✓Mauritanie | L’opposition se retire des discussions en commission sur la loi relative à la protection des symboles de l’État



Le député El Id Ould Mohameden a déclaré que les députés de l’opposition se sont retirés de la réunion consacrée à la discussion du projet de loi sur la protection des symboles nationaux, « en raison d’une violation des procédures législatives en vigueur. »

Dans une déclaration faite à Sahara Medias, le député de l’opposition a dit que les députés de l’opposition se sont retirés de la réunion, après avoir constaté une volonté manifeste d’ignorer le point de vue des députés de l’opposition, ajoutant que les dispositions du règlement intérieur permettent à chaque député d’avancer ses propositions qu’il considère appropriées à l’amélioration de tout projet de loi.

Le député a expliqué le retrait des députés de l’opposition par leur volonté de respecter le règlement intérieur et refuser la participation à des mesures juridiques invalides qui n’ont aucun lien avec la loi.

« Nous avons voulu éclairer l’opinion publique au niveau de notre opposition sur notre rejet de cette loi contraire aux acquis démocratiques et à la liberté d’expression » a encore dit le député.

Ould Mohameden a ajouté que le projet de loi en question s’oppose au principe de la censure, de la responsabilité et de la critique des fonctionnaires, « surtout que le pays est encore plein de corruption, d’abus, d’injustice et de marginalisation. »

Pour le député cette loi est incompatible avec l’esprit de la concertation nationale attendue entre la majorité et l’opposition.

Les députés de l’opposition s’étaient retirés hier de la réunion de la commission de la justice et de la défense issue de l’assemblée nationale consacrée à la discussion du projet de loi pour la protection des symboles nationaux de l’état, la criminalisation de toute atteinte au prestige de l’état et à l’honneur du citoyen

Sahara Media

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✓AU CONSEIL DES MINISTRES: CRÉATION D’UN PRIX NATIONAL DES DROITS DE L’HOMME ET DE LA COHÉSION SOCIALE

Le Conseil des Ministres s’est réuni le Mercredi 03 novembre 2021 sous la Présidence de Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, Président de la République.

Le Conseil a examiné et adopté les projets de décrets suivants:

– Projet de décret portant création du Prix National des Droits de l’Homme et de la Cohésion Sociale.

Le présent projet de décret porte sur la création du Prix National des Droits de l’Homme et de la Cohésion Sociale en lieu et place du Prix National des Droits de l’Homme crée par le décret n° 2017-011 du 06 février 2017.

Ce nouveau prix sera décerné, tous les deux ans, aux associations et personnalités indépendantes, en reconnaissance de leurs efforts consentis pour la promotion et la protection des droits de l’Homme et de la cohésion sociale.

– Projet de décret relatif aux échanges électroniques entre les usagers et les autorités administratives et entre les autorités administratives.

Le présent projet de décret vient mettre en œuvre les modalités de la loi 2018-022 du 12 juin 2018, relative aux échanges électroniques, en adoptant deux référentiels de protection et d’interopérabilité.

Il définit les objectifs et les règles minimales qui doivent figurer dans ces deux systèmes, les modalités de leur adoption, ainsi que les conditions de qualification et d’inclusion des produits de sécurité, ainsi que les conditions de validation des certificats électroniques utilisés par les autorités administratives et leurs agents.

Le Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Extérieur a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

AMI

Le Guidimakha à l’heure de l’élaboration de la Stratégie de Croissance Régionale Accélérée et de Prospérité Partagée (SCRAPP) : un financement de l’UNICEF



La manifestation a tenu toutes ses promesses. Tous les acteurs impliqués dans le développement de la Wilaya : départements ministériels, administrations déconcentrées, collectivités territoriales, experts, élus nationaux et locaux, société civile, secteur privé, ainsi que les jeunes et femmes étaient présents à l’ouverture de cette manifestation.
Pendant cinq jours, ces différents acteurs vont débattre de tous les secteurs de développement de la wilaya avec en toile de fond ; l’élaboration d’un document qui servira de référence auprès des partenaires techniques et financiers en vue de trouver les financements adéquats. Ce document devant être élaboré sera une espèce de répertoire des secteurs porteurs et des priorités en termes de développement. Il se veut consensuel par ce que fruit d’une démarche inclusive et participative qui a vu implication de tous les acteurs. L’objectif de la SCRAPP est de promouvoir le développement économique local, la lutte contre la pauvreté ainsi que la création de richesse et d’emploi.


