● Partis pour laver un affront, les Mauritaniens se font humilier dans une émission divertissante à Abidjan

La journée du mercredi 24 août 2022 restera dans la mémoire des Mauritaniens de Côte d’Ivoire comme la journée la plus sombre de leur histoire, selon certains de leurs représentants, à l’image de Mohamed Ibrahim, journaliste et organisateur d’évènements. Pire encore que cette émission au cours de laquelle, le coach de NCI, Jean-François Yoman, avait insulté tout un pays en soutenant que « c’est normal et culturel en Mauritanie qu’une femme ait plusieurs maris ».

Cette affaire semble avoir été mal gérée par l’ambassadeur de Mauritanie en Côte d’Ivoire, selon les mêmes sources, au point que parmi la colonie mauritanienne, nombreux sont ceux qui sont allés jusqu’à réclamer son limogeage pour avoir commis une faute diplomatique d’une extrême gravité.

Non seulement, l’ambassadeur et son équipe auraient accepté de participer à la mauvaise émission, en jouant le jeu de la chaîne NCI qui se tire d’une bonne affaire en noyant le droit de réponse des Mauritaniens pour affront national dans une émission de divertissement. Pire, l’ambassadeur aurait ignoré la colonie en excluant les 50.000 Mauritaniens de Côte d’Ivoire, qui comptent pourtant parmi eux, des intellectuels de haut niveau et des imams.

Selon la colonie mauritanienne, l’ambassadeur devrait exiger que le droit de réponse soit donné dans les mêmes formes et dans la même émission-débat au cours de laquelle l’insulte de la Mauritanie a été proférée. Même si l’émission est actuellement en pause, pour vacances, attendre sa reprise en début septembre. Mais en aucune manière, l’ambassadeur ne devrait, selon les membres de la colonie, accepter de participer à un carnaval musical où les Mauritaniens étaient sensés montrer leur culture, leurs accoutrements, leurs modes culinaires, leur art, etc.

L’instant, pour eux, était grave au point où l’exigence était de ne pas s’exhiber, mais de réparer un tort moral infligé non pas seulement au peuple mauritanien, mais au monde musulman. En élargissant la sphère de l’affront, la réponse mauritanienne dans une véritable émission de débat aurait eu plus d’écho, si l’on sait que les musulmans représentent une bonne portion de la population ivoirienne.

Résultat, l’imam Sarr et sa délégation, deux jeunes filles inexpérimentées, se sont retrouvés piégés, coincés dans une émission où ils partageaient le plateau avec un animateur comédien du non de Zonga et de jeunes artistes ivoiriens. Le comble de l’humiliation est qu’ils n’ont pas eu plus de 8 minutes de parole, dont 1, 5 minutes de réponse de l’imam à l’affront de Jean-François Yoman, pour une émission qui a duré 55 minutes. Pourtant, il aurait été question de 40 minutes accordées à la délégation, selon les termes de l’accord qu’une consultante en communication recrutée par l’ambassade aurait négocié avec la chaine.

Le débat anime aujourd’hui la plateforme de la section mauritanienne de l’Union de la Presse Francophone (UPF), qui avait la première sonné l’alerte en portant à la connaissance de l’opinion publique mauritanienne le contenu du débat de la chaîne NCI, ainsi que plusieurs autres réseaux sociaux.

Aujourd’hui, la cause semble avoir été entendue. L’affront a été lavée par un laconique pardon que l’Etat mauritanien, par la bouche de l’imam Sarr aurait accordé à la chaîne et à son consultant. Le dossier apparemment est clos, sauf si dans un mouvement de prise de conscience, les autorités nationales décidaient de revoir leur position par rapport à une affaire qui continue de courroucer une partie importante de l’opinion nationale.

Cheikh Aïdara

©️ Via https://aidara.mondoblog.org/2022/08/27/partis-pour-laver-un-affront-les-mauritaniens-se-font-humilier-dans-une-emission-divertissante-a-abidjan/

● Diogou Sidibé ou les “esclaves par ascendance” au Mali

A l’occasion de la Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition, retour sur un assassinat en lien avec l’esclavage, en juillet dernier, au Mali.

