​En Mauritanie, l’ostracisme des Noirs est une volonté des hautes autorités. 

J’étais parmi le personnel de la radio Mauritanie pendant 4 ans au sein du service  Langues Nationales.

J’étais l’un des présentateurs des éditions Soninké maigres en temps et en contenu. À chaque fois je vais dans ma région d’origine, le guidimakha , je constate qu’aucune couverture n’est faite sur place. De ce fait, nos populations vivent dans un désert en matière de communication, et ce déficit fait partie d’une politique sournoise d’arabisation forcée promue par les autorités étatiques sous l’égide du général Ould Abdelaziz aujourd’hui.  

Ce putschiste arrivé au pouvoir par un coup de force contre le jeune régime démocratique du seul président civil en 2008, fait ses interventions en arabe mélangé avec son dialecte le hassanya. Nos populations du Sud Mauritanien sont exclues d’office d’accéder aux discours du président et cette réalité de citoyenneté de seconde zone ne m’a jamais laissé indifférent. 

Par exemple l’événement médiatique annuel appelé Face au Peuple, le président l’a fait dans plusieurs régions où dominent les populations arabo-berbères . 

Par ailleurs nos populations du Sud subissent un véritable calvaire administratif par les opérations d’enrôlement biométrique initiée depuis plus de 6 ans. 

Ce recensement a un seul but, c’est fabriquer une majorité artificielle au profit des arabo-berbères pour dominer et ostraciser les populations noires. 


Ces derniers temps, les services de recensement au sein de l’ambassade mauritanienne à Paris, sont arrêtés sans raisons valables. 

Ces décisions fréquentes font partie d’une logique  volontaire des autorités pour freiner la régularisation des citoyens negro-mauritaniens.

Ce qui a été constaté : « bien que pas seulement limiter à eux »…., parlant des difficultés liées au recensement,… « cela est particulièrement problématique pour les afro-mauritaniens… » souligne Philip Alston, le rapporteur des Nations-Unies en mission en Mauritanie du 2 au 11 mai 2016.


Aujourd’hui à l’étranger, plusieurs mauritaniens deviennent apatrides et d’autres perdent leurs emplois faute d’avoir des documents d’état civil à jour. 

Après avoir rendu impossible le recensement des parents par des mesures et des artifices racistes, le gouvernement génocidaire mauritanien de Mohamed Ould Abdel Aziz a décidé de sacrifier l’avenir de leurs enfants en leur fermant toute perspective par la prise d’un arrêté conjoint n° 15 en date du 20 avril 2016, des ministères de l’éducation et de l’intérieur et de la décentralisation qui « porte obligation pour tous les élèves, candidats à des examens, y compris l’entrée en première année du collège, de disposer de leur recensement biométrique, à partir de l’année scolaire 2016 – 2017 ». 


Cet arrêté « exclut tout élève qui ne se serait pas inscrit et ne disposant de sa carte d’identité nationale de prendre part aux concours ou examens ou même aux inscriptions dans les établissements ». Comment ces enfants peuvent-ils se recenser alors qu’on exige pour cela le recensement des deux parents qui, eux-mêmes, n’ont pas pu être recensés. 


Ils ne pourront plus prétendre à l’éducation, s’ils ne sont pas enrôlés. En effet, « ils ne peuvent pas aller à l’école au-delà du niveau primaire et ne peuvent pas se qualifier pour de nombreuses prestations gouvernementales », poursuit le même rapporteur. 


Il est temps pour que le monde libre vienne au secours des populations noires de la Mauritanie qui subissent les manoeuvres silencieuses d’un génocide biométrique qui ne dit pas son nom. Par ma modeste contribution,  j’essaie de porter un témoignage de cri d’alarme sur une situation intenable pour mon peuple. 



Aliou CAMARA, militant activiste et ex animateur à la Radio Mauritanie. 


Source crédit : via mail de l’auteur. 

Communiqué : présentation des condoléances à l’organisation IRA-MAURITANIE. 

