Communiqué de presse d’ARMEPES-France et ses partenaires : stop aux injures haineuses de certains adeptes de féodalité soninkée !

Depuis quelques mois , la mouvance abolitionniste intracommunautaire soninké subie toutes sortes  d’attaques insultantes et apologistes d’une manière chronique et soutenue. En effet notre activisme pacifique de sensibilisation est particulièrement honni par des milieux féodaux et réactionnaires. Ces derniers ne ménagent aucun effort pour salir et agresser verbalement les membres actifs du mouvement GANBANAAXU FEDDE qui ne demande que la mise en place de certaines réformes sociétales en milieux soninkés. Ces demandes que nous estimons légitimes apparaissent comme un sacrilège pour certains esprits arrêtés au 16ème siècle. 

Ainsi par ce communiqué de presse, nous alertons les autorités mauritaniennes et françaises, mais aussi les consciences progressistes dans la communauté soninkée sur les manœuvres provocatrices et répétitives venant des milieux bien connus. Et nous tenons à rappeler ici certaines sorties langagières pour édifier l’opinion publique :
■ la création réactionnaire d’un mystérieux groupe Whatsapp appelé abusivement  « démocratia islamique » dont certains  membres se sont donné comme « activité joyeuse » un matraquage injurieux insultant la mémoire des ancêtres de ceux qui subissent aujourd’hui l’ordre féodal soninké. D’ailleurs plusieurs de nos membres ont introduit des mains courantes auprès de la police française concernant ces provocations incessantes d’éléments obsédés par notre militantisme pacifique. Nos procédures sont en cours à ce jour. 
■ En Mauritanie, à Nouakchott , un élément particulièrement virulent membre du groupe Whatsapp cité, dénommé Tapa Coulibaly pourtant d’extraction sociale esclave dans la communauté soninkée, s’attaque quotidiennement à nos membres en faisant à ciel ouvert l’apologie de l’esclavage. Très chouchouté par les milieux féodaux et réactionnaires, il se croit invincible et inatteignable par la loi en Mauritanie parce qu’il serait soutenu par certains policiers soninkés et d’autres personnes influentes proches du pouvoir. Ces derniers jours, il s’est permis via un audio de défi apologiste de l’esclavage, une attaque particulièrement virulente contre toute la communauté haratine de Mauritanie. Pour rappel la loi 2015-031 en Mauritanie dans son article 19 stipule : « Quiconque profère en public des propos injurieux envers une personne considérant qu’elle est esclave ou affilié à des esclaves, est puni d’un emprisonnement de six (6) mois à deux (2)  ans et d’une amende de vingt milles (20.000) à deux cent cinquante milles (250.000) ouguiyas. »
■ Aussi depuis plusieurs mois, un dénommé Boudalaye Adama camara, mauritanien vivant aux États-Unis, connu sous le pseudo via réseaux sociaux « Dommoone kagoro camara » , s’acharne également sur nous par toutes les voies manipulatrices à travers audios et vidéos avec traces matérielles disponibles à ce jour. Sa dernière sortie audio nous visant a été d’une immoralité abjecte. Il s’est réjoui d’un naufrage fluvial qui avait coûté  la vie à 9 personnes originaires du village de Guemou. L’accident s’était produit dans la journée du 15 juin 2017 au niveau du village de Sollou sur le fleuve Sénégal. Ce monsieur a stigmatisé ces victimes qui allaient pêcher, en disant qu’elles seraient mortes pour leur attrait pour la pêche qui serait le propre des esclaves selon lui.

Par ce communiqué en guise de témoin et d’alerte, nous exprimons nos inquiétudes sur des possibles actes violents à cause de ces multiples provocations qui ne  cessent pas depuis plusieurs mois et que nos membres sont à bout de supporter ces traitements humiliants et insultants pour eux et surtout pour leur mémoire ancestrale.

Paris 1 janvier 2018
La CECOM ARMEPES-France 

DIALLO Ousmane Kodoré, 2 ème vice-président ARMEPES-FRANCE alias LINKY nous conte l’histoire de Fegui.


https://youtu.be/yhMj26brIsc

ARMEPES-FRANCE – Après Yimbi Kumma, le 2ème vice-président de l’ONG- ARMEPES-France, M. Diallo Ousmane Kodoré alias LINKY son nom d’artiste, natif de Toulel, vient de dédier une belle chanson au village Malien Fegui, pour rendre hommage à un vieux sage homme, répondant au nom de Samba Dabo.

Le pauvre vieux a vu du jour au lendemain, la foudre féodale s’abattre sur sa tête, sa demeure d’une villa murée, clôturée par un mur en béton, lui privant toute possibilité d’entrée ou sortie de chez lu, parce qu’il refusa d’accomplir les veilles coutumes (LAADA ou EL-ADA) ancestrales qui reposent sur la pratique de l’esclavage et ses séquelles.

Le vieux a eu le soutien immédiat de Ganbanaaxu Fedde, une plainte a été déposée, les autorités Maliennes ont immédiatement rétabli M. Samba Dabo dans ses droits en appliquant la loi avec la condamnation des auteurs de l’infraction. Les féodaux paradaient partout qu’ils sont les seuls détenteurs de la terre à Fegui.

Ils ignoraient les principes d’un état de droit, les autorités Maliennes les ont vite ramenées à leur place de simple citoyen, loin d’être au dessus des lois. Voila ce qui manque en Mauritanie.

