✓ Wilaya du Guidimagha | Pôle d’accueil téléphonique dédié aux requêtes de citoyens.

Ces derniers jours une note administrative de communication écrite en arabe et en français a été publiée sur différents supports RS. Émanant des services de la wilaya Guidimagha, elle informe le public de la mise en place d’un service téléphonique dédié aux requêtes et sollicitations de citoyens. Selon la note, l’objectif vise une approche de proximité entre l’administration publique et le public comme souhaité nécessairement par le président de la république Mohamed ould Cheikh El-Ghazouani. Ainsi 4 numéros sont à la disponibilité de citoyens. Un citoyen au Guidimagha a été contacté par notre BLOG, et il nous confirme avoir essayé un numéro pour vérifier et effectivement au bout du fil il a eu un interlocuteur direct.

Un service inédit en la matière qu’il faut amplement saluer et qu’il soit pérenne pour soulager les citoyens souvent largués pour accéder à leurs droits auprès divers départements administratifs. En espérant que cet outil pourrait enrayer le troublant système d’intermédiaires qui sévit et vit par un véritable racket sur le dos de pauvres demandeurs de leurs droits légitimes auprès de l’administration publique.

Les numéros téléphoniques à la disposition des citoyens auprès de l’administration Guidimagha.

✍🏾KS pour le BLOG

✓Lalya Camara, Ministre de l’Emploi, une nomination mal vue par la gérontocratie au Guidimagha | Par Cheikh Aidara

La nouvelle ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Mme Lalya Camara, n’est pas n’importe qui. Elle est la fille de l’ancien ministre et actuel député à l’Assemblée Nationale, Camara Aly Guéladio. Mais c’est une « petite fille » que le Président Ghazouani et son Premier ministre Ould Bilal ont coopté sans leur assentiment, aux yeux de la féodalité masochiste et gérontocratique du Guidimagha, encore arc-boutée sur le pouvoir des anciens.

La nomination de cette Soninké bien née, ne répondrait pas seulement au dosage tribalo et ethno régionaliste, comme il est courant dans la formation de tous les gouvernements mauritaniens, mais résulte d’une compétence avérée. Diplômée de l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales avec un master en Finance d’Entreprises en poche, Lalya Camara est aussi une experte dans le domaine de l’Audit, de l’investissement et de l’entreprenariat au niveau national, international et régional, notamment dans la région du Sahel. Elle a mené des études pour le compte de la Banque Mondiale et de l’Union européenne, et a travaillé au siège de l’ASECNA à Dakar comme chargée de mission et analyste financière. Elle a aussi une bonne expérience de la société civile en tant que présidente du Réseau Femmes Actives en Mauritanie (FAM).

Des échos provenant de son Darfor natal et de son Guidimagha ancestral parlent d’une nomination bien saluée par les populations locales qui y voient un mérite renouvelé à la gent feminine et un encouragement à sa participation aux postes clés de décision. Une nomination qui tend à résorber des survivances d’us et de coutumes rétrogrades et désuètes, en total déphasage avec l’évolution du monde et les exigences de développement.

Beaucoup d’observateurs voient dans la nomination de Lalya Camara et de toutes ces femmes qui font leur entrée dans le gouvernement, un acte symbolique de la part du président Ghazounani et de son Premier ministre, Mohamed Ould Bilal, qui tend à gommer les considérations de classe et de genre, ainsi qu’une certaine stratification figée par les siècles dans une région comme le Guidimagha. Les premières manifestation d’allégresse qui ont accompagné la nomination de Lalya Camara dans sa région natale, par plusieurs villages dans la diversité de leurs communautés, sonnent comme une marque de reconnaissance à cette décision. Les populations y voient enfin l’amorce d’un changement substantiel et un espoir réel pour les jeunes et les femmes de la région.

La nouvelle ministre de l’Emploi est décrite comme proche des populations, équidistante de toutes les communautés, par-delà les clivages ethniques et politiques, des dissensions desquelles se nourrissaient les caciques locaux.

Pour beaucoup de cadres et intellectuels du Guidimagha, une certaine gérontocratie politique au Guidimagha serait sans doute la seule frange à percevoir à travers cette nomination, une menace réelle à sa suprématie séculaire en proie à l’usure du temps.

