Le député BDA reçoit des responsables du Hamas palestinien à Nouakchott.

Ce samedi après-midi, le leader abolitionniste mauritanien Biram Dah Abeid accompagné de certains cadres de sa mouvance droit-de-lhommiste et politique IRA -RAG, a reçu en audience à son QG de Riyad des représentants civils du mouvement de résistance palestinienne le Hamas. La délégation palestinienne est dirigée par Dr Sami Abu Zuhri , porte-parole officiel de l’organisation qui dirige la Bande de Gaza . Pour rappel ces derniers jours à la suite des provocations initiées par les milieux sionistes israéliens aux alentours de la Mosquée Al-aqsa et dans le quartier Sheikh Jarah de Jérusalem , la bande de Gaza a été lourdement bombardée par l’armée de l’État hébreu avec plusieurs victimes civiles à déplorer dont de nombreux enfants. Du côté palestinien, le Hamas et d’autres entités de la résistance ont répliqué avec des roquettes tirées vers le territoire israélien. Une trêve obtenue entre les 2 camps a permis l’arrêt des hostilités il y a quelques jours. Le président des réseaux IRA-Mauritanie dans le sillage de son engagement universaliste contre toute forme d’injustices, a toujours exprimé sa solidarité avec le peuple palestinien dans la quête courageuse de ses droits fondamentaux et légitimes.

© KS pour le BLOG (Éléments RS IRAOUIS)

L’interview complète de Sidi Ould Salem sur RFI

RFI Afrique – Le 13 mai, sur RFI, l’ancien président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz dénonçait les poursuites judiciaires dont il fait l’objet dans son pays, affirmant qu’il y a derrière des motivations politiques pour le faire taire.

Ce matin [20 mai], le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et des technologies de l’information et porte-parole de l’actuel gouvernement, Sidi Ould Salem, lui répond, au micro de Magali Lagrange.

RFI : L’ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz dénonce un harcèlement judiciaire contre lui. Les poursuites contre lui sont-elles politiques ?

Sidi Ould Salem : Tout citoyen est justiciable, fût-il ancien président ou ancien ministre. C’est un problème avec la justice donc je n’ai pas à commenter. Le gouvernement n’est pas impliqué dans ce dossier. Il y a une séparation des pouvoirs et à ce titre, chaque citoyen a le droit de se défendre.

La maison de l’ancien chef de l’État a été fouillée. Est-ce qu’il y a été trouvé quelque chose ? Est-ce qu’il existe des preuves actuellement contre lui ?

C’est à la justice qu’il faut poser la question. Je n’ai aucune information sur ce dossier et je n’ai pas le droit de le commenter non plus.

Justement, dans un dossier autant politisé, ne faudrait-il pas, pour la crédibilité de l’action menée contre l’ancien chef de l’État, que le procureur s’exprime ?

C’est à la justice de juger s’il est opportun de s’exprimer ou pas. En tant que gouvernement, nous veillons à ce que la justice soit indépendante et transparente et nous souhaitons à tout le monde d’avoir un procès et un processus juste, équitable et transparent.

Cela fait un moment que la justice se penche sur ce dossier. Ne vaudrait-il pas mieux, dans l’intérêt de l’affaire, que cela aille plus vite ? Peut-être que le gouvernement demande d’accélérer la procédure pour clore cette affaire ou pour qu’il y ait un procès ?

Je suis désolé de me répéter encore. Je pense que le gouvernement n’a pas à s’ingérer dans un processus judiciaire. Je peux vous assurer que ce dossier n’a jamais été l’objet d’un débat en Conseil des ministres et nous nous sentons complètement éloignés de ce dossier.

En 2014, lors de la réélection de l’ancien président, vous avez été son directeur de campagne. Vous avez également été son ministre. Est-ce que vous avez vu des choses qui lui sont reprochées aujourd’hui ?

C’est une question personnelle. C’est vrai, j’ai été son directeur de campagne, j’ai été ministre. Je n’ai jamais vu des agissements contraires à la loi. Mais voilà, c’est dans mon secteur.

Est-ce que rien ne vous a jamais fait douter ou ne vous a donné envie de quitter ce gouvernement ?

L’actuel ou l’ancien ?

L’ancien.

Non, jamais.

Pour Mohamed Ould Abdel Aziz, ses ennuis s’aggravent lorsqu’il dénonce la situation politique en Mauritanie. Est-ce que vous diriez, au niveau du gouvernement actuel, qu’il est libre de s’exprimer ?

