« Décision du Comité des Nations-Unies des Droits Humains des Parlementaires, sur l’arrestation, l’incarcération, jugement et condamnation du député mauritanien Biram Dah Abeid en 2018. قرار من لجنة الأمم المتحدة لحقوق إنسان البرلمانيين حول اعتقال و سجن و إدانة البرلماني الموريتاني بيرام الداه اعبيد سنة ٢٠١٨ »
Ce lundi 29 mars 2021, le leader abolitionniste et député mauritanien Biram Dah Abeid a effectué visite publique dans un centre d’état civil à Teyaret (Quartier de Nouakchot) . Le président des Réseaux IRA-Mauritanie s’est entretenu avec le public et a relevé comme il y a quelques jours les dysfonctionnements inadmissibles qui freinent l’accès aux documents d’état civil pour d’innombrables mauritaniens. Une situation apatridie qui cause divers problèmes graves aux citoyens et leurs droits fondamentaux (Éducation des enfants, blocage aux soins, l’impossibilité de voyage, bannissement administratif et d’autres)
• Ci-dessus un extrait de sa prise de parole devant les médias.
Pour Biram Dah ABEID, les prochaines échéances électorales en ligne de mire, c’est maintenant. En conférence de presse ce mercredi 24 mars, à Nouakchott, il a annoncé une tournée à l’intérieur du pays et un congrès du parti RAG, récemment reconnu par les autorités mauritaniennes.
« Nous sommes les porteurs de l’alternance et du changement », a avancé devant les médias Biram Dah ABEID, arrivé à deux reprises deuxième aux élections présidentielles de 2014 et 2019.
« Nous allons écouter les mauritaniens, expliquer notre projet de société et préparer notre implantation à l’intérieur du pays », a-t-il ajouté, rappelant que le changement ne peut se faire qu’à travers la démocratie.
Lors de cette conférence de presse, Biram Dah ABEID a chargé l’ancien président Aziz pour avoir confisqué les libertés publiques, tout en saluant l’ouverture et les concessions faites par l’actuel président Mauritanien, Mohamed Cheikh Ghazouani, à l’opposition.
M. Dah Abeid s’est également prononcé sur les expropriations des terres dans la vallée notamment à Ferralah, dans la moughataa de Mbagne et dans d’autres localités du pays, tout en invitant les autorités mauritaniennes à « soigner ce cancer qui guette notre unité nationale » et d’avoir le courage de prendre à bras-le-corps les questions de fond comme la cohabitation, la discrimination raciale, la question des déportés ou encore le passif humanitaire.
Notre identité haratine c ‘est nous qui la déterminons et je ne dirai pas plus que ce qu’avait dis mon grand frère Izmane Ould Bidiel, une fierté de la communauté et de la république. Notre identité qui fut de tout temps malmenée par le segment dominant actif dont le seul soucis est de s’imposer démographiquement. Celui qui lirait la charte d’Elhor, l’l’idéologie Iraouite et le manifeste pour les droits politiques, économiques et civiques des Haratines saurait que cette communauté qui a beau souffrir le martyr et la sévérité de l’esclavage commence a s’affirmer en développant sa propre identité se manifestant par une prise en compte affichée volontariste de sa problématique tant ignorée par ceux qui les exploitaient et qui veulent a tout prix les diluer aujourd’hui par dessin politique en leur sein, ce qui est a peine perdu, car la conscientisation des enfants de la périphérie excédée que nous sommes s’est répandue Elhamdoulillah. Notre identité n’est plus a démontrer, nous sommes ce que nous sommes, mais aussi d’origine negroide. Tous ceux qui sont sincères de cette communauté martyrisée l’affirment haut et fort, parmi eux et pas le moindre Mohamed yahye ould Cire. Aussi je pense avoir lu Messaoud Ould Boulkheir, dans son document publié lors de son initiative en 2013, dans la partie traitant des composantes que les Haratines faisaient partie des Noirs de Mauritanie au même titre que les Soninke, Poular et Wolof. Aujourdhui par leur poids démographique, leur spécificité culturelle et la souffrance vecue, l’entité officielle haratine est née avec son identité spécifique.
Extrait vidéo de son intervention – crédit Réseau whatsapp
• Le député interpelle les autorités mauritaniennes.
Le député à l’Assemblée Nationale, Biram Dah ABEID, a dit lundi 22 mars avoir constaté « une situation très alarmante » dans les centres d’État-civil de Nouakchott et de ceux de l’intérieur du pays. M. Ould Dah ABEID a fait cette déclaration, lors d’une visite au centre d’enrôlement de Sebkha. « Malheureusement, beaucoup de mauritaniens et de mauritaniennes ne bénéficient pas encore des papiers d’état-civil. Ceci est une aberration et une grave violation des droits des citoyens », a déclaré Biram Dah ABEID.
« Beaucoup d’enfants ne peuvent pas aller à l’école. Leur avenir est mis en péril ainsi que leur scolarité. Beaucoup de malades ne peuvent pas se soigner parce qu’ils n’ont pas de papiers d’état-civil. Beaucoup de mauritaniens et de mauritaniennes ne peuvent pas voyager. Beaucoup de jeunes mauritaniens ne peuvent pas postuler à des concours et bénéficier de l’emploi parce qu’ils ne sont pas enrôlés », a-t-il ajouté.
