Un ancien wali porte une initiative dénommée « Coalition Biram Dah Abeid président 2019 »

Ancien gouverneur (wali) et militant de la cause des Harratines, Ahmedou Vall Messaoud vient de lancer une initiative baptisée « Coalition Biram Dah ABEID Président 2019 », à quelques encablures de l’élection présidentielle de 2019.

L’initiative a été lancée dimanche 13 Janvier. Ahmedou Vall Messaoud s’en explique : « Biram est porteur d’un grand espoir et c’est aussi un homme de courage comme il l’a montré. Nous pensons qu’il est temps, après 59 ans d’indépendance, que nous ayons un Président de la République descendant d’esclave ».

De son côté, Biram Dah ABEID, qui a déjà déclaré sa candidature à l’élection présidentielle de 2019, s’est dit se réjouir de cet acte posé par l’ancien gouverneur Ahmédou Vall Messaoud.

« Je rends hommage à mon grand-frère qui a toujours eu une position claire, digne et indéfectible, même du temps, où il était gouverneur. M. Ahmedou Vall Messaoud, je lui rends hommage d’avoir pris cette initiative pour rassembler autour de lui des personnalités indépendantes, des électeurs et des grands électeurs pour contribuer au changement pour lequel nous nous sommes toujours sacrifiés et qui doit avoir lieu en 2019 ».

©CRIDEM / (14 Janvier 2019)

Soucre crédit : cridem.org

13-01-2019 10:39 – Ould Abdel Aziz appelle les députés de la mouvance présidentielle à arrêter les manœuvres pour un 3e mandat (SOURCE)

Tawary – Le président Mohamed Ould Abdel Aziz a appelé les députés du parti Union pour la République et ceux de la mouvance présidentielle d’arrêter les appels pour un troisième mandat présidentiel et de cesser les manœuvres pour une proposition de projet de référendum à l’assemblée nationale, a-t-on appris de plusieurs sources.

Un important groupe de parlementaires avait fait circuler ces derniers jours une pétition à signer pour la modification des articles limitant le nombre de mandats à deux et un autre composé de 13 dont le premier vice-président de l’Assemblée nationale ont signalé à leurs camarades de laisser le président respecter sa position dans l’intérêt de la Mauritanie.

Les partisans du 3e mandat justifient leur position pour une continuité des projets de construction et de la stabilité du pays. Tandis que les autres qualifient la modification des articles limitant les mandats à deux du non respect de la constitution et du serment.

« En plus, toute approche visant à la modification de la constitution pour un mandat de plus serait source de crise politique dans le pays », révèle une source au sein du parti au pouvoir.

Ce bruit qualifié d’une tentative de «Coup d’Etat contre la constitution» a suscité des remous au sein de la classe politique proche de l’opposition démocratique. D’ailleurs, les députés issus du FNDU et des autres formations d’opposition avaient appelé à une réunion de concertation en urgence dans la nuit du dimanche au siège de RNRD (Tawassoul).

Par R.Fall

Source crédit : cridem.org

Vidéo/Entretien RMI avec Gaye Traoré ARMEPES-France/Ganbanaxu Fedde

RMI-Info – Présente en France et dans quatre pays d’Afrique de l’Ouest la Mauritanie, le Mali, le Sénégal, la Gambie, Ganbanaaxu Fedde lutte contre l’esclavage notamment aux statuts particuliers auxquels il assigne.

En effet, même si l’esclavage est partout abolit, dans certaines cultures ouest-africaines précisément chez les Soninké dont il est questions ici, le statut social de naissance continue à assigner des gens dans des rôles déterminés. Ainsi certains sont considérés comme étant issus de « basses extractions » sociale, en référence à leurs aïeux esclavagisés.

Malgré les réussites (sociales, économique, politiques, universitaires) que ces derniers peuvent afficher, les esprits rétrogrades les confinent aux statuts peu valorisants de leurs aïeux. Basé en France, Gaye Traoré le président de Ganbanaaxu Fedde est un universitaire mauritanien, il revient avec nous sur le combat de son association.

Soucre crédit : RMI-INFO

Birame Dah Abeid, président de l’Initiative de Résurgence du Mouvement abolitionniste, député: ‘’Pour l’opposition, soutenir un candidat issu d’un pouvoir que nous avons combattu longtemps relèverait d’un défaut de discernement et d’une panne d’ambition »

✅Le Calame : Vous êtes certainement l’homme politique et le militant des droits de l’homme le plus arrêté de cette dernière décennie. Combien de fois avez-vous été arrêté et pourquoi ?