Tout à fait, c’est un droit. Chaque citoyen est libre de s’exprimer et libre d’avoir des opinions. C’est une fierté pour ce pays. Il y a une liberté de la presse, il faut bien en profiter. C’est de bonne guerre, c’est politique. On peut s’attaquer au gouvernement. Tout le monde le fait. Sur les réseaux sociaux, les partis politiques s’expriment, on critique l’action du gouvernement et c’est un bon signe pour ce pays. Cependant, il faut s’assurer de ce qu’on dit et vérifier sur le terrain.

Peut-il, à votre avis, participer à la vie politique ? Il affirme qu’on lui fait payer le droit d’exister comme homme politique. Il explique qu’un des bureaux de Ribat Al Ouatani a été fermé parce qu’on ne voulait pas de ce parti.

Ce n’est pas à nous de décider s’il doit faire de la politique. C’est une question personnelle sauf si le droit ou la justice l’en empêche.

L’ancien président parle de la fin d’une amitié de plusieurs décennies avec le président actuel, le président Ghazouani. Est-ce que ses ennuis judiciaires sont liés à une brouille entre deux amis ?

C’est une affaire privée sur laquelle je n’ai aucun commentaire à faire.

D’après vous, une réconciliation est-elle possible ?

Je ne peux pas m’exprimer sur cette question puisque c’est une affaire entre deux hommes. Libre à eux de la gérer.

Est-ce qu’il y a un autre point de son interview sur lequel vous souhaitiez réagir ?

J’ai été interloqué par deux aspects. Le premier aspect, c’est l’augmentation des dépenses du budget de la présidence. C’est vrai qu’il y a eu des augmentations de budget, pas seulement de la Défense mais de tous les départements.

Là-dessus, Mohammed Ould Abdel Aziz dit que les dépenses ont été multipliées par trois.

Mais elles peuvent être multipliées par 10, ce n’est pas le problème. Ce n’est pas une mauvaise chose que le budget augmente si l’on a les ressources pour le financer. Le deuxième aspect qui m’a interloqué sur les questions et dans les réponses de cette interview, c’est la gabegie et la corruption qui sont soi-disant omniprésentes.

La gabegie et la corruption sont-elles omniprésentes ?

Tous les pays luttent contre la gabegie et la corruption et tout citoyen témoin de gabegie ou de corruption doit le dénoncer. Pas seulement sur les ondes, il y a la justice, il y a les tribunaux. Si quelqu’un a été témoin ou s’il l’a appris, il doit le dénoncer, sinon c’est une complicité.

Mais Mohamed Ould Abdel Aziz dit justement que ces poursuites visent à le faire taire pour ne pas qu’il dénonce cette gabegie et cette corruption. Que lui répondez-vous ?

C’est une ligne de défense, mais je pense que le plus important, c’est de se focaliser sur la justice et sur sa défense de manière plus objective et plus efficace au lieu de chercher une animosité particulière par rapport au gouvernement. Je ne pense pas que ce soit une bonne ligne de défense.

Par : Magali Lagrange

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=745279

Changement de gouvernement : un chambardement en vue !

L’Authentique – Exit le gouvernement du Premier ministre Mohamed Ould Billal ! Une nouvelle équipe est en train d’être constituée par la Présidence de la République, qui n’attendrait, pour l’annoncer, que le retour de voyage du chef de l’Etat en déplacement à Paris pour les besoins du Sommet sur le financement des économies africaines.

A Paris où il se trouve depuis lundi le président Mohamed Ould Ghazouany n’a certainement pas eu ses esprits entièrement focalisés sur le sommet, objet de son déplacement -réunissant des Chefs d’Etat et de gouvernement de pays africains et de pays partenaires, ainsi que des dirigeants d’Institutions financières internationales- qui vise à mobiliser des initiatives et mécanismes innovants, en soutien aux efforts de relance des économies africaines dans cette période de crise multiforme.

Le président de la République a sans nul doute consacré du temps pour apporter une dernière retouche à la liste des membres de son prochain gouvernement. Ainsi, l’équipe du Premier ministre Ould Bilal ne ferait que neuf mois au pouvoir.

Constituée en août 2020 suite à la remise à la justice du rapport de la Commission parlementaire liant quatre membres du gouvernement, le gouvernement actuel répondait pourtant aux attentes de l’époque, avec un rassemblement bien huilé de technocrates, de personnalités à forte assise populaire, d’hommes politiques, de jeunes et de citoyens intègres.

Depuis, la pandémie du Covid-19 avec ses conséquences multiples sur la vie des populations, l’affaire dite de la décennie qui a conduit la justice à placer en résidence surveillée, l’ex-président Mohamed Ould Abdel Aziz, la « gestion politique du cas Ould Abdel Aziz » qui tente d’occuper la scène publique nationale et internationale, l’ouverture amorcée par le président de la République en direction de l’opposition invitée à un projet de dialogue social inclusif, ont fini par pousser ce dernier à changer de fusil d’épaule.