Cheikh Aidara

©️ Crédit source : https://aidara.mondoblog.org/2022/04/07/lalya-camara-ministre-de-lemploi-une-nomination-mal-vue-par-la-gerontocratie-au-guidimagha/

✓GHAZWANI NOMME OULD AL-WAGHIF COMME SUPERVISEUR DES TRAVAUX DU COMITÉ PRÉPARATOIRE DU DIALOGUE NATIONAL

Le porte-parole du gouvernement Maalainine Ould Eyeh a annoncé que le président Mohamed Ould El-Ghazouani a désigné le ministre-secrétaire général de la présidence Yahya Ould El-Waghif pour superviser les travaux du comité préparatoire du dialogue national.

Ould Eyih a souligné que les partis politiques avaient demandé au président Ghazouani de nommer un responsable du comité préparatoire du dialogue national, ajoutant qu’il a choisi Ould Al Waghif pour accomplir cette tâche.



Source : https://mourassiloun.com/node/22833

Traduit par adrar info

©️ Crédit source : http://adrar-info.net/?p=73619

✓Le Premier ministre exhorte les ministres à s’ouvrir sur les populations et à être proches d’elles

Le Premier ministre, M. Mohamed Ould Bilal Messoud, a tenu, samedi à Nouakchott, une réunion avec les nouveaux ministres qui ont été nommés le 31 mars 2022.

Au début de la rencontre, le Premier ministre a félicité les ministres pour la confiance placée en eux par le Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, leur souhaitant plein succès dans les missions qui leur sont confiées , de manière à concrétiser les hautes orientations du Président de la République données au nouveau gouvernement pour œuvrer en vue de permettre à l’administration d’être un outil efficace de développement, de servir les populations et de matérialiser les valeurs de la justice et d’équité.

A cette occasion, le Premier ministre a instruit les ministres:

-de faire preuve d’ouverture sur les populations et d’être proches d’elles de manière à faciliter leur accès aux services publics et à leur permettre de bénéficier de leurs droits dans de bonnes conditions,

-de faire preuve de rigueur dans la concrétisation des règles de transparence, de justice et d’équité ainsi que des principes de la bonne gouvernance dans la gestion des ressources financières et des affaires publiques,

-à appliquer les valeurs de travail, de respect de dignité, de sérieux et de conjugaison des efforts pour accélérer le rythme d’exécution des programmes du Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, des contenus de ses discours et des différents plans gouvernementaux tracés à cet effet,

– à développer les méthodes de travail en se basant les outils modernes de programmation, de suivi et d’évaluation et de manière à garantir l’efficacité et la réalisation des objectifs escomptés,

– à œuvrer avec l’esprit d’une même équipe solidaire pour surmonter tous les obstacles qui entravent les réformes structurelles et organisationnelles nécessaires pour l’amélioration du rendement de l’administration, de manière à garantir la prise en charge des besoins et des doléances des citoyens et à répondre à leurs aspirations sur tous les plans.

Pour atteindre ces objectifs, le Premier ministre a donné aux ministres toutes les données relatives à la méthodologie et aux normes du travail gouvernemental , les appelant à les respecter en permanence, s’agissant des références essentielles sur lesquelles repose le travail gouvernemental, conformément au programme électoral du Président de la République qui est contenu dans la politique générale du gouvernement et dans les stratégies et plans d’action sectoriel ainsi que dans les charges confiées aux ministres et la stratégie de développement accéléré et de bien être partagé.

©️ Crédit source : https://fr.ami.mr/Depeche-63571.html

✓Politique | Cérémonie de la mise en place d’une cellule communale du parti RAG à Dafort (Guidimagha)

Jeudi 31 Mars 2022 à Dafort, chef-lieu de la commune du même nom, s’est tenue une rencontre citoyenne entre plusieurs membres et militants du parti RAG. Le parti Radical Pour une Action Globale, l’aile politique de l’ONG abolitionniste mauritanien IRA du président Biram Dah Abeid, s’inscrit dans une dynamique d’implantation dans différentes localités de l’intérieur du pays.

Lors de cet événement d’échanges fructueux avec la présence de cadres du parti venus de Ould yenge et Selibaby, et des représentants de différentes localités de la Commune, une instance dirigeante a été mise en place au niveau local.