A l’occasion de la Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition, nous revenons sur un drame qui s’est déroulé au Mali.

L’assassinat, fin juillet, de Diogo Sidibé à Lany Mody dans la région de Kayes, dans l’ouest du pays, est venu en effet rappeler la condition de ceux qu’on nomme encore “esclaves par ascendance”.

Cette dame âgée de 71 ans a en effet été tuée dans des conditions sordides car elle était en conflit avec des femmes de son village qui se considéraient comme ses maîtresses. Celles-ci, avec le soutien de leurs époux, lui avaient interdit de cultiver son champ compte tenu “de son rang d’esclave“.

Diogou Sidibé, la victime

Lassana Diaguely Konaté est le 3e fils de Diogou Sidibé. Celui-ci raconte les circonstances dans lesquelles sa mère est passée de vie à trépas.

“Ma mère Diogou Sidibé a quitté la ville de Kayes pour rejoindre notre village de Lany Mody le 27 juillet dernier. Elle s’est reposée le lendemain. Elle est retournée dans son champ le 29 juillet. Elle n’y est plus revenue. Le 30 juillet, nous avons retrouvé le corps de notre mère dans un sac. C’est ainsi que nous avons contacté les autorités qui ont ordonné son inhumation. Voilà ce qu’on peut dire sur la disparition de Diogou Sidibé.”

A quand une loi contre l’esclavage par ascendance ?


Ces faits, Saloum Traoré, vice-président du réseau des défenseurs des droits de l’homme, les confirme. Ce militant des droits humains réclame qu’une loi spéciale criminalisant l’esclavage par ascendance soit adoptée par les autorités judiciaires :

“[Diogou Sidibé] a d’abord été attaquée par 4 femmes qui l’ont tabassée. Nous avons vu les images avec son visage boursouflé qui a fait le tour des réseaux sociaux”, raconte Saloum Traoré.

“Comme si cela ne suffisait pas, il y a eu des gens qui s’en sont pris à elle qui vont la tuer, la découper en morceaux puis la mettre dans un sac pour aller la jeter en brousse. Dans quel pays, cela est acceptable ? Ce n’est pas acceptable!”, s’exclame le défenseur des droits humains, qui poursuit : “Nous avions déjà demandé qu’une enquête sérieuse soit menée. Mais il faudrait vraiment que toutes les personnes impliquées soient arrêtées, punies et condamnées. On ne peut vraiment pas concevoir cela dans notre pays. ”

Des réformes en cours

Selon Mamoudou Kassogué, ministre de la Justice et des droits de l’homme, des dispositions sont prises concernant les articles de la loi spéciale criminalisant l’esclavage par ascendance qui seront inscrits dans le code pénal malien qui est en révision actuellement :

“Je peux vous donner un exemple précis dans le cadre de la lutte contre l’esclavage par ascendance”, déclare le ministre, qui poursuit : “Dans la région de Kayes, il y a eu des cas de violations qui ont entraîné la mise sous mandat de dépôt de 57 personnes à travers les différentes juridictions de la localité. Nous avons donné des instructions fermes pour que ces dossiers soient instruits correctement, rapidement afin qu’une cour d’assises spéciale puisse être organisée.”

Dans le cadre de l’enquête concernant l’assassinat de Diogou Sidibé, une vingtaine de personnes, dont le chef de village qui est aussi l’imam de Lany mody ou encore l’ancien maire de la localité sont désormais en prison.

