● Birame Dah Abeid : « voilà pourquoi je ne peux pas annoncer ma candidature » | Par Cheikh Aidara

Au cours d’une conférence de presse animée lundi 4 mars 2024 à l’ilot K de Nouakchott, siège du mouvement abolitionniste IRA qu’il préside, le député Birame Dah Abeid est revenu sur plusieurs points d’actualité, notamment la réunion d’une délégation du FMI avec l’opposition qui a eu lieu le même jour, mais aussi la présidentielle de 2024, l’enrôlement biométrique et des sujets divers.

Plusieurs sujets d’actualité ont été abordés par le député et président du mouvement IRA, Birame Dah Abeid au cours d’une conférence de presse le 4 mars 2024 à Nouakchott. Devant un parterre de journalistes, il a fait le point sur la rencontre entre quelques représentants de l’opposition, un émissaire du FMI venu de Washington et la représentante de l’institution monétaire internationale en Mauritanie, Anta NDoye. Il a aussi parlé de la présidentielle en vue, de l’état-civil et d’autres sujets soulevés par les journalistes. Etaient présents à ses côtés, Oumar Ould Yali, président du parti RAG (non reconnu), l’aile politique d’IRA, et la député Marième Cheikh Dieng.

Rencontre avec le FMI

Faisant l’économie de la rencontre avec le FMI, Birame Dah Abeid a expliqué que l’objectif de la rencontre entre la mission du FMI et les leaders politiques invités, tels que présentée par l’émissaire de Washington, est de recueillir l’avis de la classe politique par rapport aux interventions en Mauritanie de l’institution monétaire et le bilan qu’ils en font, ainsi que ses répercussions sur les conditions de vie de la population. Cette pratique entrerait, selon lui, dans la routine du FMI au niveau des pays membres, à la veille de chaque élection présidentielle.

Selon Birame, l’opposition aurait déclaré que les interventions du FMI en Mauritanie n’ont aucune incidence sur la vie des population. Ils auraient mis en exergue la dégradation de l’éducation marquée par les faibles résultats du baccalauréat, la falsification des diplômes, le népotisme et la corruption. Idem sur le plan de la santé, avec la prolifération des médicaments falsifiés, le faible niveau de l’offre médical, le chômage des médecins sortants et des autres diplômés de la santé.

Les partis présents à la rencontre auraient également cité la hausse vertigineuse des prix du fait d’une politique usurière pratiquée par l’Etat à travers la forte taxation des produits de première nécessité, la fraude fiscale pratiquée par les grosses fortunes, la mal gouvernance financière, l’enrichissement illicite des cercles proches du pouvoir, la création par l’Etat d’une clientèle de nouveaux riches au sein des cellules qui lui sont affiliées. En d’autres termes, les responsables de l’opposition auraient mis en exergue la forte discrimination en termes de partage de la richesse nationale, ce qui met en rade une importante partie de la population sur une base ethnique et raciale.

A été également évoquée la question du chômage, surtout celui des jeunes, mais aussi la pauvreté dont les taux augmentent au lieu de baisser.

L’enrôlement et Taazour

Selon Birame, la mission du FMI a déclaré l’importance qu’elle attache à l’enrôlement de tous les citoyens mauritaniens ainsi qu’aux actions de l’Agence de Solidarité Taazour pour son rôle en matière de bien-être social des populations, notamment les plus démunies.

Sur ce point, l’opposition aurait relevé le fait paradoxal en Mauritanie où les citoyens sont à la recherche de leur nationalité comme des étrangers, alors qu’il s’agit d’un droit constitutionnel.  En attestent, selon elle, les longs rangs devant les centres d’état-civil, donnant au visiteur étranger l’impression que ces longues files sont constitués de demandeurs d’asile venus d’ailleurs, alors qu’il s‘agit de Mauritaniens. Selon Birame, c’est comme si l’Etat, à travers le recensement biométrique, chercherait à faire des ciblages dans l’attribution de la nationalité selon l’ethnie et la race. Une discrimination qu’il qualifie de dangereuse.

Quant à Taazour, à travers le registre social établi par le Ministère des Finances, elle ne serait, selon Birame, qu’un instrument politique aux mains du parti au pouvoir pour faire pression en période électorale sur les populations bénéficiaires des aides sociales accordées par l’Etat.

Revenant sur la question de l’enrôlement qu’elle prend en charge en compagnie de deux autres députés, Ghamou Achour et Aminata, Marième Cheikh Dieng a affirmé avoir constaté sur le terrain une volonté politique du pouvoir de refuser l’enrôlement de plusieurs milliers de citoyens mauritaniens, notamment les négro-mauritaniens et les harratines, devenus depuis le 17 février 2024 des apatrides dans leur propre pays. A l’inverse, des Arabes, des Sahraouis et des Touarègues ont été recensés, selon elle.

Clash entre Birame et Ould Maouloud

Birame Dah Abeid est revenu sur le clash qui a eu lieu entre lui et le président de l’UFP, Mohamed Ould Maouloud, au cours de la rencontre des partis d’opposition avec la mission du FMI à Nouakchott. Sur ce point, nous vous livrons la version des deux parties sur l’incident.

