : d’insertion ici (social, administratif et économique) et de promouvoir leur pleine implication dans le processus de développement de notre pays. J’ai modestement contribué à une meilleure prise en compte de l’apport des migrants aux politiques de développement local.

Tahalil : vous nous avez parlé de votre parcours dans le domaine associatif mais vous avez omis d’évoquer le domaine politique dans lequel vous semblez très actif.

D.I.M : Oui en effet, cumulativement aux activités associatives que je continue de mener, je demeure aussi un citoyen engagé sur le plan politique. Je rappellerai qu’à la suite du mouvement de rectification du 06 août 2008, quand un diplomate mauritanien a été dépêché à Paris par le Haut Conseil d’Etat, pour apporter la riposte à la contestation contre ce mouvement, j’ai été celui qui en Europe a mis en place, le premier mouvement de soutien au Président de la République. Appelé RIMECD (Rassemblement des Initiatives de Mauritaniens en Europe pour le Changement et la Démocratie), et constitué à l’époque d’un groupe très restreint de personnes. Ils étaient bien rares les compatriotes qui osaient s’afficher en faveur du mouvement de rectification. La plupart d’entre eux pariaient tout simplement sur son échec.
Je me réjouis de constater que ceux qui étaient nos adversaires les plus acharnés à l’époque sont aujourd’hui parmi les plus fervents soutiens du Président au point de vouloir nous faire oublier.
En tout état de cause, le mouvement que nous avons mis sur pied en 2008 et que je dirige, a continué à se massifier et à s’étendre à d’autres pays européens. RIMCD a accompagné le Président de la République dans tous ses combats pour la réalisation de son ambitieux projet de changement. C’est à ce titre que j’ai été coordinateur en France des campagnes présidentielles victorieuses de 2009 et 2014 pour le Président de la République, ainsi que celui de toutes les élections intermédiaires pour l’UPR. La dernière en date étant l’élection du 1er septembre 2018. C’est pour toutes ces raisons et celles qui précèdent que je suis fondé à briguer le mandat des députés des mauritaniens de l’étranger, pour la zone Europe.

Tahalil : Il apparaît clairement que vous avez un parcours politique cohérent et constant qui représente un atout certain. En dehors de cet aspect, pouvez-vous nous dire quels sont les ressorts de votre candidature à la députation pour l’Europe?

D.I.M : Je viens de vous le dire, de par mon ancrage dans la diaspora, ma proximité avec mes concitoyens établis en Europe, mes multiples engagements à leurs côtés, pour les accompagner dans la prise en charge de leurs problématiques. J’ai à maintes reprises pris des initiatives en direction des autorités pour les sensibiliser davantage sur les difficultés auxquelles nos compatriotes sont confrontés en vue de solutions idoines. Ces difficultés, je les connais bien car étant moi-même issu de la diaspora, vivant et partageant avec elle le même quotidien. De facto, je joue le rôle de représentant de la diaspora, par conséquent, si ma candidature était retenue par mon parti, l’UPR, ce que j’espère fortement, elle ne sera qu’une légitimation de mon action de toujours. Au demeurant, il découle de tout ce que je viens d’exposer, que je remplis à la fois les critères d’ordre social de proximité avec la diaspora et politique liée à la constance de mon engagement auprès du Président de la République. Aucun autre candidat ne peut se prévaloir d’une position aussi cohérente que la mienne pour briguer ce mandat.

Tahalil : Monsieur Diawara, si vous étiez élu, quels seraient alors vos projets ?

