MAURITANIE: 28 novembre, horrible anniversaire!

Il y a quelques jours les Mauritaniens en choeur ont dansé, chanté et fêté ensemble la belle victoire de notre équipe nationale du football qui vient de se qualifier pour la 1ère fois à la 32ème édition de la CAN prévue au Cameroun en 2019.
Mauritaniens en couleurs et sans couleurs ont vibré ensemble pour le triomphe de la couleur nationale. Nous avons dansé et chanté avec tous nos rythmes, des vagues mélodieuses et sublimes du fleuve aux envolées lyriques des orfèvres des mots des awlad de Chinguitti. Nous avons sauté aux rythmes et aux sons du yakkaa, du rippo, du mbalax, du thierthioura, du veghou. Nous avons sorti nos tbela, djembé et tambours dans la joie et l´allégresse parce que le peuple uni de cette vieille patrie du Tekrour et du Ghana, vibrait avec nos jeunes conquérants, dignes héritiers des almoravides. Cette Mauritanie plurielle, arc en ciel, métissée, unie et fière nous l´aimons, elle est notre rêve de toujours et pour toujours. Ce jeunes joueurs ont écrit une belle et une nouvelle page de notre histoire. L´histoire de la Mauritanie.
Malheureusement l´histoire de notre pays n´est pas aussi belle que cette magnifique victoire du 18 novembre.
Nous avons encore en mémoire cette nuit horrible du 28 novembre de l´année 1990 à Inal, anniversaire de notre indépendance jour qui symbolisait la renaissance à la dignité et à la liberté pour le peuple mauritanien.
Depuis cette sombre et terrible nuit du 28 novembre 1990, ce qui aurait dû rester un grand jour symbole de notre libération du colonialisme français s’est transformé en un jour de douleur et de grande souffrance, un jour de larmes, un jour de deuil, de tristesse pour toute la communauté négro-africaine et plus particulièrement pour toutes celles et tous ceux qui ont perdu des êtres chers.

En effet, dans la seule nuit du 27 au 28 novembre comme si dans le 28 novembre fête de l´indépendance, il fallait faire offrandre à l´Etat chauvin de cadavres de négro-mauritaniens. 28 militaires noirs sont pendus. Des citoyens qui ont servi loyalement leur patrie , des citoyens qui n´avaient commis aucun crime, pas même le moindre délit. Ils étaient Négro-africains et c´était suffisant, comme crime aux yeux du Système d´Apartheïd. Arrêtés à Nouadhibou et ailleurs et conduits à Inal. On en pendit 28 ni plus ni moins. Et quand le dernier pendu cessa à gigoter au bout de sa corde on reconduisit les autres prisonniers dans leurs cellules. Vingt huit pendus, c´était le bon chiffre du soir à la gloire de la divinité indépendance et pour rassasier les démons de l´intolérance et de la haine.

Ainsi de sinistre anniversaire en sinistre anniversaire, les négro-mauritaniens détenus dans la période de septembre 1990 à février 1991, seront sacrifiés par dizaines comme des moutons à la gloire de Taya et du Système d´Apatheïd mauritanien. Les organisateurs de ces inqualifiables sacrifices de ces boucheries d´un anniversaire à l´autre, sont toujours là et continuent à diriger notre armée raciale à commandement monocolore et restent toujours protégés par l´Etat raciste. Les morts furent nombreux au moins 530 personnes sont mortes dans les camps de détention mais sans compter les assassinats repétés, perpétrés tout au long de la vallée du fleuve Sénégal depuis le début du conflit sénégalo-mauritanien.
Il faut chiffrer toutes les victimes négro-africaines à plusieurs milliers de personnes.
Depuis, ils gisent dans la solitude des fosses anonymes. Depuis, ils attendent des sépultures décentes…
Par devoir de mémoire et par exigence morale, nous demandons encore à toutes celles et à tous ceux qui aspirent à l’unité de notre pays, notre peuple – la Mauritanie – à ceux qui croient au respect des droits humains, d’avoir, en ce jour, une pensée pieuse de recueillement pour ces victimes du racisme , du chauvinisme et de la barbarie humaine.
Nous exigeons du gouvernement mauritanien actuel qui tente par des artifices de solder ce dossier:
– La restitution des dépouilles des anciens prisonniers pendusou morts sous la torture à leurs familles,
– L’ application du devoir de vérité , du devoir de justice , du devoir de mémoire, des réparations matérielles et morales pleines et entières ; au bout du processus la nécessité du pardon . La Paix des cœurs et des esprits, pour une véritable réconciliation nationale, passe nécessairement par là.
Ceux qui sont morts, ceux qui ont souffert
Ceux qui sont diminués, Ceux qui sont humiliés,
Ceux qui pleurent leurs fils, pères, cousins, oncles, leurs maris nous interpellent.
Nous n´avons pas le droit d´oublier.
La Mauritanie confondue n´oubliera jamais.
Et la lutte continue!

