Économie-Social | Plainte contre le Ministre de la fonction publique

IOD – Plusieurs associations qui défendent le contenu local et le principe de la priorité aux Mauritaniens dans le domaine des mines s’apprêtent à déposer une plainte contre le Ministre de la fonction publique pour organisation et protection du travail illégal des étrangers en Mauritanie, ces associations affirment que Monsieur Camara use et abuse de son autorité pour autoriser les étrangers à travailler sans permis de travail en violation des dispositions de l’article 1 du décret 25/2018 qui stipule qu’une entreprise ne peut recruter un étranger que s’il a obtenu au préalable un permis de Travail.

Le même décret (25/2018) stipule qu’un étranger ne peut obtenir un permis de travail s’il y’a un Mauritanien ayant le même profil à la recherche d’emploi ! cette disposition existe dans tous les pays du Monde et a pour but d’inciter les entreprises à recruter en priorité les chômeurs Nationaux.

Cette priorité aux nationaux doit être défendu avec force et ce pour plusieurs raisons :

– le chômage frappe une grande partie des Mauritaniens y compris ceux qui sont diplômés et experimentés.

– Dans le secteur des mines plus de Mille Mauritaniens perdront leurs emplois cette année avec la fin de la carrière de EIFFAGE ainsi que la mine de MCM , ces mille sont à ajouter au 350 licenciés par MCM l’année dernière . Pour ces 1350 Mauritaniens la seul possibilité de reconversion est la mine actuelle de Tasiast ainsi que les deux blocs de Kinross (SETSA et SENISA)

C’est dans ce même domaine miniers que le Ministre de la fonction publique agit le plus pour protéger les étrangers qui travaillent de manière illégale car ils n’ont pas de permis de travail, il autorise leurs accès aux sites miniers sans permis de travail et les couvrent ensuite en empêchant ses services d’appliquer la règlementation sur le travail des étrangers en Mauritanie.

A titre d’exemple la société Sénégalaise de forage IDC a fait venir des travailleurs sénégalais sans permis qui sont restés sur le site de Tasiast pendant plus de trois mois de Novembre 2020 à Février 2021 , au mois de février l’inspection du travail a adressé des correspondances à TASIAST pour les informer que l’accès au site minier ne doit être permis qu’aux étrangers ayant un permis de travail et que les employés de IDC n’ayant pas de permis doivent sortir du site. L’inspection régional du travail a établi conformément à la règlementation un Procès-verbal d’infraction et l’a transmis à Tasiast (voir document ci-dessous).

Quelques jours plus tard le Directeur General de IDC est venu en Mauritanie et il a été reçu par le Ministre de la fonction publique , nous devons au passage saluer la grande capacité de persuasion de ce Directeur car après sont entrevu avec le Ministre celui-ci qui n’a jamais accompli la moindre action en faveur des Mauritaniens a envoyé une Mission Dirigée par son proche collaborateur BA Tijane avec un mots d’ordre il faut faire annuler le PV de l’inspection quitte à Piétiner la règlementation (qui interdit l’accès du lieu du travail aux étrangers sans permis ) et au passage de saboter les engagements politique du Président de la république dont l’emploi des nationaux est la pierre angulaire.

Il est établi que plusieurs travailleurs sénégalais de IDC sont restés sur le site de Tasiast pendant plus de 3 mois et ceci est confirmé par Tasiast elle-même à travers les rapports de ses services de sécurité.

Il est aussi établi que ces travailleurs étrangers n’ont jamais eu de permis de travail, des lors le Procès-verbal d’infraction devient implacable. Il y’a lieu de constater que la commission que le ministre a envoyée pour sauver les employés de IDC s’est tout simplement ridiculisée car elle a soutenu que ces étrangers avaient le droit d’être sur le site de Tasiast car il ne travaillait pas. Ils étaient probablement en vacances et ce pendant 3 mois sur un site minier, heureusement que le ridicule ne tue pas !

Si Le ministre fait annuler le PV par une action illégal, il se salira les mains !

