Droits humains | Une délégation d’une ONG américaine « Abolition Institute » arrive en Mauritanie

Ce lundi 17 mai 2021, une délégation de l’ONG Abolition Institute a atterri à l’aéroport Oum Tounsi de Nouakchott. Cette organisation américaine investie dans la défense des Droits Humains compte en son sein, l’avocat droit-de-lhommiste mauritanien Monsieur Bakary Tandia. Ce dernier avait chapeauté comme directeur, la campagne présidentielle de 2019 pour le candidat Biram Dah Abeid. Cet après-midi à l’aéroport, le leader des réseaux IRA-Mauritanie, le président du mouvement anti-esclavagiste SOS Esclaves, le doyen Boubacar Messaoud et d’autres proches militants de la mouvance abolitionniste comme Monsieur Baliou Mamayary Coulibay formaient un comité d’accueil honorable aux invités américains.

Pour rappel en septembre 2017, une délégation similaire de la même ONG avait été expulsée du pays à sa descente à l’aéroport par les autorités mauritaniennes sous le règne de l’ancien Raïs Mohamed Ould Abdelaziz. Lire ce communiqué d’IRA Mauritanie datant du 14 septembre 2017 https://soninkideesjose.wordpress.com/2017/09/14/le-gouvernement-de-la-mauritanie-refoule-des-militants-antiesclavagistes-americains/ .

– KS pour le BLOG

Ghazouani arrive à Paris pour un Sommet sur la relance de l’économie en Afrique

Le président mauritanien Mohamed Cheikh Ghazouani est arrivé lundi 17 mai à Paris pour prendre part, aux côtés d’une quinzaine de dirigeants africains, de hauts responsables européens et représentants d’organisations internationales, à un Sommet sur la relance de l’économie africaine, organisé à l’initiative du président français Emmanuel Macron.

Lors de ce sommet, la question de la dette va être débattue en réunissant autour d’une table à la fois créanciers publics et privés. A plusieurs reprises, le président Ghazouani a appelé à l’annulation de la dette des pays africains notamment des Etats du G5 Sahel et le soutien de leurs différents plans nationaux afin de leur permettre de surmonter les effets de la pandémie du coronavirus.

L’objectif de ce sommet est de mettre en place des moyens financiers capables de relancer l’économie du continent africain, qui a connu moins de 200 000 morts liées au Covid-19 selon les chiffres officiels, mais dont le PIB devrait connaître en 2021 sa première récession depuis 25 ans, avec un recul de 2,1%.

Ce lundi, à la veille de l’ouverture du Sommet, la France a annoncé qu’elle allait aider le Soudan, lourdement endetté et engagé dans une transition démocratique, à solder son arriéré de dette avec le FMI en lui prêtant 1,5 milliard de dollars.

Babacar BAYE NDIAYE – Journaliste à Cridem

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=745104

Que réserve la grande muette au colonel Sidi Ould Bilal, l’officier méritant? | Par Maham Youssouf



Plongeant dans la lecture ce moment ci, revisitant mes fiches d’archives et ma petite bibliothèque bien fournie, je l’avoue; je tombe en plus du Verbatim tome I de Jacques Attali, sur le livre du colonel sidi Ould Bilal, La Mauritanie, la racine, c’est ainsi que l’idée du questionnement mentionnée en titre m’est parvenue.

Dans ce livre, la richesse du contenu, l’élégance de la démarche et l’honnêteté intellectuelle pour bien restituer l’histoire ont été de mise et seduisirent plus qu’un, bref, un vrai chef d’oeuvre.
Le parcourant de fond en comble pour la deuxième fois, je découvre que chaque chapitre est un apprentissage et que chaque paragraphe est une culture.

