Sahara Médias – Le ministère mauritanien des finances a annoncé avoir identifié 961 voitures, de différentes marques, appartenant à l’état qui ont disparu entre 2015 et 2020 et promis de les récupérer.
Dans un communiqué qu’il a publié, le ministère a déclaré que dans le cadre de la politique de contrôle des biens de l’Etat, il a initié un inventaire complet des biens mobiliers et immobiliers, au début de l’année dernière, qui a permis déjà de découvrir la disparition de 961 voitures, ajoutant que l’inspection se poursuivait encore.
Les premiers résultats, selon le communiqué du ministère, 505 véhicules de différentes marques ont disparu, 304 ont été octroyées illégalement, 60 ont disparu en quelques années après leur sortie du garage administratif, munies d’ordres de missions, en plus de 92 véhicules avec des immatriculations ordinaires offerts à des n’ayant pas droit.
Le ministère a tenu à préciser que ces premières inspections n’ont pas concerné tous les départements ou établissements concernés par l’inspection, ajoutant que celle-ci va se poursuivre.
Il a révélé avoir pris « des mesures préventives » pour recenser les biens de l’état après avoir découvert de graves dysfonctionnements lors de cette inspection entamée au début de l’année dernière.
Les nouvelles mesures prévoient l’enregistrement comptable du parc transféré à l’état, contrôler la numérotation officielle de ce parc, fixer la procédure d’acquisition des voitures au profit des bureaux de contrôle et de gestion dans le cadre des marchés publics, le suivi et la récupération la flotte disparue.
Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, s’est réuni, jeudi après-midi, au Palais présidentiel à Nouakchott, avec les premiers responsables de l’administration territoriale, les walis.
L’entretien s’est déroulé en présence du premier ministre, du ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, et du directeur de Cabinet du Président de la République, et d’un chargé de mission à la Présidence de la République.
Ouvrant la rencontre, Son Excellence le Président de la République a souligné que le but de la réunion n’est pas de rappeler aux walis les tâches fondamentales dont ils sont investis, et qui vont de la représentation du Président de la République à la mise en œuvre des politiques du gouvernement au niveau de la wilaya ; le succès du gouvernement et de l’Etat en général dépend de la capacité de l’administration locale à atteindre les objectifs des politiques publiques de manière efficace et efficiente.
Il a souligné que les walis doivent constamment surveiller de près les conditions des citoyens, ce qui représente la première condition du rapprochement de l’administration du citoyen.
Il a ajouté que pour l’administration régionale, la priorité des priorités doit être réservée à la recherche de résolutions pour les problèmes auxquels les citoyens seraient confrontés.
Son Excellence a souligné que la première chose qui devrait être évidente dans le contenu et les significations contenues dans le discours de Ouadane, en rejetant la hiérarchie et les faux stéréotypes, est le traitement de l’administration locale avec les citoyens, et que les gouverneurs, dans leur conduite des affaires publiques, et dans toutes les décisions qu’ils prennent, doivent donner aux citoyens le sens de l’égalité, de la dignité et la capacité de réaliser le droit sans médiation ni considération autre que la citoyenneté.
Son Excellence a souligné que les rapports liant l’administration aux citoyens doivent refléter en premier lieu le contenu du discours de Ouadane qui rejette la hiérarchisation sociale et les faux stéréotypes. Il a également rappelé que les walis doivent, dans leur conduite des affaires publiques, veiller à ce que le citoyen jouisse pleinement l’intégralité de sa dignité et puisse se sentir capable d’exercer ses droits sans médiation ni considérations autres que la citoyenneté.
Son Excellence le Président de la République a indiqué que l’année en cours est une année exceptionnelle en ce qui concerne le cheptel, et par conséquent les walis doivent porter une grande attention à la distribution des fourrages, veiller à leur équité, et empêcher toute forme de spéculation, quel qu’en soit le prix.
Son Excellence a fait remarquer que des informations indiquent que parfois le forage de puits artésiens est empêché et que d’autres puits existants ne sont pas autorisés à être exploités à cause de stériles conflits fonciers sur des terres publiques inexploitées, soulignant que ces conflits doivent être tranchés.
Le Président de la République a souligné la nécessité d’être vigilant aux frontières dans les circonstances exceptionnelles que traverse la République du Mali, et a exhorté les walis dans ce contexte à prendre conscience de la gravité de la situation et à prêter attention à la dimension diplomatique de leurs fonctions aux frontières et travailler pour améliorer et éduquer les citoyens à ne pas entrer en terres maliennes sauf pour nécessité impérieuse.