Birame Dah Abeid : En effet, je suis à ma quatrième arrestation en l’espace de quelques années. C’est un nombre record d’inculpations, pour les dix ans d’existence du mouvement que je préside. Ces privations ponctuelles de liberté et les intimidations consécutives résultent de paramètres divers ; j’en citerai le principal : le pouvoir n’a pas pu contenir au seuil de pensée et d’action tolérable par lui, ni le discours ni l’action d’IRA. De facto, il se retrouve dans la contrainte de devoir nous persécuter pour continuer à se ménager, au nom de la survivance du système de domination, un espace d’immunité exclusive. Pour ainsi dire, la nature inégalitaire du statu quo prédispose les forces de la conservation, à nous imposer la censure et la coercition. Cependant, les temps changent. La pression médiatique et sa globalisation dictent désormais, à toute entreprise de restriction des libertés, l’impératif d’un habillage moral. Alors, il fallait opposer aux demandes d’égalité citoyenne et au credo de non-violence, le mythe du complot extérieur auquel une partie de la population accorde encore quelque crédit. De précurseurs d’une cause juste, nous voici dépeints en apprentis pyromanes.

✅En 2014, vous vous êtes présenté à la présidentielle. Or, pour certains, les droits de l’homme ne font pas toujours bon ménage avec la politique. Que répondez-vous à ceux là dont certains vont même jusqu’à vous accuser de connivence avec le pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz ?

Ceux qui m’accusent de connivence avec Mohamed Ould Abdel Aziz n’ont qu’à venir prendre ma place en prison une ou deux fois (rires). Quelqu’un qui collabore avec le président ne devrait se retrouver si régulièrement en prison ni exposé à la disgrâce. A chacune de nos campagnes pour faire libérer des camarades ou dénoncer la torture, l’image du pouvoir se dégrade et la communauté internationale lui tient le langage du blâme. N’est-ce pas un investissement à perte, de la part d’un Aziz peu réputé pour enclin à l’altruisme ? Ai-je besoin de rappeler les avanies à nos familles, la précarité où grandissent nos enfants, sans omettre la détérioration de notre santé ?

D’autre part et pour revenir au premier volet de votre hypothèse sur la connivence, je dois rappeler que la question des droits de l’Homme se place au centre de la politique, c’est à dire de la gestion de l’autorité d’Etat. Au terme de décennies de diversion, les problématiques sans cesse différées du racisme et de l’impunité reviennent balayer le déni, avec la force tempétueuse de la frustration, comme une mécanique de la nature. L’autruche qui est un animal avisé mais d’un optimisme de tragique, finit par se faire attraper en dépit de la tête dans le sable. Au demeurant, nombre de promoteurs de la dignité humaine ont recueilli des suffrages es-qualité, avant de gouverner par la mise en actes de leurs aspirations. Je compte perpétuer l’exemple.

✅Nous savons que vous avez rencontré le président Mohamed Ould Abdel Aziz au moins deux fois. Qu’est ce que vous vous êtes dit ?

Effectivement j’ai rencontré Aziz en 2012/2013 à l’initiative de certains de ses proches auxquels me liaient des rapports cordiaux. Soit dit en passant, je discute avec tous et sait rester courtois envers qui me témoigne un minimum de respect. A mes interlocuteurs, il paraissait utile, voire nécessaire, de discuter avec le leader du mouvement d’IRA, afin d’aplanir certaines divergences, créer un terrain d’entente, voire essayer de nous neutraliser par la faveur et la considération. C’est en connaissance des bénéfices et du risque que j’ai accueilli favorablement le projet de telles entrevues. Je vous fais l’aveu d’avoir davantage cru au meilleur de l’intention, ravi d’entendre un partenaire, enfin perméable à nos arguments.

Alors, nous nous sommes rencontrés, par deux fois, dont la première se déroulait quelques semaines après ma sortie de prison, en 2012, au lendemain de l’incinération des livres esclavagistes. Le Président, d’emblée, déplore avoir été empêché de travailler pendant son mandat finissant ; selon lui, l’opposition lui aurait mis les bâtons dans les roues ; en conséquence, il serait reconnaissant si je l’aidais à recouvrer un peu de sérénité ; il me suggérait d’explorer, avec lui, un terrain d’apaisement pendant le reste de son exercice et pourquoi pas envisager une collaboration durable. Je lui réponds que tout dépendrait des concessions qu’il serait prêt à faire sur la question des droits de l’homme, en l’occurrence l’esclavage, le « passif humanitaire », mais aussi la reconnaissance d’IRA, comme organisation des droits de l’homme et la possibilité d’autoriser la naissance d’un parti affilié. Ould Abdel Aziz m’a signifié son accord, à l’abri de la moindre hésitation mais sur le ton vague de la promesse sans échéance. Par la suite, je n’ai pu constater de suite à ces dispositions. Notre contestation reprenait. Alors,notre contestation reprenait; un émissaire différent du premier vint me demander un autre aparté et j’en saluais l’augure. Il ne m’a fallu longtemps avant de comprendre à quel degré de mauvaise foi et de ruse primaire Mohamed Ould Abdel Aziz était déterminé, presque malgré lui. Je réitère les mêmes doléances et il reformule ses promesses à l’avenant. Néanmoins, à ma stupéfaction, juste après ma sortie, il reçut quatre ou cinq membres d’une cellule dormante d’IRA qui furent présentés, au travers d’un tapage médiatique sans précédent, comme les vrais militants, soucieux de l’unité nationale et des intérêts du pays. La confiance et la sincérité étaient rompues. Même si la nouvelle organisation tombait assez vite dans l’anonymat, je retins la leçon que mon interlocuteur, voué à l’intrigue et enclin au cynisme, méritait d’être pris à son propre jeu. Aux occasions ultérieures, je ne manquais de m’en souvenir.