Biram Dah ABEID a appelé les autorités mauritaniennes à régler les insuffisances que rencontrent les centres d’enrôlement, citant par exemple les coupures répétées de l’Internet et le manque de personnel criant. « Ici, à Sebkha, il n’y a qu’une seule machine pour tout le travail qui concerne toute la moughataa », a-t-il dit, avant d’inviter les autorités mauritaniennes à « redonner de l’importance à ce secteur vital de la vie des citoyens ».
Biram Dah ABEID s’est dit choqué « que la majorité écrasante des gens qui peinent à trouver leur état-civil, ce sont des noirs mauritaniens. Ce qui ramène encore sur le devant de la scène d’une discrimination voulue et orchestrée pour qu’ils ne puissent pas bénéficier de leurs papiers ».
M. Ould Dah ABEID a rappelé que lors de l’élection présidentielle de juin 2019, ils ont identifié « plus de 4.000 personnes habitants à Sebkha et en âge de vote, militants dans les rangs de IRA et RAG qui n’ont pas de papiers. Ceci veut dire que la discrimination est là. Nous exigeons que cela cesse ».
Il s’appelle Biram Dah Abeid , le présenter aujourd’hui à l’opinion nationale et internationale n’a rien d’une révélation. Célèbre militant antiesclavagiste , et charismatique voix politique en Mauritanie, les gestes-mots du député BDA ne laissent personne indifférent depuis une décennie. L’irruption de son mouvement IRA-MAURITANIE dans l’engagement abolitionniste avait été l’amorce d’une phase inédite pour l’éveil revendicatif des Droits humains dans le pays. Également une phase où l’ordre dominant qui noyaute l’État profond mobilisait tout l’appareil sécuritaire et judiciaire pour broyer le leader primé du Prix Onusien 2013 et ses camarades. Sans pitié aucune, les IRAOUIS étaient considérés comme des pestiférés ennemis de la Nation qu’il fallait éradiquer et marquer au fer rouge. Ils ont été emprisonnés, matraqués, radiés, humiliés et privés injustement. La résistance subversive fut à la hauteur de l’aversion agressive entreprise par les tenants privilégiés d’un ordre inique et inégalitaire.
En résumé, monsieur BDA incarne cette lutte irréductible pour le respect des Droits humains et contre les pesanteurs systémiques sources de diverses injustices et discriminations. Contre l’esclavage et ses criantes manifestations dans le corps social, le député Dah Abeid donnait un coup rude à la base idéologique, psychologique et religieuse par l’incinération des textes porteurs d’une littérature esclavagiste qui légitimait depuis plusieurs siècles la chosification de l’homme par son semblable. C’était dans l’après-midi d’un inoubliable vendredi 27 avril 2012 dans la Capitale Nouakchott. Tout au long de son engagement pacifique, reconnu et distingué par plusieurs ONG internationales et instituts observateurs, le président de Réseaux IRA-MAURITANIE et sa mouvance droit-de-lhommiste ont connu quelques défections et départs dans des circonstances troublantes pour certains et restant à éclaircir pour d’autres. On dirait d’ailleurs que c’était attendu pour quelques-uns selon les approches opportunistes qui sentaient de leur apparition dans et autour de la CAUSE. Il y en a qui venaient pour une surenchère missionnée avant d’aller se vendre ailleurs en servant au passage les manipulations du Pouvoir de l’époque dans ses multiples tentatives de discréditer les militants sérieux. La baraque IRA MAURITANIE a tenu dignement, et son leader ne s’est jamais autoproclamé ange immaculé nulle part mais son génie visionnaire et sa résilience légendaire ont fait de lui ce Grand Monsieur qui commentait les soubresauts post-électoraux de juin 2019 en disant qu’il ne compte pas enjamber des cadavres issus du peuple pour aller à la Présidence. Depuis août 2019 le pays vit sous l’ère du président Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani. Une personnalité pondérée issue de la grande muette, il est un fin connaisseur des structures de l’État profond. Dès l’entame de son règne, il a exprimé ses volontés d’ouverture à l’endroit de tous les acteurs politiques du pays. Il a beaucoup reçu et a beaucoup écouté au palais ocre à Nouakchott depuis 1 an et quelques mois. Une atmosphère politique consensuelle et apaisée peut être constatée par tout observateur sincère avec « des choses » qui bougent positivement loin de ce qui était connu comme stratégie de gouvernance marquée par des tensions exacerbées durant la décennie écoulée. À lire un bref élément illustratif https://soninkideesjose.wordpress.com/2021/02/28/mauritanie%f0%9f%87%b2%f0%9f%87%b7-entre-hier-et-aujourdhui-une-necessaire-lucidite-ferait-du-bien/ .
Ainsi face à cette nouvelle donne de dégel dans un esprit inclusif du Pouvoir, l’opposition politique et sociale incarnée par le député BDA s’adapte et observe avec sérénité et vigilance l’évolution de la dynamique enclenchée.