©️ Via http://maliactu.info/societe/diogou-sidibe-ou-les-esclaves-par-ascendance-au-mali

👉🏿 Lien PayPal de support au BLOG https://paypal.me/blogcriose?country.x=FR&locale.x=fr_FR

✓Pétition pour la Restitution des restes du résistant Mouhamadou Lamine Darame | Par Dr Yaya SY

Bonjour chers tous,
Courant 2010 un groupe d’amis a lancé l’idée d’une Pétition Internationale pour la Restitution des Restes de Mouhamadou Lamine Darame, de son fils Mahadi Darame, de sa bibliothèque, de son cachet, de ses armes et ses habits.
De 2012, date de retrait de la Pétition du Net (avec 4320 signatures à l’époque), à 2015, le Mali avait connu une période d’insécurité connue de tous. Nous n’avions alors pas jugé opportun de lancer notre demande.
En janvier 2015, nous avions jugé la situation relativement plus calme et avions déposé notre demande auprès du Président de la République du Mali, M. Ibrahim Boubacar Keïta (IBK).
-De février 2015, où le dossier avait été déposé, jusqu’à la destitution du Président IBK le 18 octobre 2018 nous n’avons pas reçu de réponse à notre requête malgré notre relance du Président en juin 2015.
Depuis 2018, les relations entre le Mali et la France sont devenues plus délicates. Alors que faire ?
Nous avons estimé que rendre les restes humains est prioritaire par rapport à toute restitution d’objets culturels dont nous ne minimisons pas pour autant l’importance. C’est pourquoi vous devez
nous rejoindre afin de poursuivre notre demande et y trouver ensemble une solution adaptée.
Soutenez le Projet de relance de la Pétition Internationale et nous vous fournirons tous les documents avec le détail de toutes les démarches et correspondances auprès des autorités
maliennes et françaises.
Dites : « Je soutiens la Pétition » et je vous enverrai le dossier complet dans quelques jours.
Prenez contact avec Yaya SY Coordinateur de la Pétition Internationale Pour la Restitution (M. Yaya SY).
Encore merci, nous avons besoin de votre soutien pour faire aboutir le Projet.


Le Marin MARTINIQUE le 22 août 2022


Yaya SY Coordinateur.

👉🏿 Lien PayPal de support au BLOG https://paypal.me/blogcriose?country.x=FR&locale.x=fr_FR

«Le Rapporteur Tomoya Obokata confirme l’existence de l’esclavage en Mauritanie devant l’Assemblée Générale des Nations Unies» communiqué de SOS Esclaves

Une fois encore, le Rapporteur Spécial sur les nouvelles formes de l’esclavage, Tomoya Obokata, vient de confirmer devant l’Assemblée Générale des Nations Unies l’existence de l’esclavage en Mauritanie. Le Rapporteur Spécial a présenté devant l’Assemblée les recommandations adressées à la Mauritanie à l’issue de sa dernière visite en mai dernier.

Parmi ces recommandations, la création d’un fonds spécial pour la prise en charge des victimes, la facilitation à leur accès à l’état civil, l’application correcte de la loi 031/2015 criminalisant l’esclavage et de tout l’arsenal juridique dédié à combattre le trafic des personnes, l’exploitation des enfants, le travail forcé et la violence basée sur le genre.

La position aujourd’hui exprimée par le Rapporteur Spécial devant l’Assemblée Générale des Nations Unies sur l’existence de l’esclavage en Mauritanie a toujours été celle de « SOS Esclaves » qui n’a de cesse interpellé les autorités sur la nécessité de prendre des actes forts visant à combattre l’esclavage et sur l’urgence de l’application effective de la loi et l’amélioration des conditions d’existence des victimes, loin de la surenchère et de la manipulation entreprises par certains segments comme stratégie basée sur la dénégation, la fuite en avant et la diabolisation des militants des droits de l’homme.

« SOS Esclaves » note avec satisfaction la reconnaissance officielle que les approches jusque-là adoptées par les régimes mauritaniens successifs étaient fausses. Aussi, nous nous félicitons de la conformité de notre position sur l’esclavage avec celle du Rapporteur Spécial des Nations Unies.

« SOS Esclaves » demande à tous les acteurs administratifs et judiciaires de concrétiser effectivement la volonté exprimée à travers l’application sérieuse et rigoureuse de la loi pour plus d’équité en faveur des victimes de l’esclavage.

« SOS Esclaves » rappelle l’urgence de la création rapide d’un fonds spécial dédié à la prise en charge des victimes de l’esclavage.