Après la rédaction du dit livre au temps d’Aziz, dans le quel beaucoup d’anachronismes soulevés et d’injustices dévoilées notamment les foudres de la marginalisation, de l’exclusion et de l’humiliation dont fait objet la communauté Haratine dont est issu le vaillant officier.
Depuis lors il est mis sous le rétroviseur de la grande muette et ne cessait d’en subir les conséquences parfois les plus désagréables. Ce qui ne devait pas être vu la carrure de l’homme.

Cette ressource valable mérite plus que cette dérive qui le moins que l’on puisse dire discriminatoire, qu’elle fait objet depuis la décennie passée ; étant ainsi, le gâchis ne peut être qu’énorme aussi bien pour le corps auquel il appartient ( La garde nationale) mais aussi pour toute la république.

Qu’a-t-il de différent de ceux qui viennent d’être élevés au grade de général? Rien, que lui tombe sous le poids hideux de la discrimination fondée sur l’origine et la naissance, de telle attitude est source de frustration grandissante au sein d’un corps sensé être organisé, discipliné et socle d’unité nationale, ce que malheureusement beaucoup de voix s’accordent en voyant tout à fait le contraire.
Notre tissu social grandement affecté mérite de nous beaucoup de sacrifices et plus de justice.

Sous d’autres cieux notre vaillant officier patriote constituerait une fierté nationale et occuperait un poste de commandement qui lui est sied, mais c’est triste que dans notre pays les pesanteurs sociétales subjectives font de lui un officier d’origine haratine avec toutes les charges péjoratives que celle-ci comporte, loin des critères objectifs qui sont : la probité morale et intellectuelle, le service sous le drapeu et le dévouement patriotique, les connaissances cognitives, le référentiel des diplômes etc etc…Que c ‘est dommage!

Quant est ce que saurions nous que ce qui fait le charme de la vie, n’est rien d’autre que le bon vivre ensemble dans la diversité? Et que ce qui nous apporte ce confort au gaité des coeurs est la participation de tous les individus, toutes les races, toutes les communautés, bref toute notre diversité culturelle enrrechissante.

Aujourd’hui, avec ce climat d’apaisement, l’espoir est permis que notre valeureux officier qui par son livre , La Mauritanie, la racine l’elan de solidarité toutes les communautés confondues est sa appelle, recouvre tous ses droits et que cette injustice qui le frappe soit levée, ceci ne peut que contribuer d’avantage à renforcer cette quiétude et paix sociale déjà amorcées.

Et comme disait l’un des compagnons du Prophète (PSL), on peut bâtir un État sur la mécréance mais guère sur l’injustice.
كذا لك يقول للنبي محمد صلى الله عليه وسلم اتقو دعوة المظلوم فإن ليس بينها وبين الله حجاب.
صدق رسول الله.

MAHAM YOUSSOUF.

Un crime contre l’humanité ne peut être une fierté culturelle ! | Par l’abolitionniste mauritanien Diko Hanoune

Quand on est fier d’être culturellement un criminel (esclavagiste), il y a de quoi à inquiéter la terre entière. L’esclavage est un crime contre l’humanité comment peut on être fier du crime d’une société inconsciente au point d’en faire une culture carrément ? Où avez vous vue où su dans le monde une société consciente fière de son génocide, de son crime au point d’en faire une fierté culturelle ?
La culture, c’est avant tout une bonne éducation de la science du savoir, des connaissances non comme semble croire certains africains qui la placent au niveau des festivités seulement (musique, danse, moquerie, rabaissement d’humains sur des préjugés etc…)

La culture a comme dénominateur premier: du va savoir, ramènes nous de ce que tu sauras là bas que du bien pour apprendre la société à le faire, non va savoir et revient, insère toi et tait toi comme nos lettrés le font actuellement. Dommage pour l’Afrique toute entière !

Certains refusent qu’on dénonce l’esclavage traditionnel dans les sociétés africaines sous prétexte c’est leur culture, celui qui s’attaque à cette culture criminelle est une menace pour l’Afrique et les sociétés négro-mauritaniennes en particulier. Ils sont fiers, se bombent le torse sur une culture criminelle au point que des associations culturelles poussent comme des champignons partout pour défendre un crime déguisé en culture.