~ Quelques photos :

✍🏾 KS pour le BLOG

✓Mauritanie | Nomination d’un nouveau gouvernement

ALAKHBAR (Nouakchott) Le ministre secrétaire général de la Présidence de la République mauritanienne Yahya Ould Waghf a annoncé jeudi, le nouveau gouvernement de Mohamed Ould Bilal, lequel a été reconduit au poste de premier ministre 24 heures après sa démission.



– Ministre de la Justice / Mohamed Mahmoud Ould Cheikh Abdoulah Ould Boya



– Ministre des Affaires étrangères de la coopération et des mauritaniens de l’extérieur/ Mohamed Salem Ould Marzoug



– Ministre de la Défense nationale / Hanana Ould Sidi



– Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation / Mohamed Ahmed M



– Ministre de l’Économie / Ousmane Mamoudou Kane



– Ministre des Finances / Isselmou Mohhamed Mbaye



– Ministre des Affaires Islamiques / Dah Ould Sidi Ould Amar Taleb



– Ministre de l’Éducation nationale, porte-parole du Gouvernement / Mohamed Melainine Ould Eyih



– Ministre du Pétrole, des Mines et de l’Énergie / Abdessalem Ould Mohamed Saleh



– Ministre de la Fonction publique et du Travail / Mohamed Abdelllah Othman



– Ministre de la Santé / Mokhtar Ould Dahi



– Ministre de la Transformation Numérique / Cheikh Kebir Moulaye Taher



– Ministre des Pêches / Mohamed Ould Abdine Ould Maïev



– Ministre du Commerce et du Tourisme / Lemrabott Ould Bennahi



– Ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme / Sid’Ahmed Ould Mohamed



– Ministre du Développement rural / Mohamed Ould Sweidatt



– Ministre de l’Agriculture / Adama Bocar Sogo



– Ministre du Travail et de la Formation professionnelle / Lalia Camara



– Ministre de l’Équipement et des Transports / Mokhtar Ould Ahmed Yedali



– Ministre de l’hydraulique et de l’Assainissement / Sidi Mohamed Taleb Amar



– Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique / Mohamed Lemine Ould Abi



– Ministre de la Culture, des Sports et des Relations avec le Parlement / Khattar Ould Cheibani



– Ministre du Travail social / Safiya Mint Intaha



– Ministre de l’Environnement / Aissata Oda Diallo



– Ministre, Secrétaire général du gouvernement / Zainab Mint Ahmedna

©️ Crédit source : http://fr.alakhbar.info/16374-0-Mauritanie-nomination-dun-nouveau-gouvernement.html

✓Le président de la République s’en prend à l’administration : A quand le coup de balai ?

Le Calame – Après son discours à Ouadane puis sa sortie en Espagne sur l’état de pauvreté du pays, le président de la République s’est adressé, il y a quelques jours, aux autorités administratives du pays (walis).

Et le moins qu’on puisse dire est que le président-marabout n’est pas passé par quatre chemins : ce fut une véritable charge contre ses représentants auprès des citoyens dans les régions, ces hauts fonctionnaires censés apporter des solutions à des problèmes immédiats ; à défaut, les remonter au sommet. Le diagnostic est accablant : l’administration est nulle, incompétente, improductive…

Nous sommes en train de récolter les conséquences des formations « approximatives » de nos administrateurs et de leurs recrutements complaisants, du népotisme institué depuis des années par les gouvernants.

Les déclarations du ministre des Affaires économiques et des secteurs productifs sur l’exécution des projets de l’État en est une illustration parfaite. Notre pays a fait preuve d’incapacité à absorber les financements dont il a bénéficié de la part des partenaires techniques et financiers. Un désaveu qui restait sans suite au niveau de la présidence de la République.

Ce que dit le Raïs n’est pas nouveau : presque tous les mauritaniens qui ont un jour eu à faire à cette administration le savent. En plus de son incompétence, elle brille ordinairement par la discrétion de son zèle et son inaccessibilité. Walis et Hakems sont, soit occupés, soit absents de leur bureau. En certains endroits, c’est parce qu’il ne parle pas la langue des populations locales ou refuse de parler la langue de l’administration, comme le français par exemple, que l’un ou l’autre est inaccessible.

Après la vacation du matin et le compte-rendu des mains courantes, nos administrateurs civils et de sécurité en région occupent le reste de leur temps au téléphone à s’informer de ce qui se passe à Nouakchott, écouter les ragots des agents dits de renseignements, s’enquérir du sort du bétail, etc.