L’Association des Ressortissants Mauritaniens pour l’Éradication des Pratiques Esclavagistes et ses Séquelles  (ARMEPES-FRANCE) et ses partenaires du Forum GANBANAAXUN FEDDE, présentent leurs condoléances les plus attristées à l’organisation IRA-MAURITANIE à la suite du décès de Monsieur SY Bocar. Ce poids lourd du mouvement abolitionniste dans le Trarza s’est  éteint ce mercredi 5 Avril 2017. Nos condoléances à toute sa famille et à l’ensemble du monde militant abolitionniste orphelin d’une figure importante du côté de Rosso. 
QUE SON ÂME REPOSE EN PAIX. AMEEN

La Cellule Communication ARMEPES-FRANCE et Partenaires Forum GANBANAAXUN FEDDE. 
Paris, le 6 Avril 2017 

​Déclaration de Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, ancien Président de la République Islamique de Mauritanie


FNDU – Depuis ma démission, en Juin 2009, près d’un an après le coup d’état qui m’a mis dans l’impossibilité d’exercer mes fonctions constitutionnelles,
j’ai tenu à me limiter à suivre l’évolution de la situation du pays, en m’abstenant de faire toute déclaration publique, et en souhaitant plein succès à tous les protagonistes du spectre politique national dans leur action au service du pays.
J’avais alors décidé, de manière consciente, de garder le silence tant que le pays n’est pas l’objet de dangers qui menacent la paix sociale ou compromettent l’avenir de la patrie.
Je suis au regret de constater que la concordance des prémisses de dérapage et la montée des indices de la détérioration de la situation ont – à mon avis – atteint aujourd’hui le degré que je craignais, du fait de la déclaration du Chef de l’Etat dans laquelle il a exprimé sa volonté de recourir à l’article 38 pour amender la constitution après l’échec des tentatives menées pour faire passer ces amendements à travers le Parlement conformément aux prescriptions du Titre dédié à cet effet dans la constitution.
Notre constitution, qui est l’expression de la volonté de notre peuple, accorde – concurremment – au Président de la République (pouvoir exécutif) et au Parlement (pouvoir législatif) l’initiative de proposer la révision de la constitution et définit les modalités de cette révision. Elle accorde à ces deux pouvoirs, du fait de leur élection de la part du peuple et de ses représentants, des degrés équivalents de légitimité. Elle définit pour chacun des prérogatives claires et lui interdit d’empiéter sur celles de l’autre.
Partant de cela, toute révision constitutionnelle sur la base de l’article 38 est de nature à ouvrir largement la porte devant des amendements ultérieurs qui peuvent mettre en cause les fondamentaux de la Nation et ses acquis démocratiques (la forme républicaine des institutions, l’alternance démocratique du pouvoir, l’intégrité territoriale, etc.).
Tout en pressentant les dangers qui menacent l’avenir de la démocratie dans le pays, j’appelle le Chef de l’Etat à faire prévaloir l’intérêt supérieur de la patrie, et à renoncer à sa décision d’ignorer les résultats de la discussion des amendements constitutionnels au niveau des deux chambres du parlement conformément aux articles 99, 100 et 101 qui régissent exclusivement la procédure de la révision de la constitution.
Dans le cas où le Chef de l’Etat persiste dans la violation de la constitution, j’estime qu’il est du devoir de tous les patriotes, attachés aux valeurs démocratiques et soucieux de l’avenir de leur pays, quelle que soit leur position sur l’échiquier politique – et j’en fais partie –, de déployer tout ce qui est en leur pouvoir pour résister à ce coup d’état constitutionnel et le faire échouer. Qu’ALLAH guide nos pas sur le droit chemin.
Nouakchott, le 26 Mars 2017
Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi
Ancien Président de la République Islamique de Mauritanie

​1er forum de L’EED sur le Développement Agricole à Sélibaby le 8 et 9 Avril 2017. 


 

Le Forum portera sur l’agriculture avec comme Thème « L’agriculture, axe de développement majeur : comment passer de l’agriculture traditionnelle à une filière professionnelle».

 

Ce forum aura lieu en présence de présidentes et responsables des coopératives, des agriculteurs de la région, des Chefs de villages, des élus (Députés, Sénateurs et Maires des communes de la région), des ONG, des techniciens, experts et professionnels du monde agricole, des industriels,  des représentants du Programme Alimentaire Mondiale (PAM) ; des Ministres de l’Agriculture, de l’Environnement, de l’Industrie et du Commerce ; des membres des Services Déconcentrés de l’Etat au Guidimakha.

