🟢 Activités Gambanaaxu 15/12/2021 | Visite de courtoisie auprès du doyen, l’anthropologue Yaya SY en région parisienne.

Au nom de toute la mouvance abolitionniste et anti-esclavagiste soninké GANBANAAXU , une équipe s’est rendue pour une visite de courtoisie auprès notre oncle, l’universitaire Historien Pr Yaya SY séjournant à Paris ces jours-ci. Une figure intellectuelle reconnue pour ses travaux académiques sur la société soninké et sur les données historiques du phénomène de l’esclavage à travers l’Histoire d’une manière générale. Ses contributions intellectuelles et différents apports, ont été d’une grande utilité aux idéaux portés par notre engagement.

Pr Yaya SY autour Hademou Coulibaly, Koundou Soumaré et Abdoulaye Traoré



• Lire 👇🏿 sa dernière contribution médiatique à l’occasion du sinistre anniversaire de la tuerie de 4 membres militants anti-esclavagistes #soninkés à Djandjoumé le 1 septembre 2020 – https://soninkideesjose.wordpress.com/2021/09/01/nous-ne-vousoublierons-jamais-par-yaya-sy-les-crimes-de-lesclavage-par-ascendance-chez-les-soninkes/

~ À Lire également : https://soninkideesjose.wordpress.com/2020/06/10/lapproche-globale-sur-les-problematiques-liees-a-lesclavage-la-reaction-de-lanthropologue-pr-yaya-sy/

–Élément média par KS pour le BLOG

✓Mauritanie 🇲🇷 | Communiqué d’Alliance Gambanaaxun Fedde relatif au discours du Président de la République à Ouadane



Alliance Gambanaaxun Fedde – Ces derniers jours, la 10ème édition du festival des Cités du Patrimoine s’est ouverte dans la ville historique de Ouadane. Un événement culturel et artistique d’une grande portée en Mauritanie chaque année.

À cette occasion, le président de la République, Monsieur Mohamed ould Cheikh El Ghazouani a relevé dans son discours d’une teneur d’appel historique à l’endroit du Peuple, les clichés sociaux dégradants qui affectent certaines couches sociales dans nos populations. Avec une référence tacite aux différents préjugés tenaces construits culturellement qui humilient par exemple nos vaillants compatriotes forgerons et d’autres.

Extrait de son discours : « Il est grand temps de débarrasser notre patrimoine culturel des séquelles de cette abominable injustice et de rompre définitivement avec les préjugés et les images stéréotypées qui sont en porte-à-faux avec la réalité et en flagrante contradiction avec les préceptes de la Charia et les règles du droit tout comme elles fragilisent la cohésion sociale et l’unité nationale et handicapent le changement des mentalités qu’édictent la notion de l’Etat de droit et le concept de citoyenneté. » Lire la suite https://fr.ami.mr/Depeche-61731.html .

Nous saluons cette prise de parole claire en haut lieu notamment par le Président de la République sur une situation qui relègue socialement et politiquement une large composante dans nos différentes communautés. Chez nous les Soninkés, les descendants d’esclaves vivent d’innombrables discriminations au niveau communautaire et sur l’échelle nationale également.

Les nominations techniques ou politiques se font généralement sur des bases patronymiques et d’extraction sociale. Hormis quelques éléments cooptés par stratégie trompeuse de faire-valoir, nos pointures intellectuelles sont invisibilisées et ignorées dans les cercles communautaristes se proclamant historiquement à tort représentatifs de la communauté auprès des pouvoirs étatiques. Un ordre de choses injuste qui a trop longtemps lésé notre couche sociale à tous les niveaux (à titre d’exemple ; exclusions de propriété foncière, de l’imamat…).

Avec ce discours présidentiel, nous attirons solennellement l’attention des hautes autorités avec Monsieur le Président de la République en tête, sur notre situation en tant qu’entité sociale des descendants d’esclaves soninkés gravement discriminée sur différents plans alors que numériquement nous représentons beaucoup.

Le corpus linguistique soninké est truffé des clichés esclavagistes et ces dernières années pour contrer notre éveil massif pour des réformes contre ces mentalités rétrogrades, d’autres groupuscules réactionnaires soutenus par des cadres politiques et autres fonctionnaires dits soninkés de caste noble et affiliés socialement se sont levés pour défendre ouvertement des comportements et des discours apologétiques de l’esclavage par ascendance dans la communauté.

