Essahraa – Les États-Unis envisagent fournir à la Mauritanie 6 millions de dollars au titre d’une nouvelle aide humanitaire et 5 millions de dollars en soutien économique.
Cette assistance sera remise à travers la Représentation de l’Agence américaine pour le développement international (USAID) en Mauritanie, indique l’Ambassade américaine à Nouakchott.
Près de 680 000 personnes sont confrontées à une grave crise de la faim en Mauritanie, indique Washington, selon laquelle, un tel chiffre représente le niveau d’insécurité alimentaire le plus élevé du monde en une décennie.
Une mauvaise saison des pluies en 2021 en Mauritanie a aggravé les effets des prix élevés des denrées alimentaires, exacerbés par la guerre russo -ukrainienne et la pandémie de ma COVID-19.
Une conjoncture qui a mis les familles déjà vulnérables dans l’incapacité de subvenir à leurs besoins alimentaires de base.
Les communautés du sud de la Mauritanie subissent les pires effets de la sécheresse tandis que ses cultivateurs et ses éleveurs enregistrent tour à tour, des pertes de récoltes généralisées et les éleveurs déplaçant leur bétail à la recherche de nourriture et de meilleures conditions.
La Mauritanie accueille près de 87 000 réfugiés, dont la majorité ont fui le conflit et la violence au Mali voisin et qui dépendent de l’aide alimentaire humanitaire pour répondre à leurs besoins quotidiens, rappelle-t-on.
Les Etats Unis fourniront à la Mauritanie, en vertu de leur actuel sursaut, un appui alimentaire d’urgence au profit de 150 000 personnes.
L’USAID fournira une aide en espèces aux réfugiés vivant dans le camp de réfugiés de Mbera, permettant aux familles confrontées à la faim d’acheter des denrées alimentaires de base sur les marchés locaux, soutenant ainsi l’économie locale.
Le premier ministre, M. Mohamed Ould Bilal Massaoud, a présidé, jeudi dans la salle de réunion de la primature, une réunion du comité ministériel chargé de la lutte contre le phénomène du gaspillage dans les événements sociaux.
Le comité technique émanant du comité ministériel a présenté un exposé dénonçant le gaspillage économique au cours des évènements sociaux, y compris les funéraires, soulignant qu’il s’agit de comportements dangereux, étrangers et contraires aux enseignements et aux exigences de la charia, et indiquant que les réseaux sociaux amplifient gravement les effets néfastes de ce mauvais comportement.
L’exposé a montré que ces comportements constituent un sérieux défi, à la société, encouragent la corruption et contredisent les principes d’équité, de facilitation et de solidarité dans une société musulmane qui, comme d’autres sociétés dans le monde, traverse une crise multidimensionnelle.
A l’issue des débats, le premier ministre a engagé les départements ministériels impliqués dans la vaste campagne pour faire face au gaspillage dans les événements sociaux, rappelant les directives données par Son Excellence le Président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, aux membres du gouvernement, pour une sensibilisation globale de toutes les couches de la société, et recommandé d’accélérer les mesures juridiques et organisationnelles pour endiguer ce phénomène.