La cérémonie de lancement a été présidée par la secrétaire Générale du Ministère de l’Intérieur et de la décentralisation, Mme Zeinabou Mint Ahmedna qui a souligné que la promotion de la décentralisation et du développement local constitue des axes prioritaires du Gouvernement. Ainsi, l’Etat a créé le Conseil National de la décentralisation et du développement local. Ces reformes structurelles ont constitué le point de départ pour la préparation des stratégies régionales pour le développement.
La manifestation est organisée par le conseil Régional du Guidimakha en collaboration avec le ministère de l’Intérieur et de la décentralisation, et celui des Affaires Economiques et de la Promotion des secteurs productifs.
A cette occasion, le président du Conseil Régional du Guidimakha, Dr Issa Coulibaly a souligné que cet atelier a pour objectif, d’informer et de sensibiliser les acteurs régionaux sur le processus d’élaboration de la Stratégie de Croissance Régionale Accélérée et de Prospérité Partagée, ainsi que le rôle que chaque acteur devrait jouer, pour faire réussir ce processus.
Cet atelier a dit le président du Conseil Régional vise à mobiliser l’ensemble des acteurs régionaux pour accompagner le processus de formulation de la SCARPP ; en mettant à la disposition des consultants les informations pertinentes sur la Région, en partageant leur expériences et en proposant des pistes de réflexion pour le développement de la Région.


Dr Issa Coulibaly a indiqué que des ateliers thématiques sont au menu de la rencontre en vue d’approfondir les débats avec l’ensemble des acteurs, sur la situation socio-économique de la région, les défis, les contraintes et les opportunités pour chaque secteur.
Le président du Conseil Régional a salué les efforts consentis par les pouvoirs publics à travers des actions multiformes pour atténuer les effets pervers causés par la pandémie au plan sanitaire mais également socio-économique.
Le Maire de Sélibaby, Mohamed Vall Ould Mekhallé a salué cette initiative et exprimé sa certitude quant à la traduction en acte des résultats issus des travaux de cet atelier.

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• Projet de décret portant l’application de la loi 2021-004 du système déclaratif des associations adopté en conseil des ministres.


Nouakchott, 20/10/2021

Le Conseil des ministres s’est réuni le mercredi 20 octobre 2021 sous la Présidence de Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, Président de la République.

Le Conseil a examiné et adopté les projets de décrets suivants :

-Projet de décret portant application de la loi n°2021-004 du 10 février 2021, relative aux associations, aux fondations et aux réseaux.

Le présent projet de décret précise et détaille les aspects de la loi n° 2021-004 sur certaines questions importantes pour les associations comme :

– La consolidation du système déclaratif à la place de l’autorisation préalable ;

– L’atténuation des dispositions relatives aux contrôles contraignants ;

– L’application d’un régime financier, comptable, fiscal et un contrôle adapté des associations ;

– Les voies de recours en cas d’abus d’autorité ;

– L’introduction de dispositions permettant aux associations de bénéficier de fonds d’appui technique publics, privé et étranger sous conditions ;

– La signature d’accord- cadre et d’accord de siège avec l’État ;

– La régularisation de la situation juridique des associations déjà constituées conformément aux textes abrogés dans un délai d’un an, à compter de la date d’entrée en vigueur du décret.

-Projet de décret portant approbation d’une convention d’établissement entre le Gouvernement de la République Islamique de Mauritanie et la société FASQ-SARL.

Le présent projet de décret vise l’adoption de la convention d’établissement conclue entre le Gouvernement de la République Islamique de Mauritanie et la société FASQ- SARL, et ce conformément aux dispositions de la loi n°052-2012 en date du 31 juillet 2012 portant code des investissements.

