Afrique – Dans une série de tweets ce mardi 2 août, Nana Akufo-Addo plaide pour que des réparations financières soient versées aux victimes de l’esclavage en Afrique, ajoutant qu’il est grand temps qu’il y ait un débat sur le sujet.
« Il est temps que l’Afrique – dont 20 millions de fils et de filles ont vu leur liberté réduite et ont été vendus comme esclaves – reçoivent également des réparations », écrit Nana Akufo-Addo.
« Il est maintenant temps de relancer et d’intensifier les discussions sur les réparations pour l’Afrique. Le moment est venu depuis longtemps », estime-t-il en conclusion d’une série de tweets publiés ce mardi matin.
« Il existe une myriade d’histoires de familles déchirées : des pères partis pécher qui ne sont jamais revenus, des garçons partis jouer qui ne sont jamais rentrés à la maison, des filles partis chercher de l’eau qui n’ont jamais plus revu leurs parents. On ne peut pas quantifier les effets d’une telle tragédie, mais ils doivent être reconnus ! », a-t-il insisté.
La veille, lors d’un sommet sur les réparations liées à l’esclavage, le président ghanéen a rappelé les effets dévastateurs de la traite des esclaves pour le continent, ajoutant que cette période a retardé le progrès économique, culturel et psychologique de l’Afrique. « Même si aucune somme d’argent ne pourra réparer les dommages causés par la traite des esclaves et ses conséquences qui se sont étendues sur plusieurs siècles, nous devons guérir des torts du passé », affirme encore le président ghanéen.
Nana Akufo-Addo estime que l’ensemble du continent africain mérite des excuses de la part des nations européennes impliquées dans cette traite des esclaves. Et il exhorte l’Union africaine à s’engager avec les Africains de la diaspora et à former un front uni pour faire avancer la cause des réparations.
La question des réparations pour les victimes de l’esclavage n’est pas nouvelle, remarque l’historienne Miriam Cotthias ; elle a été abordée dès le début du XXe siècle par des leaders panafricains. Elle est ensuite revenue de façon récurrente, portée à la fois par des Afro-Américains aux États-Unis que par le mouvement abolitionniste européen, sans jamais toutefois aboutir totalement.
« Il y a eu des pays leaders comme la Jamaïque, qui a créé la commission sur les réparations et qui a fédéré tous les États caribéens autour de cette demande en déterminant dix points principaux qui étaient nécessaires pour le développement de ces anciennes colonies esclavagistes, rappelle encore l’historienne. Mais du côté africain, cela n’a jamais été posé de façon aussi rigoureuse et tranchée. »
COMMUNIQUE DE CONDAMNATION DU CDM SUITE À L’ASSASSINAT INHUMAIN DE Mme DIOGOU SIDIBE DANS LA RÉGION DE KAYES :
Le Collectif pour la Défense des Militaires en abrégé CDM a appris avec grande tristesse l’assassinat lâche et inhumain de Mme Diogou Sidibé survenu le samedi 30 juillet à Lany Mody.
L’établissement des faits indique la piste d’exactions graves en lien avec la pratique de l’esclavage par ascendance dans la région de Kayes en particulier dans le village de Lany Mody, commune de Sony, cercle de Kayes.
Le CDM s’incline devant la mémoire de cette énième victime de ces pratiques attentatoires à la dignité humaine, prie pour le repos de son âme ainsi que celle de toutes les victimes de la crise multidimensionnelle que notre pays traverse.
Le CDM se fondant notamment sur la constitution du 25 Février 1992, la Charte de la Transition du 01 Octobre 2020, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 Décembre 1948, la convention relative à l’esclavage du 25 Septembre 1926, le Pacte international relatif aux Droits Civils et politiques du 16 Décembre 1966, Condamne avec la dernière énergie ce crime crapuleux, lâche, inhumain et rappelle que » Tous les Maliens Naissent et demeurent libres et égaux en droits et en devoirs. Toute discrimination fondée sur l’origine sociale, la couleur, la langue, la race, le sexe, la religion et l’opinion politique est prohibée comme précisé dans l’article 2 de la constitution du 25 Février 1992, précise en même temps que l’atteinte au droit à la vie en lien avec l’esclavage peut être considéré comme un crime contre l’humanité au sens des engagements internationaux auxquels notre pays est partie ».
Le CDM dénonce les violences perpétrées contre des personnes en raison de leur soi- disant Zscendance ou Statut » d’Esclave ».