Un choix dont les prémisses étaient apparues lors du dernier conseil des ministres du mois d’avril, où le chef de l’Etat avait précipitamment pris congé de ses hôtes, exprimant dans les faits, sa lassitude face à des ministres qu’il dit avoir dotés de tous les pouvoirs mais qui selon lui « peinaient » à s’exprimer pour le bien de la République.

La perspective de changement est d’autant imposée au chef de l’Etat que son gouvernement éprouve des difficultés à se faire de la visibilité auprès des populations. Last but not least, le ministre de l’Enseignement supérieur Sidi Ould Salem est déjà sur le départ.

L’homme est appelé à occuper dans quelques jours, le poste de Commissaire aux ressources humaines, aux sciences et à la technologie -élu par le Conseil exécutif de l’UA et nommé par la Conférence pour un mandat de quatre ans, renouvelable une fois ; un poste qui revient aux pays maghrébins en plus de l’Egypte, suivant le système de rotation instauré au niveau de l’organisation.

On se rappelle encore qu’en avril dernier, le président Mohamed Ould El Ghazouani avait demandé à ses pairs maghrébins d’opter pour une candidature unique alors que trois pays avaient déjà présenté leur candidat : le Maroc, l’Algérie et la Libye. Finalement l’appel de la Mauritanie sera entendu par les chefs d’Etat cibles, qui ont décidé d’appuyer la candidature mauritanienne !

Départ

En plus du ministre de l’Enseignement supérieur, nombre de membres du gouvernement seraient sur le départ. D’abord le Premier ministre Mohamed Ould Bilal. Malgré ses compétences avérées, l’homme a manqué de présence effective et d’autorité. Plus concrètement, il n’est jamais parvenu à donner de la visibilité à l’action du président de la République et à celle de son gouvernement.

Battu par son ministre de la Santé sur le front de la lutte contre la pandémie du covid-19, Ould Bilal s’est souvent vu doublé par son ministre de l’Intérieur sur le plan de la sécurité publique, celui des Affaires étrangères, sur le plan diplomatique. De nombreux observateurs pensent d’ailleurs que l’un de ces ministres, pourrait être désigné à la tête du gouvernement.

Les autres ministres partant, sont, entre autres, celui du Commerce et du Tourisme Naha Mint Mouknass, qui verra à l’occasion, sa présence de près d’un demi-siècle au gouvernement, prendre fin. On lui reproche son incapacité à mettre au pas les commerçants qui ne s’en tiennent qu’à eux-mêmes dans le marché de la consommation.

Sont aussi mises en exergue, des failles dans sa manière de gérer le cadre de production agricole et commercial du marché des produits alimentaires de l’intérieur et de l’extérieur du pays.

Si le Ministre de l’Education nationale, Aïnina Ould Eyih est sur la liste des partants, c’est bien du fait d’une année scolaire perturbée qu’a connue le pays avec pour la première fois, une grève des enseignants et des professeurs qui a paralysé trois jours durant, l’ensemble du secteur de l’enseignement primaire et secondaire.

Ould Eyih souffre aussi de ses attitudes cavalières voire agressives dans sa manière de gérer son personnel. Ce sont ces mêmes impairs que l’on retrouverait auprès du ministre de la Fonction publique, du Travail, Dr.Camara Mohamed Saloum.

Non seulement sa politique de lutte contre le chômage n’a pas eu l’impact escompté sur les jeunes mauritaniens, mais en plus, on lui reproche de ne pas protéger et de ne pas avoir suffisamment encouragé, la « mauritinisation » des postes, notamment dans le secteur minier.

Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Abdel Aziz Ould Dahi serait lui, rattrapé par l’affaire dite de la BCM ; une affaire qui a éclaté au temps où il occupait la fonction de gouverneur de la BCM consacrée par des faits de détournement de deniers publics, falsification de monnaies étrangères, vente illégale de devises et blanchiment d’argent.

Le juge en charge du dossier vient de remettre en liberté 5 des sept prévenus et l’affaire serait bientôt introduite en jugement. Ould Dahi serait alors libre de répondre aux éventuelles convocations de la justice.

Le climat de suspicion qui a entouré ces derniers mois le secteur de l’Hydraulique et de l’Assainissement, les irrégularités constatées dans la gestion des dossiers de ce même secteur ajoutés aux retards observés dans l’exécution de nombre de travaux d’hydraulique pastorale et à l’incapacité des Autorités à fournir régulièrement de l’eau aux populations, sont les raisons qui devraient pousser vers la porte le ministre Sidi Ahmed Ould Ahmed.