En vertu de cette convention, la société FASQ- SARL procédera à la construction d’un hôtel haut standing à Nouakchott pour un montant global de 1.019.970.407 MRU, avec la création de 107 emplois nouveaux dont 57 permanents et 50 autres temporaires.

Le Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Extérieur a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

Le Ministre du Pétrole, des Mines et de l’Énergie a présenté une communication relative aux mesures d’assainissement de la situation du cadastre minier.

Cette communication fait le point sur la situation actuelle du cadastre minier et propose un train de mesures tendant à relancer les activités minières à travers la mise en place d’un mécanisme efficace à même d’assainir les dysfonctionnements constatés à ce niveau tout en assainissant la situation cadastrale dans des conditions garantissant la transparence et l’équité requises.

Enfin, le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes :

Ministère de la Santé

Établissement Publics

Centrale d’Achat des Médicaments, Équipements et Consommables Médicaux (CAMEC)

Directrice Générale : Fadly Mint Sadegh, précédemment Directrice Adjointe du même établissement

Ministère du Commerce, de l’Industrie, de l’Artisanat et du Tourisme

Administration Sous Tutelle

Centrale d’Achat et d’Approvisionnement du Marché

Directeur Général : Cheikh Ould Zeidane, précédemment Directeur Général de la Centrale d’Achat des Médicaments, Équipements et Consommables Médicaux (CAMEC).

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✓Soirée littéraire à Traversées Mauritanides avec l’Honorable député Kadiata Malick Diallo et son biographe Mohamed Lam


La « Maison de Quartier » de la Cité Plage, siège de l’association Traversées Mauritanides à Nouakchott, a accueilli samedi 16 octobre 2021, l’Honorable député Kadiata Malick Diallo et son biographe, Mohamed Lam, auteur de l’ouvrage « Kadiata, une vie de lutte ».

La rencontre s’est déroulée en présence d’un public composé de plusieurs jeunes mais aussi des compagnons de lutte de Mme Kadiata Malick Diallo, ceux avec qui elle a partagé une longue période de combat politique, allant des mouvements clandestins, comme l’AMD ou le MND (mouvement national démocratique), jusqu’au pluralisme politique des années 90. Comme le dira Mohamed Lam, auteur du livre sur Kadiata Malick Diallo, « sa vie est intimement liée à l’histoire politique de la Mauritanie ». Gauchiste jusqu’à la moelle, elle a accompagné le combat de l’opposition dans tous ses fronts, ce qui la pénalisera sur le plan professionnel, que cela soit sous les ornières de l’UFD (union des forces démocratiques), puis sous l’UFD/Ere Nouvelle qui se scindera ensuite en deux parties, avant la création de l’UFP (union des forces du progrès) où elle a continué son combat politique briguant des mandats successifs.

Lors de la rencontre avec le public, le jeune Mohamed Lam, ami intime du défunt fils de Kadiata Malick Diallo, Moussa Bâ, décédé à 27 ans alors qu’il poursuivait des études supérieures en Chine, a souligné que ce qui l’a poussé à faire cette biographie dépasse largement cette relation filiale qui le lie à Kadiata Malick Diallo. Il embrasse un horizon plus vaste fait de respect pour le combat titanesque qu’elle a livré pour se distinguer en tant que figure de proue du leadership féminin en Mauritanie. C’est ce parcours exceptionnel d’une femme qui par son charisme et sa force de caractère, mais surtout son patriotisme et son attachement à un idéal qui tranche avec les prises de position partisane de type identitaire ou communautaire, en symbiose avec ses propres principes, qui l’ont le plus séduit, dira-t-il en substance.

A son tour, Kadiata Malick Diallo a évoqué la démarche entreprise par Mohamed Lam, qu’elle appelle « mon fils », lorsqu’il est venu lui proposer de faire sa biographie et le cheminement intellectuel et historique qui a sous-tendu son ouvrage. Celui-ci, par-delà le portrait qu’il fait d’elle, constitue selon elle, un repère pour tous ceux qui seraient avides de connaître l’histoire politique et social de la Mauritanie contemporaine, mais surtout le message fort qu’elle y a distillé en direction de la jeune génération.



