✓À Nouakchott ~ Le colloque sous-régional sur la lutte contre l’esclavage | Quelques images du Jour !

S’est ouvert à Nouakchott ce mercredi 16 mars 2022, la capitale mauritanienne, un colloque sous-régional regroupant plusieurs ONG anti-esclavagistes originaires des pays du G5 Sahel. Sous le thème « Faire de la lutte contre l’esclavage un combat commun et consensuel entre la société civile et les gouvernements des pays du Sahel » , l’événement se tient sur 2 jours 16 et 17 mars.

Aujourd’hui J 1 , plusieurs délégations étrangères, la société civile mauritanienne mobilisée dans la lutte abolitonniste sous le leadership du mouvement IRA Mauritanie, et des officiels de l’État mauritanien, se sont retrouvés au sein de l’imposante salle du palais des congrès. Discours et différentes prises de parole ont marqué cette journée. L’occasion a été pour le président d’IRA Mauritanie et député national, monsieur Biram Dah Abeid de saluer l’ouverture dynamique constatée avec l’actuel pouvoir mauritanien sous la direction du président Mohamed ould Cheikh El-Ghazouani. Pour rappel les milieux antiesclavagistes notamment IRA Mauritanie, ont été violemment réprimés lors de la décennie passée. Ainsi la tenue de ce colloque sous-régional sous le patronage officiel du président de la république, est un évènement symbolique qu’il faut noter aujourd’hui.

~ Éléments médias sources (RS IRA et Militants)

✍🏾 KS pour le BLOG

✓Existe-t-il encore de l’esclavage en milieu Soninké ? | Par Ismail TRAORE

Si certains disent non, d’autres, ayant des convictions et des objectifs concrets, affirment que l’esclavage existe bel et bien. Dès lors, ces derniers renoncent à toute pratique complaisante.
Ce qui se passe au Mali, en Mauritanie, au Sénégal, en Gambie et dans d’autres pays du Sahel est abject. Pendant que les autres ethnies sont en train de tourner le dos à l’histoire de l’esclavage, ces peuples, à l’instar des peuls, des wolofs, des maures, des khassonkés… continuent de valoriser l’esclavage par ascendance ne reposant que sur des supposés accords verbaux. Parmi ceux-ci, il y a notamment le laadalemaxu, c’est-à-dire le pacte ou le contrat social qui, comme le souligne Soumaré Zakaria dans son «Traditions sociales et politiques en milieu soninké : soubresauts actuels et perspectives » : « met […] chaque individu, chaque famille, chaque groupe social dans une place bien déterminée où l’évolution vers une autre structure semble relever de l’utopie ».
Pour le camp adverse, l’esclavage est fini. Il ne reste que les séquelles. Ce serait donc vain de déclencher la guerre ou d’inciter les gens à la haine, encore moins mener une lutte de libération physique et morale. Les membres de ce clan, conformistes et à l’esprit peu régalien, en raisonnant de cette manière, donnent le sentiment d’être indifférents à l’égard des risques matériels et humains qu’encourent leurs consœurs et leurs confrères. Il n’est pas sans rappeler que de nos jours, des biens continuent d’être pillés, incendiés, des villages continuent d’être détruits des champs d’arachide et de mil continuent d’être débroussaillés, des hommes et des femmes continuent d’être exhibés, lynchés et assassinés, parce qu’ils refusent d’être esclaves. Ces actes socialement et moralement répréhensibles représentent une injure pour la société soninké. Ainsi, dans son « Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes », le philosophe des Lumières Jean-Jacques Rousseau ne disait-il pas : « Tous les hommes sont libres et égaux par nature » ? Ailleurs, n’écrivait-il pas que « L’inégalité n’est pas naturelle mais dépend en fait de la culture humaine et de la sociabilité » ?
Au XXIe siècle, il est incongru voire absurde de penser qu’on est supérieur aux autres. De même, il est insensé de prendre pour cible, un individu, une « sœur » ou un « frère » avec lesquels on a grandi et avec qui on a construit un village. N’est-il pas venu le moment, au-delà de toute initiative, de toute mobilisation et de tout effort individuel ou collectif, de se mettre autour de la table afin de discuter ouvertement de nos problèmes tant sociaux que politiques ? Les insultes et les imprécations proférées contre les uns et les autres doivent être bannies. Le recours aux armes, blanches ou à feu n’est aussi guère une solution. On doit davantage prôner le dialogue en collaborant avec les gouvernements, les acteurs des droits de l’homme, les élus municipaux, ceux du conseil régional et départemental, les intellectuels de tous bords… une résolution amorcée par les membres du mouvement Ganbanaaxu depuis quelque temps.