Le CDM compte sur la justice libre et indépendante du Mali pour poursuivre et traduire en Justice les Auteurs, Co- Auteurs et complices de cette atteinte au droit à la vie, invite le Gouvernement à tout entreprendre pour mettre fin à la pratique ignoble, humiliante et dégradante de l’esclavage par ascendance dans notre pays.
Le CDM appelle les Populations concernées à la retenue face à tout acte de Violence ou de revanche en oeuvrant pour la Paix, la Cohésion et l’Inclusion Sociale.
Ensemble nous Pouvons et Ensemble nous gagnerons le pari de la stabilité sociale de notre très chère Patrie.
La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) exprime sa très vive préoccupation face à la persistance de l’esclavage par ascendance et au regain de violences, y consécutives, caractérisées parfois par des crimes crapuleux, notamment la découverte du corps, sans vie, mutilé de Madame Diogou SIDIBE dans un champ, le samedi 30 juillet à Lany Mody. La victime avait disparu la veille. L’établissement des faits indique la piste des exactions graves en lien avec la pratique de l’esclavage par ascendance dans la Région de Kayes, en particulier dans le Village de Lany Mody (commune de Sony, Cercle de Kayes). La Commission s’incline devant la mémoire de cette énième victime de ces pratiques attentatoires à la dignité humaine ; prie pour le repos de son âme ainsi que celle de toutes les victimes de la crise multidimensionnelle que notre pays traverse. La CNDH se fondant notamment sur la Constitution du 25 février 1992, la Charte de la Transition du 1er octobre 2020, la Déclaration universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948, la Convention relative à l’esclavage du 25 septembre 1926, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques du 16 décembre 1966 :
– Condamne avec vigueur ce crime crapuleux ; – rappelle que « Tous les Maliens naissent et demeurent libres et égaux en droits et en devoirs. Toute discrimination fondée sur l’origine sociale, la couleur, la langue, la race, le sexe, la religion et l’opinion politique est prohibée », comme le précise l’article 2 de la Constitution du 25 février 1992 ; – précise que l’atteinte au droit à la vie en lien avec la pratique de l’esclavage peut être constitutive de crime contre l’Humanité au sens des engagements internationaux auxquels notre pays est partie ; – dénonce les violences perpétrées sur des personnes en raison de leur soi-disant ascendance ou statut « d’esclave » ; – recommande aux autorités judiciaires de poursuivre et traduire en justice les auteurs, co-auteurs et complices de cette atteinte au droit à la vie ; – invite le Gouvernement à tout entreprendre pour mettre fin à la pratique ignoble, humiliante et dégradante de l’esclavage par ascendance au Mali ; – appelle les populations concernées à cesser tout acte de violence et, à œuvrer à la paix, à la cohésion et à l’inclusion sociale.
Pour la CNDH, la protection des droits de l’Homme est une responsabilité partagée. Bamako, le 02 août 2022
Le Président
Monsieur Aguibou BOUARE Chevalier de l’Ordre National
Le mathématicien mauritanien Mouhamadou Sy vient de rejoindre la prestigieuse Johns Hopkins University aux États Unis. Le classement de Times Higher Education de l’année 2022 classe Johns Hopkins dans le TOP 13 des meilleures universités du monde.
Au département de Mathématiques de JHU, Mouhamadou Sy mènera des activités d’enseignement et de recherche sur des problèmes challengeants du domaine des équations dispersives nonlinéaires dont les applications scientifiques et technologiques sont nombreuses.
On peut citer le comportement des fluides et l’optique nonlinéaire entre autres. Mouhamadou Sy poursuivra également son engagement dans la promotion des mathématiques en Afrique, et dans le développement scientifique des langues africaines notamment.
