● Climat politique : Majorité et Opposition signent un Pacte Républicain

La cérémonie de signature du Pacte Républicain, conclu entre le Gouvernement, l’Union des Forces du Progrès, le Rassemblement des Forces Démocratiques et Insaf, a eu lieu, jeudi soir, à Nouakchott. Selon les signataires, cet accord est le fruit de l’atmosphère d’apaisement et d’ouverture, instauré par le Président de la République, depuis son accession au pouvoir.

Le palais des congrès de Nouakchott a refusé du monde. Militants et sympathisants des partis dirigés par M. Ahmed Ould Daddah, M. Mohamed Ould Maouloud et M. Mohamed Lemine Ould Eyih, ont répondu présent. Ils sont venus assister à un « épisode majeur » de l’histoire politique du pays, qui s’est déroulé sous la supervision du ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, M. Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine.

Les délégués des partis, qui se sont succédé au pupitre, ont tous mis en avant le souci de leurs formations politiques, de réunir majorité et opposition autour de l’essentiel. Il s’agit d’après eux, d’une demande pressante de toutes les forces nationales, qui aspirent à la bonne gouvernance, à la consécration des libertés et à la lutte sérieuse contre la corruption.

Ainsi, une feuille de route constituée de huit points a été établie pour venir à bout, de nombreux maux qui touchent la société. Les parties prenantes notent que les réformes viseront à renforcer la cohésion sociale, la préservation de l’unité nationale, à travers le règlement de tous les dossiers liés aux droits de l’homme. Par la même occasion, ils entendent matérialiser leur volonté de consolider les valeurs et pratiques de la démocratie, en mettant en exergue la nécessité de réformer les institutions de l’État.

Pour eux, la finalité de cet accord, c’est d’améliorer les conditions de vie des populations, accédant librement aux services publics de base, notamment la santé, l’éducation et l’emploi. Concernant la mise en œuvre cette vision, les parties ont prévu la constitution d’un comité d’orientation et de suivi dans un délai n’excédant pas deux mois, à compter de la date de signature.

Par ailleurs, les signataires de l’accord politique qui estiment que l’opposition et la majorité, endossent la responsabilité politique et morale de tout ce qui pourrait advenir au pays, mettent en garde contre le manque de lucidité et de clairvoyance des protagonistes politiques. C’est pour cette raison, qu’ils tendent la main, aux partis politiques désireux de se joindre au Pacte Républicain, afin de contribuer à la réalisation des objectifs évoqués plus haut.

Outre la constitution du comité de suivi, les parties prenantes vont s’atteler à la conception d’ateliers thématiques, afin de discuter des réformes estimées nécessaires et entrer rapidement dans une phase d’opérationnalisation.

Feuille de route:

Déterminées à faire face à ces multiples défis et périls, nous, parties signataires :

1. Réitérons notre indéfectible attachement à la préservation de la stabilité et de la sécurité du pays par l’instauration d’un système fondé sur la justice sociale, l’État de droit et les valeurs démocratiques ;

2. Considérons que la Majorité et l’Opposition constituent les acteurs principaux dans toute démocratie et portent, chacun en ce qui le concerne, la responsabilité politique et morale de tout ce qui pourrait advenir au pays, en raison du manque de lucidité et de clairvoyance des protagonistes politiques ;

3. Décidons, dans ce contexte sensible, de surmonter nos divergences, en vue de servir les intérêts supérieurs du pays et lui éviter les périls auxquels peuvent le soumettre les divisions stériles et destructrices au sein de la classe politique ;

4. Comptons conduire, en urgence, une profonde réflexion sur notre système électoral et, le cas échéant, engager les réformes pertinentes visant à renforcer notre démocratie, afin de dépasser le contexte issu des dernières élections et prévenir tout désaccord électoral à l’avenir ;