 

Dans le cadre de ce forum, l’EED lance un appel à participation à tous les acteurs du secteur agricole (experts, exploitants agricoles, industriels, semenciers, fournisseurs de matériels agricoles, aux partenaires financiers , aux élus, aux étudiants…) pour relancer ensemble la redynamisation de notre agriculture dans une région à fort potentiel agricole. Celle-ci ne peut se réaliser par des initiatives individuelles mais par la création et l’accompagnement d’une communauté agricole. Les initiatives doivent désormais être coordonnées pour permettre à chaque personne d’en tirer profit.

 

Ayant fait le constat d’une décroissance de la production agricole, d’un chômage de masse, de la nécessité de trouver une alternative économique aux revenus tirés de l’immigration, L’EED met en œuvre un plan d’action dédié à l’agriculture.

 

 

Plusieurs actions seront mises en place dès le 8 avril 2017 :

 

– L’inauguration de la boutique de semences maraichères et de culture sous pluie à Sélibaby le 8 Avril 2017. L’une des contraintes entrainant une sous production agricole est la mauvaise qualité et utilisation des semences. Le Guidimakha est également caractérisé par l’absence d’une politique d’approvisionnement en semences. L’EED entend y remédier. Sur la base d’une charte d’engagement (contrôle, écoulement, utilisation, formation etc.), les coopératives pourront bénéficier des semences de la boutique L’EED. De plus, la politique tarifaire mise en œuvre a pour objectif de faciliter l’accès aux semences à tous les agriculteurs et maraichers. Les semences seront à prix coutant au niveau de la boutique. Les maraichers pourront bénéficier d’une mise à disposition des semences avec un paiement qui n’interviendra qu’à la vente de la production.  

 

– L’exploitation de plusieurs champs pour des cultures (mil, mais, arachide…) et de jardins maraichers dès le mois de juin 2017 par L’EED en tant que laboratoire d’expérimentation technique et opérationnelle (rotation des terres, techniques d’irrigation, utilisation des semences, respect de l’environnement, protection….). L’EED souhaite avec ce dispositif embaucher de la main-d’œuvre pour mettre en œuvre cette alternative économique. Ce projet est dénommé « Les champs de L’EED ».

 


– La création de la coopérative de matériels et d’équipements agricoles mutualisés et partagés. Au travers d’une convention d’utilisation, permettre à chaque agriculteur, maraicher ou tout autre habitant des villes et villages d’emprunter un matériel ou un équipement agricole. De cette façon chaque professionnel pourra bénéficier de la mutualisation des coûts d’achats, de maintenance et d’entretien. L’EED lance dès le 8 avril 2017, une identification de matériels agricoles auprès des agriculteurs de la région qui sont disposés, à travers une convention  d’utilisation avec L’EED, à participer à cette coopérative. Au-delà de cette action, L’EED établit un partenariat avec des fournisseurs et industriels de matériels agricoles afin de s’assurer que la coopérative dispose de tous les matériels agricoles nécessaires pour une production efficace.  

 


– La création de « L’EED coopérative » pour optimiser la commercialisation, les filières de ventes, la conservation des produits agricoles et organiser la transformation. L’EED  pilotera la mise en place d’une coopérative appelée « L’EED Coopérative » pour les cultures maraichères et sous pluie afin de permettre aux agriculteurs de bénéficier d’une force commerciale. L’EED définira les filières agricoles pour l’acheminement, la conservation et la commercialisation des produits. Pour cela, une organisation sous forme de coopérative agricole est un outil indispensable.  

 

Ce Forum sera l’occasion pour L’EED d’expliquer son plan d’action ci-dessus et de travailler avec les participants à sa réalisation. L’ensemble de ces actions, de la production à la commercialisation, ont pour objectif de créer à chaque étape  de la valeur et de la redynamisation de l’économie locale via l’écosystème qui se développera autour de la filière agricole. Cette filière développera des emplois au-delà des employés agricoles notamment  dans le transport, la logistique et l’approvisionnement, dans les circuits distributions, dans les métiers de la maintenance et l’entretien (des machines agricoles, d’irrigation, et d’entreposage…), les services ( communication, comptabilité, service bancaire, assurance, informatique, centres techniques …), la transformation des produits agricoles, la formation et l’innovation.

