Une tribune signée par le blogueur et militant abolitionniste Diko Hanoune.

L’alliance politique RAG/ESSAWAB nous a révélée cette ignominie cachée longtemps de l’existence de cette idéologie perverse d’un racisme primaire, de l’extrémisme et avec des projets séparatistes en deux entités de la Mauritanie cultivés par certains individus tapis au sein des communautés noires qui se réclament pourtant d’être « victimes ». Ce sont, souvent des personnes étroitement féodales qui pensent qu’on doit uniquement combattre les « maures bons ou mauvais» pour les placer à la tête de l’état mauritanien. D’ailleurs, certains parmi eux disent haut et fort qu’un bon maure n’existe pas, voila une erreur monumentale, il y a des bons et mauvais au sein de toutes communautés sur terre et ils en font parti des mauvais au sein des négro-africains de Mauritanie. Ils s’en foutent royalement du respect des droits humains ni des victimes, au contraire ils exploitent leurs malheurs comme un tremplin politique. Ils exploitent des cadavres et horreurs contre d’autres citoyens pour accomplir leur sale besogne dans leurs fronts qu’ils mènent depuis l’extérieur afin de casser n’importe qui. J’en sais quelque chose évidemment.

Personnellement, je ne serai pas preneur de cette idéologie de construire un front composé uniquement de « Noirs » qu’on dresse contre l’arabe ou le berbère Mauritanien à cause de sa couleur de peau, son identité culturelle venant de certaines personnes issues des mouvements, partis politiques et ONG dites « négro-africaines ». Déjà, ces personnes sont très confuses dans leur définition du mot « négro-africain ».

On ne combat pas le racisme par le racisme, l’extrémisme par l’extrémisme, le fanatisme par le fanatisme, xénophobie par la xénophobie, ni l’esclavage par l’esclavage. Depuis la nuit du temps, nous sommes confrontés à cette minorité d’excitée extrémiste noir très communautariste, qui s’excite pour un oui ou non, qui est la principale source des problèmes aux quels sont confrontés les noirs mauritaniens dans leur pays. Pourtant, la plupart de leurs parents, sont du côté du pouvoir maure actuellement et depuis l’indépendance, ils jouent le sale travail à casser tout opposant qui essaye d’unir toutes les composantes du pays dans un projet de société pour affronter le système hégémonique que leurs parents et certains maures ont mis en place depuis les années cinquante à la veille des indépendances offertes gracieusement par le général Degaulle.

Comment peut-on chanter qu’on est opposant à un régime voire un système pendant qu’on passe son temps à s’en prendre au premier opposant du même régime ? Mais qui sont ces noirs soi-disant « victimes et opposants » ? Êtes-vous sûr qu’ils sont les vraies victimes, les vrais opposants ?? A la place de « qu’on va faire », il est temps qu’ils nous disent « qu’on a fait » ? Ces grandes gueules ne sont visibles que dans les réseaux sociaux non sur le front, non dans des manifestations, sit-in, faire les couloirs de grandes institutions internationales pour déposer de plaintes au nom des « victimes qu’elles sont » etc… Pourquoi, elles n’introduisent jamais de plaintes contre leurs bourreaux militaires et civils qu’elles ont identifiés déjà depuis plus de 30 ans? Leur seul espoir, est fondé sur la perpétuation du système inégalitaire mis en place par leurs parents et certains maures dans l’espoir cela va les permettre d’accéder au pouvoir en cantonnant les mauritaniens dans les compartiments d’ethnies et communautés. Eux et le régime en place, c’est la même pièce avec ces deux facettes, il ne faut pas se leurrer ni se tromper.

