● Immigration : L’AME dénonce l’installation du FRONTEX au Sénégal et en Mauritanie


Mali Actu – Le 18 août 2022, l’Association malienne des expulsés (AME) a organisé une conférence de presse dans ses locaux pour attirer l’opinion sur un projet de lutte contre l’immigration que l’Europe veut installer en Afrique de l’Ouest, au Sénégal et en Mauritanie.

« L’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (FRONTEX), armée de drones et d’autres équipements policiers, sera à bien tôt à nos portes, car elle envisage de se positionner sur la route de l’Atlantique et du Sahara, à travers le Sénégal et La Mauritanie, au motif d’empêcher les migrations irrégulières ».

C’est par ces propos que l’AME a tenu à attirer l’opinion nationale et internationale, sur la nouvelle volonté de l’Europe.

Ousmane Diarra, président de l’AME, accompagné de Lamine Diakité, chargé de sensibilisation sur le Projet « Avenir Brillant » et de Mohamed Diarra, chargé de plaidoyer et de communication à l’AME, a clairement accusé l’Union Européenne. « Le durcissement des mesures d’entrée sur le territoire européen a rendu quasiment impossible aujourd’hui l’accès légal à ce territoire contribuant ainsi au développement de l’immigration dite « clandestine », phénomène tant combattu par les Etats européens », a déclaré Ousmane Diarra.

Il a ajouté que la politique européenne d’immigration a commencé en 1985, avec la conclusion des Accords de Schengen qui délimitent un espace clos de libre circulation. « Dans le but de freiner les migrations subsahariennes vers l’Europe, des mesures draconiennes, qui, à la fois sont juridiques, politiques et techniques, ont été mises en place par l’Union européenne », a-t-il indiqué.

Avant d’ajouter que dans un premier temps, ces mesures ont visé concrètement à repousser ses frontières, en déplaçant les contrôles de ses frontières géographiques et cherche de ce fait à transformer les pays de transit, voisin de l’Europe, en zone « Tampon ». Il dira que dans un second temps, ces mesures n’ont pas visé simplement à empêcher les migrants d’entrer en Europe, mais à les empêcher de quitter le sol africain, en mettant certains pays africains à contribution.

« L’AME vient d’apprendre que l’Union européenne envisage de déployer « des navires, des équipements de surveillance et d’exécuter des tâches opérationnelles » au Sénégal et en Mauritanie », a déclaré Ousmane Diarra. Avant de préciser qu’il est question d’engager des démarches en vue de la négociation et, à moyen terme, de la conclusion d’un accord de statut permettant un soutien opérationnel direct de FRONTEX au Sénégal et en Mauritanie, notamment en matière de prévention de la criminalité et de la migration irrégulière, y compris dans la lutte contre le trafic de migrants et la traite des êtres humains.

Face à cette volonté de l’Union européenne, l’AME a formulé deux recommandations principales à l’intention du Sénégal et de la Mauritanie. L’AME demande à ces deux Etats africains d’assurer la protection des migrants subsahariens le long du parcours migratoire et de refuser de signer des Accords bilatéraux de coopération qui violent les instruments régionaux et sous régionaux existants en matière des droits de l’Homme.

A l’intention des Etats africains, l’AME a demandé la révision de tous les accords bilatéraux et multilatéraux de coopération économique avec l’Union européenne et ses Etats membres et associés. Mieux, l’AME leur demande de renforcer le dispositif juridique et politique de protection des migrants africains et de refuser d’être les gendarmes des Etats européens contre leurs frères africains.

En ce qui concerne l’Union européenne et ses Etats membres et associés, l’AME les a invité d’abandonner systématiquement l’approche sécuritaire des politiques migratoires afin de faciliter la traditionnelle mobilité entre les continents européen et africain. « Il faut que les Etats européens cessent d’utiliser l’aide publique au développement comme monnaie d’échange pour empêcher les migrations. Surtout quand on sait que cette aide est nettement inférieure à l’argent envoyé par les migrants dans leur pays d’origine », a indiqué Ousmane Diarra. Il a invité les Etats européens à garder les frontières accessibles pour garantir aux demandeurs d’asile la possibilité de demander une protection internationale sur le territoire européen.