D.I.M : D’abord pour être le représentant effectif de la diaspora au sein de la représentation nationale et y défendre les intérêts spécifiques des mauritaniens de l’étranger. J’œuvrerai à l’organisation de la diaspora autour d’une structure fédérative et de délégation, reconnue par l’Etat tant au niveau organique qu’au niveau de l’autonomie financière et qui fera partie du cadre institutionnel mauritanien. Elle impliquera les membres de la diaspora dans toutes les décisions qui impacteront leur destin. Cela est d’autant plus nécessaire aujourd’hui qu’il n’existe plus de ministère représentant les Mauritaniens de l’étranger. Je me battrai aussi pour faire en sorte que la diaspora puisse être valablement représentée dans le conseils des organes tels le conseil économique et social, l’office national du tourisme, de Mauritanie Airlines, de la chambre de commerce et du conseil national de la jeunesse ainsi que des commissions mixtes paritaires, car il s’agit là des organes de décisions qui traitent des questions qui sont au plus près des préoccupations des Mauritaniens de l’étranger. Ceci donnera sans doute tout son sens aux droits politiques nouveaux reconnus à la diaspora par le Président de la République qui a pris toutes les dispositions nécessaires pour reconnaître à cette frange des mauritaniens, la citoyenneté pleine et entière, qu’il en soit remercié sincèrement. En définitive le sens de ma candidature est de mettre la diaspora au cœur de la citoyenneté nationale.
Il s’agit là de quelques-uns de mes projets, j’ai d’autres idées que je j’exposerai plus tard.

Tahalil : Dernière question, Monsieur Diawara savez-vous combien de mauritaniens vivent-ils en France ?

D.I.M : Comme vous le savez il n’existe pas de statistiques officielles sur le nombre de mauritaniens, vivant en France. Tout ce que je pourrais dire à ce sujet, est que le nombre de nos compatriotes établis, en France et en Europe de façon générale est élevé. J’ajoute qu’Ils sont représentatifs de la composition ethno culturelle du pays. Alhamdoulilah moi qui parle en plus du français, toutes les langues nationales (soninké, pular, hassanya et le wolof), je n’ai aucune difficulté de commercer avec les uns et les autres. C’est d’ailleurs ce que je fais au quotidien.

Propos recueillis par MAOB

Crédit source : journaltahalil.com

La ferveur électorale à l’ambassade de Mauritanie à Paris : La journée en Photo Reportage !

La journée du 1 septembre 2018 marque le premier acte des élections municipales, régionales et législatives en Mauritanie. À Paris, au sein de l’ambassade de Mauritanie dans le chic 16ème arrondissement, la diaspora mauritanienne s’est mobilisée fortement afin d’accomplir leur devoir civique. 4 bureaux de vote ont été prévus pour accueillir les électeurs. D’après de témoignages recueillis sur place, certaines personnes ont attendu plus de 3 heures de file d’attente avant d’accéder aux bureaux de vote. L’affluence était phénoménale et sans précédent selon diverses sources connaissant le « petit monde politique » de la diaspora par rapport aux échéances électorales du passé. Les opérations de vote ont commencé à 7 heures pour finir à 19H. Il est lieu de signaler la présence d’une urne symbolique aux environs de l’ambassade, gérée par les éléments de IRA-FRANCE faisant office d’une pétition citoyenne demandant la libération de leur leader abolitionniste Biram Dah Abeid aux arrêts depuis le 7 août dernier. Aux dernières nouvelles, Mr Biram Dah Abeid, PRIX Onusien 2013 pour son engagement pacifique antiesclavagiste, est élu député sur la liste nationale SAWAB lors de ce premier tour.

Ainsi d’après divers chiffres recueillis et croisés, nous avons décidé de publier ces résultats marquants :

■ Résultats de la France pour les 5 premiers partis

~Liste nationale Mixte

Sawab 260

UPR 170

UFP 138

TAWASOUL 107

CND 19

~Liste des femmes

CND 237

SAWAB 162

UFP 155

UPR 150

TAWASOUL 81

Par K.S pour SONINKIDEES-J’OSE LE BLOG

Événement Social – L’EED :Un appel aux dons!

VETEMENTS, CHAUSSURES ET FOURNITURES SCOLAIRES POUR 12 ENFANTS EN VOYAGE DE DECOUVERTE EN France

L’association L’EED (Ensemble pour l’Espoir et le Développement) lance un appel aux dons à destination d’enfants écoliers mauritaniens et maliens en vacance scolaire et de découverte en région parisienne.

En effet, depuis 3 ans, l’association apporte son soutien aux écoles primaires de villages de Guidimakha en Mauritanie et au Mali.

Dans ce cadre, l’association accueille du 5 août au 25 août, 12 enfants en voyage de découvert en région parisienne. Elle fait appel à la générosité de tous pour faire un don de matériel scolaire : vêtements, chaussures, fournitures adaptés (en priorité cahiers, stylos, crayons à papier, crayons de couleur, gommes, taille-crayons, feutres, ardoises, craies).