Crédit source: Reçu de l’auteur

Mon avis sur les différentes réactions de l’instant sur la question de l’alliance RAG / AL SAWAB : le cas Ciré Ba / Ould Cheine :

Je suis un militant convaincu et un activiste de terrain. Le clavier ne m’intéresse pas trop. Le sujet sur les exactions commises entre 1989-1992 ne m’est pas inconnu. Je sais exactement ce qui s’est passé. Ciré Ba a marqué de sa plume son désaccord quant à l’alliance RAG – AL SAWAB. Il a donné son point de vu personnel à ce sujet. Ould Cheine a répondu. Cela reste un débat sur l’avis de deux personnes sur un sujet . Quand Ould Cheine dit qu’il n’y aura jamais d’excuses à présenter et que les événements de ces années-là ne sont qu’une pure fantaisie de l’esprit, cela n’engage que lui. Et d’ailleurs à lui seul, ses excuses n’ont aucune valeur morale. Néanmoins, faire des publications d’extraits de portions de parties sensibles d’articles ou de discours pour inciter à la réaction négative et même parfois violentes de sympathisants, c’est jouer avec le feu. Nous n’ignorons pourtant pas l’effet néfaste et destructeur que peut provoquer une pareille façon de communiquer. Cela incite davantage à la révolte et à la division entre nous. Arrêtons de transformer cette manière de communiquer en un moyen pour atteindre un but. Je n’ai pas été d’accord avec le style utilisé par Ciré Ba. Il ne sera pas pour autant mon rival à faire tomber. Je n’ai pas été d’avis avec certaines lignes de l’article de Ould Cheine qui me semblaient insignifiantes. Tous les maures ne sont pas mauvais. Tous les noirs ne sont pas bons. Des crimes ont été commis par un régime à majorité beydane. Des noirs aussi ont aidé à rendre le projet possible. Des Négro mauritaniens (population lambda et dignitaires) de familles isolées mais aussi de familles de victimes continuent de sympathiser avec le régime criminel. Des complices noirs, pourtant de ces crimes des années de braise continuent de vivre aisément. Ils nous doivent aussi des excuses au même titre que ces Maures-là , parmi lesquels, certains ont reconnu les faits et ce sont excusés. Pour le moment, aucun noir complice au moment des faits, sauf erreur de ma part, ne s’est manifesté et ou n’a imploré notre pardon, à ce jour. Mon avis sur la question des tueries et de la déportation des noirs est déjà connu de tous à travers la lutte que je mène de façon acharnée. D’ailleurs à l’instant actuel où les temps sont graves, cet avis n’est pas important. L’heure est à la prise de conscience, à l’unité de tous, à la réconciliation, au sacrifice, à la compassion. Le temps nous est compté. Le compte à rebours a déjà commencé. Nous perdons du temps à rester à se quereller sur le sujet de l’alliance RAG/AL SAWAB. D’aucuns appellent à un vote massif favorable à Aziz en 2019. Ceux-là ne se trompent-ils pas de camp ? Je préfère qu’on avance. Proposons des solutions appropriées et efficaces pour 2019. Evitons ces attaques et contre-attaques. Je cite mon ami Abibou Drame, directeur de radio diaguily, qui a dit dans un article que nous sommes en train de permettre à AZIZ l’ouverture d’un grand boulevard pour rempiler dès le premier tour les élections présidentielles de 2019. Et je reprends ses mots « le démon de la division est de retour ». Ce n’est pas faux mais nous pouvons le refouler, si nous le voulons, bien sûr.

Source crédit: Post Facebook Thomas Mag, l’auteur.