Ces temps-ci, l’ancien candidat à l’élection présidentielle par 2 fois (2014 et 2019 arrivé à la deuxième place), a subi quelques critiques véhémentes au sujet d’un audio insidieusement tiré d’un entretien vocal composé de plusieurs audios. La teneur de cet audio exprimait un défi avec un ton expressément ironique à l’endroit de ceux qui comptaient justifier leur départ parce qu’ils ne seraient pas mis au courant d’un montant d’argent reçu par lui. Déjà depuis quelques mois, une campagne sournoise de bas étage est orchestrée par les sbires d’un puissant argentier pour nuire politiquement et socialement au député BDA. Lors d’une émission TV, Monsieur Dah Abeid avait explicité qu’en tant que candidat lors de la présidentielle, il avait reçu un soutien financier comme d’autres candidats, mais étrangement c’est son cas qui semble intéresser les mobilisés démolisseurs du donateur en question. Et alors c’était quoi le projet derrière ce ciblage, Qui voulait mélanger qui avec quoi et à quel dessein ?
À observer de près les différentes réactions suscitées par ce vocal utilisé hors contexte, on peut y constater 3 types :
A . Ceux qui s’interrogent honnêtement.
Ce sont ces engagés militants ou sympathisants qui voulaient être édifiés sur l’origine du boucan devenu viral sur les réseaux sociaux. Effectivement ils se sont rapprochés du député et de ses proches collaborateurs. Ils ont compris le mélange vicieux que certains détracteurs alimentaient sciemment entre les départs de certains éléments politiques et l’histoire polémique d’un don lors de la campagne présidentielle. Et très vite, ces gens ont compris l’entreprise sournoise orchestrée par certains dans une totale confusion communicationnelle visant à nuire à la réputation du leader abolitionniste afin d’en tirer un crédit politique ailleurs auprès de l’opinion. Ainsi la lucidité a prévalu ici une fois l’affaire clarifiée et la sauce d’un Biram-bashing n’a pas pris.
B . Ces sincères pris au piège des Haters (haineux déterminés).
Il y a quelques jours, un bref échange a lieu avec une connaissance qui est un sympathisant de longue date de l’engagement du président Biram Dah Abeid. En commentant l’annonce du point de presse de ce dernier pour la semaine prochaine (prévu le 24/03/2021) , mon ami et cousin réagissait en faisant allusion à l’audio viral devenu un argument de campagne pour salir le député mauritanien. Je lui ai écrit quelques mots explicatifs et j’espère qu’il lira cette publication développant ma modeste analyse d’observateur témoin. Ces sincères méritent plus d’explications franches et du temps. Mais également ils devraient faire preuve de vigilance sur les ragots racontés au sein de certains cercles où l’antiesclavagisme est honni implicitement. Ces cercles souvent d’obédience communautariste qui ne combattent jamais sincèrement l’esclavage et ses séquelles bien incrustés dans notre corps social et en eux mêmes, mais ils mènent une guerre douce à la moindre occasion contre tout porteur de l’engagement abolitionniste.
C . H comme Haters, version rimienne.
Ils peuvent être Docteurs en x ou y, activistes occasionnels, étudiants intéressés, militants journalistes, politiciens communautaristes, analystes engagés, scientifiques mobilisés et bien d’autres, historiquement toutes et tous se retrouvent dans des vifs ressentiments d’aversion à l’endroit de l’émergence militante et politique du président d’IRA-MAURITANIE. Certains par stratégie digne de démons s’adonnent à l’exigence soupçonnée d’une idéalisation qu’auraient entretenue ses soutiens irréductibles sur lui afin de pouvoir amplifier tout écart relevé ici et là à son sujet.
Ils sont très sérieux dans l’affaire, l’aura nationale du député BDA leur est insupportable et ses tribunes internationales les perturbent particulièrement. Certains sont révoltés insidieusement pourquoi on compte auprès de lui des voix Justes issues de toutes les couches sociales surtout celles ayant une ascendance jamais atteinte négativement par le système féodalo-esclavagiste. D’autres Haters qui le considèrent comme usurpateur, populiste et manipulateur, entretiennent leurs vieilles recettes raciales et suprémacistes. Pour les uns, il est Haratine donc encarté descendant d’esclave. Ainsi pourquoi il ne reste pas dans son giron communautaire pour son combat antiesclavagiste et ils le verraient un élément nuisible à se servir contre la composante Beidane indirectement. Le leader abolitionniste se déclare porteur d’un engagement droit-de-lhommiste et universaliste, ce qui n’arrange pas les milieux suprémacistes très actifs dans nos communautés à travers une certaine socialisation qui hiérarchise les individus.