Kaaw Elimane Bilbassi Touré

Source crédit : Post Facebook de Kaaw TOURÉ

TROP,  C’EST TROP!


« Quand le sage désigne la lune, l’idiot regarde le doigt ».

Si dénoncer le racisme d’ État ou cet autre Apartheïd qui ne dit pas son nom;
Si s’insurger contre le Système ethno- génocidaire et ses crimes les plus abominables commis sur cette terre du Tekrour et de Gangari ;
Si dévoiler la déshumanisation de la créature divine dans une prétendue république islamique ;
Si dénoncer le déni de citoyenneté à certaines composantes nationales du pays;
Si profiter de toutes les occasions et de tous les forums pour porter les échos des orphelins, des veuves, des rescapés, des déportés, des damnés de la république;
Si réclamer l’équité et l’égalité sans distinction de races de tous les enfants de la patrie, ferait de nous des pyromanes, des petits racistes, des comploteurs, des séparatistes alors nous l’assumons pleinement et avec FIERTÉ, n’en déplaise aux petits chauvins et leurs valets de la Vallée!
Cette Mauritanie est vraiment terrible et horribe!
Nous sommes dans un pays où certains ont réussi à usurper à leur propre profit notre bien commun, la « Mauritanité », et à partir de leur position de simple citoyens, comme tous les autres, dictent pourtant aujourd´hui celui qui est mauritanien et celui qui ne l´est pas; celui qui est patriote et celui qui ne l´est pas. Ils définissent pour leurs propres concitoyens ce que veut dire « le patriotisme », ce que veut dire la « Mauritanité », qu´ils confondent souvent par « mauritude » ou la politique du SYSTÈME.
Vous n’êtes pas plus attachés à ce pays qu »à ceux qui ont été déchus de leur mauritanité, emprisonnés, torturés, déportés, tués, niés, violés, volés et violentés mais continuent à crier leur attachement à cette patrie contre vents et marées.
Nous aimons ce pays comme la prunelle de nos yeux. Nous aimons ce pays mais d’un amour responsable, patriotique et critique.
Pourquoi à chaque fois que les victimes de l’exclusion, de l’oppression, de l’injustice, de l’esclavage crient leur révolte, ils sont accusés injustement, (par certains qui se croient plus mauritaniens que les autres), de haineux, d’extrémistes, de racistes, de communautaristes et de comploteurs?
Pourquoi? Pourquoi? Mbiy-mi Pourquoi?
Ce n’est pas à l’adversaire de nous définir la stratégie de lutte ou la posture ou le discours à tenir.
Nous ne cherchons ni à plaire encore moins à déplaire mais nous dénoncerons et combattrons ce Système par tous les moyens et sans fioritures.

Non trop c’est trop, Ça suffit!

Yo đum nattu! Kaafi!
A bon entendeur….chahut!

LLC!

Soucre crédit : Post Facebook Kaaw TOURÉ

MAURITANIE: L’IGNORANCE ET L’INDIFFÉRENCE!

J’ai été très choqué et indigné, qu’après la qualification de la Mauritanie à la 32ème édition de la CAN au Cameroun, de découvrir encore sur la toile que certains frères et soeurs africains ne savent même pas qu’il y a des Noirs, Haalpulaar(Ful6e), des Soninko, des Wolofs, des Bamana… en Mauritanie. Oui, des Noirs qui sont des Mauritaniens authentiques, de souche, d’origine et non des simples fils des immigrés Ouest-africains! Apparemment ils ignorent complétement l’histoire du peuplement, des empires et autres royaumes traditionnels dans notre sous région.
Il faut reconnaitre aussi que la politique raciste de la diplomatie mauritanienne a si bien réussi que partout dans le monde on croit que la population mauritanienne est à 100% maure(Bidhane) et que la Mauritanie doit rimer avec mauritude!
Quel est le noir mauritanien membre d’une délégation, étudiant à l’étranger qui n’a pas été victime de cette méprise dans certains pays?  » Vous êtes mauritanien , vous êtes arabe? » ou « Vous êtes « Naar », donc vous parlez arabe ou hassaniya »!!!

Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire, la Mauritanie actuelle est une création artificielle du colonisateur français et elle se situe sur les ruines de l’ancien Tekrour, Ghana, Fouta , Waalo, terres où se sont créées, puis individualisées et developpées ces nationalités négro-africaines( pulaar, soninké, wolof, bambara, sérère…). Oui, la Mauritanie n’était pas terra ex nihilis avant l’arrivée des Arabo-berbères!

En réalité si on se réfère à l’histoire la population noire est autochtone et tout tend aussi à prouver qu’elle est majoritaire en Mauritanie. Nous n’en tirons pas naturellement prétexte pour exiger l’installation d’un pouvoir exclusivement noir à Nouakchott. Et comme nous le soulignions dans notre historique « Manifeste du Négro-mauritanien opprimé » de 1986, pour les Noirs, le fait d’être majoritaire et de se référer à une antériorité de l’occupation ne suffisent pas pour contrôler ce pays. L’Afrique du Sud sous l´Apartheïd était un exemple édifiant. Les Afrikaners sont d’origine européenne. Ils représentaient 3 millions sur les 25 que comptait le pays. Mais, ils sont arrivés à dominer celui-ci par le moyen de la violence politique, policière, militaire et par la domination économique et c’est la même politique inique et cynique qui est appliquée aujourd’hui en Mauritanie dans le silence et l’indifférence de la communauté internationale et africaine.
Nos frères et voisins africains attendront certainement comme disait l’autre, le jour où les européens ou américains, en panne d’une bonne cause à défendre dénonceraient enfin ce qui se passe dans ce pays si proche, alors bien sûr ils feront les choeurs. Et nos artistes trouveront subitement l’inspiration, nos poètes leurs muses, nos griots dépoussiéront leurs koras, nos journalistes leurs plumes, nos panafricanistes et « droits de l’hommistes » leurs voix, pour chanter les vaillants HÉROS assassinés dans les geôles de l’État raciste à Oualata, Djreïda, Inal, N’beyka et à Azlat , s’indigner de cette belle négritude bafouée et dénoncer enfin cet autre Apartheïd sahelien au pays de l’Azizanie.

Notre souhait le plus absolu serait que ces questions de couleur, de pourcentage passent au second plan pour laisser place aux seuls critères de compétence et de patriotisme.
Et comme je le soulignais hier après la magnifique et historique victoire de nos Mourabitounes : Elle est belle la Mauritanie quand elle est en harmonie et assume avec fierté sa diversité et ses identités!

Merci encore à nos jeunes joueurs et futurs ambassadeurs d’avoir rendu aujourdhui l’autre Mauritanie oubliée plus visible et plus audible en dehors de nos frontières.
Ebène et sable en harmonie, Noirs et Beydanes unis, tu revivras ma Mauritanie.

Demain il fera jour et la lutte continue!

Kaaw Elimane Bilbassi Touré

Biram Dah Abeid : Prison civile de Nouakchott.

Chers collègues députés, honorables élus du peuple.

Mon salaire n’égale la souffrance du pays.

Qu’ai-je, donc, appris?

Des députés et des responsables administratifs de l’Assemblée Nationale réfléchissent à entreprendre quelque démarche pour convaincre le pouvoir du moment, de bien vouloir surseoir à appliquer, contre moi, la directive de privation de salaire et d’indemnité. Elles et ils s’alarment ainsi de la violation de mes droits d’élu.

Je les remercie certes mais les invite en même temps, à abandonner l’entreprise, à cause de l’urgence et de la priorité au traitement de celle-ci. Des problèmes de fond et d’une tonalité bien plus tragique requièrent, ailleurs, l’expression de la solidarité parmi les législateurs. Je citerai, ici :

La dépréciation de la monnaie nationale

La hausse vertigineuse des prix

La banqueroute de l’école

Le chômage désespérant des jeunes

La faillite généralisée des établissements publics, en particulier du secteur de la santé

Le détournement des ressources monétaires, minières et halieutiques

La banalisation des mœurs néo-patrimoniale dans le rapport des dirigeants à l’Etat

L’impunité de la torture, du racisme, de son passif humanitaire et des discriminations liées à la naissance

Chers collègues

Je cède mon salaire et autres émoluments, au « Président des pauvres », afin qu’il s’en serve pour épaissir, davantage, la fortune de sa famille et de ses proches. Il y a 10 ans déjà, je renonçais à mon revenu de fonctionnaire du Greffe dont la suspension devait me dissuader de poursuivre la lutte pour l’égalité.

Huit ans après cette mesure d’un présupposé ô combien naïf, Le chef de l’Etat Ould Abdel Aziz pourrait tenter de comprendre que l’argent n’est pas tout, ni même l’essentiel. Je sais combien l’idée lui paraîtrait improbable tant elle déroge à sa socialisation. Chez certaines humanités en dégénérescence, l’appât du lucre finit par embrumer la raison. Plus le sevrage est ancien moins vite se désaltère l’assoiffé.