L’AME a aussi invité les Etats de l’Union européenne à respecter la déclaration universelle des droits de l’Homme qui consacre pour tout être humain « le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays ». Enfin, l’AME les a invités à ratifier et à appliquer la Convention des Nations Unies sur les travailleurs migrants et des membres de leurs familles.

Assane Koné
Pour Arc en ciel

©️ Via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=759040

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● Les Africaines retournent vers leurs propres cheveux et abandonnent les perruques et les mèches

Autres pays Dix ans après l’avènement du mouvement (natural and happy) nappy, les femmes burkinabè préfèrent de plus en plus les cheveux crépus et naturels aux cheveux synthétiques.

Quand on connaît la nature des cheveux africains, il y a des choix qu’on peut comprendre aisément en observant les femmes dans les rues, au marché ou dans la circulation. Frisés, humides ou secs, le plus grand défi dans l’entretien du cuir chevelu africain, c’est de les rendre plus malléables sans pour autant les dénaturer.

Pour la journaliste et entrepreneure Atifufu Amée Dzifa, pionnière du mouvement «Faso Nappy», cette nouvelle tendance a été influencée il y a une dizaine d’années par le mouvement nappy, qui a aidé à changer les mentalités des Africaines en général et des Burkinabè en particulier, notamment sur la perception de leurs cheveux.

«Ce mouvement d’ensemble à cette époque a permis d’avoir aujourd’hui ces résultats et d’avoir également plus de marques de cosmétiques naturelles pour les cheveux et la peau, d’avoir des salons qui se spécialisent dans le traitement des cheveux africains», explique-t-elle.

Le salon Afro Kô, situé dans un quartier huppé de Ouagadougou, s’est spécialisé dans l’entretien des cheveux afro. Dalila Yaro, co-fondatrice de cet établissement, est aussi l’auteure d’un e-book récemment édité. Elle y aborde les problèmes capillaires récurrents des femmes, ainsi que les soins à adopter.

«Nous sommes beaucoup dans les cheveux naturels, l’acceptation de soi au naturel. Mais tout ça vient de notre envie de retour aux sources, à nos origines, à la terre mère. C’est une première expérience. On a testé et on a vu ce que ça a suscité», se réjouit-elle.

Désormais, au Burkina Faso, de plus en plus de femmes optent pour les cheveux naturels, montrant à travers ce choix qu’elles s’acceptent elles-mêmes et veillent sur leur santé.

©️ Via https://m.le360.ma/afrique/autres-pays/societe/2022/08/28/39146-les-africaines-retournent-vers-leurs-propres-cheveux-et-abandonnent-les-perruques-et-les

● Démission de Ahmed Raïssouni président de l’Union internationale des Oulémas musulmans

Business News – La sortie médiatique sur la chaîne marocaine, Blanca TV, du président de l’Union internationale des Oulémas musulmans, Ahmed Raïssouni, ne passe ni en Algérie ni en Mauritanie.

En effet lors d’une interview donnée fin juillet 2022, le prédicateur de l’organisation créée par le très controversé, Youssef Al-Qaradhawi et qui siège à Bruxelles, avait appelé les Marocains à « marcher sur Tindouf », en territoire algérien, mais également sur Laayoune, ville située au Sahara occidental.

Après cet appel pour le moins surprenant, M. Raïssouni s’est attaqué à la Mauritanie estimant que l’existence de cet autre pays limitrophe est une “erreur”.

“Le Maroc doit retrouver la forme qu’il avait avant l’invasion européenne, quand la Mauritanie en faisait partie” a-t-il en effet déclaré lors de l’émission.

En réaction, l’Association des Oulémas musulmans algériens a pris ses distances avec le prédicateur marocain en gelant ses activités au sein de l’UIOM. Elle a par ailleurs réclamé son départ.