Encore ces autres qui sont dans une spéculation permanente à son endroit en attente de voir quand il va trahir et tomber dans la déchéance enfin. Dans leurs petits mots allusifs lâchés ici et là, tout y est compris presque. On le verrait demander qu’on le menotte publiquement pour la publicité cinématographique selon leurs petits mots. Selon la vision haineuse de ces gens au verbe fourbe , l’image du violent matraquage de la fille du député BDA il y a quelques années par la Police lors d’une manifestation pacifique, serait un montage encore pour la pub cinéma BDA. Ceux-là qui clament être des héritiers légitimes dans l’engagement contre les méfaits systémiques de la gouvernance politique du pays au contraire d’autres appelés militants de la 25 ème heure d’aujourd’hui, sont également spécialistes du 2 poids 2 mesures. Chez eux, tout est affaire de communauté et d’appartenance famille, on indexe une supposée trahison lors d’une nomination ici et là-bas on félicite en rang serré cette autre promotion au calme. Brièvement c’est ainsi que s’applique ce magma mélange entre une haine condescendante, une jalousie puérile et les paradoxes fonctionnels pour ces gens. Et les logiques fines et visionnaires pour l’avènement d’un véritable État de Droit pour Tous, secouent les certitudes de certains qui raisonnent paradoxalement en promoteurs des systèmes inégalitaires.
Meilleurs voeux au pères spirituels qui ont eu le courage et le génie de créer le 5 Mars 1978 le Mouvement ElHor, que la terre soit fragile pour ceux qui ont rendu l’âme et longue vie à ceux qui vivent encore. A tout ce beau monde d’alors ( hommes et femmes ) qui ont battu macadam clandestinement bravant dangers et menaces dans les kebba, les adwabas , ports, cités minière, villes et villages, je dis grand merci. Ces précurseurs du mouvement d’émancipation de la communauté des martyrs doivent s’estimer heureux car la génération montante et consciente assure la relève et porte haut l’étendard qu’ils leur avaient transmis avec fierté et bravoure. Oui, la relève est assurée avec ces nouvelles associations et organisations élevées de près ou de loin à la sève idéologique des pères fondateurs. Qu’il me soit permis ici de citer le mouvement dont nous avons l’honneur d’être l’un.de ses sept membres fondateurs : Ira Mauritanie , cette initiative créée en 2008, et qui avec son président Biram Dah Abeid avait révolutionné la lutte pacifique en gagnant la confiance des masses populaires qui aspirent à la justice mais aussi l’esprit des hommes justes issus du segment dominant actif. Ce mouvement de lumière a tué la peur dans les coeurs des braves. Oui l’espoir est permis et la lutte pacifique continue.
« Selon les échanges que j’ai eus avec les hautes autorités politiques du pays, il y aura dans moins d’une semaine, une proposition de dialogue et de concertation par thématique »
Le Rénovateur : Après les élections présidentielles de 2019, votre mouvement continue-t-il sur la même dynamique de contestation et de dénonciation des violations des droits de l’homme en Mauritanie ?
Biram Dah Abeid : Je vous remercie infiniment. En effet , notre mouvement IRA -MAURITANIE est toujours animé des mêmes objectifs et de manière inlassable, objectifs qui sont : la fin du racisme domestique et d’ Etat, la fin de l’esclavage , la rupture avec les violations de droits de l’homme et avec tous les anachronismes, tous les restes de l’arbitraire au sein de l’appareil d’Etat mauritanien. Donc nous restons sur cet objectif, sur ce programme, sur cette ligne. Néanmoins, le pouvoir a changé de fusil d’épaule. Comment le pouvoir a changé de fusil d’épaule ? : Du temps d’Aziz c’était l’attaque frontale, la violente physique morale politique et sociologique contre les défenseurs des droits de l’homme que nous sommes, contre le parti Rag. Depuis son arrivée au pouvoir, le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a adopté une nouvelle approche dans ses rapports avec nous. Il dit mettre fin aux campagnes de diabolisation dont son prédécesseur faisait tous azimuts contre IRA et contre le parti Rag. IRA n’est plus traité dans le discours officiel comme ennemi de la République, de l’islam, de la nation, un valet des juifs et des impies, comme 5ème colonne de l’occident. IRA et le parti Rag , leurs dirigeants et leurs militants ne sont plus traités et considérés comme des pyromanes , des racistes, des violents, des criminels, dans le discours officiel . Il l’a été mis fin aux arrestations, aux harcèlements, à la torture des gens de IRA du moins jusqu’à présent, jusqu’à preuve du contraire. Il a été mis fin à la privation de IRA, du parti Rag, et de leurs militants de se réunir , du droit de contact avec leurs partisans à Nouakchott et à l’intérieur du pays. Comme vous le savez, nous étions interdits de déplacement à l’intérieur du pays sous l’ancien régime, sauf pendant les moments d’élections. Maintenant IRA et le parti RAG se réunissent au grand jour , tiennent leurs conférences de presse au grand jour où ils veulent et quand il veulent ; ceci tranche beaucoup avec le temps de l’arbitraire ; Et aussi nous sommes entrés dans une phase de règlement des tares de la gouvernance démocratique et en concertation avec le pouvoir. C’est pourquoi on a discuté avec le pouvoir et on a réussi à obtenir le système déclaratif pour les associations. Désormais il n’y aura plus d’organisations non reconnues dès que cette loi qui a déjà passé par le parlement, entre en vigueur. Avec la même démarche, on va apporter au régime des partis politiques la même dose et le même apport pour normalise la situation de tous les groupes et mouvements politiques et des droits de l’homme. Donc cette phase va inaugurer le règlement et la normalisation de la situation de tous les partis et mouvements qui étaient interdits ou non autorisés ou non reconnus.