Nos walis s’intéressent aussi à l’ouverture du moindre séminaire qui se tient dans leur coin, histoire d’en récolter perdiem et carburant. S’occuper de comment améliorer les conditions de vie des gens ne les préoccupe guère, sauf s’il y a des terrains à distribuer ou l’ordre venu « d’en haut » de régler un problème d’eau, de santé ou d’école : là, ils s’agitent.

Mais la médiocrité ne touche pas que l’administration territoriale, elle gangrène tout le corps du pays. Rendez-vous dans les services des départements ministériels de la capitale, ou ceux d’état-civil : vous en sortirez dégoûté par les lenteurs, la nonchalance des fonctionnaires et agents, leur ignorance même. Bien habillés, bien calés dans leurs fauteuils, ils daignent à peine, scotchés à leur téléphone ou ordinateur, sinon carrément dédaignent, à vous répondre. S’agit-il de produire un document ? Vous voilà à aller et venir. Nos fonctionnaires et agents ne se décarcassent qu’à la condition d’en tirer profit pécuniaire.

Société malade

Et en avant la corruption ! En avant les travaux de réhabilitation, constructions et autres aménagements, afin d’en tirer des commissions ! De purs cosmétiques pour voler l’argent du pays ! Comment un fonctionnaire de l’État peut-il rouler en VX ou V8, loger dans un palais ? En volant ou recourant à des activités illicites, genre trafics de drogues, de voitures, voire d’armes, le tout dans une complaisance et une impunité assurée pour les malfrats et les carambouilleurs ! Mais d’où nous est venue cette médiocrité, ce souci permanent de toujours amasser de l’argent, à exhiber un luxe insolent et frustrant ?

De l’école à deux vitesses. Si notre société est malade, c’est parce que son école l’est aussi. Médiocre à tous les niveaux (primaire, secondaire, supérieur, centre de formations…), faute à de mauvais enseignements, mauvaises formations des enseignants, réformes en cascade nourries d’idéologies discriminatoires. Dans notre système d’enseignement, les élèves ne redoublent quasiment plus, les notes sont gonflées, falsifiées…

Certains ont la « chance », d’autres non. La triche a ruiné l’école et gangrené la société mauritanienne. Au lieu de réfléchir sur l’école d’aujourd’hui pour envisager la société de demain, nous, on palabre, boit du thé, applaudit et se sépare. Ce fut le cas de nos dernières journées nationales de concertations sur la réforme de l’Éducation. Nos élèves apprennent à tricher, c’est-à-dire à voler, dès l’enfance. Comment les empêcher de carotter les biens publics, alors qu’ils voient leur propre père entretenir un train de vie avec des moyens douteux ?

Devenus fonctionnaires, nos enfants copient et collent la vie de leur famille. Si, aux États-Unis, les jeunes américains apprennent à se considérer, dès leur plus jeune âge, supérieurs à tous les autres – dans la réussite bien évidemment – ici, en revanche, c’est à tricher qu’on leur apprend, dès l’école primaire voire le préscolaire…

Voilà comment ils se retrouveront à dérober l’argent : marchés de complaisance, voitures, terrains, armes… à trafiquer les médicaments, les documents d’impôt…tout et n’importe quoi, en somme ! La triche s’est incrustée dans notre ADN. Certains veulent de l’argent, beaucoup d’argent et tout de suite. Un fonctionnaire ou un homme d’affaires l’amasse en quelques petites années, il lui suffit d’avoir un « piston », de savoir graisser la patte ou « bien » tricher.

Chez nous, on a vu des personnes fêter la libération de prison des leurs accusés de corruption, en offrant en cadeau des chameaux immolés publiquement. On a entendu des fonctionnaires dire qu’il leur est impossible de vivre dans la misère alors qu’ils gèrent des milliards de l’État. Le tribalisme et l’incivisme sont venus couronner le tout, portant un coup fatal à la gouvernance, à la démocratie et au vivre ensemble.

Le diagnostic de Mohamed ould Ghazwani est certes accablant, c’est un réquisitoire sans équivoque pour toute la société mauritanienne. Reste maintenant la sentence.