Ismail TRAORE
Doctorant en Langues, Littératures et Sciences Humaines
Université Stendhal-Grenoble
ismael172017@yahoo.com

✓Regardez « Point de presse du leader abolitionniste mauritanien Biram Dah Abeid [14/3/22]- Ong_G5 » sur YouTube

Extrait de la conférence de presse organisée par le président du mouvement anti-esclavagiste IRA Mauritanie. Le député Biram Dah Abeid fait cette sortie médiatique pour présenter le colloque international sur la lutte contre l’esclavage qui va se tenir à Nouakchott à partir du mercredi 16 mars 2022. Plusieurs ONG et entités associatives sous-régionales qui portent l’engagement abolitionniste dans différents notamment la zone sahélienne G5, vont se retrouver lors de cet événement inédit en Mauritanie. une nette évolution à signaler chez les hautes autorités mauritaniennes sur cette question liée à l’esclavage depuis l’ouverture voulue par le chef de l’État actuel Mohamed ould Cheikh El-Ghazouani. La culture d’antan du déni et de l’écrasement des militants anti-esclavagistes, a laissé place à une mutuelle compréhension propice au dialogue.

Les problématiques liées à l’esclavage représentent une donnée grave au niveau sécuritaire dans plusieurs pays ouest-africains. Dans sa prise de parole, le président d’IRA Mauritanie, Biram Dah Abeid (Prix Onusien 2013 pour sa lutte pacifique pour les droits humains) a indexé clairement en substance « L’esclavage est ancré dans les sociétés africaines »

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Le programme indicatif de l’évènement :

~Source : Organisation

✍🏾 KS pour le BLOG

✓LES MINISTRES DE L’INTÉRIEUR ET DE LA DÉFENSE VISITENT LES ZONES FRONTALIÈRES AVEC LE MALI

Les ministres de l’Intérieur, Mohamed Salem Ould Merzoug, et le ministre de la Défense Hanana Ould Sidi et les chefs des services militaires et de sécurité ont entamé une visite dans la wilaya du Hodh Echarghi , les villages et les zones frontalières avec le Mali.
La délégation est arrivée dimanche matin dans la ville de Néma, où elle devrait partir directement vers les zones frontalières avec le Mali et visiter les villages et localités sur la bande frontalière.
Cette visite intervient après le ciblage répété des Mauritaniens à l’intérieur des territoires maliens, dont le dernier en date est la disparition de citoyens la semaine dernière.
Il importe de rappeler que le Mali et la Mauritanie ont constitué hier – à l’issue de la visite d’une délégation gouvernementale malienne vendredi et samedi.- une commission conjointe chargée d’enquêter sur les incidents de ciblage des Mauritaniens au Mali et sont convenus d’organiser des patrouilles conjointes aux frontières entre les deux pays.


Source : http://alakhbar.info/?q=node/39081
Traduit par adrar info

©️ Crédit source : http://adrar-info.net/?p=73318

✓Le Grand Entretien du BLOG | Avec l’ingénieur informatique Sidi Camara, le concepteur de l’outil numérique Khrankompé.

La rubrique du GEB (Grand Entretien du BLOG) vous revient avec l’interview qu’un jeune pépite ingénieur visionnaire nous a gentiment accordée. Il s’appelle Sidi Camara, jeune mauritanien du Guidimagha (Tachott) qui est le concepteur d’un support numérique facilement exploitable et accessible dédié aux contenus pédagogiques et d’enseignement en langue maternelle. Son dispositif numérique est appelé Khrankompé (en vocable soninké) qui veut dire « salle des cours », vient d’être promu parmi les 10 finalistes de la sixième édition du Challenge App Afrique sponsorisé par l’influent duo organe médiatique français à l’international RFI et France 24 . À nos questions, l’ancien boursier mathématicien diplômé en Algérie et par la suite en France à l’université de la Sorbonne Université Paris 6, explique succinctement les objectifs de son outil innovant porteur d’espoirs en matière d’accès aux contenus d’enseignement. Et il nous distille quelques prompts conseils pour l’intérêt que doit avoir la promotion de l’éducation dans notre communauté.

