La CLTM déplore l’usage de la force disproportionnée à l’encontre des Dockers grévistes (Déclaration)


CLTM – La CLTM « Confédération Libre des Travailleurs de Mauritanie » déplore l’usage de la force disproportionnée à l’encontre des Dockers grévistes qui ne font que réclamer leurs droits fondamentaux et constate l’immixtion manifeste de l’Etat pour faire renoncer aux travailleurs leurs réclamations légitimes.

Ce mépris nocif à la paix sociale malgré nos injonctions faites sur le respect des dispositions légales et réglementaires traduit le manque de discernement et d’ouverture au dialogue du Patronat et de l’Administration du travail.

La décision unilatérale du Gouvernement de dissoudre BEMOP « Bureau de la Main d’œuvre Portuaire » qui en droit devrait faire l’objet de négociations avec les Organisations syndicales pour la préservation des droits des travailleurs vu la complexité de l’opération et l’effectif considérable tant à Nouakchott qu’à Nouadhibou a créer une situation d’inquiétude chez les travailleurs quant à la préservation de leurs droits.

Dans de telles situations, l’accord entre l’ancien et le nouvel employeur doit respecter les droits des travailleurs notamment les droits acquis, le salaire de base, l’ancienneté qui détermine les indemnités de licenciement et de départ à la retraite pour ceux qui sont atteints par la limite d’âge.

Or dans leurs transactions juridico-administratives il a été convenu le licenciement de 567 Dockers occasionnels, 643 jugés inaptes et 300 atteints par la limite d’âge devant faire valoir leurs droits à la retraite.

Les Dockers restants après cet assainissement sont livrés à un sous-traitant sous forme d’exploitation pure et simple de ces travailleurs qui seront utilisés comme de la marchandise que le sous-traitant vendra aux manutentionnaires étant entendu que ces Dockers jugés aptes perdent tous droits et toute relation légale avec l’ancien employeur BEMOP.

Le nouveau sous-traitant refuse de reconnaitre ces travailleurs en tant que tels avec lesquels il devrait établir des contrats de travail et continuer à verser leurs cotisations à la CNSS tout en conservant leur ancienneté.

Or, aucun motif valable n’a été fourni pour licencier autant de travailleurs d’autant plus l’inaptitude de ces Dockers peut résulter d’une maladie professionnelle et doit être attestée par un médecin agréé avec possibilité de contrexpertise en cas de contestation de l’une des parties.

De surcroît, BEMOP décide unilatéralement d’accorder un montant forfaitaire de 36 000 N-UM à ceux qui sont atteints par la limite d’âge sans tenir compte du Salaire Global Moyen Mensuel n’ont plus de l’ancienneté qui sont la base pour calculer les indemnités de départ à la retraite. Il est absurde qu’un travailleur qui totalise 30 ans exercice perçoit le même montant que celui qui n’a que 10 ans. Cela dépasse l’entendement.

Dans ce bras de fer entre les Dockers et le Patronat qui dure depuis 2014 il est logique que les Dockers fassent recours à la dernière arme dont ils disposent notamment la grève qui est garantie par le Code du travail en son chapitre V section I

L’Etat et le Patronat ont toujours opté pour le pourrissement de la situation et procédé à des interventions musclées pour intimider les travailleurs allant jusqu’à arrêter et incarcérer depuis quelques jours certains militants grévistes.

La CLTM, partant de ces agissements malencontreux, a l’impression que le Patronat est au dessus de la Législation mauritanienne avec la complicité du Gouvernement qui lui permet de violer sciemment la réglementation en vigueur.

La CLTM rappelle que personne n’est au dessus de la loi et qu’elle doit s’appliquer à tout contrevenant quel qu’en soit son statut et qu’il est du devoir de l’Administration du travail de faire respecter les dispositions légales et réglementaires pour faire régner l’ordre et la discipline.

La CLTM condamne avec la plus grande fermeté les agissements brutaux des forces de l’ordre et exige sans conditions la libération immédiate des Dockers grévistes et d’ouvrir un dialogue afin de trouver une solution dans le respect de la réglementation en vigueur de manière à garantir les droits de ces travailleurs.

Source crédit: Post Facebook Samory Ould Beye

24-07-2018 09:54 – Mauritanie/64ème session du Comité contre la Torture à Genève, les ONG se mobilisent pour se faire entendre

Guidumakha – Devant les experts, la déclaration qui a été lue par Diko Hanoune, Secrétaire général de l’association des Haratine de Mauritanie en Europe (A.H.M.E), dans le temps accordé à Aminetou Mint El Moctar, présidente de l’Association des femmes chefs de familles en Mauritanie (AFCF).

Il faut noter la présence de plusieurs ONG non gouvernementales qui ont présenté des rapports alternatifs, qui se sont mobilisées pour sortir certaines réalités devant les experts des Nations Unies, notamment le président du COVIRE, M. Mamadou Kane et Mme Kane, Mme Diop, Mme Lalla Aicha Sy, présidente du comité de solidarité avec les victimes des violations des droits humains, Clément Bousin ACAT-France, Radidja Nemar Alkarama.org, Antislavery- SoS-Esclaves Mauritanie, l’Observatoire Mauritanien Des Droits de l’Homme et de la Démocratie représenté par le collectif La Paix au Sri-Lanka etc….

Le blocage à l’aéroport de Nouakchott les veuves et orphelins qui devraient participer, a été l’objet de vives protestations.