Que va faire le président de la République après cette sortie salée contre les walis ? Inviter les incapables à démissionner serait sans effet. Pas grand-chose donc à attendre de ce côté-là. Le président ne connaît-il pas les walis, ministres, chefs de projets et directeurs incapables ? Il doit avoir le courage de les vider. Mais le problème est que, depuis son arrivée au pouvoir, il hésite à se débarrasser des brebis galeuses et des casseroles qu’elles traînent. Et Dieu sait combien il y en a dans son entourage immédiat, gouvernement, parti et administration !

Au lieu de nettoyer les écuries d’Augias, il continue à recycler les fonctionnaires connus pour s’être vautrés dans la gabegie. Quoique leur gestion décriée soit plus que notoire, certains continuent à occuper des places de choix dans l’Administration.

On a attendu en vain un coup de balai dans cette galaxie. Surtout après la réunion du Raïs avec les ministres de l’Urbanisme et de l’aménagement du territoire, de l’Équipement et des transports et du délégué de Taazour où il leur aurait exprimé son mécontentement devant les lenteurs dans l’exécution de ses engagements électoraux.

Que s’est-il passé après ? Rien. Aujourd’hui qu’il a fini de poser le diagnostic au niveau de l’administration, va-t-il la débarrasser des incapables ? Va-t-il enfin rendre opérationnelle la commission nationale de décentralisation fondée depuis des mois et dont on attend le décret d’application ? Va-t-il enfin rétablir les victimes d’injustice dans leurs droits, comme il s’y était engagé lors de sa campagne à la présidentielle 2019 ?

Aura-t-il enfin une oreille sensible à tous ceux qui dénoncent les inégalités, les injustices, les promotions monocolores ? Va-t-il enfin mettre fin à la gabegie qui se poursuit depuis trois ans, mettre de l’ordre dans les spéculations sur des denrées de première nécessité ? Le président peut être animé de bonnes intentions mais les Mauritaniens attendent de lui des actes. Les irrégularités relevées par l’IGE ou la Cour des comptes sur la gestion du fonds COVID, la disparition de près d’un millier de voitures de l’État n’offrent-elles pas l’occasion pour le Palais de sévir ?

Donner des numéros d’appel gratuit aux citoyens, comme l’a fait avec promptitude le ministère de la Santé, restera sans effet, on l’a vu avec les problèmes des pharmacies et les prix des denrées alimentaires. C’est un parcours du combattant qui ne vaut pas le coup : on ne vous répond pas et, quand cela arrive, les contrevenants signalés finissent toujours par échapper, interventionnisme aidant. Ici, les puissants bénéficient de l’impunité.

Ce genre de mesure est de nature à détourner de l’essentiel et risque de susciter une espèce de compétition au sein de l’Administration. Il faut agir, Président, il faut agir sans plus tarder !

Dalay Lam

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=755293

✓Flash info | Le gouvernement mauritanien a démissionné

Ce mardi 29 mars, par une brève communication, la Présidence de la république 🇲🇷 via sa page officielle Facebook annonce que le premier ministre Ould Bilal a remis la démission de son équipe gouvernementale au président Mohamed Cheikh El-Ghazouani. Et que ce dernier l’a acceptée. Un événement qui survient après quelques sorties médiatiques laissant entendre que le raïs mauritanien au pouvoir depuis août 2019, est de plus en plus remonté et insatisfait de la marche des affaires publiques dans le pays.

Ainsi les spéculations sont ouvertes en attendant la désignation d’un nouveau gouvernement.

~L’élément Page officielle FB Présidence 🇲🇷

✍🏾 KS pour le BLOG

✓NOUVEAU DÉCOUPAGE ADMINISTRATIF DE LA CAPITALE NOUAKCHOTT ET CRÉATION DE 23 NOUVELLES COMMUNES…

Les services du ministère de l’Intérieur sont en train de finaliser un découpage administratif au niveau de la capitale, Nouakchott .



Ce découpage permettra la création de 23 communes , tout en conservant le même nombre des moughataas

Dans les détails de ce découpage , qui sera bientôt approuvé par le Conseil des ministres, trois municipalités seront établies dans chacune des moughataas de : Arafat , Toujounine , Tevragh Zeina, Al Mina et Teyaret

Deux municipalités seront établies dans chacun des départements de : Sebkha ;Leksar ; Riyad et Dar Naim .

