✓Communiqué sur le premier congrès régional du Parti Rag


Du 5 au 6 Mars 2022 s’est tenu à Rosso, capitale de la Wilaya du Trarza, le premier congrès régional du Parti Rag sous la présidence de Monsieur Oumar Yali Président du Parti et la Présidence d’honneur de l’honorable député le Président Blram Dah Abeid .

Le congrès de Rosso est le premier maillon d’une série de ce genre qui sera organisée dans toutes les capitales régionales du pays pour prendre contact avec les populations, s’enquérir de leurs préoccupations et préparer le futur congrès national du parti Refondation pour une Action Globale (RAG).

A Rosso, et pendant deux jours, les congressistes venus des sept Moughataa de la Wilaya ont suivi des exposés sur l’historique, les principes et objectifs du Parti ainsi que sur les textes qui le régissent, les expropriations des terres agricoles, expropriations liées en majorité à l’esclavage par ascendance mais également à la dépossession pure et simple des agriculteurs propriétaires traditionnels. Les congressistes ont aussi écouté des exposés sur le port de Ndiago, sur l’agriculture dans la vallée, sur les prestations des services sociaux, sur la montée des prix et les rapports des délégués départementaux sur les conditions de vie des populations dans les différentes Moughataa de la Wilaya.
C’est dans ce cadre que les délégués ont eu à faire ressortir toutes les difficultés que rencontrent les populations de la wilaya du Trarza en général et la capitale régionale Rosso en particulier.

Les problèmes posés par les citoyens concernent entre autres :

L’accaparement des terres dont les victimes sont les populations noires qui, depuis siècles, les cultivent.
Souvent ces dépossession sont l’œuvre de chefs tribaux , des notables avec la complicité d’une administrations à leur solde.

✓Le Problème de l’éducation , les infrastructures scolaires et l’absence du corps enseignant dans certaines localités.

✓Le problème de l’état civil qui demeurent un problème récurrent non encore résolu

✓La flambée vertigineuse dss prix sans aucune intervention réelle de l’état pour leur stabilisation

✓Le problème des infrastructures sanitaires, sportives et le manque de personnel médical.

✓Le problème de l’eau potable dans la ville de Rosso et dans certaines localités de la region

✓Le problème de l’agriculture et de l’ élevage en général par un manque d’assistance aux vrais acteurs et par une discrimination dans la distribution des aides et financements accordés par l’état.

✓La situation d’injustice que vivent certaines populations pour avoir accès à leurs droits légitimes tels que l’état civil , les documents pour authentifier la pleine possession de leurs terres ancestrales.

A la clôture de ce congrès régional , le Parti Rag tient à rappeler à l’état par ses démembrements de prendre en charge les problèmes des citoyens , les écouter , et apporter des solutions rapides justes et équitables.
A l’issue de ce congrès , le parti Rag organisera d’autres congrès régionaux dans toutes les régions du pays et pour finir par un congrès national à Nouakchott.



Rosso le 06 Mars 2022

©️ Crédit source : Réseaux Parti RAG

✓CONFIDENTIEL : LE MINISTRE DE L’INTÉRIEUR DEMANDE AUX WALIS DE FOURNIR UNE LISTE DES FORCES ET COURANTS POLITIQUES

Le ministre de l’Intérieur Mohamed Salem Ould Merzoug a demandé aux walis des régions par voie d’une lettre confidentielle, de lui fournir des informations sur les forces politiques présentes dans leurs circonscriptions, classées selon leur importance, ainsi que les courants politiques et leurs principaux dirigeants.

Dans la correspondance dont copie est parvenue à Alakhbar info, le ministre a averti les gouverneurs que ces informations «ont un caractère absolument confidentiel ».

Il leur a demandé de transmettre directement les informations sous forme de format « WORD/PDF » au directeur général des affaires politiques et des libertés publiques via son numéro de contact WhatsApp.

Le ministre a déclaré que cette démarche s’inscrit dans le cadre de ce qu’il a qualifié de « cartographie politique nationale ».



Source : http://alakhbar.info/?q=node/38946

Traduit par adrar info

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✓PRÉSIDENTIELLE FRANÇAISE : DOUZE CANDIDATS SUR LA LIGNE DE DÉPART POUR LE PREMIER TOUR

Tribune de Genève – Le Conseil constitutionnel a validé lundi 12 candidatures pour le premier tour de la présidentielle d’avril, comme en 2017, dont celle du NPA Philippe Poutou, sur laquelle existait encore une incertitude, a annoncé son président Laurent Fabius dans une déclaration diffusée par vidéo.
«Ce matin, conformément à la Constitution et aux textes en vigueur, le Conseil constitutionnel a arrêté la liste officielle des candidates et candidats pour l’élection à la Présidence de la République qui aura lieu les 10 et 24 avril prochains», a expliqué Laurent Fabius.