Enfin, « SOS Esclaves » confirme la justesse de son approche d’identification, de documentation des cas d’esclavage et de toute autre forme d’exploitation ou d’humiliation de l’homme par l’homme.

Nouakchott, le 22 /8/2022

Bureau Exécutif

©️ Via https://aidara.mondoblog.org/2022/08/22/le-rapporteur-tomoya-obokata-confirme-lexistence-de-lesclavage-en-mauritanie-devant-lassemblee-generale-des-nations-unies-communique-de-sos-esclaves/

👉🏿 Lien PayPal de support au BLOG https://paypal.me/blogcriose?country.x=FR&locale.x=fr_FR

● Football : indignée, la Mauritanie quitte un tournoi des -15 ans et dénonce une fraude sur l’âge des adversaires

Le Figaro – La sélection des moins de quinze ans mauritanienne a décidé de quitter une compétition après un match contre la Sierra Leone perdu 6-0.

Les images parlent d’elles-mêmes. D’un côté (en blanc), une sélection de la Mauritanie avec des adolescents de moins de quinze ans formée d’adolescents en pleine croissance, aux gabarits divers. De l’autre, une équipe de Sierra Leone (en bleu) affichant des espoirs de taille adulte, similaire à celle des arbitres sur la pelouse.

La présentation des équipes avant le match entre les deux sélections lors d’un tournoi international en Afrique avait déjà alimenté la suspicion sur l’âge réel des joueurs sierra-léonais censés avoir moins de quinze ans.

Les doutes se sont confirmés un peu plus tard avec la lourde défaite de la Mauritanie (6-0), incapable de répondre au défi physique des joueurs adverses.

Indignée et suspectant une triche, la Mauritanie a donc préféré se retirer de la compétition organisée au Liberia en publiant un communiqué qui en dit long sur l’amertume des dirigeants.

«Nous avons été signalés par de nombreux observateurs que l’âge de certaines des équipes participant sur le terrain est très loin de l’âge légal pour participer à ce championnat», a expliqué la Fédération mauritanienne, inquiète pour la santé de ses jeunes pousses «exposées à des blessures graves». La Mauritanie est la seule sélection à avoir quitté la compétition.

«Nous ne devrions pas tolérer ou encourager de telles pratiques», ont conclu les dirigeants de l’État de l’Afrique du Nord-Ouest qui ne remettent toutefois pas en cause l’adhésion du pays à l’organisation de la compétition.

Par Gilles Festor

©️ Via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=758837

👉🏿 Lien PayPal de support au BLOG https://paypal.me/blogcriose?country.x=FR&locale.x=fr_FR

● Le Mali accuse la France d’armer les terroristes et saisit l’ONU | [info RFI]

Le Mali à nouveau à l’offensive contre la France, cette fois devant les Nations unies. Alors que le retrait de la force Barkhane s’est achevé en début de semaine, le ministre malien des Affaires étrangères a écrit une lettre au Conseil de sécurité de l’Onu pour dénoncer des violations de l’espace aérien du Mali. Abdoulaye Diop accuse aussi l’armée française de soutien aux jihadistes. L’information a été révélée par nos collègues de Jeune Afrique, mais RFI a pu, elle aussi, se procurer cette lettre.

Les accusations du ministre malien des Affaires étrangères ne sont pas légères : la France fournirait des armes, des munitions et du renseignement aux terroristes jihadistes sévissant au Mali. La lettre écrite par Abdoulaye Diop est datée du 15 août, le ministre commence par y énumérer une série de cas présentés comme des « violations répétitives et fréquentes de l’espace aérien malien par les forces françaises » : « drones, hélicoptères ou avions de chasse » auraient survolé le Mali « sans autorisation » de Bamako.

Une cinquantaine de cas auraient été enregistrés depuis le début de l’année. Abdoulaye Diop dénonce des « activités d’espionnage » et, plus grave encore, de « colis largués » par l’armée française, comme à Labezanga le 8 août dernier.