Chaque municipalité aura un statut de centre administratif doté d’un certain degré d’autonomie administrative . Le nombre de ces nouveaux centres sera : 23 municipalités.

Le découpage administratif en question, s’est fondé sur l’extension géographique et la taille démographique de chaque moughataa.

Selon les sources qui ont rapporté l’information, ce nouveau découpage vise à contrôler la situation administrative et sécuritaire de la capitale, qui a connu une croissance horizontale rapide au cours des dernières années.



Source : http://www.elbadil.info/new/node/13506

Traduit par adrar info

©️ Crédit source : http://adrar-info.net/?p=73495

✓Réforme de l’éducation : le projet de la loi d’orientation inquiète les associations Pulaar, Ouolof et Soninké

Le Calame – Dans une conférence de presse qu’elles ont tenue le jeudi 24 mars 22 à la Socogim PS, les associations pour la promotion des langues Pulaar, Soninké et Ouolof expriment leur préoccupation par rapport à la loi d’orientation consécutive à des journées de concertations nationales, elles ont marqué leur désaccord avec le libellé de plusieurs titres, chapitres et articles de celle-ci.

En effet, après avoir pris connaissance de son contenu, les représentants de ces associations considérèrent même qu’elle signe un net recul, voire même une contraction avec les recommandations des journées de concertations sur le système éducatif mauritanien.

En effet, ces organisations qui se battent depuis des années pour l’officialisation et l’introduction des langues nationales Pulaar, Soninké et Ouolof dans le système éducatif mauritanien relèvent beaucoup d’anomalies dans ce projet expliqué, il y a quelques semaines aux partenaires techniques et financiers par le ministre.

Ainsi au niveau des finalités liées à l’instruction, les associations estiment que la diversité culturelle et linguistique du pays n’est pas respectée, l’équité des langues nationales est foulée au pied par des formulations pernicieuses.

Comme au tire II et tire III et V. Dans ce dernier, on peut lire au chapitre 2 – « Des langues, il est écrit: « instaure une nouvelle politique linguistique nationale instituant l’enseignement du Pulaar, du Soninké et du Wolof, en tant que langues nationales renforçant l’enseignement de l’arabe en tant que langue nationale et officielle ».

Or, selon le rapport général, « toutes nos langues nationales s’équivalent au regard de notre devise nationale : honneur, fraternité, justice ».

Autre contradiction relevée, la section I du tire V : de l’enseignement des langues nationales », stipule que « l’enseignement est dispensé en langue arabe à tous les niveaux d’éducation aussi bien dans les établissements publics que privés d’éducation et d’enseignement » et que « l’enseignement des autres langues nationales, (Pulaar, Soninké et Ouolof) est introduit, promu et développé dans le système éducatif en fonction de la demande exprimée pour chacune de ces langues, le cas échéant ».

Les représentants des associations culturelles nationales ont observé que l’arabe a la primauté même au niveau de l’enseignement des adultes et du préscolaire ; une chose inadmissible dans la mesure où cela consacre la supériorité de cette langue sur les autres, faisant fit de l’importance pour l’enfant de commencer l’enseignement par sa langue maternelle et oubliant -à dessein peut-être – que pour consolider l’unité nationale, tous les enfants mauritaniens doivent apprendre au moins une autre langue nationale en plus de leur langue maternelle. Les journées de concertations ne devraient-elles éveiller nos décideurs ?

Face à une loi qui apparait comme discriminatoire, les associations ont rapidement saisi le ministre de l’éducation pour attirer son attention sur les contractions flagrantes contenues dans la loi d’orientation et leurs conséquences fâcheuses sur l’avenir des langues nationales Pulaar, Soninké et Ouolof et sur l’unité nationale.

Elles ont formulé plusieurs amendements à introduire dans la loi d’orientation pour redresser les insuffisances qu’elle porte. Pourtant beaucoup de spécialistes avaient exprimé leur scepticisme à la lecture des recommandations des journées de concertations.

Le président des Forces Progressistes du Changement (FPC), M. Samba Thiam avait trop tôt exprimé ses craintes. « Les journées de concertations se sont déroulées dans un flou complet et leurs recommandations sont loin d’être consensuelles », avait-il dit.

Parole d’un inspecteur de l’enseignement. L’école Républicaine, un des engagements du président de la République passera-t-elle par perte et profit pour ces 3 autres « langues nationales ».

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=755150