✅Quel bilan faites vous de ces dix ans au pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz ?

Un bilan catastrophique sur tous les plans. Mohamed Ould Abdel Aziz a manipulé les différences ethniques et sociales en Mauritanie pour créer une animosité viscérale entre les Maures et les Hratin, excluant de ce duel, les noirs non hassanophones, ainsi tolérés dans la posture du spectateur qui doit rester discret. Il a entrepris un travail de sape contre le lien social, approfondissant la césure ethnique, afin d’envenimer les contradictions. Ould Abdel Aziz a renforcé le positionnement défensif des esclavagistes, des féodalités marchandes et du fanatisme religieux, qu’il a dotés d’assurances judiciaires, sécuritaires et politiques pour les prémunir de la moindre atteinte à leur prééminence. Il a renforcé la déception et enraciné le désarroi parmi des rescapés de la tentative de génocide perpétrée pendant les années de braise. Il a fait perdre l’espoir aux orphelins, veuves et survivants, de voir, un jour leurs droits recouverts et la mémoire des défunts réhabilitée. Il a instauré un enregistrement biométrique et un découpage électoral injuste et discriminatoire et supervisé les expropriations foncières. Il a permis l’instauration d’une justice qui ne profite qu’à une seule communauté et dilapidé les ressources nationales (minerai, poisson, agriculture) au profit d’une coterie de prête-noms et de laudateurs. Il aura achevé l’aplatissement du pouvoir judiciaire dont les fonctionnaires, notamment les juges, ne sont plus que des agents de la police politique, du bradage de l’économie au service des multinationales, de la vente des ports et des aéroports, de la banqueroute des sociétés publiques, telles la SONIMEX, l’ENER et l’Imprimerie Nationale. La SNIM étouffe sous la dette et les marchés de complaisance et de gré-à-gré rongent le pays.

Ould Abdel Aziz a parrainé la naissance d’une frange d’intégristes violents, que nombre de nos mosquées et établissements d’enseignement originel abritent. En 10 ans de laxisme, puis de complicité active, le pouvoir leur a permis de terroriser les intellectuels, les activistes libéraux et de gauche et d’embrigader la société. L’article 306 du code pénal, révisé le 27 avril 2018, à l’initiative du gouvernement, illustre cette fuite en avant suicidaire, qui se paiera au prix fort. Une bande d’obscurantistes en rotation permanente entre le négoce et le culte, prend notre jeunesse en otage, dès l’âge tendre, interdit l’expression festive de la joie, muselle la parole, déclare la guerre à l’art et, pire encore, s’évertue à gommer la diversité culturelle du pays. La loi protège ces fossoyeurs de l’Etat de droit, ataviquement réfractaires à la démocratie et au savoir qui ouvre au reste de l’humanité. Si Ould Abdel Aziz quitte le pouvoir un jour, il laisserait, à la Mauritanie, ce legs vénéneux.

✅Quels rapports entretenez vous avec l’opposition ?

J’entretiens des rapports amicaux avec toute l’opposition nationale et je compte renforcer la concertation, surtout envers et contre les tentations de contrarier l’alternance au sommet de l’Etat. Par ailleurs, soutenir un candidat issu d’un pouvoir que nous avons combattu longtemps relèverait d’un défaut de discernement et d’une panne d’ambition.

✅Quels sont vos rapports avec les opposants de la diaspora, notamment Mohamed Ould Bouamatou et Moustapha Limam Chav’i ?

Mes rapports avec la diaspora demeurent au beau fixe. Me lient, aux deux, le souci commun de tourner la page des inégalités, de la fraude et de la violence politique en Mauritanie. J’ai connu Ould Bouamatou, depuis moins longtemps. L’homme reconnait des erreurs en politique mais je retiens, de lui, le désir de mieux faire et un attachement viscéral à la modernisation du pays, sur la base de la liberté économique pour que la création de richesses et d’emplois s’exonèrent enfin des ententes occultes et de la bureaucratie. Ould Bouamatou est un pragmatique d’un tempérament entier, qui ne lésine pas à mettre sa fortune en danger quand sa fierté ou ses convictions se heurtent à l’arrogance. Moustapha Chafi, que je fréquente depuis bien plus de temps, consacre ses heures et ses relations à la Mauritanie, sa passion sans cesse contrariée ; notre échange se caractérise par une sensibilité identique aux enjeux de stabilité et de sécurité du pays, dans la perspective des ruptures dans l’environnement régional et international. A mes deux amis, je renouvelle reconnaissance et résolution à défendre notre vision commune de la Mauritanie, trait d’union.