Monsieur le président du comité ;

Le président Mohamed Ould Abdel Aziz considère : « le système des nations unies comme un truc sans importance, en disant que les déclarations des nations unies ne seront pas prises en considération». La CNDH et le comité contre la torture, ici présents, n’ont pas condamné ces propos très graves d’un chef d’état en exerce, malgré que c’était leur rôle. Ceci, démontre que ces institutions ne sont pas indépendantes. La Mauritanie d’aujourd’hui est une industrie de tortures, d’assassinats gratuits, le fils du président a tiré sur une femme, il n’a pas été arrêté pendant que le régime tue et torture d’innocents citoyens noirs dans des prisons secrètes.

-Le 10 juillet 2018, le procureur de la ville de Selibaby, dans la région du Guidimakha ordonne aux gendarmes du département Ould-Yengé, d’arrêter, séquestrer Mohamed Ould Mbareck, Président l’ONG Initiative d’Opposition aux Discours Extrémistes, esclavagistes et au terrorisme, une ONG avec un statut ECOSOC, durant plusieurs jours, qui était parti introduire des plaintes liées à l’esclavage foncier dans le milieu Soninké, il n’a bénéficié le soutien la CNDH ni du comité contre la torture en Mauritanie.

1-Nous demandons à l’état Mauritanien des enquêtes indépendantes sur les tortures, détention arbitraire de militants l’ONG IRA-Mauritanie et des manifestants pacifistes par les forces de l’ordre. Les cas de tortures de Moussa Bilal Biram et Abdallahi Maatallah Saleck, détenus en prison pendant 2 ans par le régime. Le cas du jeune Mohamed Cheikh Ould Moukheitir condamné à mort pour apostasie, malgré sa libération par la justice, il est toujours détenu dans un lieu secret. Le cas du Sénateur Mohamed Ould Ghadda ; Adallahi Ould Yali, un activiste abolitionniste séquestré depuis en février 2018. Toutes ses personnes sont torturées physiquement, moralement, elles n’ont pas eu le soutien de la CNDH ni du mécanisme national de la prévention contre la torture en Mauritanie.

2-Une enquête sur le cas de Marième Mint Mohamed Sidi, enceinte de huit mois battue par un ancien policier, le commissariat Toujounine refuse sa plainte en juin 2018 pour protéger l’ancien policier.

3- Le cas de Mohamed Ould Brahim, 37 ans, arrêté le mardi 12 juin 2018, conduit au Commissariat de l’Anti-drogue, le lendemain, le père du jeune homme, Brahim Ould Maatalla reçoit un appel téléphonique du commissaire l’Anti-drogue qui lui demande de venir récupérer le corps de son fils à la morgue de l’hôpital. Une fois sur place, le Procureur lui fait un chantage pour signer un papier attestant la « mort naturelle » de son fils. Chose incroyable dans un état de droit.

4- L’abolitionniste soninké, Diadié Bambi Coulibaly, accusé à tort sur dénonciation calomnieuse par le même commissariat de police anti-drogue, il a été séquestré plusieurs jours du 12 au 20 juillet 2018 dans le but de le faire taire.

5- Le cas de Amadou Idrissa DIENG militant IRA, qui a été enlevé, séquestré et violemment battu par des éléments de la police du quartier Elmina sans aucun motif valable en décembre 2017. L’état devrait ouvrir une enquête et punir les auteurs.

6- Le jeune Lamine Mangane, 18 ans à peine, tué par balles d’un gendarme, le 27 septembre 2011, à Maghama, alors qu’il manifestait contre l’enrôlement discriminatoire. Le 28 Novembre 2017, les membres du collectif des neuves et orphelins ont été violemment battus devant le cortège présidentiel à Kaédi, la CNDH et le mécanisme contre la torture n’ont pas soutenu les victimes. Diligenter une enquête sur les tortures et disparitions forcées de civils et militaires Afro-mauritaniens entre 1989 et 1992, les familles réclament les corps de leurs proches.

7-Le 16 juillet 2010, à Riadh, suite à une altercation, un policier fait feu sur Ramdhane Ould Mohamed. Atteint à la tête, il s’effondre. Après deux jours de coma, Ramdhane, âgé de 21 ans, succombe à sa blessure. Son cas n’a pas été élucidé.

8- Nous demandons la protection de médecins qui reçoivent les victimes de la torture pour établir des certificats médicaux attestant des cas de tortures sans risque de représailles.

9-La Mauritanie ratifie, signe les traités et conventions internationales, édicte des bonnes lois mais ne les n’applique pas. C’est juste une l’histoire de tromper les institutions internationales.

-Au nom de la société civile Mauritanienne, nous remercions les experts et les membres du comité contre la torture de Genève à prêter une grande attention aux cas soulevés ici. »

Source crédit:cridem.org

Halte à l’intimidation des activistes de Droits Humains

SOS-Esclaves & CALSEMS – Monsieur Diadié Bambi Coulibaly, militant anti esclavagiste et notable du village de Daffort est depuis le 12 juillet 2018 arrêté par la brigade anti –drogue à Nouakchott.

Plus d’une semaine après son arrestation, les amis et parents de Diadjé n’ont reçu aucune information officielle de la part des autorités concernées. Dans les années 80, Diadjé, à l’instar de plusieurs émigrés rentrés au bercail, s’était reconverti dans la commercialisation de poisson sec entre Nouakchott et son village natal Daffort situé à 60 Km au nord de Selibaby.