Chers collègues, honorables députés

Si vous parvenez à relativiser l’intérêt pathologique que Ould Abdel Aziz porte à l’accumulation des biens ici-bas, vous auriez rempli l’essentiel de la mission à vous confiée dans les urnes : modérer le Prince, le guider dans les tourments de l’orgueil, enfin le rappeler à la vergogne quand il menace de n’en plus avoir.

Le 14 novembre 2018.

Crédit source : Réseaux IRA

Un régime de discrimination éthnique sans fard! Par Gourmo Abdoul Lo

Un régime de discrimination éthnique sans fard!

Avec la nomination du Premier Ministre, la boucle est bouclée: pour la première fois dans l’histoire du pays, le régime politique est ouvertement discriminatoire, exclusivement mono-ethnique et quasi-monochromatique. L’ensemble des institutions politiques et administratives centrales du pays, est dirigé par des citoyens choisis non seulement dans une seule communauté mais aussi dans un sous ensemble de cette communauté. le Président de la République, le Premier Ministre, le Président de l’ Assemblée Nationale, le Président de la Cour Suprême, le Président du Conseil constitutionnel, le Gouverneur de la Banque Centrale, l’ensemble du commandement militaire et de sécurité etc…sont tous arabes et presque tous bidhanes (  » blancs »). Dans sa forme, dans son apparence de representation formelle, c’ est bien un régime politique d’exclusion ethnocentrique auquel on fait face. C’est une grave menace à l’unité nationale et une atteinte à la tradition républicaine de représentativité de notre peuple multiethnique.
C’ est un ultime acte de provocation, à quelques 6 mois de l’ élection présidentielle.
La lutte démocratique que doivent mener tous les démocrates du pays, à commencer par les arabes, doit intégrer cette donnée devenue fondamentale: l’institutionnalisation de la diversité dans le champ politique et l’interdiction de toute hégémonie ethnique dans la representation au sein du système politique et administratif.

Crédit source : Post Facebook de l’auteur.

L’An II de notre mouvement transnational citoyen et pacifique :Ganbanaaxu fedde

Le cinq octobre 2016 s’est constituée une mouvance progressiste pour SONI KAARA . Notre combat je le dis, répète et martèle n’as pas de fond de revanches ni de règlements des comptes car nous sommes pacifiques , progressistes croyant aux valeurs humaines de fraternité , de solidarité et de tolérance .Nous ne ruminons guerre une sympathique revanche envers qui que soit mais notre combat pour éradiquer les tares honteuses , qui ternissent notre image , freinent le progrès social se fera sans compromission avec les limites des lois. En deux ans le volcan n’as pas craché toute sa lave , entendez par là les calomnies , les agressions , les expropriations des terres cultivées depuis près 50 ans pour certaines familles , les harcèlements judiciaires .Tous ce flot de mauvaises foi pour étouffer un mouvement sans précédent dans l’histoire de SONI KAARA. Qu’est ce qui fait peur dans nos revendications ? La perte d’un mode de vie connu et considéré comme la charpente de notre structure sociale (hiérarchisation des castes , de noms de familles, assignations patronymiques. ..) .
Nous avons dit par le passé que nous ne faisons pas table rase du patrimoine immatériel et matériel de SONI KAARA . Cependant nous « SOUTENONS » que certaines « réformes nécessaires et vitale »s devraient être opérées . Au niveau de la chefferie coutumière, l’intention ou le plan caché n’est pas une régence, nous ne voulons rien arracher des mains de qui que ce soit . Nous sommes dans notre droit légitime de proposer des réformes éclairantes et épanouissantes pour SONI KAARA , nous pensons être « PURS » pour « PORTER » un tel projet de réformes . Nous ne pensons pas qu’un quidam nous demanderait de changer de nom de famille au près du CADI avec deux témoins munis de leurs pièces d’identités pour avoir cette onction purificatrice « CONDITION » porter un projet au nom de SONI KAAR et pour SONI KAARA ! Pour revenir sur notre projet de réforme de la chefferie coutumière par droit d’aînesse de manière encadré dans nos villages respectifs , cela n’est point un décret mais une proposition de réformes .
Et quant à l’imamat les lois mauritaniennes le régissent , aucun ilot du territoire ne ferait exception quel que soit la gymnastique pernicieuse couvant ! Visiblement ces deux réformes sont vecteurs d’urticaires, de réactions haineuses, d’argumentaires farfelus, de paternalisme insultant : « Au cours de cette première année du forum d’éveil et de conscientisation, des amitiés HONORABLES , des voisinages HUMANISTES et des rapports SINCÈRES se sont confirmés DIGNEMENT et SOLIDEMENT alors que d’autres liens trompeurs, inhibiteurs et de façade se sont relâchés par le GRAND DÉVOILEMENT. »
Toutes les mesures de rétorsions, emprisonnements ; blocages de documents d’état civil , agression physiques ne nous ferons pas changer de détermination .On ne répond pas une volonté de réforme , de liberté et d’autonomisation par des coups de gourdins , de machettes , de fusils , d’expropriations foncières, et provocations de toute sortes pour tester notre patience et détermination. Face à toutes ces vilenies, nos membres de Ganbanaaxu fedde sont restés sereins et républicains , on a toujours saisi la lois quelques soient les manifestations qui en découlent ! Nous n’avons jamais vengé une agression physique même sanglante . Et nous le ferons jamais, nous ne corrompons pas la justice de nos états par les mensonges et autres procédés exsangues de vertu .
La mouvance Ganbanaaxu fedde s’est imposée à SONI KAARA , désormais il y a un avant et un après Ganbanaaxu fedde et Ganbanaaxu s’est imposé aussi quotidiennement dans notre lexique remplaçant l’ autre terminologie vexante et humiliante. Les réflexes, les discours sont affectés par ce que Ganbanaaxu fedde revendique même si l’orgueil et la suffisance conditionnent nos détracteurs .
Pour réformer SONI KAARA nous Ganbanaaxu fedde , nous ne faisons ni courses ni concurrence avec acune entité , ni personne .SONI KARRA est notre SONI KAARA à tous et notre l’histoire commune retiendra toutes nos actions ! A ALLAH reviennent nos âmes ainsi que nos actions !
Une pensée à tous nos militants harcelés , agressés , expropriés , qui ont opposé une constance dans les principes et les convictions face à tant d’agissements malsains .