Quelle belle rencontre, à Tirana, capitale de l’Albanie !! Au cours d’une visite hélas trop brève, je me suis entretenu avec un groupe d’activistes iraniens et leur leaders, Maryam Radjawi, musulmane, démocrate et cheffe de file de l’opposition à la théocratie des clercs chiites en l’Iran. Personnalité d’avant-garde dans un pays central de l’Asie, sa lutte et la rançon éprouvante que ses camarades et compagnons de route acquittent sur la voix de la démocratie, m’ont inspiré :
Elle poursuit le noble dessein de tarir, voire d’annuler et de réparer la tromperie de l’intercession et du vicariat autoproclamé, sur le devenir des sociétés et des États en terre d’Islam ; les livres saints du monothéisme, le Coran, la geste du prophète (Psl) et la sunna authentique, ne prévoient ni recommandent, l’adoption et l’instauration par la contrainte, d’un régime de jurisconsultes, au-dessus de la volonté du peuple, même s’agissant du culte. Quant à l’imposition d’une autorité de messie pour s’assurer la conduite de la vie réelle d’une collectivité, l’expérience de la métaphysique égarée dans le monde n’a jamais produit que la médiocratie, la corruption, l’inégalité débridée et une violence tous azimuts. L’exercice du gouvernement profane offre, à l’inverse, la faculté du changement dynamique, sur la base du débat, de la médiation et du consentement par les urnes. Ainsi, en termes de technicité, de rendement, d’éthique et d’ingénierie du compromis grâce à la réversibilité périodique du vote, la matrice gréco-latine de la politique, devient le jaillissement d’une universalité si puissante qu’elle bouscule et terrasse, chaque année, princes, rois, despotes et tartuffes ; la rationalité du projet, son ouverture à l’Autre et sa vocation à économiser le sang des citoyens creusent la différence d’avec les tyrannies dévotes ou celles dont le délire se prévaut de la nécessité de l’histoire. A moins de se voiler la face, au nom de la fierté, du complexe ou en vertu du déni, aucune alternative, pratique ou morale, n’ose plus concurrencer la démocratie et la primauté des droits de la personne. Face à tant d’évidence, les officines de l’obscurantisme tardent, peine perdue, à déposer les armes. Maryam Radjavi, avec la constance, la sincérité et la résolution qui la singularisent, leur montre la porte de sortie…
Le parcours de l’illustre dame nous raconte un autre récit de l’Islam et de l’espèce humaine, où la femme n’est plus l’appât de Satan, la ménagère à perpétuité, l’objet réifié du désir, la proie des prédateurs-pédophiles. Dans l’univers de Maryam Radiawi(bien qu’elle couvre ses cheveux et ne serre pas les mains des hommes), ne subsistent l’obligation de se masquer, l’interdiction de saluer les hommes, encore moins la honte du corps ou de tout accoutrement décent. L’idée morbide et nihiliste de la pureté n’y a pas sa place. Cette meneuse pétrie de la connaissance du passé ne l’ignore – non sans en tirer une infinie réserve de patience – « tout empire périra », titre et constat du mécanicien des relations internationales, feu Jean Baptiste Duroselle. Comme le prestigieux pédagogue des études de diplomatie critique, elle ne sacrifie à l’impatience car sa constance démystifie le temps et le dompte. Elle se souvient des satrapies orientales, de Gengis Khan, de Tamerlan, de la lignée des Darius, des croisades et de la guerre civile parmi les musulmans, durant la succession du Prophète (Psl) mais aussi de la traite négrière, du génocide des Indiens, de la colonisation, de la Shoah et du Goulag.
Elle sait que les avortons de Hitler, Staline, Mao, Pol Pot, Saddam, Khomeiny, Kadafi, Pieter Botha, grandissent autour de nous, souvent discrets, jusqu’à la révélation de leur nuisance, d’abord sous les applaudissements de la foule, avant le règne de la peur et le chant, de milliers de gorges, à la gloire du génie sauveur. Les tyrans annoncent toujours l’exploit du bonheur à portée de tous et quand ils ne parviennent à le garantir assez vite, ils en promettent la jouissance post-mortem. Un pouvoir qui vend le paradis à sa population signe, d’emblée, l’attestation tragique de son insuccès à venir. Il faut l’achever, tandis qu’il tâtonne et balbutie. Pareille prudence nous dicte de rétrécir le temps voué à la délibération de sa chute. D’ailleurs, partout, quelle que soit l’époque, le bon sens nous enseigne la vanité de battre le fer, à froid.