Si le jeune ministre de l’Emploi, de la Jeunesse et des Sports, Taleb Ould Sid’Ahmed quitte son Département, c’est bien du fait de la gestion des fonds qui lui ont été alloués ces derniers mois dans l’emploi des jeunes.

Taleb serait l’un des ministres qui a bénéficié des plus grands financements jamais accordés à un ministre de la Jeunesse. L’homme aurait financé de nombreux projets, offrant ainsi des emplois aux jeunes, mais ce fut comme « neige au soleil » avec un impact très éphémère sur la scène publique.

La ministre des Affaires sociales, de l’Enfance et de la Famille, Naha Mint Haroune Ould Cheikh Sidiya devrait faire les frais de ses attitudes. On lui reproche son engagement familial et les prises de position politique dans sa ville natale Boutilimitt.

Toujours sur ses gardes et prête à rebondir chaque fois qu’elle est provoquée, elle a eu mailles à partir avec un blogueur qu’elle a fini par placer en détention, avant que des forces tribales n’interviennent pour calmer la situation.

En plus de ces départs probables, le président de la République pourrait bien procéder à la révision du cadre général de son gouvernement en changeant l’appellation de nouveaux Départements et en allouant de nouvelles tâches.

Un ministère de l’Industrie et des Mines, un autre qui aura à charge le Développement rural en plus de l’environnement ; un ministère uniquement chargé de l’Emploi, un ministère à charge du tourisme, de la Culture, de l’Artisanat… voilà un aperçu du prochain visage du gouvernement.

Cette perspective pourrait voir la mise en place d’un la chamboulement du fameux Département de l’Economie, de l’Industrie et de la Promotion des secteurs productifs, avec un ministère uniquement dédié à l’économie.

Le ministère chargé des Relations avec le Parlement et la Culture et celui des Affaires islamiques devraient eux aussi connaître de profonds changements avec l’éclosion d’un ministère de la Communication, porte-parole du gouvernement doté de tous les pouvoirs possibles aux fins de rendre visible l’action du gouvernement sur le plan national comme sur le plan international.

MOM

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=745248

« J’ai toujours soutenu le président Biram pour d’autres raisons que sa lutte contre l’esclavage et les séquelles de celui-ci… » | Par Mr Cissokho Seydi

Crédit photo : Élément tiré de son FB

J’ai toujours soutenu le président Biram pour d’autres raisons que sa lutte contre l’esclavage et les séquelles de celui-ci.

Hier, j’ai été trop choqué après avoir entendu le témoignage de tous ces Mauritaniens; spécialement des hatatines et des soninkés de l’intérieur.

Les autorités mauritaniennes jouent un double jeu concernant l’application des lois. Si dans les grandes villes ces pratiques ont considérablement diminué, force est de constater que dans les milieux reculés ces pratiques sont toujours monnaie courante.

On prive des citoyens de leurs terres, on leur fait du chantage en les privant l’accès à l’eau potable : juste parce-qu’ils refusent de reconnaître leur statut d’esclaves.
Hier, quand j’ai écouté ces vieux hatatines venant de Rkiz témoigner de leurs calvaires et luttes contre leurs supposés maîtres qui les empêchent d’utiliser leur terre, j’ai été choqué. Ils sont allé porter plainte, et c’est eux qui sont arrêtés comme trouble-fête car, ils sont esclaves et n’ont pas droit à la terre.

J’ai écouté ce vieux Soninké qui se dit président de l’association des « esclaves soninkés ». Seul le titre fait peur. Il a raconté toutes leurs luttes jusqu’aujourd’hui partout au Guidimakha. Comment ils sont privés de leurs terres, de leurs mosquées qu’ils ont construites eux-mêmes ?Comment on les a privé l’accès à l’eau potable ? Tout cela avec la bénédiction des autorités locales. Ils ont des preuves de tous les dossiers qu’ils ont porté devant la justice. Cette dernière, malheureusement,est toujours du côté des soi-disant nobles.
Que ce soit chez les maures ou chez les soninkés, on voit clairement que le féodalisme est toujours maître dans nos sociétés; surtout sur l’État Mauritanien qui reste un Etat non seulement hypocrite mais aussi un Etat faible.

Et nous, qui habitons dans les villes, devons arrêter de jouer au jeu de l’État en continuant de nier ces pratiques sous prétexte que ce sont des choses inventées. Nos compatriotes souffrent un peu partout à l’intérieur du pays. Nous contribuons à leurs souffrances en niant ces pratiques inhumaines.

