DU 05 AU 06 Novembre 2020, le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme a eu l’immense honneur de participer au forum régional sur la revue sécuritaire : Etat de Droit et Extrémisme Violent organisé par AFRIKAJOM dont Mr Alioune Tine est le fondateur en partenariat avec FONDATION KONRAD ADENAEUR, ONU FEMMES ET L’UNFPA.
Le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme était représenté par son Président Mr N’Djim Boubacar et a fait des recommandations qui sont les suivantes :
De faire de l’Etat de droit une réalité au Mali ; Le retour immédiat de l’administration dans les zones délaissées Mali ;
De procéder au désarmement des milices et groupes armés qui menacent la cohésion sociale du sahel plus particulièrement ceux du Mali ;
De faire barrage à l’impunité et l’injustice sociale qui se trouvent être les maux des pays du sahel ;
D’éviter la stigmatisation de certaines communautés au profit d’autres communautés au Mali ;
Faire de la question de l’esclavage par ascendance une priorité dans les pays du sahel notamment celui du Mali qui d’ailleurs peut être considérée comme une sève de l’extrémisme violent ;
Une collaboration active et étroite des pays du sahel en matière de défense des droits de l’homme.
Il n’y aura pas de paix sur cette planète tant que les droits de l’homme seront violés en quelque partie du monde que ce soit.
J’ai écouté avec attention l’interview du président de la République française Emmanuel Macron. Il a été clairvoyant dans sa manière d’agencer les mots. Il a essayé de faire comprendre qu’il n’est pas à l’origine des caricatures, mais qu’il garantit en tant que chef d’État la liberté d’expression. J’ai suivi en arabe sur Al Jazeera ensuite en français le soir pour dresser mon avis personnel. Ayant étudié dans le programme français, je sais que la caricature est une voie d’expression. C’est de la satire avant tout. A travers la caricature, on dresse un fait d’actualité tout en ironisant les personnes. Elle ne doit en aucun servir de provocations.
Le monde musulman est un poids immense dans la géopolitique mais aussi dans la géostratégie. Le président Recep Tayyip Erdoğan (Erdogan) qui dirige un pays laïc qu’est la Turquie s’érige en défenseur de la religion. Cela mérite beaucoup de réflexion. Il faut en toute situation faire valoir la spéculation que la réaction immédiate.
Nous avons vu des campagnes «hypocrites» de boycott. Si je prends l’exemple de la Mauritanie, l’amour du prophète nous est enseigné depuis le bas âge. Nous tissons des relations internes à travers cela. Mais, les différentes injustices, les inégalités et les atrocités commises par le passé ne nous ont jamais fait dire ce que le prophète aurait pensé de nous.
Le temps de l’amalgame doit être dépassé. Il ne faut pas profiter des caricatures pour faire sortir le désir de remplacer le français, et utiliser la religion comme bouc émissaire. Le Messager de son vivant a été injurié et autres… j’en passe. Ce qu’il faut c’est dans les pays musulmans utiliser sa bonne parole pour réduire les conflits et permettre le respect et la considération humaine.
Macron a fait parler l’histoire en évoquant que « la France est la première à traduire le Coran [dans une université occidentale] à La Sorbonne ». Cela dit, la République a contribué à l’éducation du monde. Elle a ses valeurs, ses traditions filtrées par ses penseurs et ses emblèmes.
« Les religions font beaucoup de mal et elles en font toujours. Soyez solidaires et enthousiastes». C’est par cette phrase que l’une de mes professeurs a terminé son cours à l’université. Il ne faut pas simplement lire cette phrase mais essayer de comprendre pourquoi ces mots. La France a eu un passé sombre avec les rois qui se disaient détenir leur pouvoir de Dieu tout en étant appuyé par l’église. Le Siècle des Lumières est venu combattre cela. Les auteurs des Lumières ont préparé la révolution française. C’est cela que nous retenons de nos lectures. Aujourd’hui, dans nos contrées les plus reculées, les chefs tribaux en complicité avec certains guides religieux enferment le bas peuple dans l’asservissement et les réflexes de subordination. Toute tentative d’éveil des consciences appelle à un bouillonnement. L’objectif visé des religions n’est pas de faire de mal. Ce sont les humains qui utilisent les Livres pour faire du mal. Les religions doivent être une miséricorde et une guidée pour celui qui croit.