Les féodaux du village de Fegui pensaient, qu’en ayant des parents hauts placés dans l’administration Malienne, également, détenteurs de la mairie de Fegui, ils sont les rois du ciel et terre pour bafouer les droits de pauvres personnes.

Faut-il rappeler que le cas de Fegui n’est pas isolé dans le milieu soninko, particulièrement dans le Guidumakha, les Féodaux tapis dans le parti au pouvoir (UPR) sans conviction agissent de la même sorte chaque jour.

Ils font vivre les villageois l’enfer sur terre avec une administration corrompue. Tout villageois qui rejette leurs coutumes esclavagistes, est harcelé, traqué au quotidien par des expropriations foncières qui reposent sur des fausses plaintes.

Certains sont priés de quitter le village carrément. Il est temps que l’administration locale à l’intérieur du pays (gouverneur, préfet, procureur, juge ou cadi etc…) prenne les choses en main, applique les lois de la république en rétablissant les pauvres citoyens dans leurs droits.

Chaque jour, des pressions pleuvent sur les fonctionnaires dans régions, venant de ministres, directeurs, conseillers du président etc…. C’est tellement honteux.

La chanson de l’histoire fegui

Il était une fois à FEGUI un village au Mali

Oh Hommes ! Écoutez l’aigle royal (goppendokampo)
C’est l’histoire de mon père
Un homme qui nous dépasse de loin
C’est la victoire de mon père
Un trophée de ganbanaaxu fedde
Il y a eu et existe des Hommes courageux à FEGUI, si je pourrais encore hier je choisirai le Nom Dabo

Je te tends la main avec cœur ouvert car je peur du pêché
Ton regard me suffit pour savoir si tu me porte dans ton cœur
2017 c’est une Année pas comme les autres
Je n’ai pas senti la fraternité en soninkara
Pourtant nos parents ont travaillé ensemble
Pour le bonheur de ce village

Eh Elhadjs! Mais pourquoi aviez vous construit ce mur ?
Eh Elhadjs ! Mais pour quelles raisons cet enclos ?
Oh que je suis aveugle ! C’est La coutume de mes ancêtres qui m’assassine
On me ligote avec les pratiques ancestrales
À cause de cette coutume, les Hommes ne s’aiment plus et ne s’entraident plus.
L’aigle royal vous dit que cela doit cesser
Oh les traîtres, stop à la provocation
Et que cela ne se produise plus.

Refrain

Fegui, Fegui, Fegui, Fegui

Fegui Fegui, Fegui Mali

Si le mariage est inconcevable alors à dieu cette coutume ancestrale.

On a peur de personnes (ganbanaaxu)
Pour les droits humains
On est sur toutes les lèvres
Vivons ensemble jusqu’à que la mort nous sépare
C’est ce que souhaite tout noble
Nos ancêtres ont connu des moments de guerres et de paix
Ils ont su gérer avec intelligence et méthode
Ceux qui veulent gouverner aujourd’hui n’ont aucune sagesse

Leurs crânes ressemblent à une route goudronnée
Ils rompent comme une poule sur ses poussins
Prenez exemple sur le vieux Dabo
Que vos familles ne dépendent de personnes
Que leurs libertés ne se trouvent pas entre les dents d’aucun Hommes
Oui ! Ils disent que je suis une mauvaise personne
Car je ne cautionne la féodalité
Mais pendant combien des jours, ma maison est restée fermer ?
Entourée par leur clan armé avec des machettes
Dont ma seule défense était la patience dans l’espoir
Seule l’Etat nous séparera !!!

Je suis vieux Dabo, aucune haine ne coule dans mon sang
Aidé par les discours de Ganbanaaxu Fedde, on a évité la guerre
Aucun jour n’est passé sans que Moro Kanouté ne m’appelle pour me rassurer dans patience

Non on ne souhaite pas la guerre

Le passée est révolu, aujourd’hui je te pardonne

Goppé(l’aigle royale) ne demande que l’Union
Dans un village aussi grand
Sans injustice, je suis partant
Sans esclavage, je suis prêt
Mais que certains ferment leurs gueules et qu’ils se tiennent au garde à vous On ira tous ensemble, même si beaucoup tomberont en route
Certains Hommes nous devancent
Le courage nous conduit à la victoire
Ganbanaaxu, nous accompagnerons soninkara
Ganbanaaxu, derrière tous les Hommes.

Ecouter avec le lien suivant :https://www.youtube.com/watch?feature=youtu.be&v=yhMj26brIsc&app=desktop

L’abolitionnisme en milieu soninké: un bref explicatif à l’endroit de ceux qui s’interrogent encore!

Il a été dit et redit ou écrit et réécrit que l’esclavage d’antan pratiqué violemment dans le passé dans d’innombrables endroits (y compris chez les soninkés) n’existe plus aujourd’hui dans les milieux soninkés. Certes aujourd’hui nous constatons que certains esprits très limités en matière de valeurs humaines mises à jour, restent nostalgiques et regrettent apparemment cette époque de la chosification de L’HOMME par son semblable. Et en premier lieu, il faudrait circonscrire cette espèce d’humains qui, si l’esclavage d’antan arrivait à être une pratique aujourd’hui à l’échelle mondiale , seraient parmi les fragiles qui vont subir probablement cet ordre abject et indigne humainement.

Au fait que doit-on abolir aujourd’hui en milieux soninkés ayant trait explicite aux problématiques liées à l’esclavagisme?