Version de Birame

Selon Birame, Ould Maouloud a débarqué à l’improviste alors qu’il n’était pas invité, n’étant ni député ni président d’un parti représenté au Parlement. Etaient présents lors de son arrivée, selon lui, les deux fonctionnaires du FMI, en plus de Diop Amadou Tijane, président du FRUD et lui-même. Ils seront rejoints plus tard, probablement après l’incident, par les présidents des partis Sawab et Tawassoul.

Selon Birame, Ould Maouloud aurait salué tout le monde sauf lui, puis prit place. Il se serait ravisé par la suite et lui tendit la main, en lui lançant : « on se salue quand même, même si on va aller en procès ».  Birame aurait refusé de le saluer, arguant qu’il pouvait garder sa main, puis qu’il ne l’a pas salué à son arrivée.

Birame ajoute que Ould Maouloud, s’adressant au chef de mission du FMI et de la représentante de l’institution en Mauritanie, aurait lancé : « celui qui est en face de vous prétend être un défenseur des droits de l’homme, mais en réalité c’est un fauteur de trouble qui cherche à semer la zizanie et la discorde dans le pays ».

Furieux, Birame dit avoir répliqué en le traitant de menteur, ajoutant que Ould Maouloud est en mission commandé par le ministre de l’Intérieur pour le provoquer et créer une bagarre. Et d’ajouter que Ould Maouloud aurait demandé que Birame soit expulsé de la salle, sinon lui il va quitter. Ce à quoi, les responsables du FMI lui aurait répondu qu’ils souhaiteraient bien qu’il reste pour participer aux échanges mais qu’ils ne pouvaient expulser personne, précisant que ce problème est un problème personnel entre lui et Birame et que leur mission est d’écouter leurs avis sur l’objectif de la rencontre. Sur ce, Ould Maouloud serait parti, d’après Birame.

Version de Mohamed Ould Maouloud

Dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, le président de l’UFP a livré sa version du clash qui l’a opposé à Birame. Selon lui, il a reçu une invitation du Ministère de l’Intérieur pour assister à une réunion convoquée par le FMI adressée à quatre présidents de partis politiques, à savoir l’UFP, Tawassoul, Sawab et FRUD.

A son arrivée dans la salle de réunion qui s’est tenue à la Banque centrale, il trouva les deux représentants du FMI, puis Diop Amadou Tijane et Birame. Il salua tout le monde, y compris Birame. Mais ce dernier aurait refusé sa main tendue, puis lui adressa une volée d’insultes et de diatribes, ne lui laissant aucune possibilité de réplique. Ould Maouloud affirma avoir été profondément gêné par cette attaque agressive d’autant que la scène se déroulait en présence d’une mission étrangère.

Il affirme s’être excusé auprès de la mission du FMI, arguant qu’il ne pouvait pas participer à une rencontre où tant de violences s’est manifestée. Puis, il soutient avoir quitté la salle, suivie par les deux fonctionnaires du FMI, visiblement désolés de ce qui venait de se passer. Ould Maouloud affirme n’avoir à aucun moment demandé que Birame soit expulsé de la salle.

Cet incident, quoiqu’on ne puisse savoir lequel entre Birame et Ould Maouloud est l’agresseur ou l’agressé, a fait le chou gras des réseaux sociaux mauritaniens, où les partisans des deux leaders se sont livrés à des passe-d ’armes truffées d’invectives à travers la toile.

Il faut noter que le torchon brûle entre les deux hommes depuis que Ould Maouloud a porté plainte contre Birame pour diffamation.

Convocation des partis candidats à la reconnaissance

La réunion convoquée par le Ministre de l’Intérieur adressée à tous les partis en quête de reconnaissance officielle a eu lieu lundi 4 mars 2024. Oumar Ould Yali, président du parti RAG dont la demande de reconnaissance bute depuis des années sur le refus des autorités, est revenu sur cette réunion. Selon lui, cette subite envie du Ministre de l’Intérieur de rencontrer les partis en gestation en plus de ceux déjà dissous, est une mascarade et une insulte aux lois de la République. D’après Omar Ould Yali, le régime actuel et celui qui le précède ont gelé depuis des années la loi sur les partis, se substituant à l’Assemblée nationale seul organe de législation, pour suspendre des dispositions légales. En témoigne, cette volonté du Ministre de l’Intérieur de vouloir ressusciter des partis politiques dissous par la force de la loi. En définitive, Oumar Yali trouve dans cette initiative du Ministre de l’Intérieur une intention inavouée de faire reconnaître de nouveaux partis proches de son sérail politique en cherchant à se camoufler derrière la reconnaissance de partis honnis comme le RAG. La réunion à laquelle il avait délégué un membre du parti se serait achevé, selon lui, sur des salamalecks en attendant la prochaine réunion.