J’ai appris la leçon, de Maryam Radjavi et me suis soudain souvenu de la Mauritanie et de son rapport à la mémoire de l’esclavage. Jadis, les marabouts indiquaient, à nos aïeuls, l’ornière à suivre, dans le sillage du maître, afin de mériter la récompense de Dieu, en somme l’éternité au séjour des justes. Aujourd’hui, les descendants de la même caste d’oppresseurs et leurs ouailles hypocrites nous expliquent combien seule la piété et la modestie permettent l’émancipation vertueuse auprès de Dieu. Voici deux propositions en apparence conflictuelles ; chacune se réfère à une doctrine unique mais, a contrario, leur conclusion diffère, selon les intérêts du plus fort. Qui trompe qui et pendant combien de temps ? Bref, peu importe l’ironie de l’exemple, la profession de pompier-pyromane recèle d’innombrables opportunités d’escroquerie sous nos tropiques. Hélas le maniement partisan de la religion comporte le risque d’une performance de masse dans le domaine de la tuerie.
A Tirana, aux côtés de l’héroïne Maryam, je visitais le quartier Ashraf 3, construit par les réfugiés iraniens. Le musée des martyrs du combat contre les dictatures du Shah Pahlevi et de Khomeiny me révélait le panache et l’insolence du rêve d’une république laïque d’Iran. Là, je me sentais serein, à l’abri du sexisme, du takfir, de la pensée magique et des réflexes du recours à la brutalité, devant la moindre contradiction. Alors, ainsi instruit à la source du courage, j’ai observé de haut l’article 306 de notre code pénal et sa clause de non-repentir. A nouveau, je me promis de l’abroger, autant que le socle législatif de l’impunité, la fameuse loi d’amnistie, conçue en 1993, au bénéfice des tortionnaires, et des préposés à la potence. Finies les complaisances électoralistes, les indulgences de circonstance et les compromis lâches ! L’injustice sédimentée appelle la refondation du contrat social.
Maryam Radjavi a confirmé mes audaces et raffermi ma volonté au service de l’idéal d’une existence de labeur, de diversité, de partage, de joie. Il me réjouit que sous son commandement, l’organisation Mujahidine Khalgh et le Conseil national de la résistance puissent renoncer, définitivement, à l’usage des armes. Et si désormais, la non-violence nous réunit. Il n’est de levain plus fécond.
Biram Dah Abeid Député Mauritanien Candidat aux élections présidentielles de 2024.
D’abord je crois que nous ne faisons pas assez de lobbying utile pour promouvoir cette ville oui, Dafort est une ville aujourd’hui. Notre Commune dont Dafort est le chef-lieu mérite un statut administratif de département ou au moins d’arrondissement. Non, cette localité dans un espace géographique densément peuplé, est oubliée où se fait isoler administrativement par certains de ses fils qui ne veulent pas voir l’administration étatique (préfecture, brigade de gendarmerie ou arrondissement) s’installer pour tenir et servir les populations. Les motifs sont clairs, d’aucuns préfèrent la pérennité de la boiteuse et obscure gouvernance des relais traditionnels. Ainsi les services de premières nécessités (l’eau, l’électricité et téléphonie) font défaut avec acuité. Prenons notre zone à 35 kms à la ronde, on peut regrouper plusieurs localités (Sooninkés, Haratines et Peuls) comptant en tout plusieurs milliers d’âmes. Tel poids démographique doit attirer l’attention des pouvoirs publics si un vrai plaidoyer citoyen et sincère est mené par des personnes ressources compétentes choisies librement par les populations concernées.
Par les temps qui courent, les choses se font en rangs dispersés par intermittence avec beaucoup d’approximations. Les cris d’alarme sortent quand le Dur du vécu quotidien passe au stade du très Dur avec la détresse des populations très résilientes, à noter au passage. Si on avait une préfecture et son personnel administratif et sécuritaire en poste à Dafort, ces manquements multidimensionnels et notre détresse dans la situation actuelle ne dureraient pas longtemps sans véritables solutions. On dirait comme la substance imagée d’un adage soninké « Bagané na mini do selné baté » (le margouillat boirait avec la poule).
Par ce mot à l’occasion, je réitère ma modeste voix de plaidoyer à l’endroit des hautes autorités de notre pays en particulier vers le président de la République son excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, pour ériger Dafort en département pour une gestion administrative efficiente de proximité et fournir des infrastructures (château d’eau, puits, Groupes électrogènes, téléphonie) de qualité au bénéfice des populations.