Quelle belle rencontre, à Tirana, capitale de l’Albanie !! Au cours d’une visite hélas trop brève, je me suis entretenu avec un groupe d’activistes iraniens et leur leaders, Maryam Radjawi, musulmane, démocrate et cheffe de file de l’opposition à la théocratie des clercs chiites en l’Iran. Personnalité d’avant-garde dans un pays central de l’Asie, sa lutte et la rançon éprouvante que ses camarades et compagnons de route acquittent sur la voix de la démocratie, m’ont inspiré :
Elle poursuit le noble dessein de tarir, voire d’annuler et de réparer la tromperie de l’intercession et du vicariat autoproclamé, sur le devenir des sociétés et des États en terre d’Islam ; les livres saints du monothéisme, le Coran, la geste du prophète (Psl) et la sunna authentique, ne prévoient ni recommandent, l’adoption et l’instauration par la contrainte, d’un régime de jurisconsultes, au-dessus de la volonté du peuple, même s’agissant du culte. Quant à l’imposition d’une autorité de messie pour s’assurer la conduite de la vie réelle d’une collectivité, l’expérience de la métaphysique égarée dans le monde n’a jamais produit que la médiocratie, la corruption, l’inégalité débridée et une violence tous azimuts. L’exercice du gouvernement profane offre, à l’inverse, la faculté du changement dynamique, sur la base du débat, de la médiation et du consentement par les urnes. Ainsi, en termes de technicité, de rendement, d’éthique et d’ingénierie du compromis grâce à la réversibilité périodique du vote, la matrice gréco-latine de la politique, devient le jaillissement d’une universalité si puissante qu’elle bouscule et terrasse, chaque année, princes, rois, despotes et tartuffes ; la rationalité du projet, son ouverture à l’Autre et sa vocation à économiser le sang des citoyens creusent la différence d’avec les tyrannies dévotes ou celles dont le délire se prévaut de la nécessité de l’histoire. A moins de se voiler la face, au nom de la fierté, du complexe ou en vertu du déni, aucune alternative, pratique ou morale, n’ose plus concurrencer la démocratie et la primauté des droits de la personne. Face à tant d’évidence, les officines de l’obscurantisme tardent, peine perdue, à déposer les armes. Maryam Radjavi, avec la constance, la sincérité et la résolution qui la singularisent, leur montre la porte de sortie…
Le parcours de l’illustre dame nous raconte un autre récit de l’Islam et de l’espèce humaine, où la femme n’est plus l’appât de Satan, la ménagère à perpétuité, l’objet réifié du désir, la proie des prédateurs-pédophiles. Dans l’univers de Maryam Radiawi(bien qu’elle couvre ses cheveux et ne serre pas les mains des hommes), ne subsistent l’obligation de se masquer, l’interdiction de saluer les hommes, encore moins la honte du corps ou de tout accoutrement décent. L’idée morbide et nihiliste de la pureté n’y a pas sa place. Cette meneuse pétrie de la connaissance du passé ne l’ignore – non sans en tirer une infinie réserve de patience – « tout empire périra », titre et constat du mécanicien des relations internationales, feu Jean Baptiste Duroselle. Comme le prestigieux pédagogue des études de diplomatie critique, elle ne sacrifie à l’impatience car sa constance démystifie le temps et le dompte. Elle se souvient des satrapies orientales, de Gengis Khan, de Tamerlan, de la lignée des Darius, des croisades et de la guerre civile parmi les musulmans, durant la succession du Prophète (Psl) mais aussi de la traite négrière, du génocide des Indiens, de la colonisation, de la Shoah et du Goulag.
Elle sait que les avortons de Hitler, Staline, Mao, Pol Pot, Saddam, Khomeiny, Kadafi, Pieter Botha, grandissent autour de nous, souvent discrets, jusqu’à la révélation de leur nuisance, d’abord sous les applaudissements de la foule, avant le règne de la peur et le chant, de milliers de gorges, à la gloire du génie sauveur. Les tyrans annoncent toujours l’exploit du bonheur à portée de tous et quand ils ne parviennent à le garantir assez vite, ils en promettent la jouissance post-mortem. Un pouvoir qui vend le paradis à sa population signe, d’emblée, l’attestation tragique de son insuccès à venir. Il faut l’achever, tandis qu’il tâtonne et balbutie. Pareille prudence nous dicte de rétrécir le temps voué à la délibération de sa chute. D’ailleurs, partout, quelle que soit l’époque, le bon sens nous enseigne la vanité de battre le fer, à froid.