Pour revenir au pays d’Aimé Césaire, de Simone Veil, de Bourdieu, de Rousseau de Montaigne et de tant d’autres personnes qui ont contribué pour la liberté de la pensée, la liberté d’expression ne doit avoir deux poids deux mesures. Il faut rappeler que c’est la France qui nourrit, soigne et protège de milliers de réfugiés, d’apatrides et des diasporas entières. Cette vocation lui est imputable. Il y a ce que des journalistes disent et ce que l’atmosphère internationale demande de considérer. Le poids de l’atmosphère internationale est redoutable. Les valeurs républicaines aussi sont intransigeantes. Il faut l’humanité et combattre l’animosité à tout prix pour la survie des femmes et hommes épris.es de justice et de liberté.
Je réitère et conclus que les caricatures ne sont pas des voies ouvertes à la provocation ou à créer des troubles à l’ordre public. Les diverses attaques d’extrémistes sont à condamner. Apprenons des autres pour combler le vide en nous. Il faut donc savoir en tant qu’africains (musulmans ou pas) ce qu’est la laïcité et la séparation des pouvoirs dans un État démocratique.
• Par Souleymane Sidibé, étudiant mauritanien à Bordeaux.
Le directeur du journal « La Nouvelle Expression » , Monsieur Camara Seydi Moussa a été primé de la deuxième place lors du concours journalistique de Tunis 2020 sur les changements climatiques.
Une plume connue pour sa pertinence dans le paysage médiatique mauritanien , CSM est un fin observateur de la vie politique, sociale, économique et environnementale en Mauritanie depuis plus de 20 ans.
Le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (M.S.D.H) se rejouit de la libération de Mr Soumaila Cissé qui était détenu depuis le 25 Mars 2020 par certains groupes terroristes toujours non identifiés officiellement et par la même occasion félicite la cellule de crise mise en place par la primature et tous les acteurs qui ont travaillé sans cesse pour obtenir ce résultat.
Le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’homme (M.S.DH) a appris avec stupéfaction sur les médias nationaux et internationaux la libération de 206 présumés dangereux djihadistes sans aucune forme de procès et condamne avec la plus grande fermeté cette forme de mise en liberté qui n’est pas à encourager pour un pays en quête d’identité judiciaire et qui bafoue les principes juridiques et fondamentaux des droits de l’homme.
Cependant le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (M.S.D.H) toujours dans ses objectifs de recherche de vérité et distribution d’une justice équitable reste perplexe à certaines zones d’ombres et demande à l’État Malien:
D’informer la population malienne sur les véritables conditions de libération de Mr Soumaila Cissé et compagnie ;
De Confirmer ou d’infirmer la libération de plusieurs dizaines prévenus djihadistes ou le paiement d’une quelconque rançon en contrepartie de la libération de Mr Soumaila Cissé et compagnie.
Le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (M.S.D.H) réaffirme sa ferme volonté de vaincre l’impunité et l’injustice sur toute l’étendue du territoire malien.
L’ARBITRAIRE est tout ce « qui dépend de la volonté, du bon plaisir de quelqu’un et intervient en violation de la loi ou de la justice ». Est arbitraire TOUT acte :
qui n’est pas fondé en droit,
qui ne respecte pas les procédures légales,
qui n’est pas raisonnable ou approprié compte tenu des circonstances,
qui n’est pas proportionné aux objectifs juridiques visés,
discriminatoire,
imprévisible
sans fondement légitime, solide et justifié,
inutilement intrusif vis-à-vis des autres droits Que dit la constitution sur l’égalité des personnes ?