Le Rénovateur : Par rapport à ce que vous venez dire au sujet de cette reconnaissance dont vous vous réjouissez, est ce qu’on a espoir que bientôt IRA , Rag et toutes les autres organisations politiques , associations non reconnues pourront l’être très bientôt ?
BDA : Ah oui très bientôt, avec le système déclaratif qui a été voté en faveur des associations, IRA, ne touche pas à ma nationalité et toutes les autres associations des veuves, des rescapés, d’orphelins vont profiter de cette reconnaissance de fait et vivre désormais dans un cadre cadre légal. Et après cette phase, on va attaquer une autre phase de discussions avec le pouvoir sur le règlement de la situation des partis politiques comme le Rag et le FPC et d’autres pour qu’ils trouvent aussi dans cette nouvelle phase de gouvernance plus démocratique, sous ce nouveau régime législatif, une nouvelle vie dans l’apport militant et la compétition politique. Dans ce cadre de normalisation de l’Etat de droit, notre situation qui n’est plus une situation de confrontation physique et juridique avec le pouvoir. Le pouvoir d’avant Ould Ghazouani était dans une logique de confrontation physique et juridique avec nous, maintenant la situation tant vers l’apaisement, la concertation et le respect réciproque. Avant on n’avait pas le droit de se réunir, c’est la répression de toutes les réunions, de toutes les manifestations, la tendance même à éradiquer notre existence physique. Et maintenant ce n’est plus le cas. Notre confrontation avec le pouvoir en place, s’inscrit dans une confrontation d’idées et de programme politique comme en toute démocratie; Mais il faut dire que sur les questions de fond , le pouvoir actuel n’a pas encore bougé sur les questions de l’esclavage , du racisme domestique et d’Etat sur le passif humanitaire , la situation des déportés au Sénégal, au Mali , l’état de la diaspora mauritanienne constituée surtout de negro-mauritaniens qui ont quitté la Mauritanie sous le poids des pesanteurs, contraintes et menaces du racisme d’Etat pendant les années de braise et d’exclusion. Ces situations requièrent l’application des remèdes importants proposés dans notre programme politique, dans notre projet de société pour la Mauritanie de demain. Donc sur la question de la forme de la démocratie nous sommes en train de normaliser nos relations avec le pouvoir et ses rapports toutes les autres communautés politiques et des droits de l’homme qui étaient en conflit avec le régime précédent et dont les droits d’existence étaient mis en cause , de même que leur sécurité.
LR : Tout récemment certains milieux politiques ont prêté au Président Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani une offre de dialogue social au lieu d’un dialogue politique. Si oui, pensez vous que le jeu en vaut la chandelle ?
BDA : Ecoutez, une voix autorisée du pouvoir du président Mohamed Ahmed Cheikh El Ghazouani a récusé ce terme de dialogue social en se défendant que le régime en est l’instigateur de cette formule. Néanmoins le président avait évoqué avec nous un dialogue par thématique, une concertation thématique plutôt. Il récuse le mot dialogue … Pour notre part , on n’y voit pas d’inconvénients dès lors que toutes les thématiques importantes et déterminantes soient inclues telle que la thématique de l’unité nationale, à savoir l’esclavage et ses séquelles, la cohabitation et le passif humanitaire y compris la question des déportations, les disparitions forcées, les expropriations des biens notamment terriens … On peut néanmoins escompter de manière imminente selon les échanges que j’ai eus avec les hautes autorités politiques du pays qu’il y aura une proposition de dialogue et de concertation par thématique qui inclut non seulement la gouvernance démocratique : c’est a dire le recensement, la liste électorale , le code électoral, le découpage électoral , la commission électorale nationale indépendante etc… Mais aussi une autre thématique qui concerne l’unité nationale, la question des passifs et actifs lourds, constitués des disparations forcées , des déportations , des expropriations des terres, de la problématiques des langues etc, il y aura aussi des thématiques sur l’indépendance de la justice, sur l’environnement, l’écologie , les industries extractives , les richesses du pays , l’extraction et la distribution des richesses . Bientôt de manière très imminente, dis- je, dans moins d’une semaine il y aura le déclenchement d’une proposition en ce sens.
LR : Combien de fois aviez été reçu par le président de la République depuis son arrivée au pouvoir et sur quoi ont porté vos discutions ?