Nous, Alliance Gambanaaxu regroupant les ONG suivantes: ARMEPES siégeant en France; UVDS siégeant en RIM (Nouakchott); AMEES siégeant en RIM (Nouakchott) et l’association GAMBANAAXU FEDDÉ-Mauritanie en phase de reconnaissance par l’Etat, soutenons et appuyons le discours historique et visionnaire du président de la République.

Plus que jamais en citoyens consciencieux, nous réclamons un traitement juste et égalitaire de la part des autorités publiques à tous les niveaux (communal, arrondissement, départemental, régional et national).

~Nos contacts : Cissé Ibrahima DIALLO

cissediallo2001@yahoo.fr

Whatsap : +33695170938

Tel: 48 72 59 78 / 34 80 85 45

Nouakchott 13 décembre 2021

L’alliance Gambanaaxun Fedde (Amees, Uvds, Gambanaaxu Fedde-RIM et Armepes)

✅ Armepes-France | Éléments médiatiques sur la participation de notre responsable chargé des problématiques religieuses et d’éducation, Dr Diallo Djibril au colloque international de Bamako.



L’atelier qui s’est tenu sous le titre « Mobilité, Mobilisation et Déplacement dans l’Afrique de l’Ouest « Post-esclavage » a eu lieu au Centre Point Sud Bamako, du 1 au 4 Décembre 2021. Il a réuni plusieurs organismes et entités d’études universitaires autour des thématiques définies à explorer.



Ainsi notre représentant Dr Diallo Djibril s’est penché sur le cas d’Armepes-France comme association mère du dynamique mouvement anti-esclavagiste transnational Ganbanaaxun Fedde. Sa communication faite en deux temps en distanciel et en présentiel par la suite, a abordé largement avec brio les circonstances qui ont présidé la création de l’association Armepes il y’a une décennie pour enclencher un éveil abolitionniste par une large activité de sensibilisation au sein de la communauté soninké. Par la suite il a détaillé les réalisations de notre association de l’année en cours 2021 et les projections en terme de perspectives pour l’année 2022.



Nous saluons les organisateurs de ce colloque international pour l’intérêt et la visibilité occasionnés. Et également un mot des félicitations à l’endroit de différent.e.s participant.e.s pour leurs fructueuses contributions. Notamment celles de nos partenaires Malien et Gambien avec Diaguily Kanoute (RMFP/Gambana Mali) en présentiel et Bakary Trawally (Ganbana Gambia) en distanciel, qui ont permis un éclairage pertinent autour des problématiques liées à la lutte contre l’esclavage par ascendance en milieux Soninké.



6 décembre 2021

— La cellule de communication Armepes-France

✓Hommage – Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage | Mon combattant anti-esclavagiste de la journée du 2 décembre 2021!



Il s’appelle Mahamadou Sidibé, soninké malien originaire du village de Kremis. Beaucoup d’entre nous ont visionné l’élément média du reportage FRANCE 24 https://youtu.be/Hh1WfUQxOaA datant d’à peine 2 ans. Le monsieur entouré par une foule hystérique et haineuse demandant qu’on l’attache et qu’on le frappe parce qu’il est Gambana, c’était lui. Traîné, humilié et ligoté, parce qu’on lui reproche d’être militant actif contre l’esclavage par ascendance dans la communauté soninké en Afrique de l’ouest aujourd’hui en ce 21 ème. Nous avons eu l’opportunité de le rencontrer il y a un mois à Kayes (26-27/10/2021) parmi les militants victimes invités comme témoins lors du forum d’octobre avec le programme Esclavage et Migrations Forcées – EMiFo . Il en ressort de son témoignage lors de nos échanges, ce qu’on a pu constater et rapporter ailleurs en milieux Soninké ces dernières années, ceux qui s’affichent abolitionnistes en refusant les coutumes de l’esclavage par ascendance, subissent mise en quarantaine, embargo social, contraintes indirectes, accusations fallacieuses et harcèlements de tout genre. Ainsi dans leur zone, ils sont considérés comme indésirables sans la soumission à cet esclavage statutaire sous couvert de sinistres traditions dites ancestrales.