✅Vous êtes candidat à la présidentielle de 2019 : Quels sont vos chantiers prioritaires si vous êtes élu à la présidence de la république ?

Tout est à refaire, reconstruire. Je ne vous imposerais pas l’exposé fastidieux de mon programme de candidat à l’élection présidentielle. Je promets, toutefois, de vous en réserver la primeur.

✅Que pensez-vous de la marche que prévoit le pouvoir en place le 9 janvier 2018 contre ce qu’ils appellent le discours extrémiste?

La fameuse « marche contre « l’extrémisme et la haine » vise ainsi à nous museler, tout autant qu’elle nous désigne à la vindicte des segments de la société les moins réceptifs à l’émancipation du Noir subsaharien. La réaction du bloc hégémonique, le réflexe de survie du syndicat des tribus et des cartels du privilège acquis au fil de l’histoire alterne, donc, entre phase de répression et séquence de stigmatisation. Le pouvoir, au nom des siens, livre une lutte décisive, celle de sa continuité, autrement dit de sa reproduction. Nous menons le combat inverse de l’homme résigné qui se redresse, avec, certes, le désavantage des moyens mais la promesse d’une victoire inscrite dans le cours du temps humain. Aussi, n’en sommes-nous, mes compagnons de route et moi, à un harcèlement près. D’autres suivront…

✅Selon certaines rumeurs, IRA brasserait beaucoup d’argent. Si cela est vrai, quelle est sa provenance. Et si c’est faux, comment faites-vous pour financer vos activités ?

Si IRA brassait beaucoup d’argent, les nombreuses campagnes d’arrestations auraient permis à l’Etat de nous condamner au grief de financement illégal, par une organisation non reconnue, comme ce fut le cas d’El Moustaqbal. Les activités dont vous parlez ne dépassent le soin en clinique de nos militants blessés, les frais de quelques voyages à l’intérieur et de l’organisation de soirées à Nouakchott. Les fonds, d’ailleurs modestes, proviennent de militants et de sympathisants visibles et invisibles d’IRA. Nous avons besoin du concours matériel de nos adhérents et amis que nous appelons à alimenter, encore plus et mieux, le nerf de notre guerre des mots, des idées et de la conviction en marche.

Propos recueillis par El Kory Sneiba

Source crédit : lecalame.info

L’enjeu du génocide des Peuls au Mali

La réalisation d’une fédération du Mali avec « l’Azawad » explique en grande partie ce génocide des peuls. Un temps imaginée pendant la colonisation, la création d’un Etat regroupant Maures de Mauritanie et Touaregs du Mali au sein de l’Organisation Commune des Régions Sahariennes (OCRS) a laissé progressivement place à l’idée de l’indépendance du nord du Mali puis à une fédération avec le Mali. Acculé et tenu en laisse, Bamako s’est placé sous la tutelle de Nouakchott qui a un autre agenda : soutenir la lutte des « frères » et régler la question peule, déstabiliser le Sénégal et la sous – région pour définitivement assujettir sa composante noire.

Et la France dans tout çà ? Complice et actrice. Point. Pour abattre un seul jihadiste peul, Amadou Koufa, chef du Front de libération de Macina (FLM), mouvement armé né dans le centre du Mali, elle n’a pas lésiné sur ses moyens. Dans un communiqué, le général François Lecointre, chef d’état-major des armées, a salué l’action de ses forces : « Cette opération a combiné l’action de nombreux moyens aériens : avions Mirage 2000, hélicoptères Tigre et Gazelle appuyés par des drones Reaper, ravitailleur C135 et hélicoptères de manœuvre. Des frappes aériennes ont permis de réaliser un effet de sidération sur l’objectif, puis d’exploiter cette action par des assauts héliportés et par l’engagement au sol des militaires français ».

Pourtant, des voix s’étaient élevées au début de l’occupation du nord du Mali pour alerter, prévenir et proposer des solutions. Elles ont été rendues inaudibles par le silence des classes politiques de notre sous – région. Voici un extrait d’une de nos modestes publications, Boubacar Diagana et moi, en 2012.

« ..La base de la revendication indépendantiste étant identitaire (Touareg), que deviendraient les milliers de Songhaï, Arabes, Fulbé, Bamanan et autres minorités enracinées depuis des siècles dans cette partie du territoire malien ? Plus généralement, la porosité de nos frontières est et nord et le développement d’activités de trafics de tous genres dont cette partie est jusque-là le théâtre constituent une source d’instabilité sérieuse pour les populations des Hodhs et de l’Assaba, ainsi que pour leurs activités productives d’agriculture et d’élevage..L’enseignement ultime à tirer de cette situation pour nous Mauritaniens, est que dans un pays multiracial, il faut prendre en compte les revendications légitimes des différentes composantes au risque de les voir ressurgir plusieurs dizaines d’années plus tard. Pour le cas malien comme pour la Mauritanie, la prise en compte des intérêts de l’ensemble des populations à travers une véritable politique qui mette en valeur les ressources et les spécificités de chacune des parties semble être le meilleur rempart. Cette situation rappelle la nécessité impérieuse d’une véritable décentralisation dont l’objectif recherché est le développement des collectivités territoriales, accordant une large place à la gouvernance locale… ».

