LA MAURITANIE CONTRE LE RACISME ET LES DISCRIMINATIONS POUR LE 21 MARS

La Mauritanie a l’honneur de célébrer la mémoire de Thierno Souleymane Ball, dans le cadre de la lutte contre l’esclavage, le racisme et les discriminations. C’est une initiative de la Fédération nationale de la Maison des potes à l’occasion de la célébration du 21 Mars, journée internationale de la lutte contre le racisme.
La Fédération Nationale des Maisons des potes célèbre annuellement cet évènement, à travers ses différentes antennes, dans toute la France. Par l’universalité des luttes anti-racistes et anti-esclavagistes, elle mène une lutte acharnée qui la met en lien avec tous les pays du monde qui sont touchés par le racisme, l’esclavage et la ségrégation. C’est dans ce cadre que, pour cette édition, il a été décidé de se tourner vers la Mauritanie pour évoquer les luttes anti-racistes et anti-esclavagiste dans le pays, en choisissant une figure historique et emblématique qui a lutté contre l’esclavage, le racisme et les inégalités. Ce choix s’est porté naturellement sur la personne de Thierno Souleymane Ball, père de la révolution du Futaa. Il lutta, sa vie durant, contre les pratiques esclavagistes de l’époque, les injustices et les inégalités qui sévissaient dans le Fouta. C’est pour connaître l’apport de Thierno Souleymane Ball sur les questions relatives à l’esclavage que la Maison des potes s’est tournée vers son œuvre.


Lors de cette journée, il est prévu d’organiser une visioconférence à 20h00 (Paris) 21h00 (Nouakchott) avec de brillants intervenants mauritaniens dont Ba Bocar qui va aborder la thématique des luttes anti-racistes en Mauritanie et le professeur Sow Abdoulaye qui va se pencher sur l’universalité de la pensée de Thierno Souleymane Ball. Cette conférence sera diffusée en direct sur RMI-info.com

DIA Abdoulaye
Médiateur à la Fédération Nationale des Maisons des Potes
16 Square Dunois 75013 PARIS
Téléphone: 0753891514

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Mauritanie | Équipe de défense de l’État : nous continuerons à travailler pour récupérer l’argent gaspillé

Al-akhbar (Nouakchott) – L’équipe juridique en charge de la défense de l’Etat mauritanien dans le dossier de la corruption a annoncé qu’elle continuerait « par les moyens légaux disponibles et devant les juridictions nationales et étrangères à prendre toutes les mesures qui permettraient au pays de se redresser l’argent gaspillé en espèces ou en nature, au détriment de l’Etat mauritanien. « .

L’équipe a déclaré dans un communiqué, dont une copie a été reçue par la presse, qu’elle le ferait dans le respect «de l’éthique, des devoirs et des principes professionnels qui régissent la profession juridique».

L’équipe coordonnée par le chef du Barreau, Ibrahim Ould Abety , a salué les efforts consentis par le pays « en termes d’efforts et d’efforts visant à récupérer les fonds volés de l’Etat mauritanien grâce à l’utilisation de mécanismes juridiques clairs dans une atmosphère marquée par la tranquillité, et dans laquelle la loi se respecte dans la forme et le contenu selon l’oeuvre dans l’état de droit et de droit. « 

L’équipe a estimé que « amener les personnes impliquées dans le dossier de corruption devant le parquet et les inculper dans le cadre du dossier » corruption « était une affaire attendue que tous ceux qui aspirent à faire de la protection des ressources de l’Etat et des fonds publics une des priorités fondamentales dans un pays aux ressources limitées devraient être rationalisées. « .

L’équipe a considéré que cette procédure constitue le point de départ des procédures judiciaires qui permettent à l’Etat mauritanien, d’une part, de récupérer les fonds exorbitants en espèces et en nature qui lui ont été volés, et d’autre part, de punir ceux qui commis ces crimes très graves qui ont été saisis et examinés conformément à la loi.