5. Exprimons notre commune volonté de procéder aux réformes fondamentales indispensables à la préservation et au renforcement de l’unité nationale, et à l’ancrage des valeurs et pratiques de la démocratie et de l’État de droit. Ces réformes porteront, également, sur la concrétisation de la justice sociale et de la bonne gouvernance ainsi que sur l’amélioration des conditions de vie de nos populations, éprouvées par la crise et les répercussions des conditions résultant de la décennie du pouvoir précédent. Ces réformes seront menées dans un cadre national inclusif et participatif, sous forme d’ateliers, sur la base de la liste des thématiques en annexe au présent Accord, dont elle constitue une partie intégrante ;

6. Annonçons la conclusion du présent Accord pour la création d’une Entente politique, nationale, républicaine et démocratique, dénommée Pacte Républicain, ouverte à tous les partis politiques désireux de s’y joindre pour la réalisation des réformes énumérées ci-haut ;

7. Œuvrerons dans le cadre du Pacte Républicain, à tous les niveaux et par tous les moyens, en vue de conduire notre pays vers davantage d’unité, d’harmonie, de cohésion sociale et, partant, de démocratie, de développement et de prospérité ;

8. Convenons de la mise en place, à compter de la signature du présent Accord, d’un Comité d’Orientation et de Suivi où seront représentées les parties signataires, pour la mise en œuvre de l’Accord, dans un délai n’excédant pas deux mois à compter de sa date de signature.

Annexe au « Pacte Républicain »

Les réformes évoquées dans le Pacte Républicain s’articulent, notamment, autour des mesures suivantes :

1. Conduire, en urgence, une profonde réflexion sur notre système électoral et, le cas échéant, engager les réformes pertinentes, afin de dépasser le contexte issu des dernières élections, activer les dispositions légales en matière électorale et prévenir tout désaccord électoral à l’avenir ;

2. Mettre en place un mécanisme crédible pour le règlement définitif des dossiers des droits de l’homme et des injustices en suspens, en tenant compte des efforts déployés et des actions entreprises par le passé afin de résoudre ces questions ;

3. Adopter des mesures concrètes visant à traduire, dans les faits, la diversité culturelle du pays dans l’espace public, notamment au niveau des médias, des programmes éducatifs et des événements officiels, en activant le statut constitutionnel de la langue arabe et en reconnaissant la vocation des langues pulaar, soninke et wolof à accéder au statut de langues officielles ;

4. Appliquer de manière stricte le dispositif juridique pénalisant les pratiques esclavagistes et racistes, et les injustices à l’égard des couches marginalisées, ainsi que les discours incitant à la violence, au fanatisme, à l’extrémisme, au racisme et à la haine, et mettre en place un mécanisme national pour la prise en charge des victimes des pratiques sus-évoquées, y compris par l’adoption et la mise en œuvre de politiques nationales efficientes à même de réduire les inégalités sociales, conduisant ainsi à une discrimination positive en faveur de ces groupes ;

5. Appliquer de manière effective le principe de l’égalité des chances entre tous les citoyens du pays, dans tous les domaines et à tous les niveaux, et instaurer l’égalité entre les acteurs économiques devant les services administratifs ;

6. Combattre la hausse des prix par des mesures appropriées de nature à protéger, durablement, le pouvoir d’achat des populations ;

7. Mettre en place un mécanisme efficace de mobilisation nationale pour une réforme foncière visant à soutenir et promouvoir l’agriculture et à renforcer les politiques visant l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire qui constitue un des piliers de la souveraineté et de la sécurité nationales ;

8. Promouvoir la décentralisation et la bonne gouvernance dans les domaines de la gestion des affaires publiques, de l’administration et des finances de l’Etat, en renforçant et en mettant en œuvre, de manière effective, les dispositifs nationaux de lutte contre la corruption ;

9. Appliquer les conclusions des concertations nationales sur la réforme de l’éducation et promouvoir la contribution substantielle de toutes les forces vives de la nation pour assurer le succès de l’école républicaine ;