L’éditorial: À ma communauté soninké

Mon propos à l’égard de la communauté soninké, la communauté à laquelle j’appartiens, est pour moi un moment fort et loin de moi l’idée d’avoir le monopole de la vérité ou et la prétention de donneur de leçons… Depuis quelque temps, je fais face, impuissamment, à un lynchage intracommunautaire impropre, non fécond et perfide. Un débat de caniveau entre les tenants du statu quo lié aux tares sociales qui rabaissent, et aux abolitionnistes et autres progressistes qui soutiennent le combat pour la fin de ces tares sociales de connotation esclavagiste.
Les victimes de ces tares, dans un élan de prise de conscience, de sensibilisation et d’émancipation, sont confrontées à une situation sclérosée et archaïque de la donne sociale existante et entretenue par la communauté. Le verbe de ce débat indispensable pour requinquer la société soninké est parfois accusateur, voire irrévérencieux qu’éducateur.
Cette situation de statu quoi est entretenue par des apologistes de l’inégalité des hommes, qui s’invitent dans le débat en aliénant et plongeant l’espoir d’une évolution sociale saine dans une nation où l’égalité des citoyens, en droits et en devoirs, est pourtant consacrée par la Constitution de la Mauritanie et les conventions internationales qu’elle a signées ou ratifiées. Hélas, les apologistes ont conduit la communauté dans une honteuse impasse. On assiste à une confrontation de tout ordre dans l’obscurantisme le plus étrange…
Très chère communauté, on ne s’y est pas trompé quand on écrivait qu’en Mauritanie on n’est pas encore dans un Etat. Mais plutôt dans un peuplement où chacun peut se permettre de faire ce qu’il veut, où il le veut et même quand il le veut.
Le forum destiné à débattre de cette question ou tare sociale se transforme de jour en jour en un ring d’une bassesse mentale innommable entretenue plus par les féodaux et, même parfois, par les victimes qui tombent dans les pièges des apologistes aveuglés.
En face, l’image d’une communauté ; une communauté de spectateurs complices ne faisant pas beaucoup d’effort pour favoriser le dialogue pour l’apaisement, se contenant de murmurer dans les salons sans une action efficiente de nature à finir avec cette situation. Ce qui dénote manifestement d’un manque certain de courage pour cette écriture de notre histoire ; l’histoire d’une société qui doit se former et se reformer mais non continuellement s’enfermer sur elle-même avec des risques de lendemains incertains.
Chère communauté. Accepter l’histoire, notre histoire, histoire d’esclavage, de ses séquelles est une phase cruciale et déterminante pour la vie et l’existence harmonieuse des Soninko. C’est dans cet examen participatif de cette codification sociale que réside l’éclairage avec responsabilité et promptitude ; autrement, on s’invitera dans le chao et l’opposition sociale stérile. Dans cet imbroglio hautement honteux, le gagnant n’est peut être que le statu quo voulu et entretenu par un système féodalo-esclavagiste.
Chère communauté, l’érudit Ahmed Jiddou n’a-t-il pas soutenu dans sa fatwa sur l’esclavage qu’ « Il est du devoir de nos savants, nos prédicateurs, réformateurs et sages du pays de toutes les classes et toutes les composantes de se lever et d’agir comme un seul homme pour éradiquer ce phénomène illégal et illégitime et tous ses effets et séquelles dévastateurs pour notre unité et notre cohésion, une unité que notre Prophète, paix soit sur lui, a considéré comme notre grand atout de foi ‘L’exemple des croyants dans leur amour mutuel, miséricorde et compassion, c’est comme le corps entier qui se plaint et se solidarise avec tout et chacun de ses organes qui peut souffrir ou avoir de la fièvre’ ».
Et le penseur en sociologie coranique et socio-économiste, Moktar Maghlah, d’ajouter, « Il faut reconnaitre que la société mauritanienne est esclavagiste. Et que l’Islam est venu pour bannir l’esclavage. Une religion réellement divine comme l’Islam ne peut pas permettre l’avilissement de l’homme. Je pense que pour finir avec cette abomination, il faut le pardon (un pilier de l’Islam) de la part des esclaves en échange du regard, de l’attitude ou de la perception des autres. La classe considérée noble doit se rabaisser à la dimension humaine de la personne qui prône l’égalité entre les personnes ».
C’est ce que Mokhtar, en paraphrasant Rousseau, considère comme un contrat social. Car, soutient-il, « Quel que soit le niveau de développement d’un pays, si la justice sociale n’est pas une pratique pour la gestion entre les hommes, tout est à refaire »…
On doit arrêter les invectives et toucher du doigt la réalité ; en discuter sagement pour en sortir dignement. Notre époque ne peut accepter l’assujettissement, ni le droit à une société d’évoluer entièrement à part, avec des codes primaires soutenant la gestion des rapports par la distribution des rôles selon les castes dans cette société. Les lois du pays et de notre monde doivent s’exprimer dans les rapports des hommes dans toute et n’importe quelle société.
Aussi, devons-nous nous approprier les sages paroles du savant Ahmed Jiddou Ould Ahmed Bahi, auteur de la fatwa, « Nous devons aussi nous tous – tout en luttant contre ce mal – éviter de commettre d’autres maux tels que le fait de semer la discorde entre les fils d’une nation et la division entre les frères de la même religion, ou rendre des personnes innocentes responsables des actes des autres. Allah Le Très Haut Dit (« Voilà une génération bel et bien révolue. A elle, ce qu’elle a acquis, et à vous ce que vous avez acquis – Sourate la Vache »)»…
Très chère communauté, cette stratification sociale ou confinement par castes ne peut continuellement être entretenue de nos jours. La survie d’une communauté doit être en phase avec le contexte pour expliquer ses prétextes avec les textes qui respectent et magnifient l’existence pacifique des hommes qui la composent ; égalité et dignité pour tous. C’est le sens même de l’existence.
Respectueusement.