Par la suite, Mohamed Mahmoud Ould Ahmedou dit Jemal, un passionné du patrimoine culturel mauritanien, ainsi que Kane Hadiya, Directeur du Musée National, ont exprimé leur point de vue par rapport à l’ouvrage et au combat de Mme Kadiata Malick Diallo. Ils ont été tous les deux unanimes à saluer l’initiative d’une telle démarche qui a débouché sur cet ouvrage qui retrace le combat d’une femme exceptionnelle, mais surtout l’éclairage qu’il apporte par rapport à un pan de l’histoire de la Mauritanie, dans ses dimensions historiques, biographiques et sociales. L’ouvrage rend surtout hommage à une femme devenue l’icône des Mauritaniens, à travers ses prises de position tranchées et ses interventions efficientes à l’Assemblée, notamment sur les questions nationales, comme la cohabitation, l’unité nationale, la cohésion sociale et la dénonciation des injustices. Une femme qui s’est mise au-dessus des querelles de chapelle entre les partisans de la compartimentation ethnique ou linguistique de la Mauritanie, ont commenté plusieurs intervenants.

Plusieurs jeunes ont pris la parole, comme l’activiste et très dynamique Dieynaba N’diom, ou encore le jeune Tandia, et bien d’autres intervenants.

La rencontre a été marquée par un moment d’échanges intenses et de communion au cours duquel, l’auteur du livre sur Malick Diallo et son héroïne, ont répondu aux questions qui leur ont été posées par l’assistance.

📸✍🏽 Cheikh Aidara
🌐 https://cutt.ly/qRs3wY9

©️ Repris via RMI-Info https://www.facebook.com/1418382215085282/posts/3002369876686500/

✓Conférence de presse de Biram : Tous les sujets sur la table

Fraichement rentré au pays après une série d’activités en Europe, le président du mouvement IRA Birame Dah Abeid a tenu le lundi 11 octobre une conférence de presse au niveau de son siège au PK 10.

Le député a abordé d’emblée la question lancinante des concertations nationales en vue, « des concertations entre les différentes composantes de la classe politique et de la société civile que nous attendons avec religiosité et avec un immense espoir », dit-il.

« Une démarche suivie qui soit appropriée et inclusive »

Et de souligner que : « depuis 1978, les mauritaniens courent derrière un pouvoir qui les écoute et qui traite avec sincérité avec le peuple et la classe politique. » Et c’est chose faite et l’espoir que ces concertations soient couronnées de succès a été vivement émis par le conférencier qui a souhaité que la démarche suivie soit appropriée et inclusive.

Abordant la situation qui prévaut, il dira sans sourciller que les mauritaniens ont besoin d’un dialogue, d’une ouverture et d’une attention du pouvoir à leurs problèmes. Et de citer entre autres les inégalités sociales, « les problèmes des populations touchées par le cancer socio-structurel qu’est l’esclavage et celles qui avaient été victimes de l’épuration éthique ».

« Les gabégistes continuent à occuper des postes clés dans la haute administration »

Il a cité aussi l’ampleur de la gabegie, la pauvreté, le chômage et le désespoir suscités par l’échec des services publics avec l’inaccessibilité aux services sociaux de base (Education, Santé, eau potable, routes…)

Cet échec généralisé a, dit-il, été provoqué par la politique de gabegie avec la dilapidation des ressources publiques. Et la gabegie, a-t-il noté, bat son plein. « L’action judiciaire contre Aziz n’a pas été salvatrice et dissuasive pour les gabégistes qui continuent à occuper des postes clés dans la haute administration. »

Cette situation peu enviable n’est pas du goût de la jeunesse qui, selon Birame, est aujourd’hui une jeunesse consciente et éveillée qui aspire à une vie et à une gouvernance meilleure. « Cette jeunesse a les moyens d’investigation et de dénonciation. Il y a possibilité de contestation publique du pouvoir en place mais il y a aussi possibilité de créer le désordre. »

