● Victime du Qatargate s’exprime sur les allégations selon lesquelles il a été empêché d’obtenir le plus grand prix des droits de l’homme [POLITICO]



Un militant anti-esclavagiste se dit « choqué » par les révélations de POLITICO sur l’influence présumée de la corruption sur le prix Sakharov de l’UE.



BRUXELLES – Un militant anti-esclavagiste s’est exprimé après que des politiciens soupçonnés de corruption aient prétendument conspiré pour l’empêcher d’être nommé pour le prix des droits de l’homme le plus prestigieux de l’Union européenne.

Biram Dah Abeid, qui fait campagne contre les violations des droits de l’homme en Mauritanie, était considéré comme un candidat potentiel au prix Sakharov en 2020. Parmi les anciens lauréats figurent le peuple ukrainien et Nelson Mandela.

Mais POLITICO a vu un document qui affirme qu’Abeid a été empêché de progresser dans le processus de nomination dans le cadre d’une campagne d’influence présumée menée par l’ancien eurodéputé Pier Antonio Panzeri et son ex-aide Francesco Giorgi.

Giorgi et Panzeri ont tous deux fait l’objet de poursuites préliminaires dans l’affaire dite du « Qatargate », le plus grand scandale de corruption qui ait touché les institutions européennes depuis des décennies.

Des fichiers divulgués de l’enquête de police, vus par POLITICO, suggèrent qu’Abeid a été exclu de la liste des candidats que le groupe des eurodéputés socialistes et démocrates allait proposer pour le prix, après que Panzeri et Giorgi soient intervenus.

Dans un onglet du tableur intitulé « Mauritanie », une entrée datée du 9 septembre 2020 mentionne un « Birame » – une orthographe alternative du nom d’Abeid – en référence au prix Sakharov. C’est à cette même date que le groupe S&D a annoncé sa liste finale de candidats, qui ne l’incluait pas.

« Birame est écarté des trois finalistes du groupe S&D », peut-on lire dans le document.

Des personnes ayant connaissance du processus en 2020 ont confirmé que M. Giorgi lui-même et des eurodéputés, y compris du groupe S&D, ont fait pression pour que M. Abeid reçoive le prix Sakharov cette année-là.

Choqué
Abeid, fondateur de l’Initiative anti-esclavagiste pour la résurgence du mouvement abolitionniste, a souvent été pris pour cible par le gouvernement du pays d’Afrique de l’Ouest, et a même été emprisonné en 2015 et 2018. Il a déclaré à POLITICO qu’il avait été « choqué et abattu » en apprenant les affirmations contenues dans les fichiers divulgués selon lesquelles il avait été empêché de concourir pour le prix.


« L’image du prix Sakharov a été très durement touchée », a déclaré M. Abeid à POLITICO. « Maintenant, nous savons tous que le prix Sakharov peut faire l’objet de négociations entre des acteurs puissants qui peuvent influencer la manière dont il est décerné.

Abeid s’est souvenu avoir rencontré Panzeri à plusieurs reprises entre 2013 et 2019.

« Il était extrêmement gentil, extrêmement sensible. Il m’a fait croire qu’il essayait de transmettre tout l’esprit humanitaire de l’Union européenne », a déclaré M. Abeid. « L’argent peut influencer ce prix. Et surtout l’argent corrompu. »

En 2020, M. Giorgi était l’assistant de l’eurodéputé Andrea Cozzolino, qui a également été inculpé dans l’affaire du Qatargate et qui nie toute implication.

Abeid avait déjà été présélectionné par le groupe socialiste en 2018. En 2020, le prix – qui est largement décidé par les trois plus grands groupes politiques du Parlement européen – a finalement été décerné à l’opposition démocratique de la Biélorussie. Des personnes familières avec les discussions en 2020 ont laissé entendre que M. Abeid n’était pas un favori cette année-là.

« Je savais que j’avais une chance de remporter le prix », a déclaré M. Abeid. « J’étais en très bonne position en tant que membre d’un mouvement de résistance et de dissidence. Je suis très étonné, très choqué ».

M. Abeid a déclaré que les autorités mauritaniennes l’avaient empêché de revendiquer ce qu’il pense être sa victoire légitime lors des élections présidentielles du pays – en 2014 et en 2019. Il a établi un parallèle avec Giorgi et Panzeri. « Les amis [de la Mauritanie] au sein de l’Union européenne, comme Panzeri, m’empêchent toujours de gagner », a déclaré M. Abeid. « Même si je représente la majorité des personnes qui souffrent encore de l’esclavage en Mauritanie. Il se présente à nouveau à la présidence en 2024.

M. Panzeri a déclaré à la police que lui et M. Giorgi avaient reçu chacun 100 000 euros de la Mauritanie entre 2019 et 2022. Cette affirmation est contestée par M. Giorgi, qui a déclaré aux enquêteurs qu’il ne recevait que 1 800 euros par mois de l’ambassadeur mauritanien à Bruxelles, officiellement à titre de loyer pour un appartement qu’il sous-louait à d’autres personnes.

Les documents de la police montrent que l’accord de Panzeri et Giorgi avec la Mauritanie a été conclu fin 2018 lors d’une réunion avec le président du pays de l’époque, Mohamed Ould Abdel Aziz. Le président, s’est souvenu Panzeri, a proposé que le duo travaille pour s’assurer que l’UE ne « parle pas mal » de la Mauritanie. Cela, a dit M. Panzeri aux enquêteurs, « pourrait être échangé contre de l’argent ».

Un porte-parole de la S&D a déclaré : « Nous ne commentons pas l’enquête judiciaire en cours, si ce n’est pour dire que nous sommes prêts à coopérer pleinement avec les autorités judiciaires. Notre enquête interne n’a révélé aucun fait ou cas qui aurait dû être porté à l’attention de l’enquête. »

Les avocats de Giorgi et Panzeri et le gouvernement mauritanien n’ont pas répondu aux demandes de commentaires.