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur en date du 21/05/2012 – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=4535547763140261&id=100000552456319

✓ La journée – Visite de la délégation de droit-de-lhommistes américains chez les IRAOUIS de Biram Dah Abeid à Nouakchott

Arrivés à Nouakchott le 17 mai 2021, des militants américains des droits humains continuent leurs activités . Aujourd’hui ils ont été chaleureusement accueillis par le député mauritanien et président des réseaux IRA-Mauritanie (Initiative pour la Résurgence Abolitionniste), BDA et ses camarades d’IRA et du parti RAG. Au sein de la délégation américaine, l’avocat mauritanien défenseur des droits humains basé aux États-Unis, Monsieur Bakary Tandia a assuré l’interprète lors de la présentation et des prises de parole . Au QG du parti RAG à Riyad, l’occasion a été pour le leader abolitionniste mauritanien d’aborder la situation générale des questions liées aux droits humains dans le pays. L’ancien candidat à la présidentielle BDA a salué la levée par l’actuel président El-Ghazouani d’un ordre d’oppressions systématiques qui sévissait sur les militants des droits humains sous l’ancien pouvoir. Il a rappelé que cette ouverture voulue par le président tarde à être suivie sérieusement par certains pans au niveau administratif comme judiciaire. Le récipiendaire du prix Onusien 2013 pour son engagement antiesclavagiste, a réitéré que le combat contre l’esclavage et ses séquelles demeure une préoccupation majeure de son engagement.



La rencontre de la journée a permis aux membres de la délégation américaine d’entendre directement des citoyens venus s’exprimer sur certains points liés aux différents manquements auxquels ils font face en matière de droits humains.

Pour rappel en septembre 2017, une délégation similaire composée de membres de l’ONG « Abolition Institute » , avait été refoulée du pays. Ce retour réussi aujourd’hui en Mauritanie sur l’invitation de l’ONG SOS Esclaves, résulte d’un changement d’approche enclenché par l’actuel locataire du palais ocre.

©️ KS pour le BLOG (Éléments sources RS IRAOUIS)

Mauritanie | Les délégations antiesclavagistes américaines et mauritaniennes reçues en audience auprès du Commissaire aux droits de l’homme.

Le Commissaire aux Droits et les délégations antiesclavagistes américaines et mauritaniennes lors de l’audience- Crédit Aidara

Les membres de la délégation de l’ONG américaine « Abolition Institute » ont été agréablement surpris du climat d’ouverture et de dialogue qui prévaut actuellement en Mauritanie. Refoulés en 2017 dès leur arrivée à l’aéroport international Oumtounsy de Nouakchott, ils ont pu cette fois pénétrer dans le territoire mauritanien sans aucune entrave. Mieux, ils ont eu droit au salon d’honneur où des représentants d’ONG antiesclavagistes nationaux, en l’occurrence Boubacar Messaoud de SOS Esclaves et Birame Dah Abeid du mouvement IRA, les attendaient, à leur arrivée le 17 mai 2021.


Mardi 18 mai, la délégation était reçue par le Commissaire aux Droits de l’Homme, à l’Action Humanitaire et aux Relations avec la Société Civile, M. Mohamed El Hassen Boukhreiss. Entretien cordial au cours duquel, les échanges ont porté sur l’évolution enregistrée dans le domaine des droits de l’homme en Mauritanie, même si certaines pesanteurs persistent.

Les membres de l’ONG «Abolition Institute» qui étaient accompagnés de leurs homologues de « Anti-Slavery » ont été séduits par la franchise du Commissaire qui leur a brossé la réalité des droits de l’Homme en Mauritanie, une situation qui ne diffère guère de celle des autres pays du monde, même les plus réputés pour leur respect pour les droits humains, a-t-il fait remarquer en substance.

S’il y a eu des avancées notoires en Mauritanie sur le plan législatif, avec l’adoption d’un arsenal juridique répressif contre les pratiques esclavagistes, rien n’est encore parfait, reconnaît le Commissaire. «Nous ne sommes pas dans le déni, et nous ne pouvons pas affirmer qu’il n’y pas quelques individus ici ou là qui pratiquent l’esclavage. Comme tout criminel, il y a en effet des esclavagistes comme il y a des voleurs, des trafiquants de drogue et d’autres personnes qui enfreignent la loi et contre lesquelles nous avons pris des lois pour les réprimer » a-t-il précisé.

Le Commissaire a surtout insisté sur la formation et le renforcement de capacité des activistes des droits de l’Homme en Mauritanie, notamment dans le domaine de la documentation des faits d’esclavages avérés ou non. « Beaucoup de dossiers présumés d’esclavagisme se terminent souvent par des acquittements pour faute de preuves ou par des peines légères, du fait du manque de documents convaincants pour les juges » a-t-il soulevé.