L’appellation Komé ou komaxu correspond à une réalité bien connue dans l’imaginaire collectif soninké et reconnue par tout esprit sincère. Cette réalité est bien cet esclavagisme statutaire par lequel on assigne, discrimine, ostracise, stigmatise, inhibe, indexe, disqualifie et surtout taxe d’extraction sociale « impure ». Ainsi l’abolitionnisme en milieux soninkés, se veut un élan CITOYEN ET TRANSNATIONAL de prise de conscience inédite dans la société pour l’émergence d’un nouvel ordre digne HUMAINEMENT et arrimé sur les valeurs universelles d’égalité, d’équité et de justice. La mouvance abolitionniste soninké s’engage à déconstruire en priorité ce personnage incarné de ce que j’appelle « la personnalité esclave » qui s’entretient et entretenue pour combler et donner corps à un statut social très particulier . Ce dernier semblerait être une nécessité absolue pour la bonne marche du puzzle sociétal soninké selon les normes sacralisées par l’ordre dominant. Cet ordre dominant sur le plan régalien au niveau communautaire est structuré autour de la chefferie traditionnelle et le clergé maraboutique. Ainsi notre engagement abolitionniste veut dépasser ce cadre intracommunautaire du régalien en conscientisant la masse stigmatisée que nous vivons dans des États modernes républicains et démocratiques. Ces États, je dis bien ces ÉTATS, qui ne sont pas des royaumes ou des principautés, sont régis par des lois fondamentales pour leurs Citoyens sans distinction d’ordre individualiste ou communautariste. Et pour ceux qui s’interrogent sur le pourquoi de notre militantisme abolitionniste , nous leur adressons CE RAPPEL NÉCESSAIRE également. La CITOYENNETÉ ne se soumet pas à un ordre imaginaire et coutumier foncièrement inhibiteur pour assouvir un certain égo surdimensionné d’une minorité agissante et nostalgique qui a raté un épisode phare dans l’Histoire récente de l’Afrique politique d’hier et en total déphasage avec leurs contemporains d’aujourd’hui. Nous proposons une éducation civique qui dépasse les humeurs des uns et des autres qui d’ailleurs, semblent avoir beaucoup de gêne et d’hostilité envers L’ORDRE CITOYEN dans nos localités rurales.

 L’abolitionnisme qu’on assume FIÈREMENT est antinomique à la dictature communautariste qui instrumentalise POLITIQUEMENT et RELIGIEUSEMENT des citoyens paisibles mais trompés depuis trop longtemps.

 Notre projet de société ne vise aucunement des visées hégémoniques pour dominer par vengeance ou pour épouser des filles de certains concitoyens voisins pour qu’on ait une dite valeur sociale et nobiliaire. 

Nous voulons VIVRE en citoyens à égale DIGNITÉ et aux DROITS et DEVOIRS égaux  avec tous nos concitoyens issus de toutes les communautés nationales sur l’ensemble du territoire. Ainsi le régalien de l’ordre coutumier ne doit s’imposer sur nous en aucune manière. Par ailleurs nous nous soumettons volontiers à la légalité institutionnelle dans nos pays quel que soit l’échelle (COMMUNALE, DÉPARTEMENTALE, RÉGIONALE ET NATIONALE) . Et c’est là le véritable nœud de ce qui irrite intimement l’ordre féodal qui sévit dans nos communautés. On voudrait nous taxer par mauvaise foi des rebelles insurrectionnels. 

Rebelles ou insurgés par rapport à quoi et contre qui ?
Est-ce rebelle de demander que nous voulons que nos personnes âgées valent à ceux des autres pour  les privilèges honorifiques afférant au DROIT D’AÎNESSE dans la communauté de vie d’une société au 21ème siècle au sein d’un  État républicain et démocratique ?
Est-ce insurrectionnel de dénoncer un ordre maraboutique qui légitime religieusement l’esclavagisme statutaire intracommunautaire pour endormir et de s’arroger d’une manière étanche les affaires religieuses basant sur un pacte filial devenu caduc dans le  nouvel ordre étatique alors que des compétences avérées en la matière de certains sont reléguées par le système ?
Est-ce insurrectionnel de dénoncer les prétentions féodales sur la gestion du foncier dans nos localités rurales alors que nos états modernes avec des frontières internationalement reconnues nous assurent une législation juste et claire en la matière ?
Est-ce rebelle de proposer la possibilité pour 2 personnes consentantes, des liens matrimoniaux « sains et dignes » selon des critères libres et honorables dans des communautés dites musulmanes au lieu de tomber dans des travers stériles qui feraient honte à tout Homme sensé et logique dans notre époque ?
Est-ce rebelle d’éveiller des consciences acquises et soumises à un ordre féodal qui les entretient dans un fatalisme puéril et ridicule ?

Est-ce vraiment  REBELLE ET INSURRECTIONNEL, quand nous voulons VIVRE EN CITOYENS DIGNES et EN PATRIOTES RESPONSABLES dans nos pays ?
À vrai dire nous ne sommes ni rebelles ni insurgés , mais ce sont bien nos détracteurs obsédés et intéressés qui s’insurgent contre le cheminement d’un État de droit dans nos communautés . Ainsi depuis plusieurs mois, toutes les manœuvres mensongères et lâches sont ourdies par les milieux réactionnaires et féodaux pour nous salir auprès des différents relais de l’administration publique. Pourtant les objectifs  de notre activisme pacifique sont CLAIRS ET LIMPIDES. Nous les exprimons PARTOUT en toute honnêteté et avec un élan animé d’une FRATERNITÉ RÉELLE ET FRANCHE. 