L’équipe de défense a ajouté qu ‘<< il est envisagé que la procédure pénale instituée aujourd’hui pour corruption, dilapidation et blanchiment de fonds publics contre d’éminents fonctionnaires, dont l’ancien président de la République, M. Mohamed Ould Abdel Aziz, mette un terme à la manque de responsabilité pour de telles actions qui ont vidé les institutions publiques de leur crédibilité et menacé l’harmonie et la cohésion de la société. « 

L’équipe a souligné que, « dans ce cas, il n’est plus acceptable que l’acteur principal bénéficie toujours d’une fausse immunité constitutionnelle pour se soustraire à la responsabilité », ajoutant qu ‘ »il est aujourd’hui nécessaire pour l’accusé, et pour l’ancien président de la République, en particulier, qui a déclaré posséder une richesse exorbitante, il a admis que sa source n’était pas ce qui était. « Il a reçu les salaires et privilèges qui lui ont été accordés par l’Etat » pour montrer d’où il a obtenu cette grande richesse, comme les exigences de l’article 16 de la loi sur la corruption a été remise en question. « 

L’équipe de défense a estimé que le silence de l’ancien président sur « faire face à la question valable » d’où avez-vous obtenu cela « constitue une violation de ce qu’exige la loi islamique face à l’accusation de manger des goules, tout comme les manifestants de ce silence s’appuient sur une lecture qui est incompatible, dans la lettre et l’esprit, avec les exigences de la constitution sur ce que possède un président. La république est immunisée pendant l’exercice de ses fonctions officielles qui lui sont confiées, et rien d’autre. « 

Al-akhbar info

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Mauritanie | communiqué de la direction centrale de lutte contre la criminalité économique

Crédit photo via Page Vision FB

La direction Centrale de lutte contre la criminalité économique a transmis, le 9 mars 2021, au pole anti-corruption du parquet de la république de Nouakchott ouest les P-V de l’enquête préliminaire et l’enquête financière parallèle ouvertes sur les faits objet du rapport de la commission d’enquête parlementaire.
Les opérations d’investigation ont compris la recherche, le rassemblement, l’étude et l’exploitation de milliers de documents ; l’interpellation, l’audition et la confrontation de dizaines de personnes; des constatations sur les lieux à NKC, NDB, Trarza et Inchiri.
Une importante quantité de renseignements a été ainsi recueillie auprès d’institutions officielles, d’études d’officiers ministériels et d’établissements privés.
L’enquête a révélé l’implication d’anciens hauts fonctionnaires, des hommes d’affaires ainsi que d’autres personnes, dans des faits criminels, réprimés par les lois pénales en vigueur.
D’autres anciens responsables ont participé à ces faits en facilitant leur exécution.
Et malgré que, certains suspects ont tenté d’entraver le cour de la justice et refuser de coopérer avec les enquêteurs, l’enquête financière parallèle a permis de découvrir, de geler, et saisir des biens mobiliers et immobiliers accumulés et provenant illégalement de plusieurs crimes commis au préjudice de la société.
Ces biens sont constitués de sociétés dans divers domaines, des usines, des immeubles et appartements, des parcs de véhicules, des montants en banques, il s’agit là seulement de ce qui a été découvert en Mauritanie jusqu’à présent.
Ces biens gelés sont évalués, sommairement, à plus de quarante et un milliards d’anciens ouguiyas, dont plus de vingt neuf milliards revenant à l’un des suspects ; neuf milliards à un autre suspect qui est

le beau-fils du premier et environ deux milliards sept cents millions saisis avec un ancien directeur général d’une société nationale.
Le pole anti- corruption du parquet a, après avoir entendu les suspects décidé de poursuivre les personnes suivantes :