10. Appliquer les conclusions des concertations nationales sur la réforme de la justice ;

11. Appliquer la stricte séparation entre les emplois politiques et postes techniques et procéder à l’éloignement de l’administration publique du champ politique et des compétitions électorales ;

12. Assurer la promotion des partis politiques afin de leur permettre de s’acquitter de leurs missions constitutionnelles ; réviser et appliquer les textes juridiques et réglementaires qui les régissent ;

13. Assurer la promotion du secteur privé, des collectivités locales, de la société civile, de la presse, des syndicats et pour leur permettre de jouer leur rôle d’acteurs majeurs dans le développement du pays ;

14. Promouvoir l’instauration d’un dialogue durable entre les partenaires sociaux et assurer la protection des droits des travailleurs ;

15. Mettre en place une stratégie nationale intégrée visant à protéger les enfants et les jeunes contre la drogue, la délinquance et la violence, et assurer un traitement adéquat du chômage et du phénomène de la migration des jeunes ;

16. Promouvoir une autonomisation plus accrue des femmes, des jeunes et des personnes aux besoins spécifiques, et veiller à leur insertion dans la vie politique, économique, culturelle et sociale du pays à travers notamment l’adoption et la mise en œuvre de politiques efficientes en matière d’emplois professionnels qualifiants ;

17. Mettre en place un fonds souverain alimenté par les revenus des hydrocarbures pour la promotion du développement économique durable et équilibré du pays et qui préserve les intérêts des générations futures ;

18. Identifier et mobiliser les compétences, expertises et investissements de nos communautés à l’étranger au profit du pays.

Fait à Nouakchott le 05 rabi’al-awal 1445 correspondant au 21 septembre 2023 en cinq (5) exemplaires originaux.

Les parties signataires:

Pour le Parti UFP Pour le Parti RFD Pour le Parti INSAF

Le Président Le Président Le Président

Mohamed ould Maouloud Ahmed ould Daddah Mohamed Melainine ould Eyih

Pour le Gouvernement

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation

Mohamed Ahmed ould Mohamed Lemine

©️ Source en lien https://ami.mr/fr/archives/230238

● Ghazouani d’accord sur la Charte d’entente politique

Le Calame – Le président Mohamed Ould Ghazouani a exprimé, lors d’une rencontre tenue hier lundi 7 aout courant, avec les Présidents des partis du Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD) Ahmed Ould Daddah et de l’Union des Forces du Progrès (UFP), Mohamed Ould Maouloud, son approbation du projet de la « Charte d’entente nationale » présenté par les deux formations politiques.

L’interaction du Président lors de la rencontre, qui a traité ledit projet de charte politique, « a été positive », ont affirmé des sources médiatiques.

Signature proposée à qui souhaite

Un comité technique mixte se penche sur la question d’annonce d’une date de présentation de ladite charte, aux partis d’opposition restants, « s’ils sont disposés et prêts à la signer », indique-t-on.

L’accord de l’opposition ne sera pas conditionnel à signature de la charte, indique une source au sein de l’opposition, selon laquelle, la charte constituera un accord politique entre ses signataires.

Ledit projet de charte, que le RFD et l’UFP avaiegnt présenté auparavant aux partis de l’opposition, avait été déjà signé par le parti Insaf au pouvoir,

Le contenu de la Charte

La charte d’entente nationale est motivée selon des sources, par le fait qu’il y a des questions nationales qui doivent être convenues entre la majorité et l’opposition dont principalement l’unité nationale, la gouvernance, les actuelles conditions de vie et les élections.

Le RFD et l’UFP considèrent que le projet de la charte avait été approuvé en janvier dernier par l’opposition, la majorité et le représentant du gouvernement et qu’il a été finalement reporté, en raison de l’approche des élections législatives, et municipales.