En conclusion, Son Excellence le Président de la république a souligné au premier ministre la nécessité de tenir des réunions entre les walis et les différents ministères pour resserrer la coordination et établir un mécanisme pour assurer une communication permanente.
Adrar-Info – Le président MohamedOuld Ghazouani a déclaré que l’administration mauritanienne souffre d’importants dysfonctionnements, ajoutant que le citoyen a perdu confiance en elle.
Dans un discours prononcé , lors de la cérémonie de remise des diplômes à un groupe d’étudiants de l’École nationale d’administration, il a souligné que la présidence reçoit chaque semaine un grand nombre de messages qui évoquent les problèmes des citoyens, ajoutant que nombre de ces problèmes peuvent être résolus rapidement, si l’administration fait son travail comme il se doit.
Ould Ghazouani a appelé tous les responsables à prendre leurs responsabilités, ajoutant que chaque responsable gouvernemental devrait remédier aux manquements ou laisser son poste à quelqu’un d’autre.
Il a critiqué l’absence d’un département chargé dans tous les ministères de recevoir les doléances et plaintes des citoyens et de les diriger vers le département concerné pour résoudre leurs problèmes.
Il a cité des exemples qui, selon lui, révèlent l’ampleur des manquements dont souffre l’administration dans le pays, notamment ce que fait la société des eaux (SNDE) « qui laisse les factures domestiques s’accumuler, puis ses services coupent l’eau aux citoyens sans préavis et pendant le week-end ».»
Il a ajouté que parmi ces manquements également : Ce qui se passe au niveau de l’administration régionale où les walis ne visitent pas les zones qu’ils gouvernent et ne prennent pas des décisions de résolution des conflits liés aux points d’eau et aux terres agricoles.
Ould Ghazouani a déclaré que le les gouverneurs donnent l’impression qu’il n’y a pas de problèmes, « alors que le but de leur mission est de trouver une solution aux problèmes des citoyens, pas de donner l’image qu’il n’y a pas de problèmes ».
Entre compromis et compromission, il y a une grande différence, un gouffre même.
Quand le président de l’Initiative pour la Résurgence d’un mouvement Abolitionniste en Mauritanie (IRA), le député Biram Dah Abeid, scelle son amitié déclarée avec le Président Ghazouani, par la tenue, à Nouakchott, et avec l’appui du Commissariat aux droits de l’homme et à l’action humanitaire, s’il vous plaît, d’un colloque sur l’esclavage, le fait est loin d’être anodin. C’est un changement notoire dans la perception officielle d’un phénomène que les pouvoirs qui se sont succédé en Mauritanie ont toujours nié, alors que les militants des droits de l’homme convaincus, comme BDA, faisaient de la dénonciation, ici et ailleurs, « l’arme de destruction massive » de leur combat contre une pratique d’un autre âge.
Et là, il faut bien admettre que BDA a raison quand il dit avoir trouvé « son ami » en la personne du président Ghazouani. Non seulement, l’homme fort de la Mauritanie depuis août 2019 a stoppé la chasse aux sorcières dont IRA et son président étaient les cibles durant toute la décennie 2009-2019 mais son discours à Ouadane, porté sur les fonds baptismaux par l’Union Pour la République (UPR), le parti au pouvoir, comme le discours fondateur de l’équité pour tous, a pris fait et cause pour les victimes – toutes les victimes -, des pratiques abjectes qui avaient cours dans le pays et de ce qu’elles entretiennent, aujourd’hui encore, comme marginalisation, condescendance et menace pour l’unité nationale.
Le discours de Ghazouani, plein de sagesse et de compréhension, rejoint ainsi le combat de Biram pour que la lutte contre l’esclavage – ou ses séquelles – devienne l’affaire de tous les Mauritaniens. Ils répondent aussi à ce dicton de chez nous qui présume, à raison, que quand le fardeau (d’une cause?) est porté par un groupe, il ne pèse plus (rvoud jma’a riich).
Aussi, l’implication effective de l’État dans la lutte contre l’esclavage et ses séquelles permet à IRA, et à toutes les organisations de défense des droits de l’homme, de travailler dans un cadre autre que celui où la confrontation prenait le pas sur la coopération dans des affaires qui sont, en réalité, du ressort de la justice. Mais la démission de celle-ci, prise en otage par des forces rétrogrades, avait poussé des organisations, comme IRA, à bâtir leur stratégie sur la lutte et le sacrifice. Une approche payante, à la longue, mais jamais appréciée à sa juste valeur par ceux qui ne voient les choses qu’en blanc ou noir.