Le Mali disposerait, selon le ministre Diop, de « plusieurs éléments » prouvant que ces incursions illégales dans le ciel malien ont « servi à la France pour collecter des renseignements au profit des groupes terroristes » « et pour leur larguer des armes et des munitions. »

l y a une semaine, après l’attaque du camp de Tessit qui a coûté la vie à 42 soldats maliens, l’armée malienne affirmait avoir enregistré « des opérations clandestines et non coordonnées de survol » prouvant que les terroristes -en l’occurrence la branche sahélienne du Groupe État islamique- avaient bénéficié « d’un appui majeur et d’une expertise extérieure. »

Aucune réaction officielle de la France à ce stade

En avril dernier, le Mali avait déjà dénoncé les violations de son espace aérien par l’armée française. C’était juste après l’épisode du charnier de Gossi : des corps enterrés près d’un camp militaire rendu par Barkhane aux forces maliennes. Charnier attribué par le Mali aux soldats français et par la France à l’armée malienne et aux mercenaires russes du groupe Wagner. Paris avait alors démenti toute violation de l’espace aérien malien et dénoncé des tentatives de « désinformation. »

Dans sa lettre, le chef de la diplomatie malienne demande une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU et menace : « en cas de persistance de cette posture qui porte atteinte à la stabilité et à la sécurité de notre pays, le Mali se réserve le droit de faire usage de la légitime défense. »

©️ Via RFI https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220817-le-mali-accuse-la-france-d-armer-les-terroristes-et-saisit-l-onu

👉🏿 Lien PayPal de support au BLOG https://paypal.me/blogcriose?country.x=FR&locale.x=fr_FR

● Ahmed Raissouni qualifie d’ «erreur» l’existence de la Mauritanie

Yabiladi – Ahmed Raissouni, le président de l’Union internationale des oulémas musulmans, proche du Qatar, qualifie l’existence de la république islamique de la Mauritanie d’ «erreur».

Le religieux se prononce pour son «retour» sous souveraineté du Maroc. «Je suis un partisan de la ligne défendue par Allal El Fassi (l’ancien secrétaire général du Parti de l’Istiqlal, ndlr). Le Maroc doit récupérer ses frontières historiques.

Avant la colonisation européenne, la Mauritanie faisait partie intégrante du Maroc», a-t-il affirmé dans une interview accordée à un média marocain. Et de préciser que «l’allégeance des oulémas du pays de Chenguitti, soi-disant la Mauritanie, au trône marocain est évidente».




Les propos de Raissouni sur le voisin du sud ne sont pas sans rappeler ceux de Hamid Chabat, en décembre 2016, sur la «marocanité de la Mauritanie». Une bourde à l’origine d’une crise diplomatique que le roi Mohammed VI avait vite circonscrit en envoyant l’ancien chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, et Nasser Bourita, alors ministre délégué aux Affaires étrangères, porter un message à l’ex-président, Mohamed Ould Abdel Aziz.

En Mauritanie, les déclarations de Raissouni n’ont pas encore provoqué une levée de bouclier chez les partis politiques. En revanche, un média local a d’ores et déjà condamné la sortie du religieux marocain.

Dans son interview, Ahmed Raissouni a, par ailleurs, souligné que les «oulémas et les prédicateurs marocains sont prêts à marcher sur Tindouf en Algérie, à condition que le roi fasse appel à eux».

Les positions défendues par Ahmed Raissouni ont fait réagir l’Union internationale des oulémas musulmans, organisation qu’il préside depuis novembre 2018. «Il a le droit d’exprimer son opinion personnelle avec plein respect et appréciation pour lui et les autres, mais ce n’est pas l’opinion de l’Union», précise l’entité religieuse dans un communiqué, publié ce lundi 15 août.

Pour mémoire, le Maroc a reconnu en 1969 l’indépendance de la Mauritanie. Une reconnaissance qui avait suscité des grincements de dents chez le Parti de l’Istiqlal dirigé alors par d’Allal El Fassi.