©️ Source en lien https://cridem.org/C_Info.php?article=767422

● Événement | Remise des Prix par l’association ADVEM

Nouakchott , le 15 juillet 2023

Revivez en images :

Association pour La Défense de la Voix des Enfants en Mauritanie (ADVEM) a organisé une journée de remises des prix aux meilleurs élèves du primaire sous le thème une journée d’excellence samedi le 15 juillet 2023 à l’espace monde Loisir (pk 10) en présence de nos partenaires et les élus locaux .

Nous remercions tous nos partenaires qui ont contribué pour la réussite de cette cérémonie.



#GIFES PARTENAIRE OFFICIELLE
#BS-RIM
#BANOCOULIBALY
#SONINKIDEES.J’OSE
#TDH
#LA MAIRIE DE RIYAD
#MAEJT
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©️ Source crédit – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=809914584024807&id=100050188180885

● À l’Alliance Française de Paris | Événement : « À la source de nos histoires » avec Lilian Thuram et Alain Mabanckou [Extrait vidéo et photo-reportage]

Extrait vidéo lors des échanges

Située au 101 boulevard Raspail 75006, l’Alliance Française accueillait ce rendez-vous culturel et livresque autour de 2 grands esprits qui sont le champion du monde 1998 (avec l’équipe de France de football) Mr. Lilian Thuram et la plume littéraire mondialement re-connue Mr. Alain Mabanckou.

L’Alliance Française a été présentée sommairement par une dame de l’équipe organisatrice, on y apprend qu’elle fut fondée en 1883 par Mr Pierre Foncin. Une des toutes premières associations évoluant dans un cadre apolitique et areligieux, aujourd’hui ayant des représentations dans plusieurs pays à travers le monde. En somme une institution historique en matière de culture et d’éducation.

Les échanges entre l’auteur du livre La Pensée Blanche , et l’universitaire et écrivain franco-congolais (Brazza) basé aux États-Unis, ont porté sur la thématique « À la source de nos histoires« . Ainsi l’auditoire a été amplement servi par la pertinence de la discussion. La problématique liée au racisme, notamment ses origines basées sur la racialisation historique du monde avec une construction d’une hégémonie idéologie et politique du Blanc sur les non blancs. Et tout un tissu d’imaginaires s’est tissé au cours de l’histoire laissant et donnant comme normales diverses violences perpétrées sous « silence ». Les positions de nos conférenciers ont convergé pour une nécessaire déconstruction par des débats ouverts et la prise compte des réalités à aborder sans aucun tabou.

Ma belle moisson du jour, livres acquis et dédicacés
Frère et compatriote 🇲🇷 Aly Konaté rencontré sur place.
Planisphère dans ses vraies dimensions

✍️🏿KS pour le BLOG

● Initiative – Entrepreneuriat | ADA Multiservices vous attend à Cité Plage (Nouakchott)

C’est une nouvelle structure proposant divers services qui ouvrira ses portes ce 8 mai 2023 à Nouakchott (Cité Plage). Elle est à l’initiative de M. Adama Abdi Camara, originaire du village de Dafort.

● Horaires : 9H – 18H

Listés ci-après les différents services que le fondateur de l’agence ADAUTO + ADA FOOD nous assure proposer :

~ Nos services de nettoyage à sec auto

~ Rénovations auto intérieur et extérieur (plastique, cuir, phare)

~ Réparation des pare-brises

~ Chargement des batteries et débosselage sans peinture

~ Diagnostic

~ Location et vente des voitures

~ Vente des produits écologiques pour les voitures

~ Nettoyage des salons à sec + Nettoyage des tapis à sec sans eau

~ Polissage pour la carrosserie des voitures


~ Traitement des rayures sur la carrosserie des voitures

~ Fast food ADA FOOD CAFÉ (Ouvert de 9h à 2h du mardi matin au dimanche)

● Zone : Cité Plage – Carrefour Kaédi après le feu rouge.