De l’élection présidentielle en vue

Birame trouve que c’est la première fois dans l’histoire politique du pays où l’on voit apparaître au sein du pouvoir une puissante aile dont l’objectif est d’empêcher les partis politiques de l’opposition d’être représentés au sein des instances municipales, régionales et législatives. C’est également la première fois, selon lui, qu’une aile puissante émerge au sein du pouvoir pour empêcher que l’opposition puisse aligner aux élections présidentielles des candidats naturellement connus sur la scène politique. Il donne l’exemple des élections générales qui ont eu lieu en 2023 où le ministre de l’Intérieur aurait convoqué certaines personnalités en quête de reconnaissance pour leurs partis en leur disant qu’il ne pouvait pas leur donner un parti car cela l’obligerait à faire de même pour le parti RAG de Birame, ce qu’il ne compte pas faire. C’est ainsi que le Ministre de l’Intérieur aurait dispatché ces personnalités qui ne cherchaient qu’un strapontin pour accéder à un poste électif vers des partis déjà reconnus, certains de la majorité et d’autres de partis soi-disant de l’opposition. 

Birame considère que ces machinations sont une trahison de la volonté populaire et une manière de vider la démocratie et ses institutions de leur substance. Cette même machination serait déclenché ces temps-ci selon lui en prélude à la prochaine présidentielle de 2024. Et cela en connivence avec d’autres forces politiques pour détourner une nouvelle fois la volonté politique en brisant l’élan de la vraie opposition.

C’est cette sourde machination qui l’empêcherait lui Birame d’annoncer sa candidature à la présidentielle de 2024 sachant que l’aile extrémiste du pouvoir cherche à l’écarter de la course à travers le président de l’UFP Mohamed Ould Maouloud et sa plainte pour diffamation.

C’est pourquoi, a-t-il ajouté en substance, l’opposition doit préparer un plan B en s’accordant sur une candidature unique ou tout au moins, autour de trois solides candidats.

Questions diverses

Parmi les autres points abordés, le cas du jeune président du mouvement Kavana, Yacoub Mohamed Lemarabott, objet selon Birame d’une cabale, à travers la publication d’une carte qui attesterait de son statut d’agent des services de renseignement. Selon lui, il considère que ce jeune fait l’objet d’une campagne de dénigrement visant à le porter atteinte à sa crédibilité à cause de son combat contre le système politique dominant et contre ses injustices.

Birame a aussi parlé de la convention entre l’Union européenne et la Mauritanie sur la migration, soulignant qu’il suit de près ce dossier et qu’il dénoncera toute tentative de rétention et d’emprisonnement de migrants dans des camps conçus à cet effet ou dans les geôles du pays. La migration selon lui n’est pas un crime et le devoir de la Mauritanie est d’expulser ceux parmi les migrants qu’elle ne désire pas accueillir, mais que nul n’a le droit de torturer ou d’enfermer un migrant.

Cheikh Aïdara

• Lien de source média https://aidara.mondoblog.org/2024/03/06/birame-dah-abeid-je-nai-pas-encore-annonce-ma-candidature-en-attendant-de-savoir/

● Avatars de l’esclavage et du racisme en Mauritanie [IRA-Mauritanie]

مـــــــــبـــــــادرة انـــــبعـــــاث الحــــركـــــــة الإعـــــــــــــــــــــتاقـــــيـــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــة
INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENTABOLITIONNISTE (IRA)
RÉCÉPISSÉ N° FA 010000102912202100001

Avatars de l’esclavage et du racisme en Mauritanie

Chronique d’une liquidation préméditée

Ce qui suit est une mise au point, à l’attention des partenaires stratégiques de la Mauritanie.

1. Dès le mois de mai 2022, l’Etat a entamé une dynamique de harcèlement aux dépens du député de l’alternance, Biram Dah Abeid, candidat à l’élection du Président de la République en juin 2024. Aux campagnes mécaniques de diabolisation se substituent, assez vite, les menaces de mort et la volonté de l’exclure de la compétition. Le déclenchement de la stratégie de l’isolement revenait aux sécurocrates du renseignement et de la police politique. Le secrétaire général adjoint du gouvernement, Ishagh Elkenti et une pléthore de sous-fifres à lui affiliés inaugurèrent une inquisition que ne désavouerait le tribunal du Saint office, au Moyen-âge de l’Europe du sud. Chacun y est allé -et revenu – de sa séquence vidéo, pour alerter l’opinion hassanophone, quant à la nuisance de Biram Dah Abeid. Aux yeux des zélateurs et émules nombreux parmi la caste des anciens maîtres, le récipiendaire des prix internationaux de promotion des droits humains, de la démocratie et de la non-violence exécute l’agenda des juifs et des chrétiens, ennemis présumés de la Mauritanie, de son arabité et de sa religion. Nos compatriotes qui gardent un minimum de lucidité mémorielle établiront, ici, la comparaison avec les délires du nationalisme précurseur de la tentative d’épuration ethnique, de 1986 à 1991. A chaque moment décisif de la répression des noirs subsahariens dans notre pays, il s’avère d’usage récurrent de convoquer, ensemble, au banc des méchants perpétuels, l’Occident, les juifs, l’impérialisme et la progéniture de Satan. Ces menus reproches, où la perfidie enfle à souhait, mobilisent la facilité et le sens du raccourci en guise de fil conducteur à la propagande.