A son tour, M. Sean Tunner, Chef de la délégation de l’ONG « Abolition Institut » a remercié le Commissaire aux Droits de l’Homme pour l’accueil, pour sa franchise et les progrès importants réalisés par son département et par le gouvernement mauritanien dans le domaine de la promotion et de la protection des droits humains, y compris la lutte contre l’esclavage et ses séquelles.

Avaient assisté à la rencontre, le Commissaire Adjoint aux Droits de l’Homme, le Conseiller juridique et le Directeur des Droits de l’Homme.

Côté visiteurs, il y avait 7 membres de l’ONG « Abolition Institut » et de l’ONG « Anti-Slavery » dirigée par Mme Sarah Mathewson, ainsi que Bakary Tandia, avocat et droit de l’hommiste mauritanien résident aux Etats-Unis, et Boubacar Messaoud, président de SOS Esclaves.

Cheikh Aïdara

©️ Crédit source : https://aidara.mondoblog.org/2021/05/19/le-commissaire-aux-droits-de-lhomme-a-la-delegation-americaine-en-visite-en-mauritanie-les-esclavagistes-cest-comme-les-voleurs-les-trafiquants-de-droguesdes-crim/

IRA Mauritanie prépare une journée de rencontre avec la délégation « Abolition Institute » venue des USA.

Rencontre aujourd’hui 18 mai 2021 du président Biram Dah Abeid et de la vice-présidente d’IRA Kadiata Ba, accompagnés de membres de la section d’IRA-Sebkha avec les associations des veuves et des orphelins chez la présidente mère Houleye Sall à Sebkha. La délégation d’IRA a aussi été accueillie en même par les responsables des rescapés de l’épuration ethnique des années 80-90. IRA-Mauritanie prépare avec les victimes d’esclavage, passif humanitaire et autres violations des droits humains, la journée du jeudi 22 mai pendant laquelle la mission des défenseurs américains des droits de l’Homme, vont assister à la prise de parole de plusieurs catégories de victimes, organisée par IRA.



©️ Source : IRA-Mauritanie

Absence de bureau d’enrôlements, de listes électorales à l’étranger : recommandations de la CNDH

CNDH – La CNDH considère une atteinte aux droits civils et politiques des citoyens mauritaniens à l’étranger l’absence de bureau d’enrôlements, de listes électorales et de bureaux de vote.

S’agissant du traitement des plaintes de la Diaspora, la CNDH a reçu plusieurs requêtes de la part des associations CDM–Mauritanie présidé par Mme Gandégua Assiatou et l’association ADC-MAO présidé par Mr Cheikh Sow, à la suite de la vidéo conférence organisée le président de la Commission et quelques représentants de la Diaspora en juillet 2020.

Ce procédé mis en place a permis de traiter quelques dossiers parvenus à la CNDH.

Recommandations:

Renforcer la Coordination des synergies entre les organisations de la société civile, les partenaires et les institutions concernés par les questions de l’état-civil ;

– Entreprendre une action de portée nationale afin de résoudre définitivement les cas d’enrôlement des citoyens en instance au niveau des institutions chargées de l’état-civil tout en facilitant le processus aux citoyens, soumis à de nombreuses tracasseries et pénibles formalités. Il est grand temps d’achever le processus d’enrôlement d’une population de moins de quatre millions d’habitants entamé depuis plus de dix ans ;

– Installer des applications dans les structures sanitaires pour renforcer la coordination entre ces structures et l’ANRPTS ;

– Faciliter l’enrôlement pour les enfants nés dans des localités dont les structures sanitaires sont éloignées des lieux de résidence des familles ainsi que les mauritaniens établis à l’étranger.

– Faciliter l’enrôlement, l’inscription sur les listes électorales et le vote pour les citoyens Mauritaniens à l’étranger.

Extraits des pages 54 et 55 du rapport de la CNDH

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=745134

Cridem Culture – L’acteur culturel, journaliste et écrivain Bios Diallo publie un nouveau recueil de poème : La Saigne, aux éditions Le Manteau & la Lyre OBSIDIANE, 2021


La Saigne est un chant ample, clair, généreux. Son rythme, sa scansion sont brefs, alertes. Bios Diallo a la science des vocables éruptifs et inventifs. Le recueil de poèmes se fait l’écho d’une Afrique saignée par l’immigration à risques et minée par des troubles politiques, l’intolérance, les conflits identitaires et religieux.