Vous pourrez déposer vos dons auprès de Mme Tégué DIALLO, membre de l’association, que vous pourrez contacter par téléphone ou e-mail :
• Tel. +33 6 34 24 27 87
• Mail: tegue.diallo@leedmedia.fr

Ou déposer vos dons directement à la résidence où sont hébergés les enfants (et les rencontrer) :
• Adresse : 3 Allée Gustave Courbet 93300 Aubervilliers
• Appeler Mr Brahim TRAORE, membre de l’association au +33 6 12 61 72 10 ou +33 7 53 09 24 69

Les organisateurs remercient sincèrement tous les généreux donateurs au nom de tous ces jeunes écoliers.

Solidairement, L’EED.

Source crédit: Page officielle Facebook L’EED

IRA MAURITANIE : Macron en Mauritanie, le piège du reniement

Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste en Mauritanie(Ira-Mauritanie).

Macron en Mauritanie : le piège du reniement

Lettre ouverte

Monsieur le Président de la République française,

Par ces mots, le courage ne vous manquait, en novembre 2017, de rappeler que l’esclavage est « un crime contre l’humanité ». A ceux qui reprochaient aux occidentaux leur part de responsabilité, vous l’expliquiez si justement, en Libye, « la traite d’êtres humains est faite contre des Africains par des Africains ».

Vous vous apprêtez à venir en Mauritanie, un pays où l’esclavage, omniprésent et séculaire, demeure le fait d’Africains sur d’autres Africains. Vous allez rencontrer un homme d’Etat, témoin d’une tentative d’épuration ethnique contre les autochtones noirs, de 1986 à 1991. Avec lui, vous parlerez des défis transversaux de la paix et du développement dans l’ensemble de la sous-région Sahara-Sahel.

La lutte contre le terrorisme reste la priorité de vos échanges. L’esclavage, le racisme anti-noir et l’extrémisme religieux constituent, en Mauritanie, les facettes d’une même oppression.

L’exploitation d’une main d’œuvre sous contrainte, ce fléau millénaire, continue de façonner la mémoire et le présent des miens. Bien avant la colonisation, des millions de mes compatriotes, y sont nés et continuaient à le subir, jusqu’aujourd’hui. Il s’agit d’une infamie locale, produit de notre histoire et expression d’une inhumanité du crû.

Les Hratin, inférieurs et exploités à la naissance, sont les parias de condition servile, sur la sueur duquel la Mauritanie a été bâtie. Au prétexte de la race, ils étaient (et sont parfois de nos jours) vendus, mutilés et confinés au travail indécent, offerts en cadeau ou séparés par héritage ; le Code noir de chez nous, appelé « rite malékite » ou « Charia » vulgarise l’usage de cette viande sur pied, au point de réglementer le détail du viol et du cuissage, sur les femmes, parfois mineures.

La tentative d’épuration ethnique de 1986-1991 visait l’anéantissement sinon l’expulsion des ethnies d’ascendance africaine, tels les Wolofs, les Bambaras, les Soninkés et les Pulaarophones ; l’essai sanglant se soldait par des dizaines de milliers de déportés et d’exilés, des pogroms, la banalisation de la torture, des assassinats collectifs, des disparitions forcées, des spoliation de bétail et de terre, les radiations massives dans différents secteurs de la fonction publique et des forces armées et de sécurité. En parallèle, du jour au lendemain, l’Etat fut livré aux tribus ; le vandalisme culminait avec l’effondrement de l’école et la guerre compulsive contre l’enseignement des langues étrangères. Depuis, la Mauritanie, à genoux, s’enfonce dans le fanatisme et la misère.

Ces atrocités, imputées à l’Etat, ont créé le clivage structurel et la discorde dans la communauté de destin, entre les composantes subsaharienne et arabo-sanhaja. Jamais, il n’y eut de réparation à la mesure du dégât ; au lieu de la réconciliation, l’impunité devenait le credo ; la demande de publication de la vérité, sans cesse différée, s’apparente maintenant à un délit ; à l’exception du Président civil Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellahi, renversé en 2009 suite au putsch de son chef de sécurité – à présent au pouvoir – le déni et l’occultation cristallisaient le consensus sur la nécessité de taire le crime. La légitimité du système de domination en vigueur s’enracine dans ce silence fondateur. La dérive présente de la Mauritanie vers le wahhabisme outrancier ne poursuit d’autre objectif que de maintenir les discriminations sous le voile du sacré, afin de la mieux proroger. L’hégémonie historique dépense, ici, ses ultimes réserves de ruse.