J’ai appris la leçon, de Maryam Radjavi et me suis soudain souvenu de la Mauritanie et de son rapport à la mémoire de l’esclavage. Jadis, les marabouts indiquaient, à nos aïeuls, l’ornière à suivre, dans le sillage du maître, afin de mériter la récompense de Dieu, en somme l’éternité au séjour des justes. Aujourd’hui, les descendants de la même caste d’oppresseurs et leurs ouailles hypocrites nous expliquent combien seule la piété et la modestie permettent l’émancipation vertueuse auprès de Dieu. Voici deux propositions en apparence conflictuelles ; chacune se réfère à une doctrine unique mais, a contrario, leur conclusion diffère, selon les intérêts du plus fort. Qui trompe qui et pendant combien de temps ? Bref, peu importe l’ironie de l’exemple, la profession de pompier-pyromane recèle d’innombrables opportunités d’escroquerie sous nos tropiques. Hélas le maniement partisan de la religion comporte le risque d’une performance de masse dans le domaine de la tuerie.
A Tirana, aux côtés de l’héroïne Maryam, je visitais le quartier Ashraf 3, construit par les réfugiés iraniens. Le musée des martyrs du combat contre les dictatures du Shah Pahlevi et de Khomeiny me révélait le panache et l’insolence du rêve d’une république laïque d’Iran. Là, je me sentais serein, à l’abri du sexisme, du takfir, de la pensée magique et des réflexes du recours à la brutalité, devant la moindre contradiction. Alors, ainsi instruit à la source du courage, j’ai observé de haut l’article 306 de notre code pénal et sa clause de non-repentir. A nouveau, je me promis de l’abroger, autant que le socle législatif de l’impunité, la fameuse loi d’amnistie, conçue en 1993, au bénéfice des tortionnaires, et des préposés à la potence. Finies les complaisances électoralistes, les indulgences de circonstance et les compromis lâches ! L’injustice sédimentée appelle la refondation du contrat social.
Maryam Radjavi a confirmé mes audaces et raffermi ma volonté au service de l’idéal d’une existence de labeur, de diversité, de partage, de joie. Il me réjouit que sous son commandement, l’organisation Mujahidine Khalgh et le Conseil national de la résistance puissent renoncer, définitivement, à l’usage des armes. Et si désormais, la non-violence nous réunit. Il n’est de levain plus fécond.
Biram Dah Abeid Député Mauritanien Candidat aux élections présidentielles de 2024.
« 𝐉𝐞 𝐝𝐞𝐦𝐚𝐧𝐝𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐝𝐨𝐧 𝐚𝐮 𝐩𝐞𝐮𝐩𝐥𝐞 𝐛𝐮𝐫𝐤𝐢𝐧𝐚𝐛è 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐭𝐨𝐮𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐞𝐬 𝐪𝐮𝐞 𝐣’𝐚𝐢 𝐩𝐮 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐭𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐮𝐫𝐚𝐧𝐭 𝐦𝐨𝐧 𝐦𝐚𝐠𝐢𝐬𝐭è𝐫𝐞. 𝐏𝐥𝐮𝐬 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐜𝐮𝐥𝐢è𝐫𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 à 𝐥𝐚 𝐟𝐚𝐦𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐦𝐨𝐧 𝐟𝐫è𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐚𝐦𝐢 𝐓𝐡𝐨𝐦𝐚𝐬 𝐈𝐬𝐢𝐝𝐨𝐫𝐞 𝐍𝐨ë𝐥 𝐒𝐚𝐧𝐤𝐚𝐫𝐚 » a écrit mardi l’ancien président 𝐁𝐥𝐚𝐢𝐬𝐞 𝐂𝐨𝐦𝐩𝐚𝐨𝐫é à travers un message lu par le porte parole du gouvernement Lionel Bilgo.
Disant assumer et déplorer du fond du cœur toutes les souffrances et drames vécues par toutes les victimes durant ses mandats à la tête du Burkina, Blaise Compaoré a demandé aux familles de lui accorder leur pardon.
France24 – Selon plusieurs témoins, des tirs nourris ont été entendus vendredi dans la ville-garnison de Kati, près de Bamako, la principale base militaire du pays. L’armée malienne affirme avoir repoussé « une attaque terroriste ».
Des tirs ont été entendus, vendredi 22 juillet à l’aube, à Kati, ville-garnison dans la proche banlieue de Bamako, cœur de l’appareil militaire malien et lieu de résidence du président de la transition, le colonel Assimi Goïta, a constaté un journaliste de l’AFP ainsi que des habitants sur place.
L’ambassade de France a prévenu ses ressortissants par SMS d’une « attaque en cours à Kati », recommandant la prudence.
Les Forces armées maliennes affirment avoir repoussé une attaque terroriste menée par deux véhicules piégés bourrés d’explosifs aux environs de 5 h du matin.