Le procès-verbal d’infraction est un acte d’officier de police judiciaire il ne peut être annuler par l’administration centrale du ministère de la fonction publique ni par l’inspection régionale et c’est pour cette raison que plusieurs associations ont déjà préparées un dossier de plainte contre le Ministre qu’elles vont déposer auprès du tribunal administratif avec pour motifs : abus d’autorité , violation de la règlementation notamment le décret 25/2018 ,organisation d’un réseau de travail illégal des étrangers en Mauritanie.

Il y’a lieu de préciser que le Ministre est en train de récidiver car cette faiblesse devant les sociétés étrangères qui violent la règlementation ne date pas d’aujourd’hui, en effet le 8 octobre 2020 la société Espagnole EPSA a eu un procès-verbal d’infraction car ses employés étrangers travaillaient sans permis et elle n’employait pas un seul Mauritanien et ce depuis 3 ans !

Le Ministre Camara après avoir rencontrer ladite société a aussitôt ordonné à l’inspecteur régional de l’époque Monsieur Ahmed Sidi d’annuler le PV celui-ci a dit qu’il n’en avait pas les compétences quelques jours plus tard il l’a muté au Hodh Gharbi.

Plusieurs Mauritaniens licenciés par MCM l’année dernière s’apprêtent à organiser une parodie de renoncement à la nationalité Mauritanienne dans le but de bénéficiers de l’attention du Ministre des Étrangers en Mauritanie …suivez mon regard…tout le monde a deviné de qui on parle !

Nous ne pouvons terminer cet article sans poser deux questions :

1) Pourquoi le Ministre Camara vole au secours des étrangers qui violent la règlementation Mauritanienne ?

2) Pourquoi est-il si insensible aux problèmes des chômeurs Mauritaniens ?

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=744511

Droits Humains | 9ème anniversaire de « l’autodafé de Riadh », hommage à Abidine Maatala et Yacoub Diarra

L’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA) du député Birame Dah Abeid a célébré mardi 27 avril 2021 à Nouakchott, le 9ème anniversaire de l’incinération de livres théologiques, connu sous le nom de « autodafé de Riadh ». Il s’agit d’une référence au quartier Riadh de Nouakchott où des ouvrages religieux ont été publiquement incinérés en 2012.

La commémoration de la journée du 27 avril 2021, rappelant le geste symbolique perpétré par le mouvement IRA en 2012 dans le département de Riadh à Nouakchott, a été consacrée cette année à l’hommage rendu à deux militants, Abidine Maatalla et Yacoub Diarra. En l’absence du président du mouvement, Birame Dah Abeid, c’est la vice-présidente, Kadiata Bâ, qui a présidé cette année au 9ème anniversaire de ce geste symbolisant l’incinération de livres religieux. Un geste qui avait créé un véritable séisme socioreligieux en Mauritanie.

En effet, l’incinération publique d’un lot d’ouvrages théologiques consacrés comme livres religieux de référence dans le pays avait provoqué l’arrestation musclée dans le quartier Riadh du président Birame Dah Abeid et plusieurs de ses militants. Cette arrestation a été suivie par une vague de manifestations menées par des guides religieux. Tout le monde se rappelle sans doute de cette horde vociférante réclamant la tête de Birame et qui a été accueillie aux portes de la présidence de la République par un Mohamed Abdel Aziz coiffé ce jour d’un turban salafiste et promettant aux marcheurs une sanction exemplaire. Pendant plusieurs jours, les appels à l’exécution des « profanateurs du sacré » se sont succédé sur différentes chaînes de télévision.  Au niveau national plusieurs acteurs politiques avaient condamné l’acte et sur le plan international, quelques chancelleries arabes s’étaient également joints à ce mouvement de protestation.

Après quelques mois de prison, Birame et ses compagnons seront libérés sans procès. Un défilé monstre sera à cet effet organisé par le mouvement IRA entre la prison civile de Nouakchott et son domicile à Riadh, provoquant un rassemblement d’une ampleur démesurée.

Les livres qui ont été incinérés dans un geste symbolique sont considérés par le mouvement IRA comme le « code négrier » par lequel les esclavagistes ont maintenu pendant des siècles des milliers d’hommes et de femmes sous le joug de la soumission et de l’exploitation. Ces livres justifiaient selon le mouvement, un système esclavagiste bâti sur la justification divine de l’esclavage.