● Ganbaaxu fedde : les techniques de plaidoyer sur l’esclavage au menu d’un atelier de formation à Nouakchott | Par Seyré SIDIBE [OndeInfo]

Fidèle à ses idéaux et valeurs autour de la défense et la promotion des droits de l’homme, la lutte contre toutes les formes de discriminations, et particulièrement celles liées à la naissance, le mouvement Ganbaaxu fedde a organisé du 03 au 6 mars 2023 à Nouakchott, une session de formation sur l’élaboration du plaidoyer sur l’esclavage.

La lutte contre la féodalité, l’esclavage héréditaire ou par ascendance en milieux Soninké a été de tous les rendez-vous, ces six dernières années de Ganbaaxu fedde au point de cristalliser tout le combat du mouvement.

Cet atelier de formation a été organisé par Ganbaaxu fedde en partenariat avec le programme Recherche Action EMiFO- Esclavage et Migrations Forcées dans l’Ouest du Mali, dirigé par Dr Marie Rodet de l’Université de la SOAS à Londres. En plus d’éminents professeurs universitaires, comme Bakary Camara de l’Université des Sciences Juridiques et Politique de Bamako (USJPB), Dr Lotte Pelckmans de l’Université de Copenhague au Danemark pour ne citer que ceux-là.

Ont participé, et profité de cette formation dont la thématique est d’une pertinence qui s’impose d’elle-même, des membres du mouvement Ganbanaxu fedde, des journalistes, des militants des droits de l’homme, la société civile etc.

Cette session de formation vise à mieux outiller les défenseurs des droits de l’homme, en vue d’approprier les techniques du plaidoyer dans la lutte contre l’esclavage par ascendance avec en toile de fond : appréhender les cas d’esclavage par ascendance, comment aborder les victimes et les auteurs ? Comment interpeller la presse, les décideurs, les jeunes et les femmes sur la problématique de l’esclavage par ascendance ? Comment amener les Autorités à prendre leurs responsabilités notamment dans l’application des lois.

Cette initiative a été saluée par les différents participants qui se sont satisfaits des connaissances acquises en vue de mieux combattre l’esclavage par ascendance, une pratique encore vivace et ayant la peau dure en Afrique de l’Ouest et particulièrement en milieux Soninké.

Avec cette sortie le mouvement Ganbaaxu fedde marque sa présence sur la scène nationale du combat pour la promotion des droits de l’homme, de manière légale et autorisée ; au lendemain de sa reconnaissance les autorités, à la faveur des dispositions de l’article 7 de la loi 2001-004 du 10 février 2021 relative aux Associations, aux Fondations et aux Réseaux.

Par cette rencontre d’envergure et la pertinence de son contenu, Ganbanaxu fedde vient enrichir le paysage des Associations de lutte contre l’esclavage et les discriminations en Mauritanie en prouvant qu’il est en phase avec les lois de république Islamique de Mauritanie où l’esclavage est qualifié de crime.

Avec cette sortie le mouvement Ganbaaxu fedde marque sa présence sur la scène nationale du combat pour la promotion des droits de l’homme, de manière légale et autorisée ; au lendemain de sa reconnaissance les autorités, à la faveur des dispositions de l’article 7 de la loi 2001-004 du 10 février 2021 relative aux Associations, aux Fondations et aux Réseaux.

Par cette rencontre d’envergure et la pertinence de son contenu, Ganbanaxu fedde vient enrichir le paysage des Associations de lutte contre l’esclavage et les discriminations en Mauritanie en prouvant qu’il est en phase avec les lois de république Islamique de Mauritanie où l’esclavage est qualifié de crime.