● Lien média https://www.politico.eu/article/qatargate-biram-dah-abeid-mauritania-giorgi-panzeri-european-parliament/

● La Mauritanie demande l’augmentation de son quota des visas auprès de l’union européenne

La Mauritanie a demandé l’augmentation de ses quotas de visas auprès de l’union européenne, l’exonération de ses passeports diplomatiques et ses passeports de travail de visas dans tous les pays de l’union européenne.

Cette demande a été formulée lundi dernier, lors d’une réunion de haut niveau à Bruxelles avec une délégation de l’union européenne, espagnole, française et allemande destinée à examiner les dossiers de l’immigration illégale et l’afflux croissant de migrants vers la Mauritanie.

Cette délégation comprenait le secrétaire général du ministère de l’intérieur et de la décentralisation, le directeur général de la sûreté nationale, la secrétaire générale du ministère des affaires étrangères et de la coopération, le secrétaire général du ministère de l’économie et du développement durable, le secrétaire général du ministère de la pêche et de l’économie maritime et le délégué général de la sécurité civile et la gestion des crises ;

La délégation comprenait également le commandant des garde-côtes, le directeur général de la direction territoriale, le commandant de la zone-ouest de la gendarmerie nationale, le directeur de la police de l’air et des frontières et les deux premiers conseillers de l’ambassade de Mauritanie auprès de l’union européenne.

La délégation mauritanienne a présenté un rapport détaillé sur les défis et les problèmes rencontrés par le gouvernement face à l’afflux croissant des migrants illégaux qui constitue une pression sur les services et les services et les équipements publics, les opportunités d’emploi et les ressources naturelles.

Le gouvernement mauritanien a proposé l’approbation d’un cadre approprié avec l’union européenne, la révision et la mise à jour des accords bilatéraux relatifs à la migration, notamment ceux la liant à l’Espagne.

L’union européenne a exprimé sa disponibilité face aux demandes mauritaniennes et de prendre les mesures nécessaires pour les satisfaire en fonction des opportunités offertes et les procédures s’y afférentes.

Les deux parties sont convenues de préparer le texte d’un document cadre sur la coopération dans le domaine de la migration en janvier prochain afin de le discuter et le signer entre le gouvernement mauritanien et la présidente de l’union européenne dans les prochains mois.

Les deux parties ont également convenu d’élaborer un projet de document-cadre de coopération dans le domaine migratoire en janvier prochain, en vue de le discuter et de le signer par le gouvernement mauritanien et la présidence de la commission de l’Union européenne dans les prochains mois.

• Lien média https://fr.saharamedias.net/la-mauritanie-demande-laugmentation-de-son-quota-des-visas-aupres-de-lunion-europeenne/

● Des migrants mauritaniens illégaux rapatriés par les Etats Unis d’Amérique [Sahara médias]

Les Etats Unis d’Amérique ont annoncé le rapatriement d’un certain nombre de migrants mauritaniens illégaux, entrés dans le pays depuis la frontière mexicaine.

L’ambassade des USA à Nouakchott a déclaré que Washington a organisé un second vol aérien vers la Mauritanie, le Sénégal, la Guinée et l’Angola à bord duquel figuraient plusieurs mauritaniens ne disposant pas de déclarations légales pour séjourner ou travailler aux Etats Unis.

Ce second vol organisé par le gouvernement américain compte des mauritaniens entrés illégalement dans le pays à travers sa frontière avec le Mexique.

L’ambassade américaine justifie le rapatriement de ces mauritaniens par l’afflux croissant de migrants illégaux mauritaniens aux USA.

Dans son communiqué qu’elle a publié ce jeudi, l’ambassade américaine à Nouakchott précise que le gouvernement américain n’exige pas de compassassions ni des personnes rapatriées ni de leur gouvernement.

L’ambassade a réaffirmé que le gouvernement américain garantit le bon traitement des personnes soumises à cette opération en leur offrant la nourriture, un séjour provisoire, les examens médicaux, le transport aérien vers leur pays d’origine aux frais des contribuables américains.

• Lien média https://fr.saharamedias.net/des-migrants-mauritaniens-illegaux-rapatries-par-les-etats-unis-damerique/

● Mauritanie 2023 : Les 10 plaies du 10 décembre [IRA-Mauritanie]

A l’instar des multitudes éprises de liberté, l’Ira célèbre, ce 10 décembre 2023, la journée mondiale des droits de l’homme. L’occasion de partager, avec l’opinion, le passif mauritanien en la matière, justifie une commémoration à la hauteur du défi. La lourdeur et l’ancienneté du contentieux requièrent un constat dénué de complaisance. Si l’on doit se réjouir de l’arsenal juridique et des tribunaux mis en place aux fins de pénaliser les crimes d’esclavage, l’on constate, cependant, qu’aucun criminel n’a été emprisonné ; le blanchiment d’infractions aussi graves et anachroniques reste l’unique option des autorités. D’ailleurs, les commanditaires et auteurs de tueries, de déportations à visée ethnique continuent à jouir de l’immunité, tandis que le nombre des préposées à la torture ne cesse de croître, d’une année à la suivante.