Le poète les passe en revue au prisme de sa propre vie. Ainsi, l’invasion de Tombouctou en 2013 fait ici l’objet d’une louange à la cité médiévale, où s’est inventé l’amour des hommes et du savoir.

Bios Diallo nous offre son cœur « sans reddition », sans orgueil et non sans panache. C’est le sens du renversement qu’il fait subir au substantif saignée. Le verbe s’y fait entendre, qui agit puissamment en nous.

L’auteur

Né à Sélibaby, dans le sud de la Mauritanie, Bios Diallo, journaliste de son état, dirige à Nouakchott depuis 2010 les «Rencontres littéraires Traversées Mauritanides », qui accueillent chaque année des écrivains du monde entier. Il est auteur de deux recueils de poèmes et d’un roman, ainsi que d’un essai.

Il a eu le privilège d’interviewer en 2002 à Fort-de-France Aimé Césaire pour la Revue de l’Intelligent. Il a aussi collaboré à Césaire et nous, un ouvrage collectif (2003). Lors de la crise malienne de 2013, il participe au recueil Voix hautes pour Tombouctou avec Vrilles à Tombouctou, un cri d’indignation pour la ville assiégée.

La crise des migrants en 2018 le fait participer au collectif Au Cœur de l’errance, publié par les Editions Chèvre-Feuille Étoilée au profit des réfugiés. Il renouvelle son éloge au peuple malien en 2020 avec Poèmes à un jeune soldat inconnu. Recueil en hommage aux soldats disparus (ouvrage collectif).

Source : https://cridem.org/C_Info.php?article=745100

PS: Photo Amy Sow

©️ Crédit source : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10226371395257476&id=1420516501

Frère Hacen Lebatt : l’émotion prend le dessus c’est symptomatique ! | Par Gaye Traoré



Suite à la publication de Docteur BA Mamadou Kalidou professeur de lettres à l’université de Nouakchott ALSRYA , vous avez manifesté votre indignation ainsi que bon nombre de nos compatriotes entre autres férus du panarabisme chauvin et du bathisme sanguinaire .
Monsieur Ba mamadou Kalidou , puisque c’est de sa publication qu’il est question n’a fait qu’exprimer son opinion et pour un universitaire c’est de bonne guerre .N’oublions que notre frère BA Mamadou n’est pas le seul universitaire à exprimer ses idées , Ely O/ Sneiba exprime ses idées qu’on soit d’accord avec lui ou pas il a droit d’exprimer ses idées même fardées de quelques insultes à ma mémoire ou à notre mémoire collective .C’est la liberté d’expression !
Nous avons reprochés aux régimes passés leur atteinte à nos droits fondamentaux y compris celle de la liberté d’expression , vous homme de médias ne devrait l’avoir à l’esprit cela quel que soit votre détracteur , quel que soit la funeste réalité de la géopolitique au Moyen-Orient en l’occurrence la sauvagerie de l’Etat d’Israël vis-à-vis de la population palestinienne .J’aime répéter dans mes publications sur les réseaux sociaux la phrase suivante : « on ne fait pas du militantisme des droits humains à la carte » en un mot pas de paliers ni de cases en matière d’atteinte aux droits et à la dignité humaine.
Cher frère beaucoup d’entre nous font de la défense des droits à la carte et là est notre faiblesse , là est notre manque de lucidité , c’est à ce niveau que se situe une absence de cohérence dans nos principes et convictions .J’aurai aimé vous voir déconstruire par force d’arguments l’opinion de ton frère Ba Mamadou kalidou , avec références scientifique ainsi les esprits éclairés , la communauté académique n’en serait que satisfaite et grandie. Par ailleurs vous devriez est solidaire de votre frère Ba Mamadou Kalidou dans sa douleur , il a de la matière pour parler de ses drames familiales !Peut être que ce soutien lui fait défaut , votre solidarité lui fait défaut !
J’ai lu d’autres frères traiter de façon emphatique monsieur Ba Mamadou kalidou en le qualifiant d’être un haineux vis-à-vis des arabes , arrêtons ce terrorisme intellectuel de grâce et je connais le procédé je me permettrai quelques digressions avant de me rappliquer :