Au Mali l’article 1 de la constitution du 25 Février 1992 dit que « la personne humaine est sacrée et inviolable. Tout individu a droit à la vie, à la liberté, à la sécurité et à l’intégrité de sa personne »
, l’article 2 de la constitution du 25 Février 1992 dit que « tous les Maliens naissent et demeurent libres et égaux en droits et en devoirs. Toute discrimination fondée sur l’origine sociale, la couleur, la langue, la race, le sexe, la religion et l’opinion politique est prohibée »
L’article 4 de la constitution du 25 Février 1992 dit que « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience, de religion, de culte, d’opinion, d’expression et de création dans le respect de la loi »
Que dit le préambule de la charte des Nations des Unies ? Nous, Peuples des Nations Unies, RÉSOLUS
Deuxième tiret « à proclamer à nouveau notre foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité de droits des hommes et des femmes, ainsi que des nations, grandes et petites,»
Troisième tiret « à créer les conditions nécessaires au maintien de la justice et du respect des obligations nées des traités et autres sources du droit international, »
Quatrième tiret « à favoriser le progrès social et instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande »
Avons décidé d’associer nos efforts pour réaliser ces desseins, En conséquence, nos gouvernements respectifs, par l’intermédiaire de leurs représentants, réunis en la ville de San Francisco, et munis de pleins pouvoirs reconnus en bonne et due forme, ont adopté la charte des nations Unies et établissent par les présentes une organisation internationale qui prendra le nom des Nations Unies.
La constitution du 25 février 1992, le code des personnes et de la famille et la charte des Nations Unies sont très clairs concernant l’égalité des personnes.
L’efficacité réelle d’un instrument international peut être évaluée en fonction de la mesure dans laquelle les Etats parties appliquent ses dispositions au niveau national. Le mot application dans le cas des instruments juridiques internationaux, désigne à la fois les mesures nationales adoptées par les Etats et les procédures internationales mises en œuvre en vue d’en surveiller la mise en œuvre.
Il n’existe pas de mécanisme chargé de veiller au respect par les Etats de l’obligation d’abolir l’esclavage et les pratiques analogues à l’esclavage.
Le droit de tous les individus de ne pas être soumis à l’esclavage est un droit de l’homme fondamental ; or l’absence de procédures adéquates de mise en œuvre n’est pas faite pour encourager les Etats à mettre en place un système de garantie, contre toutes les formes contemporaines d’esclavage.
Contrairement à ce que l’on pense souvent, l’esclavage sous toutes ses formes est encore courant en ce début de millénaire. La notion d’esclavage est restée relativement statique depuis près deux siècles de lutte abolitionniste menée par les gouvernements et les organisations non gouvernementales. Néanmoins un certain nombre de pratiques comme l’esclavage par ascendance ont fait leur apparition dans la région de Kayes en Milieu soninké.
GENÈVE (9 septembre 2020) – Des experts des droits de l’homme des Nations Unies* ont appelé aujourd’hui les autorités maliennes à mettre fin à l’esclavage une fois pour toutes, après que quatre hommes considérés comme nés dans l’esclavage ont été battus à mort et qu’une femme de 80 ans et deux autres personnes ont été gravement blessées la semaine dernière.
« Rien ne peut justifier la persistance de la pratique de l’esclavage », ont déclaré Alioune Tine, expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme au Mali et Tomoya Obokata, rapporteur spécial sur les formes contemporaines d’esclavage, y compris leurs causes et leurs conséquences. « Nous condamnons ces actes barbares et criminels qui violent le droit à la vie, à l’intégrité physique et à la dignité humaine, et qui restent trop souvent impunis ».
Ils ont demandé « une enquête rapide, transparente, impartiale et approfondie » sur l’attaque du 1er septembre à Djandjoumé (région de Kayes), et que justice soit faite pour les victimes.