Par Mohammed Jaabouk

©️ Via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=758683

👉🏿 Lien PayPal de support au BLOG https://paypal.me/blogcriose?country.x=FR&locale.x=fr_FR

● Côte d’Ivoire : grâce présidentielle pour l’ex-président Laurent Gbagbo

Le Figaro – Le président ivoirien Alassane Ouattara a annoncé samedi avoir accordé sa grâce à son prédécesseur et ancien rival Laurent Gbagbo, sous le coup d’une peine de 20 ans de prison dans son pays à la suite de la crise post-électorale de 2010-2011.

«Dans le souci de renforcer la cohésion sociale, j’ai signé un décret accordant la grâce présidentielle à Monsieur Laurent Gbagbo», a déclaré M. Ouattara dans un discours à l’occasion du 62e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire.

Le chef de l’État a également annoncé avoir demandé «qu’il soit procédé au dégel de ses comptes et au paiement de ses arriérés de ses rentes viagères».

Il a en outre annoncé avoir signé un décret accordant «la libération conditionnelle» à deux anciennes figures de l’appareil militaire et sécuritaire du régime de Laurent Gbagbo, condamnées pour leur rôle dans la crise de 2010-2011. Il s’agit du contre-amiral Vagba Faussignaux, ex-patron de la Marine, et du commandant Jean-Noël Abéhi, ancien chef de l’escadron blindé de la gendarmerie du camp d’Agban, à Abidjan.

Laurent Gbagbo, 77 ans, définitivement acquitté en mars 2021 de crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye où il avait été transféré fin 2011, est rentré dans son pays en juin 2021. Sans jamais avoir été inquiété depuis son retour, il restait néanmoins sous le coup en Côte d’Ivoire d’une condamnation à 20 ans de prison pour «le braquage» de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) pendant la crise de 2010-2011.

La crise était née du refus de Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire d’Alassane Ouattara à la présidentielle de fin 2010 qui avait entraîné des violences ayant fait quelque 3.000 morts jusqu’à l’arrestation de Laurent Gbagbo à Abidjan en avril 2011. En octobre 2021, Laurent Gbagbo a lancé le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), une nouvelle formation politique panafricaniste de gauche, assurant vouloir continuer la politique jusqu’à sa mort.

Le Figaro avec AFP

©️ Via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=758444

● ESCLAVAGE MEURTRIER AU MALI | Lettre ouverte au Colonel Assimi GOÏTA, président de la république du Mali et son gouvernement.



Monsieur le président, nous associations abolitionnistes, panafricanistes qui composons la Coordination Contre l’Esclavage et ses Séquelles (C.C.E.S), en collaboration avec le mouvement Ganbanaaxu Feddé ( mouvement revendicatif, républicain et pacifique qui milite pour l’égalité entre tous en dignité, droits et devoirs) présent dans la sous région ouest africaine (Mali, Mauritanie, Sénégal, Gambie et les deux Guinées), nous vous saisissons de toute urgence pour mettre fin aux meurtres et expulsions des militants anti esclavagistes, les crimes odieux qui se perpétuent sur la base de l’esclavage sont devenus des faits divers d’une banalité déconcertante sur le territoire malien.

Le plus récent crime esclavagiste s’est passé à Lany Mody, du 29 au 30 juillet 2022, une scène macabre fut découverte avec stupeur, une femme âgée de 70 ans est enlevée dans son champ, tuée, décapitée, puis son corps découpé en morceaux et avec une tentative d’incinération, le reste du corps non consumé par le feu est mis dans un sac et jeté dans l’eau en pleine marre au milieu des broussailles. Le seul tort de Feu Diogou Ladji SIDIBE est d’avoir refusé d’être une esclave dans son village natal, village sous l’emprise des chefs coutumiers soninké qui voulaient l’exproprier de sa terre cultivable, propriété familiale depuis plusieurs générations et cela confirmée par des décisions judiciaires de la juridiction de Kayes.