2. Equivalent dilué des émissions de haine sur les ondes de Radio mille collines durant le génocide des Tutsis au Rwanda, les séquences vidéo et audio de dénigrement tendent, à créditer, auprès de l’opinion hassanophone, la certitude que la revendication d’égalité selon l’Initiative de résurgence abolitionniste (Ira), secoue les équilibres fondateurs de la domination, dont la suprématie des tribus arabo-berbères et la continuité de leurs privilèges, bien à rebours de la loi et de l’éthique républicaine.

3. D’ailleurs, comble d’arrogance et de confiance en son impunité, un parent et partisan zélé de l’éminence grise du pouvoir, n’hésitera, à préciser, devant témoins, les termes de la dissuasion. Ainsi, le 11 mai 2022, en marge d’une visite de Biram Dah Abeid à Akjoujt, il déclarait : « mon cousin et le président Ghazouani, ne fonctionnent pas comme l’ancien président Mohamed Abdel Aziz; lui t’arrête et te libère en fin de compte mais le ministre de l’intérieur et le président actuel, vont te tuer si continues ton activisme malsain et moi qui te parle je pèse mes mots et te mets en garde ».

4. Le lendemain, à Atar, lors d’un congrès de Refondation pour action globale (Rag), alors interdit mais toléré au titre de l’ouverture et de l’apaisement initiés par le Chef de l’Etat, une unité de la police anti-émeutes investit la salle et déchire les banderoles, face à un public stupéfait d’une telle outrecuidance. L’aile dirigeante du mouvement d’émancipation assiste à l’effondrement de ses chances de reconnaissance formelle. Aussitôt, son leader, Oumar Ould Yali décide de suspendre sa participation au projet de dialogue inclusif.

5. A la suite du retrait, les meneurs de l’Union des forces de progrès (Ufp), Mohamed Ould Maouloud et maître Lô Gourmo, critiquent Rag et l’accusent d’avoir entraîné l’échec de la concertation avec la Majorité. Dès lors, attaques et dénigrement envers Biram Dah Abeid deviendront le point de convergence entre la formation et ses nouveaux alliés au sein du Pacte républicain. Le bricolage d’entente résulte, en 2023, de la défaite de l’opposition traditionnelle, aux élections des députés, conseillers de mairie et de région. L’Ufp, réduite à un score inférieur à 2% des suffrages perdait de son aura. En guise d’assurance-vie, il lui fallait s’accrocher à la remorque déjà surchargée de l’Insaf, le rassemblement des acteurs de la conservation et de l’opportunisme, héritier du Parti républicain démocratique et social (Prds), pendant la dictature du Colonel Ould Taya.

6. Pire, depuis le début de février, date de la révolte des paysans victimes de l’esclavage foncier à Rkiz, l’Ufp ne cesse d’imputer, au courant abolitionniste, les préparatifs d’une guerre civile, voire d’un projet « nazi » d’extermination des arabo-berbères. Grâce à quel armement, s’interrogerait un esprit rationnel et de bonne foi !? A l’appui d’une assertion tant fantaisiste, les détracteurs de Biram Dah Abeid, évoquent le moment historique où il procéda, en 2012, à l’incinération des livres de droit musulman qui légalisent et organisent l’infériorité du serviteur noir, à proximité de son propriétaire noble. Le discours de la panique et du takfir s’adresse, comme d’habitude, aux officines gardiennes du statu quo, en l’occurrence l’orgueil des clans et l’obscurantisme salafi, deux obédiences hier hostiles l’une à l’autre, avant leur union sous la bannière de la résistance à la demande massive d’égalité et de répartition équitable des ressources.

7. Alors, dernier épisode du processus de marginalisation en cours, Mohamed Ould Mouloud, porta plainte, contre Biram Dah Abeid, au grief diffamation. Aussi, le 20/02/2024, sacrifiant à une célérité exceptionnelle, le Bureau du Parlement, vota la levée de l’immunité du député, ultime acte sur le chemin de son éviction de l’échéance présidentielle. Non content de prendre le risque de le priver de parrainages, le pouvoir du moment vient de privilégier l’instrumentalisation de la justice, afin d’obtenir le même résultat, par un procédé moins brutal.

8. Voici pourquoi et comment la lutte n’en est qu’à ses prémisses. Nous la mènerons, à son terme, sans jamais tomber dans le piège de la diversion ni renoncer aux moyens pacifiques de notre relèvement.



Nouakchott, Commission de la communication, 23 février 2024

● Communiqué de IRA-Belgique sur la levée de l’immunité parlementaire du député Biram Dah Abeid


23 février 2024

L’Etat mauritanien retire l’immunité parlementaire du député Biram Dah Abeid

Le 20 février, à 4 mois de l’élection présidentielle en Mauritanie, le bureau de l’Assemblée nationale lève l’immunité du député Biram Dah Abeid, figure de proue de l’opposition.