  1. Mohamed ould abdel aziz
  2. Yahya ould hademine
  3. Mohamed salem ould bechir
  4. Mohamed abdellahi ould oudaa
  5. Taleb ould Abdi Vall
  6. Hacenna ould Ely
  7. Moctar djay
  8. Mohamed salem ould brahim Vall
  9. Mohamed ould Daf
  10. Mohamed ould m’sabou
  11. Mohamed lemine ould boubatt
  12. Mohamed lemine ould aloukay
  13. Mouhyi din Mohamed salek ould bouh
    Des faits qualifiés de :
     Dissipation de biens publics mobiliers et immobiliers, perception
    d’avantages matériels indus auprès d’une institution publique; intervention dans des actes commerciaux incompatibles avec la qualité de fonctionnaire en recevant et en acceptant des intérêts de contrats et adjudications.
     Octroie d’avantages indus dans des marchés publics; trafic d’influence, abus de fonctions, enrichissement illicite, recel de produit du crime, entrave à la justice, blanchiment d’argent, faits prévus et réprimés par les articles 164,165, 169, 379 du code pénal; les articles 6, 10, 13, 14, 16, 17 et 18 de la loi relative à la lutte contre la corruption; les articles 02, 36, 37 et 38 de la loi sur le blanchiment à l’encontre du premier prévenu;
     Participation à la dissipation des biens publics, octroie d’avantages indus dans des marchés publics, trafic d’influence,

abus de fonctions, enrichissement illicite, faits prévus et réprimés par les articles 6, 10, 13, 14, 16 et 17 de la loi relative à la lutte contre la corruption; les articles 164,165, 169, 379 du code pénal à l’encontre des prévenus n° 2, 3 , 4 , 5, 6 et 7;
 Mauvais usage des biens sociaux d’une société nationale, usage des pouvoirs accordés de façon contraire aux intérêts économiques de la société, faits prévus et réprimés par les § 3 et 4 de l’article 688 du code de commerce à l’encontre des prévenus n° 3 , 4 , 5 et 6;
 Trafic d’influence, abus de fonction, enrichissement illicite, recel de produit criminel, participation à la commission du délit d’octroi d’avantages indus en matière de marchés publics, faits prévus et réprimés par les articles 6, 10, 13, 14, 16 et 17 de la loi relative à la lutte contre la corruption ; les articles 53 et 54 du code pénal à l’encontre du prévenu n° 8.
 Dissipation de biens publics immobiliers, Trafic d’influence, abus de fonction, perception d’intérêts d’une vente en enchère sous sa supervision faits prévus et réprimés par les articles 10, 13, 14, 7 de la loi relative à la lutte contre la corruption; les articles 53 , 54, 164, 167 et 169 du code pénal à l’encontre du prévenu n° 9 ; et la participation à ces fait suivant les articles 53 et 54 du code pénal à l’encontre du prévenu n° 12.
 Trafic d’influence, abus de fonction, enrichissement illicite, recel de produits du crime, participation au recel d’enrichissement illicite, octroie d’avantages indus dans des marches publics, fait prévus et réprimés par les articles 13, 14, 16 et 17 de la loi relative à la lutte contre la corruption à l’encontre du prévenue n° 10.
 Recel de produits du crime, participation au recel d’enrichissement illicite, entrave à la justice; fait prévus et réprimés par les articles, 53, 54 et 164 du code pénal et les articles 6, et 10 de la loi relative à la lutte contre la corruption à l’encontre du prévenu n° 11.
 Participation à la dissipation des biens publics immobiliers, bénéfice de façon indue des pouvoirs et de l’influence de fonctionnaires publics, fait prévus et réprimés par les articles 53, 54 et 164, du code pénal; les articles 6, 10 de la loi relative à la lutte contre la corruption à l’encontre du prévenu n° 13.