La commémoration cette année de ce 9ème anniversaire de l’autodafé de Riadh a été marquée par l’hommage rendu à Abidine Maatalla et Yacoub Diarra. Il s’agit, selon les discours prononcés à cet effet, de « deux militants qui se sont distingués depuis plus d’une décennie de militantisme par leur engagement, leur courage et leur goût du sacrifice ». Selon l’hommage qui leur a été rendu, « malgré les brimades, les emprisonnements et les exactions qu’ils ont subis, ils n’ont jamais renoncé à leur conviction et leur attachement à la lutte contre l’esclavage et l’oppression ». Ils furent ainsi, selon les témoignages qui leur ont été rendus « parmi les héros de l’autodafé de Riadh et parmi les militants qui ont goûté aux affres de la torture policière et de l’emprisonnement ».

Dans le discours en français de Kadiata Bâ, traduit dans les langues nationales et lu par un des militant d’IRA lors de la journée du 27 avril 2021, la vice-présidente du mouvement souligne que l’anniversaire de l’autodafé de Riadh « marque la rupture du mouvement avec une théologie qui entache notre religion et prostitue le Message de notre Prophète, Mohamed (PSL) qui était venu pour parachever les nobles valeurs et préserver la dignité de l’Homme qu’Allah a élu comme son Vicaire sur Terre ».

Elle a salué l’adoption du régime déclaratif qui consacre la reconnaissance d’associations et de mouvements jusque-là frappés d’interdit comme IRA, ainsi que le climat de concertation qui prévaut aujourd’hui. « Nous saluons les recommandations et les suggestions des personnalités nationales, dont le député EL Khalil Ould Enahwi qui appellent à la nécessité de la révision de notre patrimoine théologique et islamique pour son adaptation au Coran et à la pure Sunna ». C’est selon elle, la somme de notre vision lors de notre autodafé symbolique. Celui-ci est intervenu, dira-t-elle en substance, après plusieurs appels pour la révision qui consistait à débarrasser notre religion d’interprétations équivoques qui justifiaient le maintien dans les fers de l’oppression d’une bonne partie de notre population.

Mohamed Ould Breik, un des cadres d’IRA, avait auparavant prononcé un discours dans lequel il avait rappelé ce qui s’était passé il y a 9 ans.

La cérémonie s’est achevée sur une note musicale et poétique, animée par la cantatrice, Kehle Mint Abeid.

Cheikh Aidara

©️ Crédit source : https://aidara.mondoblog.org/2021/04/28/9eme-anniversaire-de-lautodafe-de-riadh-hommage-a-abidine-maatala-et-yacoub-diarra/

Sécurité : L’Intérieur créé des comités de surveillance à travers le pays

Essahraa – Le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation a annoncé la création de comités régionaux et départementaux chargés des aspects relatifs à la gestion et à la surveillance en matière de sécurité, au niveau des toutes les circonscriptions territoriales du pays.

Ces entités prendront toutes les mesures sécuritaires préventives, instaureront la sécurité sur toute l’étendue de la circonscription administrative, préserveront et protègeront l’ordre public.

Ces comités régionaux sont dirigés par le wali et incluent dans leur composition le hakem et les chefs des services de sécurité régionaux, tandis que les hakems dirigent les comités départementaux, formés quant à eux des chefs des services de sécurité locaux.

Ces comités se réunissent toutes les semaines ou en cas de besoin, à l’invitation de leurs présidents. Les rapports sur les problèmes de travail sont adressés au ministre de l’Intérieur.

Le président du comité peut, pour des fins d’exécution de sa mission, tirer profit de n’importe quelle personne dont la l’apport dans le domaine est utile, selon la décision rendue publique par le ministre de l’Intérieur.

https://essahraa.net/node/24302

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=744506

Aiguiser notre Esprit Critique | Par Bakary Tandia


Suite aux réactions à mon posting en date du 13 Avril 2021 , je voudrais prendre un moment pour remercier toutes les personnes qui ont pris le temps de le lire, de l’apprécier et de le commenter. Je suis parfaitement conscient qu’un texte ne peut être lu qu’à travers– différents prismes, à savoir la sensibilité et l’expérience personnelles d’une part et le background académique des lecteurs d’autre part. Ce faisant, il est tout à fait logique que les intervenants arrivent à des conclusions différentes, peut être même contradictoires. D’où la nécessité de faire usage de notre intelligence sociale pour aplanir nos différences.