Ce dimanche 28 août 2022, le prédicateur marocain qui a profité de sa position pour jeter des pierres à ses voisins, a fini par céder. Dans une lettre publiée sur Twitter, Ahmed Raïssouni, annonce qu’il démissionne « pour pouvoir garder sa liberté de parole qui ne peut être conditionnée ».

Rappelons que les rapports entre l’Algérie et le royaume du Maroc sont au plus bas depuis que l’ambassadeur du Maroc aux Etats-unis a distribué des tracts pendant une cession de l’ONU (Organisation des nations unies), appelant à soutenir un groupe séparatiste algérien.

S.A

©️ Via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=759014

● Partis pour laver un affront, les Mauritaniens se font humilier dans une émission divertissante à Abidjan

La journée du mercredi 24 août 2022 restera dans la mémoire des Mauritaniens de Côte d’Ivoire comme la journée la plus sombre de leur histoire, selon certains de leurs représentants, à l’image de Mohamed Ibrahim, journaliste et organisateur d’évènements. Pire encore que cette émission au cours de laquelle, le coach de NCI, Jean-François Yoman, avait insulté tout un pays en soutenant que « c’est normal et culturel en Mauritanie qu’une femme ait plusieurs maris ».

Cette affaire semble avoir été mal gérée par l’ambassadeur de Mauritanie en Côte d’Ivoire, selon les mêmes sources, au point que parmi la colonie mauritanienne, nombreux sont ceux qui sont allés jusqu’à réclamer son limogeage pour avoir commis une faute diplomatique d’une extrême gravité.

Non seulement, l’ambassadeur et son équipe auraient accepté de participer à la mauvaise émission, en jouant le jeu de la chaîne NCI qui se tire d’une bonne affaire en noyant le droit de réponse des Mauritaniens pour affront national dans une émission de divertissement. Pire, l’ambassadeur aurait ignoré la colonie en excluant les 50.000 Mauritaniens de Côte d’Ivoire, qui comptent pourtant parmi eux, des intellectuels de haut niveau et des imams.

Selon la colonie mauritanienne, l’ambassadeur devrait exiger que le droit de réponse soit donné dans les mêmes formes et dans la même émission-débat au cours de laquelle l’insulte de la Mauritanie a été proférée. Même si l’émission est actuellement en pause, pour vacances, attendre sa reprise en début septembre. Mais en aucune manière, l’ambassadeur ne devrait, selon les membres de la colonie, accepter de participer à un carnaval musical où les Mauritaniens étaient sensés montrer leur culture, leurs accoutrements, leurs modes culinaires, leur art, etc.

L’instant, pour eux, était grave au point où l’exigence était de ne pas s’exhiber, mais de réparer un tort moral infligé non pas seulement au peuple mauritanien, mais au monde musulman. En élargissant la sphère de l’affront, la réponse mauritanienne dans une véritable émission de débat aurait eu plus d’écho, si l’on sait que les musulmans représentent une bonne portion de la population ivoirienne.

Résultat, l’imam Sarr et sa délégation, deux jeunes filles inexpérimentées, se sont retrouvés piégés, coincés dans une émission où ils partageaient le plateau avec un animateur comédien du non de Zonga et de jeunes artistes ivoiriens. Le comble de l’humiliation est qu’ils n’ont pas eu plus de 8 minutes de parole, dont 1, 5 minutes de réponse de l’imam à l’affront de Jean-François Yoman, pour une émission qui a duré 55 minutes. Pourtant, il aurait été question de 40 minutes accordées à la délégation, selon les termes de l’accord qu’une consultante en communication recrutée par l’ambassade aurait négocié avec la chaine.

Le débat anime aujourd’hui la plateforme de la section mauritanienne de l’Union de la Presse Francophone (UPF), qui avait la première sonné l’alerte en portant à la connaissance de l’opinion publique mauritanienne le contenu du débat de la chaîne NCI, ainsi que plusieurs autres réseaux sociaux.