Les prévenus ont été déférés dans le dossier RP 001/2021, par devant le pole d’instruction chargé des affaires de corruption avec les réquisitoires :
 D’ouvrir une information à l’encontre des prévenus cités et tout auteur présumé des faits susmentionnés,
 Emettre un mandat d’arrêt contre le prévenu n° 9,
 Et considérant la durée que requiert une bonne instruction et les modalités de recouvrement des biens en question, et la nécessité d’éviter aux instructeurs de travailler sous la pression des aléas de la détention préventive strictement encadrée, le pole du parquet a requis la mise des prévenus restants sous contrôle
judiciaire poussé.
Le classement sans suite a été décidé à l’encontre de quelques suspects pour divers motifs: insuffisance de preuves, défaut de qualification pénale des faits, inopportunité des poursuites après que les intérêts économiques et financiers de l’état ont été garantis.
Il sera procédé sur le champ au transfert des biens gelés et saisis pour le compte de l’Office de gestion des biens gelés, saisis ou confisqués et le recouvrement des avoirs criminels, en vue d’en assurer la gestion prévue par la loi.
Le ministère public accompagnera l’instruction du dossier et introduira les réquisitoires adéquats en vue de, poursuivre toute personne dont la participation aux dites infractions sera révélée par l’instruction, rechercher et recouvrer par tout moyen, y compris les facilités offertes par l’entraide judicaire internationale, des biens frauduleusement acquis.
Le ministère public rappelle ici, que seul le pouvoir judiciaire, a la faculté, de donner aux faits leur qualification légale, d’apprécier les preuves et déduire les effets qui en découlent.
Il met en garde contre, toute publication de commentaire qui aura pour effet d’entraver le bon déroulement de l’instruction ou d’entacher l’indépendance de la justice ; les contrevenants s’exposeront aux sanctions prévues par les lois pénales.

Nouakchott, le 11 Mars 2021 Le ministère public.

©️ Crédit source: http://rmi-info.com/communique-de-la-direction-centrale-de-lutte-contre-la-criminalite-economique/

Mauritanie – Justice | Abdel Aziz sous contrôle judiciaire (Info RMI)

Le parquet général a accusé ce jeudi 11 mars 2021, l’ancien président Mohamed Ould Abdel mauritanien de “corruption, de blanchissement d’argent et enrichissement illicite” en vertu de loi 014/2016 portant sur la lutte contre la corruption.

En effet, le parquet général a ordonné également l’ouverture d’une enquête judiciaire après avoir a requis un contrôle judiciaire à son encontre.

Seulement le dossier de 13 collaborateurs a été transféré auprès d’un juge d’instruction et les autres ont été mis à la disposition de la justice.

À noter jusqu’ici le parquet général n’a émis aucun mandat de dépôt ni de détention préventive.

La rédaction

©️ Crédit source: http://rmi-info.com/abdel-aziz-sous-controle-judiciaire/

Vers un transfert temporaire de Ould Abdel Aziz dans une villa placée sous surveillance

Zahraa – La justice transférera temporairement l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz dans une villa gardée relevant de Nouakchott Ouest, où il restera deux semaines, avant d’être placé dans l’une des prisons centrales à l’intérieur du pays, ont révélé des sources généralement bien informées, rapportées par Zahraa Chinguetti.

La première vague des prévenus, y compris l’ex Chef de l’Etat quittera momentanément le palais de justice, le mardi soir en direction de villas louées par le ministère de la Justice, tandis que le sort de la seconde vague sera tranché demain mercredi 10 mars courant, indiquent les mêmes sources.

Il est prévu que l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz soit interné dans la prison de Nbeika, relevant de la wilaya du Tagant, avant le mois béni du Ramadan, indique-t-on.

Article paru sur Zahraa et traduit de l’Arabe par Cridem

http://www.zahraa.mr/node/26475

©️ Crédit source: https://cridem.org/C_Info.php?article=746532

Mauritanie | Voici la liste des personnes soupçonnées de corruption convoquées devant le procureur de la République


Al-akhbar – Identités des 15 principales personnalités appelées à se présenter ce mardi 9 mars 2021 devant le parquet général.

Le procureur de la République près du tribunal régional de Nouakchott Ouest, s’apprête à émettre des accusations contre un certain nombre de personnalités, dans le cadre des dossiers de corruption les plus célèbres de Mauritanie, dont en tête l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Ci-après la liste des personnalités les plus en vue devant comparaître devant le parquet ce mardi 9 mars 2021 :

1- l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz,

2- L’ancien Premier ministre Yahya Ould Hademine,

3- l’ancien Premier ministre Mohamed Salem Ould Bechir,

4- L’ancien ministre des Finances Moctar Ould Diay,

5- L’ancien ministre des pêches Nany Ould Chrougha,

6- L’ancien ministre du Pétrole Mohamed Ould Abdel Vettah,

7- L’ancien ministre Justice Dia Moctar Malal,

8- L’ancienne ministre de l’habitat Amal Mint Maouloud

9 – L’ancien ministre de l’équipement et des transports, Mohamed Abdallahi Ould Oudaa,