En cause : la plainte déposée par le chef du parti de l’Union des Forces du Progrès (UFP), Mohamed Mouloud, contre Biram Dah Abeid pour diffamation et abus. Dans un clip vidéo, Biram Dah Abeid dénonçait le soutien financier dont avait bénéficié  ce candidat de la part de l’homme d’affaires Mohamed Bouamatou lors de l’élection présidentielle de 2019.

L’élection présidentielle de juin 2024 attise les tensions entre le pouvoir et l’opposition largement représentée par le député Biram Dah Abeid au sein du parti Sawab. Tous les moyens sont bons pour discréditer les forces démocratiques qui  de plus en plus sapent les fondements du pouvoir en place. La levée de l’immunité parlementaire d’un député dérangeant est la première étape. Quelle sera la suite ?

Fidèle à ses convictions de démocrate, Biram Dah Abeid avait signalé, il y a quelques jours, qu’il ne se portait pas candidat à l’élection présidentielle de juin mais qu’il attendait la décision collégiale des partis d’opposition pour désigner celui ou celle qui mènerait le combat. Preuve s’il le fallait encore que, contrairement à ce que ses détracteurs affirment, Biram Dah Abeid œuvre pour l’accession de son pays à une réelle démocratie et non pas pour satisfaire des souhaits individuels.

Mi-février, il se rendait à Rkiz, à 50 kms de Rosso, pour soutenir les Haratines spoliés de leurs terres par leurs maîtres avec la connivence des autorités. Depuis des générations ces populations d’esclaves affranchis travaillaient les terres de Maures blancs de la tribu Tajakant. Dans le cadre du projet d’aménagement de cette région et du lac Rkiz, la répartition des terres a démontré que l’Etat a pris le parti de la féodalité arabo-berbère.
Malgré leurs revendications et l’emprisonnement des protestataires, sur les 106 hectares à répartir, les Haratines n’en ont reçu que 26.

Sur tous les fronts, l’engagement de Biram Dah Abeid est celui d’un pacifiste, convaincu de ses droits, de ses positions. Ce qui lui vaut parfois le surnom de Mandela mauritanien.

Réagissant à sa levée d’immunité parlementaire, Biram Dah Abeid a déclaré :
« Je promets au peuple mauritanien que je vais défendre le libre jeu démocratique en train d’être attaqué par un système qui n’a pas confiance en lui. Maintenant la confrontation c’est entre nous et le pouvoir. C’est une bataille pour l’alternance en Mauritanie, pour l’effectivité de la démocratie ». Et d’indiquer que la lutte sera menée devant les tribunaux et jusque dans les fins fonds des prisons.

A 4 mois de l’élection présidentielle en Mauritanie, pouvoir et opposition commencent à fourbir leurs armes.


Contact : Jeddou Abdel Wahab, Président de l’IRA Belgique.
Tel : 0492 504 092 wjeddou@gmail.com

🔴🇲🇷Flash Info | L’immunité parlementaire du député Biram Dah Abeid annoncée levée !

Ce mardi 20 février 2024, les canaux médias sociaux en Mauritanie sont en ébullition sur un événement qui interroge l’opinion publique et les observateurs de l’arène politique. Il s’agit de l’annonce de la levée expresse de l’immunité parlementaire du député national M. Biram Dah Abeid (Sawab -Rag/IRA). Ces derniers jours, le président du parti UFP (Union des Forces de Progrès) et ses lieutenants communiquent autour d’une sortie médiatique du député abolitionniste qu’ils qualifient de diffamatoire et de calomnieuse sur la personne M. Mohamed Ould Maouloud. Ainsi une plainte est enclenchée contre le leader anti-esclavagiste mauritanien et d’après la substance d’un post Facebook https://www.facebook.com/share/p/fzoRf8qyge2B356G/  de M. Lo Gourmo (avocat de Maouloud et vice-président UFP), cette histoire vient lui de coûter son immunité parlementaire.

Dans une note vocale, le candidat indépendant par 2 fois aux présidentielles de 2014 et 2019 (arrivé 2ème) , laisse entendre l’enclenchement de la procédure au bureau de l’assemblée nationale et que les vrais adversaires sont les tenants du système. Et que Ould Maouloud et Lo Gourmo jouent un rôle qui leur a été assigné par ce dernier. Déclarant défendre la démocratie, le président d’IRA-Mauritanie note qu’il est prêt à la confrontation devant les tribunaux et même dans les prisons. Par ailleurs il a salué la proposition d’intermédiaire du parti Ajd/Mr entre lui et le camp de Mohamed Ould Maouloud, tout en précisant qu’il n’y a plus rien à faire dans ce sens.

Cette affaire est une énième turbulence dans l’arène des « oppositions politiques » à quatre mois de la présidentielle (Juin 2024) et que le député abolitionniste est en pleines consultations pouvant mener à une éventuelle troisième candidature à la présidence.