Par Ciré BA

Source crédit : Post Facebook de l’auteur.

LA CENI ANNONCE LA LISTE DÉFINITIVE DES CANDIDATS AUX CIRCONSCRIPTIONS ÉLECTORALES DE L’EXTÉRIEUR

La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a rendu public, vendredi un communiqué de presse annonçant la liste définitive des candidats aux quatre sièges parlementaires attribués aux circonscriptions de l’extérieur, dont une copie est parvenue à l’AMI.

En voici le communiqué :

‘’En application des textes législatifs et réglementaires en vigueur relatifs à l’élection des députés représentants les mauritaniens établis à l’étranger, prévue le 21 janvier 2019, la Commission Electorale Nationale Indépendante porte à la connaissance des partis politiques concernés que la liste définitive des candidats postulants pour les quatre sièges réservés aux quatre circonscriptions électorales de l’extérieur, s’établit conformément aux indications suivantes :

I. Pour la circonscription Asie :

N°- Le Pari Union Pour la République (UPR) :

• Candidat titulaire : Mohamed Salem Abderrahmane El Hachmi

• Suppléant : Sidi Habiboullah Mohamed El Kinti

II. Pour la circonscription Afrique :

N° 1 le parti de l’Union Pour la République (UPR) :

• Le candidat titulaire : Sidi Baba Sid’Ahmed Lahah

• Suppléant : Taregh Nouh Sidaty

N°2 Parti El Islah :

• Candidat titulaire : Ismail Yacoub Cheikh Sidia

• Suppléant :El Ghowth Mohamed Boughaly

N° 3 Parti Civilisation et Développement (PCD) :

• Candidat titulaire : Abdellahi Mohamed Jiyid

• Suppléant : Mohamed Tvagha Jdoud

III. Pour la Circonscription Amérique :

N° 1 le parti de l’Union Pour la République (UPR) :

• Candidat titulaire : Abou Demba Sow

• Suppléant : Moctar Salem N’Dary

N° 2 Parti El Islah

• Candidat titulaire : Moctar Salem Ahmed Ahmed Sidi

• Suppléant : Mohamed Cheikh Abdellahi Mori

IV. Pour la Circonscription Europe :

N° 1 le parti de l’Union Pour la République (UPR) :

• Candidat titulaire :Issa Mansega Ousmane Diawara

• Suppléant : Ahmedou Abba Abdel Malik

La Commission Electorale Nationale Indépendante

Le Vice Président

Ethmane Ould Bidiel’’

Soucre crédit : http://www.ami.mr

Libération de deux prisonniers d’opinion en Mauritanie ou l’épilogue d’une imposture

I. Les premières heures

Le 31 décembre 2018, la cour correctionnelle de Nouakchott-sud, tentait de juger le député Biram Dah Abeid et son co-détenu Abdallahi Houssein Messoud, en présence d’une foule nombreuse en grande partie constituée de militants et sympathisants de l’ONG anti-esclavagiste Ira-M. 30 avocats bénévoles, dont le bâtonnier du barreau national et plusieurs autres ténors, constituaient le collectif de conseil et de défense des prévenus.
Dès l’ouverture de la séance, Biram Dah Abeid questionna le président du tribunal : « savez-vous que je suis un député à l’assemblée nationale de Mauritanie » ? Le juge répondit : « il n’est un secret pour personne que vous l’êtes, honorable député ». Biram repliqua : « Alors monsieur le juge, vous n’êtes pas habilité à me juger tant que mon immunité parlementaire prévaut ».
Et les avocats, un à un, de démontrer le précédent peu glorieux, qu’un élu du peuple, en plein mandat, se retrouve dans le prétoire, avant la levée de sa protection. L’article 50 de la constitution de la république islamique de Mauritanie, est sans équivoque à cet égard. Malgré les démonstrations claires et pertinentes des avocats, d’une durée de quatre heures d’horloge, le président de la cour, se plia aux injonctions du représentant du ministère public ; ce dernier prenait de temps à autre la parole, pour justifier la légalité, selon lui, de pouvoir entendre un député sans devoir, au préalable, le dépouiller de son immunité.