10 – L’ancien ministre du Commerce Ba Ousmane,

11- L’ancien ministre de la Santé Ahmed Ould Jelvoune,

12- L’ancien ministre -secrétaire général du gouvernement, Niang Djibril

13- Le Directeur Général d’ATTM, Ely Ould Veirick

14 – L’ex Directeur Général de la SOMELEC Mohamed Salem Ould Ahmed, dit (Merkhi)

15- Le gendre de l’ancien président Ould Abdel Aziz Mohamed Ould Msamboue.

Article paru sur Al-akhbar

Traduit de l’Arabe par Cridem

alakhbar info

©️ Crédit source: https://www.facebook.com/297319407063485/posts/3559939737468086/ – Page Mauritanie

SÉNÉGAL, UNE DÉMOCRATIE À LA DÉRIVE | Felwine Sarr (via SENEPLUS)

L’élimination d’opposants politiques de la course aux élections présidentielles est une constante de la scène politique ouest-africaine. Les moyens sont hélas bien connus : accusation de détournement de deniers publics ou de fraude fiscale, remise en cause de la nationalité du candidat, exils, bannissements, emprisonnements, mandats d’arrêt internationaux, instrumentalisation de la justice et du parlement. La panoplie est vaste et l’imagination de nos gouvernants en ce domaine est fertile.

Sous nos latitudes, lorsque l’on accède au pouvoir, on le garde. On révise la constitution pour rester plus de mandats que prévu ; à défaut, on ne la respecte pas, on en tort l’interprétation à l’aide de juristes vénaux ou de conseils constitutionnels aux ordres. On inféode les contre-pouvoirs. De la démocratie, on ne retient que les formes institutionnelles et l’on s’empresse d’en évacuer le sens et la substance. On achète quand on peut certains organes de presse pour museler l’expression libre, on entrave le droit à la manifestation des citoyens pourtant garanti par la constitution, on restreint l’espace publique et les libertés individuelles, on intimide les voix dissonantes. Au lendemain d’élections formelles, scrutées par des observateurs nationaux et surtout internationaux (lorsqu’on les a admis), on quête le satisfecit de la communauté internationale sur la validité et la transparence du processus. Une fois ce blanc-seing en poche, l’on s’en retourne affamer la population, entretenir ses clientèles politiques, jouir du pouvoir et de ses démesures, trahir le contrat social du bien-être partagé, d’égalité des chances et de justice sociale au nom duquel on a été élu. À quelques exceptions près, l’on ne se prête au jeu de la compétition électorale qu’une fois que l’on s’est assuré que l’on a assez maitrisé la machinerie électorale et/ou que les adversaires les plus sérieux ont été éliminés du jeu. L’adage est connu, sous nos cieux, quand on a le pouvoir, on n’organise pas les élections pour les perdre, a moins de s’être assuré d’une succession qui vous absout de la redevabilité nécessaire de l’action publique, une fois redevenu un citoyen normal.