-Quand on critique la politique de l’Etat d’Israël que je ne confonds point avec le peuple d’Israël et le peuple juif , il arrive que l’on nous taxe d’antisémitisme ce n’est pas Pascal Boniface qui me dira le contraire .Car il y a des juifs aussi qui ne sont pas d’accord avec la politique de l’Etat d’Israël c’est à mentionner et c’est tout à leur honneur !
-Quand on veut critiquer la proposition des lois sur le séparatisme en France , on nous taxe d’islamo-gauchisme !
-Quand on critique l’Etat mauritanien certains entretiennent exprès et de manière confuse que nous nous attaquions aux maures .
Chers compatriotes prenons de la lucidité , de la cohérence dans nos actions diverses et de la maturité tout court .Ce que l’on reproche à monsieur Ba Mamadou Kalidou est ailleurs : parler de la similitude dans la souffrance et dans la résilience de son peuple avec celui du peuple juif sous l’angle strictement historique dans un contexte géopolitique funeste au Moyen-Orient . Peut-être le mot similitude a eu un autre sens académique d’où tant de convulsions et de spasmes ! Par honnêteté intellectuelle ne nous plaisons pas dans l’amalgame , il y a des juifs qui ne cautionnent pas du tout la politique étatique d’Israël et une petite recherche sur la toile permet de renforcer cette certitude .Dans le peuple juif il y a diverses sensibilités politico-religieuses ceci est à mentionner !Se sentir solidaire du peuple juif par un passif historique chers frères et sœurs ne veut pas dire soutenir la politique coloniale et destructrice de NETANYAHOU .Soyons plus fort que nos émotions !
La lucidité de ne pas se laisser submergés par les émotions , cette même émotion nous le trouvons dans d’autres communautés religieuses extra-européennes en France quand l’Etat d’Israël subit les tirs de roquettes de la part du Hamas ou Hezbollah .
De la cohérence , de la maturité et surtout de la lucidité pour mettre fin à nos indignations sélectives parfois partiale : les pauvres paysans de la vallée méritent le soutien des « justes mauritaniens sinon des frères mauritaniens», les veuves et les orphelins des années de braises , les créanciers du « Madoff mauritanien » ; les dilapidations de nos deniers publics , les recrutements scandaleux et discriminatoire méritent notre sursaut patriotique commun au-delà de nos tribus , de nos clans , de nos castes , de nos couleurs et ethnies y compris ceux qui sont victimes de leur déterminisme de naissance . Nous sommes prisonniers des idéologies qui ne sont plus en vigueur sous leurs cieux d’origine et c’est notre vivre-ensemble qui en prend un coup jour après jour .

•Ayons ce sursaut patriotique en la mémoire des pères de cette nation


Le constat plein d’amertume est le suivant : Certains de nos compatriotes sont plus sensibles à la cause arabe que la cause nationale et cela a créé un déséquilibre au sein de la composante nationale et ce déséquilibre ne peut être réparé que par le fils et fille de la Mauritanie. Le jour où je vois dans les rues de Nouakchott la Mauritanie diverse revendiquer ses droits , le jour où je vois la Mauritanie dans sa diversité occuper les rues de Nouakchott et des autres villes pour une injustice subie par des compatriotes mauritaniens tout court alors vous verrez que nos dirigeants seront au rendez-vous de nos attentes .Un député qui pleure le malheur des autres peuples , cela est tout simplement humain mais quand un député soit insensible aux malheurs de sa propre population cela relève du renoncement !
Le combat pour la libération du peuple palestinien ne peut être nié par Ba Mamadou Kalidou , comme par ces juifs qui militent pour la fin de la colonisation de l’Etat d’Israël bien que faibles et réduit en silence par les sionistes .

D’ailleurs tous les peuls ne sont pas musulmans , Des peuls de Niger sont appelés « woddaabé  » ou bororo , qui sont animistes pour beaucoup , ils venaient jusqu’en Mauritanie (Guidimakha) ! La ressemblance c’est la souffrance , il a été clair Ba Mamadou Kalidou ce sont les similitudes dans la résilience et la souffrance cher frère Hacen Lebatt.
Et s’il faut mettre en avant la solidarité islamique , les musulmans centrafricains sont les oubliés de notre solidarité islamique mauritanienne quand ils se faisaient égorgés et brûlés vifs , je vois ici des esprits étroits dirent : « ils ont été égorgés par leurs propres frères noirs » ce ne serait que du déjà entendu !
Cher frère Hacen Lebatt , votre réaction est la manifestation de ce problème de « vivre-ensemble » et voici ce que je lis en filigrane dans votre réaction au-delà de toute émotion : « que nous soyons à l’unisson dans notre indignation manifestée , dans notre joie exprimée, dans notre condamnation et notre sentence. » Pour cela il nous fait construire une conscience citoyenne mauritanienne laquelle conscience ne jetterai en pâturage un frère pour une divergence d’opinion , vous êtes très bien placé pour jouer un rôle majeur .
Le peuple palestinien a besoin de soutien , qu’il trouve ici toute ma compassion et ma solidarité !


Traore Gaye
Activiste des droits de l’homme

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