TRAORE GAYE , Président de ARMEPES-France , inittiateur de Ganbanaaxu fedde

NN REPOND À Hapsatou Sy

Ma soeur Hapsatou nous aurions voulu voir toute cette énergie(multiples posts sur les réseaux sociaux, interviews, avocats, pétitions) de ta part quand il ne s’agissait pas seulement de ta personne. Suite à ton post sur Facebook accusant notre média et notre rédaction de désinformation, il m’a paru nécéssaire de te répondre avec amour et sagesse en quelques points.

LE PROBLÈME ZEMMOUR & CO

Comme d’habitude il aurait été préférable pour notre cher Eric Zemmour de réfléchir avant de parler. Si le nom de Hapsatou est une insulte à la République car il ne se trouve pas dans le calendrier catholique des « saints », le nom de sa femme Mylene l’est tout autant. Je le vois très mal dire à ses beaux parents qu’ils ont eu tort, d’ailleurs le prénom Corinne qui « vous irait très bien » ne se trouve pas non plus dans ce fameux calendrier catholique par lequel jure Monsieur Zemmour. Dans l’émotion, la joie ou l’hystérie aucun média n’a tenté de prouver l’inexactitude des propos du petit Eric.
Comment un petit être d’un mètre cinquante huit peut mobiliser toute une communauté autour de ses propos ? Qui est-il ? Mais surtout qui sommes nous pour donner tant d’importance à cet énergumène, au point de faire des pétitions, des interviews et impliquer la justice?
Quand Eric Zemmour arrive sur un plateau, on sait ce qu’il va dire et sur quoi il sera interrogé. C’est une perte de temps d’être outré par ses propos. Ce n’est pas lui qui s’impose dans les médias. On l’invite, on l’embauche.
Le petit Eric sait à qui s’attaquer, et ses amis(Ardisson, Morandini etc) de Canal + savent qui inviter quand il est présent. Jamais sur le PAF français vous apercevrez Zemmour face à Tariq Ramadan ou encore Kemi Seba.
En France il y a des extrêmes tolérés (Zemmour, Le Pen etc) et des extrêmes(selon eux) intolérables, c’est ça la France !

Ton ami Thierry Ardisson a tellement d’amour et de considération pour toi qu’il ne trouve pas mieux à faire que d’aller chez Morandini pour étaler tes problèmes financiers devant toute la France. Mais toi ma soeur, la meilleure chose que tu trouves à faire c’est d’attaquer notre média pour une supposée fake news qui n’en est pas une. Et dans tout ça tu considères encore l’option de retourner sur le plateau d’Ardisson pour y travailler.
Ma soeur reviens à la maison, reviens à la raison.