Camara Seydi Moussa (Nouvelle Expression)

Maintenant que la clameur semble s’estomper je peux peut-être placer quelques mots …

Ce sera autour du sens de nos excuses , du contexte de sortie de cet article , ma position sur la question , mes recommandations à ces jeunes honnêtes et courageux de tous bords …

Pour les excuses sur lesquelles certains semblent se méprendre, elles s’adressent aux lecteurs et internauts pour leur avoir présenté un ‘’faux’’, je veux dire un texte qui ne m’appartient pas et sur lequel est apposée ma photo , comme si j’en étais le propriétaire . Cela s’apparente a un vol , un ‘’pillage de la propriété intellectuelle ’’. C’est involontaire, certes, mais n’empêche,nous nous devons de présenter des ’excuses … par respect pour ces lecteurs .
Je ne m’excuse donc nullement pour le texte ou les idées qu’il exprime puisqu’elles ne sont pas de moi !

Concernant le contexte de sortie de ce texte j’ai dit que c’était une erreur de communication de notre part (entre le webmaster en second de flamnet et moi ) ; ayant reçu le texte en copié -sans le nom de l’auteur, omis – il a cru , de bonne fois, sans verifier , que cet article était le mien et méritait d’être partagé , pour son interêt ….( Le timing , à point nommé ou pas , n’y change rien ).
Très tôt, dès que j’ai été informé , j’ai tenté de corriger l’erreur auprès de flamnet et Cridem ,( par e-mail et coup de téléphone ) pour expliquer que c’était ‘’une erreur de communication’’, que le texte n’était pas de moi , mais d’un Historien –chercheur de l’UCAD , Cheikh T Ndiaye . Ce même C T NDiaye, soit dit en passant , qui bat aujourd’hui en brèches la thèse sur ‘’le fondement noir de l’Egypte pharaonique’’ de Cheikh Anta qui fouettait notre Ego nègre …
Mais, visiblement , cette précision et nos excuses n’ont pas suffi à calmer la polémique qui a continué à enfler. je ne comprends que trop bien pourquoi… Les ‘’ vérités’’ intempestives de Samba Thiam sur l’actuelle politique à caractère discriminatoire , ethniciste et raciste , et sur l’hypocrisie ambiante dérangent et agacent… La diffusion de cet article a été le prétexte – du pain béni – pour cracher ces colères cumulées, longtemps contenues . D’où cette explosion , ce déferlement de violence sur ma personne…. Mais je ne me tairai pas , je ne me coucherai pas , parceque notre pays est assis sur la tête qu’il faut remettre à l’endroit !

Maintenant quelle est ma position sur le fond que d’aucuns semblent impatiemment attendre ?
Ma réponse première , de principe , est que je me veux un penseur libre …et ‘’ Penser librement veut dire se déprendre des significations immédiates dans lesquelles nous retiennent les culture et la religion ‘’ S B Diagne .
La ‘’vérité’’, dit-on par ailleurs , n’est pas toujours ce que l’on voudrait qu’elle soit .. .
Enfin , je crois que tout ce monde qui hurle et s’agite avec tant de frénésie autour de la question est mal placé pour entrer dans ce débat qui relève du niveau des spécialistes , des historiens-chercheurs …S’il en existe chez nous, eh bien ! la balle est dans leur camp , sans plus.

Je félicite, pour conclure , ces jeunes Negro-africains , Haratines , Arabo- berbères honnêtes et courageux pour leur position juste ; je les invite par ailleurs et surtout à ne pas céder face au terrorisme intellectuel et réligieux qui s’installe …
Bon ramadan

Samba Thiam 23 Mai 2018

Source crédit: Page officielle Facebook Samba Thiam

Communiqué de la campagne “laissez la faire faillite”

Apres le refus des demandes légitimes des citoyens d’améliorer leur mauvais services, de réduire les prix de leur appels, d’annuler la connexion limitée et d’améliorer leur service clientèle , Mauritel continue de mépriser ses clients en ignorant le vaste mouvement de mécontentement contre elle.