BDA : J’ai été reçu trois fois par le président Mohamed Cheikh Ould Ghazouani. La première fois après son installation, deux ou trois mois après son investiture je me rappelle bien avoir fait une conférence de presse pour rendre compte aux médias. Mais après cette rencontre, (le chat échaudé craint le froid), j’ai cru déceler la continuité de la même gouvernance arbitraire exclusionniste raciste, sectariste anti-droit de « l’hommiste » et anti-démocratique. C’est pourquoi les 17 et 18 février 2020 à Genève lorsque je recevais le prix du courage de la conférence de Genève sur les droits de l’homme et la démocratie, j’ai attaqué de manière acerbe le pouvoir et son développement à mes yeux qui représentaient un redéploiement du racisme d’Etat qui se conjuguent avec l’apartheid. Après cette véhémente sortie qui vient du cœur, sans calcul, le contact a été renoué entre le Président de la République et moi. On s’est beaucoup expliqué et le Président m’a démontré qu’il veut faire des pas en avant concernant la déconstruction de l’arbitraire dans le domaine démocratique. Evidemment, ma principale revendication n’est pas que le président Ghazouani substitue mon projet de société au sien. Loin s’en faut ! Ma revendication majeure est que la compétition démocratique entre nous et eux , entre nous en tant qu’opposition de principe , opposition de programme à ce pouvoir soit garantie pour que nous ayons aussi des partis et des organisations reconnues qui peuvent competir légalement, mais aussi que les institutions d’arbitrage de la démocratie soient revues et refondées comme le recensement des populations, le recensement électoral, le code électoral, la CENI, le conseil constitutionnel le découpage électoral … Si on obtient à refonder tous ces paliers sur lesquels se greffe l’arbitraire démocratique, si on réussit à lessiver tous ces niveaux de la chaine de l’arbitrage démocratique, pour en faire de véritables institutions d’arbitrage, personnellement, je pense que dans une compétition légale et démocratique, nous allons gagné et nous allons prendre le pouvoir de manière démocratique par les urnes. Donc c’est sur ces points que nous nous sommes focalisés dans nos échanges et nos négociations avec le pouvoir au lieu de se focaliser sur les questions des programmes politiques des uns ou des autres. De toutes les façons notre programme et le leur sont opposés et sommes sûrs que le notre aura la victoire si on fait une compétition sur un terrain de neutralité démocratique ouvert. En prenant l’exemple de Mandela qui a exigé du pouvoir de l’Apartheid d’accepter d’introduire un principe majeur :« un homme une voix », l’ANC balaya le pouvoir ségrégationniste sans coup férir.
LR : Tout dernièrement vous avez qualifié de non événement la dissidence d’un groupe au sein de votre mouvement pourquoi une telle qualification ?
BDA : En vérité ça ne constitue pas un événement au sein de IRA parce que vous pouvez bien vous rappeler en tant que journaliste que le premier président du parti Rag a fait défection avec son secrétaire général en 2014. Est- ce que cela a diminué les forces d’IRA dans les compétitions démocratiques qui ont suivi ? Plusieurs présidents , vice –présidents de IRA, dans l’histoire militante de notre mouvement, ont fait défection et ont apporté de l’eau au moulin de Aziz dans les temps forts de sa compétition avec nous, de son acharnement contre nous. Vous pouvez les compter ils sont plus de 4 ou 5. Est ce que ça a diminué la force de IRA? son rayonnement à l’intérieur et à l’extérieur ? où jusqu’ en 2020 chaque année IRA récolte un ou deux grands prix internationaux! et en 2019 la mouvance IRA/RAG a battu toutes les coalitions des partis dans la consultation électorale présidentielle . Imaginez vous le parti Tawassoul, un parti d’envergure au parlement avec toute son audience nationale et internationale. Vous savez que le candidat du partit RAG et de IRA ont battu à plate couture tous les candidats des différentes coalitions de l’opposition et mis en échec le candidat du pouvoir!!! Des coalitions qui sont soutenues par les plus grands argentiers du pays, par tous les mouvements de gauche, les mouvements identitaires ou de revendications citoyennes comme, Elhor, Flam, Touche-Pas-Ma-Nationnalite, le Manifeste Hratin, les grands partis politiques historiques: Rfd, Ufp, App, Ajd-Mr, toutes ces grandes coalitions ont été dépassées et parfois de très loin par la force charismatique, populaire et organisationnelle de Ira-Rag! Donc il est ridicule que nous nous attardions à répondre à de petites manigances insignifiantes d’un argentier ivre de de soif du pouvoir et de maladresses juvéniles mortelles. Est ce que les tâtonnements amateurs de Bouamatou peuvent constituer un événement plus que les coups fourrés de son cousin Aziz ?quand les départs de IRA se comptent par dizaines, de grands dirigeants ? C’est moins et plus maigre que du déjà vu , c’est un non événement.
LR : Aujourd’hui est-ce vous pensez que la bipolarisation politique, c’est-à-dire le pouvoir contre l’opposition, l’opposition contre le pouvoir, s’est effritée depuis l’arrivée du président Ghazouani ?