À Lire ci-après :

Question 1 : Bonjour Monsieur Camara Sidi Moussa, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? Parcours éducatif et professionnel…

SC :Je suis Sidi CAMARA, je suis de Tachott, Mauritanie. J’ai eu le bac Mathématique en 2013 suite à quoi l’État m’a offert une bourse en Algérie pour une licence en Mathématique Informatique que j’ai obtenue en 2016. De 2016 à 2018 j’ai fait mon master en informatique à l’université Paris 6 (Sorbonne université, ex UPMC)

Depuis 2018 j’ai travaillé pour plusieurs entreprises de la région Lyonnaise et Parisienne en tant que Data engineer (ingénieur de données) et ingénieur machine learning.



Question 2 : Selon des sources médiatiques, vous êtes finaliste au Challenge App Afrique avec votre projet Khrankompé, nos vives félicitations à vous. Pouvez-vous présenter la nature de ce dispositif Challenge et votre projet Khrankompé ?

SC : L’objectif de Challenge App Afrique est d’imaginer le service numérique qui contribuera à l’éducation des enfants. L’objectif du concours est de prendre un lauréat parmi les entrepreneurs (en Afrique) dont les projets contribuent à l’éducation des enfants. Le lauréat bénéficiera d’un prix de 15 000 € et un accompagnement personnalisé.

Khrankompé: L’objectif de Khrankompé est de produire tous les cours du primaire expliqués en langue locale et accessibles en offline sur smartphone et support USB tout en conservant la langue d’écriture de l’enseignement.

~L’élément média : Facebook Challenge App Afrique




Question 3 : En quoi les contenus pédagogiques sur supports numériques peuvent convenir avec pertinence aux besoins en matière de politique globale d’instruction dans nos pays, en particulier en Mauritanie dans les zones rurales ?

SC : En Mauritanie le système éducatif est en français et arabe ce qui pose beaucoup de problèmes aux enfants dont la langue maternelle est autre que ces deux langues.
Les contenus pédagogiques sur support numérique permettent de déployer la solution à large échelle et à moindre coût tout en permettant à chaque enfant des cours de qualité et dans sa langue natale.


Question 4 : Quels conseils pouvez-vous donner pour l’émergence d’une grande mobilisation autour de l’école en milieux soninkés ?


SC : Que ceux qui ont eu un parcours scolaire exemplaire soient des exemples pour les plus jeunes en leur parlant :


~ de leurs parcours,

~ des opportunités offertes par l’éducation,

~ la différence entre un ingénieur et un manœuvre.

• Que l’éducation devienne prioritaire sur l’emigration.

• La mise en place des événements mettant en avant le succès scolaire


Question 5 : Votre avis sur le régime éducatif hybride (semi privé et madrassas) qui existe en parallèle des écoles publiques dans nos localités villageoises ? Inconvénients et avantages pour l’avenir de nos enfants ?


SC : Pour moi ces madrassas ne devront jamais se substituer à l’école nationale et qu’elles devront plutôt être mises en place sous forme de soutien scolaire. Car ces madrassas n’assurent pas un parcours scolaire pérenne (pas de bac, pas de collège, ..etc). En général, les enfants deviennent déscolarisés après un certain temps et en sortent sans profession et aucun bagage scientifique.

12 mars 2022

Entretien réalisé par KS pour le BLOG

✓Une importante délégation malienne froidement accueillie à Nouakchott

Des responsables gouvernementaux maliens sont arrivés vendredi à Nouakchott, dépêchés par les autorités de la transition au Mali afin de désamorcer la crise qui a affecté les relations entre les deux pays, après le meurtre de citoyens mauritaniens en territoire malien, ont été accueilli froidement à Nouakchott.