Et par ALLAH AZZEWEJJEL, tôt ou tard le vent du mensonge et des intrigues complotistes feront demi-tour contre leurs auteurs comme un boomerang inévitablement. 
INSHALLAH 
C’est ainsi mon modeste et bref aperçu du fond discursif de l’abolitionnisme en milieux soninkés pour ceux qui veulent ENTENDRE mais SURTOUT COMPRENDRE l’idéal proposé par GANBANAAXU*.

*Mouvement citoyen et transnational pour l’égalité en DROITS et en DIGNITÉ au sein des communautés soninkées.

K.S

 

JOURNÉE CULTURELLE GANBANAAXU: PhotoReportage comme vous y étiez!

Voir ci-après le déroulé des temps forts de la journée culturelle organisée par l’association ARMEPES-FRANCE et ses partenaires du forum GANBANAAXUN FEDDE. Vous lisez en textes, le discours inaugural du vice-président FOFANA Samba et d’un mot de remerciement du secrétaire général adjoint DIALLO Cheikh. 

  • Le discours inaugural du vice-président 

Mesdames , mesdemoiselles, messieurs 

 L’association des ressortissants mauritaniens pour l’éradication de l’esclavage et  ses séquelles esclavagistes (ARMEPES-France) vous souhaite la bienvenue à l’occasion de sa première journée culturelle sous le vocable   GANBANAAXU qui signifie l’égalité intrinsèque entre tous les êtres humains vivant sur terre. L’association  dans son esprit et dans sa lettre vise à éradiquer l’esclavagisme statutaire et ses séquelles dans la communauté soninké dans son ensemble d’une manière pacifique mais aussi elle a pour vocation de lutter sans merci contre toutes les formes de discriminations à l’échelle nationale , africaine voire internationale. Il est prévu dans les textes et dans son règlement intérieur un plan d’actions qui peut se ramener à deux volets essentiels :

■ Le premier s’inscrit à travers la sensibilisation par tous les moyens légaux , à juste titre on peut citer le forum Whatsapp GANBANAAXUN FEDDE qui a connu déjà une résonance dans l’international soninkara et au-delà. 

■ Le second volet va se traduire par des actions  beaucoup plus concrètes , à savoir l’organisation de conférences , de caravanes , de réunions villageoises pour mieux toucher et éclairer l’opinion par rapport à cette problématique , on peut citer par exemple la conférence du 6 mars 2017 à Selibaby, capitale régionale du Guidimagha mauritanien,  à l’occasion de la journée nationale de l’antiesclavage pour la première fois dans cette contrée avec nos différents partenaires. 

L’association a aussi mis en place une caisse de prévoyance et de solidarité qui pourra servir de fonds pour le financement de projets de développement . L’ARMEPES-France  par le biais de son président,  ses différentes structures et par la voix du forum GANBANAAXUN FEDDE,  est honorée de votre présence et vous en remercie infiniment. Ainsi nous vous souhaitons une agréable et fraternelle  journée.
Je vous remercie. 

23 décembre 2017

FOFANA Samba, vice-président ARMEPES-France 


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            ● Le mot de remerciement du secrétaire général adjoint 


Mesdames , Messieurs 

chers membres et sympathisants d’ARMEPES-France et de GANBANAAXU*

 

J’étais heureux d’être avec vous si nombreux hier soir. 

Je tiens tout spécialement  à vous remercier pour votre présence, un grand merci aux invités de grande classe, les sympathisants, et surtout l’équipe événementielle, un grand merci et respects pour les mamans qui ont assuré la cuisine moyennant leur énergie pendant 24h. Grâce à vous nous avons pu passé une soirée belle en joie, en couleurs  et en retrouvailles. 

Le projet de «  ARMEPES GANBANAAXU » qui nous tient tant à cœur et nous a motivé à vous réunir ce soir entre surtout dans le cadre de la sensibilisation et de la prise de conscience des certaines réalités affectant le  VIVRE-ENSEMBLE au sein de notre communauté. 

Il s’agit d’un projet novateur de sensibilisation qui nous permet de  décider ensemble et de partager la richesse de nos différences. Ce projet est inédit en milieu soninké,  parce qu’il est basé sur l’appel à une SOLIDARITÉ RÉELLE entre toutes les composantes sociales en dehors de toute considération à caractère discriminatoire ou ségrégationniste. 

Grâce à des activités comme celle-ci, nous pourrons nous faire connaître davantage  et fructifier nos ressources en vue de pouvoir mener à bien nos projets ambitieux visant des bases sociales plus dignes et plus démocratiques.

Ce soir, je veux vous remercier tout particulièrement pour l’enthousiasme avec lequel nous nous sommes associés à ce projet. Tous comme les membres  d’une famille qui s’élargit  constamment, nous avons créé un formidable mouvement de partage. 
Je remercie aussi tous les bénévoles et en particulier le comité organisateur qui a  permis de réaliser cet événement  qui permet de propager ces sincères et fraternelles  ondes de SOLIDARITÉ EN VRAI.

Je vous remercie aussi, vous TOUS qui amplifiez encore ces ondes par votre présence remarquée et remarquable.
Mon mot de fin est au nom de la SOLIDARITÉ , je vous dis vive GANBANAAXUN FEDDE 

*Mouvement associatif transnational pour l’égalité en DROITS et en DIGNITÉ au sein des communautés soninkées. 