Et la téléphonie, les trois opérateurs Mauritel, Mattel et Chinguitel sont censés fonctionnels mais c’est le Dur de chez Dur. Réseau quasiment inerte tout temps surtout quand il y a des précipitations en temps d’hivernage comme actuellement. Les antennes pointent dans le ciel mais en bas les téléphones ne répondent pas. On dirait un enclos désertique « volontairement » organisé pour faire galérer les populations. Les recharges de crédit d’appel et de connexion internet mobile vont fondre régulièrement en pure perte sans services rendus aux clients.
Aux hauts responsables de ces compagnies de téléphonie depuis Nouakchott, les populations de Dafort et d’ailleurs dans notre zone vous interpellent solennellement sur cette situation catastrophique. Nous voulons surtout comprendre où se situent les dysfonctionnements récurents liés au manque de réseau, matériels défaillants ou pratiques suspectes d’une forme de racket en coulisses en pigeonnant les populations…!?
Sous d’autres cieux dans le monde, le réseau mobile est supersonique au fond des mers et sous tunnel, à l’extérieur chez nous, ça brouille sans cesse et sans motifs explicatifs à mettre sous la plume.
Ce lundi 25 juillet 2022, la loi sur l’orientation de l’éducation nationale en Mauritanie était en débats au parlement à Nouakchott. À l’extérieur dans la capitale et dans d’autres localités du pays, l’organisation pour l’officialisation des langues nationales « OLAN » a organisé des manifestations pacifiques pour dénoncer certaines dispositions contenues dans le texte de loi. Ainsi à Nouakchott les manifestants ont été réprimés par les forces de l’ordre. Les images visibles à travers divers canaux médiatiques sont inacceptables, un acharnement gratuitement disproportionné sur de paisibles manifestants. Par cette note de communication, l’alliance Ganbanaaxu souhaite prompt rétablissement aux manifestant.e.s violemment touché.e.s par cette injuste répression policière. Nous la dénonçons fermement ainsi que les comportements d’un agent de sécurité semble-t-il de l’Assemblée qui a molesté honteusement une militante du nom de Salimata Ba dans l’arrière tribune en haut de l’enceinte de la représentation nationale. Et rappelons aux pouvoirs publics qu’une vie sociale et politique apaisée nécessite une libre expression des opinions des uns et des autres sur tous les sujets importants pour l’avenir de la Nation dans sa diversité.
Les députés ont adopté, lundi, la loi d’orientation de l’Education nationale, lors d’une séance plénière, présidée par le 2ème vice-président de l’Assemblée nationale, Essouvi Ould Cheîbani.
Défendant le texte, le ministre de l’Education nationale et de la Réforme du Système éducatif, porte-parole du gouvernement, M. Mohamed Malaînine Ould Eyih, a précisé que cette loi est intervenue pour mettre un terme à la détérioration alarmante du système éducatif national et son incapacité à relever les défis auxquels le pays est confronté, une situation que les réformes successives n’ont pas réussi à la remédier depuis l’indépendance.
Il a ajouté : Le programme Taahoudati du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a été élaboré pour corriger cette situation et faire de la réforme éducative un objectif capital, et mis en œuvre suivant une méthodologie scientifique.
M. Eyih a réitéré que le texte a pris en compte la consolidation de l’identité religieuse et culturelle, la préservation de la dimension régionale et l’ancrage d’un esprit de citoyenneté et de respect de la diversité.
Les députés ont plaidé pour l’offre des garanties pour la mise en œuvre de la loi et la réalisation de ses objectifs, compte tenu des résultats des réformes précédentes.
Ils ont souligné la nécessité d’appliquer cette loi, qui selon eux, qui rend l’enseignement obligatoire, lutte contre l’abandon scolaire et créé des conditions propices à l’éducation des enfants de manière transparente et équitable, et la lutte contre le travail des mineurs.
L’Assemblée nationale a, enfin, introduit certains amendements sur plusieurs chapitres de la loi.