Par le Journaliste Seyré SIDIBE

©️ via OndeInfo https://ondeinfo.com/ganbaaxu-fedde-les-techniques-de-plaidoyer-sur-lesclavage-au-menu-dun-atelier-de-formation-a-nouakchott/

● Le Parti RAG – Lettre de protestation | A l’attention de SEM le Président de la République Islamique de Mauritanie, Mohamed Cheikh El-Ghazouani

Son Excellence Monsieur le Président,
La diaspora Mauritanienne dans le monde a lu avec consternation l’arrêté conjoint Numéro 000140 du ministère des affaires étrangères et de la coopération et du ministère de l’intérieur et de la décentralisation en date du 26 janvier 2023, portant établissement de la liste des pays concernés par le vote des mauritaniens établis à l’étranger pour les futures élections législatives.
Seuls deux ministres ne peuvent décider à leur guise d’un découpage électoral, de
surcroit discriminatoire, de mauritaniens vivant à l’étranger. Ils évoquent l’ouverture d’un seul bureau de vote en France et que sur l’ensemble du continent Africain, les mauritaniens ne pourront voter qu’en Gambie, en Côte d’Ivoire et en Guinée Bissau.
Nous sommes certains que vous ne trouvez pas cette démarche démocratique. Il en est de même pour le vaste continent Américain et Asiatique où les votes ne seront respectivement possibles qu’aux Etats Unis d’Amérique, en Arabie Saoudite, aux Emirats Arabes Unis et au Qatar.

Son Excellence Monsieur le Président,
Nous vous demandons d’user de votre pouvoir en qualité de Président pour exiger qu’un bureau de vote soit ouvert dans chaque pays accréditant un ambassadeur ou un consul de Mauritanie. Nous protestons vigoureusement contre ce découpage électoral et souhaitons que la
décision y afférente soit annulée.

Paris le 30 Janvier 2023

Parti pour la Refondation de l’Action Globale (RAG) section France

Ampliations :

• CENI
• Premier Ministre
• Ministère des affaires étrangères et la coopération
• Ministère de l’intérieur
• Aux partis politiques de l’opposition comme la majorité présidentielle
• Aux institutions internationales : Union Européenne, Nations Unies, Union Africaine, Parlement Européen.

● Rencontre fructueuse entre la CVE et la CVE/V

CVE/VR – Le lundi 09 janvier 2023, la CVE/VR a reçu une forte délégation de la CVE conduite par son Président, M. Ba Mamadou Alassane. Un grand moment de retrouvailles entre ces deux entités qui partagent ce qu’elles ont de commun : le vivre ensemble.

Les deux entités ont passé en revue plusieurs questions d’intérêt national qui ont abouti à une convergence de vue et une réelle volonté de travailler en parfaite synergie afin de relever ensemble tous les défis de l’heure, en réponse à la forte demande de la base; celle de reconstituer la grande famille du Vivre Ensemble.

Des discussions franches et sincères ont été au menu de cette rencontre de haut niveau qui constitue le prélude d’une forte alliance, en perspective des prochaines échéances électorales.

Visiblement très satisfaits de la profondeur des débats, les deux parties ont convenu de se retrouver dans les meilleurs délais pour donner corps à cette alliance gagnante qui se dessine, au grand bonheur de nos nombreux militants et sympathisants.

Un vœu ardent pour la réunification de nos deux pôles qui partagent les mêmes aspirations pour une Mauritanie debout et réconciliée avec elle-même.

Fait à Nouakchott le 09 janvier 2023


Pour la CVE/VR                                   Pour la CVE,

Le Président Alassane DIA              Le Président Ba Mamadou Alassane

©️ via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=762308

● Union des Blogueurs Mauritaniens | Présentation



Une structure naissante décidée en date du 29 novembre 2022 regroupe des blogueurs mauritaniens et acteurs sensibles aux thématiques liées au champ communicationnel du blogging. L’UBM se fixe comme objectifs entre autres, une approche de promotion de la paix et du dialogue pour la résolution des conflits et pour la concorde sociale. Elle bénéficie d’un appui du projet SEMAH. Son activité pionnière a été une caravane de sensibilisation sur les dangers des fake news, effectuée à Rosso les 17 et 18 décembre passés.