Mais cette activité a fortement baissée grâce au développement des moyens de communications. Le 12 juillet, la police appelle anonymement Diadjé par téléphone pour récupérer un colis. Ce dernier comme d’habitude les demande de le remettre à son ami Aly Traoré également commerçant de poisson sec au marché.

C’est alors que la police se dévoile et arrête les deux personnes pour soupçon de trafic de drogue. Le prétendu colis n’était rien d’autre qu’une manière de mettre la main sur Diadjé. Depuis cette date M. Diadjé est retenu contre son gré à la brigade anti- drogue pour dit on raison d’enquête.

Diadjé Bambi Coulibaly est celui qui a tout récemment déposé des plaintes contre les esclavagistes féodaux de Daffort, à savoir les parents du ministre de l’environnement Amédi Camara et du président du conseil d’administration de l’agence Tadamoun, Moussa Seydi Boubou Camara pour cooptation d’héritage. Au moment de son arrestation Diadjé et les siens se préparaient pour protester contre la décision absurde du tribunal de Seilibaby qui a tranché en faveur des lobbies féodaux en « gelant » l’utilisation des terres que les anciens esclaves ont exploités depuis plusieurs générations.

Cette décision de la justice qui concerne seulement les terres appartenant aux anciens esclaves. Ainsi de centaine de familles vulnérables seront privées des généreuses pluies que le Gudimakha commence à enregistrer cette année. Le 13 juin 2018, Diadjé était à la tête d’un important sit-in organisé devant la présidence de la république pour protester contre l’occupation illégale des terres des anciens esclaves par les lobbies féodaux dans le milieu Soninké en Mauritanie. Cette manifestation a été largement relayée par les médias nationaux et internationaux notamment RFI.

Quand on sait que Diadje est le principal leader du mouvement anti esclavagiste au niveau de Daffort, nous avons, jusqu’à preuve du contraire, raison de croire que son attestation semble être directement liée à son activisme qui dérange les lobbies féodaux Soninké. Ces genres de manœuvres ne sont rien d’autre que des méthodes indignes et rétrogrades que les lobbies féodaux continuent encore d’utiliser pour essayer d’intimider les activistes.

Suite à cette nébuleuse arrestation qui peut attenter à la liberté et au mouvement non seulement des activistes de droit humains mais aussi de tout citoyen ordinaire, nous lançons un appel à tous les mauritaniens épris de paix et de justice et conscients de la supériorité du droit divin d’Allah SWT d’exiger la libération immédiate de notre ami et frère Diadjé Bambi Coulibaly et mettons en garde les pouvoirs publics contre toute sorte d’instrumentalisation de l’ appareils d’état.

SOS Esclaves &
Le Collectif des Associations de Lutte Contre
les Séquelles de l’Esclavage en Milieu Soninké

Nouakchott, le 20 Juillet 2018

Source crédit: cridem.org

Fin de la séquestration de Moussa Bilal Biram et Abdellahi Maatalla Saleck .

Abdellahi Maatalla Saleck et Moussa Bilal Biram ont recouvré leur liberté après avoir purgé entièrem ent leur peine. Ils avaient été arrêté le 30 Juin 2016 avec onze autres militants abolitionnistes suite aux émeutes qui se sont déroulés sur le site en face de l’hôpital ophtalmologique de Bouamatou. Plusieurs chefs d’accusations avaient été émis contre eux: appartenance à une organisation non reconnue, rassemblement non autorisé, résistance aux de l’ordre, incitation à la rébellion.
En réalité, ils avaient été arrêtés pour avoir inscrit leur mode de pensée et d’actions dans la lutte pacifique contre l’esclavage, la ségrégation raciale que subissent les citoyens d’ascendance africaine en Mauritanie.

Ils avaient été séquestré, torturé pendant douze dans des lieux secrets avant d’être transféré à la prison de Dar Naim. Un simulacre de procès s’en est suivie en première instance, un procès marqué par des vices de forme les condamnent à quinze ans d’emprisonnement.

Cette peine à été ramené à deux ans ferme au procès en appel à Zouerate ou ils ont été transférés à la prison dans le bagne ou Guantanamo Mauritanien Bir Moghren.
Couper de tout contact avec l’extérieur, les conditions de détention inhumaines et extrêmement traumatisantes.

IRA-Mauritanie tient à remercier:
-Le barreu et collectif des avocats Mauritaniens avec à leur tête Cheikh Ould Hendi.
– Les organisations internationales de protection et de défense des droits humains et des défenseurs en danger qui ont soutenu les détenus abolitionnistes.
-Les rapports spéciaux du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU qui ont suivi et régulièrement dénoncé l’arrestation, les violations, la torture et les mauvais traitements, subis par les abolitionnistes.
-Le groupe de travail des NU contre la détention arbitraire, qui a pris une décision qualifiant la détention des membres d’IRA-Mauritanie d’arbitraire et visant uniquement à punir pour leur engagement légal et pacifique contre l’esclavage et le racisme.
-Les missions diplomatiques européennes accréditées à Nouakc hott et l’Union Européenne, pour leur intérêt maintes fois exprimé sur la si de la société civi des détenus, la mission de la délégation de l’UE qui a rendu visite aux détenus à Bir Moghren suite à un voyage risqué de 1200km dans le désert.
-Le gouvernement des USA qui a dénoncé à travers le porte parole du département d’État l’arrestation, la torture et la condamnation des abolitionnistes d’IRA et exigé une enquête sur les allégations gravissimes de torture.
Les ONG de défense de droits humains Mauritaniennes, pour leur soutien indéfectible.
-Nous réaffirmons notre volonté a continuer la lutte pacifique jusqu’à l’instauration d’une société juste et égalitaire.
-Réitérons notre intention ferme de poursuivre sur le plan judiciaire, nationale et international, les tortionnaires, tapis dans la hiérarchie policière et conforté dans leur crime par le soutien du gouv et la complaisance des juges.