Il a précisé avoir reçu 13’672 parrainages d’élus, dont 13’427 ont été validés.

500 signatures nécessaires

Les 12 candidats, qui ont obtenu les 500 signatures nécessaires dans au moins trente départements différents sont, dans «l’ordre officiel» établi par tirage au sort: Nathalie Arthaud (LO), Fabien Roussel (PCF), Emmanuel Macron (LREM), Jean Lassalle (Résistons!), Marine Le Pen (RN), Eric Zemmour (Reconquête!), Jean-Luc Mélenchon (LFI), Anne Hidalgo (PS), Yannick Jadot (écologiste), Valérie Pécresse (LR), Philippe Poutou (NPA) et Nicolas Dupont-Aignan (DLF).

Le Conseil constitutionnel s’est aussi assuré du «consentement» des candidats à participer à l’élection et a «constaté» le dépôt d’une déclaration de patrimoine et d’une autre d’intérêt et d’activité, a précisé Laurent Fabius.

Philippe Poutou, déjà candidat en 2017 et 2012, a été le dernier à se joindre à la liste. Le conseiller municipal de Bordeaux ne disposait que de 439 parrainages jeudi, selon le dernier comptage publié.

En revanche, François Asselineau, candidat favorable au Frexit qui était en lice il y a cinq ans, ne pourra pas se présenter à nouveau cette année.

ATS

Via Cridem

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✓1er Congrès du parti RAG à Rosso, Birame Dah Abeid crie haro contre les notabilités traditionnelles

Le député et président de l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA), Birame Dah Abeid, a présidé en compagnie de l’ancien ministre Oumar Ould Yali, le premier Congrès du parti Radical pour une Action Globale (RAG) qui s’est ouvert samedi 5 mars 2022 à Rosso, capitale de la Wilaya du Trarza. Au menu, les prochains combats électoraux, l’opposition contre le poids des chefferies traditionnelles et le problème foncier.

La capitale du Trarza, Rosso, a abrité le 5 mars 2022 le démarrage des travaux du 1er Congrès du parti RAG, en présence des représentants du parti dans les différents villages, villes et localités de la région.

L’ouverture du Congrès a été marquée par quelques versets du Saint Coran et le mot de bienvenue du Coordinateur régional du parti RAG au niveau du Trarza, Mohamed Mahmoud Ould Bilal qui a souhaité la bienvenue au président de IRA, Birame Dah Ould Abeid et au président du parti RAG, Oumar Ould Yali.

Le gros des discours a été prononcé par Birame Dah Abeid qui a abordé plusieurs thèmes, d’abord les objectifs du parti RAG et du présent congrès, l’attaque contre les chefferies traditionnelles qui constituent selon lui, les principales entraves à l’exercice démocratique et enfin, la question du foncier qui hante la paysannerie locale.



RAG, bras politique du mouvement IRA

Sans détour, Birame Dah Abeid a bien avoué que le parti RAG n’est autre que le bras politique du mouvement IRA qu’il dirige et à travers lequel il compte accéder au pouvoir et au sommet de l’Etat. Son horizon se porte déjà sur les élections futures de 2023-2024 et la présidence de la République, mais aussi les postes électifs au niveau communal et législatif.

C’est dans ce cadre qu’il a exhorté les bureaux exécutifs du mouvement IRA et du parti RAG ainsi qu’à leurs militants à conjuguer leurs efforts jusqu’à la victoire finale.


Rosso, une ville délaissée et une chefferie traditionnelle fossoyeuse des choix électifs

Birame a brossé un tableau sombre de la ville de Rosso, ville fantôme au visage balafré et dont la jeunesse et la population, selon lui, sont pris entre l’étau du chômage et l’enclume du bradage de leur économie par une élite gangrénée par la corruption et le mauvais usage du pouvoir politique. Par la suite, il s’est attaqué à la chefferie traditionnelle qu’il accuse d’être le véritable obstacle à l’émergence d’un Etat démocratique et égalitaire.