Nous avons tous été témoins de l’évènement. Une affaire privée opposant un leader politique de l’opposition et une citoyenne sénégalaise dont le théâtre fut l’intimité d’un salon de massage est devenue une affaire d’État. Ousmane Sonko, leader de Pastef est accusé de viol par la citoyenne Adji Sarr. Cette affaire aurait pu (due) être tranchée devant les tribunaux compétents, dans le temps normal de la justice sénégalaise, en respectant les droits des deux parties, dans une sérénité qui nous aurait éloignés de tout soupçon de machination ou de non-impartialité. Au lieu de cela, le domicile du leader du Pastef fut assiégé dès les premiers jours de l’affaire par les forces de l’ordre. Ce qui d’emblée a conféré à cette affaire un caractère politique. L’on s’est empressé de mettre en branle contre lui l’appareil judiciaire avec une célérité que l’on ne connaissait pas à notre justice, tordant au passage quelques règles de droit. L’accusé, Ousmane Sonko, a vu en une dizaine de jours son immunité parlementaire levée. En dépit du fait que les procès-verbaux des auditions des gendarmes, qui ont fuité, induisent chez toute personne censée et impartiale un sérieux doute sur la qualification des faits, le procureur de la République, maître des poursuites, décida de mettre en branle la massue judiciaire, car c’est bien de cela qu’il est question, quand il s’agit d’opposants au régime en place dont on prend au sérieux les prétentions au trône. L’affaire Khalifa Sall est là pour nous édifier. L’extrême impartialité dont il a été l’objet nous a tous laissé un goût amer, mais surtout a allumé dans nos cerveaux une alerte, qui s’est mise à tinter lorsque l’on a vu s’esquisser le même scénario. Un étrange et persistant sentiment de déjà-vu nous a habités. Rappelons juste que l’accusé Ousmane Sonko a obtenu pour une première participation aux élections présidentielles de 2019, plus de 15 % des suffrages des Sénégalais, ce qui fait de lui en l’absence d’une gauche sénégalaise et d’une réelle alternative politique, un candidat sérieux aux prochaines joutes électorales. Il s’agit d’analyser ce que l’évènement nous révèle et la vérité dont il est porteur quant à la nature de notre vie politique nationale. La tournure que prend cette affaire est l’expression d’une crise profonde de notre démocratie, qui par ailleurs, se vante d’être exemplaire en se comparant toujours à moins aboutie qu’elle sur le continent.

Depuis Wade, l’affaiblissement et la corrosion des acquis de la démocratie sénégalaise est une douce pente que nous avons empruntée. N’eût été le sursaut du 23 juin 2011 et du 25 mars 2012 ; notamment le barrage des Sénégalais et des Sénégalaises à sa tentative d’installer un ticket présidentiel ne requérant que 25 % des suffrages pour être élu, et celle de briguer un troisième mandat anticonstitutionnel, nous n’en serions pas là aujourd’hui. Une dévolution monarchique du pouvoir nous guettait. Le M23, Y en A Marre, Devoir de résistance, l’opposition, la société civile, les syndicats, les citoyens et les citoyennes sénégalaises, nous en ont préservé.

Les idéaux pour lesquels nous nous sommes battus en 2012 : le raffermissement de notre démocratie par des réformes institutionnelles adéquates, l’équilibre des pouvoirs, la justice sociale, la redevabilité, l’égalité des citoyens devant la loi, l’élimination de la corruption ont été continuellement érodés depuis. Nous avons vu des personnages emblématiques du régime de Wade contre lequel nous nous sommes élevés en 2012, transhumer vers la majorité présidentielle, certains reniant urbi et orbi leurs engagements précédents ; des individus soupçonnés de détournement de deniers publics, certains épinglés par les rapports des corps de contrôles de l’État, retrouver grâce aux côtés du Prince. La déliquescence morale de la vie politique a amené la plupart des citoyens de ce pays à considérer la politique comme le lieu par excellence de l’expression des cynismes et de l’affrontement des opportunités, alors qu’elle doit être cet espace où la communauté configure son destin et œuvre à réaliser ses aspirations les plus élevées. Ceci est aussi dû en partie au fait que nous avons déserté ce lieu, jugeant son air peu respirable. À quoi avons-nous assisté ces dernières semaines ? Des activistes exerçant leur droit de protestation arrêtés et jetés en prison, une chasse des partisans de Pastef, des citoyennes manifestant leur soutien à leur leader, embarquées par la police, des journalistes entravés dans l’exercice de leur profession. D’ailleurs, ces dernières années la couleur fut annoncée ; plusieurs opposants ont fait l’expérience de la prison, l’embastillement récurrent d’activistes exerçant leur liberté de critique (Guy Marius Sagna en est devenu l’emblème. Il est actuellement détenu en isolement au Cap Manuel dans des conditions indignes) ; une Sénégalaise, Oulèye Mané, ayant fait circuler dans son WhatsApp une caricature du chef de l’État, Saer Kébé, un jeune lycéen de 16 ans ayant tenu des propos contre Charlie sur les réseaux sociaux se sont retrouvés eux aussi en prison. Le Sénégal est pourtant le pays d’une liberté d’expression gagnée de haute lutte. Nous sentions bien que liy raam ci nag ba la jëm.