Pour ma part, en tant qu’acteur des droits de l’homme qui adhère á la philosophie de non violence de Dr Martin Luther King, je ne peux que prôner le règlement pacifique de nos différends, et rejeter toute forme de violence, car source d’instabilité sociale.

Sur cette note, il est impératif que nous élevions notre seuil de tolérance pour booster notre maitrise de soi, développions notre capacité d’atteindre le consensus, aiguisions notre esprit critique pour mieux discerner les faits et cultivions la compréhension mutuelle pour prévenir les préjugés afin de résoudre de façon constructive les défis sociaux auxquels nous sommes confrontés. C’est qui peut nous conduire sur le chemin de la Paix qui est condition nécessaire de notre épanouissement collectif.
En résumé, forger notre caractère et élargir notre champ de vision nous permettent de naviguer sereinement dans un monde de plus en plus complexe et rapidement changeant.

Bon ramadan à tout le monde
Bakary Tandia, Human Rights Advocate
New York

Notre note : la contribution du 13 avril 2021 https://soninkideesjose.wordpress.com/2021/04/13/affaire-de-kaedi-le-conflit-est-un-phenomene-social-normal-par-bakary-tandia/

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur https://www.facebook.com/100000871283017/posts/4016536685052001/

Mauritanie – Justice | Aziz « a répondu aux questions » du juge, l’interrogatoire a duré « près de deux heures » , Par le journaliste BBN

Ce lundi 26 avril, l’ancien président de la République, Mohamed ould Abdel Aziz, comparaissait devant le juge d’instruction.

Il est poursuivi pour, entre autres, blanchiment d’argent, enrichissement illicite et trafic d’influence.

« Il a répondu aux questions qui ont généralement porté sur les rumeurs», a affirmé l’un de ses avocats, Maitre Taleb Khyar qui a indiqué que la confrontation de l’ancien président Mohamed ould Abdel Aziz avec le juge d’instruction a duré « près de deux heures ».

Puis, Aziz est reparti chez lui. Le juge d’instruction n’a pas fixé une nouvelle audience en vue.

Plusieurs médias mauritaniens ont annoncé ce lundi que l’ancien président mauritanien Mohamed ould Abdel Aziz organisait ce mardi 27 avril une conférence de presse pour faire la lumière sur les différents aspects de l’enquête dont il fait l’objet.

Mardi 20 avril, l’ex-président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz, se retrouvait devant la justice depuis son inculpation en mars.

L’interrogatoire a finalement été reporté au lundi 26 avril, en raison du refus de Mohamed Ould Abdel Aziz de répondre aux questions du juge d’instruction.

@babacarbayendiaye
Nouakchott – 26/04/2021

©️ Crédit source : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=4695527043799116&id=100000256018105

Incidents violents autour de la Zawiya de Kaédi | La note d’alerte datant du 2 décembre 2020 adressée aux hautes autorités par des victimes des assignations féodalo-esclavagistes.

Élément justifiant la décharge du courrier

A titre d’information nous partageons avec vous cette lettre d’information qui a été adressée aux autorités et enregistrées le 02 Decembre 2020.

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REPUBLIQUE ISLAMIQUE DE MAURITANIE