Aucun média officiel, ni l’AMI, ni la radio ni la télévision n’a évoqué l’arrivée de cette délégation arrivée par vol spécial à Nouakchott et qui comprend les ministres des affaires étrangères Abdoulaye Diop, de l’intérieur le colonel Abdoulaye Maïga, le chef d’état-major général des armées le général Oumar Diarra et le directeur général des renseignements le colonel Modibo Koné.

On n’a pas su le niveau d’accueil de cette délégation, le ministre mauritanien des affaires étrangères, Ismael O ; Cheikh Ahmed se trouvant à l’extérieur pour prendre part à la 157ème session du conseil de la ligue arabe.

Des sources ont évoqué une rencontre entre cette délégation et des responsables gouvernementaux et sécuritaires sans en préciser leur niveau ni la nature de cette rencontre, révélant que le président mauritanien Mohamed O. Cheikh Ghazouani n’a toujours pas reçu la délégation malienne, 24 heures après son arrivée à Nouakchott.

Pour sa part la télévision malienne, dans son édition principale du vendredi soir, n’a pas évoqué cette visite de la délégation malienne en Mauritanie, un fait inhabituel dans la couverture des activités des missions officielles.

La Mauritanie avait annoncé auparavant son mécontentement du comportement des autorités maliennes à son égard, un communiqué publié mardi par le ministère mauritanien des affaires étrangères avait déclaré que « le niveau de la réaction des responsables maliens à l’endroit de leurs homologues mauritaniens restait en deçà du niveau ».

Des incidents visant des citoyens mauritaniens en terre malienne se sont multipliés et les autorités mauritaniennes ont déclaré détenir des preuves de la responsabilité d’éléments appartenant à l’armée malienne dans ces exactions.

La disparition la semaine dernière de 31 mauritaniens au Mali, découvert par la suite tué et enterré dans une fosse commune, avait provoqué la colère des autorités mauritaniennes qui avaient convoqué l’ambassadeur malien à Nouakchott auprès duquel elles ont vivement protesté.

Bien que le chef de la transition malienne, le colonel Assimi Goïta, ait eu une communication téléphonique avec le président mauritanien Mohamed O. Cheikh Ghazouani, promis d’ouvrir une enquête à propos de l’incident et de dépêcher une délégation de haut niveau à Nouakchott, il n’en demeure pas moins que la Mauritanie exige davantage.

Nouakchott exige de nouvelles étapes pour déterminer les responsabilités de ces incidents, d’identifier les personnes impliquées dans le ciblage des Mauritaniens à l’intérieur du territoire malien, selon une source diplomatique, l’expression d’une source diplomatique qui s’est confiée à Sahara Media.

©️ Crédit source : https://fr.saharamedias.net/une-importante-delegation-malienne-froidement-accueillie-a-nouakchott/

✓DÉMISSION DE NEBGHOUHA MINT HABA DE LA PRÉSIDENCE DU CONSEIL NATIONAL DE L’ÉDUCATION

L’ex ministre, Nebghouha Mint Haba, a informé les autorités de sa démission de la présidence du Conseil national de l’éducation, ont révélé des sources généralement bien informées.
Raison invoquée : l’échec de ses efforts déployés pour lancer les travaux du conseil dans des conditions raisonnables, ajoutent les sources précitées.

Mint Haba a reconnu avoir voulu travailler avec les membres du Conseil, afin d’orienter les politiques du gouvernement et de permettre la mise en place d’un système éducatif capable de renforcer les avancées du pays en matière de cohésion sociale, souhaitant que le autorités choisissent l’un des membres du conseil pour se charger de cette mission, indique-t-on.

Nebghouha avait été nommée en juillet dernier à la tête du Conseil national de l’éducation, qui comprend 23 conseillers et relève directement de la Présidence.

Edité par Al-akhbar

Traduit de l’Arabe par Cridem

©️ Crédit source : http://adrar-info.net/?p=73292

✓Communiqué sur le premier congrès régional du Parti Rag


Du 5 au 6 Mars 2022 s’est tenu à Rosso, capitale de la Wilaya du Trarza, le premier congrès régional du Parti Rag sous la présidence de Monsieur Oumar Yali Président du Parti et la Présidence d’honneur de l’honorable député le Président Blram Dah Abeid .