1. Pour ne citer que les exemples récents, l’on se souviendra de Souvi Jibril Soumaré, dit Ould Cheïne, assassiné le 09 février 2023 au commissariat de police de Dar Naim (Nouakchott sud). Les tortionnaires ont d’abord essayé de s’exonérer du forfait létal, avant de se rétracter sous la pression de la rue. L’officier de police judiciaire et les exécutants sous son commandement furent arrêtés et soumis à une instruction de justice ; néanmoins, les résultats tardent. Quelques mois après, survint, le 29 mai 2023, à Sebkha (Nouakchott ouest), à l’intérieur d’un bâtiment de la police et dans des circonstances de facture identique, le décès de Oumar Diop, natif de MBagne (sud). Devant la flagrance de l’abus, la colère s’est emparée d’une partie de la jeunesse urbaine, fragilisant davantage la cohésion de la société. Des centaines d’adolescents, d’ascendance subsaharienne, seront traqués et suppliciés, parfois à domicile, puis détenus durant 72 heures. Là aussi, la version officielle concluait à une mort, par arrêt cardiaque, à l’Hôpital national. Or, le personnel médical certifie avoir accueilli, aux urgences, un corps sans vie. Une sombre autopsie, effectuée au Maroc, viendra corroborer le récit tronqué. D’ailleurs et jusqu’à ce jour, le site Facebook de la direction de la sûreté continue d’afficher la thèse de deux accidents, alors même que le Parquet reconnaissait le caractère violent du premier homicide et ordonnait la mise à l’écrou des persécuteurs. A cause du poids de l’impunité et des réflexes grégaires de la médiocratie, la communication des organes en charge du maintien de la paix suit un cours spécifique, que caractérise l’autonomie envers les autres segments de l’Etat. A l’Etat de droit qui s’affiche, s’oppose l’Etat d’exception qui prévaut ; sous la façade des slogans et du zèle factice à signer et ratifier les conventions internationales, veille et se reproduit le monstre familier de la fraude, du double langage et des faux semblants. Le vernis est si mince. Si Janus devait se choisir un passeport, il s’enrôlerait en Mauritanie.

2. A la suite de la révolte devant la récurrence et la banalisation des brutalités racistes, le gouvernement, pris de court, s’empressa de suspendre, pendant quelques jours, l’accès à l’internet. Il s’agit, ici, d’un manquement délibéré à l’intégrité élémentaire de la personne, derrière lequel se profile, toujours, la volonté de réprimer en silence, loin des regards. Pire, lors
des protestations à Boghé (sud), Mohamed Lemine Alioune N’Daiye, né en 1996, a été abattu, d’un tir ciblé. Suivant une jurisprudence bien établie en République islamique de Mauritanie, le tireur et le donneur d’ordre demeurent à l’abri de la moindre sanction. Leur identité relève du secret.

3. Quasiment l’ensemble des démonstrations non-violentes de l’Ira suscitent, de la part des unités anti-émeute, un déchainement de coups et blessures, d’une intensité disproportionnée. Beaucoup de nos militants gardent les stigmates et les séquelles de la maltraitance ; ils en
témoignent sans répit ni exagération, photos et vidéo à l’appui.

4. Les atteintes à la dignité de l’individu et à la jouissance de ses droits civiques, n’ont épargné les députés, tel l’honorable Biram Dah Abeid, plusieurs fois séquestré, maintenu en détention préventive ou condamné des peines relevant du délit d’opinion.

5. La promulgation des normes sur la cybercriminalité ou des restrictions relatives à la préservation des « symboles » rétrécit l’espace, fort exigu des libertés d’expression et d’association. Aussi l’on retiendra, à titre d’illustration, l’extradition – de Dakar – et l’emprisonnement de Youba Siby, un sympathisant de l’Ira, pourtant de nationalité sénégalaise. Jugé en comparution expresse, il écopera de 4 années de réclusion. Le tribunal expéditif lui reprochait des propos de réprobation du racisme et des inégalités de naissance. L’audience se déroulait, en catimini, sans avocat même commis d’office, ni présence de la famille. La pseudo-commission nationale des droits de l’Homme (Cndh), tenta de faire avaliser la régularité de la procédure, par le représentant accrédité à Nouakchott du Haut-commissariat des nations-unies.

6. En cette fin d’année 2023, les partis les plus représentatifs des peuples autochtones de Mauritanie réclament la participation à la démocratie dont le statu quo les prive. Il convient de souligner, en particulier, le cas des partis Radical pour une action globale (Rag) et Forces progressistes du changement (Fpc).

7. Les populations dominées et discriminées aux motifs inavoués de la couleur, de la langue, de la culture et de la généalogie, ne parviennent à obtenir les pièces d’état-civil biométrique, point d’accès à l’exercice du vote.

8. Les rescapés et les héritiers des milliers de concitoyens déportés ou exécutés, de 1986 à 1991, ne peuvent plus dénoncer, en réunion publique, la loi d’amnistie qui absout les responsables de telles cruautés. Une multitude d’entre eux, réfugiée aux Sénégal et Mali voisins, continue à survivre dans la précarité et la morsure de l’exil. Les ministères en charge du litige et de son règlement leur refusent le rapatriement organisé. Apatrides, de parents en progéniture, ils écument des contrées hostiles, en quête de gîte et de couvert. Quiconque s’insurge ou proclame sa solidarité avec eux se retrouve suspecté de racisme. En Mauritanie, le raciste n’est jamais le tueur.

9. Malgré la disponibilité rhétorique du pouvoir à protéger, les femmes et les filles, contre les excès séculaires du patriarcat, l’habitude de la duplicité face aux partenaires extérieurs, rappelle cette manie de la dictature des militaires, qui consiste à servir un discours et son contraire, selon la capacité financière de l’interlocuteur. Mieux encore, le projet de texte, passé sous la censure du Haut-conseil de la fatwa et des recours gracieux, s’est perdu dans les méandres de la bureaucratie. La fameuse instance de contrôle de conformité religieuse se place au-dessus du Conseil constitutionnel et des titulaires de la souveraineté populaire. Ironie du sort, ses membres ne sont pas élus. Enfin, depuis des semaines, le Parlement, quoique sous influence des cercles obscurantistes, attend la première lecture du document.