La campagne “laissez la faire faillite” annonce le démarrage du boycott effectif de la société de télécommunication MAURITEL à travers trois phases :
la première phase du 1er au 5éme jour ramadan, la deuxième du 6 au 10 et la troisième du 11 au 15 ramadan, et un communiqué couronnera chaque phase.
chacune de ses phase aura des revendications spécifiques .

La première phase du boycott de MAURITEL annoncée dans ce communiqué est :

1-Le refus d’achat des cartes de crédit de 1000, 2000 et 10.000 UM du première au 5éme jour du Ramadan

Le refus d’appeler un numéro de Mauritel en cas d’existence d’un autre numéro qui n’est pas mauritel

La collection des signatures afin de faire une plainte contre la société auprès de l’autorité de régulation .

En cas de non réponse par Mauritel, nous annoncerons les revendications de la deuxième phase de boycott le quatrième jour de ramadan .

La campagne “laissez la faire faillite”

Source crédit: Contact initiateurs (ANB)

Rencontre: le président de Réseaux IRA, Biram Dah Abeid reçu à la Mairie de Paris.

Au cours de la dernière étape de sa tournée Européenne, le président des réseaux IRA dans le monde Biram Dah Abeid, a été invité par la maire de Paris Anne Hidalgo, à la cérémonie de commémoration de l’abolition de l’esclavage, organisée le 10 mai 2018 à la place du général Catroux. Le président d’IRA a déposé une gerbe de fleures sous le monument du général Dumas, général de l’armée française, antillais descendant d’esclaves et père du chantre de la négritude Léon Gontrans Dumas.
Et toujours dans le cadre de ses activités avec la mairie de Paris, BDA a été reçu le 14 mai par l’ambassadricie chargée des relations internationales de la maire de Paris Patrizianna Sparaciano-Thiellay et sa conseillère Anaïs Mit. Au cours de cette entrevue le président d’IRA était accompagné par Ameth Gaye, vice-président d’IRA-France,  Elhadj Fall et ďautres membres de la cellule stratégique de BDA en France.
Les échanges du jour ont porté sur les possibilités de coopération entre les deux parties.

Source crédit: IRA-France

Exclusif: le jeune activiste mauritanien Abdel Nasser Beibe répond à nos questions.

Le jeune mauritanien qui s’est confié gentillement en répondant à nos 10 questions, n’est pas un inconnu au sein de la jeunesse militante mauritanienne. Activiste à l’esprit ouvert et aux multiples casquettes, l’homme est un habitué des rencontres internationales sur différents domaines. Très actif sur les réseaux sociaux, Abdel Nasser Beibe ne passe pas inaperçu sur la scène nationale et internationale et a l’étoffe d’une personnalité publique d’envergure qui pèsera davantage dans l’avenir.

SONINKIDEES-J’OSE ▪Question 1 : Qui êtes-vous ? Pouvez-vous vous présenter brièvement à vos lecteurs ?

Abdel Nasser Beibe : Abdel Nasser Beibe est un citoyen du monde avec un passeport Mauritanien, activiste, syndicaliste, journaliste et acteur de la société civile .

Question 2 : vous êtes un activiste aux multiples casquettes sur la scène nationale et internationale , comment vous vous définiriez, homme politique ou militant de la société civile?

ANB : L’homme politique est celui qui pratique la politique autrement dit l’art du possible, par contre le militant de la société civile est celui qui sert et non se sert .

Question 3 : Quelle lecture faites-vous de la vie politique de notre pays actuellement?

ANB : Notre pays est actuellement devant une crise politique très compliquée et qui a besoin d’un sacrifice par le régime et l’opposition afin de sauver le pays, et la seule solution c’est un dialogue urgent et sérieux .

Question 4 : Vous suivez le cas de l’ex sénateur Ould Ghadda emprisonné , quel est l’état de son dossier aujourd’hui?