Il a tenu et il tient à cet éveil pour la restauration sociale d’une dignité tant bafouée par diverses assignations liées cet abject esclavage par ascendance. Nous sommes au cœur de l’Afrique, le continent qui fut gravement saigné diverses traites (atlantiques et sahelo-saharienne) . Si cette Afrique colonisée et néo-colonisée compte se libérer de l’impérialisme extérieur, les forces agissantes et mobilisatrices notamment parmi la jeunesse doivent revoir et réactiver une dynamique globalisante en secouant nos travers traditionnels et religieux. Nos aristocraties « pacotilles » (anciennement collabo occasionnels des colons) en total déphasage avec la marche du troisième millénaire, sont source d’un immobilisme multidimensionnel rendant rédhibitoire tout véritable éveil de conscientisation profonde, cohérente et massive. Feu Thomas Sankara ne s’était pas trompé lorsqu’il laissait clairement entendre que la révolution de masses pour un développement global et digne a comme ennemis intérieurs; les féodaux et les fonctionnaires embourgeoisés . Malheureusement de grandes incohérences continuent de marquer certains mobilisés dits panafricains anti impérialistes. Ils clament et réclament avec verve la souveraineté africaine pour de bon face aux multiples systèmes (occidentaux et autres) qui essaiment en prédateurs impitoyables de nos ressources naturelles. Et de l’autre côté, on essaie d’ignorer nos bizarreries sociales et traditionnelles qui persistent « pompeusement » par lesquelles on indexerait l’activisme antiesclavagiste et abolitionniste que Mr Sidibé et ses camarades mènent avec le soutien important des différents acteurs nationaux et internationaux (ONG, institutions, universitaires…), comme une forme de collusion avec l’ennemi extérieur dit-on. l’Afrique Noire du côté Ouest en tout cas a besoin d’un nécessaire travail mémoriel sur les problématiques liées à l’esclavage intérieur afin de se dire de certaines vérités thérapeutiques pour les mentalités. En milieux occidentaux, on déboulonne les statues de certaines figures historiques à problèmes avec la traite transatlantique, chez nous il nous faut dissoudre les références organisationnelles foncièrement discriminatoires considérées à tort comme sacrées. Aujourd’hui je dirais que monsieur Sidibé est devenu un autre type d’Africain par sa bravoure et sa détermination. Si on était au 18 ème, ceux qui l’ont traité comme vu dans ce reportage, l’auraient vendu au premier marchand (Blanc ou Noir) d’esclaves qui passe par là. Ces agissements d’une haine viscérale contre les personnes qui revendiquent leur normale dignité face aux humiliations coutumières, nous édifient beaucoup pour savoir que certains africains étaient/sont résolument esclavagistes hier et aujourd’hui par les mentalités.



✓ l’élément média via Ligne Directe Les Observateurs – France 24 https://youtu.be/Hh1WfUQxOaA

— KS pour le BLOG

✓Regardez la Vidéo « Conférence de Dr Ba Boubou et Dr Diallo Djibril sur le vivre ensemble soninké » [YouTube TV Tooba] | Journée culturelle – A.R.D.J.E

— Ci-après l’élément média TV Tooba lors la journée culturelle organisée par A.R.D.J.E , l’aile associative Ganbanaaxu Diogountourou en France. Une séance de conférence-débat animée par Messieurs Dr Boubou BA et Dr Djibril DIALLO avec comme modérateur Ibrahim DIALLO (TV Tooba) :

✓Mali : lutte contre l’esclavage par ascendance | Une nouvelle circulaire ministérielle en date du 11 novembre 2021

Le phénomène de l’esclavage par ascendance défraie tristement d’une manière récurrente l’actualité au Mali. Des militants anti-esclavagistes ont subi diverses violations des droits humains dans plusieurs localités du pays notamment dans les régions de Kayes et Koulikoro. Pour rappel il y a plus d’une année juste, 4 militants abolitionnistes Gambana (pères de famille de 42 ans à 73 ans) du village soninké de Djandjoumé, avaient été sauvagement assassinés chez eux et jetés dans les eaux pluviales (dans la nuit du 1 septembre 2020). Des extrémistes adeptes des coutumes esclavagistes du village groupés en milices criminelles sont les auteurs identifiés (29 sont derrière les barreaux en attente d’un procès) … Lire https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=26219&LangID=F.

Les 4 militants anti-esclavagistes assassinés à Djandjoumé (1/9/2020) : Mountakha Diarrisso, Youssou Cissoko, Gossi Cissoko et Hamet Cissoko.

Dans des tentatives du gouvernement pour enrayer ce phénomène odieux qui pose des problématiques sécuritaires évidentes, les termes de cette nouvelle circulaire ministérielle clarifient davantage son approche de traitement. Il est plus qu’urgent qu’une loi spécifique soit mise en place contre l’esclavage par ascendance sous toutes ses manifestations sociales (notamment l’apologie discursive et comportementale).

KS pour le BLOG

✓Témoignage émouvant qui marque | La Mémoire de la tante Hawa Cissoko de Bouyagui.