L’un des morts, un homme de 69 ans considéré comme un esclave, avait obtenu une décision de justice contre l’imam du village au sujet des terres agricoles. Certains membres de la communauté se sont opposés à la décision du juge, ont encerclé les maisons des soi-disant esclaves et les ont sauvagement battus. Les quatre hommes morts avaient entre 42 et 72 ans ; une femme âgée et un couple marié, âgés de 30 et 44 ans, ont été hospitalisés. Onze personnes ont été arrêtées.
« Ce système d’esclavage par ascendance persiste malgré le fait que l’esclavage ait été officiellement aboli au Mali en 1905 », ont déclaré les experts. « L’esclavage constitue également un crime contre l’humanité dans le Code pénal malien ». Les personnes sont considérées comme nées esclaves parce que leurs ancêtres ont été capturés et réduits en esclavage et que leurs familles « appartiennent » aux familles propriétaires d’esclaves depuis des générations. Les personnes qui sont considérées comme des esclaves travaillent sans rémunération, peuvent être héritées et sont privées des droits humains fondamentaux.
L’année dernière, un membre d’une organisation antiesclavagiste a été expulsé de son village dans la région de Kayes sur ordre du chef de village, et une cinquantaine de personnes qui contestaient leur statut d’esclaves ont été forcées par les chefs traditionnels locaux de fuir un autre village.
« Ces incidents effroyables illustrent l’échec de l’État malien à mettre en œuvre ses engagements internationaux en matière de protection des droits de l’homme », ont déclaré Tine et Obokata. « Dans certains cas, les chefs traditionnels et les autorités étatiques semblent clairement être complices des auteurs ». Tine et Obokata ont appelé le Mali à adopter au plus vite une loi criminalisant spécifiquement l’esclavage, à l’instar d’autres Etats de la région comme le Niger et la Mauritanie, et à coopérer avec les organisations de défense des droits de l’homme pour mener une campagne nationale visant à abolir l’esclavage.
« Il est également essentiel que le Mali cesse de punir les défenseurs des droits de l’homme et les autres personnes qui tentent de mettre fin à l’esclavage par ascendance », ont-ils déclaré. « Le gouvernement doit tenir tête aux chefs traditionnels et religieux qui tolèrent des pratiques effroyables telles que l’esclavage ».
Dans son dernier rapport du 15 janvier 2020, Tine s’est prononcé contre les attaques contre les personnes considérées comme esclaves et contre l’arrestation et la détention arbitraire de 16 défenseurs des droits de l’homme anti-esclavagistes.
À la suite de la violence qui a coûté la vie á Montagha Diarrisso, Hamet Cissokho, Issoufou Cissokho et Gossi Cissokho à Diandjoume le 1 Septembre 2020, nous, membres de Sooninkara Buutu présentons nos condoléances les plus attristées à leurs familles, à toute la communauté soninke et au peuple malien. Puisse le Tout Puissant leur faire miséricorde et les accueillir en Son Saint Paradis.
Nous saisissons cette douloureuse occasion pour non seulement compatir à la peine des familles éplorées et leur exprimer notre solidarité mais aussi condamner sans réserve toute forme de violence et toute atteinte à des vies humaines comme ce fut le cas à Diandjoume. Nous dénonçons les incidents survenus dans ce village en tant que violation grave des droits de l’homme motivée par un esprit de féodalisme qui n’a aucune place dans notre société qui aspire à plus justice et d’équité. Nous estimons qu’il n’est pas acceptable que tels actes puissent se produire en ce 21eme siècle et demandons à ce que les auteurs de ces crimes odieux soient punis conformément à la loi. Aucune personne n’a le droit d’ôter la vie à une autre.
Ce qui vient de se passer à Diandjoume n’est malheureusement pas un cas isolé. Au cours de ces dernières années, des incidents similaires se sont produits dans les villages Sooninké. Ce fut le cas à Lany, à Bafarara au Mali et à Koyina en Gambie pour ne citer quelques-uns.