 

Tous ces emplois permettront aux jeunes de se positionner dans l’économie du pays et d’endiguer le problème du chômage et de l’immigration qui n’est plus source de création de richesse mais de dangers et déséquilibres socio-économiques.

 

De plus cette redynamisation de l’économie locale par le développement de la filière agricole et la création d’emplois participera à une amélioration de la santé des populations grâce à une alimentation de meilleure qualité, à un meilleur accès aux soins et à l’éducation et à la formation professionnelle du fait de l’accroissement du pouvoir d’achat.

 

A propos de L’EED :

 

Au-delà de ces actions sur l’agriculture L’EED intervient en Mauritanie dans le secteur de la santé et de l’éducation. Elle a mis en place avec succès en 2016 un dispositif d’aide médicale qui garantit l’accès universel aux soins dans des villages ciblés. Ce dispositif est  financé par les membres de la diaspora en France et partout dans le monde. L’ambition finale de L’EED est de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations et à leur autonomisation pour un développement durable et solidaire. Les actions du plan d’intervention s’articulent autour des 3 axes :

 

– Santé : Favoriser l’accès aux soins de qualité pour tous avec le Dispositif Aide Médicale (DiAiMe)

– Éducation : Réduire l’exclusion scolaire pour Redonner du sens à l’école

– Agriculture : Développer une Filière Agricole et Maraichère

 

L’EED a été fondée pour rassembler au-delà des villes et villages et œuvre à un large rassemblement autour de ses missions et valeurs de solidarité. Elle favorise les projets collectifs, la coopération et la mutualisation des efforts entre les localités pour le développement du pays. Il ne s’agit nullement de se substituer aux autorités et acteurs compétents en charge de ces problématiques. Le rôle et la mission de L’EED est de contribuer par la mise en œuvre de solutions complémentaires en impliquant les autorités locales et les bénéficiaires.

 

L’EED est une organisation indépendante pour un modèle économique participatif par une contribution directe et durable. Elle permet à tous d’être acteurs du destin du pays et refuser ainsi de sous-traiter le développement de notre pays à d’autres (aides extérieurs…). Celui-ci ne peut se réaliser que par notre implication financière, technique et intellectuelle.

 

L’EED engage à travers tous ses dispositifs, une vraie mobilisation collective pour un développement durable et solidaire qui bénéficie directement aux populations

 

Pour participer au Forum, vous pouvez contacter

– Le coordinateur national de L’EED en Mauritanie, Monsieur Fodié Cheikhou DIAWARA Tél. : 41 31 70 61

– Par mail: leed@leedmedia.fr

 

 


Dieynaba KAMARA

Présidente du Pole Développement Agricole de L’EED



Source : Repris de la Page FB L’EED

Retour sur la journée du 6 Mars 2017 à Selibaby : photo-reportage.


L’événement organisé à Selibaby par l’AMEES  (Association Mauritanienne pour l’Éradication de l’Esclavage et ses Séquelles) et ses partenaires du forum Ganbanaaxun Fedde, à l’occasion de la journée nationale de l’antiesclavagisme en Mauritanie, a mobilisé un grand public dans le Guidimagha. 

Alertés et sensibilisés,  plusieurs ressortissants sont venus de différentes localités villageoises majoritairement soninké pour assister à cet événement qui  n’a pas de pareil dans les annales du Guidimagha mauritanien. L’oral inaugural a été assuré par Monsieur Yacoub Fofana, l’actuel  proviseur du lycée de Selibaby. Dans son exposé, il a rappelé que les pratiques esclavagistes sont proscrites par l’islam et que les hommes sont égaux au regard des lois mauritaniennes également. Sur l’approche de la compréhension de l’esclavage statutaire ancré dans le corps sociétal soninké , Mr Fofana semble être en décalage par rapport à l’engagement ferme du public d’en face. En effet il s’est exprimé contre ceux qui assimilent les rapports coutumiers  d’usage entre les descendants d’esclaves et leurs anciens maîtres à des vestiges esclavagistes. Ce son de cloche n’a obtenu aucun écho auprès des participants qui attendaient autre chose qu’une telle sortie pour qui connaissant la société soninké.