Paris 24 décembre 2017


DIALLO Cheikh, secrétaire général adjoint ARMEPES-France 





Suite l’événement en PHOTOS comme vous y étiez!

Traoré Adama, le responsable ORGANISATION et membre du bureau exécutif ARMEPES.

Une équipe du staff ORGANISATION

Le président Traoré Gaye en mode PRÉSENTATION 

De profil les différents conférenciers 

Les vaillants éléments de l’équipe SÉCURITÉ 

Autour de TIMERA Ousmane et DIKO Hanoune (intervenants et conférenciers) , le rappeur Yimbi Kumma et d’autres membres du mouvement GANBANAAXU FEDDE.

Le public côté Face en partie. 

Nos mères et soeurs remarquablement présentes 

Dr DIALLO Djibril , l’un des intervenants du jour. Des exemplaires de son livre « La Société soninké, hier, aujourd’hui et demain » étaient disponibles.

Le public côté Face en partie 2

Profil dans le public

Côté Face des intervenants

De G à D : Accompagnés d’un élément du staff  ORGANISATION, le secrétaire général de l’association MEMOUKÉ DIAGUILY, Moustapha Bakhayokho, le président Gaye TRAORÉ, le leader abolitionniste DIKO HANOUNE et Fofana Samba, vice-président ARMEPES-FRANCE. 

L’équipe ADHÉSIONS ET SOUSCRIPTIONS (Membres ARMEPES et CAISSE DE PRÉVOYANCE ET DE SOLIDARITÉ en préparation)

Demba TRAORÉ , équipe ORGANISATION et membre métronome du forum GANBANAAXUN FEDDE (TRANSFERTS AUDIOS). Il est membre de la cellule COM ARMEPES. 

DIALLO Ibrahim, équipe ORGANISATION, animateur Radio GANBANAAXU et membre cellule COM ARMEPES. 

À gauche Traoré Ousmane (Soninké facile), directeur des programmes Radio GANBANAAXU et DIKO HANOUNE.

Le public au premier rang, on reconnaît l’aîné et doyen Coulibaly Demba youba de DAFORT, premier à droite. 

De G à D : Dr Diallo Djibril, les doyens Cissokho Khassé et Camara Dramane gueleye. 

Le 2ème vice-président ARMEPES Diallo Ousmane Kodoré alias LINKY en bonnet avec quelques éléments du bureau ARMEPES. Rappeur, il a assuré une prestation artistique de haute volée  durant la soirée. 

Au milieu Aboubakar Dansokho (GANBANAAXU Haidara) intervenant lors de la soirée. 

Pape Coulibaly dit yimbi Kumma, directeur Radio GANBANAAXU. Rappeur, Il produit un son spécial GANBANAAXU lors de la soirée. 

Cissé Djibi, intervenant de la soirée

Au milieu Kenoute Moro, l’infatigable chargé des relations extérieures ARMEPES et l’un des responsables SÉCURITÉ. 

Diarra Demba, une voix connue du forum GANBANAAXUN FEDDE et intervenant du jour. 

Koundou SOUMARE, chargé de COM ARMEPES et DIKO HANOUNE. 

Stand buvette et restauration assurés par l’équipe ORGANISATION. Chapeau aux soeurs. 

Traoré Tougué, trésorier ARMEPES et l’équipe ORGANISATION. 

Côté cuisine, chapeau bas pour nos mères et nos soeurs. 

Traoré Moumy en présentation, équipe ORGANISATION et membre Bureau exécutif ARMEPES. 

Le public côté profil en partie 





Notre photo reportage est loin d’être exhaustif, mais notre choix s’est porté arbitrairement sur ces quelques clichés illustratifs et nous comptons fait vivre cette journée prochainement à travers des contenus vidéos.





24 décembre 2017


La CeCom ARMEPES FRANCE 

Nos contacts: Nos contacts :


Moro KENOUTE  06 62 32 03 56


Koundou SOUMARE  06 18 56 55 99


Mail : ganbanafedde@yahoo.com


Tribune signée par Gaye TRAORÉ. 

Dans  un commentaire   sur cridem.org à la suite  de l’article  consacré   à notre directeur de Radio Ganbanaaxu  yimbi kumma  à la suite de son nouveau son Ganbanaaxu ,   un frère     nous juge de faire le jeu du pouvoir , de créer  un climat insurrectionnel   et  finit  et c’est là le sacre , Ganbanaaxu oui , Mais …..

je réponds que   ceux qui ont fait le jeu  du pouvoir depuis toujours ce sont  ceux  qui  ont obligé la veuve d’aimer  son bourreau , l’orphelin d’aimer le bourreau de son père , ceux  qui  ont cassé  toute promotion sociale  des certains patronymes à consonance bamabara  ou manding ,  ceux  qui ont utilisé ou transformer le Guidimakha  en  une foire clientéliste  sans  pragmatisme .Ceux  qui ont fait le  jeu du pouvoir  ce sont  ceux qui ont  fait croire   que tout  va bien alors que toute est ruine , ruine de la morale , ruine des mœurs , ruine de l’unité , ruine du mérite , ruine de la justice , ruine de la  fraternité , ruine  de la justice , la funeste liste   aux odeurs rance est longue  .Ganbanaaxu fedde  n’a pas créée un climat insurrectionnel , seul celui qui est en carence de projets , de projections ferait une telle lecture  plate,nauséabond et superficielle  .Ganbanaaxu  est un mouvement républicain , nous savons ceux pourquoi nous nous battons ,   nous ne ruminons   aucune sympathique revanche  là je ne fais que me répéter .Visiblement il y a un manque  de cohérence chez beaucoup de nos militants  mauritaniens de droits humains , le courage et la démarche loués ailleurs est  décrété   au sein de nos murs , de nos frontières   en insurrection .