Nouakchott, le 20 Novembre 2020

• A son Excellence le Ministre de l’intérieur et de la Décentralisation

• Objet : Lettre d’information

Suite à un incident qui a eu lieu au niveau de la ville de Kaédi à la suite d’une séance de prière dans notre Zawiya nous venons par la présente lettre attirer votre attention sur les faits dont le principal motif reste lié à des considérations d’’ordre féodales et ce contrairement aux principes fondamentaux de notre sainte Tariqa véhiculés en paroles et en acte par nos vénérés Cheikhs Yacouba Sylla et Mpaly Kaba .
En effet, le Vendredi 2 Octobre 2020 , lors d’une Hadara habituelle qui se tient tous les Vendredi dans l’enceinte de la Zawiya au niveau de la ville de Kaédi . Durant ces Hadaras hebdomadaires auxquelles participe rarement l’Imam titulaire, les prières sont dirigées par toute personne apte . C’est ainsi que le 2 Octobre après le départ de l’Imam du jour qui a dirigé le Maghreb, le nommé Cheikhna Coulibaly se décida lui aussi à diriger la prière de El Ishaa .
Déjà lors de cette prière, certaines personnes ont refusé de prier derrière Cheikhna Coulibaly. Le lendemain Samedi lors d’une rencontre tenue dans l’enceinte de la Zawiya , des responsables appartenant au groupes de personnes qui se considèrent comme nobles tiennent publiquement des propos esclavagistes et considèrent que : « la prière de ceux qui ont suivi Cheikhna Coulibaly est nulle et non avenue et que « leur Wird doivent être renouvelé » .
Le Dimanche 4 Octobre, l’un des responsables qui a tenu ces propos malveillants insiste pour appeler Cheikhna par téléphone et l’intimer de venir daredare répondre à une convocation. Cheikhna qui était au champ et qui en fait ignorait tout de cette histoire car ayant quitté la Hadara sans incident, se présente quelques minutes à la Zawiya . Mais à sa grande surprise il constate que cette assemblée est composée uniquement de personnes appartenant au groupes de ceux qui se considèrent comme nobles . Ainsi Cheikhna reviendra le lendemain Lundi 5 Octobre pour répondre à la convocation et cette fois ci accompagné de quelques membres de sa famille.
Lors de cette dernière assemblée tenue finalement le Lundi 5 Octobre avec l’insistance du groupe des féodaux, il a été publiquement et clairement signifié à Cheikhna « de ne plus diriger une prière dans la Zawiya sans l’autorisation. »
En fait cette autorisation n’est rien d’autre qu’une astuce pour empêcher ceux qu’ils considèrent comme esclaves d’officier une prière dans la Zawiya. Car jusque-là, seules les personnes issues du camp des soit disant nobles reçoivent cette prétendue autorisation et sont les seules à diriger les prières. Jamais une autorisation n’a été donnée à une personne issue du camp de ceux considérés comme esclaves. Cheikhna Coulibaly est la première personne issue de cette frange à franchir ce Rubicon, car se sentant suffisamment apte intellectuellement et moralement à diriger une prière dans une communauté qu’il considère profondément comme le sien et ce de manière totalement désintéressée.
Suite à cet incident malheureux contraire aux préceptes et aux fondements de notre Tariqa , et compte tenu des multiples enseignements que nous y avons tirés,
Nous , groupe de disciples appartenant au camp des personnes discriminées signataires de cette lettre , avons décidé à notre tour de ne plus accepter d’être dirigé par un Imam issu de l’autre camp tant que le problème de l’Imamat au sein de notre communauté n’est pas définitivement réglé sur la base des principes fondamentaux de notre Tariqa à savoir : l’égalité et le respect non négociable de la dignité humaine en parfaite phase avec les lois de la république Islamique de Mauritanie.
Nous vous adressons cette lettre à titre d’information sur une situation relativement tendue mais à laquelle nous souhaitons trouver une issue heureuse avec l’aide de nos guides éclairés qui jusque-là se sont réservés d’intervenir directement pour plusieurs raisons que nous comprenons.
Tout en étant à votre entière disposition pour toute information complémentaire, nous vous prions de croire à l’assurance de nos sentiments les plus respectueux et de notre engagement contant pour apporter notre modeste contribution à la paix et à la cohésion sociale dans notre grande nation.

Pour les Signataires

1. Cheikhna Souleymane Diakité ,
Tel : + 1 917 482 2253


2. Ba Aliou Coulibaly
Tel : 222 46 45 55 04

3. Cheikhna Sikhou Coulibaly
Tel : 222 46 02 06 13

©️ Crédit source : Post FB d’un des signataires Monsieur Ba Aliou Coulibaly – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=4274617555881915&id=100000011376178

Mauritanie – Criminalité en milieux urbains | Appel à la Charia, face à l’explosion de la criminalité

Des voix de plus en plus nombreuses se font entendre en Mauritanie pour l’application de la Charia face à la recrudescence des crimes et l’impunité des criminels.