L’ex ministre, Nebghouha Mint Haba, a informé les autorités de sa démission de la présidence du Conseil national de l’éducation, ont révélé des sources généralement bien informées. Raison invoquée : l’échec de ses efforts déployés pour lancer les travaux du conseil dans des conditions raisonnables, ajoutent les sources précitées.
Mint Haba a reconnu avoir voulu travailler avec les membres du Conseil, afin d’orienter les politiques du gouvernement et de permettre la mise en place d’un système éducatif capable de renforcer les avancées du pays en matière de cohésion sociale, souhaitant que le autorités choisissent l’un des membres du conseil pour se charger de cette mission, indique-t-on.
Nebghouha avait été nommée en juillet dernier à la tête du Conseil national de l’éducation, qui comprend 23 conseillers et relève directement de la Présidence.
Du 5 au 6 Mars 2022 s’est tenu à Rosso, capitale de la Wilaya du Trarza, le premier congrès régional du Parti Rag sous la présidence de Monsieur Oumar Yali Président du Parti et la Présidence d’honneur de l’honorable député le Président Blram Dah Abeid .
Le congrès de Rosso est le premier maillon d’une série de ce genre qui sera organisée dans toutes les capitales régionales du pays pour prendre contact avec les populations, s’enquérir de leurs préoccupations et préparer le futur congrès national du parti Refondation pour une Action Globale (RAG).
A Rosso, et pendant deux jours, les congressistes venus des sept Moughataa de la Wilaya ont suivi des exposés sur l’historique, les principes et objectifs du Parti ainsi que sur les textes qui le régissent, les expropriations des terres agricoles, expropriations liées en majorité à l’esclavage par ascendance mais également à la dépossession pure et simple des agriculteurs propriétaires traditionnels. Les congressistes ont aussi écouté des exposés sur le port de Ndiago, sur l’agriculture dans la vallée, sur les prestations des services sociaux, sur la montée des prix et les rapports des délégués départementaux sur les conditions de vie des populations dans les différentes Moughataa de la Wilaya. C’est dans ce cadre que les délégués ont eu à faire ressortir toutes les difficultés que rencontrent les populations de la wilaya du Trarza en général et la capitale régionale Rosso en particulier.
Les problèmes posés par les citoyens concernent entre autres :
✓L’accaparement des terres dont les victimes sont les populations noires qui, depuis siècles, les cultivent. Souvent ces dépossession sont l’œuvre de chefs tribaux , des notables avec la complicité d’une administrations à leur solde.
✓Le Problème de l’éducation , les infrastructures scolaires et l’absence du corps enseignant dans certaines localités.
✓Le problème de l’état civil qui demeurent un problème récurrent non encore résolu
✓La flambée vertigineuse dss prix sans aucune intervention réelle de l’état pour leur stabilisation
✓Le problème des infrastructures sanitaires, sportives et le manque de personnel médical.
✓Le problème de l’eau potable dans la ville de Rosso et dans certaines localités de la region
✓Le problème de l’agriculture et de l’ élevage en général par un manque d’assistance aux vrais acteurs et par une discrimination dans la distribution des aides et financements accordés par l’état.
✓La situation d’injustice que vivent certaines populations pour avoir accès à leurs droits légitimes tels que l’état civil , les documents pour authentifier la pleine possession de leurs terresancestrales.
A la clôture de ce congrès régional , le Parti Rag tient à rappeler à l’état par ses démembrements de prendre en charge les problèmes des citoyens , les écouter , et apporter des solutions rapides justes et équitables. A l’issue de ce congrès , le parti Rag organisera d’autres congrès régionaux dans toutes les régions du pays et pour finir par un congrès national à Nouakchott.
Le ministre de l’Intérieur MohamedSalem Ould Merzoug a demandé aux walis des régions par voie d’une lettre confidentielle, de lui fournir des informations sur les forces politiques présentes dans leurs circonscriptions, classées selon leur importance, ainsi que les courants politiques et leurs principaux dirigeants.
Dans la correspondance dont copie est parvenue à Alakhbar info, le ministre a averti les gouverneurs que ces informations «ont un caractère absolument confidentiel ».
Il leur a demandé de transmettre directement les informations sous forme de format « WORD/PDF » au directeur général des affaires politiques et des libertés publiques via son numéro de contact WhatsApp.
Le ministre a déclaré que cette démarche s’inscrit dans le cadre de ce qu’il a qualifié de « cartographie politique nationale ».