Ici notre tante et mère Hawa Cissoko rencontrée au Mali lors de l’événement Atelier de formation au Plaidoyer du programme Esclavage et Migrations Forcées – EMiFo . Âgée d’à peu près 70 ans, elle est originaire du village de Bouyagui. Ce village est un village-Liberté comme quelques-uns dans la région de Kayes. Des villages historiques fondés par des communautés qui refusèrent la servitude esclavagiste dans d’autres localités. Selon son témoignage recueilli dans nos échanges très touchants, leurs ancêtres sous le joug esclavagiste quittèrent en pleine nuit un autre village des environs pour aller débroussailler et occuper l’endroit du site actuel du village Bouyagui. Un autre ressortissant du village, l’enseignant Waly Traoré nous apprend que cet événement marquant la révolte fondatrice de leur libération historique, se serait passé dans la nuit du 10 juillet 1914. À l’époque, l’ordre colonial français régnait dans la zone, on dirait que les autorités d’antan essayaient plus ou moins avec leurs intérêts mis bien à l’abri certainement, de pencher davantage vers les libérations des esclaves dans la zone. Aujourd’hui après plus d’un siècle de cette période et 60 ans après nos indépendances, nos propres autorités traînent à nommer et à éradiquer un phénomène qui a un prolongement sociétal et temporel facilement détectable dans nos différentes communautés.

L’histoire de ce village est relatée dans le film doc réalisé par Dr Marie Rodet les Diambourou https://vimeo.com/245704895 .

Lire également https://soninkideesjose.wordpress.com/2019/11/01/%E2%9C%85apres-le-visionnage-du-film-les-diambourou-quel-impact-pour-notre-militantisme-ganbanaaxu-fedde/

–En photo avec Mr Goudia Konate (journaliste) et président Gaye Tene Traoré à l’USJPB Bamako.

Par KS pour le BLOG

✓Un aperçu descriptif sur notre quinzaine de jours au Mali pour l’événement EMifo atelier de formation au plaidoyer | Notes vidéos et photoreportage.



C’est dans le cadre du programme de recherche-action Esclavage et Migrations Forcées – EMiFo sous la direction de la chercheuse-historienne Dr Marie Rodet de SOAS Université de Londres via un consortium universitaire et d’ONGs, que s’inscrivent ces activités impliquant différents intervenants. Militants anti-esclavagistes locaux et ceux de la diaspora, société civile, journalistes, blogueurs, représentants traditionnels et corps administratifs. L’esclavage par ascendance historiquement sous le sceau d’un tabou, est aujourd’hui un phénomène touché à vif publiquement.

Une prise de conscience d’une certaine ampleur grace à la mobilisation militante courageuse enclenchée depuis 5 ans par le mouvement GAMBANA notamment dans les milieux soninkés en Afrique de l’ouest et les diasporas. Ainsi cette action de formation au plaidoyer organisée du 18 au 22 octobre 2021 à l’USJPB (Université des Sciences Juridiques et Politiques de Bamako) de Bamako, visait une mise à jour en techniques de plaidoyer pour les différents acteurs-cibles afin de permettre plus d’efficacité et de réussite dans l’engagement militant contre l’esclavage par ascendance. Après la riche et instructive semaine bamakoise, un Forum de 2 jours (26 et 27 octobre 2021) à Kayes sous le patronage administratif du gouvernorat a permis de produire un document-synthèse des 16 recommandations…Lire https://soninkideesjose.wordpress.com/2021/10/30/%e2%9c%93forum-de-kayes-du-26-et-27-octobre-2021-les-principales-recommandations-remises-aux-autorites-regionales/ .



La délégation GAMBANA de la diaspora est composée du président d’Armepes-France Mr Gaye TRAORÉ, l’initiateur du forum Ganbanaaxu Fedde (le 5 octobre 2016) et 2 membres de son bureau exécutif Aboulaye TRAORÉ et Koundou SOUMARÉ, de Madame Hassa KONATE (RMFP Gambana-Mali) et de cheikh Adama BATHILY, un lettré Juste militant contre les coutumes esclavagistes dans la communauté soninké.

Veillez retrouver différents éléments médias photos et vidéos sur ce périple droit-de-lhommiste et visites auprès de victimes et rescapés (Bamako, Kayes, Diema et Nioro) :

©️ Récit et Éléments médias par KS

✓Forum de Kayes du 26 et 27 octobre 2021 | Les principales recommandations remises aux autorités régionales.