Pas un jour ne passe sans son lot de crimes et de cambriolages à mains armées. Des crimes perpétrés par des multirécidivistes fichés par la police et maints fois condamnés. Aguerris par l’ampleur de l’impunité dont ils bénéficient, de la légèreté des peines qui leur sont appliqués et de la nonchalance d’une justice devenue un antre de légèreté, les criminels de plus en plus endurcis, multiplient leurs actes entre deux séjours en prison.

La série de crimes perpétrés en une seule nuit il y a deux jours à Nouadhibou, causant la mort de deux personnes et la blessure grave de trois autres à l’arme blanche, représente un cursus non négligeable de l’ampleur de la criminalité en Mauritanie.

En effet, le banditisme et les gangs armés étaient jusque-là circonscrits à Nouakchott, la capitale tentaculaire de la Mauritanie, aujourd’hui scindée en trois régions qui représentent chacune un échantillon représentatif de l’empire du crime. Le cœur de cette faune visqueuse se trouve à Dar-Naïm, un département qui concentre à lui seul 60% des actes criminels perpétrés à Nouakchott, selon les statistiques de la police divulgués par une source qui a requis l’anonymat. Suivent en ordre non moins négligeables Arafat, Riadh, El Mina, Sebkha et Teyarett. Nulle place dans la Capitale n’est plus réellement sûre, prise en tenaille par des bandes de jeunes drogués, perdus et sans repères.

Les actes les plus horribles sont rapportés quotidiennement par les médias locaux. Tels cet incident qui s’est produit il y a quelques jours à Toujounine, où deux jeunes filles et leur maman ont été tailladées à la suite d’une tentative infructueuse de viol. Quant aux attaques à l’arme blanche dans les rues de Nouakchott, elles ne se comptent plus.

La hardiesse des gangs est arrivée à un tel point, qu’ils n’hésitent plus à opérer en plein jour. C’est le cas de l’attaque massive conduite par des jeunes au marché de Sebkha, dépouillant les boutiquiers du coin et détroussant les passants sous la menace de couteaux et de haches.

C’est aussi le cas de cette jeune fille qui a échappé de justesse à Dar-Naïm à un jeune déséquilibré qui voulait l’immoler dans une maison abandonnée.

Des citoyens paisibles sont agressés en pleine nuit dans leur domicile, dépouillés par des bandes de plus en plus hardies.

Le crime s’est transporté dans d’autres villes et localités du pays, connus pourtant il y a quelques années pour leur tranquillité, comme Adel Bagrou, Touil, Kiffa, Rosso, Zouerate. La Mauritanie toute entière est aujourd’hui à la merci d’une multitude de jeunes, victimes du chômage, des divorces intempestifs, de la pauvreté et de la misère qui frappe les trois quarts de la population. La drogue, les séries télévisées, la chute des valeurs, la désocialisation et la déscolarisation, sont autant de facteurs qui ont jeté des milliers de jeunes sur les routes du crime organisé.

Face à tant d’innocentes personnes tombées victimes de ces gangs criminels, des voix s’élèvent de plus en plus hautes pour réclamer l’application de la Charia qui recommande de couper la main du voleur et les membres opposés du brigand et de tuer les auteurs de crimes. Exactement comme cela est appliqué dans plusieurs villes américaines qui continuent selon leurs arguments, à appliquer la peine de mort. « Nous devons appliquer les recommandations divines sur la loi du Talion, nonobstant l’avis des organisations des droits de l’homme et de l’Occident. L’Etat mauritanien doit protéger l’intégrité physique de ses populations, préserver la paix civile et sauvegarder la vie et les biens des citoyens » a déclaré tout dernièrement un imam de mosquée.

Un avis qui n’est pas loin d’être partagé par des pans de plus en plus importants de la population.

Pourtant, les services de police ont toujours, et avec promptitude, arrêté tous les auteurs de crime, dans des délais relativement courts. Tous les cas de cambriolages, de viols, de vols, et de meurtres ont tous été résolus par la Police. Là où le bât blesse, selon plusieurs observateurs, c’est au niveau de la justice. Ils soutiennent « la police arrête et la justice relâche ». Plusieurs dossiers judiciaires pendant devant les tribunaux ne connaissent pas selon eux les mêmes traitements. Des meurtriers retrouvent la liberté trop tôt, au bout de deux ou de trois ans, alors qu’ils doivent être condamnés au moins à la perpétuité, selon l’un des observateurs. Aujourd’hui, une partie non négligeable de la population demande tout simplement qu’ils soient exécutés. Pour l’exemple.