10. Comble de l’horreur, l’article 306 du code pénal, dans sa mouture de 2018, étend la liquidation physique à des infractions morales, comme le refus de prier, le blasphème, et l’apostasie. Quand il supprime la faculté du repentir, il fait, de la Mauritanie, le seul pays d’Afrique dont le dispositif légal consacre l’imitation de Daesh ; bien plus que l’Arabie saoudite, l’Afghanistan, l’Iran, Brunei et les Maldives, réunis, nous nous sommes piégés, en toute préméditation. Certes, l’Etat n’applique pas les prescriptions ainsi revendiquées mais, en les maintenant dans le corpus des lois, il accorde, aux apprentis illuminés de demain, un formidable outil de sauvagerie et de sexisme. « Gouverner, c’est prévoir et ne rien prévoir c’est courir à sa perte », avertissait, dès 1852, le journaliste français Emile Girardin….

Nouakchott, le 10 décembre 2023

● Les dossiers du Qatargate | Un sabotage dévoilé contre le leader abolitionniste BDA auprès de l’UE [Document du politico.eu]

Les dossiers du Qatargate :
des centaines de documents divulgués révèlent l’ampleur du scandale de corruption dans l’UE

Les preuves issues de l’enquête pour corruption du Parlement européen font état de plus de 300 tentatives présumées de manipulation de la démocratie européenne.

• Par ELISA BRAUN , GIAN VOLPICELLI et EDDY WAX
à Bruxelles

Appelez-les les rapports annuels du Qatargate.

Une vaste collection de documents divulgués lors de l’enquête policière sur la plus grande affaire de corruption ayant frappé l’UE depuis des décennies – vue par POLITICO – révèle toute l’ampleur du scandale d’argent contre influence du Parlement européen.

Pendant quatre ans, les dossiers suggèrent que des suspects clés, parmi lesquels l’ancien député européen Pier Antonio Panzeri et son assistant Francesco Giorgi, ont méticuleusement enregistré des tentatives présumées de manipulation du Parlement, l’organe démocratique le plus important de l’UE, et de débats politiques plus larges.

Leurs payeurs présumés au Qatar, au Maroc et en Mauritanie ont dépensé environ 4 millions d’euros pour ces travaux, selon les informations contenues dans les dossiers.

Le scandale a été révélé pour la première fois il y a exactement un an cette semaine, lorsque Panzeri, Giorgi et d’autres personnalités clés ont été arrêtés lors d’une série de perquisitions dramatiques impliquant des sacs d’argent liquide et des histoires sinistres d’ingérence étrangère au cœur de la démocratie européenne.

Parmi les actions enregistrées dans les documents, certaines ont eu un impact significatif sur le fonctionnement de l’Union européenne, comme la tentative de faire échouer six résolutions parlementaires condamnant le bilan du Qatar en matière de droits de l’homme et la collaboration pour parvenir à un accord de voyage sans visa entre Doha et l’UE. .

Mais les opérations pourraient aussi être mesquines : Giorgi a un jour noté que chaque exemplaire d’un livre peu flatteur sur le Qatar qui pouvait être trouvé au Parlement avait été soigneusement « détruit ».

Parmi les fichiers consultés par POLITICO figurait une feuille de calcul de huit onglets sur l’ordinateur portable de Giorgi, saisi dans son appartement à Bruxelles, répertoriant des centaines d’activités d’influence que le réseau aurait menées entre 2018 et 2022.

La feuille de calcul enregistre plus de 300 travaux pour lesquels les suspects ont reçu d’importantes rémunérations. Ils auraient atteint leurs objectifs grâce à un réseau d’associés travaillant au sein du Parlement, qu’ils appelaient leurs « soldats », selon les dossiers.

Jusqu’à présent, l’enquête a permis d’arrêter quatre députés européens actuels et anciens pour des accusations préliminaires de corruption, de blanchiment d’argent et d’appartenance à une organisation criminelle. Parmi les suspects figurent Panzeri, Giorgi et Eva Kaili , la compagne de Giorgi et une personnalité bruxelloise qui a été évincée de son poste de vice-présidente du Parlement lorsque le scandale a éclaté.

Alors que les enquêteurs soupçonnent Panzeri et son réseau de manipuler le Parlement au nom du Qatar et d’autres États, les documents suggèrent qu’ils essayaient également d’exploiter le manque de connaissances des responsables étrangers sur la démocratie européenne.

Giorgi a déclaré à la police que lui et son patron parlaient parfois à leurs payeurs d’opérations sur lesquelles ils n’avaient aucune influence pratique, car Panzeri avait déformé l’étendue de son pouvoir pour façonner le travail du Parlement, selon les documents.

« Cela s’est appuyé sur l’ignorance du fonctionnement du Parlement », a déclaré Giorgi dans des déclarations à la police.

Une personne proche de la défense juridique de Giorgi, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a déclaré qu’il n’était « pas crédible » de considérer la feuille de calcul comme une preuve des activités d’influence. Au lieu de cela, a déclaré la personne, la liste était conçue pour « booster » l’image de Panzeri auprès de ses clients.

Qu’il s’agisse d’un véritable travail d’influence ou simplement d’un outil pour gonfler la facture, les entrées du tableur offrent un aperçu unique du fonctionnement de la machine d’influence construite et dirigée par Panzeri, Giorgi et leurs complices présumés, jusqu’à une enquête policière en décembre. 2022 a mis un terme brutal à tout cela. Les documents soulèvent également la question de savoir comment de telles opérations d’influence pourraient passer si longtemps inaperçues.

Alors que les dirigeants européens sont confrontés au premier anniversaire ignoble du scandale qui a éclaté le 9 décembre de l’année dernière, les révélations contenues dans les dossiers du Qatargate soumettront une fois de plus les normes éthiques de l’UE à un examen minutieux.