La même  morale  qui  nous   a ôté  notre dignité  ne peut  susciter espérance et assurance pour nous .Dans beaucoup  de communautés  nationales aujourd’hui encore   le fait de castes , la dualité KOMO-HORO est   pratiquée et utilisée  dans  la sphère cultivée et occidentalisée .Dans une discussion  sur fait de l' »esclavage   endomagique ( escusez de l’exagération 

 si c’en est une! )avec  un  collègue ressortissant de PODOR descendant  d’une famille d’érudit très connu de la sous-région ouest africaine , il  me réserve  une réponse  en déça  de son immense culture générale : « toute façon , çà  on ne peut pas l’enlever « .Ma réponse , si on a pu chasser l’ignorance on peut  l’enlever  car c’est de l’ignorance  , la discussion est close . 

Pour revenir  au frère  qui nous accuse  de créer un climat  d’insurrection  dans tout  soni kara , nous  opposons que chaque   société  a sa phase  transitoire  mais la communauté  soninké   a comme thérapie beaucoup de phases transitoires , nous comprenons ce que ressentent les tenants d’un  ordre ancien  qui  ne relève que de l’ONIRIQUE .Ganbanaaxu veut des réformes  dans notre communauté  non une revanche, non une indemnisation de nos aïeux  abusés , dépossédés , déshérités ( du moins  pour le moment ).Ces réformes sont saines ,  vitales   et énergisantes  bien que  le goût est amère.

Non !Ganbanaaxu  n’as  pas créer  de climat d’insurrection, Ganbanaxu avec ses modestes moyens   a  montré  du doigt  nos tares , nos injustices  , nos mépris , nos exclusions  , nos divisions  considerés depuis des siècles  comme la norme .Une telle charpente  sociétale ne peut être  source de paix sociale et de Fraternité , d’où  l’urgence des réformes   sur  le foncier , sur le sprituel et le temps  ainsi  que les relations  horizontales  au sein de la société .Le tort  de ceux qui nous caricaturent   aujourd’hui  dans tout soni kara  audélà des frontières mauritaniennes, est de n’avoir  pas  pris au sérieux   la douleur , la colère  des personnes qui ont  été longtemps  considérées  comme le décor de  la  grandeur de SONI KARA , décor  néfaste et funèbre .Ganbanaau veut des réformes  , pas  la révolte , Ganbanaaxu veut le developpement non l’immobilisme  au nom  d’une certaine grandeur  qui n’existe plus .Un rappel  important que Ganbanaaxu  adresse  tous , SONI KARA n’est pas une république  indépendante avec ses propres lois , nous sommes au sein des frontières     des pays   qui ont  des lois qui s’appliquent  à tous   et sans considération   aucune , et comprendre  ça  c’est  un premier pas   pour voir  avec courage   ce que veut le mouvement Ganbanaau pour la  communauté .

Gaye TRAORÉ, président ARMEPES-France et l’initiateur du forum GANBANAAXU FEDDE. 

L’artiste Soninké Yimbi Kumma sort un nouveau son pour la promotion des droits humains dans le milieu Soninko en Mauritanie

https://youtu.be/SlT2S40hug0

L’artiste Soninké Yimbi Kumma sort un nouveau son pour la promotion des droits humains dans le milieu Soninko en Mauritanie, qui vise les coutumes ancestrales. Il est passé en direct sur l’émission Couleurs Tropicales, l’émission des musiques Afro sur RFI depuis 20 ans, présentée par le célèbre Claudy Siar qui avait tiré la sonnette d’alarme, il y a peu sur la vente aux enchères de Subsahariens comme des esclaves en Libye. Cela avait soulevé le tollé général et nous lui disons merci pour son courage.

Nous avons décidé de transcrire les paroles qui accompagnent le beau son, agréable à écouter, ô combien, elles sont instructives pour la communauté Soninkara dont il fait la promotion internationale sans relâche. Nous pensons, que ce jeune rappeur dynamique mérite l’attention de l’agence TADAMOUN, chargée de lutter contre « l’esclavage et ses séquelles », de la commission des droits de l’homme Mauritanienne, le commissariat aux droits de l’homme et l’ensemble des ONG qui militent pour la fin de l’esclavage, des inégalités par naissance de castes. Ci-dessous les paroles.

« Yimbi Kumma, je suis quelqu’un qui ne mange pas la sale bouffe ; Ganbanaaxu ; c’est Ganbanaaxu la vérité ; mais le mensonge et l’égoïsme ont détruit Soninkara, trainent Soninkara derrière les sociétés civilisées. Celui qui prononce le mot Ganbanaaxu de sa bouche ; on l’accuse de vouloir détruire Soninkara ; on le prend comme l’ennui juré public ; comment peut-on comprendre ça au 21eme siècle ?