PROBLÈME IDENTITAIRE

Il y a un véritable problème identitaire dans ce pays, tout le monde le sait. Le problème c’est que nous(noirs et arabes) sommes les seuls à ne pas être capables de nous positionner. Il y a ceux qui se considèrent français d’origine africaine comme Hapsatou, et d’autres comme moi qui se considèrent africains avant tout et pour tout avec accessoirement une nationalité française. C’est la même chose dira-t-on ? Non, pas du tout. Le fait de positionner son africanité ou sa francité dans un premier ou second plan détermine même l’identité que l’on se donne.

Ségolène Royal est née au Sénégal, est-elle sénégalaise ? Jean-Luc Mélenchon et Dominique de Villepin sont nés au Maroc, sont-ils marocains ? Valery Giscard d’Estaing est né en Allemagne, est-il allemand ? Et on pourrait en citer d’autres. Bref naître à un endroit ne modifie pas ton identité, un lionceau qui naît dans une ferme, ne devient pas un coq. Un proverbe africain dit d’ailleurs « le séjour dans l’eau ne transforme pas un tronc d’arbre en crocodile ».
La problématique : Pourquoi l’Africain/Afro-descendant qui naît à l’étranger s’assimile automatiquement au pays de naissance quand l’Occidental qui naît en Afrique conserve et préserve son identité ?

Ps: Même l’ancien premier ministre Manuel Valls retourne à ses origines en se présentant aux élections dans la ville de Barcelone, en Espagne. Pourquoi l’africain doit constamment nier ce qu’il est, et refuse d’affirmer son identité ?

Voilà ce sur quoi les Zemmour et Le Pen jouent inlassablement, cette identité variable. Nous sommes responsables de la situation, ne sachant pas réellement définir qui et ce que nous sommes, eux, se permettent de le faire comme ils le souhaitent. Je ne prétends pas avoir la science infuse à ce sujet mais une vraie réflexion doit être menée pour ne plus être la cible de railleries à l’échelle nationale, continentale et internationale.

PROBLÈME HAPSATOU SY

Je ne suis pas tellement étonné par ta réaction pas plus que par ton comportement car tu suis une logique individualiste, et donc capitaliste. Et ce, d’autant plus que tu ne saisis la question du racisme seulement parce que tu te trouves directement concernée alors que par le passé, tu affichais une indifférence, voire une opposition, à clamer qu’il y a une parole négrophobe libérée. L’exemple de l’affaire Sagnol(qui bizarrement n’est pas venu te défendre hein, sait-il même qui tu es ?) est là pour le rappeler. Une lectrice de notre média(très certainement le plus populaire/lu dans la communauté) a résumé le pourquoi de ce désamour d’une grande partie de la communauté noire à ton égard « Le problème c’est qu’elle a ouvert sa bouche quand il fallait qu’elle la ferme , et l’a fermé quand il fallait l’ouvrir »…

Du soutien, tu veux ou tu veux pas ?

Pourquoi ne pas s’attaquer à Gala, Valeurs Actuelles et d’autres médias qui s’acharnent sur toi avec les pires articles concernant tes problèmes d’argent… cependant c’est NN, premier média de la diaspora, que tu préfères attaquer…

On peut observer tous les jours un peu plus le refus des afros de tomber dans l’émotion ou la victimisation. Une grande partie partie de notre communauté ne veut pas être utilisée à tes fins personnelles… La sagesse te pousserait à chercher à savoir pourquoi tant d’afros n’adhèrent pas à ta cause.

Ma soeur reviens à la maison, reviens à la raison. Nous ne sommes pas tes ennemis, les membres de la communauté qui t’en veulent ne s’attaquent pas à ta personne mais à ton comportement qui depuis trop longtemps les agace.

Fraternellement

Mutombo Katalayi
Directeur NN & BMG AFRICA

Source crédit : Page Facebook NN

L’idéal GANBANAAXU!

JT GANBANAAXU !

Extrait instructif de Madame Traoré Hawa, une voix célèbre de l’engagement d’éveil et de conscientisation sur les pratiques féodalo-esclavagistes en milieux soninkés. Interview assurée par l’irremplaçable Traoré Ousmane dit Soninké facile.

Seule la vérité est révolutionnaire.

Débrief du pique-nique géant GANBANAAXU FEDDE du 26 août 2018 à Draveil.

Source crédit : JT GANBANAAXU

Interview avec Mr Diawara Issa Mansega, candidat à la députation des Mauritaniens d’Europe.