Le congrès de Rosso est le premier maillon d’une série de ce genre qui sera organisée dans toutes les capitales régionales du pays pour prendre contact avec les populations, s’enquérir de leurs préoccupations et préparer le futur congrès national du parti Refondation pour une Action Globale (RAG).

A Rosso, et pendant deux jours, les congressistes venus des sept Moughataa de la Wilaya ont suivi des exposés sur l’historique, les principes et objectifs du Parti ainsi que sur les textes qui le régissent, les expropriations des terres agricoles, expropriations liées en majorité à l’esclavage par ascendance mais également à la dépossession pure et simple des agriculteurs propriétaires traditionnels. Les congressistes ont aussi écouté des exposés sur le port de Ndiago, sur l’agriculture dans la vallée, sur les prestations des services sociaux, sur la montée des prix et les rapports des délégués départementaux sur les conditions de vie des populations dans les différentes Moughataa de la Wilaya.
C’est dans ce cadre que les délégués ont eu à faire ressortir toutes les difficultés que rencontrent les populations de la wilaya du Trarza en général et la capitale régionale Rosso en particulier.

Les problèmes posés par les citoyens concernent entre autres :

L’accaparement des terres dont les victimes sont les populations noires qui, depuis siècles, les cultivent.
Souvent ces dépossession sont l’œuvre de chefs tribaux , des notables avec la complicité d’une administrations à leur solde.

✓Le Problème de l’éducation , les infrastructures scolaires et l’absence du corps enseignant dans certaines localités.

✓Le problème de l’état civil qui demeurent un problème récurrent non encore résolu

✓La flambée vertigineuse dss prix sans aucune intervention réelle de l’état pour leur stabilisation

✓Le problème des infrastructures sanitaires, sportives et le manque de personnel médical.

✓Le problème de l’eau potable dans la ville de Rosso et dans certaines localités de la region

✓Le problème de l’agriculture et de l’ élevage en général par un manque d’assistance aux vrais acteurs et par une discrimination dans la distribution des aides et financements accordés par l’état.

✓La situation d’injustice que vivent certaines populations pour avoir accès à leurs droits légitimes tels que l’état civil , les documents pour authentifier la pleine possession de leurs terres ancestrales.

A la clôture de ce congrès régional , le Parti Rag tient à rappeler à l’état par ses démembrements de prendre en charge les problèmes des citoyens , les écouter , et apporter des solutions rapides justes et équitables.
A l’issue de ce congrès , le parti Rag organisera d’autres congrès régionaux dans toutes les régions du pays et pour finir par un congrès national à Nouakchott.



Rosso le 06 Mars 2022

©️ Crédit source : Réseaux Parti RAG

✓La Mauritanie accuse l’armée malienne de crimes «récurrents» contre ses ressortissants

Le ministère mauritanien des Affaires étrangères a indiqué mardi 8 mars avoir convoqué l’ambassadeur du Mali et lui avoir signifié sa «vive protestation contre les récents actes criminels récurrents» commis selon lui au Mali par l’armée malienne contre des Mauritaniens.

La Mauritanie a émis cette protestation après deux évènements graves impliquant des Mauritaniens en l’espace de quelques semaines au Mali, dont la disparition de plusieurs ressortissants de l’autre côté de la frontière dans des circonstances encore obscures il y a quelques jours. Des enregistrements sonores circulant sur les réseaux sociaux, attribués à des témoins oculaires mais non authentifiés, ont mis en cause l’armée malienne dans la disparition d’une trentaine de Mauritaniens du côté malien dans la zone frontalière au sud d’Adel Bagrou (est de la Mauritanie).

Un député local, Mohamed Mahmoud Ould Henenna, cité par l’agence privée Alakhbar, a parlé d’au moins 15 morts. Cette disparition a été précédée en janvier par la mort, elle aussi dans des circonstances non officiellement éclaircies, de sept Mauritaniens dans le même secteur. À l’époque déjà, la question d’une possible implication de soldats maliens avait été posée.