Nouakchott le 18 juillet 2018.
La commission de communication.

crédit source: IRA MAURITANIE

Fin de la séquestration de Moussa Bilal Biram et Abdellahi Maatalla Saleck .

Abdellahi Maatalla Saleck et Moussa Bilal Biram ont recouvré leur liberté après avoir purgé entièrem ent leur peine. Ils avaient été arrêté le 30 Juin 2016 avec onze autres militants abolitionnistes suite aux émeutes qui se sont déroulés sur le site en face de l’hôpital ophtalmologique de Bouamatou. Plusieurs chefs d’accusations avaient été émis contre eux: appartenance à une organisation non reconnue, rassemblement non autorisé, résistance aux de l’ordre, incitation à la rébellion.
En réalité, ils avaient été arrêtés pour avoir inscrit leur mode de pensée et d’actions dans la lutte pacifique contre l’esclavage, la ségrégation raciale que subissent les citoyens d’ascendance africaine en Mauritanie.

Ils avaient été séquestré, torturé pendant douze dans des lieux secrets avant d’être transféré à la prison de Dar Naim. Un simulacre de procès s’en est suivie en première instance, un procès marqué par des vices de forme les condamnent à quinze ans d’emprisonnement.

Cette peine à été ramené à deux ans ferme au procès en appel à Zouerat ou ils ont été transférés à la prison dans le bagne ou Guantanamo Mauritanien Bir Moghren.
Couper de tout contact avec l’extérieur, les conditions de détention inhumaines et extrêmement traumatisantes.

IRA-Mauritanie tient à remercier:
-Le barreu et collectif des avocats Mauritaniens avec à leur tête Cheikh Ould Hendi.
– Les organisations internationales de protection et de défense des droits humains et des défenseurs en danger qui ont soutenu les détenus abolitionnistes.
-Les rapports spéciaux du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU qui ont suivi et régulièrement dénoncé l’arrestation, les violations, la torture et les mauvais traitements, subis par les abolitionnistes.
-Le groupe de travail des NU contre la détention arbitraire, qui a pris une décision qualifiant la détention des membres d’IRA-Mauritanie d’arbitraire et visant uniquement à punir pour leur engagement légal et pacifique contre l’esclavage et le racisme.
-Les missions diplomatiques européennes accréditées à Nouakc hott et l’Union Européenne, pour leur intérêt maintes fois exprimé sur la si de la société civi des détenus, la mission de la délégation de l’UE qui a rendu visite aux détenus à Bir Moghren suite à un voyage risqué de 1200km dans le désert.
-Le gouvernement des USA qui a dénoncé à travers le porte parole du département d’État l’arrestation, la torture et la condamnation des abolitionnistes d’IRA et exigé une enquête sur les allégations gravissimes de torture.
Les ONG de défense de droits humains Mauritaniennes, pour leur soutien indéfectible.
-Nous réaffirmons notre volonté a continuer la lutte pacifique jusqu’à l’instauration d’une société juste et égalitaire.
-Réitérons notre intention ferme de poursuivre sur le plan judiciaire, nationale et international, les tortionnaires, tapis dans la hiérarchie polic et conforté dans leur crime par le soutien du gouv et la complaisance des juges.

Nouakchott le 18 juillet 2018.
La commission de communication.

crédit source: IRA MAURITANIE

Ganbanaaxu fedde : Procès et projets de réformes coutumières.