En mai 2018, le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale des Nations Unies (Cerd), réuni à Genève, répertoriait la reproduction des inégalités liée à la généalogie et la permanence de leurs effets, à grande échelle. Les recommandations insistaient, sur la part de laxisme des tribunaux au fil des rares poursuites contre les auteurs de pratiques esclavagistes.

Il n’est besoin de chercher, loin, la source de la complaisance. Le 3 mai 2016, le chef de l’Etat, lors d’un discours dans la ville de Néma, déclarait : « Les Hratin sont nombreux et font trop d’enfants et rien ne peut être fait pour eux dans ces conditions ». La politique du gouvernement cherche à supprimer socialement les Hratin et les autres composantes d’Afro-descendants mauritaniens car le fantasme de leur multiplication démographique soude les anciens maitres dans la solidarité par la panique. Le pays se dit « arabo-islamique » et, pourtant, sa majorité est noire et le sera davantage ; pour un lendemain de paix, la prudence requiert, d’élites dirigeantes, sur le déclin, de canaliser l’aspiration du grand nombre à l’égalité, point d’en contrarier le cours. Telle audace à rebours des enseignements de l’Histoire, se paie cher, toujours. Voici, Excellence, Monsieur le Président, un conseil précieux à l’endroit de votre homologue, Mohamed Ould Abdel Aziz.

Combien de fois avons-nous été emprisonnés, suppliciés, relégués dans le désert et désignés à la vindicte, seulement parce que nous proclamions le droit universel à vivre libres et dignes sur la terre de nos ancêtres ?!Nos associations sont interdites, nos partis bannis, toujours figés en marge des élections. Des milliers d’entre nous errent dans le temps social, sans personnalité juridique ni visage ; comme le notait Human Rights Watch le 29 mars 2018, « le processus national d’enrôlement à l’état civil en Mauritanie empêche certains enfants de s’inscrire à l’école publique et de passer des examens nationaux obligatoires ». La biométrie se transforme en outil de marginalisation des composantes majoritaires, pour entraver leur accès aux cartes d’identité et d’électeur. Les experts indépendants et autres rapporteurs des groupes de travail de l’Onu décrivent, dans leurs conclusions étalées de 2015 à 2017, une Mauritanie que son surpoids d’injustices rend vulnérable à la dislocation.

L’Onu a également dénoncé la persécution du bloggeur Mohamed Cheikh Ould M’Kheitir, emprisonné depuis 4 ans. Accusé d’apostasie, position passible de la peine de mort dans le code pénal, un tribunal, au constat de son repentir, commua le verdict initial en deux années de réclusion ; enfin, il devait recouvrer ses droits élémentaires ; l’aile conservatrice du pouvoir, en connivence avec les segments pro-jihadistes de l’opinion parmi la minorité hégémonique, a décidé de le garder otage, en attendant l’audience de recours devant la Cour suprême. L’ex prévenu, aujourd’hui séquestré dans un lieu inconnu, risque l’assassinat ; le Groupe de travail sur la détention arbitraire (Onu) réclame sa libération depuis avril 2017.

Pire encore, le Conseil des ministres, soumettait, au Parlement, un projet de loi punissant de mort les « propos jugés blasphématoires », même en cas de repentir ; en vertu de la surenchère avec les groupes obscurantistes, une circonstance atténuante disparaissait, ainsi, du champ de la loi! Le 27 avril 2018, les députés votèrent le texte liberticide, à contresens de la marche des musulmans vers la quête de l’état de droit, du mieux-être et la prévention de la violence. La Mauritanie, membre du G5 Sahel, combat les groupes jihadistes hors des ses frontières et applique leur programme sur son territoire. Des écoles de savoir « islamique » où l’Etat n’exerce aucun contrôle du cursus, ont été transformées en des centres de radicalisation ou des milliers de jeunes, apprennent la haine de l’Autre, l’infériorité de la femme et le devoir d’abolir les libertés de conscience et la diversité culturelle. En lieu et place d’une connaissance qui les arme dans la compétition pour l’excellence, les voici dressés au combat, gorgés de colère contre la joie, la littérature, les sciences et toute célébration de la vie. L’éducation au rabais leur assigne le passé pour logis et espérance. Elle leur apprend à considérer, comprendre et transmettre le rapport au vivant, d’un seul prisme de vue, le regard d’outre-tombe.