Malgré la multiplication des initiatives pour trouver des solutions à cette explosion de la violence, force est de reconnaitre que notre communauté fait face á une crise sociale majeure qui demande une action immédiate de notre part.
Moralement, nous ne pouvons pas laisser cette situation se détériorer davantage. Il y va de notre honneur et de notre avenir. Nous devons comprendre que si nous n’y faisons pas face, d’autres viendrons le faire à notre place, à leur manière et certainement á nos dépens. Régler cette situation est une question de justice sociale et de devoir moral qui incombe à tout membre de la communauté sans distinction. Ne doit-on pas se rappeler que « l’injustice n’importe où est un danger pour la justice partout, » comme l’a si éloquemment dit Dr Martin Luther King.
Partant de ce qui précède et compte tenu de la gravité de la situation, nous estimons qu’il est impératif d’accorder une attention particulière à cette question qui nécessite une solution urgente pour éviter le pire mais sommes confiants que cela est à notre portée, car nous avons des bonnes volontés et des compétences nécessaires pour aider la communauté à se réconcilier avec elle-même pour le plus grand bien de tous.
Rappelons que Sooninkara Buutu est un mouvement mauritanien naissant mais ouvert qui vise á libérer les potentialités de la communauté Sooninke afin qu’elle protège ses droits de façon effective et joue pleinement le rôle qui est le sien dans la vie de la nation. Il adhère pleinement à l’esprit et à la lettre de la Charte Universelle des Droits de l’Homme.
•Extrait Conférence de presse ONG sur les assassinats des antiesclavagistes à Djandjoumé au Mali.
• En copie Communiqué de la CNDH Mali
Pour celles et ceux qui se sentent surpris et d’autres semblant de l’être par la cruauté qui a frappé les abolitionnistes soninkés avec les 4 militants sauvagement assassinés dans la localité soninké de Djandjoumé au Mali !
Certaines communautés noires en Afrique de l’ouest sont castées et on y entretient et maintient une caste particulière qui est de celle des Esclaves. Dans la communauté soninké, l’esclavage par ascendance y sévit avec des violences symboliques et parfois physiques dignes du moyen-âge.
Ainsi on naît et on meurt esclave statutairement et socialement générations après générations. Et de cette réalité connue et magnifiée par certains, parmi les milieux castés esclaves et humiliés en symboles, des gens se sont engagés pour enrayer un fatalisme socialisé insidieusement prêché par les clans féodalo-esclavagistes et suprémacistes dont les religieux coutumiers.
Pour comprendre le processus d’une équation qui mène à la destruction physique de l’autre (cet esclave rebelle) en 7 points :
1 – si vous en (l’anomalie sociale de l’esclavage) parlez, on (les tenants privilégiés du système) vous indexe et encarte comme PEU SOCIABLE à ÉVITER.
2 – si vous persistez à en parler, on vous dira que vous êtes dans des FAUX DÉBATS et des FRUSTRÉS qui ne seraient pas fiers de leur origine ancestrale (s’accepter comme esclaves statutaires continuellement). Et on vous lynche par des railleries.
3 – si vous osez vous organiser pour prêcher l’éveil et une démarche de réformes d’une donnée sociale discriminatoire et humiliante, on vous DIABOLISE et vous traite des HAINEUX qui créent les problèmes à la communauté et la divisent .
4 – si votre appel commence à prendre auprès des couches castées esclaves. Et si ces dernières s’affirment antiesclavagistes et abolitionnistes ouvertement, on va vous HAÏR par les mensonges, les manigances, les amalgames, les médisances hypocrites et sarcastiques et des manœuvres auprès des autorités étatiques pour appui.