Monsieur le président, il faudra combattre avec une très grande fermeté le terrorisme esclavagiste qui se développe dans le Mali, la cherche de la paix et la stabilité du Mali font partie de votre serment, en dépendent. Nous profitons de l’occasion pour vous rappeler les assassinats terroristes, lâches, sauvages et barbares de quatre (4) chefs de familles à Diandioumé qui sont : Mountaga DIARRISOW (72 ans), Youssouf SISSOKO (73 ans), Diani Hamet SISSOKO (44 ans) et Gossi SISSOKO (45 ans), dans la commune de Gogui, cercle du Nioro Mali. Ces crimes ont eu lieu dans la nuit du 1er au 2 Septembre 2020, les auteurs des crimes n’ont toujours pas été jugés et mieux, certains ont été libérés à la grande stupeur des victimes.

Des attaques meurtrières ont eu lieu du 05 au 07 Avril 2020 à Lany Tounka zone où vient de se produire le dernier crime, dans la commune rurale de Sony, un homme avait perdu la vie et deux femmes ont fait de fausses couches suite aux coups et aux blessures volontaires qu’elles ont reçus. Des maisons ont été vidées, saccagées et incendiées, une femme ligotée, trainée par une bande de jeunes excités et violents.

Des attaques violentes se sont passées dans la commune de Tomora (Cercle de Bafoulabé) dans la journée du 02/10/20 et continuent jusqu’à aujourd’hui en 2022 contre les membres de l’association anti-esclavagiste CSP/A.C.D.E. Toujours à Bafoulabé le 28/09/2021 M. Diangou CISSÉ est tué à Tomora Souroubiré, le 17 juin 2021 le village de Kontela kenieba est attaqué, 21 blessés et 18 motos sont brûlées.

Monsieur le président, des centaines d’attaques ont été perpétrées entre 2018 et 2022 contre les militants anti-esclavagistes du Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès (R.M.F.P) dans les villages : Kerwané, Kaïnéra, Krémis, Yarka, Diakadromou, Nahali, Dramané, Tafacirga, Ségala, Bafarara, Khalinioro, Khabou, Makhana, Sansagné, Dialakha, Sabouciré, Maréna, Dioucoulané, Harikidou, Hamdallaye, Trougoumbé, Diarrah, Mamoyré, Bakhamabougou, Gourdi, Diangounté Camara, Fatao, Témikoro, Toudou, Bouly, Béma, Demba Gadiaba, Blissibougou, Sakora, Séroumé, Djallan, Tomora et Kersignané.

En 2021, il y a eu plusieurs attaques qui ce sont soldées par plusieurs blessés graves dans les villages de Samba Dramané le 10 Avril 2021, Goudiame, Dembagadiaba, Maganatoubaboukani le 15 Mai, le 03 Mai 2021 le chef du village de Baghamabougou a ordonné aux familles esclaves qui ont émis le souhait de ne plus être traitées comme telles ( par leur volonté commune de ne plus pratiquer le Laada) de quitter le village immédiatement, sinon, elles risquent d’être attaquées par une milice appelée jeunesse. L’incident a dégénéré par plusieurs blessés et 83 déplacés, ils sont tous hébergés à la cité des enfants de Niamakoro. Le 16 Mai 2021 le village de Kheybaré dans le cercle de Nara, il y’a eu une attaque perpétrée dans le village de Teyssibé, commune de Kara Koro, arrondissement d’Aourou, cercle de Kayes jeudi 20 Mai 2021, les dégâts sont nombreux. Les attaques ont fait plusieurs milliers de déplacés qui errent dans la capitale Bamako actuellement et sans espoir de retour et de retrouver leurs biens volés et bétails expropriés.

Monsieur le président, les arrestations arbitraires réitérées et injustifiées de nos membres dans les villages Soninkés, Kasonkés, Peulhs, Kagoro et Diogaramés sont fréquentes et la chefferie traditionnelle jouit d’une impunité inquiétante, en plus les arrestations ciblées de nos membres qui résident à l’étranger sont opérées à l’aéroport de Bamako avec une certaine complicité administrative.