Des humiliations quotidiennes sur la base de préjugés esclavagistes continuent à persister sur la tête de personnes encore; ils veulent ; qu’on devienne leur natte pour qu’ils puissent nous marcher dessus avec leurs chaussures. Ils veulent qu’on reste des aveugles pour qu’ils puissent nous diriger alors qu’on est tous instruits, éveillés et conscients. C’est vrai ; les anciens maîtres méchants ont maltraité, torturé nos ancêtres ; aujourd’hui ; les petits fils de ces méchants veulent qu’on reste dans cette situation ; mais Ganbanaaxu dit ; assez de cette situation ; ça suffit maintenant ; soyons tous pareils ; égaux ; respectons les personnes âgées au même niveau dans nos villages.

Comment la communauté Soninkara peut-elle avancer pendant que les Marabouts coutumiers dans nos villages refusent de dire la vérité sur l’illégalité de l’esclavage ? Ils ont placé leurs coutumes ancestrales devant la religion d’Allah; moi ; personne la plus âgée du village ; je dois m’humilier devant un petit jeune au nom de la coutume (Laada ou El-Ada); voila ce qu’ils appellent Soninkara agréable à vivre ; sucré ; Soninkara développé ; respectueux ; ils ont tourné dos aux humiliations, vexations esclavagistes ; il est où le principe de Ganbanaaxu dans cette société ? Si vous êtes de bons musulmans, vous devrez nous enseigner le bon chemin à suivre; un musulman n’est pas au dessus d’un autre ; Soninkara ne peut être agréable à vivre tant qu’il y aura des inégalités ; des injustices ; car ; ceci n’est pas dans l’intérêt de la société……………….. »

Explication du mot Ganbanaaxu est de : Nous sommes pareils ou égaux.

Crédit source: haratine.blogpost

Ustaz Abdoulaye TRAORÉ, l’un des dignes et courageux pionniers de la sensibilisation contre l’esclavagisme statutaire en milieux soninkés ces dernières années. 

Natif de Tistaye dans le Guidimagha mauritanien, Cheikh Abdoulaye TRAORÉ n’est pas un inconnu aujourd’hui dans le milieu soninké quand il s’agit de la sensibilisation antiesclavagiste. Mr Traoré, enseignant vivant en France depuis plusieurs années, est l’un des inspirateurs et membres fondateurs d’un mouvement inédit en milieu soninké de la diaspora « ARMEPES-France » qui s’inscrit aujourd’hui plus que jamais dans la mouvance abolitionniste à l’échelle transnationale. L’esclavagisme intra-africain sevit aujourd’hui dans la communauté soninkée par des séquelles vivaces qui perdurent dans plusieurs contrées. Ustaz Aboulaye TRAORÉ a, aux débuts des activités de l’association, animé 2 conférences d’une importance capitale qui feront date dans l’Histoire de l’engagement contre les assignations sociétales qui sélectionnent les dignités et les Droits selon les patronymes et les statuts de naissance. Aujourd’hui l’ampleur historique de la mouvance abolitionniste et revendicative des réformes sociétales en milieu, incarnée par le forum GANBANAAXUN FEDDE, fait que certains réactionnaires féodaux se radicalisent et s’essaient  à TOUT pour contrer en vain. 

Lors de la première conférence tenue le 19 Novembre 2011, ce cheikh qui osait nommer les « CHOSES » , fustigeait le système de LADALAMAXU qui constitue le canal de perpétuation d’un « doux » et trompeur joug esclavagiste intracommunautaires. Son discours a été axé sur les imbrications d’un ordre sociétal soninké qui est organisé sur des bases féodales où l’esclavagisme statutaire est érigé en « valeur sociale » . Grâce à cette implication courageuse et digne, plusieurs personnes ont été conscientisées et alertées sur l’habillage fait au nom des convenances coutumières concernant certains rapports liant les familles des anciens esclaves avec celles des anciens maîtres. Dans cette lancée, il avait dénié toute légitimité religieuse à ces pratiques ancestrales ne servant que la domination physique et psychologique des uns sur les autres. Également lors de cette conférence, il avait invité les participants et tout le monde soninké à l’étude SAINE des enseignements du Coran et des traditions prophétiques. Ainsi appuyant son argumentaire, il s’était attardé sur le cas des soninkés mauritaniens de la diaspora qui ne seraient pas trop intéressés par les études. C’était dans cette séquence explicative, qu’il avait rapporté les propos d’une de ses connaissances, qui lui avait dit en substance qu’ici en France si on entend parler d’un grand enseignant ou conférencier, il serait malien , sénégalais ou gambien, et que les mauritaniens seraient invisibles en la matière. Aujourd’hui à travers d’un bout d’audio tiré d’une conférence d’une heure et plus datant de 2011, certains malintentionnés bien connus s’autorisent à vouloir salir sa réputation. On voudrait lui attribuer des propos qu’il n’a tenus d’aucune manière. Son rappel pacifique aux bonnes consciences pour une relecture SAINE des enseignements du Coran et des traditions prophétiques, trouble certains milieux féodaux soninkés qui pensent que même la sphère du Divin vis à vis de ses créatures devrait respecter et correspondre à leur puzzle sociétal selon une certaine stratification sociale. 

Ici, il est lieu de préciser que Cheikh Abdoulaye TRAORÉ est au-dessus et de loin innocent de tout qui est rapporté à son propos. Un homme humble et pieux, cet enseignant et auteur de quelques livres, est visé à tort ces derniers jours alors qu’il venait d’animer une conférence instructive à Nouakchott ce 10 décembre dernier. 
Sa dernière grande conférence en France date du 8 décembre 2013 lors d’une journée des activités associatives d’ARMEPES-FRANCE. 
Tout notre soutien à Ustaz Aboulaye TRAORÉ. 