■Volet 1

Depuis le lancement de notre mouvement Ganbanaaxu fedde au 05.10.2016 (mouvement pour les droits civiques qui demande l’égalité en dignité et en droits dans un cadre républicain), foisonnent à notre encontre toutes sortes de calomnies, d’attributions d’intentions malsaines et funestes (achats d’armes pour casser du noble , trafic de drogues, accusation d’avoir créé un climat insurrectionnel entre autres).Et pire encore certains de nos membres expatriés sont menacés d’emprisonnement une fois sur le sol mauritanien par les partisans de l’ordre féodal ,du statut quo stérile .
CAMARA MOUSTAPHA Président GUIDIMAKHA POUR LA DEMOCRATIE ET LE DEVELOPEMENT avait tenté d’intercepter via la frontière de Gouraye (Mauritanie) , notre membre Hadet Boudou Coulibaly de Gneleba( village mauritanien dans la région du Guidimakha).
Toutes ces accusations et intimidations ne sont que ferments de haine, du mépris et du peu de considérations pour la communauté Ganbanaaxu fedde .On nous reproche de combattre les vestiges des pratiques de l’esclavage , du systèmes de castes , la hiérarchisation des rapports héritées des pratiques esclavagistes .Ganbanaaxu fedde lutte contre les pratiques d’esclavage et ses séquelles , nous ne ruminons ni haine , ni revanche ni demande de réparations pour les victimes et descendants de victimes de l’esclavage communautaire .Pour beaucoup cet esclavage intracommunautaire couplé des systèmes de castes – parce que entre africain)-ne devrait pas être objet de débat soit par gène ou par mauvaise foi.
L’argumentaire farfelu avancé par les partisans d’un certain conservatisme féodal n’a aucune teneur face à l’idéal de Ganbanaaxu fedde . C’est ce qui est risible certains se font hérauts légitimes de cette communauté soninké du fait de leur nom de famille .Ganbanaaxu fedde ne fait pas table rase du patrimoine matériel et immatériel de SONI KAARA , ce qui n’est pas notre dessein d’ailleurs.
L’esclavage par ascendance ne peut être constitué comme pilier d’une organisation sociale, la remise en cause de certaines pratiques par notre mouvement Ganbanaaxu fedde a fait de nous les ennemis , des parias , des excommuniés dans beaucoup de villages, agressés , emprisonnés ou harcelés par procès répétitifs . Ces manœuvres reflètent une impuissance face l’élan d’éveil communautaire transfrontalier.
Mais nous voulons réformer certains référents coutumiers, certaines entités coutumières .Pour ce faire une autocritique de notre communauté SONI KAARA est nécessaire pour notre survie, notre dynamisme.
Les anciennes code de valorisations sociales ne sont plus adaptées .Ganbanaaxu fedde ne demande personne de s’excuser d’être le fils ou la fille d’un ancien vendeurs , possesseurs –mal traiteurs d’esclaves , car notre combat est face un système séculaire ficelé qui n’a rien de sacrée. Toutes organisations ou entités faites dans nos sociétés ne sont là que pour le bonheur, la fraternité et la paix sociale. D’autres codes de valorisations devraient être recherchés, le nom de famille ne doit pas être critère sociale valorisation ou de discrimination. Un changement de comportement est nécessaire de l’espace nucléaire à l’espace public .Nous ne pouvons faire comprendre à un enfant de abs âge qu’il est supérieur ou inférieur à son camarade de classe ou ami d’enfance du fait de son rang social certifié pour beaucoup par le patronyme en ce qui concerne SONI KAARA.
Ce qui fait beaucoup de polémiques aujourd’hui ce n’est guère c et élan réformateur, de progressiste initiée par Ganbanaaxu fedde .
L’affront ou la pilule nos détracteurs est à situer au niveau des auteurs de cet initiative , par euphémisme on accuse de mauvaise stratégies , de manque de plan d’action , de référence et d’un leader .
Dans le fond on nous accuse d’être des esclaves revanchards , haineux pour venger nos ancêtres abusés et réduits en esclavage.
Nous soutenons le projet de réforme de la chefferie traditionnelle, de l’imamat .Nous reviendrons là-dessus prochainement pour éviter les raccourcis et par générosité aux sans arguments qui excellent dans la caricature.

Gaye TRAORÉ, président ARMEPES-FRANCE et l’initiateur du forum GANBANAAXU FEDDE.

Mise au point : à propos du « Droit de réponse à Ould Mbareck, président de l’ONG Initiative d’opposition aux Discours Extrémistes »

Extrémistes, à l’esclavage et au terrorisme a été très surprise par un « Droit de réponse à Ould Mbareck, président de l’ONG Initiative d’opposition aux Discours Extrémistes », qui nous tombe du ciel, paru dans CRIDEM, signé par l’un des proches parents du ministre Amédi Camara, répondant au nom de « Moustapha Camara » qui est à la tête d’un groupuscule d’extrémistes Soninké très dangereux pour la cohésion nationale, qui revendiquent la supériorité de la caste « noble soninké» sur d’autres citoyens. Ils sont installés en France, en Afrique et aux USA, pelletons de malfaiteurs qui cherchent à détourner la vigilance des autorités Mauritaniennes sur leur combat contre l’esclavage et ses séquelles sur l’entendu du territoire national. Malheureusement, ils sont soutenus par certains cadres du Guidimakha hauts placés dans l’administration qui échappent aux sanctions administratives et notre ONG regrette ce laxisme politico-administratif. Un groupe d’avocats dirigés par le nommé Moustapha Camara débarque en force devant le procureur de Selibaby le 28 juin 2018, venant de Nouakchott directement pour se plaindre du président Mohamed Ould Mbareck sans raison, afin de stopper les activités de notre ONG dans la wilaya du Guidimakha. Le procureur leur a répondu que notre ONG est reconnue et elle a le droit de porter plainte contre quiconque si elle a des preuves. Les hommes et les femmes impliqués dans la cooptation d’héritage de terres à caractère d’esclavage coutumier, sont tous malheureusement les parents du ministre et du président directeur l’agence Tadamoun.

Les audios que divulguent le groupuscule « democratia islamique » dans les réseaux sociaux, ne laissent aucun doute, ils défendent mordicus la continuité de l’esclavage coutumier et traditionnel qu’ils considèrent comme une culture à conserver même si elle est prohibée vis-à-vis des lois nationales et internationales. Le 20 Janvier 2018, ci-joint les propos de Moustapha Camara président du groupe extrémiste dans un audio qui tonnent la terreur extrémiste : « Dans ce groupe Whatsapp, il n’y aura pas une seule femme parmi nous, jamais, ni caste maraboutique, ni esclave, ni Mangou (caste considérée dans le milieu soninké comme des modérateurs). Que cela soit claire pour tous les membres ici; il n’y aura que nous les Tounkalémou « esclavagistes soi-disant nobles…. » Lien audio à vous de juger egalement: https://www.youtube.com/watch?v=Y3LBTC5fUeU