Nous tenons à exprimer un soutien fraternel au président Biram Dah Abeid. Avec cette levée précipitée de son immunité parlementaire annoncée par différents canaux médias sociaux, cette plainte au nom du président Ould Maouloud prend une autre tournure et pourrait être édifiante sur sa nature et ses visées profondes dépassant même les intentions du plaignant. À suivre…

🖋KS pour le BLOG

● Communiqué de Mauritanian Network for Human Rights in US sur les événements de R’kiz

Senalioune – Au cours de la première semaine de février 2024, la localité de R’kiz, dans la région de Trarza, a été le théâtre de violents affrontements entre les forces de l’ordre et les paysans descendants d’esclaves.

Ces troubles ont éclaté à la suite d’une redistribution contestée des terres cultivables, perçue comme injuste par les paysans, qui accusent les autorités de favoriser la féodalité locale au détriment de leurs droits légitimes.

Les affrontements ont entraîné plusieurs arrestations, y compris celles de militants des droits de l’homme venus soutenir les paysans dans leur lutte pour la justice foncière. Des événements similaires avaient été observés dans les localités de Ŋawle et Ferralla quelques années plus tôt.

De plus, des enregistrements audio attribués à un chef de tribu local ont révélé des menaces de mort publiques à l’encontre du député Biram Dah Abeid, un acte inacceptable constituant une atteinte grave à la liberté d’expression et à la sécurité des défenseurs des droits de l’homme.

Cette situation reflète une tendance alarmante d’accaparement des terres rurales en Mauritanie, où des individus influents liés au pouvoir exploitent leur position pour spolier les populations autochtones de leurs terres, souvent avec la complicité des représentants de l’État. Ces pratiques non seulement violent les droits fondamentaux des paysans, mais elles menacent également la stabilité et la paix civile dans le pays.

Mauritanian Network for Human Rights in US condamne fermement toutes ces violations des droits de l’homme et appelle les autorités compétentes à agir immédiatement en prenant les mesures suivantes :

Mettre fin à l’accaparement injuste des terres de la paysannerie à R’kiz et à travers tout le territoire national, en enquêtant sur les pratiques de spoliation et en punissant les responsables, y compris les représentants de l’État complices.

Engager des poursuites judiciaires contre l’individu ayant proféré des menaces de mort à l’encontre du député Biram Dah Abeid, afin de garantir la sécurité et l’intégrité physique de tous les représentants élus et défenseurs des droits de l’homme.

Libérer immédiatement tous les manifestants emprisonnés et veiller à ce qu’ils recouvrent l’intégralité de leurs droits, y compris le droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique.

Mauritanian Network for Human Rights demeure vigilant et engagé dans la défense des droits fondamentaux de tous les citoyens mauritaniens, et continuera à surveiller la situation de près, en collaboration avec les organisations nationales et internationales compétentes, jusqu’à ce que justice soit rendue et que ces violations cessent définitivement.

Mauritanian Network for Human Rights in US,

Le 09 Février 2024

• Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=772302

● Mauritanie : Esclavage foncier, spoliation et coercition [IRA-Mauritanie]

Mauritanie : Esclavage foncier, spoliation et coercition
Note d’information, Nouakchott, février 2024




1. Du 31 janvier au 4 février 2024, refusant d’accepter le partage léonin de terres en friche, des cultivateurs de Rkiz, tous descendants d’esclaves de la tribu Tajakant, s’interposaient, sur le chantier de viabilisation des parcelles. Leur mouvement ne tarda à bloquer le travail des engins de terrassement. Comme à son habitude la gendarmerie arriva en renfort, après 11h du matin. Elle procéda à quelques charges de matraques et de grenades lacrymogènes. La liste des arrestations comprend 11 hommes et 7 femmes. Il s’agit de Cheikh Ahmedou Mabrouk, Elhadj Elid, Yarg Brahim Beyou, Alioune Maouloud, Cheibani Zeid, Abdel Moutaleb Boidiel, Mohamed Werzeg Baye, Abdou Mboirkat, Moustapha Beuh Awbeck, Cheikh Zeid, Abdallahi Yehdhih, Mouhamed Abdallahi Mabrouk, Ahmed Yehdhih, Souleymane Brahim Baye, Zeinabou Mabrouk, Sarra Bah, Maimouna Yacoub, Khadijetou Samba, Mah Werzeg, Khadijetou Sabar, Aichetou Awbeck…

2. Le 3 février, à la faveur de messages audio sur l’application WhatsApp, l’un des meneurs de la contre-révolution locale, dont le zèle est à l’origine de la colère des populations lésés, formule des menaces de mort à l’endroit du député Biram Dah Abeid. L’auteur de la tentative d’intimidation confirme son identité, non sans orgueil : (7) ال منكم يعرف هذا المخلوق يقول عنو فظيمه… – Hassane M’Bareck Eidja | Facebook

3. Le lundi 5 février, une manifestation de solidarité avec les détenus rassemble des dizaines de volontaires. La répression violente occasionne, aussitôt, les blessures graves de Djiby Lemine et de Lemrabott Mahmoud, encore retenus au centre de santé. La zone subit une situation d’exception, face à un impressionnant dispositif de véhicules anti-émeute et d’hommes en uniformes, lourdement armés.