Le malheur est que ces associations culturelles reçoivent des subventions et dons des états et autres organismes internationaux pendant que les vrais ONG qui luttent contre ce crime abject sont mises dans un embargo total. Allez comprendre pourquoi l’Afrique n’avance pas ? L’ennemi public des états se sont les défenseurs des droits de l’homme non l’injustice désormais placée au rang d’un phénomène “culturel”.

Que Dieu nous préserve de l’hypocrisie sociétale !

Diko hanoune / Militant Abolitionniste Mauritanien

©️ Crédit source : https://haratine.blogspot.com/2021/05/un-crime-contre-lhumanite-ne-peut-etre.html?spref=fb&m=1

[Vidéo] En Mauritanie, la CNDH se penche sur l’esclavage dans son dernier rapport

VOA Afrique – Le dernier rapport de la Commission nationale des droits de l’Homme en Mauritanie s’est beaucoup focalisé sur l’esclavage.

C’est pour dire que désormais on évoque le phénomène sans tabou. C’est en tout cas le message de la Commission. Mais des ONG locales restent méfiantes et demandent l’application des textes à la lettre.

« Nous avons parfois des ONGs qui déclarent des cas d’esclavage sans être documentés et malheureusement, ça fait tache d’huile sur la place internationale, alors que nous savons qu’au fond, certains de ces cas ne sont pas documentés. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas de cas d’esclavage. Nous sommes prêts à les affronter, mais prêts à affronter des cas réels », affirme le président de la CNDH, Maître Ahmed Salem Bouhoubeiny.

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=745069

Mauritanie : Sélibaby en tête des données relatives au coronavirus


La wilaya du Guidimakha est arrivée en tête des toutes celles du pays quant aux données relatives au coronavirus, qu’il s’agisse du nombre de cas actifs ou encore du nombre de guérisons.

Selon les données publiées samedi par le ministère mauritanien de la santé, ses services ont enregistré 99 cas actifs de la maladie dans cette wilaya, dépassant celles de Nouakchott réunies où le nombre de cas actifs est de 87.

Lors de la dernière journée le Guidimakha a enregistré le plus grand nombre de cas, 6 au total, deux à Sélibaby et quatre à Gabou.

Cette wilaya arrive encore entête s’agissant du nombre de guérisons lors de la dernière journée, 20 au total, neuf à Sélibaby, six à Gabou et cinq à ould Yengé.

Le ministère mauritanien de la santé avait annoncé vendredi soir avoir circonscrit la propagation du virus dans la wilaya du Guidimakha, réaffirmant que les foyers apparus à Sélibaby, Gabou et ould Yengé ont été maitrisés.

Le ministère a rassuré les populations et les personnes résidentes en Mauritanie quant aux indicateurs généraux de la situation épidémiologique stables par rapport au nombre de cas enregistrés, réaffirmant cependant la nécessité de respecter les mesures de prévention, la distanciation sociale, le port du masque te le lavage des mains.

Sahara Medias

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Editorial : Birame dans le collimateur de l’intelligentsia négro-mauritanienne | Par Bakari Gueye (Initiatives News)

L’honorable député Birame Dah Abeid, président du mouvement IRA et porte-étendard de la lutte anti-esclavagiste en Mauritanie continue à s’attirer les foudres non seulement de certains milieux du pouvoir qui voient d’un mauvais œil son rapprochement avec le président Ghazouani mais aussi et paradoxalement de certains cercles féodaux négro-africains qui assistent impuissants au ralliement massif de certains des leurs à cette icône.

En effet Birame défend exactement les mêmes causes que ses frères négros-mauritaniens et il le fait d’ailleurs beaucoup mieux avec le style efficace qu’on lui connait : Crier haro sur les injustices pour faire bouger les lignes. Et sur ce plan, contrairement à ses prétendus adversaires a toujours posé des actes concrets.