Notre ONG a été créée le 07 Juin 2010 à Nouakchott-Mauritanie. Elle lutte contre les Discours Extrémistes, contre l’esclavage et le terrorisme. Nous comptons remettre les propos de Moustapha Camara à la disposition de la justice Mauritanienne et à l’ambassade de la France en Mauritanie. Notre ONG défend le respect de la dignité humaine sans contrepartie ni préjugé, elle n’a jamais introduit un dossier sans preuve ou témoignage de victimes, nous demandons l’application d’un dispositif juridique sur ceux qui violent les lois. Ce sont les parents au village Daffort du ministre de l’environnement et du développement durable, M. Amédi Camara et le président directeur l’agence Tadamoun, M. Moussa Seydi Boubou Camara qui salissent l’image de leurs fils et non le contraire. Pourquoi vous voulez inverser les rôles en plein jour ? Comment peut-on occuper de hautes fonctions au rang d’un ministre tout en soutenant ses parents à enfreindre, à transgresser les lois édictées, signées, votées à l’unanimité par l’assemblée nationale par un gouvernement dans lequel vous y participez?

D’autre part, les renseignements collectés sur le prête-nom signataire du fameux « droit de réponse » ne rassurent absolument pas. Moustapha Camara président du groupuscule extrémiste soninké est originaire de la Mauritanie mais n’est plus mauritanien, il réside en France, il le cache à l’administration Mauritanienne. Il rentre illégalement sur le territoire Mauritanien depuis plusieurs années. Il est parti salir l’image de la Mauritanie en France pour obtenir le statut refugié avant de prendre la nationalité française sous forme de naturalisation. Dans ses vrais documents, on n’y trouve le nom d’un Boubacar Boudalla CAMARA, né à Dafort, pourtant, il parle et signe au nom de Moustapha Camara. Un autre point d’éclaircissement, il n’a aucun niveau d’études, il a quitté l’école avec le niveau primaire donc en aucun cas, il ne peut produire un tel « droit de réponse », taillé sur-mesure pour salir l’image de notre organisation qui défend les droits de l’homme sur l’entendu du territoire national, pas seulement au Guidimakha. C’est la même personne qui s’est portée garante pour la liberté provisoire dans le dossier de M. Fousseynou Bakari Coulibaly plus connu par Tapa Bakari Coulibaly, condamné pour l’apologie de l’esclavage à un an de la prison ferme. Il a versé 250 milles ouiguiyas, anciennes monnaie. Des propos que Tapa Bakari avait tenu dans les groupes Whatsapp « democratia-islamique » que dirige Moustapha Camara. Cela montre le groupuscule qu’il dirige défi l’état Mauritanien en permanence sur le sol mauritanien et c’est très grave.

Notre ONG remercie le procureur de Selibaby, les cadis Selibaby-Ould Yengé, le gouverneur de Sélibaby, les préfets, les forces de l’ordre et l’ensemble l’administration locale. Nous remarquons l’absence d’un soutien peu qu’il soit,des élus et cadres de la région. Chose très regrettable èvidement, des élus qui laissent à l’abandon des citoyens qui se font laminer par d’autres injustement. Notre ONG recommande aux organisations de défense des droits de l’homme à investir la wilaya du Guidimakha, car la tâche est énorme. Les populations vivent dans l’antiquité, dans l’anarchie régie par une rigueur féodale. Notre ONG ne s’oppose pas à un ministre, ni directeur ect… mais aux violations des droits de l’homme.

Mohamed Ould Mbareck Président l’ONG Initiative d’opposition aux Discours Extrémistes, à l’esclavage et au terrorisme

Selibaby le 04 juillet 2018

Guidimakha – Mauritanie : L’ère est-elle à la judiciarisation des rapports entre les Soninkés ?

Pourquoi cette américanisation de leurs rapports ? Pourquoi judiciariser les rapports sociaux ? Pourquoi hier, le linge sale s’est lavé en privé, aujourd’hui, le même linge sale se lave devant le prétoire ? Autant des questions qui restent sans réponse, nous nous forcerons, pas pour répondre aux interrogations mais plutôt pour proposer des solutions aux justiciables.

Lorsqu’un procès s’engage, on ne peut généralement pas prévoir quand il s’achèvera. Le procès prive les parties toute maitrise sur la solution. Il est un engrenage dont les parties ne décident pas la progression, qui laisse peu de place à l’interactivité et conduit à une solution imposée. La justice décide radicalement qui a raison et tort, distingue le gagnant du perdant. C’est ce que nous appelons l’ « américanisation » des rapports.

La justice est un principe, suivant lequel on doit attribuer à chacun ce qui lui est dû. Cette fonction juridictionnelle est devenue l’une des principales attributions de l’Etat moderne, car les lois empêchent que chaque justiciable se fasse justice. Le philosophe Paul Ricœur, écrivait que, « la justice a deux finalités ; la finalité courte et la finalité longue ». La finalité courte de la justice est aux antipodes de l’organisation sociale et économique de cette communauté, décrit tant comme solidaire. Par ailleurs, c’est la finalité longue qui nous intéresse ici, en l’occurrence, la paix sociale, la tranquillité et la sauvegarde des liens sociaux pour cette communauté qui n’a pas l’habitude d’aller plaider devant un juge et qui se déchire pour des faits auxquels la loi les a déjà règlementé (esclavage, conflit foncier…).