BDA : Moi je considère que c’est une veillée d’arme. Je pense qu’il y a partis d’opposition et partis d’opposition donc les oppositions ne sont pas les mêmes; Il y a des partis qui étaient d’opposition mais opposition par rapport à quoi ? Beaucoup de partis d’oppositions ne sont pas des ’oppositions de programme politique. J’avais toujours dit que la majeure parti des formations d’opposition sont des cousins germains du parti au pouvoir parce que leur opposition est une opposition dans le système mais ce n’est pas une opposition contre et en dehors du système. Nous et peut être un autre courant, nous sommes une opposition contre le système et en dehors du système. Mais la majorité des partis d’opposition épousent les mêmes principes, les mêmes dogmes que le système. Par exemple cette opposition qui n’est pas contre l’esclavage, qui ne sent pas qu’il y a du racisme en Mauritanie, une opposition qui s’émeut de l’incinération des livres comme s’en émeut le pouvoir. Une opposition qui considère le discours anti-esclavagiste et le discours anti-raciste comme un appel a la guerre comme un appel au racisme comme de l’extrémisme gratuit. Donc cette dernière opposition qui est cousine germine du pouvoir elle s’est effritée bien sûr parce qu’elle ne dira pas mieux que ce que dira Ould Gazouwani et les gens qui sont avec lui. C’est pourquoi elle n’est plus une opposition. Mais notre opposition à nous et l’opposition de notre courant sont des oppositions de principe, d’idées, de programme, de vision opposés au pouvoir en place. Je considère que nous sommes dans une veillée d’armes, dans une période de concertation et d’accord sur les questions de la démocratie et de la forme de la démocratie. Nous nous concertons avec le pouvoir, sur les outils l’arbitrage démocratique. Mais quand on revient aux questions de fond, il y aura une confrontation politique entre nous et le pouvoir en place, parce que nous sommes pas d’accord sur les questions de fond .
LR : Vous pensez qu’aujourd’hui comme vous venez de le dire le pouvoir ne s’est pas encore réellement attaqué a ces questions de fond l’esclavage, avec tout l’arsenal juridique qui est mis en place , le racisme , les inégalités dans l’emploi , les disparités sociales ….toutes ces questions demeurent entières ?
BDA : Toutes ces questions de fond comme la question de l’esclavage et de ses séquelles, la question du racisme et du passif humanitaire, la question des disparités sociales, la question de l’injustice sociale, la question de l’exclusion économique, l’exclusion de l’emploi. Ces questions restent en l’Etat sauf de légères avancées dans la question de l’emploi des jeunes déshérités qui commencent à bouger. D’ailleurs avec nos incessantes demandes et propositions et nos incessants appels et tentatives d’avancer. Sur ce point, il y a de légères avancée sur la question de l’emploi des jeunes des communautés exclues mais toutes les autres grandes questions restent en l’Etat .Je pense que le pouvoir ne s’est pas encore attaqué à ça et je doute que le pouvoir va exceller dans le règlement de ces questions. Mais le fait d’ouvrir le champ de la compétition démocratique nous permettra de prendre le pouvoir et de les régler.
LR : une certaines opinion dit que ces derniers temps vous n’êtes pas trop loquace vous ne parlez pas beaucoup, vous ne voyagez pas beaucoup, qu’en est-il ?
BDA : C’est vrai que je ne voyage pas beaucoup notamment à cause du covid 19 et la difficulté des déplacements des voyages internationaux, la fermeture des aéroports internationaux. Mais ce qui est en jeu maintenant est une situation qui requiert de l’avancement sur le chantier de la reconstruction de la confiance entre les partis, entre les différents segments politiques du pays qu’ils soient celui du pouvoir ou celui de l’opposition et je pense qu’à notre niveau, nous sommes en perpétuelles échanges et discussions avec les autorités du pays. Donc nous devrions être ici dans le pays pour suivre et pour pousser les choses à l’avant par notre présence, par nos interventions par les discussions que nous animions avec les autres, Euh, je pense aussi que cette période est une période d’expérimentation d’une autre posture qui n’est pas la posture de confrontation systématique avec le pouvoir pendant la décennie passée. IRA et RAG et nous-mêmes, avons excellé dans la confrontation systématique avec le pouvoir jusqu’a ce que les mauvaises langues disaient : « les gens de IRA ne peuvent être utiles que dans le domaine de la confrontation. » Dans le cadre de l’apaisement ils n’ont pas d’idées ils sont limités. Des mauvaises langues, c’est- à- dire toutes ces personnes qui sont en échec toujours dans leur vie et qui sont incapables de créer eux- mêmes autour d’eux une existence politique , une existence publique réelle et qui s’adonnent aux ragots et aux médisances, aux critiques, ils ont déjà avancé a plusieurs reprises cette critique. Et Bien, nous, nous sommes capables de bien vivre et de bien tiré notre épingle du jeu dans toutes les postures que ce soit dans la posture de la confrontation parce que nous somme courageux, nous sommes déterminés et nous sommes animés de l’esprit de sacrifice nécessaire. Nous pouvons aussi tirer notre épingle du jeu dans les situations d’apaisement et de dialogue, parce que nous sommes intelligents parce que nous sommes subtiles, nous avons les idées, l’esprit de création et l’esprit de proposition.
LR : Autrement c’est un changement de stratégie ?
BDA : C’est un changement de stratégie face aux stratégies du pouvoir. Nous ne pouvons pas rester dans le carreau, le pouvoir ne peut pas être subtil et élégant devant une opinion publique nationale et internationale, et nous, nous restons, et nous démontrons notre idiotie et notre manque de créativité ! Il faut à chaque situation, sa réponse qui lui est conforme.
LR : Si vous avez à comparer Ghazouani et Aziz, quels sont les critères sur lesquels vous allez vous fonder pour établir cette comparaison ?