On peut citer entre autres en Mai 2011 l’audacieuse marche de IRA sur INAL pour commémorer l’exécution barbare de 28 militaires négros mauritaniens le 28 novembre 1990.

Des actes similaires ont été régulièrement posés par le président du mouvement IRA ça et là dans la vallée, à Sori Malé, à Wothi…

L’homme s’est toujours dressé contre l’expropriation des terres de la vallée mais aussi pour le passif humanitaire.

A l’Assemblée Nationale il a défendu avec bec et ongles la nécessité de mettre fin au génocide biométrique et d’enrôler les populations de la vallée.

Il y a quelques jours, Birame qui séjourne actuellement à Dakar a rendu visite à la famille de feu Aljouma CISSOKHO décédé le 1er Février dernier à Matam. Cet ex cadre du ministère de la pêche fut le président de l’association des réfugiés mauritaniens au Sénégal et son porte-parole.

Dans la foulée le leader du mouvement abolitionniste a eu droit à un vibrant hommage prononcé au siège de l’ONG Jamra par Mr Makhtar Bamba Guèye, membre du Bureau Exécutif de cette honorable organisation sénégalaise.

Pourquoi alors pourrait-on se demander avec un bilan aussi reluisant en faveur des négro-mauritaniens, ces derniers ou du moins certains d’entre eux lui en veulent et lui font la guerre à travers notamment de violentes campagnes de lynchage médiatique orchestrées sur les réseaux sociaux.

Comment peut-on expliquer ce paradoxe car les Haratines et les Négros mauritaniens mènent le même combat et auraient dû le faire main dans la main. C’est en effet le chemin le plus court vers la délivrance.

L’inimitié entre ces deux communautés remonte aux événements de 1989 lorsque le pouvoir de Moawiya avait joué la carte Haratines contre négro-mauritaniens. Et depuis cette date le torchon brûle et les pouvoirs successifs se sont évertués à jouer cette carte comme on l’a vu récemment avec la crise des terres à Ferrala dans le département de Mbagne.

Tout est savamment mis en œuvre pour éviter toute jonction entre Haratines et Négro-mauritaniens.

Et sur ce plan également c’est Birame Dah Abeid qui a su franchir le Rubicon malgré les conseils en coulisses du pouvoir déchu.

C’est ainsi que le mouvement IRA regroupe en son sein des éléments de toutes les communautés y compris dans sa direction qui a été très souvent noyauté par des taupes à la solde du pouvoir ou de ses acolytes.

Et c’est tout le contraire au sein des partis négro-mauritaniens qui virent tous au monolithisme ethnique.

Ces partis auront tout à gagner en coordonnant leurs actions avec l’étoile montante de la classe politique mauritanienne Birame Dah Abeid classé 2ème lors de la dernière élection présidentielle damant ainsi le pion à des candidats soutenus chacun par d’importantes coalitions de partis et d’initiatives.

Le président du mouvement IRA en voie de légalisation avec le parti RAG devient ainsi un jocker incontournable de la scène politique nationale, une place gagnée haut la main par une lutte pacifique qui a débordé les frontières nationales et fait aujourd’hui de Birame un leader panafricaniste.

Bakari Guèye

©️ Crédit source : https://initiativesnews.com/editorial-birame-dans-le-collimateur-de-lintelligentsia-negro-mauritanienne/

Captation d’héritage : le Mufti de la République consacre l’esclavage



Mohamed Baba – Il y a de cela deux semaines, vers le milieu de ce mois béni du Ramadan, une famille de H’ratine (anciens esclaves ou descendants d’esclaves) se présentait devant le Cheikh d’une Mahadra (école coranique) du lieu-dit El Beldou Atteyib (Wilaya du Brakna, sud de la Mauritanie) pour lui demander de liquider l’héritage de leur défunt de père.