«Un délai supplémentaire de trois mois est accordé aux étrangers vivant en Mauritanie pour leur permettre de régulariser leur situation de séjour et bénéficier de tous les droits garantis par la loi».
C’est ce qu’a déclaré, lundi, à l’AMI l’administrateur directeur général de l’Agence nationale du Registre de la Population et des documents sécurisés (ANRPTS), M. Sidi Ali Ennavae, en marge l’ouverture au stade olympique de Nouakchott d’un centre d’Etat civil exclusivement réservé à l’accueil des étrangers désireux de rester en Mauritanie, afin régulariser leur situation.
L’ouverture du centre a été supervisée par le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, M. Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine.
L’administrateur de l’ANRPTS a ajouté que cette initiative s’inscrit dans le cadre de la politique générale de l’Etat, en application des orientations du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, visant à renforcer nos liens avec les tous pays du monde en facilitant à leurs ressortissants l’accès à tous les droits prévus par la loi internationale.
Enfin M. Ennavae a déclaré que la mesure prise aujourd’hui était au cœur des tâches confiées à son agence, à savoir le contrôle du registre national de la population des titres sécurisés, qui constitue un pilier fondamental de l’approche sécuritaire de la Mauritanie ; approche destinée à renforcer la sécurité et la paix civile dans tout le pays.
Avec le débat relatif au projet de loi pour la reforme de l éducation qui monte en spirale, il est plus que nécessaire que chaque Mauritanien puisse verser ses ingrédients dans la marmite en bouillonnement.
Car le plat final doit répondre aux gouts des uns et des autres afin qu’ ils puissent le consommer avec le même appétit. Autrement certains — vont se régaler pendant que d’ autres se tordent de faim. Ce qui va inévitablement créer un système éducatif à deux vitesses.
Dans ce cas de figure ce sera une perte énorme pour le pays parce qu’ un système éducatif qui n’ est pas apte à prendre en compte toutes les réalités du pays est d’emblée voué à l’échec. En fait l’éducation est considérée comme un égalisateur social sensé les créer les mêmes opportunités de mobilité sociale pour les citoyens. A défaut, le système éducatif devient une opportunité de promotion pour certains, et un instrument d’oppression pour d’ autres. Ce qui est totalement contraire à sa mission.
La question centrale n’ est pas l’ importance de ‘éducation qui est déjà reconnue depuis la nuit des temps. Pour rappeler cette centralité de l’éducation, en effet elle a toujours joué un rôle fondamental dans la marche de l’humanité vers des lendemains meilleurs que notre Saint Prophète Mohamed (SWT) nous a exhortés à n épargner aucun effort quand qu’il s’agit de l’acquisition de l’éducation, « allez chercher la connaissance même si c’est en Chine, » a-t-il recommandé. C’ est pour la même raison que la déclaration universelle des droits de l’homme abonde dans le même sens dans son article 26 . A cela il faut ajouter la Convention Internationale des Droits de l’enfant ainsi que la charte Africaine des droits et du bien- être de l’enfant et tant d’autres instruments régionaux similaires.
Cette importance de l’éducation est particulièrement indispensable dans deux domaines vitaux pour l’humanité. Il s’ agit de la jouissance des libertés individuelles et collectives, et du développement socio-économique pour notre bien-être. L’histoire nous a montré que c’ est grâce l’éducation que des peuples opprimés sont arrivés à prendre conscience de la situation pour changer leurs conditions. En guise d’illustration nous pouvons nous référer aux mouvements de la décolonisation à travers le monde.
Egalement ce fut le cas pour la conquête des libertés civiques aux Etats Unis et élimination de l’ Apartheid en Afrique sous le leadership de Dr Martin Luther King et Nelson Mandela respectivement. Pour ce qui est du développement socio-économique, l’impact de l’éducation est visible à travers plusieurs exemples. Les pays qui ont investi dans l’éducation et recherche ont connu un développement considérable. Le cas du Japon en est un exemple palpable. Malgré le manque de ressources naturelles, le pays a connu un développement remarquable grâce à la qualité de son système éducatif. Ce qui veut dire, qu’ offrir une bonne éducation à ses citoyens équivaut à créer une source intarissable de richesse pour sa nation.