Cette rencontre tenue au sein de l’enceinte de la Maison du Guidimagha, a été honorée par la présence d’un représentant du gouvernorat. La délégation de l’AMEES venue de Nouakchott est composée de  Monsieur Foussenou Ndiaye, Monsieur Diadie Bamby Coulibaby entre autres sous la direction du doyen, l’infatigable et l’historique combattant Monsieur Ladji Traoré. L’association UVDS  ( Union des Volontaires pour le Développement de Soninkara) , a dépêché une délégation conduite par son président Yacoub Bakhayokho. Également IRA-MAURITANIE a pris partie à cette  journée historique et inédite dans le Guidimagha, par la présence de 2 personnalités de premier plan, Madame Coumba Dada Kane et Monsieur Balla Touré. Ce dernier lors de sa prise de parole très instructive, a interpellé les participants sur la nécessité d’intégrer la gent féminine dans le combat antiesclavagiste. Il a fait remarquer que malgré les efforts reconnaissables du gouvernement, des militants antiesclavagistes sont ceux qui subissent toujours des injustices dans le cadre de leur activisme pacifique.  Ce jour, l’arsenal juridique contenu dans la loi 2015-031 a été expliqué longuement devant l’assistance. 

Le moment de témoignages a été le plus émouvant de la rencontre. En effet plusieurs intervenants ont rebondi sur les rapports coutumiers qui perpétuent l’esclavagisme statutaire en milieu soninké. Le système de castes qui régit hermétiquement la cité soninké, est arrimé à des assignations rétrogrades et féodales qui privent les personnes d’extraction sociale dite esclave des prétentions statutaires dans le matériel et l’immatériel communs  (le foncier sous régime féodal, exclus des chefferies coutumières basées sur l’âge, exclus de la direction de l’exercice du fait religieux même avec les compétences acquises et les clichés sobriquets déshonorants).

Parmi les différentes interventions,  la question foncière y ressort incessamment . On y dénonce le régime féodal d’un autre âge par lequel les personnes d’extraction sociale dite servile de la société stratifiée , subissent par divers chantages. Certains segments féodaux de la communauté soninké du Guidimagha font fi de la loi foncière de l’état Mauritanien au profit d’un droit coutumier qui fait des certaines personnes d’éternelles subalternes soumises aux caprices des certains « propriétaires terriens » exclusivistes.

La journée du 6 Mars 2017 fera date dans le difficile cheminement de l’activisme antiesclavagiste dans le guidimagha mauritanien. Les mentalités féodales et esclavagistes qui structurent le Vivre soninké sous le régime sournois de LADANI feront face à une large conscientisation des personnes assignées socialement, religieusement et politiquement dans des statuts subalternes. 


La devise de la campagne serait : LES LOIS VALENT PLUS QUE LES LADANI 


Crédit source : rapports des participants (AMEES, UVDS ET TIERS)



Par   K.S



17-03-2017 23:39 – Les sénateurs rejettent les amendements constitutionnels …33 Contre, 20 Pour


Essahra – Les sénateurs ont refusé, vendredi 17 mars courant, avant minuit, le projet de révision constitutionnelle, objet d’examen et de concertation depuis le début de la semaine, au niveau de la chambre haute.

33 sénateurs ont voté contre, révèlent des sources, selon lesquelles, les résultats du vote se présentent comme suit :

– Nombre des sénateurs : 56,

– Non : 33

– Oui : 20

– Neutre : 01

Ce rejet pourrait provoquer un séisme politique dans le pays, estiment des observateurs avertis.

Traduit de l’Arabe par Cridem



Source crédit : http://www.cridem.org 

14-03-2017 07:45 – Mauritanie : « Le Coran, un prétexte pour l’arabisation forcée » (Chroniqueur)



Alakhbar – Selon le journaliste chroniqueur mauritanien Ahmeddou Wadya les Mauritaniens ont le choix d’un pays avec quatre langues officielles (Arabe, Poular, Soninké et Wolof) ou d’un pays avec l’Arabe comme langue officielle et le Français comme langue de l’Enseignement, de l’Administration et de travail.