Le ministère mauritanien rappelle dans un communiqué publié par l’agence de presse nationale que le gouvernement avait à cette occasion envoyé une «délégation de haut niveau» au Mali, «pour tenter de contenir ce comportement hostile envers nos concitoyens». «Malgré les assurances données» par les autorités maliennes, leur réponse «est restée en deçà des attentes», déplore le ministère.

Un diplomate mauritanien s’exprimant sous le couvert de l’anonymat suivant la pratique courante dans une telle situation a mis en garde les autorités maliennes. «Nous avons clairement dit aux Maliens que si ça continue, nous allons fermer la frontière», a-t-il dit. «En plus, les autorités à Bamako ne décrochent pas le téléphone quand nous les appelons», a-t-il dit.

Peuples frères

En janvier, le gouvernement malien avait annoncé l’ouverture d’une enquête et assuré qu’aucun élément ne mettait en cause l’armée malienne. Aucun élément de ces investigations n’a été rendu public depuis. La junte au pouvoir au Mali depuis août 2020 ne s’est toujours pas exprimée sur les récentes disparitions.

Le Mali est pris dans la tourmente depuis le déclenchement d’insurrections indépendantiste et djihadiste en 2012. En plus des agissements des groupes armés affiliés à Al-Qaïda et à l’organisation État islamique, des violences intercommunautaires, et des actes crapuleux, l’armée est régulièrement accusée d’exactions. Ces violences ont fait des milliers de morts, civils et militaires. La Mauritanie, avec laquelle le Mali partage plus de 2000 km de frontière, a été touchée par l’expansion des groupes islamistes d’Algérie au début des années 2000, mais n’a plus connu d’attaque sur son sol depuis 2011.

Des dizaines de Mauritaniens ont manifesté mardi devant la présidence à Nouakchott pour réclamer la fin des exactions commises selon eux par l’armée malienne contre des compatriotes, a constaté un correspondant de l’AFP. «Nos frères sont froidement assassinés par l’armée malienne, nous devons réagir vite contre ces exactions à répétition» a dit l’un des participants, Ahmed Sidi, originaire de la même région que les disparus. Nouakchott élève la voix alors que la junte malienne a entrepris récemment un effort de rapprochement avec la Mauritanie. Il s’agit pour les colonels de contrer l’embargo imposé en janvier par l’organisation des États ouest-africains Cédéao pour sanctionner leur projet de se maintenir encore plusieurs années au pouvoir.

Les États membres de la Cédéao ont fermé leurs frontières avec le Mali, sauf la Guinée, elle-même dirigée par des militaires. La Mauritanie et l’Algérie, qui ne font pas partie de la Cédéao, ont gardé leurs frontières ouvertes. Le ministère mauritanien explique dans son communiqué que les liens historiques et les considérations humanitaires l’ont empêché «d’affamer le peuple malien frère». Mais il prévient «que la vie de nos innocents concitoyens et la sécurité de leurs biens resteront au-dessus de toute autre considération».

AFP

©️ Crédit source : https://rmi-info.com/la-mauritanie-accuse-larmee-malienne-de-crimes-recurrents-contre-ses-ressortissants/

✓CONFIDENTIEL : LE MINISTRE DE L’INTÉRIEUR DEMANDE AUX WALIS DE FOURNIR UNE LISTE DES FORCES ET COURANTS POLITIQUES

Le ministre de l’Intérieur Mohamed Salem Ould Merzoug a demandé aux walis des régions par voie d’une lettre confidentielle, de lui fournir des informations sur les forces politiques présentes dans leurs circonscriptions, classées selon leur importance, ainsi que les courants politiques et leurs principaux dirigeants.

Dans la correspondance dont copie est parvenue à Alakhbar info, le ministre a averti les gouverneurs que ces informations «ont un caractère absolument confidentiel ».

Il leur a demandé de transmettre directement les informations sous forme de format « WORD/PDF » au directeur général des affaires politiques et des libertés publiques via son numéro de contact WhatsApp.

Le ministre a déclaré que cette démarche s’inscrit dans le cadre de ce qu’il a qualifié de « cartographie politique nationale ».



Source : http://alakhbar.info/?q=node/38946

Traduit par adrar info

©️ Crédit source : http://adrar-info.net/?p=73249