II. Les arguments

Le député Biram Dah Abeid et son co-détenu Abdallahi Houssein Messoud se retirèrent en compagnie des avocats, pour concertation. A leur retour dans la salle d’audience, Biram prit la parole, remercia la foule, les défenseurs et déclara : « Monsieur le président, monsieur le procureur, madame et messieurs les avocats, moi Biram Dah Abeid, député du peuple mauritanien, élu sous les couleurs de la liste nationale du parti Sawab:

– Ma détention a été motivée, entre autres objectifs, par la détermination du bloc hégémonique, gouvernant le pays, à m’empêcher de faire campagne et d’être élu ;

– L’appareil judiciaire en Mauritanie a été totalement soumis à la volonté et aux caprices du Chef de l’Etat Mohamed Ould Abdelaziz et ce dernier l’instrumentalise sans vergogne, contre ses adversaires politiques, à l’instar des deux hommes d’affaires Mohamed Bouamatou, Mohamed Debbagh, du compatriote Moustapha Limam Chaffii, du sénateur Mohamed Ould Ghadda et de ses collègues, des journalistes indépendants, de moi-même et des militants des droits humains, membres de notre association ;

– Le juge, devant nous, a émis l’intention claire et outrageante, d’ignorer le principe universel de l’immunité du parlementaire et ce, aux fins de satisfaire aux contraintes d’un agenda de règlement de comptes contre les opposants ;

– Le mandat à moi confié par les électeurs procède d’une légitimité singulière, celle de suffrages en faveur d’un candidat gardé en cellule, lequel ne put même voter ;

– En conséquence, je déclare récuser la constitutionnalité et l’aptitude de cette cour à m’imposer sa compétence.

– Ainsi, les membres de la juridiction ici présents ne verront désormais que mon dos ; j’agis ainsi pour défendre la sacralité du choix du peuple et l’immunité en péril de mes collègues députés ».

III. Le dilemme

Enfin, Biram Dah Abeid demande, aux avocats de la défense et à la foule, de bien vouloir se retirer, le lieu n’étant plus une enceinte pour dire la loi, mais au contraire l’occasion de la mieux violer et piétiner.
La salle désormais sans public, le détenu s’isola dans un bureau, attenant. Le président de la cour lève alors la séance et envoie deux élus, au député, dans l’espoir de le convaincre d’accepter de revenir dans la salle, en contrepartie de quelques concessions du parquet, notamment sur certaines allégations de la pseudo-partie civile.
Le député refusa les formules de compromis et exigea la levée de son immunité parlementaire avant de se présenter, humblement, devant l’honorable cour, en qualité de simple citoyen. De concert, le président du tribunal et le procureur de la république, refusèrent cette faculté, pourtant la seule prévue dans la constitution. Un conflit ne tarda à opposer les deux approches :

1. Le procureur de la république préconise que le député soit traîné par la force de police – donc l’usage de la contrainte physique – à l’intérieur de la salle et y être maintenu, jusqu’à la fin du procès.

-2. Le président de la cour refuse, au motif d’un précédent d’août 2015, lorsque Biram Dah Abeid était invité à comparaître, en appel par le tribunal d’Aleg ; il avait récusé l’instance, au grief d’incompétence territoriale et, ainsi, refusé de quitter la prison pour rejoindre la cour. La juridiction le condamnait alors en dépit de son absence, sans jamais le forcer à venir…

IV. Le système cède

Devant l’impasse, un coup de théâtre intervient : inspiré par l’on ne sait quel éclair de discernement, le pseudo-journaliste Deddah Abdallah, retire sa plainte.
La cour reprend son monologue, dans une salle déserte et rend un « jugement » qui « condamne » Biram Dah Abeid et Abdallah Houssein Messoud à 6 mois de prison dont 2 fermes. Le même soir, les deux recouvrent la liberté.

V. Observations

1. Au delà de l’emprisonnement et des péripéties d’une justice aux ordres, il relève de l’évidence que le pouvoir du moment prépare l’opinion à la fatalité d’une confrontation entre les deux groupes protagonistes historiques de l’esclavage, en l’occurrence les Bidhane et les Hratine. Des agents provocateurs, par des messages diffusés sur les applications de messagerie et au travers des réseaux sociaux, travaillent à fertiliser, partout, les semailles de la haine. La « marche contre le racisme » que l’Union pour la république (Upr-majorité présidentielle) projette d’organiser au début de l’année 2019, donnera le signal de la revanche.

2. Le système de domination, face au cumul, voire à l’embouteillage des revendications d’égalité et de citoyenneté, cherche l’occasion de frapper un coup magistral, afin de justifier le régime d’exception et différer l’alternance au sommet de l’Etat. Tel est le calcul que chacun doit défaire, décourager et anéantir, pendant que le temps permet encore la lucidité de l’anticipation. Ira-M appelle les mauritaniens, de toute obédience, à désamorcer le piège, dans l’unité, la revendication pacifique et l’ouverture à l’Autre, pour l’avènement d’une Mauritanie du droit, enfin émancipée de l’impunité. Il n’y a de paix viable dans l’injustice, comme il n’est de libération à l’ombre du déni.

Commission Communication
Nouakchott le 2 janvier 2019.