Ahmeddou Wadya considère que cela pourrait faire éviter de laisser la Mauritanie aux mains de « pyromanes » qui prennent l’arabe « comme un prétexte pour reprendre les déportations, les exils forcés de Mauritaniens et les thèses: Arabes noirs ; Tirailleurs sénégalais, etc. ».

Lire le texte intégral:

Le Coran, prétexte de l’arabisation forcée

Depuis l’indépendance de la Mauritanie à nos jours, jamais un sujet n’a été abordé avec autant de partialité que celui de la langue. Un sujet dans lequel se confondent bien et mal, principe et intérêt, vérité et contrevérité, ignorance absolue et relative, volonté de dominer et d’exclure ou volonté de se barricader de se cacher dernière les sentiments, la communauté, la couleur de la peau ou l’ethnie.

La problématique de la langue – ce couteau à double tranchant. Ce bouclier humain pour camoufler le projet raciste, partisan et militariste – est de nouveau soulevée pour préparer le terrain vers un nouvel ordre national. Ainsi de retour le discours prônant l’arabisation forcée à plusieurs occasions, le plus souvent béni et soutenu officiellement.

Au Parlement, le discours d’arabisation a atteint : « Nous imposeront l’arabisation par le feu ». L’auteur de cette phrase choquante à l’égard de la langue arabe serait même le président de séance.

Nous – il faudrait l’admettre – vivons sous un régime dont le guide suprême est l’héritier de Saddam Hussein (Ould Breidleil) qui est défendu par le chef de ceux qui ont prêté allégeance à Ghaddafi (Khélil). Au-delà de ces qualités, l’homme est agrégé par l’héritier d’Abdenasser dans la répression (Al-Sissi) et appuyé par le représentant de Bechar Al-Assade (Ould Azizi).

Ceux-là continuent de heurter la conscience d’autres en profitant de la place de la langue du Coran. Ceux-là continuent de prôner l’exclusion, la marginalisation. Ils se moquent même des autres communautés nationales et de leurs langues islamiques en se servant de la langue arabe comme bouclier humain pour camoufler leur projet raciste, partisan et militariste.

Quelque soit l’écho de leur voix. Qu’ils tiennent même les rênes du pouvoir. Qu’ils soient des personnalités influentes (armée, sécurité, médias, Enseignement, etc.), ils ne pourront jamais aller au-delà de la réalité de cette nation à laquelle Dieu a accordé un bien (la diversité culturelle) qu’ils considèrent eux comme un malheur.

La Mauritanie est un pays de diversité culturelle. Il y existe des Beïdanes, des Harratins, des Peuls, des Soninkés et des Wolofs qui parlent différentes langues. Ils parlent Hassanya, Poular, Soninké et wolof. Et mêmes des élus – ne pourraient pas gommer cette réalité.

Déjà, plusieurs thèses ont échoué : « Arabes noirs » « Tirailleurs sénégalais ». Et l’avenir se dessine en faveur de celui qui admet cette diversité culturelle et linguistique et prône pour un projet de citoyenneté basé sur la légalité, la justice et la fraternité au sein d’un Etat de droit.

Pour conclure- Je pourrais parler fort ou chuchoter (Ajustez le volume) – Nous avons deux choix et non trois : le choix d’un pays avec quatre langues officielles l’Arabe, le Poular, le Soninké et le Wolof ou le choix d’un pays avec l’Arabe comme langue officielle et le Français comme langue de l’Enseignement, de l’Administration et de travail.

Ah, désolé. Il semble que je n’ai pas été précis. Il existe bel est bien un troisième choix : laisser aux pyromanes le soin de reprendre les déportations, les exils forcés et les thèses : Arabes noirs ; Tirailleurs sénégalais, etc.

Qui sait ? Cela pourrait être leur chance d’accéder rapidement au pouvoir et d’y pérenniser voire même d’y rester un temps plus long que nécessite le changement du drapeau et de l’hymne national. Ils y croient, vu leur idées arrêtées.