Cheikh Aïdara

©️ Crédit source : https://aidara.mondoblog.org/2021/04/26/appel-a-la-charia-face-a-lexplosion-de-la-criminalite/?fbclid=IwAR12qLQRIQjId8Bv_Rg9JubGiCH5KnMkoAQeIUvHIMu3wawylPDNbsTQC_Y

« Ce qu’il se passe au sommet de nos états émerge de la structure de base de nos sociétés » | Par le mathématicien Sy Mahamadou

Je suis profondément contre ces transmissions de pouvoir de pères en fils ayant lieu en Afrique. Je le suis non seulement pour les états mais aussi pour nos structures locales (villes, villages). Il est à féliciter que des gens s’insurgent contre la nomination du fils Bongo, Deby et autres pour, in fine, succéder à leurs pères respectifs. Ce que je ne comprends pas et ai du mal à prendre au sérieux c’est quand ceux-là mêmes qui sont partisans irréductibles de la transmission généalogique de l’imamat, de la chefferie locale de chez nous se disent offusqués par la même transmission à l’échelle de l’état. Ce que ces gens-là ne voient ou ne veulent pas voir c’est que c’est la même mentalité qui joue à des différents niveaux. Ce qu’il se passe au sommet de nos états émerge de la structure de base de nos sociétés; les mêmes rapports, les mêmes réflexes… Si nous voulons nous attaquer vraiment à ce problème et aux autres qui y sont reliés, il nous faut adopter une prise de conscience capable d’appliquer les mêmes principes salutaires à toutes les échelles de notre société. Une conscience qui s’arrête aux irrégularités manifestes du sommet de la société n’a aucune chance de faire changer quoi que ça soit. Elle ne fera que faire substituer les tares entre elles, car celles-ci sont produites et sélectionnées à partir des profondeurs de nos structures locales admises.

©️ Crédit source : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=797192917871631&id=100027427912973

LE MINISTRE DE LA JEUNESSE ET DU SPORT ANNULE LA DÉCISION DE LA ZONE FRANCHE RELATIVE À LA GESTION DU STADE DE NOUADHIBOU

Le ministre de la jeunesse, du sport et l’Emploi Taleb Ould Sid Ahmed a publié une déclaration rejetant l’accord conclu entre la zone franche et la Fédération nationale de football concernant le stade de Nouadhibou, Le ministre indique que l’accord est sans base légale ni justification.

Dans un communiqué publié vendredi soir, le ministre a déclaré que son département est l’autorité concernée par la gestion des installations sportives – rejetant ainsi, l’accord signé entre la zone franche et la FFRIM, selon lequel la zone franche se donne le droit de gérer tout ce qui touche au sport à Nouadhibou .

Il importe de rappeler que la gérance du stade sportif de Nouadhibou, après sa dernière réfection, fait l’objet d’un differend entre le maire de la ville et le président de la fédération de football



Source : http://zahraa.mr/node/26859

Traduit par adrar info

©️ Crédit source : http://adrar-info.net/?p=69526

Tchad | Funérailles d’Idriss Déby Itno : le président mauritanien sera de la partie (tchadinfos)

Le vice-président du Conseil militaire de transition, le général Djimadoum Tiraïna a accueilli le président de la Mauritanie, Mohamed Ould El-Ghazaouani à l’aéroport international Hassan Djamous ce jeudi 22 avril 2021.

Le président mauritanien est à N’Djamena pour les obsèques du Maréchal Idriss Déby Itno prévues ce vendredi 23 avril 2021. Avant lui, les présidents Alpha Condé de la Guinée, Bah Ndaw du Mali, Mohamed Bazoum du Niger et la Première ministre du Gabon, Rose Christiane Ossouka ont rallié N’Djamena à cet effet.

©️ Crédit source : https://tchadinfos.com/politique/funerailles-didriss-deby-itno-le-president-mauritanien-sera-de-la-partie/