Le point essentiel du débat est comment offrir une éducation de qualité équitablement accessible á tous les apprenants de manière à leur permettre de réaliser les potentialités que Dieu leur a accordées. C’ est ce que reflète d’ une manière éloquente la pensée d’Abdullahi Dan Fodio, « Quand Abdullahi Dan Fodio aborde le droit à l’éducation, il ne se limite pas à l’égalité des chances pour tous dans l’éducation, avec l’obligation d’envoyer un enfant acquérir des connaissances. Il va plus loin et évoque le droit à un bon enseignant et à un contenu pédagogique qui répond aux aspirations de l’enfant et à ses capacités intellectuelles selon son groupe d’ âge. »
Selon cette pensée l’éducation n’est pas une fin en soit. Il n’ a de sens que quand elle remplit la fonction qui consiste à permettre à chaque enfant de réaliser ses potentialités pour s’épanouir intellectuellement afin de répondre à ses aspirations personnelles ainsi que celles de sa société.
C’est pourquoi pour doter le pays d’un système éducatif viable — les membres de l ‘assemblée nationale qui vont examiner ce projet de loi relative à la reforme de l’éducation nationale doivent non seulement reconnaitre le mérite de la pensée d’ Abdullahi Dan Fodio qui est plein de sagesse, mais aussi mettre à contribution le document produit par OLAN qui fait état ses effets adverses sur le Pulaar, Soninke et Wolof. Prêter une oreille attentive à cette organisation à ce moment crucial du débat est d’ une importance capitale. Car les inégalités du système vont inévitablement se répercuter sur la société d’ une manière générale. Alors, c’ est maintenant ou jamais.
Enfin, le système éducatif est un instrument vital pour l’épanouissement des citoyens ainsi que le développement durable de tout pays. Par conséquent, il est impératif de prendre toutes les dispositions nécessaires pour y incorporer les préoccupations exprimées par les différentes communautés pour que celles-ci puissent se reconnaitre dans ce système.
S’ inspirer de la pensée d’Abdullahi Dan Fodio et mettre à contribution les recommandations de l’OLAN vont considérablement améliorer la qualité du système éducatif de manière à répondre adéquatement aux attentes de toutes communautés sans distinction aucune.
Les traditions abjectes, comme les mauvaises pratiques ont décidément la peau dure.
L’aéroport International, Oum Tounsy de Nouakchott est un joyau, une réalisation dont peut se vanter l’État Mauritanien. Mais seulement, elle est soumise à une gestion inconvenante et inappropriée: l’infrastructure est fermée au public.
Pour la plupart d’entre nous, elle reste une carte postale, qu’on contemple de loin, ou une infrastructure dont on découvre la beauté à travers la télévision. Finalement, on se demande à qui est-elle destinée, si elle reste fermée au public ? Un aéroport de ce standing n’est pas seulement construit, pour assurer l’atterrissage et le décollage des avions. C’est d’abord un lieu de trafic, de brassage, de rencontre, de détente mais surtout d’affaires pour chercher la croissance économique, en créant de la richesse et de l’emploi pour résorber, le chômage de masse qui touche la jeunesse, une priorité absolue, par les temps qui courent.
Depuis bientôt, cinq ans ou plus, l’aéroport Oum Tounsy de Nouakchott n’est ouvert qu’aux voyageurs, et à quelques privilégiés ou tout-puissants. Les autres qui accompagnent ou qui viennent accueillir, un ami, un frère, un parent sont tenus à distance, et ce temps quelque soit, le temps qu’il fait ( canicule, pluie ou tempête de sable). Cette mauvaise inspiration sécuritaire est le terreau fertile à de nombreuses pratiques déloyales et contraires à la loi. Les Micmacs qui s’y passent n’échappent à personne. Mais, comme dit l’expression « Motus et bouche cousue » . Là où, l’on empêche » l’économie légale » de prospérer, l’économie parallèle, la concurrente de la première s’y installe et généralement, c’est pour la durée, telle une décision impopulaire.