« Nous frôlons le ras-le-bol populaire »

De ce fait le député a lancé un appel au président de la République et à ceux qui l’entourent : « Nous frôlons le ras-le-bol populaire. Les lignes rouges sont en train d’être franchies. Certains responsables gèrent avec insouciance et insolence. Et c’est ce qui a entraîné les problèmes de R’kiz. Le président de la République doit recevoir le pouls direct du peuple. Des mesures d’urgence doivent être prises. Avec la montée des prix, les foyers ne mangent plus à leur faim et basculent dans le désespoir. La vie est chère M. le président.»

« Le pôle IRA-RAG est engagé à soutenir ce dialogue »

Le président du mouvement abolitionniste a réitéré l’engagement du pôle IRA-RAG et sa disposition à soutenir ce dialogue qui pourrait permettre au président de la République « de voir son nom inscrit en lettres d’or dans l’histoire du pays en permettant aux acteurs de s’asseoir sur une même table et régler les problèmes du pays. » « Et pour que ce dialogue réussisse, ajoute-t-il, il faut qu’il soit entamé et conduit avec équité et clairvoyance. Il faut que tous les pôles soient pris en considération. Doivent également être prises en considération les mouvances que les pôles vont identifier. »

« Les engagements pris dans le cadre de l’accord tripartite doivent être respectés »

De l’avis de Birame, ces concertations doivent aussi concerner les ONG les plus en vue de la Société Civile, celles des Veuves et des Orphelins. Et d’ajouter que les rescapés des événements antérieurs doivent être prioritaires. La question des déportés rentrés au pays doit être réglée et les engagements pris dans l’accord tripartite (Mauritanie-Sénégal- HCR) doivent être respectés. Et l’Etat doit ramener ceux qui sont restés au Sénégal et au Mali. « Ce problème doit être réglé à la racine et définitivement. »

« La question des terres est fondamentale pour la cohabitation »

Autres chantiers soulevé : « Les dossiers de la gabegie et le système judiciaire qui est accaparée par une seule communauté à travers sa culture et sa langue. Beaucoup de justiciables ne connaissent pas la langue et il n’existe pas d’interprétariat digne de ce nom. »

L’esclavage agricole a été également a été abordé : « la question des terres est fondamentale pour la cohabitation. Elle est régie par un système féodal et moyenâgeux, un système comparable à celui des Faisandas de l’ancien Brésil. »

« Le problème de la proportionnelle doit être réglé sincèrement »

Sur le point concernant la gouvernance démocratique, Birame a parlé de la Proportionnelle. A ce sujet, il met en jarde le président : «Je souhaite que Ghazouani accepte de poser ce problème pour qu’il soit réglé sincèrement. Pourquoi cette course contre la montre du Conseil des ministres pour créer de nouvelles moughataas. Le président ne doit pas accepter que ses proches l’entrainent vers l’abolition de la proportionnelle aux législatives. Ça y ressemble beaucoup. L’UPR veut que la proportionnelle soit éliminée. Mais on doit l’élargir aux régions de Nouakchott et aux municipalités. »

« Le pouvoir était revenu sur la réforme importante du vote militaire »

Birame a par ailleurs parlé du vote militaire qui avait déjà connu une avancée significative, affirme-t-il. Ainsi les militaires votaient un jour avant le scrutin. Mais en 1993et 1994, ce vote n’avait pas été totalement favorable à l’Etat, c’est pourquoi le pouvoir était revenu sur cette réforme importante.