Un contexte explosif

Le département est distant de 100 km de la ville de Rosso, chef-lieu de la région du Trarza, frontalier du Sénégal. La localité abrite surtout de populations serviles qui pratiquent l’agriculture et les activités pastorales, autour du lac Rkiz. L’espace de culture reste l’unique source de revenu de milliers de paysans Hratine. Depuis plusieurs années, ils attendent que l’Etat délimite les périmètres, pour les livrer aux vrais travailleurs des champs. Or, selon une jurisprudence bien établie dans le quotidien protéiforme des discriminations de naissance, la distribution des lots a été biaisée de bout en bout. Ici et ailleurs en république islamique de Mauritanie, la répartition du foncier rural profite, in fine, à la même ethnie. La loi de fait demeure immuable, en dépit des changements de régime.

Le soubassement

Par atavisme et sentiment de supériorité, ceux-là répugnent aux travaux pénibles des champs. Partout, au travers du territoire, les litiges se multiplient, à mesure que la hausse de la démographie et l’allongement de l’espérance de vie créent davantage de besoins vitaux, en particulier la demande exponentielle d’alimentation. En l’espèce et malgré leur nombre nettement supérieur, les Hratine reçoivent 13 hectares sur 128. Ils deviennent alors une fraction de la tribu, ainsi que les 9 autres, d’où l’inégalité retentissante du découpage. La surconsommation de ressources non-renouvelables de la nature et l’entrisme des entrepreneurs de l’agro-business – y compris étrangers – révèlent l’ampleur et l’acuité des conflits liés à l’exploitation du sol. Pourtant, de tout temps, IRA alerte le gouvernement et la société civile, quant au caractère fragile des relations entre les communautés autochtones et leurs anciens seigneurs. A l’origine régie par les règles de l’esclavage et du système de caste, la tenure traditionnelle constitue, aujourd’hui, une bombe à retardement. Elle ne correspond plus aux nécessités de l’Etat de droit ni à la délicate préservation de la paix, dans un environnement aussi trouble que le Sahel.

La provocation de trop

Or, en guise de provocation, le gouverneur de région et le procureur du tribunal de Rosso vinrent à Rkiz, à la tête de plusieurs unités de la Police et de la Garde. Le déploiement dissuasif des forces de maintien de l’ordre féodal et des délégués du pouvoir remplit une mission : la démonstration doit permettre, aux Maures, citoyens de première catégorie en Mauritanie, d’aménager, sous la protection de la contrainte publique, les terrains à eux indument dévolus. Cette politique de l’imprudence et de l’avantage sans cesse accordé à la sacralisation du fait accompli, dénote un dysfonctionnement dangereux de la gouvernance et quelque amateurisme au règlement des contradictions à l’intérieur de la société. Tant de légèreté et d’inconscience porte atteinte à la paix civile, d’où la présente alerte, à quelques mois de l’élection du Président de la République, temps généralement consacré à promouvoir l’apaisement et la retenue.

Nouakchott, le 5 février 2024

● Urgent : Violence indicible s’abat sur IRA [IRA-Mauritanie]


Le 27 janvier 2024, l’ONG IRA organisé un rassemblement de protestation devant l’hémicycle pour protester contre l’agression physique orchestrée par le président du parlement et son bureau contre la députée Mariem Cheikh Samba DIENG.
Le général Mohamed Meguet a envoyé des pelletons de police qui ont violemment écrasé les manifestants.
On compte plusieurs blessés: le coordinateur d’IRA à Nouakchott, Elhaj El ID, le président du bureau regional de Nouakchott-Sud Bounass Hmeida, le president de la section Teyaret Mohamed Samba, le président de la section IRA-Riyad Mohamed Alioune. Un autre groupe de manifestants ont été appréhendés et mis en arrestation dans différents commissariats de police de Nouakchott.
Le droit à manifester est devenu un crime impardonnable en Mauritanie comme d’ailleurs l’intégralité physique du citoyen pacifique est devenue une utopie dans la “démocratie” mauritanienne.

La commission de la communication

● Mauritanie : Quand l’ignorance fait loi [IRA-Mauritanie]

Initiative de Résurgence Abolitioniste (IRA)

Mauritanie : Quand l’ignorance fait loi

Note d’information

Dès qu’un édile est malmené et de surcroît dans l’hémicycle, la démocratie en pâtit. Du jamais vu ! Ainsi, le 24 janvier après 17heures, la députée Mariem Mint Cheikh est expulsée, manu militari, de l’Assemblée nationale. Des vigiles zélés, sous les ordres du président de la chambre, le tout-puissant général Ould Meguett, l’ont sortie par la contrainte.