Les opérations présumées comprenaient :

La grosse affaire
* Travaillant pour le Qatar, Giorgi et Panzeri visaient un objectif plus important : s’assurer que Doha conclue un accord pour voyager sans visa avec l’UE. L’accord a reçu le feu vert essentiel de la commission des libertés civiles du Parlement en décembre 2022, quelques jours avant l’arrestation de Giorgi et Panzeri. Le vote final sur l’accord a été suspendu depuis l’éclatement du scandale.

La victoire arrive sur la feuille de calcul. D’autres documents provenant de l’ordinateur portable de Giorgi révèlent qu’il avait l’intention de suggérer aux Qataris deux « Plan(s) d’action » détaillant qui contacter et où exercer une pression pour obtenir l’accord de visa.

* Selon Giorgi et Panzeri, une condition préalable à l’obtention d’un accord sur les visas était d’éviter les tentatives de certains députés européens de censurer le Qatar pour le traitement qu’il réserve aux travailleurs migrants et aux journalistes. Dans sa feuille de calcul, Giorgi s’attribue le mérite d’avoir « neutralisé » six résolutions parlementaires condamnant le Qatar entre juin 2021 et novembre 2022. Le Parlement a cependant finalement adopté une résolution critiquant le bilan du Qatar en matière de droits humains le 24 novembre 2022.

Manipulation des auditions parlementaires
* Les préparatifs du Qatar pour la Coupe du monde de football ont fait l’objet d’intenses critiques concernant l’exploitation présumée des travailleurs migrants. Le tableur de Giorgi se vantait d’avoir « changé le discours au Parlement » sur la question, lors d’une audition en commission en avril 2021 avec la comparution d’un responsable qatari.

* En février 2020, les suspects ont préparé des notes détaillées pour une comparution du ministre des Affaires étrangères du Qatar à la commission des affaires étrangères du Parlement. Ils ont également assuré la présence de certains députés « pour des questions ciblées ».

Attaques politiques contre les rivaux du Qatar
* Une opération menée en 2021, par exemple, visait la nomination d’un haut responsable de la police des Émirats arabes unis, Naser Al-Raisi, comme nouveau président d’Interpol. Les relations entre le Qatar et les Émirats arabes unis, leur voisin du Golfe, ont été tendues, les relations diplomatiques étant rompues entre 2017 et 2021. Comme de nombreux hommes politiques et ONG à l’époque, l’amie de Panzeri, l’eurodéputée Maria Arena, a exhorté les pays de l’UE à résister à la nomination d’Al-Raisi. Panzeri et Giorgi se sont attribués le mérite de la lettre d’Arena, même s’il n’est pas clair si elle savait qu’ils le faisaient. L’avocat d’Arena a déclaré à POLITICO qu’elle n’avait pas été inculpée dans le cadre de l’enquête policière et a refusé de commenter davantage.

* Une autre opération a visé l’Arabie Saoudite, qui avait rompu ses relations diplomatiques et économiques avec le Qatar. Panzeri et Giorgi ont accusé le Qatar d’avoir pris une série d’actions, notamment une série de tweets et de projections de films relatifs au meurtre du chroniqueur saoudien Jamal Khashoggi, tout en condamnant fermement la responsabilité de Riyad dans ce meurtre.

Le Maroc et la Mauritanie
* Lorsqu’il s’agissait de défendre le Maroc, Panzeri et Giorgi étaient fiers d’adopter une résolution parlementaire contre l’Algérie, qui, selon eux, profiterait au Maroc.

* L’équipe s’est également vantée d’avoir obtenu un « texte plus modéré » sur une résolution critiquant le Maroc pour sa gestion d’une crise migratoire en 2021. La résolution a blâmé le Maroc pour avoir assoupli les contrôles aux frontières et autorisé 8 000 migrants, dont des enfants non accompagnés, à traverser le territoire espagnol pendant cette période. un différend avec le gouvernement de Madrid.

* Selon les documents, l’objectif principal de la Mauritanie était d’améliorer son image publique. La feuille de calcul de Giorgi suggère que le groupe a travaillé pour tenter d’empêcher un militant anti-esclavagiste, qui s’était fait des ennemis au sein du gouvernement mauritanien, de remporter le prestigieux prix Sakharov de l’UE pour les droits de l’homme.

Les révélations incluses dans les dossiers du Qatargate sont susceptibles de relancer le débat au Parlement sur la question de savoir si le corps législatif lui-même a fait suffisamment pour garantir que des opérations similaires ne se reproduisent plus. Même si le Parlement a introduit des procédures plus strictes en réponse au scandale, beaucoup à Bruxelles considèrent les réformes comme timides, au mieux .

« Ces documents nous montrent qu’il s’agissait d’un effort soutenu et pluriannuel visant à influencer de manière néfaste les procédures parlementaires », a déclaré Nick Aiossa, directeur par intérim de Transparency International EU. «Cela s’est produit au fil des années avec plusieurs personnes, et cela n’a pas été découvert. Alors, qu’y a-t-il d’autre ?

« La réponse du Parlement a été faible, maigre et ne reflète certainement pas la gravité du scandale survenu en décembre dernier », a ajouté Aiossa.

Daniel Freund, député européen des Verts allemands, a déclaré en réaction à l’enquête de POLITICO : « Il semble que le projet soit bien plus vaste que ce que nous avions appris jusqu’à présent. »

Selon lui, le principal problème réside dans le fait que le Parlement n’a pas mené d’enquête interne sur l’impact des prétendues opérations d’influence sur ses activités et décisions démocratiques.