« En 2014, j’ai eu 7000 votes militaires et en 2019, il n’y avait aucune voix militaire pour moi. Dans les bureaux où se déroulait le vote militaire, les urnes avaient été bourrées. Donc il faut que cette situation soit revue. »

« Le pouvoir doit accepter la compétition »

L’autre grand morceau, selon Birame, c’est le système démocratique. « Le pouvoir doit accepter la compétition. Le pouvoir de Maaouya avait refusé d’accepter la compétition avec AC sous prétexte que dans ce parti il n’y avait pas toutes les composantes. AC avait été interdit. Et pourtant d’après la constitution, les Haratines sont des Maures. Il y a eu le même problème avec IRA et le parti RAG en 2010 et 2013. On prétend que dans le mouvement IRA, il n’y a pas une représentativité de toutes les communautés. C’est ridicule. C’est un problème grossier. Quand on dit que IRA-RAG ne peuvent pas être reconnus car il n’y a pas la composante arabe et pourtant il y a Birame, il y a Oumar Ould Yali. Cela est indéfendable devant l’ONU et la communauté internationale.

« Si le gouvernement mauritanien élimine le RAG qui va le concurrencer ? »

Les mauritaniens ne peuvent pas continuer à régler leurs comptes à leurs adversaires et compétiteurs politiques par des décisions arbitraires. Si le gouvernement mauritanien élimine le RAG qui va le concurrencer ? Même avec des coalitions, seul le RAG peut avoir un score en 2 chiffres. De ce fait, tous les observateurs savent qu’il n’y a pas de démocratie quand on élimine le principal adversaire et j’espère que Ghazouani va régler cet imbroglio créé par Maouya et Aziz. »

Bakari Gueye

©️ Crédit source : http://www.lecalame.info/?q=node/12577

Mauritanie : mise en garde officielle contre l’obtention illégale de terrains

Sahara Médias – Le ministère de l’habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire a mis en garde contre l’existence de certaines personnes qui proposent à des citoyens leur enregistrement aux fins d’obtenir un terrain moyennant le paiement d’un montant financier.

Selon le ministère ces équipes n’ont aucune existence légale et a appelé les populations à l’aider à les arrêter et à les traduire devant la justice.

Le ministère avait déjà mis en garde contre les tentatives de certains intermédiaires et certains acteurs immobiliers qui proposent des terrains illégaux notamment dans les zones nord et ouest de Nouakchott (Toujounine, Teyaret, Centre émetteur et Tevrag Zeina).

Il a réaffirmé que ces parcelles suspectes n’existent sur aucun plan de lotissement approuvé, leur propriété est illégale et leur majorité est issue de morcellements falsifiés à partir de propriétés rurales non reconnues et inexistantes sur les plan de lotissement.

Le ministère avait annoncé en septembre dernier l’entrée en vigueur d’un nouveau plan de lotissement de la ville de Nouakchott qui devra permettre, précise le ministère, de sauvegarder les droits de propriété et empêcher la falsification.

ll a précisé que toutes les administrations, notamment les services concernés, pourront accéder à ce plan de lotissement, ce qui «permettra d’unifier les plans disponibles dans les administrations.

Le plan, ajoute le ministère, mettra ce plan de lotissement sur son site internet, afin que chaque citoyen puisse s’assurer de l’exactitude et la légalité de son terrain.

L’unique condition pour obtenir une copie du plan de lotissement est de présenter une copie papier de l’attestation de propriété et une copie de la carte d’identité nationale, conclu le ministère.

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=750022

LES AVOCATS DE MOHAMED ABDEL AZIZ FUSTIGENT LA VIOLATION SES DROITS

Plus de 3 mois après le placement en détention préventive de Mohamed Abdel Aziz, ancien président de la République, pour un chapelet d’infractions liées à sa décennie de gouvernance, ses avocats continuent à dénoncer « une procédure à caractère politique, conduite en violation de toutes les règles du droit interne et des conventions internationales ».