5 – si l’éveil s’amplifie dans la communauté, on va commencer à vous COMBATTRE par la promotion et le soutien aux éléments autoproclamés défenseurs du statu- quo sociétal. Via les réseaux sociaux (Fb et whatsapp surtout) et certains médias communautaires (Webradios, qui n’ont rien à envier à la sinistre radio mille collines au Rwanda), on va passer à l’apologie cet esclavage par ascendance avec INJURES et CALOMNIES. Ainsi vous verrez votre mémoire ancestrale déjà blessée par l’accident de la barbarie esclavagiste, rappelée, narguée et souillée par les discours.
6 – si les couches sociales assignées comme esclaves persistent et osent poser des actes sociaux (nouvelles caisses, refus de ladalenmaxu, autogestion sociale) d’émancipation, on va vous INTIMIDER, EXPROPRIER , BOYCOTTER, EXPULSER et AGRESSER PHYSIQUEMENT pour certains. En plus dans ce « ON » , les indifférents ou supposés comme tels d’affichage sont les plus impliqués dans la « chose« . Leurs coups sont inaudibles et invisibles mais vous les sentez ici et là.
7 – s’il s’avère que votre résilience et votre patience ont droit sur leurs provocations récurrentes (en actes et en discours), on va essayer et encourager implicitement de vous ÉRADIQUER PHYSIQUEMENT… comme ce qui s’est passé à Djandjoumé ce 1 septembre 2020. Les 4 militants abolitionnistes Ganbanaaxu sont morts libres et dignes à jamais.
Paix éternelle à leurs âmes. Ameen
En gros, l’affaire tourne sur les problématiques liées à L’ESCLAVAGE entre membres d’un même groupe sociolinguistique, ici le cas des soninkés . Dans nos communautés, nos mentalités féodalo-esclavagistes sont haineuses et tueuses. Et le Mal est dans la donnée COMMUNAUTÉ au sein de laquelle les Hommes ne se valent pas en DIGNITÉ.
La légitime mésestime du président démissionnaire Ibrahima Boubacar Keita ne devrait pas aveuglé les démocrates pressés. Il est quand même consternant de voir des progressistes et militants pour la démocratie se féliciter qu’un président civil élu (même mal élu, accusé de népotisme, mauvaise gouvernance, corruption) soit arrêté par des mutins armés.
L’armée, dans ces circonstances a l’art de récupérer les dividendes d’une contestation populaire. Cette même armée impliquée dans la mort de plus d’une dizaine de manifestants, est acclamée par ces derniers et une horde de progressistes qui, quelques semaines avant fustigeaient le rôle de cette même armée. Rempart des politiques mal élus hier, chantre de la démocratie aujourd’hui, l’armée, qui s’implique activement et à répétition dans le champ politique, ne peut s’autoproclamer comme la sentinelle de la démocratie et le réceptacle des aspirations légitimes du peuple. Si les coups d’états se font souvent au nom du peuple, il ne profite guère au peuple.
Comme si l’histoire bégayait on revit, à quelques exceptions près, la crise ayant conduit à la démission de ATT, durant une période charnière de l’histoire de ce pays, avec en prime les positions contradictoires de la CEDEAO par rapport aux deux situations.
La crise multidimensionnelle qui sévit au Mali ne peut trouver son salut dans les coups de forces, d’une armée plus aguerris à mener des mutineries autour de Bamako que de garantir la sécurité des pauvres citoyen en dehors de ce périmètre de souveraineté qu’est Bamako et environs. Leur force de frappe ne se limitant qu’entre Kati la rebelle et Bamako la vierge courtisée, au grand dam des populations civiles livrées à eux-mêmes.
Ainsi les fortes contestations populaires dont la légitimité est incontestable ( corruption, contestation électorale, crise sociale, politique et sécuritaire..) n’en demeurent pas moins limitées par son exigence radicale, à savoir la démission d’un président élu par une bonne partie du corps électoral issu de ce peuple même.