Freund a déclaré : « Il semble que vous puissiez acheter ou au moins influencer certaines décisions du Parlement, ou à tout le moins, certains anciens députés européens tentent de faire croire à tout le monde que vous pouvez le faire et que vous les vendez comme un produit. »

« Il devient de plus en plus clair qu’il pourrait y avoir un certain nombre de procédures [au Parlement] qui pourraient, à tout le moins, être remises en question », a déclaré Freund. « Maintenant, il faut un processus approprié au sein du Parlement, pour que nous examinions [s’il s’agit] simplement de conneries gonflées de la part de ces deux-là… ou est-ce réel ? Y a-t-il eu une influence sur l’une de ces procédures ? Devons-nous reconsidérer certaines décisions ?

Un porte-parole du Parlement a déclaré que l’institution ne pouvait pas mener d’enquête interne sur d’éventuelles activités criminelles. « Mais elle peut coopérer pleinement et rapidement avec les autorités compétentes, et c’est ce que nous avons fait », a déclaré le porte-parole. La présidente du Parlement, Roberta Metsola, a « personnellement facilité l’enquête » en étant « présente lors des perquisitions au domicile de deux députés belges (en décembre 2022 et en juillet 2023) comme le demande la Constitution belge, ce qui est sans précédent dans l’histoire du PE », a ajouté le porte-parole. .

Suite aux premières allégations de corruption, Metsola a présenté 14 mesures pour renforcer les pare-feu du Parlement et améliorer la transparence. Le législateur s’est également joint à la procédure judiciaire belge en tant que partie civile afin de « détecter si des dommages au budget du PE ont été causés dans l’une des activités et récupérer l’argent », a déclaré le porte-parole.

Le ministre marocain des Affaires étrangères, qui avait précédemment nié l’implication du pays dans le scandale, n’a pas répondu aux multiples demandes de commentaires de POLITICO. Le Qatar a rejeté les allégations selon lesquelles il aurait interféré dans la démocratie européenne. La Mauritanie n’a pas répondu à plusieurs questions envoyées par courrier électronique concernant son implication présumée dans le projet.

Kaili a nié tout acte répréhensible. « L’enquête montre que Mme Kaili ne s’est jamais prononcée en faveur du Maroc ou de la Mauritanie », a déclaré l’avocat de Kaili, Michalis Dimitrakopoulos, dans un courriel adressé à POLITICO. « Selon les documents de l’enquête, les services secrets belges ont souligné qu’il n’y avait aucune preuve que Mme Kaili était impliquée dans le réseau, ni qu’elle ait reçu de l’argent. »

Panzeri a reconnu sa culpabilité dans le cadre d’un accord de plaidoyer qu’il a conclu avec les autorités, conclu en janvier. Giorgi a reconnu son implication dans ces stratagèmes, selon les dossiers consultés par POLITICO. Les avocats des deux hommes ont refusé de commenter cet article.

©️ Lien média https://www.politico.eu/article/european-parliament-qatargate-corruption-scandal-leaked-documents-pier-antonio-panzeri-francesco-giorgi-eva-kaili/

● Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage: le Secrétaire général appelle à réparer les erreurs de l’histoire et à bâtir un monde débarrassé de cette « abomination »

On trouvera ci-après le message du Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres, à l’occasion de la Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage, célébrée le 2 décembre:

L’esclavage est à la fois une horreur historique et un scandale contemporain.

À l’occasion de la Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage, nous nous souvenons des victimes du passé, en particulier des millions d’Africaines et d’Africains qui ont été arrachés à leur terre, exploités, brutalisés ou tués pendant la traite transatlantique des esclaves. Nos pensées vont également aux 50 millions de personnes qui sont aujourd’hui prises au piège de l’esclavage moderne.

Les appels lancés pour s’attaquer aux effets persistants de l’esclavage et du colonialisme s’amplifient. Le monde doit y répondre. Quand il y a lieu, les pays doivent reconnaître la vérité, éduquer, présenter des excuses, verser des réparations. Les entreprises et autres acteurs devraient faire de même, en interrogeant leurs propres liens avec l’esclavage et en envisageant des réparations.

Il nous faut également agir beaucoup plus rapidement pour mettre fin à ce terrible crime aujourd’hui. Les pays doivent légiférer, protéger les droits des victimes, éliminer les pratiques et les conditions qui permettent à l’esclavage moderne de prospérer, qu’il s’agisse de la traite, de la servitude pour dettes ou de la marginalisation économique. Les entreprises doivent là aussi jouer leur rôle, en veillant à ce que leurs pratiques commerciales respectent les droits humains de toutes et tous.

Ensemble, réparons les erreurs de l’histoire et bâtissons un monde débarrassé de cette abomination qu’est l’esclavage.

●Lien média https://press.un.org/fr/2023/sgsm22059.doc.htm

● Allocution du député Biram Dah Abeid, président d’IRA, à la commémoration des martyrs de l’armée mauritanienne, le 27-28 novembre à Bruxelles.