Le père, feu Mohamed Ould Hmeydi, a laissé derrière lui une fille, la mère de cette dernière et une coépouse. Il a aussi, comme membres de sa famille proche, deux demi-frères du côté de sa mère. L’héritage consiste en un troupeau de petit ruminants et une modeste somme d’argent.

Le Cheikh de la Mahadra s’excusa de ne pas pouvoir procéder à la répartition de cet héritage mais suggéra aux requérants de s’adresser, pour cette affaire quelque peu compliquée, à l’Imam de la Grande Mosquée de Nouakchott, Ahmedou Ould Habibou Errahmane, surnommé aussi le « Mufti de la République ». Pour les encourager, il leur donna le numéro de téléphone personnel du grand jurisconsulte.

Contacté par téléphone, le Mufti de la République n’hésita pas une seconde avant d’énoncer son verdict, seul d’après lui, conforme à la Chariaa (loi divine) :

1- la moitié (1/2) de l’héritage revient à la fille (unique) ;

2- les deux coépouses se partagent le huitième de l’héritage (1/8);

3- le reste, c’est-à-dire les trois huitièmes (3/8), va aux anciens maîtres du défunt alors que ces derniers l’avaient affranchi de son vivant !

Nous sommes, là, en présence d’une éclatante manifestation de l’ambivalence du système judiciaire en Mauritanie. En effet, la justice en Mauritanie est rendue selon deux types de droits, le droit positif censé appliquer les lois votées par les législateurs et le doit traditionnel rendu par un réseau de jurisconsultes (Cadis) qui appliquent des règles édictées selon leur interprétation, parfois très personnelle, de la Chariaa (loi divine) et charriant des scories de pratiques d’un autre âge. Le droit traditionnel règne, parfois en maître, dans les domaines des affaires familiales et de l’héritage.

L’Imam Habibou Errahmane, auteur de ce verdict, fait autorité au sein du système judiciaire traditionnel. C’est à lui que l’Etat confie, contre grasse rétribution, le prêche hebdomadaire de la prière du vendredi, prêche diffusé sur les antennes de la radio du service publique. C’est derrière lui que se rangent, lors des prières des deux grandes fêtes religieuses de la communauté nationale, Id El Adha et Id El Fitr, le Président de la République et l’ensemble des hautes personnalités de l’Etat.

Sa Fetwa (verdict) est donc tout sauf anodine. Or cette Fetwa consacre, clairement, l’esclavage dans sa forme la plus abjecte. Elle stipule que les biens que l’esclave a acquis (même après avoir été affranchi) sont la propriété de son maître. L’esclave ne pourrait donc jamais posséder. Par exemple, si feu Mohamed Ould Hmeydi n’avait pas laissé d’héritier, ses biens reviendraient, en totalité, à ses anciens maîtres.

Il se trouve que les magistrats mauritaniens doivent aussi appliquer le droit positif, celui édicté par les législateurs. Il se trouve aussi que le Parlement a voté, le 12 août 2015, une loi hissant l’esclavage et les pratiques esclavagistes au rang de crime contre l’humanité, imprescriptible. Ce crime imprescriptible vient d’être brillamment consacré par le « Mufti de la République », dénomination qui constitue, en elle-même, un oxymore d’une très grande éloquence.

Cette affaire est emblématique de l’ambiguïté de l’Etat mauritanien devant cette question de l’esclavage, des pratiques esclavagistes et de leurs séquelles.

L’Etat doit faire respecter les lois, punir les coupables, donner l’exemple et sortir du déni. Les autorités religieuses doivent être mises à contribution pour faire évoluer les mentalités dans la bonne direction, celle de l’émancipation et surtout celle qui aide à débarrasser l’Islam des interprétations qui défigurent son image et le présentent comme une religion qui justifie ou légalise l’esclavage.

Mohamed Baba
Le 12 mai 2021

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=745013

Mauritanie | L’ancien président de la république placé en résidence surveillée

La justice mauritanienne a placé ce mardi l’ancien président de la république, Mohamed O. Abdel Aziz, en résidence surveillée dans son domicile à Nouakchott, dans le cadre de l’enquête dont il fait l’objet depuis le mois de mars dernier.