Sans ergoter sur la théorie du pouvoir constituant originel (avec le peuple comme source du droit constitutionnel) ou dérivé, on peut soutenir que la Vox Populi, si puissante et légitime soit-elle n’a pas toujours raison. Oui la crise de la démocratie représentative et sa boiteuse transposition sous nos cieux, nous pousse à tenter, au mieux des alternatives douteuses, au pire, d’épouser des alternances intrépides et bancales.
Le philosophe doublé d’un sociologue Jean Pierre Le Goff ne soutient-il pas que « L’impuissance politique est enrobée dans les bons sentiments »! Et à moi de rajouter que « les bons sentiments ne font pas la politique ».
Je m’appelle Lamine Fofana. Je suis né en 1972 à Sélibabi. Je suis gendarme avec le grade de Marechal des logis Chef. Le 16 décembre 2015, j’ai eu l’honneur d’être membre du premier contingent mauritanien pour une mission de maintien de la paix en Centrafrique au sein de la MINUSCA. Nous étions 140 gendarmes mauritaniens, FPU. Le 30 décembre, quinze jours après notre arrivée à Bangui, pendant l’élection présidentielle, notre position a été attaquée. J’étais dans une voiture avec cinq à six autres gendarmes et un colonel. Nous sommes immédiatement allés en renfort. Le Colonel est monté à bord d’un blindé. Je suis resté avec d’autres dans une Pick Up armée. Nous avons subi une rafale continue de l’ennemi, en plein centre-ville. Notre voiture a fait un accident. J’ai été très gravement blessé. Je ne pouvais plus bouger. Mes camarades ont repoussé l’attaque. Le lendemain, j’ai été évacué vers Kampala, en Ouganda, dans un avion spécial des Nations Unies. J’y ai été opéré. J’ai passé trois mois de réanimation à Kampala avant d’atterrir à l’hôpital militaire de Nouakchott début mars. Le médecin Ougandais qui me suivait m’a établi un rapport recommandant mon évacuation vers l’Espagne pour des soins plus appropriés. J’ai passé sept mois à l’hôpital militaire de Nouakchott avec essentiellement des calmants. Sur conseil d’un infirmier, j’ai été au CNORF (centre national d’orthopédie et de rééducation fonctionnelle) de Nouakchott. C’est dans cette structure de rééducation que le Docteur feu Aboubacar Sidibé m’a établi une demande d’évacuation vers l’Espagne, confirmant les recommandations du médecin de Kampala.
Au lieu de l’Espagne, j’ai été finalement évacué en Tunisie avec une couverture de la caisse nationale d’assurance maladie, CNAM. J’y ai passé 08 mois. J’y ai subi des séances de kinésithérapie qui ont légèrement amélioré ma situation. Mais, Mes médecin ont eux aussi estimé que je devais être dans une structure adaptée à mon cas qui n’est pas irréversible. Je suis revenu à Nouakchott, chez moi, au PK 11, entouré de ma famille. Je passe mes journées allongé ou sur une chaise roulante. Je suis incapable de faire les gestes les plus simples comme tenir un verre de thé et le boire. Ce qui me maintien encore, c’est le soutien de mon entourage et cet immense espoir de retrouver un jour, ma mobilité. En Ouganda, en Mauritanie et en Tunisie, mes médecins traitant ont en effet donné le même avis : mon cas n’est pas irréversible à condition que je sois traité dans une structure spécialisée. Monsieur le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, Chef suprême des armées, Monsieur le secrétaire général de Nations Unie, Antonio Guterres, à travers cet écrit je vous interpelle. C’est avec beaucoup de joie et d’enthousiasme que j’ai fait le voyage de Bangui avec mes frères d’armes pour être acteur du maintien de la paix dans un pays frère. Une attaque violente, suivi d’un accident, m’a cloué au sol. Aidez-moi à me relever. Aidez-moi pour que je puisse serrer mes deux enfants de bas âge dans mes bras. »
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.