FLASH INFO : Biram Dah Abeid est libéré

On apprend des sources sûres que le président du mouvement abolitionniste et antiesclavagiste Réseaux IRA, a été libéré tard ce lundi 31 décembre 2018. À quelques minutes du passage à l’année 2019 du calendrier grégorien, le député Biram Dah Abeid élu en septembre dernier, recouvre sa liberté après 4 mois de détention. À l’issue d’un procès où le plaignant a retiré sa plainte, le prix Onusien 2013pour son engagement pacifique pour les droits humains en Mauritanie, écope de 6 mois d’emprisonnement dont 2 ferme selon certaines sources. Depuis le 7 Août dernier, Mr Dah Abeid subit un acharnement troublant dans ce dossier judiciaire aux contours obscurs selon plusieurs observateurs avisés dans le pays.

Ce soir, c’est un grand soulagement parmi les milieux abolitionnistes, sympathisants et soutiens politiques du candidat déclaré à l’élection présidentielle en Mauritanie courant 2019.

Un grand Bravo aux militants et sympathisants irréductibles qui se sont mobilisés vaillamment par des manifestations et sit-in très souvent réprimés par les autorités de Nouakchott.

Un bon retour à ce grand monsieur parmi les siens.

Le message de remerciements du député Mr Biram Dah Abeid :
«Je suis libre, bravo au collectif des vocats, aux militantes, militants, sympathisants et sympathisantes d’Ira-Mauritanie, et à Abdallahi Houssein Messoud, qui est aussi libre.
Bravo à vous tous chères amies et chers amis, soutiens indéfectibles de par le monde» partagé par le blogueur DH via Facebook

✅Récit : K.S

Procès de Biram Dah Abeid : le journaliste Deddah Abdallah retire sa plainte

Le journaliste Deddah Abdallah qui avait porté plainte contre Biram Dah ABEID a retiré sa plainte, a appris en début de soirée Cridem auprès de plusieurs sources proches du mouvement abolitionniste, IRA-Mauritanie.

Une information confirmée par Mme Coumba Dado Kane, député à l’assemblée nationale mauritanienne et proche de Biram Dah ABEID, président d’IRA-Mauritanie. « Oui, il (Deddah Abdallahi, NDLR) a retiré sa plainte. Il l’a signée devant nous, avant de quitter le tribunal », a affirmé à Cridem Mme Coumba Dado Kane.

Le procès s’est ouvert ce lundi matin vers 12 heures, sous forte surveillance policière dans un tribunal correctionnel de la capitale, à Arafat, où des centaines de sympathisants de M. Ould Abeid et des militants de son ONG antiesclavagiste s’étaient regroupés pour réclamer sa libération.

A l’ouverture du procès, Biram Dah ABEID a demandé à porter son écharpe de député, ce qui a provoqué un « blocage ». Un autre incident est venu par la suite se greffer à ce procès. Après avoir eu gain de cause pour porter son écharpe de député, Biram Dah ABEID a refusé de parler à la Cour, arguant que celle-ci n’était pas compétente pour le juger, une situation qui va provoquer un autre « blocage ».

A 20h (GMT), le procès était suspendu. « On est toujours là. On est très fatigués. C’est du cinéma qui est là. C’est un jugement qu’on n’a jamais vu dans le monde. Moi, je n’ai jamais vu ça. Depuis, ce matin, on est là », a déclaré à Cridem Mme Kane.

Plusieurs figures politiques, syndicales, comme de la société civile et des droits de l’Homme sont venues exprimer au leader abolitionniste leur soutien, a constaté un journaliste de Cridem.

©CRIDEM / (31 Décembre 2018)

✅Source crédit : Repris sur cridem.org

✅TROP, C’EST TROP : LETTRE OUVERTE AUX CORPS ADMINISTRATIFS, SÉCURITAIRES, POLITIQUES ET JUDICIAIRES DU GUIDIMAGHA.