Source crédit : http://www.cridem.org 

12-03-2017 22:30 – L’AMDH disposée à combattre les MGF et à faire comprendre la loi-2015-031 portant incrimination de l’esclavage


AMDH – Le coordinateur régional de l’AMDH au Guidimakha s’est rendu dans la localité de Tachott Botokholo ce dimanche, 12 Mars 2017 en vue de sensibiliser sur les dangers des MGF et d’expliquer les contenus de la loi 2015-031 portant incrimination de l’esclavage et les pratiques liées à l’esclavage.

Dans le cadre de ses activités de sensibilisations, d’accompagnement et de suivi, une réunion a été tenue à l’occasion avec les femmes de l’association Ensemble pour Le Développement de Tachott.

Lors de cette rencontre, Mr Ba Amadou Bocar, coordinateur de l’AMDH au Guidimakha, a souligné les dangers des MGF, les qualifiant d’atteinte aux droits de la femme. De regretter que le Guidimakha soit la région la plus touchée par cette pratique inhumaine, sans fondements religieux. Les MGF sont très encrées en milieu soninké où l’islam est la référence.

Au sujet de l’esclavage et de ses séquelles, le répondant de l’AMDH a mis l’accent sur les 27 articles de la loi en vigueur en République Islamique de Mauritanie. Et de dire que l’Etat a promulgué des lois.

Il appartient aux victimes de s’organiser pour saisir les chargés de punir ces pratiques inhumaines, pour se faire assister ou accompagner par les organisations autorisées et connues pour leurs combats contre toutes les formes d’injustice. Les intervenants dont les membres de l’AMEES ont remercié l’AMDH pour son engagement pour défendre les causes nobles.



Source crédit : http://www.cridem.org 

12-03-2017 07:45 – La Mauritanie va changer de drapeau national




Le Parisien – Les deux lignes rouges représentent le sang versé par les martyrs qui ont résisté face à l’empire colonial, incarné par la France. L’Assemblée nationale mauritanienne a adopté jeudi un projet de loi de révision constitutionnelle prévoyant notamment la suppression du Sénat et le changement du drapeau national.

Le projet soumis par le gouvernement «a été adopté par la majorité des 147 députés présents, 121 ont voté en faveur du texte, 19 contre», a affirmé Mohamed Ould Beilil, président de l’Assemblée nationale, dominée par le parti présidentiel.

Le texte approuvé jeudi par les députés, qui modifie la Constitution en vigueur depuis 1991, prévoit notamment une suppression du Sénat, remplacé par des Conseils régionaux, et un changement du drapeau national. Deux bandes rouges, symbolisant le sang versé par les «martyrs de la résistance», seront ajoutées au croissant et à l’étoile jaunes sur fond vert figurant déjà sur ce drapeau.

Certains détracteurs estiment que le pouvoir en place tente de réécrire l’histoire du pays, rappelant qu’à l’époque coloniale, une partie de la population s’est opposée à l’indépendance et que ce changement de drapeau risque de raviver de vielles blessures en divisant les Mauritaniens.

La police disperse des opposants

Le texte prévoit aussi la suppression de la Haute Cour de Justice, du médiateur de la République et du Haut Conseil islamique. Il doit ensuite être soumis au Sénat pour adoption, à une date qui n’a pas été indiquée. S’il est adopté par chacune des deux chambres du Parlement à la majorité des deux tiers, le texte doit être soumis à un congrès parlementaire. Le pouvoir est largement majoritaire dans les chambres.

Deux amendements au projet déposés jeudi, par une députée de l’opposition modérée, Malouma Mint Bilal, pour un maintien de l’actuel drapeau national et de la Haute Cour de justice, ont été rejetés. Les députés de la majorité ont vivement acclamé l’adoption du texte, se donnant des accolades à l’issue du vote à bulletin secret.

L’opposition radicale a tenté mardi d’organiser un rassemblement devant l’Assemblée nationale mais ses militants, qui portaient des pancartes dénonçant un «tripatouillage» de la Constitution, ont été dispersés par la police.

Leparisien.fr avec AFP



Source crédit : repris sur http://www.cridem.org