Le Cheikh continuera d’éveiller et Qu’Allah VEILLE IMMANQUABLEMENT. Ameen

Qu’Allah le Protège lui et sa famille, et Fructifie son savoir pour le Bien de la Oumma. Ameen. 

K.S

Regardez « L’EED – Inauguration de la 1ére Cantine scolaire à Boully – Mauritanie » sur YouTube

 10-12-2017 20:16 – Conflit foncier sur fonds d’esclavage à Bouanze

AMEES – Le 29/8/2017, Mr Adama Camara, chef de village de Bouanze dans la moughataa d’Ould yengé (Wilaya du Guidimakha) et Diadié Boubou Cissé Imame de la grande mosquée du même village ont déposé une plainte contre Yaghoub Coulibali et sa famille pour ce qui suit :

1. Les plaignants réclament une parcelle de terre destinée à la prière de la fête de tabaski soit disant occupé par Yaghoub Coulibali et sa famille ;

2. Les contre plaignants (Yaghoub Coulibali et sa famille) que la parcelle appartenait à leur père décédé en 2002, ceux dont, tous les notables de bonne foi peuvent témoigner. C’est sur fond d’esclavage que le chef du village et son imam veulent s’accaparer de cette parcelle.

En effet, trois parcelles avant celle-ci sur lesquelles priait les fêtes de tabaski sont toutes construites par les ayants droits. Notre parcelle est la quatrième et j’ai commencé à y construire deux chambres, du coup, le chef de village et son imam sont venus me demander de les démolir soit disant que c’est une parcelle destinée à la prière de la fête de tabaski.

Le commandant de la brigade de gendarmerie d’Ould yengé, une fois de passage avait arrangé le problème en disant qu’il n’était plus possible de démolir les deux chambres déjà construites mais de laisser le reste de la parcelle pour les prières de la fête de tabaski ce que tout le monde a accepté. Une semaine plus tard, le chef de village et son imam ont porté plainte contre Yaghoub Coulibali et sa famille pas à Ould yengé, chef-lieu de la Moughataa qui a déjà trouvé un arrangement, mais directement à Selibabi qui n’en a jamais été informé.

Suite à quoi, nous avons été convoqué pour faire et déposé une contre plainte le 11/9/2017, ce qui a été fait. Tout récemment, le cadi de Selibabi nous a convoqués à Ould yengé et par grande surprise, il n’a pas tranché mais voulait nous donner 500 000 ouguiyas pour que nous acceptions la démolition des deux chambres et libérer toute la parcelle, ce que nous avons catégoriquement refusé. Nous AMEES, dénonçons vigoureusement l’attitude du Cadis de Sélibabi pour ce jugement frauduleux et entaché de corruption.

Nous demandons à la haute autorité de remettre à Mr Yaghoub Coulibali et sa famille leur parcelle de terre qui est menacée d’accaparement sur fonds d’esclavage.

Nouakchott, le 7 Décembre 2017

Le bureau exécutif

Source crédit: http://www.cridem.org 

L’esclavagisme social…intra est une réalité insaisissable…!

Le système des castes qui compte énormément dans les rapports internes au sein des certaines sociétés africaines, est difficilement lisible dans notre monde de 2016 . Pourtant un système de castes est généralement esclavagiste même si le système esclavagiste peut ne pas être forcément composé des castes. À y réfléchir profondément, le système esclavagiste serait une conséquence évidente d’un ordre féodal qui régit hermétiquement le magma sociétal des castes sociales. Un raccourci intellectuel faisant d’une Afrique qui serait saignée et victime par d’impitoyables esclavagistes occidentaux et orientaux, est l’une des thèses (historiques et sociologiques) les plus insultantes à la mémoire de ceux qui ont subi L’ESCLAVAGE et ceux qui continuent de traîner les conséquences sociétales fâcheuses d’un ordre qui survit sous divers couverts. La négritude d’opposition qui a été soutenue par l’idéologisation de la CONDITION NOIRE, considérait facilement L’HOMME NOIR comme la VICTIME LÉGENDAIRE ET INNOCENTE des autres peuples. Le martiniquais feu A. CESAIRE se serait ravisé si on lui expliquait qu’aujourd’hui en 2016, un Homme africain instruit et vivant au coeur de l’Afrique noire,  s’interdit de convoler avec une femme noire dans le même milieu ethnique parcequ’elle est tout simplement d’extraction sociale ESCLAVE donc IMPURE et INDIGNE pour une lignée nobiliaire. Par contre, notre « Homme Noble » qui se soucie de sa lignée en intra, se verrait honoré d’avoir un lien matrimonial avec une femme ayant comme ascendant CESAIRE descendant d’esclaves extra. Apparemment selon cet ordre, l’esclavage extra assainit et annoblit l’Homme africain, et L’esclavagisme intra le maintient dans un état impur irréversible.
Ainsi une interrogation s’impose à nos consciences :
Lequel des 3 esclavagistes suivants l’occidental, l’oriental et l’africain, espériez-vous faire société avec lui dans l’avenir..?
En se basant sur nos réalités de 2016, je pense qu’on a de la matière pour oser une préférence.
K.S