Aujourd’hui, la cause semble avoir été entendue. L’affront a été lavée par un laconique pardon que l’Etat mauritanien, par la bouche de l’imam Sarr aurait accordé à la chaîne et à son consultant. Le dossier apparemment est clos, sauf si dans un mouvement de prise de conscience, les autorités nationales décidaient de revoir leur position par rapport à une affaire qui continue de courroucer une partie importante de l’opinion nationale.

Cheikh Aïdara

©️ Via https://aidara.mondoblog.org/2022/08/27/partis-pour-laver-un-affront-les-mauritaniens-se-font-humilier-dans-une-emission-divertissante-a-abidjan/

● Diogou Sidibé ou les “esclaves par ascendance” au Mali

A l’occasion de la Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition, retour sur un assassinat en lien avec l’esclavage, en juillet dernier, au Mali.

A l’occasion de la Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition, nous revenons sur un drame qui s’est déroulé au Mali.

L’assassinat, fin juillet, de Diogo Sidibé à Lany Mody dans la région de Kayes, dans l’ouest du pays, est venu en effet rappeler la condition de ceux qu’on nomme encore “esclaves par ascendance”.

Cette dame âgée de 71 ans a en effet été tuée dans des conditions sordides car elle était en conflit avec des femmes de son village qui se considéraient comme ses maîtresses. Celles-ci, avec le soutien de leurs époux, lui avaient interdit de cultiver son champ compte tenu “de son rang d’esclave“.

Diogou Sidibé, la victime

Lassana Diaguely Konaté est le 3e fils de Diogou Sidibé. Celui-ci raconte les circonstances dans lesquelles sa mère est passée de vie à trépas.

“Ma mère Diogou Sidibé a quitté la ville de Kayes pour rejoindre notre village de Lany Mody le 27 juillet dernier. Elle s’est reposée le lendemain. Elle est retournée dans son champ le 29 juillet. Elle n’y est plus revenue. Le 30 juillet, nous avons retrouvé le corps de notre mère dans un sac. C’est ainsi que nous avons contacté les autorités qui ont ordonné son inhumation. Voilà ce qu’on peut dire sur la disparition de Diogou Sidibé.”

A quand une loi contre l’esclavage par ascendance ?


Ces faits, Saloum Traoré, vice-président du réseau des défenseurs des droits de l’homme, les confirme. Ce militant des droits humains réclame qu’une loi spéciale criminalisant l’esclavage par ascendance soit adoptée par les autorités judiciaires :

“[Diogou Sidibé] a d’abord été attaquée par 4 femmes qui l’ont tabassée. Nous avons vu les images avec son visage boursouflé qui a fait le tour des réseaux sociaux”, raconte Saloum Traoré.

“Comme si cela ne suffisait pas, il y a eu des gens qui s’en sont pris à elle qui vont la tuer, la découper en morceaux puis la mettre dans un sac pour aller la jeter en brousse. Dans quel pays, cela est acceptable ? Ce n’est pas acceptable!”, s’exclame le défenseur des droits humains, qui poursuit : “Nous avions déjà demandé qu’une enquête sérieuse soit menée. Mais il faudrait vraiment que toutes les personnes impliquées soient arrêtées, punies et condamnées. On ne peut vraiment pas concevoir cela dans notre pays. ”

Des réformes en cours

Selon Mamoudou Kassogué, ministre de la Justice et des droits de l’homme, des dispositions sont prises concernant les articles de la loi spéciale criminalisant l’esclavage par ascendance qui seront inscrits dans le code pénal malien qui est en révision actuellement :

“Je peux vous donner un exemple précis dans le cadre de la lutte contre l’esclavage par ascendance”, déclare le ministre, qui poursuit : “Dans la région de Kayes, il y a eu des cas de violations qui ont entraîné la mise sous mandat de dépôt de 57 personnes à travers les différentes juridictions de la localité. Nous avons donné des instructions fermes pour que ces dossiers soient instruits correctement, rapidement afin qu’une cour d’assises spéciale puisse être organisée.”