Ci-après les recommandations remises aux autorités régionales de Kayes à l’issue du forum du 26 – 27 octobre 2021. La suite pratique d’un atelier de formation au plaidoyer de la semaine du 18 au 22 octobre à Bamako à USJPB, organisé par un consortium ONGs et un partenariat universitaire via le programme « Esclavage et Migrations Forcées – EMiFo » dirigé par Dr Marie RODET. Ainsi d’une synthèse de différentes recommandations émises par la société civile Kayesienne (milieux associatifs, représentants traditionnels, milieux de médias et la jeunesse) et les représentants Gambana (Diaspora et Locaux), un document a été arrêté et remis au chef de cabinet du gouverneur, Mr Amadou DICKO.

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✓Recommandations du Forum de lutte contre l’esclavage, pour le vivre ensemble et la paix au Mali.

Les participants recommandent :

  1. Adoption d’une Loi criminalisant l’esclavage par ascendance (sous toutes ses manifestations sociales et coutumières notamment l’apologie)
  2. Application immédiate de la charte de cohabitation issue du Forum Régional d’entente sociale du 18 août 2021 à Kayes par des arrêtés municipaux, préfectoraux et ministériels.
  3. Plus de synergie d’action entre les acteurs de la société civile et les représentants du Gambana.
  4. Mise en place d’un cadre de concertation et d’alerte au niveau local et régional.
  5. Rédaction d’un rapport semestriel et annuel au niveau régional et national.
  6. Démarches auprès de leaders religieux (Haut conseil islamique et les représentants des chrétiens) pour une prise de position publique contre l’esclavage par ascendance au Mali.
  7. Libre accès aux biens communs (eau, champs..) et la fin des privations de jouissances (embargo social à cause du refus d’esclavage par ascendance)
  8. Prise en charge par les autorités des personnes déplacées victimes du phénomène de l’esclavage par ascendance.
  9. Campagne de sensibilisation en accord avec l’État sur le territoire national.
  10. Nouer un partenariat avec le ministère de l’éducation nationale afin de sensibiliser et d’informer le monde éducatif sur l’esclavage par ascendance.
  11. Intensifier la communication et la sensibilisation à travers les médias à tous les niveaux (par exemple les lieux de cultes)
  12. Forte implication du ministère des maliens établis à l’extérieur dans la sensibilisation de la diaspora pour l’arrêt du financement des conflits intercommunautaires et intracommunautaires.
  13. Appui des autorités (communales, coutumières, religieuses et administratives) à la vulgarisation de la charte de cohabitation pacifique issue du Forum régional signée le 18 août 2021 à Kayes.
  14. Information et sensibilisation de la jeunesse sur le phénomène de l’esclavage par ascendance (causeries, débats, médias, milieux scolaires…).
  15. Implication des jeunes et des femmes dans tous les processus de lutte contre l’esclavage par ascendance.
  16. Organisation des foras sur les conséquences de l’esclavage par ascendance.

Kayes, le 27 octobre 2021

Le FORUM

© Pour la communication collectif Ganbanaaxu Fedde.

✓Communiqué de presse | l’Assemblée générale Armepes-France du 9 octobre 2021



L’association Armepes-France (Association des Ressortissants Mauritaniens pour l’Éradication de Pratiques de l’Esclavage et ses Séquelles) a tenu son assemblée générale ce jour à la Bourse du travail de Saint-Denis en région parisienne. Depuis de nombreux mois à cause de la situation sanitaire liée à la covid-19, cette rencontre tant attendue ne pouvait pas se tenir aisément. Le bureau exécutif (BE) dont le mandat de 4 ans avait pris fin il y a quelques mois, gérait la continuité militante de l’association provisoirement. Aujourd’hui c’est chose faite avec la reconduction par vote d’acclamatation de Monsieur Gaye TRAORÉ pour un deuxième mandat de président par l’assemblée générale.

L’association Armepes est fondée en 2010 et milite pour des réformes sociales au sein de la communauté soninké où sévissent certaines tares coutumières et sociales liées à l’esclavage par ascendance. Une grande mobilisation militante transnationale en milieux Soninkés est en cours depuis octobre 2016, date de la création du forum WhatsApp Ganbanaaxu Fedde par Gaye TRAORÉ (SG d’Armepes-France à l’époque). Forum d’échanges et de sensibilisation pacifique à succès qui a donné naissance au mouvement international Ganbanaaxu Fedde anti-esclavagiste et contre les discriminations criantes dans les milieux Soninké en Afrique et dans la diaspora.



Heureux mandat au président Gaye et son équipe collaboratrice. Plus de Paix et de Concorde autour de valeurs d’Égalité, de Citoyenneté et de Réelle Fraternité au sein de nos communautés et de nos pays.

Paris 9 octobre 2021

©️ Cellule Communication Armepes-France