« La situation est sous contrôle et le ratissage est en cours pour débusquer les auteurs et leurs complices », a affirmé l’armée sur sa page Facebook.
« C’est aux environs de 5 h que des hommes armés non identifiés ont attaqué la ville de Kati », a indiqué à l’AFP un habitant joint par téléphone, préférant garder l’anonymat pour des raisons de sécurité.
« On a été réveillés par des tirs à 5 h du matin et des bruits d’explosion, on ne sait pas ce qu’il se passe », a confirmé un autre habitant, ainsi qu’un troisième demeurant dans cette ville de garnison : « Notre camp est attaqué », a-t-il dit.
Un déploiement de forces spéciales maliennes était visible à 8 h et deux hélicoptères de l’armée volaient dans le ciel, a constaté un journaliste de l’AFP, qui a aussi entendu des détonations à l’intérieur du camp.
Kati abrite la principale base militaire du Mali.
Un centre névralgique du pouvoir
C’est également là qu’habitent les principales autorités militaires maliennes, notamment le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, et son ministre de la Défense, le colonel Sadio Camara.
Les deux ont étudié à Kati, d’où sont partis de nombreux coups d’État au Mali.
En 2020, avec trois autres officiers, les colonels ont pris le pouvoir par la force à Kati. Des coups de feu avaient été entendus dans le camp, puis les militaires étaient « descendus » à Bamako.
Les personnalités arrêtées – le président Ibrahim Boubacar Keïta en août 2020, les président et Premier ministre Bah Ndaw et Moctar Ouane en 2021 – ont systématiquement été emmenés et retenus dans le camp de Kati.
Jamais la base militaire de Kati n’a été la cible d’une attaque jihadiste.
En revanche, six attaques simultanées ont eu lieu jeudi dans le centre du Mali et dans la région de Koulikoro, proche de Bamako.
À l’aube, à la même heure que les tirs de ce vendredi, des hommes armés, identifiés par l’armée comme membres de la Katiba Macina affiliée à Al-Qaïda, ont attaqué des postes de contrôle, une gendarmerie et un camp militaire dans six attaques coordonnées, dont l’une dans la localité de Kolokani, à une centaine de kilomètres au nord de Bamako.
La cérémonie des CAF Awards 2022 avait lieu ce jeudi et c’est Sadio Mané qui est de nouveau reparti avec le Ballon d’Or africain.
Le football africain était à l’honneur ce soir avec les CAF Awards 2022. Écartée du paysage depuis trois ans à cause de la pandémie de Covid-19, la cérémonie faisait son grand retour ce jeudi à Rabat, au Maroc. La soirée a d’ailleurs débuté avec un prix pour le club marocain du Wydad AC, sacré meilleur club africain de l’année. Champions du Maroc, ils ont également remporté la dernière édition de la Ligue des champions africaine.
Le prix de meilleur espoir du continent est ensuite revenu au jeune Pape Matar Sarr. L’ancien Messin, qui évolue désormais à Tottenham, devance l’Ivoirien Karim Konate, nouvelle recrue du RB Salzbourg, et le Tunisien de Manchester United Hannibal Mejbri.
Sans surprise, le Sénégal a été distingué après sa victoire à la CAN 2022. Les coéquipiers de Sadio Mané reçoivent ainsi le prix de la meilleure sélection d’Afrique et Aliou Cissé est sacré meilleur entraîneur de l’année. C’est également un Sénégalais a inscrit le plus beau but de l’année. Un ciseau acrobatique somptueux signé Pape Ousmane Sakho sous les couleurs du Simba SC.
Enfin, la soirée s’est terminée en beauté avec le nouveau sacre de Sadio Mané. À défaut de remporter le Ballon d’Or – qui semble promis à Karim Benzema cette année – le nouvel attaquant du Bayern Munich rafle son deuxième Ballon d’Or africain consécutif. Il devance au classement son ancien coéquipier Mohamed Salah (Liverpool) et son compatriote Edouard Mendy (Chelsea).
Chez les femmes, c’est la Nigériane Asisat Oshoala (FC Barcelone) qui a remporté le titre de meilleure joueuse africaine de l’année après avoir inscrit 24 buts toutes compétitions confondues avec les Blaugrana et obtenu une qualification pour la Coupe du monde féminine 2023 avec les Super Falcons.