Cette situation a pour corolaire, la prolifération d’activités d’escroquerie, source de convoitise et de tentation : elles alimentent directement, les poches ou la marmite, selon l’expression consacrée de chez nous. C’est pour quoi, il est urgent de revoir cette mesure, qui ne peut être expliquée que dans le cadre d’une gouvernance basée sur les humeurs, héritée de l’ancien régime.
Les mauvaises traditions, comme les mauvaises pratiques, ont décidément la peau dure.
Il faut desserrer l’étau sécuritaire à l’aéroport Oum Tounsy. Mettez en place, un dispositif sécuritaire respectable et coercitif : portiques de sécurité, détecteurs de métaux, fouilles corporelles, brigade canine etc. Mettez- vous, un instant à la place des pauvres, citoyens ! Même lorsque, vous avez une veille maman, un malade à accompagner ou à accueillir l’accès à l’aéroport vous est refusé. Les raisons invoquées: la menace terroriste.
Si la stratégie, Mauritanienne dans la lutte contre le terrorisme a fait des émules, et est enseignée dans les académies, cette mesure qui concerne la fermeture de l’aéroport Oum Tounsy au public a du échapper aux experts. Elle est indéfendable et relèverait d’une dérive sécuritaire, de nature à mépriser les populations. Une telle mesure serait pertinente dans un contexte d’exception, de guerre, de pandémie, ou même de menace terroriste imminente. Et même dans ces cas, elle reste limitée dans le temps.
Même les pays de la sous région( Niger, Mali, Burkina Faso) qui sont aujourd’hui dans » l’œil du cyclone terroriste » n’ont pas pris des mesures aussi contestables que la fermeture de l’aéroport de Nouakchott au public. Plus près de nous encore, d’autres aéroports plus fréquentés et loin d’être à l’abri d’attaques terroristes, investissent plutôt dans les renseignements, la formation et la prévention sans tomber dans cette espèce de paranoïa sécuritaire.
Le terrorisme étant un problème transnational et transfrontalier, comme les crises économiques qui font partie de notre époque, Il faut les intégrer dans nos politiques et stratégiques de développement publiques ou privées. La riposte face à ces défis ne doit en aucun cas tordre le coup, à notre modèle social et politique, basé désormais sur le respect des libertés et les droits de l’homme.
Une chose est sûre, dans ce projet de loi, la langue arabe possède la place de choix à tous les niveaux comme d’ailleurs elle l’a toujours été depuis 1966.
Et cela, de mon point de vue, est INACCEPTABLE si l’objectif est réellement de tendre vers un juste équilibre intercommunautaire.
Il y a encore beaucoup d’améliorations, de corrections et de précisions à apporter sur ce projet avant d’être adopté. En l’état, il va indéniablement maintenir, même s’il faut reconnaître qu’il y a dans son contenu, une très petite avancée sur ce sujet, ce déséquilibre déjà existant.
Toutes les langues nationales doivent être OFFICIALISÉES afin de permettre à tous les enfants du pays de partir sur des bonnes bases pour l’émergence d’une Mauritanie où n’importe quel citoyen, peu importe sa langue maternelle, jouirait de tous ces droits fondamentaux.
Un Etat responsable doit être le garant et le promoteur de l’égalité des chances entre les citoyens. La promotion de toutes les langues du pays et le choix d’une langue neutre comme point d’équilibre devrait impérativement être l’élément établi pour ne léser aucune communauté mais surtout pour assurer une certaine cohésion sociale et nationale.
À défaut, il est évident que des contestations citoyennnes surgissent.
Il ne peut y avoir, au 21ème siècle, dans un même pays, des citoyens qui seraient plus citoyens que leurs autres compatriotes par le seul usage d’une langue qui leur offrirait de facto et de jure les meilleures dispositions possibles pour réussir.
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