Le sens de ma candidature est de mettre la diaspora au cœur de la citoyenneté nationale»
Citoyen mauritanien vivant en France depuis plus de 25 ans, militant dans le monde associatif et coordinateur en France des campagnes présidentielles de 2009 et 2014 pour le Président de la République, ainsi que celui de toutes les élections intermédiaires pour l’UPR…

…dont l’élection du 1er septembre 2018 , Monsieur Diawara Issa Mansega postule au mandat de député des Mauritaniens pour la circonscription Europe . Entretien.

Tahalil : Monsieur Diawara Issa Mansega, vous postulez au mandat de Député des mauritaniens de l’étranger pour la circonscription Europe, avant de vous poser nos questions pouvez-vous commencer par vous présenter à nos lecteurs ?

Diawara Issa Mansega : Merci de m’offrir cette opportunité de m’adresser à vos lecteurs ainsi qu’à mes compatriotes de manière générale. Avant de me présenter, permettez-moi tout d’abord de me féliciter et de féliciter notre parti, l’UPR pour sa large victoire aux élections législatives, municipales et régionales. Ce succès est expressif de l’adhésion du peuple mauritanien dans sa diversité à la gouvernance clairvoyante de SEM le Président Mohamed Ould Abdelaziz. Je m’en réjouis et salue la maturité des mauritaniennes et des mauritaniens qui ont massivement rejeté durant cette élection le discours extrémiste dans toutes ses manifestations.
À présent, pour me présenter, je dirai que je suis un citoyen mauritanien qui vit en France depuis plus de 25 ans. Pendant des longues années, j’ai milité dans le monde associatif auprès de nos compatriotes établis en Europe. J’ai été entre autres l’un des membres fondateurs et dirigeants du Réseau des Associations Mauritaniennes d’Europe. Cet engagement m’a permis d’accompagner mes concitoyens dans tous leurs projets de vie : d’insertion ici (social, administratif et économique) et de promouvoir leur pleine implication dans le processus de développement de notre pays. J’ai modestement contribué à une meilleure prise en compte de l’apport des migrants aux politiques de développement local.

Tahalil : vous nous avez parlé de votre parcours dans le domaine associatif mais vous avez omis d’évoquer le domaine politique dans lequel vous semblez très actif.

D.I.M : Oui en effet, cumulativement aux activités associatives que je continue de mener, je demeure aussi un citoyen engagé sur le plan politique. Je rappellerai qu’à la suite du mouvement de rectification du 06 août 2008, quand un diplomate mauritanien a été dépêché à Paris par le Haut Conseil d’Etat, pour apporter la riposte à la contestation contre ce mouvement, j’ai été celui qui en Europe a mis en place, le premier mouvement de soutien au Président de la République. Appelé RIMECD (Rassemblement des Initiatives de Mauritaniens en Europe pour le Changement et la Démocratie), et constitué à l’époque d’un groupe très restreint de personnes. Ils étaient bien rares les compatriotes qui osaient s’afficher en faveur du mouvement de rectification. La plupart d’entre eux pariaient tout simplement sur son échec.
Je me réjouis de constater que ceux qui étaient nos adversaires les plus acharnés à l’époque sont aujourd’hui parmi les plus fervents soutiens du Président au point de vouloir nous faire oublier.
En tout état de cause, le mouvement que nous avons mis sur pied en 2008 et que je dirige, a continué à se massifier et à s’étendre à d’autres pays européens. RIMCD a accompagné le Président de la République dans tous ses combats pour la réalisation de son ambitieux projet de changement. C’est à ce titre que j’ai été coordinateur en France des campagnes présidentielles victorieuses de 2009 et 2014 pour le Président de la République, ainsi que celui de toutes les élections intermédiaires pour l’UPR. La dernière en date étant l’élection du 1er septembre 2018. C’est pour toutes ces raisons et celles qui précèdent que je suis fondé à briguer le mandat des députés des mauritaniens de l’étranger, pour la zone Europe.

Tahalil : Il apparaît clairement que vous avez un parcours politique cohérent et constant qui représente un atout certain. En dehors de cet aspect, pouvez-vous nous dire quels sont les ressorts de votre candidature à la députation pour l’Europe?