Monsieur le président, vue de la situation de détresse dans laquelle vivent les victimes de l’esclavage au Mali et leurs défenseurs, nous vous prions de combattre ces terroristes esclavagistes au même niveau que les terroristes islamistes. Nous demandons à votre régime une loi qui criminalise et pénalise l’esclavage, les séquelles de l’esclavage et les apologistes de l’esclavage.

Paris le 06 Aout 2022

-Coordination Contre l’Esclavage et ses Séquelles (C.C.E.S)

-Ganbanaaxu Féddé (Mali, Mauritanie, Sénégal, Gambie et les deux Guinées)

-Kane Afrique

-Waraba D’AFRIQUE

Assep : (Association soninké du Sénégal pour l’égalité et le progrès)

A.H.M.E : (Association des Haratine de Mauritanie en Europe)

A.R.M.E.P.E.S-France : (L’Association des ressortissants mauritaniens pour l’éradication de la pratique de l’esclavage et ses séquelles)

IRA-FRANCE (Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste)

MSDH:(Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme.)

RMFP : (Rassemblement Malien pour la Fraternité et Le Progrès

Solidarité Africaine section France

Un Passé Trop Présent

Gambana international

Memouké Diaguily

IPLESM: (Initiative pour lutter contre l’esclavage et ses séquelles en M’Beidiya sakha)
A.C.D.E : (Association Contre la Domination et l Esclavage)

Said Larifou, président de la Coordination Contre l’Esclavage et ses Séquelles
Contacts : Tel : 0033 6 05 99 30 04 ;
Mail : larifou@gmail.com

Mali : l’ONU confirme l’implication de soldats maliens et «blancs» dans la mort de 33 civils

33 civils ont été retrouvés morts début mars au Mali, non loin de la frontière avec la Mauritanie. L’ONU a confirmé ce vendredi l’implication de l’armée malienne mais aussi de plusieurs “soldats blancs” dans ce drame. Ces derniers pourraient être des paramilitaires du groupe russe Wagner.

L’armée malienne et des “soldats blancs” sont impliqués dans la mort début mars au Mali , non loin de la frontière mauritanienne, de 33 civils, dont 29 Mauritaniens et quatre Maliens, selon un rapport d’experts missionnés par les Nations unies consulté vendredi par l’AFP.

Les corps de ces civils ont été retrouvés à quelque km du village de Robinet El Ataye dans la région de Ségou, où des “soldats blancs”, éléments du groupe paramilitaire russe Wagner selon un diplomate à New York, et des militaires maliens avaient la veille, le 5 mars, arrêté, ligoté, battu et emmené 33 hommes, dit ce rapport du Groupe d’experts de l’ONU sur le Mali qui a été transmis fin juillet au Conseil de sécurité.

La disparition, aux contours à l’époque flous, de ces civils le 5 mars à Robinet El Ataye, avait fait grand bruit au Mali et en Mauritanie. Nouakchott avait accusé l’armée malienne d’”actes criminels récurrents” contre des citoyens mauritaniens dans cette région frontalière. Bamako avait dit que rien ne mettait en cause son armée.

Bamako réfute la présence de mercenaires

Les deux pays avaient ouvert une enquête conjointe, dont les résultats n’avaient début août pas été publiés. Un rapport du Groupe d’experts de l’ONU sur le Mali , qui a été transmis fin juillet au Conseil de sécurité et que l’AFP a pu consulter vendredi, lève le voile sur la mort de ces 33 civils en dressant un récit macabre qui accable l’armée malienne et des “soldats blancs”.

Ces derniers feraient partie, selon un diplomate à New-York à l’AFP, des paramilitaires du groupe Wagner déployé auprès des militaires maliens depuis janvier. Bamako réfute la présence de mercenaires, évoquant la présence d’”instructeurs”, tandis que Moscou affirme n’avoir rien à voir avec cette société présente au Mali sur une “base commerciale”.

AFP

©️ Via RMI info https://rmi-info.com/mali-lonu-confirme-limplication-de-soldats-maliens-et-blancs-dans-la-mort-de-33-civils/