Pour Paraphraser les propos un magistrat sénégalais (Keba M’Baye), la fierté d’un soninké, c’est de dire que moi, j’ai jamais mis pied au commissariat. Aujourd’hui, le voilà devant le prétoire en face du juge pour y être juger et dévoiler son organisation sociale conditionnée par les comportements héréditaires et patronymiques ; qui peut s’analyser suivant la stratification horizontale en castes définies par des critères de professions ou de conditions de vie, formatée à base de parenté lié à la génétique. C’est comme si l’un des pères fondateur de l’Anthropologie structurelle Claude Levi-Strauss a déjà vécu au sein de cette communauté en écrivant cela : « il fallait être peint pour être un homme, celui qui restait à l’état de nature ne se distinguait pas de la brute ». C’est ce mélange de l’ordre de l’idéal et celui du vécu, non seulement parce que la nature même du mécanisme de l’organisation sociale de cette communauté repose sur la répétition, mais plus encore parce qu’à la désobéir, on encourt les sanctions des puissances surnaturelles, auxquelles peuvent s’ajouter celles de la communauté des vivants. La coutume soninké, c’est ce qui reste quand on a tout oublié.

Cependant, nous avions assisté ce dernier temps des condamnations, des feuilletons judiciaires, des plaintes et des contres-plaintes, des convocations en convocations soit devant la police, soit devant le juge étatique. Malheureusement, Nous continuons toujours à assister les mêmes feuilletons judiciaires devant les tribunaux étatiques entre les soninkés de Guidimakha. Après l’affaire de Coumbadaou, Dafort, Modibougou, entre autres, le voici le contentieux foncier de Diogountouro devant la Cour d’appel de Kiffa. Toutes ces affaires se succèdent et se ressemblent les unes aux autres, soit sur le fond de l’esclavage, soit encore sur le fond d’un problème foncier, avec des titres fonciers communautaires dont certains d’entre eux datent bien avant l’indépendance de la Mauritanie, qui aujourd’hui, ne valent plus un titre exécutoire au regard des textes fonciers en vigueur ; eut pourtant la solution de leurs conflits est entrain leur main. Malheureusement, encore une fois de plus les mêmes causes produisent les mêmes effets, le contentieux foncier de Diogountouro, entre Gandega et Camara se refait surface devant la Cour d’appel de kiffa, selon nos sources judiciaires. Cette affaire qui, était depuis 2017 pendante devant le tribunal de Moughataa de Selibaby, le juge a fini par rendre une décision en date du 18/ 04/ 2018 en faveur de Gandega.

La réforme judiciaire mauritanienne du 24 juillet 1999 portant organisation judiciaire a consacré l’institution du juge unique au niveau du tribunal de la Moughataa et de la wilaya. La consécration du juge unique a pris sa source après la conversion de la Mauritanie à l’islam par les almoravides a permis d’instaurer une justice fondée sur un cadi omnipotent. Ce système du juge unique, qui a été retenu au niveau de la première instance, constitue une économie certaine de personnels. Le jugement rendu par cette juridiction est une décision juridictionnelle qui peut faire l’objet d’un recours devant la Cour d’appel. La partie en conflit qui se sent léser par la décision prise de ce juge unique ou qui estime que sa cause n’a pas été entendue équitablement peut faire une déclaration d’appel au greffe de la Cour d’appel. Eut, c’est ce qui s’est passé dans cette affaire foncière de Diogountouro. Les Camara, contestent le jugement rendu par ce juge unique devant le tribunal de Moughataa de Selibaby le 18/04/2018 et font appel de ce jugement devant la Cour d’appel de Kiffa le 11/06/2018. Cette juridiction (Cour d’appel) est totalement différente du tribunal de Moughataa, car elle est composée des magistrats professionnels, soucieux de l’application des textes de lois en vigueur, le ministère public est représenté par le procureur, le greffe est tenu par le greffier en chef et l’élection d’avocat est obligatoire. La Cour d’appel statue sur les recours en appel contre les décisions judiciaires rendues en première instance. Cette justice étatique relativement longue et qui ne prend pas en compte les valeurs et les intérêts de chacune des parties ; qui est actuellement en crise dans les sociétés dites de droit à cause de son coût, sa lenteur et l’arrivée de la justice alternative au marche. La justice étatique est trop couteuse, moins soucieuse des liens sociaux, d’où l’intérêt que nous proposons aux litigants une justice douce, conciliatrice, rapide, moins couteuse et soucieuse des liens sociaux prévue par la législation mauritanienne.

Aujourd’hui, les modes amiables de résolution non judiciaire des conflits sont encouragés et favorisés par les législations internes dans le monde entier (Etats-Unis, Europe, Afrique…). Ils correspondent à un changement fondamental des mentalités face à une absence de réponse adaptée et au développement massif des contentieux devant les tribunaux. Humaniser le traitement de conflit, trouver des solutions pérennes et adaptées. La justice conciliatrice, s’inscrivent dans une volonté de négocier ses propres solutions aux conflits, de passer de l’imposé au négocié, de maitriser le traitement du conflit et d’arriver à une solution amiable. Cette justice offre une chance aux justiciables d’éviter les procédures judiciaires trop longues. C’est une forme de justice qui s’oppose à la justice étatique par sa rapidité, son caractère informel et son attachement à privilégier une solution réparatrice. N’a-t-on pas coutume de dire « un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès. La plus mauvaise transaction est meilleure que le meilleur procès ». La finalité de cette justice est alors de construire un accord qui n’est pas nécessairement juridique, à partir d’un travail sur les valeurs et les intérêts de chacun.