ANB : Le sénateur Ould Ghadda a été arrêté pour des raisons politiques à cause de son opposition et sa campagne contre les amendements constitutionnels au niveau des conseils des … , et il suffit de savoir qu’il est en prison depuis plus de 250 jours sans être jugé car il parait que le régime est incapable de présenter des preuves en cas de jugement, et c’est qui peut ouvrir d’autres dossiers politiques .

Question 5 : Quelle est votre analyse sur les problématiques liées aux pratiques esclavagistes d’une manière générale en RIM?

ANB : L’esclavage existe toujours en Mauritanie, il y’a eu une amélioration à cause des efforts des différents militants depuis le mouvement de El Hour jusqu’au IRA, mais le phénomène continue à exister car les lois ne sont pas appliquées réellement sur le terrain, aussi les différents régimes depuis l’indépendance n’ont pas fait les efforts nécessaires pour arrêter l’esclavage et punir les esclavagistes.

Question 6 : il y’a quelques années, vous aviez été refusé d’entrée aux USA, pouvez-vous nous en dire sur la suite de cette mesure?

ANB : Aout 2016, j’ai été expulsé par les autorités Américaines à l’aéroport de détroit après avoir découvrir la photo d’un roman qui s’appelle mon amoureux de Daech dans mon téléphone portable, et pendant les enquêtes, qui ont duré plus de six heures de temps, je les ai expliqué que le roman n’est qu’une histoire qui critique le groupe terroriste, mais les policiers ont pris la décision de l’expulsion en me donnant le choix de reprendre le visa après mon retour, mais après mon retour l’ambassade m’a dit qu’elle ne pourrait pas réagir que avant l’expulsion à l’aéroport .
Apres quelques semaines, j’ai consulté des avocats Americains qui m’ont confirmé que mon nom ne peut pas être sur une liste noire ou bloqué d’entrée aux Etats-Unis au futur .

Question 7 : si vous devenez président de la république aujourd’hui en RIM, quelles seraient vos 3 premières décisions phares ?

■ANB : Si je deviens un président de la république de la Mauritanie, mes premières trois décisions seront :
• L’expulsion des militaires de la scène politique et les faire retourner à leur camps.
• Le jugement de tous les criminels de l’histoire du pays, y compris les politiciens corrompus
• La résolution de l’affaire des soldats noirs pendant années 89 et 90

Question 8 : Pour que la RIM soit un trait d’union idéale entre le monde arabe maghrébin et l’Afrique Noire, que faudrait-il faire concrètement en matière politique, culturelle et économique ?

ANB : La Mauritanie est un pays arabe maghrébin et Africain, c’est une réalité, et c’est un acquis pour nous donc on doit profiter de notre position géographique, en sachant que la relation avec la zone arabe ou la zone de l’Afrique noire, surtout l’Afrique de l’ouest, est intouchable .

Question 9 : vous êtes un habitué des événements mondiaux réunissant la jeunesse internationale, quels enseignements faites-vous de ces rencontres pour la jeunesse mauritanienne ?

ANB : Les événements mondiaux qui réunissent la jeunesse sont une occasion de présenter le pays, sa jeunesse, sa culture et sa diversité, et d’habitude lors de ma participation dans chaque événement je partage cette expérience avec tous les jeunes par les réseaux sociaux et même parfois au terrain en transférant leur messages et recommandations.

Question 10 : Quelles projections avez-vous concernant d’agenda politique de notre pays, notamment les échéances électorales 2018 et 2019 ?

ANB : Notre pays est devant une période historique pour arriver à l’état d’égalité et de justice, donc on a besoin de sacrifice par les militants, la situation jusqu’au maintenant confirme que ces élections ne seront pas différentes des précédentes et continueront à garder les militaires au pouvoir, donc j’espère qu’il y’aura plus de militantisme et sacrifices par nos militants .

Entretien soumis par K.S pour SONINKIDEES-J’OSE LE BLOG

Édito: contre les séquelles de l’esclavage en milieux soninkés, les pistes douteuses d’un avocat !