27,28 : Deuil et faillite économique et morale

Hier, le 27 novembre 2023, lors d’une audience de son procès, l’ancien Président Mohamed Ould Abdel Aziz, fait usage du droit à la contradiction. A sa propre initiative, devant l’assistance, il reconnaît avoir reçu, de son successeur, en août 2019, des millions de dollars et d’euros en liquide et 50 véhicules neufs soulignant qu’il s’agit d’une partie du reliquat de la campagne électorale de la même année, au terme de laquelle Mohamed Ould Cheikh Ghazouani accédait à la magistrature suprême.
D’emblée, les déclarations du susdit comportent quelques enseignements et suscitent des observations, à la fois d’ordre empirique et moral :
1. L’opacité du financement du parti Upr, devenu Insaf est désormais établie, hors de la moindre ambiguïté.
2. Les faits allégués relèvent du crime économique et appellent une enquête, distincte de la procédure en cours. Après 45 ans de règne de la concussion et de la prévarication, l’occasion s’offre ainsi, à la justice, de redorer son blason, ô combien terni.
3. Le caractère tardif des révélations laisse transparaître une volonté manifeste de règlement de comptes, dans le cadre de la lutte de préséance entre l’ex-Chef de l’Etat et l’actuel.
4. Longuement, à la faveur d’un monologue interminable, l’ex-chef de l’Etat Mauritanien s’est livré au décompte de ses « réalisations » avec une insistance sur la réorganisation et la modernisation des forces armées, comme s’il cherchait à stimuler-entretenir la tentation d’un nouveau putsch.
5. La gouvernance militaire de la République islamique de Mauritanie correspond, loin de l’exagération et de la surenchère, à une entreprise de prédation, relevant du modèle classique de privatisation du profit et de socialisation des pertes. Les tribus et les clans restent les acteurs et bénéficiaires exclusifs du pillage.
6. A la veille de la commémoration de la fête de l’Indépendance, au demeurant endeuillée par la tuerie raciste d’Inal (27 novembre 1990), il ressort que la restauration de la concorde entre nos compatriotes requiert un débat ouvert et inclusif quant à l’urgence de refonder le vivre-ensemble, sur des bases de transparence de la gestion publique, de vérité et de réparation. Derrière les violations massives de la dignité de la personne, prospère, en réalité, une industrie du détournement et de la fraude ; les Mauritaniens en ont été constamment distraits.
7. Les Mauritaniens vont devoir donner raison à une certaine opposition et lui demander pardon, elle qui dénonce de tels agissements, depuis des décennies, sans parvenir à en produire la preuve. L’aveu de Mohamed Ould Abdel Aziz vient combler la faille, enfin. Il appartient, à l’opinion, de se livrer à l’examen rétrospectif : qui a volé, torturé, déporté, tué et s’en trouve toujours récompensé ?
8. La corruption au sein de l’appareil d’Etat constitue un pilier structurant de l’exercice du pouvoir politique en Mauritanie. La pratique atteint un niveau de banalisation tel qu’une épuration s’impose, sous peine de voir le pays se disloquer, à l’image de la Somalie de Siad Barre.
9. Compte tenu de ce qui précède, il serait extrêmement préjudiciable, à l’avenir de l’Etat de droit, que les actes délictuels de l’ancien Président et ses complices inclus ou en dehors de la procédure judiciaire actuelle, ainsi que de grands escrocs, habillés en hommes d’affaire, arnaquants l’Etat et corrompants les hauts fonctionnaires, soient couverts, un jour, par leurs soustraction à la loi, l’impunité ou autre mesure d’amnistie ou de grâce. Le moment d’en finir avec l’impunité multidimensionnelle n’a que trop tardé.

Biram Dah Abeid
Bruxelles, 28 novembre 2023.

● Découvrez les 5 finalistes africains des 175 candidatures, issues d’une vingtaine de pays, du concours Med’Innovant Africa 2023

En choisissant comme thématique phare la lutte contre le changement climatique, la 4e édition de MED’INNOVANT AFRICA a suscité l’intérêt des entrepreneurs et innovateurs africains : entre le 1er juillet et le 31 août 2023, ce sont au total 175 candidatures de startups et PME installées dans une vingtaine de pays africains, qui ont été réceptionnées par les responsables du concours de l’Etablissement Public d’Aménagement Euroméditerranée (EPAEM), à Marseille (France).

L’objectif ? Repérer et accompagner les développeurs de solutions innovantes qui rendront, demain, les villes méditerranéennes et africaines plus durables. Cette année, la majorité des projets concerne le développement durable et l’économie sociale et solidaire.

MED’INNOVANT AFRICA,
le concours pour les villes de demain

Particulièrement dynamique, la scène de la tech africaine poursuit son développement et attire de plus en plus l’attention des acteurs internationaux de l’innovation. Parmi les secteurs qui voient naître et croître de nombreuses startups africaines ces dernières années, celui de la ville fait partie des plus dynamiques. Engagé dans une démarche d’innovation et d’ouverture vers le continent africain,∫

Pour cette IVe édition, les projets présentés devaient s’inscrire prioritairement dans l’un des domaines suivants :
● Innover en matière d’énergie face au changement climatique
● Optimiser la gestion de la ressource en eau
● Favoriser le réemploi de matériaux
● Encourager les mobilités douces.
Ainsi, l’aménageur poursuit son sourcing de porteurs de projets capables de développer des solutions adaptées aux territoires africains et méditerranéens.

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Les finalistes auditionnés à l’occasion
d’Emerging Valley, les 27 et 28 novembre 2023

Pour cette IVe édition, 5 talentueuses entreprises africaines ont retenu l’attention du jury, composé de plusieurs partenaires d’Euroméditerranée :

BIOHEAT : cette startup tunisienne transforme les grignons d’olives en un combustible écologique, produisant moins de CO2 que le bois tout en offrant une haute performance calorifique. Dirigeant : Yassine KHELIFI

ECOPLAST INNOV : présente en Côte d’Ivoire, la startup Ecoplast Innov transforme les déchets plastiques et les pneus usagés en matériaux de construction et de revêtements pour l’intérieur et l’extérieur. Les pavés et les plaques décoratives sont 100 % recyclables.
Elle s’occupe également de la sensibilisation, de l’enlèvement, du tri, du recyclage et réalise des services d’accompagnement aux entreprises. Fondatrice : N’da Amenan Edith KOUASSI

HABIDEM : entreprise mauritanienne, Habidem valorise des ressources locales en créant un isolant thermique biosourcé à partir du Typha, une plante nuisible. Dirigeant : Oumar WELE.