Dans le cadre de l’enquête concernant l’assassinat de Diogou Sidibé, une vingtaine de personnes, dont le chef de village qui est aussi l’imam de Lany mody ou encore l’ancien maire de la localité sont désormais en prison.

©️ Via http://maliactu.info/societe/diogou-sidibe-ou-les-esclaves-par-ascendance-au-mali

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✓Pétition pour la Restitution des restes du résistant Mouhamadou Lamine Darame | Par Dr Yaya SY

Bonjour chers tous,
Courant 2010 un groupe d’amis a lancé l’idée d’une Pétition Internationale pour la Restitution des Restes de Mouhamadou Lamine Darame, de son fils Mahadi Darame, de sa bibliothèque, de son cachet, de ses armes et ses habits.
De 2012, date de retrait de la Pétition du Net (avec 4320 signatures à l’époque), à 2015, le Mali avait connu une période d’insécurité connue de tous. Nous n’avions alors pas jugé opportun de lancer notre demande.
En janvier 2015, nous avions jugé la situation relativement plus calme et avions déposé notre demande auprès du Président de la République du Mali, M. Ibrahim Boubacar Keïta (IBK).
-De février 2015, où le dossier avait été déposé, jusqu’à la destitution du Président IBK le 18 octobre 2018 nous n’avons pas reçu de réponse à notre requête malgré notre relance du Président en juin 2015.
Depuis 2018, les relations entre le Mali et la France sont devenues plus délicates. Alors que faire ?
Nous avons estimé que rendre les restes humains est prioritaire par rapport à toute restitution d’objets culturels dont nous ne minimisons pas pour autant l’importance. C’est pourquoi vous devez
nous rejoindre afin de poursuivre notre demande et y trouver ensemble une solution adaptée.
Soutenez le Projet de relance de la Pétition Internationale et nous vous fournirons tous les documents avec le détail de toutes les démarches et correspondances auprès des autorités
maliennes et françaises.
Dites : « Je soutiens la Pétition » et je vous enverrai le dossier complet dans quelques jours.
Prenez contact avec Yaya SY Coordinateur de la Pétition Internationale Pour la Restitution (M. Yaya SY).
Encore merci, nous avons besoin de votre soutien pour faire aboutir le Projet.


Le Marin MARTINIQUE le 22 août 2022


Yaya SY Coordinateur.

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«Le Rapporteur Tomoya Obokata confirme l’existence de l’esclavage en Mauritanie devant l’Assemblée Générale des Nations Unies» communiqué de SOS Esclaves

Une fois encore, le Rapporteur Spécial sur les nouvelles formes de l’esclavage, Tomoya Obokata, vient de confirmer devant l’Assemblée Générale des Nations Unies l’existence de l’esclavage en Mauritanie. Le Rapporteur Spécial a présenté devant l’Assemblée les recommandations adressées à la Mauritanie à l’issue de sa dernière visite en mai dernier.

Parmi ces recommandations, la création d’un fonds spécial pour la prise en charge des victimes, la facilitation à leur accès à l’état civil, l’application correcte de la loi 031/2015 criminalisant l’esclavage et de tout l’arsenal juridique dédié à combattre le trafic des personnes, l’exploitation des enfants, le travail forcé et la violence basée sur le genre.

La position aujourd’hui exprimée par le Rapporteur Spécial devant l’Assemblée Générale des Nations Unies sur l’existence de l’esclavage en Mauritanie a toujours été celle de « SOS Esclaves » qui n’a de cesse interpellé les autorités sur la nécessité de prendre des actes forts visant à combattre l’esclavage et sur l’urgence de l’application effective de la loi et l’amélioration des conditions d’existence des victimes, loin de la surenchère et de la manipulation entreprises par certains segments comme stratégie basée sur la dénégation, la fuite en avant et la diabolisation des militants des droits de l’homme.

« SOS Esclaves » note avec satisfaction la reconnaissance officielle que les approches jusque-là adoptées par les régimes mauritaniens successifs étaient fausses. Aussi, nous nous félicitons de la conformité de notre position sur l’esclavage avec celle du Rapporteur Spécial des Nations Unies.