Maîtres Taleb Khiyar, Mohameden Ichidou, Bah MBareck et tous leurs collègues membres du collectif de défense, ont à nouveau rappelé leur indignation au sujet du traitement de cette affaire, lundi en fin d’après-midi, au cours d’une rencontre avec la presse.
Les robes noires ont exposé « certaines des violations graves dont est victime l’ancien chef de l’Etat à travers des atteintes aux lois et à la constitution, charte de la nation, qui organise les rapports entre les différents pouvoirs d’Etat ».
En effet, dans le traitement de cette affaire, la loi fondamentale subit des entorses « dans ses articles 45 à 77, par l’octroi de prérogatives que s’est arrogée l’assemblée nationale, au mépris de son mandat de représentant du peuple, par la mise en place d’une commission d’enquête sous l’injonction de chapelles politiques, en vue de monter de toutes pièces, un dossier afin d’étayer des accusations infondées à l’égard de l’ancien président de la République ».
Au cours de cette sortie médiatique, les conseils de l’ancien président ont également visé la violation de nombreuses autres dispositions de la loi fondamentale liées « au droit de propriété et à l’indépendance des magistrats ».
Mohamed Abdel Aziz est poursuivi pour « corruption » et diverses autres infractions liées à ses années de gouvernance, sur la base d’un rapport établi par une Commission d’Enquête Parlementaire (CEP) transmis à la justice. Ce document dénonce l’irrégularité de l’attribution de 109 marchés publics et la gestion d’autres secteurs de l’économie.



Le Calame

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✓Football | Mauritanie : Corentin Martins limogé

Africa Foot UnitedCorentin Martins n’est plus le sélectionneur de la sélection nationale de la Mauritanie.

Le technicien français vient d’être limogé de son poste. Une décision qui intervient quelques heures seulement après le match nul et vierge à domicile contre la Tunisie. La nouvelle vient juste de tomber. Corentin Martins n’est plus le patron de l’encadrement technique des Mourabitounes.

Il vient d’être remercié par la Fédération de Football de la République Islamique de Mauritanie (FFRIM). Une décision motivée par les nombreux mauvais résultats enregistrés par l’équipe lors des qualifications du Mondial 2022.

Les Mourabitounes ont, en effet, perdu trois des quatre derniers matchs des éliminatoires pour un nul à domicile contre la Tunisie.

Des contre-performances qui lui ont coûté son poste. Faut-il le rappeler, Corentin Martins est en tête de cette équipe depuis 2014. Il a réussi à qualifier l’équipe à la Coupe d’Afrique des Nations 2019 puis la CAN 2021 qui se jouera en 2022 au Cameroun.

Par Faudel Amoussou

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✓Le chef de la diplomatie mauritanienne annonce l’organisation d’un congrès de la diaspora en Mauritanie

Le chef de la diplomatie mauritanienne, Ismaël ould Cheikh Ahmed, a annoncé samedi 9 octobre l’organisation d’un « Congrès de la diaspora » avec pour objectif de « dégager un certain nombre de mesures et de recommandations » pour ainsi montrer « le grand intérêt » des autorités mauritaniennes à la communauté mauritanienne à l’étranger.

« Ce congrès va permettre de dégager des points d’actions. Par exemple, certains des mauritaniens nous parlent de leur possibilité d’investir au pays, ils veulent revenir pour pouvoir investir, d’autres nous parlent de la possibilité d’acquérir un terrain, d’autres encore nous parlent de la possibilité de pouvoir se réinsérer », a affirmé le ministre mauritanien des affaires étrangères, de la coopération et des mauritaniens de l’extérieur Ismail Ould Cheikh Ahmed dans un entretien exclusif sur Radio Diaguily Internationale.

M. Ould Cheikh Ahmed a aussi assuré qu’une commission a été déjà mise en place et qu’elle travaillait en collaboration avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

« Notre espoir est que ce congrès de la diaspora, qui a été à plusieurs fois reporté, pourra se tenir en décembre ou en tout cas dès l’été prochain. Cette fois-ci, on est ferme et on veut que ce congrès se tienne », a dit le ministre avant d’ajouter : « Nous allons essayer d’avoir le maximum de représentativité de l’ensemble de nos compatriotes qui vivent à l’étranger ».

Ismail Ould Cheikh Ahmed a par ailleurs indiqué, au sujet de l’enregistrement des mauritaniens de l’extérieur à l’état-civil, l’ouverture de bureaux mobiles en République du Congo, au Mali ou encore Angola, ainsi que dans d’autres pays « prochainement ».

Par Babacar BAYE NDIAYE, journaliste à Cridem