SASA PLAST : l’entreprise Sasa Plast, fondée en Mauritanie, transforme les déchets plastiques en pavés de rue, parpaings et bordures pour la construction. En plus de contribuer à la protection de l’environnement, l’entreprise soutient l’indépendance économique des femmes grâce à l’emploi. Fondateur : Cheikhna COULIBALY.

VIABLE WAYS CORP : fondée au Maroc, cette startup a mis au point une solution technologique pour améliorer la gestion des exploitations agricoles. Grâce à une application web et mobile, l’utilisateur peut gérer en temps réel les ressources ainsi que l’irrigation. Elle offre également des prévisions météorologiques et des actions préventives permettant d’optimiser la gestion de la ressource en eau. Fondateur : Yahya LOUGAGHI.

Les 5 finalistes sont invités à pitcher les 27 et 28 novembre 2023, durant le Sommet Emerging Valley à The Camp à Aix-en-Provence, près de Marseille. Ce rendez-vous, qui réunit les leaders de la Tech Afrique-Europe, sera une occasion unique pour ces porteurs de projets de renforcer leur visibilité et tisser des partenariats internationaux.

Le jury désignera ensuite deux lauréats lors de la cérémonie de remise des prix : « Le prix du jury » et « Le prix coup de cœur ». Tous deux bénéficieront d’un soutien financier pouvant aller jusqu’à 7 000 euros, et d’un accompagnement personnalisé de l’écosystème entrepreneurial local, afin de les aider à trouver des investisseurs et partenaires industriels en Europe et en Afrique.

● CHIFFRES CLÉS DE MED’INNOVANT 2023

> 175 dossiers déposés sur la plateforme

> 32 % de candidatures d’entrepreneures féminines

> Une vingtaine de pays africains représentés, avec une nette augmentation des candidatures en provenance d’Afrique de l’Est.

À propos d’Euroméditerranée – Depuis 1995, l’Établissement Public d’Aménagement Euroméditerranée (EPAEM) conçoit, développe et construit la ville méditerranéenne durable au cœur de la Métropole Aix-Marseille-Provence. Labellisé ÉcoCité » depuis 2009, le périmètre d’intervention d’Euroméditerranée de 480 ha à Marseille constitue un véritable laboratoire d’expérimentation pour tester les solutions, services et dispositifs innovants qui feront partie intégrante de la ville de demain.

SITES
MED’INNOVANT AFRICA
EUROMÉDITERRANÉE

CONTACTS PRESSE
Juliette Keller / +336 77 03 48 20
juliette.keller@euromediterranee.fr

Grégoire Husler / +336 70 10 64 35
gregoire.husler@tbwa-corporate.com

● Lien média https://www.africapresse.paris/Decouvrez-les-5-finalistes-africains-des-175-candidatures-issues-d-une

● BPM à la rencontre de la diaspora mauritanienne en France et en Belgique – Communiqué de presse

BPM – A la rencontre de la diaspora mauritanienne en France et en Belgique sous le thème : « Mieux vous connaître pour mieux vous accompagner dans vos projets ».

Dans la continuité de notre stratégie de proximité vis-à-vis de notre diaspora, la Banque Populaire de Mauritanie lance une campagne commerciale et de sensibilisation marquée par l’organisation d’évènements de rencontre qui auront lieu au sein des principales villes en France et en Belgique accueillant une diaspora mauritanienne importante.

Durant cette mission commerciale, une équipe représentant la Banque Populaire de Mauritanie organisera plusieurs rencontres, en collaboration avec les représentants et les membres socialement actifs de la diaspora, afin de partager un moment convivial et leur proposer des produits et des services de la Banque pouvant améliorer la gestion de leur finance au quotidien et accompagner leur futur projet en Mauritanie.

En particulier, toutes les questions liées à l’ouverture et à la gestion d’un compte bancaire à distance, aux transferts d’argent vers la Mauritanie, à la demande de produits et services bancaires, aux conditions d’éligibilité à une solution de financement immobilier seront abordées et à la gestion des réclamations.

Nous invitons toutes les associations et membres actifs dans ces villes de prendre connaissance des informations suivantes et à nous rejoindre aux lieux et horaires prévus, par ville, lesquels seront communiqués sur nos réseaux sociaux et via les plateformes actives de la Diaspora.

• Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=770015

● Mali | Les FAMa arrivent à Kidal.

Par une note d’information à l’attention de l’opinion nationale et internationale, le Chef d’état-major général des Armées du Mali annonce le positionnement des FAMa (Forces Armées Maliennes) à Kidal, ville stratégique dans les régions du Nord malien. Cette cité a été toujours ces dernières années, le centre névralgique d’un consortium fourre-tout de bandes terroristes et d’éléments séparatistes Touaregs.

Et également la ville de Kidal symbolisait de fait une grosse faille dans l’intégrité territoriale du pays de Modibo Keita. Ce 14 novembre 2023 est l’aboutissement d’une dynamique décisive enclenchée par la junte des colonels au pouvoir pour reconquérir la souveraineté nationale sur l’ensemble du territoire malien. Il y a une décennie c’était un magma diffus de forces agressives (rebelles ou-et terroristes) qui menaçait d’envahir le Sud malien, et aujourd’hui c’est l’État central de Bamako qui semble retrouver et renforcer sa mainmise légitime sur le cœur du giron rebelle.

Après l’intervention des forces françaises et le montage militaire onusien, finalement ce sont bien les forces nationales et leurs alliés conseillers militaires russes qui sont en phase d’asseoir l’ordre étatique (militaire pour le moment) sur le terrain. Ce qu’il faut saluer naturellement.

Les velléités indépendantistes du mouvement rebelle Mnla avec son projet subversif de pays de l’Azawad dans le Nord doivent être contenues et écartées vigoureusement.

Le territoire malien du 22 septembre 1960 reste et demeure le Mali de 2023.

✊🏿Force aux FAMa

KS pour le BLOG