De la multitude des faits que l’on pourrait égrener à l’infini, il s’agit cependant de passer au paradigme. Nous avons vécu ces dernières années une série de dépossessions démocratiques et c’est ce cycle que nous devons arrêter. La démocratie, plus qu’une forme d’État est une figure réelle de la vie politique. Elle nous engage à défendre ce qui fait tenir ensemble la société. Et l’un de ces piliers est la Justice. Dans notre contexte, la question est autant l’exercice du pouvoir, les normes auxquelles ce pouvoir est soumis, que les finalités qu’il se donne. Un pouvoir séparé de l’idée de justice, que rien n’équilibre plus, qu’aucune digue ne retient, ivre du monopole de l’exercice de la force publique, est exposé à toutes les dérives. Et Dieu sait que les tâches auxquelles il doit s’atteler pour les bien-être des populations sénégalaises vulnérabilisées sont nombreuses. Faut-il rappeler à ceux qui l’exercent que c’est nous qui le leur avons confié pour un temps, afin qu’ils s’attèlent aux conditions de notre plus grand bien ? Le leader de Pastef alors qu’il se rendait à la convocation de la justice été arrêté pour troubles à l’ordre public et placé en garde à vue dans les locaux de la section de recherche de la gendarmerie à Colobane.

Le sursaut auquel nous devrons notre salut est aujourd’hui dans le camp de la Justice. C’est à elle de restaurer l’État de droit et de juger les faits par une instruction impartiale. Il lui faut trancher le contentieux Ousmane Sonko et Adji Sarr par un jugement équitable, en dehors de tout agenda politique. Notre salut est aussi dans la vigilance et l’engagement des citoyens et citoyennes, à défendre l’idée que nous nous faisons de ce que la communauté doit devenir. Il s’agit pour nous de ne pas nous laisser déposséder de la capacité de configurer notre destin collectif. Au-delà de la bataille présente pour une démocratie réelle et une justice impartiale, il nous faudra sérieusement nous atteler à construire une véritable alternative sociale et politique et refonder ainsi la nation sénégalaise.

©️ Crédit source: https://www.seneplus.com/opinions/senegal-une-democratie-la-derive

Décharge d’ordures à Teverit| la communication du commissariat aux droits de l’homme (La Vision Fr)

Le Commissaire aux droits de l’homme, M. Mohamed El Hacene Ould Boukhreiss, a confirmé les excuses du gouvernement pour ce que les habitants du village de Teverit ont subi lors de leurs manifestations, exprimant sa pleine disponibilité à écouter les demandes des habitants pour rendre les choses claires. Un communiqué publié par le Commissariat aux Droits de l’Homme a expliqué que le commissaire a rencontré, hier, le comité représentant les habitants du village, qui revendiquent la fermeture de la décharge d’ordures située à leur proximité.
Lors de la réunion, le commissaire a appelé à plus de concertation et de coordination entre le gouvernement et le comité représentant les habitants du village, afin de parvenir à une solution convenable.
Le dit comité a présenté les revendications des habitants qui disent subir des désagréments et préjudices causés par la décharge et insistent sur la nécessité d’appliquer la décision de la Cour Suprême de fermer la décharge et de traiter ses effets.
Le communiqué du commissariat a précisé que le comité a exprimé «sa satisfaction de la compréhension par le gouvernement du problème dans ses multiples dimensions, à travers les excuses du commissaire, et sa pleine disponibilité à coordonner avec le gouvernement pour résoudre le problème et clore le sujet».

#Mauritanie
#Actuvision

©️ Crédit source: https://www.facebook.com/207091683265307/posts/755912165049920/

IRA Belgique | le président Biram Dah Abeid appelle à un soutien ferme autour du blogueur Hacen Abbe

Un responsable IRA Belgique, Monsieur Hacen Abbe a publié un post FB avec une copie jointe d’une convocation par la Justice.