D.I.M : Je viens de vous le dire, de par mon ancrage dans la diaspora, ma proximité avec mes concitoyens établis en Europe, mes multiples engagements à leurs côtés, pour les accompagner dans la prise en charge de leurs problématiques. J’ai à maintes reprises pris des initiatives en direction des autorités pour les sensibiliser davantage sur les difficultés auxquelles nos compatriotes sont confrontés en vue de solutions idoines. Ces difficultés, je les connais bien car étant moi-même issu de la diaspora, vivant et partageant avec elle le même quotidien. De facto, je joue le rôle de représentant de la diaspora, par conséquent, si ma candidature était retenue par mon parti, l’UPR, ce que j’espère fortement, elle ne sera qu’une légitimation de mon action de toujours. Au demeurant, il découle de tout ce que je viens d’exposer, que je remplis à la fois les critères d’ordre social de proximité avec la diaspora et politique liée à la constance de mon engagement auprès du Président de la République. Aucun autre candidat ne peut se prévaloir d’une position aussi cohérente que la mienne pour briguer ce mandat.

Tahalil : Monsieur Diawara, si vous étiez élu, quels seraient alors vos projets ?

D.I.M : D’abord pour être le représentant effectif de la diaspora au sein de la représentation nationale et y défendre les intérêts spécifiques des mauritaniens de l’étranger. J’œuvrerai à l’organisation de la diaspora autour d’une structure fédérative et de délégation, reconnue par l’Etat tant au niveau organique qu’au niveau de l’autonomie financière et qui fera partie du cadre institutionnel mauritanien. Elle impliquera les membres de la diaspora dans toutes les décisions qui impacteront leur destin. Cela est d’autant plus nécessaire aujourd’hui qu’il n’existe plus de ministère représentant les Mauritaniens de l’étranger. Je me battrai aussi pour faire en sorte que la diaspora puisse être valablement représentée dans le conseils des organes tels le conseil économique et social, l’office national du tourisme, de Mauritanie Airlines, de la chambre de commerce et du conseil national de la jeunesse ainsi que des commissions mixtes paritaires, car il s’agit là des organes de décisions qui traitent des questions qui sont au plus près des préoccupations des Mauritaniens de l’étranger. Ceci donnera sans doute tout son sens aux droits politiques nouveaux reconnus à la diaspora par le Président de la République qui a pris toutes les dispositions nécessaires pour reconnaître à cette frange des mauritaniens, la citoyenneté pleine et entière, qu’il en soit remercié sincèrement. En définitive le sens de ma candidature est de mettre la diaspora au cœur de la citoyenneté nationale.
Il s’agit là de quelques-uns de mes projets, j’ai d’autres idées que je j’exposerai plus tard.

Tahalil : Dernière question, Monsieur Diawara savez-vous combien de mauritaniens vivent-ils en France ?

D.I.M : Comme vous le savez il n’existe pas de statistiques officielles sur le nombre de mauritaniens, vivant en France. Tout ce que je pourrais dire à ce sujet, est que le nombre de nos compatriotes établis, en France et en Europe de façon générale est élevé. J’ajoute qu’Ils sont représentatifs de la composition ethno culturelle du pays. Alhamdoulilah moi qui parle en plus du français, toutes les langues nationales (soninké, pular, hassanya et le wolof), je n’ai aucune difficulté de commercer avec les uns et les autres. C’est d’ailleurs ce que je fais au quotidien.

Propos recueillis par MAOB

Crédit source : journaltahalil.com

NE PLUS SE MENTIR ! Par Claudy SIAR

Photo; village martyr de #OradoursurGlane

Des citoyens africains se plaignent de leurs dirigeants. Mais au moment des élections, leurs votes vont à ceux dont ils dénoncent abondamment l’exercice du pouvoir prétextant qu’il n’y a pas d’autre choix ! Certains acceptent même d’offrir leurs votes contre de l’argent.

OUI LES ÉLECTIONS SONT SOUVENT TRUQUÉES ! MAIS À QUEL MOMENT ET AVEC QUELLE CONVICTION LE PEUPLE REFUSE T’IL, PAR TOUS LES MOYENS, LE VOL DE SON VOTE ?

« L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort…seule la lutte libère ! » disait #Sankara.
Une phrase que j’ai voulu populariser voilà près de 15 ans en l’introduisant dans les génériques et jingles de Couleurs Tropicales – RFI afin que tout le monde fasse son autocritique !

Chaque jour, je rencontre des femmes et des hommes capables de prendre le pouvoir et d’instaurer une nouvelle société, pour une nouvelle civilisation en Afrique.

Si nous continuons à avoir peur de notre ombre et à faire des calculs égoïstes à court terme, si nous poursuivons sur la voie de la peur du lendemain sans y avoir travaillé…
alors l’Afrique restera le continent où l’on se sert et dont la population est servile.

S’UNIR POUR BÂTIR C’EST GRANDIR ENSEMBLE.

Bon dimanche la famille ❤️

Crédit source : Post Facebook Claudy Siar du dimanche 9 septembre 2018.