MD, un avocat d’ethnie soninké présenté historiquement comme défenseur des droits humains et encarté opposant sérieux aux différents régimes en Mauritanie, avait fait une sortie médiatique « scandaleuse » au cours d’une émission TV qui plaît beaucoup aujourd’hui aux esprits excités et réactionnaires issus de milieux féodaux. Pourtant on pourrait assimiler la substance d’une partie de ses propos aux dires xénophobes d’un adepte campagnard d’extrême droite en occident. Sur les problématiques liées aux pratiques féodaloesclavagistes dans la communauté soninkée, il s’est permis des largesses troublantes. Selon notre homme de « Droit », chez les soninké à propos de l’esclavage , il n’y reste que d’infimes vestiges. Encore le fameux diagnostic gymnastique bien connu en la manière consistant à minimiser son esclavagisme intracommunautaire par effet comparatif de celui des autres, avait été savamment utilisé. Et pour lui, avocat avisé, ceux qui se plaignent de leurs patronymes « esclaves » , peuvent aller les changer chez le Cadi tout simplement avec 2 témoins. Étrange non… ? Comme solution de la part d’un homme noir africain de son niveau d’instruction dans cette Mauritanie que nous connaissons. Sur la question des chefferies coutumières, l’homme formé dans le Droit positif j’ose croire, s’est montré tranchant dans sa logique particulièrement inquiétante venant de lui. Pour lui ceux qui sont discriminés de la chefferie coutumière dans la communauté villageoise parce que leurs ascendants esclaves (par différents moyens) seraient venus en trouvant les sites villageois établis, ne peuvent espérer d’être chef doyen du jour au lendemain pour les gens. Le summum, il rajoute que ceux qui veulent une chefferie d’un village , le territoire mauritanien est vaste, et qu’ils aillent fonder leurs propres villages. Notre oncle Maître s’est habillé vraiment en féodal soninké averti sur ce point. Et si un avocat dit engagé comme lui selon le palmarès qu’on lui prête, raisonne en DROITS et DEVOIRS, il ne doit pas ignorer que la composante sociale dite esclave statutaire dans les communautés soninkées, émane d’un ordre inique et indigne humainement qui niait le statut d’Homme à plusieurs milliers de personnes. Il aurait dû indexer en Homme Juste, cette histoire douloureuse voire même criminelle qui dénatura et pervertît l’identité originelle ethnico-sociale d’Hommes LIBRES venus ou arrachés d’ailleurs. On pourrait soupçonner chez cet homme, des relents de déni d’humanité filiale pour les descendants d’anciens asservis. Saura t’il nous apprendre avec certitude que les sites villageois soninké furent établis exclusivement par ceux qui se croient les autochtones légitimes ?
Logiquement et dans la norme positiviste de choses, un avocat engagé digne de ce nom, devrait opter pour des réparations mêmes symboliques pour plus de cohésion sociale et fraternelle au lieu d’inciter à l’exclusion, à la séparation ou au refoulement. Sur le statut d’élu par exemple aspirant être maire, le petit parfum de progressiste qu’il a distillé ne trompe que les non avertis, connaissant l’interpénétration entre l’ordre féodal prégnant et la politique moderne à la sauce communautariste soninké. Espérons que notre oncle avocat mesure combien le statut de victime d’esclavage et toutes ses perturbations sociétales manifestées et transmises à travers le temps et l’espace, sont de loin les plus agressives atteintes à la DIGNITÉ d’un Être Humain. Aujourd’hui, vous le savez bien, ceux qui se délectent de vos propos tenus dans un passé récent , s’honorent par l’apologie d’un esclavagisme statutaire dans la communauté en instrumentalisant d’éléments d’ascendance servile qui servent pitoyablement et tristement l’hermétique puzzle sociétal soninké. Au sein de ce dernier, les mythes ressassés et les légendes interchangeables meublent le superflu pour soigner un monde plein des non-dits au détriment des RÉALITÉS HISTORIQUES.
Vos propos laissent une tâche douteuse sur votre réputation d’avocat défenseur des CAUSES JUSTES.

●L’extrait de propagande en format viral via réseaux sociaux : https://youtu.be/YEuO6ydRlC0

●Format intégral via YouTube émission olaadini : https://youtu.be/RQQOq35dA5Y

K.S

POLITIQUE EN MILIEU SONINKÉ DU GUIDIMAGHA ; EN FINIR AVEC LES LOGIQUES CLANIQUES POUR UN VOTE LIBRE ET CITOYEN !