Selon les éléments de son post, il fait l’objet d’une plainte introduite par l’homme d’affaires  mauritanien Bouamatou via ses avocats en Belgique.

• Voici le contenu du post :

« J’ai reçu une Citation à comparaître concernant une plainte à mon égard formulée par l’homme d’affaires Mohamed Ould Bouamatou.
Heureusement ,  la justice belge n’est pas une justice mauritanienne sous l’emprise des politiciens et des hommes d’affaires influents, Una telle plainte ne decouragera en rien mes engagements à continuer à dénoncer la corruption en Mauritanie , peu importe ce que cela me coûtera. Rendez-vous au tribunal. » Datant du 24 janvier 2021 https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1523023774559259&id=100005549530383

Ainsi ces dernières heures, une mobilisation est enclenchée au sein des milieux militants Iraouis pour soutenir ce militant droit-de-l’hommiste. Le président de Réseaux IRA-MAURITANIE, le député Biram Dah Abeid a dans un audio whatsapp, lancé un appel solennel de soutien en saluant l’engagement historique de Hacen Abbe. Selon le leader abolitionniste, cette attaque contre ce blogueur est une attaque contre « Tous les Justes du Monde« .

Par la voix de notre BLOG, nous exprimons notre soutien militant et citoyen à ce responsable Iraoui investi dans l’engagement droit-de-l’hommiste et de liberté d’expression.

©️ Par KS pour le BLOG

L’ALLEMAGNE IMPOSE LES FEMMES DANS LES DIRECTIONS DES GRANDES ENTREPRISES

Le Figaro – L’Allemagne va imposer la présence de femmes dans les conseils d’administration de grandes entreprises cotées en Bourse, selon un projet de loi présenté mercredi par le gouvernement de la première économie européenne qui accuse un net retard sur la question.

Selon le texte, qui doit encore être adopté par les députés, au moins une femme devra siéger dans les instances dirigeantes des entreprises allemandes comptant plus de trois administrateurs. La nomination de femmes sera également obligatoire dans les conseils d’administration de sociétés où l’État est actionnaire et plusieurs organismes publics.

«Nous pouvons montrer que l’Allemagne est sur la voie pour devenir une société moderne, porteuse d’avenir», a déclaré à la presse la ministre de la Famille, sociale-démocrate, Franziska Giffey qui a porté le texte avec sa collège de la Justice.

Cette dernière, la sociale-démocrate Christine Lambrecht, a salué un «signal important pour les femmes hautement qualifiées» appelant les entreprises à «utiliser la chance» offerte par ce quota pour accroître la féminisation des postes de direction.

D’après une récente étude de la fondation germano-suédoise Allbright, les femmes ne représentent que 12,8% des membres des conseils d’administration des 30 sociétés cotées du Dax, l’indice vedette de la Bourse de Francfort. Pour les trente plus grands groupes de chaque pays, cette proportion est de 28,6% aux États-Unis, 24,9% en Suède, 24,5% en Grande-Bretagne et 22,2% en France, indique cette étude.

Une avancée jugée insuffisante

Le projet de loi, qui devra être voté avant la fin de la mandature en septembre, était soutenu par la chancelière Angela Merkel mais a rencontré de nombreuses résistances au sein de son parti conservateur (CDU) qui gouverne avec les sociaux-démocrates du SPD. Il est aussi critiqué par une partie du patronat qui dénonce une ingérence dans la gouvernance des entreprises.

L’avancée est jugée insuffisante par les défenseurs de la parité qui estiment que l’impact du quota ne concernera qu’un nombre limité d’entreprises privées. Au total, 73 entreprises seraient concernées par le changement de règle, dont 32 n’ont actuellement pas de femme dans leur conseil d’administration, selon le groupe de réflexion FidAR, qui prône la représentation des femmes au sommet des entreprises.

Tout en saluant le projet de loi, l’institut de recherche économique allemand DIW a estimé que la participation des femmes aux instances dirigeantes des groupes du pays continue d’évoluer à un «rythme d’escargot».

Par Le Figaro avec AFP

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