Tribune de Genève – Le Conseil constitutionnel a validé lundi 12 candidatures pour le premier tour de la présidentielle d’avril, comme en 2017, dont celle du NPA Philippe Poutou, sur laquelle existait encore une incertitude, a annoncé son président Laurent Fabius dans une déclaration diffusée par vidéo. «Ce matin, conformément à la Constitution et aux textes en vigueur, le Conseil constitutionnel a arrêté la liste officielle des candidates et candidats pour l’élection à la Présidence de la République qui aura lieu les 10 et 24 avril prochains», a expliqué Laurent Fabius.
Il a précisé avoir reçu 13’672 parrainages d’élus, dont 13’427 ont été validés.
500 signatures nécessaires
Les 12 candidats, qui ont obtenu les 500 signatures nécessaires dans au moins trente départements différents sont, dans «l’ordre officiel» établi par tirage au sort: Nathalie Arthaud (LO), Fabien Roussel (PCF), Emmanuel Macron (LREM), Jean Lassalle (Résistons!), Marine Le Pen (RN), Eric Zemmour (Reconquête!), Jean-Luc Mélenchon (LFI), Anne Hidalgo (PS), Yannick Jadot (écologiste), Valérie Pécresse (LR), Philippe Poutou (NPA) et Nicolas Dupont-Aignan (DLF).
Le Conseil constitutionnel s’est aussi assuré du «consentement» des candidats à participer à l’élection et a «constaté» le dépôt d’une déclaration de patrimoine et d’une autre d’intérêt et d’activité, a précisé Laurent Fabius.
Philippe Poutou, déjà candidat en 2017 et 2012, a été le dernier à se joindre à la liste. Le conseiller municipal de Bordeaux ne disposait que de 439 parrainages jeudi, selon le dernier comptage publié.
En revanche, François Asselineau, candidat favorable au Frexit qui était en lice il y a cinq ans, ne pourra pas se présenter à nouveau cette année.
Le député et président de l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA), Birame Dah Abeid, a présidé en compagnie de l’ancien ministre Oumar Ould Yali, le premier Congrès du parti Radical pour une Action Globale (RAG) qui s’est ouvert samedi 5 mars 2022 à Rosso, capitale de la Wilaya du Trarza. Au menu, les prochains combats électoraux, l’opposition contre le poids des chefferies traditionnelles et le problème foncier.
La capitale du Trarza, Rosso, a abrité le 5 mars 2022 le démarrage des travaux du 1er Congrès du parti RAG, en présence des représentants du parti dans les différents villages, villes et localités de la région.
L’ouverture du Congrès a été marquée par quelques versets du Saint Coran et le mot de bienvenue du Coordinateur régional du parti RAG au niveau du Trarza, Mohamed Mahmoud Ould Bilal qui a souhaité la bienvenue au président de IRA, Birame Dah Ould Abeid et au président du parti RAG, Oumar Ould Yali.
Le gros des discours a été prononcé par Birame Dah Abeid qui a abordé plusieurs thèmes, d’abord les objectifs du parti RAG et du présent congrès, l’attaque contre les chefferies traditionnelles qui constituent selon lui, les principales entraves à l’exercice démocratique et enfin, la question du foncier qui hante la paysannerie locale.
RAG, bras politique du mouvement IRA
Sans détour, Birame Dah Abeid a bien avoué que le parti RAG n’est autre que le bras politique du mouvement IRA qu’il dirige et à travers lequel il compte accéder au pouvoir et au sommet de l’Etat. Son horizon se porte déjà sur les élections futures de 2023-2024 et la présidence de la République, mais aussi les postes électifs au niveau communal et législatif.
C’est dans ce cadre qu’il a exhorté les bureaux exécutifs du mouvement IRA et du parti RAG ainsi qu’à leurs militants à conjuguer leurs efforts jusqu’à la victoire finale.
Rosso, une ville délaissée et une chefferie traditionnelle fossoyeuse des choix électifs
Birame a brossé un tableau sombre de la ville de Rosso, ville fantôme au visage balafré et dont la jeunesse et la population, selon lui, sont pris entre l’étau du chômage et l’enclume du bradage de leur économie par une élite gangrénée par la corruption et le mauvais usage du pouvoir politique. Par la suite, il s’est attaqué à la chefferie traditionnelle qu’il accuse d’être le véritable obstacle à l’émergence d’un Etat démocratique et égalitaire.
A ce propos, Birame distingue deux catégories de chefs tribaux et religieux. Ceux qui sont loin de la politique et de ses magouilles, pour lesquels il dit vouer le respect le plus absolu. Et une chefferie traditionnelle qui a trempé, selon lui, dans toutes les magouilles électorales et qui est à l’origine de de toutes les fraudes en faveur du pouvoir en place. C’est contre cette catégorie qu’il faut se dresser, a-t-il invectivé ses partisans en substance. « Le temps des bureaux de tel chef ou de telle tribu, dont certains n’hésitent pas à franchir les frontières de la région pour déporter de faux électeurs, est révolu » a-t-il martelé.