L’Imam Mahmoud Dicko a tenu un point de presse ce samedi 16 juillet 2022 lors de la deuxième commémoration des victimes des 10, 11, et 13 juillet 2020. Pour l’Imam et ses partisans, ces victimes ont accepté de mourir pour le Mali, pour un changement radical et positif de la gouvernance dans notre pays et pour le bien-être de nos populations. Cependant, l’Imam pose son incompréhension sur certains points vis-à-vis de nos valeurs, de la reconnaissance et du mérite.
« On a remis en cause nos textes, on a fait la refondation, la rectification mais est ce que c’est la solution ?» se demande l’Imam. Il répond que les fondements qui constituent les valeurs de notre nation sont négligées et ne sont pas respectées. Pour lui, tant que ces valeurs ne sont pas respectées « il n’y a rien affaire ». Dans ses propos, il encourage de récompenser le mérite et exhorte de bannir l’ingratitude. Malheureusement, il constate que, les fondements qui constituent les valeurs du Mali sont bafouées. « Tous ces hommes qui se sont succédé à la tête du pays de Modibo Keita à nos jours, n’ont pas respectés et récompenser les mérites comme il le faut », dit-il. Il ajoute que, le pays ne récompense pas les mérites et ne reconnait plus la reconnaissance et le mérite du bien fait. Il conseille de prendre soins de nos devanciers, ceux qui ont donné leur vie pour ce pays, ceux qui ont eu à travailler, lutter, pour ce pays. Car, selon lui, « un pays se construit sur le passé, le présent et ensuite l’avenir ou le futur. » « Celui qui ignore son passé ne peut pas bien faire son présent», hurle l’imam. Avant d’ajouter, « je ne sais pas pourquoi on ne veut pas magnifier nos devanciers ». L’Imam reconnait que le seul qui a restauré et réhabilité les autres, parce que c’est dû à sa formation, c’est le président démocratement élu, l’ex-président Alpha Oumar Konaré pour magnifier notre histoire car, selon l’Imam, M. Konaré est un historien et il sait ce que cela vaut pour notre pays et notre histoire. Aussi, il estime que le problème du Mali est aussi la non reconnaissance des efforts de l’autre une fois qu’il quitte le pouvoir. « Ce n’est pas une bonne attitude», dénonce-t-il. Il explique que, le Mali est un grand pays qui avait des grands hommes qui ont toujours prôné la valeur et la reconnaissance et du mérite. « Les valeurs sur lesquelles notre société est fondée, est la reconnaissance du bien fait », insiste-t-il. « Nous avons fait la révolution, le parachèvement, la rectification, il nous reste maintenant le redressement », précise l’Imam Mahmoud Dicko. Et d’ajouter que le redressement ne se fera pas, par un individu ni un groupe d’individu. Il avance que, ça se fera avec l’ensemble des maliens et maliennes. « Il faut nécessairement aujourd’hui qu’on aille vers une situation qui fait au moins le minimum de consensus entre les fils du pays pour sortir de cette situation », exhorte l’autorité morale du M5-RFP. Ainsi, l’Imam rappelle qu’il ne faut jamais oublier l’idéal pour lequel nos martyrs sont morts. « Ils sont mort parce qu’on leur a dit quelque chose et ils ont cru en nous », dit-il. Aussi, il a évoqué le cas des militaires ivoiriens arrêté au Mali. Le sage du M5-RFP, appelle les maliens à plus de retenu et laisser les deux autorités gérer la situation avec l’intelligence et d’éviter les commentaires stériles. Il les appelle aussi, de n’est pas rajouter des pressions sur les autorités car pour lui, ils subissent déjà beaucoup de pressions. C’est pourquoi il leur exhorte de rester derrières les autorités. Et conseille enfin les autorités maliens de n’est pas surtout ouvert beaucoup de front.
Moussa Sylla, un agent d’entretien de l’Assemblée nationale de 52 ans, est mort en nettoyant le parking du Palais-Bourbon. Un drame de la sous-traitance dénoncé par des centaines de personnes qui se sont rassemblées mardi pour lui rendre hommage.
L’employé de la société Europ Net, d’origine mauritanienne, est décédé le 12 juillet dernier, trois jours après l’incident qui s’est déroulé au 5ème sous-sol d’un parking de l’Assemblée. Le père de famille avait “perdu le contrôle” d’une autolaveuse, selon le collectif CGT parisien du nettoyage, le projetant contre un mur “alors qu’il amorçait un virage entre les niveaux -4 et -5″, précise la police.
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