Ce vendredi 30 décembre 2022 à Nouakchott, l’Union a organisé une rencontre nommée Thé Palabre sur la thématique suivante : Rôle des blogueurs et artistes pour la promotion de la paix, du dialogue et de la prévention des conflits.

Il est lieu ici de saluer cette belle initiative citoyenne pour la consolidation de l’entente sociale, gage de développement multidimensionnel dans notre cher pays.

Notre blog exprime nos encouragements et notre reconnaissance à l’endroit des porteurs de cette Union visionnaire et annonce notre adhésion à ce projet. Bravo!

• Quelques photos sur les activités réalisées :



Les contacts Tél : 20382688 ou 47617698

31 décembre 2022

KS pour le BLOG

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● Réforme du système éducatif : A quand la Mauritanie de la raison ?

Établie par l’administration coloniale, le premier système d’enseignement public en Mauritanie, qui a vu le jour à la fin du XIX siècle et au début du XX ème siècle, s’est heurté aux réticences des populations qui voyaient d’un mauvais œil la venue de l’école occidentale en terres d’islam.

La naissance au forceps de l’école dite moderne en Mauritanie a connu des points d’achoppements tant au niveau du contenu historico-culturel à transmettre qu’au niveau de la langue de formation.

A la fin de la colonisation, les politiques éducatives étaient plutôt conçues autour de l’affirmation, la construction et le renforcement d’un État-nation musulman et arabo-africain naissant.

Cependant 60 ans après l’indépendance, force est de constater que la question primordiale de l’éducation qui devrait être inculquée aux jeunes mauritaniennes et mauritaniens, pour en faire des citoyens modèles et qualifiés, n’a toujours pas été structurellement réglée. Pour cause, le modèle éducatif qui doit émaner d’une vision politique claire, a été parasitée par une forte dose d’idéologie.

Confirmant ainsi cette vieille assertion D’Emmanuel Kant selon laquelle « l’art de gouverner les hommes et celui de les éduquer sont les deux découvertes humaines les plus difficiles pour l’humanité ».

L’éducation étant le pilier de toute les sociétés aspirant à un devenir meilleur, son contenu doit faire l’objet d’une composition et d’une malléabilité habile. Une sorte de potion magique résultant d’un mélange de valeurs culturelles, spirituelles, intellectuelles et sociétales, qui, administrées aux jeunes mauritaniennes et mauritaniens en fera des esprits fertiles à même de répondre le mieux aux défis qui se posent à la société et le monde. Toutefois, cette manœuvre suppose un diagnostic sans complaisance avec une démarche allant du bas vers le haut, du réel vers la conceptualisation et des problèmes vers les solutions.

Les systèmes éducatifs successifs adoptés par les autorités mauritaniennes n’ont jamais réussi à cristalliser les attentes du pays dans sa diversité à travers un programme commun d’inclusion.

Les courants idéologiques de tous bords privilégient plus souvent leurs aspirations personnelles et leurs intérêts communautaires, ou identitaires, parfois dans un but hégémonique, au détriment d’une vision nationale qui tirerait toute la Mauritanie vers le haut.

L’Etat, chef d’orchestre par excellence, qui devrait être guidé par le bien-être commun et débarrassé de toute considération partisane, n’a pas pour l’instant, joué pleinement son rôle.

La Mauritanie de la Raison…

Au lendemain de l’indépendance, il était judicieux d’adapter le programme éducatif aux réalités et aspirations du pays.

Lorsque la Mauritanie devient indépendante en 1960, l’arabe (littéraire) est langue nationale, mais le français est la seule langue officielle du nouvel Etat. Puis l’arabe a été ajouté au français en tant que langues officielles.