Il en appelé à la vigilance de ses partisans, mais aussi à la fermeté des autorités chargées de superviser les élections, notamment la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), les autorités administratives, militaires et sécuritaires pour que les prochaines élections ne soient entachées d’aucune irrégularité
L’esclave foncier et la dépossession des terres cultivables
Birame Dah Abeid a ensuite dénoncé les exactions subies par la paysannerie locale au niveau de la région du Trarza, notamment les masses laborieuses haratines et négro-mauritaniennes, les véritables exploitants des terres agricoles, a-t-il soutenu en substance. Selon lui, les terres de la Chemama sont bradées au profit d’une oligarchie dont le seul lien à la terre est spéculatif.
Pour déposséder des terres ancestrales dévolues au cours de plusieurs siècles par la voie traditionnelle, l’administration qui est la seule distributrice de documents administratifs qu’elle octroie selon ses désirs, utilise selon lui, ce prétexte pour déloger des habitats entiers au profit d’une classe prédatrice. Puissants commis de l’Etat, hauts gradés de l’armée, puissants commerçants et chefs tribaux et religieux auraient ainsi récupéré la quasi-totalité des terres agricoles de la Chemama, réduisant les anciens propriétaires en ouvriers agricoles, selon ses dires.
C’est à travers ces terres, dira-t-il en substance, que se sont engouffrés les milliards de prêts qui n’ont jamais été remboursés du défunt Union des banques de développement (UBD) et du Crédit Bancaires dont le lourd passif a été soldé par la volonté du Prince.
L’exemple du village de Niawlé a été cité en exemple, soulignant que ces habitants ont été dépossédés de leurs terres agricoles, réduisant plus de 300 famille à cultiver un espace de 20 hectares au lieu des centaines qu’elles possédaient, la même superficie qui a été accordée à un homme d’affaires.
Merci Ghazouani
Contrairement à ceux qui affirment que le Président Mohamed Cheikh Ghazouani n’a rien fait, Birame croit pour sa part qu’il a accompli ce qu’aucun de ses prédécesseurs n’a fait. Bref, pour lui, Ghazouani a beaucoup fait. La preuve, dira-t-il en substance, les rangs du mouvement IRA et du parti RAG se sont beaucoup élargis lorsque l’arme de la terreur a disparu et qu’ils sont désormais autorisés à mener leurs activités sans aucune contrainte ni entrave.
La disparition de la peur et de la répression a aussi permis selon lui, à beaucoup de personnes qui hésitaient à adhérer au parti RAG ou à IRA, à manifester ouvertement leur choix. Mais surtout, souligne Birame, Ghazouani a beaucoup contribué à sa dédiabolisation et fait oublier le monstre longtemps brandi par le régime précédent pour faire peur. « En m’ouvrant les portes du Palais présidentiel et en m’accordant souvent des audiences, le président Ghazouani a incité beaucoup à me reconnaître en tant que personnalité et notable avec qui il est possible de discuter » a-t-il illustré.
« Voter pour moi et vos terres vous seront restituées »
Enfin, après avoir écouté les doléances des congressistes, Birame a conclu ses interventions en demandant à ses partisans de s’armer de sincérité et d’abnégation, en se lançant sans coup férir dans une vaste campagne de sensibilisation pour son élection au poste de président de la République. En hassaniya, en wolof, pulaar et en français, Birame a déclaré que si les populations du Trarza veulent récupérer leurs terres spoliées, elles n’ont qu’à œuvrer pour son élection à la magistrature suprême en s’armant de la carte d’électeur et en s’inscrivant et en inscrivant massivement leurs proches sur les listes électorales.
Le Congrès se poursuit dimanche 6 mars avec des recommandations très attendues.
Essahraa – Dr Tfeila Mint Mohameden a été nommée, le mercredi 2 mars courant, au poste de wali de l’Inchiri. Elle succède à cette fonction à Saidou Sall, désigné par le Conseil des ministres, chargé de mission au cabinet du ministre de l’intérieur et de la décentralisation. Mint Mohameden est sortante de l’Ecole Nationale d’Administration.
Elle avait occupé, avant sa nomination au poste de wali, la fonction de cheffe du service de traduction au ministère de l’Intérieur, puis celle de directrice de la coopération, des études et de la programmation au même Département.
Elle est par ailleurs vice-présidente du conseil régional de la Région du Trarza
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