Cette décision a été prise par le pôle chargé de la lutte contre la corruption au tribunal de Nouakchott ouest devant lequel l’ancien président a comparu mardi.

Selon les sources de Sahara Medias cette décision oblige l’ancien président à rester à son domicile et de n’en sortir qu’après autorisation préalable du pôle ou pour une nécessité religieuse ou médicale.

Cette décision de placer ould Abdel Aziz intervient quelques jours après une enquête menée dans un ranch lui appartenant hors de Nouakchott dont les résultats n’ont pas été révélés officiellement.

Comme lors des précédentes convocations, ould Abdel Aziz a refusé de répondre aux questions des enquêteurs faisant prévaloir une immunité que lui conférerait l’article 93 de la constitution.

©️ Crédit source : https://fr.saharamedias.net/lancien-president-de-la-republique-place-en-residence-surveillee/

Le Ministre de l’intérieur : « nous avons trouvé devant nous un lourd héritage au niveau de l’état-civil »



Crédit photo : RMI-Info

Le ministre mauritanien de l’intérieur et de la décentralisation Mohamed Salem O. Merzoug a déclaré lundi que le régime actuel a trouvé devant lui un lourd héritage au niveau des difficultés d’obtention des pièces de l’état-civil.

Parmi ces difficultés, a dit le ministre, le fait qu’un grand nombre de citoyens, de divers âges, à l’intérieur et à l’extérieur du pays, n’ont pas pu disposer de leurs pièces d’état-civil ou même accéder aux centres.

Le ministre qui répondait à une question orale de la députée Khadiata Malick Diallo a évoqué le retard, des mesures complexes, des dossiers incomplets, des erreurs dans les noms et les âges, des perturbations au niveau des centres d’accueil des citoyens en milieu rural en plus d’un recensement incomplet en 1998 et qui a constitué la base des données essentielles de l’état-civil.

Le ministre qui a promis l’ouverture d’une enquête à propos de la question posée par le député, a affirmé que malgré tout un grand travail a été fait au niveau de l’état-civil, affirmant qu’ils n’étaient nullement satisfait de la situation dans laquelle se trouvent les citoyens non enregistrés au niveau de l’état-civil, car la loi garantit à tout citoyen le droit d’obtenir ses documents civils et l’état est conscient de ses droits en ce sens.

Ould Merzoug a révélé que selon le recensement général de la population effectué en 2013 le pays comptait 3.537.368 habitants alors que la population actuelle est de 4.271.197, soit un taux de croissance annuel de 2,8%, selon les services officiels spécialisés.

Le nombre de personnes inscrites à l’état-civil a atteint 3.892.000 dont 135.507 depuis l’arrivée au pouvoir du président Ghazouani.

Selon le ministre les efforts déployés ont permis de résoudre près de 80% des problèmes et il a été mis en place, par les hautes autorités du pays, une commission nationale chargée d’aider les commissions départementales et communales dans l’identification des identités et à accélérer les mesures d’enregistrement.

L’afflux des populations devant les guichets des centres de l’état-civil, selon le ministre, est dû à la faiblesse de la connexion internet, annonçant la mise en place prochaine d’un réseau VSAT de l’internet.

Il a encore ajouté que des instructions ont été données à l’agence nationale du registre de la population et des titres sécurisés pour augmenter le nombre de guichets au niveau de tous les centres afin de faciliter l’enregistrement des populations.

En ce qui concerne les citoyens résidents à l’étranger, le ministre que les autorités œuvrent à trouver un mécanisme pratique de coordination entre les missions diplomatiques et l’ANRPTS afin de trouver des solutions appropriées aux problèmes posés par nos colonies à l’étranger.

Sahara Média

©️ Crédit source : https://www.facebook.com/1418382215085282/posts/2888246651432157/