Nous sommes en fin d’année 2018, la région du Guidimagha en Mauritanie connaît des turbulences critiques en matière de droits humains. En effet la communauté soninké ayant un vécu traditionnellement esclavagiste et féodale est en ébullition perpétuelle à cause d’un ordre coutumier foncièrement ségrégationniste et discriminatoire qui défie les lois de la république islamique de Mauritanie. Aujourd’hui des paisibles citoyens conscients de leurs droits légitimes subissent un acharnement inadmissible de la part de certains extrémistes féodalo-esclavagistes dans plusieurs localités soninkés de la région. Ces nostalgiques d’un régime moyenâgeux s’estiment être des citoyens bénéficiant de Sur-droits au détriment d’une composante d’ascendance sociale considérée comme servile statutairement parlant. En mission obsessionnelle, ces groupes féodalo-esclavagistes semblent bénéficier d’une certaine connivence tacite auprès d’autres cercles écrans bien introduits dans les services étatiques. C’est ainsi depuis plusieurs mois, certains éléments extrémistes féodaux et leurs suppôts financiers de la Diaspora sillonnent les milieux soninkés en provoquant les membres du mouvement d’éveil citoyen GANBANAAXU FEDDE*. Depuis plus d’une année, plusieurs cas litigieux liés aux séquelles d’un esclavagisme statutaire dans la communauté, sont signalés dans différentes localités. Nous pouvons noter, Bouanze, Dafor, Mbeydia, Artoumo, Tachott, Diogountoro, Toulel, Modibogou et Coumba Daw entre autres. Entre les tentatives d’expropriation foncière ou d’héritage, les mises en quarantaine sociale, l’usurpation provocatrice de lieu de culte et d’autres manoeuvres fallacieuses, provocatrices et mensongères, tout y est pour SALIR ET DIFFAMER des citoyens paisibles qui ne veulent VIVRE qu’en Hommes Libres et Dignes selon les dispositions légales contenues dans la constitution de l’État Mauritanien . Ce qui est plus que troublant, c’est la passivité complice de l’administration régionale à divers niveaux par rapport à ces pratiques injustes bafouant les droits éléments d’une partie des administrés. Nous soupçonnons un parfum de corruption qui serait organisé à en croire les éléments de communication de certains extrémistes féodalo-esclavagistes de la Diaspora soninké en France à travers leurs cotisations de 100 € par participant pour financer leurs basses oeuvres (fausses plaintes, accusations fallacieuses et d’autres manigances) . Le 4 décembre dernier, à Selibaby, ces extrémistes réactionnaires se sont réunis sur un seul mot d’ordre, comment se servir de l’administration étatique pour intimider et harceler ceux qui ne veulent plus vivre sous leur joug féodal (incarné par certains LADINI*) qui humilie et hiérarchise les Droits et la DIGNITÉ dans les affaires publiques . D’ailleurs, c’est à travers leurs plateformes virtuelles où l’apologie de l’esclavage se fait avec un certain zèle en exploitant certains esprits faibles à l’occasion de mariages ou d’autres rencontres coutumières pour provoquer en défiant l’article 19 de la LOI anti-esclavagiste 2015 – 031.
Par cette lettre ouverte , nous interpellons en TÉMOINS solennellement et nommément les différents corps administratifs, sécuritaires, politiques, judiciaires et civils de la région ou ayant trait à elle. Car cette situation de non droit et de traitement partial entre de citoyens, a atteint son paroxysme avec une certaine imprévisibilité sur la paix civile. Il est urgent que les autorités compétentes garantissent les libertés individuelles et collectives des uns et des autres dans nos contrées villageoises.

■Notre alerte citoyenne et fraternelle s’adresse aux personnalités suivantes :

Monsieur Diallo Oumar Amadou , le gouverneur de la région Guidimagha

Monsieur le directeur régional de la sûreté

Messieurs les préfets et les sous-préfets de la région

Messieurs les commandants de Brigade de la région

Monsieur le procureur de la république à Selibaby

Messieurs les cadis de la région Guidimagha

Monsieur Coulibaly Issa, le président du conseil général Guidimagha

Monsieur Amedi Camara originaire de la région (Dafor), ministre de l’environnement et du développement durable

Monsieur Camara Ali Galadio, député Département de Ould-Yengé

Monsieur Djiguily Moctar, député Département de Ould yenge

Monsieur Sidney Sokhona, député Selibaby

Monsieur Amadou yero Barry, député de Selibaby

Monsieur Mohamed Lemine Lakhwaf, député de Selibaby

Monsieur Ogo Coulibaly, député Département Ghabou

Monsieur El khou Seydina Ali, député Département Ghabou

Monsieur Koréra Mamedi Wagui , le fédéral régional Parti UPR (au pouvoir)

Messieurs les Maires et élus locaux de la région

Monsieur Diawara Issa Mansega originaire de la région (Boulli), député des Mauritaniens de la Diaspora/Europe

Monsieur Idrissa Camara, député Parti Tawassoul, originaire de la région (Hassi Chaggar)

Monsieur AKA Soumare, Maire de Sebkha (Nouakchott), issu de la communauté.

Monsieur Maroufa Diabira, homme politique et avocat, originaire de la région (Diaguilly)

Monsieur Bakary Diabira, en service à la présidence de la république, originaire de la région ( Diaguilly)

Monsieur Camara Seydi Moussa, journaliste et sympathisant abolitionniste, originaire de la région (Dafor)

Monsieur Moussa SOUMARE, cadre IRA-FRANCE, originaire de la région (Selibaby)

Monsieur Ba Amadou, coordinateur régional de l’AMDH

*Mouvement pacifique d’éveil citoyen pour l’égalité en Droits et en DIGNITÉ en milieux soninkés.

*Ladani : rapports coutumiers de subordination, ségrégationnistes et discriminatoires sur le matériel et l’immatériel en milieux soninkés.

27 décembre 2018

Pour la communication GANBANAAXU FEDDE, AILE MAURITANIE (AMEES, UVDS ET ARMEPES-FRANCE)