« SOS Esclaves » demande à tous les acteurs administratifs et judiciaires de concrétiser effectivement la volonté exprimée à travers l’application sérieuse et rigoureuse de la loi pour plus d’équité en faveur des victimes de l’esclavage.

« SOS Esclaves » rappelle l’urgence de la création rapide d’un fonds spécial dédié à la prise en charge des victimes de l’esclavage.

Enfin, « SOS Esclaves » confirme la justesse de son approche d’identification, de documentation des cas d’esclavage et de toute autre forme d’exploitation ou d’humiliation de l’homme par l’homme.

Nouakchott, le 22 /8/2022

Bureau Exécutif

©️ Via https://aidara.mondoblog.org/2022/08/22/le-rapporteur-tomoya-obokata-confirme-lexistence-de-lesclavage-en-mauritanie-devant-lassemblee-generale-des-nations-unies-communique-de-sos-esclaves/

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● Football : indignée, la Mauritanie quitte un tournoi des -15 ans et dénonce une fraude sur l’âge des adversaires

Le Figaro – La sélection des moins de quinze ans mauritanienne a décidé de quitter une compétition après un match contre la Sierra Leone perdu 6-0.

Les images parlent d’elles-mêmes. D’un côté (en blanc), une sélection de la Mauritanie avec des adolescents de moins de quinze ans formée d’adolescents en pleine croissance, aux gabarits divers. De l’autre, une équipe de Sierra Leone (en bleu) affichant des espoirs de taille adulte, similaire à celle des arbitres sur la pelouse.

La présentation des équipes avant le match entre les deux sélections lors d’un tournoi international en Afrique avait déjà alimenté la suspicion sur l’âge réel des joueurs sierra-léonais censés avoir moins de quinze ans.

Les doutes se sont confirmés un peu plus tard avec la lourde défaite de la Mauritanie (6-0), incapable de répondre au défi physique des joueurs adverses.

Indignée et suspectant une triche, la Mauritanie a donc préféré se retirer de la compétition organisée au Liberia en publiant un communiqué qui en dit long sur l’amertume des dirigeants.

«Nous avons été signalés par de nombreux observateurs que l’âge de certaines des équipes participant sur le terrain est très loin de l’âge légal pour participer à ce championnat», a expliqué la Fédération mauritanienne, inquiète pour la santé de ses jeunes pousses «exposées à des blessures graves». La Mauritanie est la seule sélection à avoir quitté la compétition.

«Nous ne devrions pas tolérer ou encourager de telles pratiques», ont conclu les dirigeants de l’État de l’Afrique du Nord-Ouest qui ne remettent toutefois pas en cause l’adhésion du pays à l’organisation de la compétition.

Par Gilles Festor

©️ Via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=758837

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● Le Mali accuse la France d’armer les terroristes et saisit l’ONU | [info RFI]

Le Mali à nouveau à l’offensive contre la France, cette fois devant les Nations unies. Alors que le retrait de la force Barkhane s’est achevé en début de semaine, le ministre malien des Affaires étrangères a écrit une lettre au Conseil de sécurité de l’Onu pour dénoncer des violations de l’espace aérien du Mali. Abdoulaye Diop accuse aussi l’armée française de soutien aux jihadistes. L’information a été révélée par nos collègues de Jeune Afrique, mais RFI a pu, elle aussi, se procurer cette lettre.

Les accusations du ministre malien des Affaires étrangères ne sont pas légères : la France fournirait des armes, des munitions et du renseignement aux terroristes jihadistes sévissant au Mali. La lettre écrite par Abdoulaye Diop est datée du 15 août, le ministre commence par y énumérer une série de cas présentés comme des « violations répétitives et fréquentes de l’espace aérien malien par les forces françaises » : « drones, hélicoptères ou avions de chasse » auraient survolé le Mali « sans autorisation » de Bamako.

Une cinquantaine de cas auraient été enregistrés depuis le début de l’année. Abdoulaye Diop dénonce des « activités d’espionnage » et, plus grave encore, de « colis largués » par l’armée française, comme à Labezanga le 8 août dernier.