BDA : Je pense que Aziz était un dictateur il ne donne le pouvoir ni a la police ni aux juges ni aux ministres ni aux directeurs des sociétés d’Etat, il intervenait dans tout, décidait de tout à tous les échelons ; je pense que Ghazouani est tout a fait le contraire. Il laisse à tout un chacun dans chaque secteur, qu’il soit ministre ou autre fonctionnaire, il leurs laisse la liberté de gérer, de décider et d’agir. Et c’est la une différence fondamentale. L’autre différence est qu’Aziz utilisait dans sa gestion quotidienne le principe que celui qui n’est pas soumis à moi est contre moi et je suis contre lui ; je vais le charger et l’enfoncer. C’est pourquoi Aziz passait tout son temps à charger tout le monde, à mettre les bâtons dans les roues pour tout le monde. Il se créait des ennemis partout ; il ne peut pas souffrir qu’il a un adversaire et que cet adversaire n’est pas un ennemi. Aziz ne peut pas souffrir ça, il ne peut pas supporter ça. Contrairement à Aziz, Ghazouani pense que ses adversaires ne sont pas ses ennemis. Il pense que ses adversaires politiques n’ont aucun problème personnel contre lui et il n’a aucun problème personnel contre eux, Il n’a pas à se venger d’eux…
Natif de Nouakchott, Monsieur Bakhayokho aujourd’hui âgé de 48 ans, est un arabophone titulaire d’une Maîtrise d’économie (Spécialité planification) , et également Technicien Supérieur en Biologie médicale (Laboratoire) . Il était parmi les initiateurs en 2009- 2010 d’une association dénommée UVDS (Union des Volontaires pour le Développement et des bonnes actions), voir : https://www.cridem.org/C_Info.php?article=662175 . Aujourd’hui L’ UVDS fait partie de la mouvance abolitionniste et d’éveil citoyen et humaniste sous le vocable GANBANAAXUN FEDDE. Un mouvement populaire militant pour l’égalité citoyenne et visant l’éradication des coutumes féodalo-esclavagistes et discriminatoires dans nos communautés. Il est originaire du village de Diogou ntouro dans le Guidimagha , région du Sud mauritanien.
Par ailleurs Monsieur est un pratiquant professionnel d’arts martiaux (Kung-Fu Wushu) , et il y enseigne avec niveau 2ème Duan Ceinture Noire.
Ce sont quelques éléments biographiques du monsieur qui est appelé à porter les charges exigeantes d’un poste politique aussi stratégique au sein du parti RAG (Parti Radical pour une Action Globale). Ce Parti présidé par l’ancien ministre Oumar Ould Yali est une émanation de l’aile politique d’IRA-MAURITANIE.
Nous lui souhaitons une grande réussite dans ses nouvelles fonctions au service des militants et du peuple dans son ensemble.
Depuis sa guerre ouverte contre l’omnipotent et richissime homme d’affaires Mohamed Ould Bouamatou, le nombre de snippers braqués sur Birame Dah Abeid a augmenté d’une manière vertigineuse comme les prix des denrées de première nécessité. Par les temps qui courent, et au vu de la conjoncture assez difficile, les primes offertes attirent de plus en plus de plumitifs désargentés et déshumanisés.
Heureusement que Birame préfère que les « chiens aboient et que la caravane passe », sinon beaucoup de ces diffamateurs seraient en train de moisir aujourd’hui en prison. Et c’est pour cela certainement que la hardiesse des tireurs de marrons s’en est trouvée décuplée, les poussant à rivaliser en insanités et en mensonges mal ficelés pour s’en prendre à un homme politique dont l’ascension gêne quelque part quelques ambitieux qui préfèrent baliser leur marche vers la présidence sur un tapis d’insanités, de ragots infondés et d’insultes, l’arme des faibles.
Birame a-t-il bradé les caisses de l’Etat ? A-t-il escroqué quelqu’un ? Les services de renseignement ont-ils trouvé au cours des multiples assauts et emprisonnements qu’il a subis, la moindre preuve de malversation financière ? Quelqu’un a-t-il jamais porté plainte contre lui pour escroquerie ? Détient-on contre lui des preuves d’enrichissement illicite ? Nada.
Le problème est que Birame dérange beaucoup de milieux. C’est l’opposant qui a reçu le plus de coups d’adversaires aussi divers qu’inattendus. Ceux qu’il a défendus corps et âmes quand ils étaient mal en point, ceux qu’il a soutenus dans leurs moments d’isolement, lorsque même leurs tribus, amis et proches les fuyaient, sont ceux-là même qui se retournent aujourd’hui contre lui. Il n’y a pas attitudes plus ingrates que celles-là.
Ce qui est sûr, de tout ce qui se dira ou se manigancera dans les rangs de ses sympathisants ou de ses soutiens, rien n’affectera le destin qu’Allah lui a tracé. Il est de coutume que les grands hommes dans l’Histoire de l’Humanité soient ceux-là même qui se sont faits le plus d’ennemis et ceux qui ont rencontré sur leur chemin le plus d’embûches et d’obstacles.
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