La Mauritanie a légiféré dans ce sens, en créant un centre d’arbitrage et de médiation. Et dans le domaine foncier, la justice conciliatrice est prévue par les articles 21, 23 et 25 du décret N° 2000-089 du 17 juillet 2000 abrogeant et remplaçant le décret n° 90. 020 du 31 janvier 1990 portant application de l’ordonnance 83. 127 du 5 juin 1983 portant réorganisation foncière et domaniale, instituent des commissions foncières nationales, régionales et locales d’arbitrage permettant de régler le litige foncier amiablement. La justice conciliatrice est conçue comme un moyen le plus raisonnable de terminer les contestations entre les litigants. Elle responsabilise les parties, en leur permettant de rapprocher leurs points de vue, de définir une solution innovante adaptée à leurs besoins et leurs intérêts, soit sous l’égide d’un juge ou un mouslih qui intervient pour contrôler le processus, la régularité de l’accord et sa conformité à l’ordre public.

Pour conclure, on n’espère que cette affaire foncière de Diogountouro n’arrivera pas devant la Cour suprême de Nouakchott, car cela serait un cataclysme pour toute la communauté. Nous demandons aux parties, d’aller vers une solution amiable, car la justice négociée permet de préserver les liens sociaux et nous dirige vers une pacification de nos relations, telles ont été la préoccupation première de cette justice alternative.

BA – Boubou

Doctorant-Chercheur en Droit à Paris

Assistant Juridique à la Cour de cassation de Paris

Militant de Droits humains

Membre de l’Association Française de l’histoire du Droit à Paris (AFHD)

Plaidoyer pour le respect de la loi 031/2015 incriminant les pratiques esclavagistes en Mauritanie.

ONG IODE – Notre Organisation Initiative d’Opposition contre les Discours Extrémistes remercie le Président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz, le Premier Ministre Monsieur Yahya Ould Hademine pour la promulgation de la loi 2015/031 qui incrimine l’esclavage en Mauritanie et son application sur le territoire de la République Islamique de Mauritanie.

Notre Organisation appelle les autorités judiciaires (procureurs, juges …), les autorités administratives (Hakems , Walis, …) à fournir plus d’efforts en vue de l’application de la loi 2015/031 pour l’incrimination des pratiques esclavagistes en Mauritanie.

Notre Organisation remercie les autorités judiciaires et administratives qui ont contribué avec nous à son application lors de la présentation des cas en relation avec la violation de cette loi.

Notre Organisation appelle toutes les organisations des Droits de l’Homme à promouvoir la fraternité, la solidarité et la cohésion sociale entre toutes les communautés du pays.

Elle appelle également à sauvegarder la sécurité et l’image du pays, particulièrement à l’intérieur du pays et à l’étranger. La société civile est appelée à éviter la politisation de ses activités qui visent à promouvoir les Droits de l’Homme dans le pays et partout ailleurs.

Le Président
Mohamed Mbareck
Tel :+222 46 90 77 09

Crédit source: cridem.org

AMEES: DÉCLARATION SUR L’AFFAIRE DE MODIBOUGOU

AMEES – Selon leur tradition, les habitants de Modibougou ont décidé de célébrer cette année la fête de la Korité (fête de la fin du mois béni du Ramadan) le dimanche 17 juin 2018 dans une atmosphère de faste en invitant même des ressortissants de Nomo, village malien situé à 25 Km au sud.

Un grand tam-tam qui regroupait toutes les catégories sociales animait la grande place publique. Quelques notables nostalgiques de culture esclavagiste étaient aussi présents. La Section de l’AMEES, abolitionniste connaissant la mentalité de ces visiteurs, notamment Moussa Diarra malien résident à Modibougou a mis en garde contre tout propos injurieux et provocateurs surtout de caractère esclavagiste.

C’est dans cette atmosphère qu’une infime minorité de nostalgiques esclavagistes ont pris d’assaut des domiciles d’anciens esclaves plongeant le village dans une atmosphère explosive d’affrontements généralisés faisant des blessés graves.

Nous citons quelques cas :

– Ñanŋe Wagué et Adama Ba ont agressé une famille, violentant deux jeunes femmes Tata Khoré Diarra et Dalla Damba, blessant la première à la tête et la seconde au bras ;

– Tekhné Diawara et sa belle-fille ont attaqué elles aussi dans la rue une vieille de soixante ans Mama Diawara, la mordant sauvagement à l’épaule et au dos ;

– Quant à Monsieur Mahamedi Diarra preneur d’images, il a été agressé dans sa boutique y occasionnant des dégâts matériels considérables. La gendarmerie n’a pas voulu, à sa grande surprise générale, recevoir sa plainte pour coups et blessures, détérioration de matériels et atteinte à sa dignité ;

– Messieurs Mahadi Diawara et Babou Diawara tenaient quant à eux à détruire les images de la scène du tam-tam qui a failli occasionner au véritable génocide ;

– Hamadi Diawara a attaqué lui, une femme en pleine rue de manière grossière, madame Setouma Diawara qui a subi aussi des lésions corporelles, son seul tort étant d’avoir dit non à ces traitements inhumains et dégradants.

Le lendemain aussi a été caractérisé par des incidents très graves.

AMEES :

– déplore ces comportements et pratiques arriérés, notamment l’agression publique barbare de femmes.

– demande aux autorités de punir réellement ces comportements esclavagistes contraires à la loi et de mettre fin à ces images d’un autre âge encore fréquentes dans notre pays.

Nouakchott, le 19 juin 2018

Le Bureau Exécutif

Source crédit: Bureau AMEES