Avec la réforme éducative de 1966 et le renforcement du coefficient de l’Arabe dans le système éducatif, qui a donné naissance au bilinguisme séparatiste, nous avons assisté à la formation de deux mondes parallèles que tout sépare, avec chacun son programme éducatif. Ce système a abouti à la division du pays en deux, les arabophones et les francophones.

A partir de 1991, l’arabisation progressive et à marche forcée s’est mise en route avec comme conséquences notables, une baisse tragique et continue du niveau des élèves et la floraison des écoles privées aux programmes étrangers accueillant la masse de petits mauritaniens fuyant le système scolaire national bancal.

Il est plus que temps de remettre la mosquée au cœur du village. En effet, la Mauritanie gagnerait à ce qu’elle soit au centre des préoccupations nationales et non telle ou telle autre communauté.

Sur la question des langues d’enseignement, de communication et de travail, il nous suffit d’un peu de réflexion et d’analyse sans complaisance pour trouver la solution, à moins d’avoir des considérations non avouées.

La Mauritanie est majoritairement hassanophone. Il est, de ce fait, normal et souhaitable de capitaliser sur cet acquis pour faciliter la communication avec une grande partie de la population. Notons que beaucoup de pays africains caractérisés par une fragmentation plus importante de leurs populations n’ont pas cette chance. A contrario, des pays voisins comme le Mali et le Sénégal voient la quasi-totalité de leurs populations s’agréger autour d’une même langue.

La Mauritanie, pour des raisons démographiques, culturelles et pratiques, se doit d’ériger l’arabe au rang de langue officielle (ce que personne d’ailleurs ne récuse) donc langue d’enseignement et de communication.

Il reste que l’arabe n’est pas pratiquée par tous les mauritaniens et que tous les mauritaniens ne sont pas arabes. Pour des raisons d’unité et de cohésion nationales, mais également pour que la greffe puisse prendre, il est indispensable que des ponts linguistiques soient créés avec les autres communautés nationales. Pour ce faire, serait-il réaliste et même souhaitable que toutes les langues nationales soient officialisées et enseignées comme le proposent certains ? Est-ce le meilleur moyen de créer une nation et un avenir en commun que de permettre à chaque communauté de rester enfermé dans sa langue et sa culture ? Un tel système peut-il être objectivement et rationnellement justifié y égard aux véritables défis que sont ceux du pays ?

Les réponses à ces questions nous semblent, à priori, s’énoncer négativement, mais même à supposer que nous ayons tout faux, ce qui est possible, la mise en place d’un tel dispositif nécessite une grande préparation dans la formation du personnel, l’élaboration des programmes et l’installation des infrastructures.

En attendant, la formule qui siérait tant à la Mauritanie, de notre point de vue, serait un système commun à deux langues officielles et d’enseignements que seraient l’arabe et le français avec obligation à tous les mauritaniens de les maitriser toutes à la sortie de la scolarité.

Le choix du français ne s’explique pas par l’amour irraisonné que nous aurions pour la langue de Molière mais parce qu’elle est déjà inscrite dans notre histoire et installée dans notre quotidien. La langue française, au-delà du fait qu’elle nous ouvre au monde permettraient au pays et aux citoyens francophones de garder leurs acquis sur l’histoire (politique, administrative…) de la Mauritanie qui s’est faite en grande partie en français.

Notre conviction, qui sans aucun doute est celle de la majorité des mauritaniens, est que notre pays doit marcher sur un programme commun unique qui nous rassemble tous autour de l’essentiel, c’est-à-dire un avenir radieux. A coup sûr, cela ne s’obtiendra pas lorsque les intérêts communautaires prennent le dessus sur le destin commun national, mais lorsque chacun fait des concessions pour l’intérêt suprême général qui, in fine, nous protège tous.

Un tel système doit toutefois favoriser, en parallèle, un climat propice au développement des langues nationales par une liberté de presse notamment audiovisuelle et une expression culturelle de la diversité.

Cercle Citoyen Mauritanien

©️ via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=761762