Monsieur le Président, tout pouvoir sous le joug duquel enfle et boursoufle la détestation de l’autre, la méfiance envers le savoir, le refus du mérite terrestre et le désir de la mort, ne contribuera à endiguer le terrorisme. Le terrorisme procède d’un endoctrinement et résulte d’une éducation au pire, bien en amont du passage à l’acte.

Au nom du Monde libre qui inspire l’essor de la revendication démocratique en terre d’Islam, pour la civilisation, le genre humain et votre grand pays, de grâce, ne cautionnez pas la dérive qui dévaste, endeuille et tue !

Nouakchott le 18/06/2018
Biram Dah Abeid
Président des réseaux IRA dans le monde.

Source crédit: Réseaux IRA-MAURITANIE

La rencontre autour du président Réseaux IRA, BDA à Paris 12-5-2019 : l’événement en Photos par notre BLOG.

Le lien de l’intervention du leader abolitionniste: https://wp.me/p5GJMr-Sh

Couverture en photos par K.S

La journée-rencontre FPC ex-FLAM à Massy: Notre BLOG y était!

Au micro, le politologue WANE Abdoulaye, conférencier du jour

LÔ Gourmo à la parole, avocat et cadre du parti UFP.

Le journaliste Diallo Saïdou de Kassataya en action.

Abou N’DIAYE, un intervenant du jour

Kaaw Touré en communication, cadre du parti FPC ex-FLAM

BA Elhadj SG section EUROPE FPC lors de son speech

Soh Hamadi (badge FPC), cadre du parti FPC exFLAM.

Baba Ould Jiddou, cadre du parti APP EUROPE

On reconnaît Hameth Gaye souriant, membre IRA-France

Votre modeste serviteur avec le grand-frère Kaaw Touré.

Flyer de COM sur les FPC EX-FLAM

Ce dimanche 1 Avril 2018, s’est tenue à la Bourse du travail de Massy en Île-de-France, la rencontre organisée par la section EUROPE du parti FPC ex-FLAM (Forces Progressistes du Changement). Vers 15h15, l’un des conférenciers programmés, le politologue Wane Abdoulaye a présenté le cheminement du système étatique de gouvernance très déséquilibrée entre les différentes communautés en Mauritanie. Dans son discours, il estime qu’un certain calcul politique est lisible derrière plusieurs décisions étatiques à travers le temps, tendant à marginaliser les communautés noires du pays au profit stratégique des arabo-berbères.

Le discours du 2ème intervenant est axé sur l’enrôlement controversé. Ainsi Mr N’DIAYE Abou a indexé les différentes complications rencontrées par des citoyens à tous les niveaux. Il rappelle la nécessité d’une synergie de forces vives militantes pour porter vaillamment les revendications d’une légitimité sans faille. À la fin, le 3ème conférencier est Kaaw Touré, éminent membre des FPC ex-FLAM et influent cyber-activiste. Venu tout fraîchement de la Suède, son pays de résidence, le natif de Djéol a assuré une présentation très riche et succincte de l’historique de la construction politique de la Mauritanie. Faite d’innombrables ratés au fil du temps selon l’ex flamiste, cette construction politique est dans l’impasse par évidence. Il est lieu pour eux, le parti FPC ex-FLAM, de proposer une large et profonde autonomisation des ensembles régionaux sensiblement homogènes. Il a rappelé que la réforme de régionalisation mise en place par le régime actuel n’est qu’une copie inachevée de ce qui a été proposée par son mouvement.

Les séances de questions et d’échanges ont été très fructueuses pour l’assistance. À noter le délicieux goûter servi gratuitement et un moment convivial avec les prestations artistiques (musiques et chants) au final.

Reportage assuré pour le BLOG par K.S