On le savait et s’y attendait : Les interventions récurrentes de Mariem Mint Cheikh dérangent le meneur du Parlement. En effet, la référence régulière à son passé de génocidaire et de bourreau de ses frères d’armes pendant les années de braises constitue une gêne insupportable dont le président de l’Assemblée nationale ne parvient à se défaire, l’empêchant, alors, de sacrifier, à l’oubli, cette page sombre de notre histoire.

Pire, la violence manifeste que caractérise l’atteinte à l’intégrité physique d’une femme, du fait des hommes, n’est acceptable en Islam, ni selon les rudiments de la démocratie.

Face au dévoiement des institutions ici constaté, la mouvance abolitionniste, dans la diversité, apporte son soutien indéfectible à l’honorable, Mariem Mint Cheikh et proteste, avec énergie, contre l’outrage et la brutalité qui tendent à se banaliser aux dépens des élus et du mandat législatif. L’exercice même de la mission s’en trouve compromis.

Nouakchott le 25/01/2024

● Le mot d’ouverture du président d’IRA-France | Par M. Mohamedhine DAH ZAHAF

Bonjour en 2024, année de notre succès !

Au nom de l’ensemble des militants et sympathisants de la section d’IRA Mauritanie en France, je souhaite la bienvenue aux personnalités, camarades et à nos partisans d’obédience diverse et de toute nationalité, en particulier les animateurs de la société civile. Je vous sais gré d’avoir honoré notre invitation et, ainsi, bravé les rigueurs du frimas parisien.

Votre affluence nous honore et atteste de votre sensibilité et de l’intérêt que vous portez à notre cause commune : nous célébrons la liberté et l’égalité des humains partout dans notre monde mais aussi la fraternité, troisième mot d’une si belle devise.
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Notre sujet d’aujourd’hui revêt une importance particulière pour les populations de l’Afrique de l’Ouest, région où persistent les pratiques esclavagistes les plus abjectes. Le sujet nous interroge sur les origines, l’état des lieux et les éventuelles solutions afin de venir à bout d’une injustice encore tenace au 21ème siècle. J’ai nommé l’esclavage traditionnel, si différent de la traite atlantique, si semblable à la traite orientale.

Le cœur saturé d’espérance et de fierté, je vois, ici, autour de la projection-conférence, mes aînés et guides sur le chemin ardu de l’émancipation. Je suis confiant qu’ils vous édifieront bien mieux que je ne saurais y parvenir.

Je suis enfin très honoré par la participation, aujourd’hui, de ma chère sœur, la vaillante combattante, Laila Ahmed Khalifa, épouse de notre leader abolitionniste Biram Dah Abeid, En Mauritanie, certains, malgré sa jeunesse, la surnomment « la Maman des Esclaves », tant elle a consenti du temps, de l’énergie et de la bienveillance, à accueillir, soutenir, secourir, encadrer et suivre nombre de nos sœurs et frères, soustraits aux griffes de leurs maîtres, parfois en bas âge.

Je la félicite surtout du succès scolaire récent des deux jeunes frères Yarg et Saïd qui ont embrassé leur destin d’enfants libres comme nombreux d’autres, grâce aux efforts et luttes des braves du mouvement IRA. Leila les a pris en charge, du début de la scolarité jusqu’à leur réussite. Qu’elle accepte, je la prie, de recevoir l’expression de notre gratitude !

Je vous souhaite, à toutes et à tous, un débat agréable et fructueux, toujours empreint de franchise. Ici, nous discutons sous l’égide protectrice de la République, loin de nos tyrannies tropicales. Alors, ni crainte ni autocensure !

Je vous remercie !

Mohamedhine DAH ZAHAF

Président d’IRA France Mauritanie

Paris 6 janvier 2024

✓ La conférence d’IRA-France à Paris | comme vous y étiez en [photos et vidéo]

Paris, 6 janvier 2024, l’aile en France de l’Ong droit-de-l’hommiste IRA-MAURITANIE (Initiative pour la Résurgence Abolitionniste) a organisé une conférence sur la thématique « la persistance de l’esclavage intra-africain en Afrique de l’ouest ». Ont pris part à cet événement comme conférenciers, l’honorable député M. Biram DAH ABEID, M. Samba FOFANA (vice-président de l’association Armepes-France de Ganbanaaxu Fedde), M. BA Bocar Oumar (Cadre en Europe du parti Ajd/Mr) et M. Ibrahima WELE (Flam). M. Moulaye HASSENE (militant politique) a été aux manettes pour modérer les échanges.

À noter la projection en introduction d’un film de M. Sébastien KRAFT titré « Destins croisés : les esclaves oubliés de Mauritanie » voir https://youtu.be/lXfQs9RYshU?si=obbjraIchokV3qC9

Les différentes interventions ont été à la hauteur des enjeux autour de la problématique abordée ainsi que les contributions et témoignages du public.

Un vœu est largement exprimé par tous : il faut impérativement décloisonner les luttes et les engagements pour faire émerger une force militante cohérente et efficiente.

KS [11•19] pour le BLOG