Le Mali disposerait, selon le ministre Diop, de « plusieurs éléments » prouvant que ces incursions illégales dans le ciel malien ont « servi à la France pour collecter des renseignements au profit des groupes terroristes » « et pour leur larguer des armes et des munitions. »

l y a une semaine, après l’attaque du camp de Tessit qui a coûté la vie à 42 soldats maliens, l’armée malienne affirmait avoir enregistré « des opérations clandestines et non coordonnées de survol » prouvant que les terroristes -en l’occurrence la branche sahélienne du Groupe État islamique- avaient bénéficié « d’un appui majeur et d’une expertise extérieure. »

Aucune réaction officielle de la France à ce stade

En avril dernier, le Mali avait déjà dénoncé les violations de son espace aérien par l’armée française. C’était juste après l’épisode du charnier de Gossi : des corps enterrés près d’un camp militaire rendu par Barkhane aux forces maliennes. Charnier attribué par le Mali aux soldats français et par la France à l’armée malienne et aux mercenaires russes du groupe Wagner. Paris avait alors démenti toute violation de l’espace aérien malien et dénoncé des tentatives de « désinformation. »

Dans sa lettre, le chef de la diplomatie malienne demande une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU et menace : « en cas de persistance de cette posture qui porte atteinte à la stabilité et à la sécurité de notre pays, le Mali se réserve le droit de faire usage de la légitime défense. »

©️ Via RFI https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220817-le-mali-accuse-la-france-d-armer-les-terroristes-et-saisit-l-onu

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● Ahmed Raissouni qualifie d’ «erreur» l’existence de la Mauritanie

Yabiladi – Ahmed Raissouni, le président de l’Union internationale des oulémas musulmans, proche du Qatar, qualifie l’existence de la république islamique de la Mauritanie d’ «erreur».

Le religieux se prononce pour son «retour» sous souveraineté du Maroc. «Je suis un partisan de la ligne défendue par Allal El Fassi (l’ancien secrétaire général du Parti de l’Istiqlal, ndlr). Le Maroc doit récupérer ses frontières historiques.

Avant la colonisation européenne, la Mauritanie faisait partie intégrante du Maroc», a-t-il affirmé dans une interview accordée à un média marocain. Et de préciser que «l’allégeance des oulémas du pays de Chenguitti, soi-disant la Mauritanie, au trône marocain est évidente».




Les propos de Raissouni sur le voisin du sud ne sont pas sans rappeler ceux de Hamid Chabat, en décembre 2016, sur la «marocanité de la Mauritanie». Une bourde à l’origine d’une crise diplomatique que le roi Mohammed VI avait vite circonscrit en envoyant l’ancien chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, et Nasser Bourita, alors ministre délégué aux Affaires étrangères, porter un message à l’ex-président, Mohamed Ould Abdel Aziz.

En Mauritanie, les déclarations de Raissouni n’ont pas encore provoqué une levée de bouclier chez les partis politiques. En revanche, un média local a d’ores et déjà condamné la sortie du religieux marocain.

Dans son interview, Ahmed Raissouni a, par ailleurs, souligné que les «oulémas et les prédicateurs marocains sont prêts à marcher sur Tindouf en Algérie, à condition que le roi fasse appel à eux».

Les positions défendues par Ahmed Raissouni ont fait réagir l’Union internationale des oulémas musulmans, organisation qu’il préside depuis novembre 2018. «Il a le droit d’exprimer son opinion personnelle avec plein respect et appréciation pour lui et les autres, mais ce n’est pas l’opinion de l’Union», précise l’entité religieuse dans un communiqué, publié ce lundi 15 août.

Pour mémoire, le Maroc a reconnu en 1969 l’indépendance de la Mauritanie. Une reconnaissance qui avait suscité des grincements de dents chez le Parti de l’Istiqlal dirigé alors par d’Allal El Fassi.

Par Mohammed Jaabouk

©️ Via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=758683

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