Ah oui, la politique dite « politigui » en parler cru soninké , n’est pas étrangère à la communauté soninké d’une manière générale. Et elle ne l’est surtout pas aux milieux soninkés du Guidimagha mauritanien. Dans un passé récent, une de nos réflexions contributives était axée sur la nature de l’exercice particulier de la vie politique ou plutôt politicienne traditionnellement entretenue. La cité soninké du guidimagha est gérée selon un ordre féodal quasi princier qui défie et inhibe à la fois les dépositaires de l’autorité publique moderne au niveau local avec des complicités troublantes et clientélistes plus ou moins inavouables. Ainsi ces réalités qui contrastent avec ce qui devrait être l’ordre régalien admis théoriquement par la constitution de notre pays, reflètent et transposent dans une certaine mesure des références coutumières qui faussent le VIVRE Politiquement CITOYEN.

Les anciens clans féodaux investissent tacitement les partis politiques modernes. Ces derniers s’y accommodent en instaurant un système clientéliste de tendances locales au sein du même parti. Le cas symbolique est celui du parti au pouvoir du moment sous différents régimes. Profitant de l’ancien ordre féodal qui structure la communauté, certains barons politiques ont pu se recycler en surfant sur un suivisme communautariste de l’expression d’un vote « dicté et orienté ». Les chefferies traditionnelles affichent leurs colorations politiciennes en fonction de leurs clans féodaux d’appartenance et le vote citoyen sur la base des Droits civiques ne représente aucune importance à leurs yeux. Aujourd’hui cette légendaire interpénétration politique entre les deux ordres, est de plus en plus indexée, vu les résultats calamiteux dans plusieurs domaines (Administratif, sanitaire, éducatif, social et économique) de la vie des populations . Il faut rappeler que cette norme politicarde en milieu soninké s’inscrit dans un large mécanisme clientéliste et courtisan au niveau régional avec d’autres communautés. Il est temps pour les peuples du Guidimagha de se défaire de ces prédispositions claniques et rétrogrades de la CHOSE POLITIQUE pour une orientation libératrice des consciences et des convictions. La volonté d’une minorité agissante qui entretient ses intérêts individuels, ne doit pas être assimilée comme le choix d’un grand électeur qui s’impose d’office . Nous avons besoin des consciences progressistes disposées honnêtement à faire de la POLITIQUE, la SAINE et qu’elles s’y engagent pour le Bien Commun et l’intérêt général et qu’elles rendraient compte en toute responsabilité devant les peuples . Pour que ce Vote LIBRE émerge et s’exprime largement et dignement , nous devons mettre en avant la Qualité du Citoyen qui représente le capital régalien de chacune et chacun d’entre nous. Comprendre que de chacun d’entre nous est fait le Pouvoir incarné temporairement par l’élu(e) majoritairement en toute transparence sur des engagements. Et surtout combattre le clientélisme et le parasitisme qui causent la déresponsabilisation de gens dans tous les sens. Il est certain que la tendance va vers la conscientisation en masse du petit peuple trop longtemps abusé et trompé par des présents éphémères d’une élite arriviste peu visionnaire. Ainsi pour les échéances électorales qui s’annoncent pour 2018-2019 dans le pays, nous espérons que le vote par convictions citoyennes et programmatiques sera promu et gagnant sur les anciennes mœurs liées aux alliances douteuses. Supposons un type élu comme dernier conseiller municipal sur la base de ses convictions politiques défendant l’intérêt général, serait fier de son électorat beaucoup plus qu’un Maire élu par les anciennes pratiques (le clientélisme, le clanisme, la courtisanerie ou le parasitisme). Ces anciennes méthodes par lesquelles en moins de 2 mois, l’équivalent de 5 bourses annuelles d’étudiants à l’étranger (au Sénégal par exemple) pourrait être dilapidé pompeusement. Et ce sont les deniers publics qui subiraient la saignée amèrement au profit de quelques ventres insatiables et obsédés par les m’as-tu vu toujours et encore. Vive l’éveil et le réveil du PEUPLE urgemment.

K.S

Regardez « Interview Avec Yimbi Kumma, il dénonce l’injustice en Mauritanie » sur YouTube

Crédit source: Chaîne YouTube Guiri INFO