A ce propos, Birame distingue deux catégories de chefs tribaux et religieux. Ceux qui sont loin de la politique et de ses magouilles, pour lesquels il dit vouer le respect le plus absolu. Et une chefferie traditionnelle qui a trempé, selon lui, dans toutes les magouilles électorales et qui est à l’origine de de toutes les fraudes en faveur du pouvoir en place. C’est contre cette catégorie qu’il faut se dresser, a-t-il invectivé ses partisans en substance. « Le temps des bureaux de tel chef ou de telle tribu, dont certains n’hésitent pas à franchir les frontières de la région pour déporter de faux électeurs, est révolu » a-t-il martelé.

Il en appelé à la vigilance de ses partisans, mais aussi à la fermeté des autorités chargées de superviser les élections, notamment la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), les autorités administratives, militaires et sécuritaires pour que les prochaines élections ne soient entachées d’aucune irrégularité

L’esclave foncier et la dépossession des terres cultivables

Birame Dah Abeid a ensuite dénoncé les exactions subies par la paysannerie locale au niveau de la région du Trarza, notamment les masses laborieuses haratines et négro-mauritaniennes, les véritables exploitants des terres agricoles, a-t-il soutenu en substance. Selon lui, les terres de la Chemama sont bradées au profit d’une oligarchie dont le seul lien à la terre est spéculatif.

Pour déposséder des terres ancestrales dévolues au cours de plusieurs siècles par la voie traditionnelle, l’administration qui est la seule distributrice de documents administratifs qu’elle octroie selon ses désirs, utilise selon lui, ce prétexte pour déloger des habitats entiers au profit d’une classe prédatrice. Puissants commis de l’Etat, hauts gradés de l’armée, puissants commerçants et chefs tribaux et religieux auraient ainsi récupéré la quasi-totalité des terres agricoles de la Chemama, réduisant les anciens propriétaires en ouvriers agricoles, selon ses dires.

C’est à travers ces terres, dira-t-il en substance, que se sont engouffrés les milliards de prêts qui n’ont jamais été remboursés du défunt Union des banques de développement (UBD) et du Crédit Bancaires dont le lourd passif a été soldé par la volonté du Prince.

L’exemple du village de Niawlé a été cité en exemple, soulignant que ces habitants ont été dépossédés de leurs terres agricoles, réduisant plus de 300 famille à cultiver un espace de 20 hectares au lieu des centaines qu’elles possédaient, la même superficie qui a été accordée à un homme d’affaires.

Merci Ghazouani

Contrairement à ceux qui affirment que le Président Mohamed Cheikh Ghazouani n’a rien fait, Birame croit pour sa part qu’il a accompli ce qu’aucun de ses prédécesseurs n’a fait. Bref, pour lui, Ghazouani a beaucoup fait. La preuve, dira-t-il en substance, les rangs du mouvement IRA et du parti RAG se sont beaucoup élargis lorsque l’arme de la terreur a disparu et qu’ils sont désormais autorisés à mener leurs activités sans aucune contrainte ni entrave.

La disparition de la peur et de la répression a aussi permis selon lui, à beaucoup de personnes qui hésitaient à adhérer au parti RAG ou à IRA, à manifester ouvertement leur choix. Mais surtout, souligne Birame, Ghazouani a beaucoup contribué à sa dédiabolisation et fait oublier le monstre longtemps brandi par le régime précédent pour faire peur. « En m’ouvrant les portes du Palais présidentiel et en m’accordant souvent des audiences, le président Ghazouani a incité beaucoup à me reconnaître en tant que personnalité et notable avec qui il est possible de discuter » a-t-il illustré.

« Voter pour moi et vos terres vous seront restituées »

Enfin, après avoir écouté les doléances des congressistes, Birame a conclu ses interventions en demandant à ses partisans de s’armer de sincérité et d’abnégation, en se lançant sans coup férir dans une vaste campagne de sensibilisation pour son élection au poste de président de la République. En hassaniya, en wolof, pulaar et en français, Birame a déclaré que si les populations du Trarza veulent récupérer leurs terres spoliées, elles n’ont qu’à œuvrer pour son élection à la magistrature suprême en s’armant de la carte d’électeur et en s’inscrivant et en inscrivant massivement leurs proches sur les listes électorales.



Le Congrès se poursuit dimanche 6 mars avec des recommandations très attendues.

Cheikh Aïdara

©️ Crédit source : http://futureafrique.net/node/13490

✓TFEILA MINT MOHAMEDEN NOMMÉE AU POSTE DE WALI DE L’INCHIRI

Essahraa – Dr Tfeila Mint Mohameden a été nommée, le mercredi 2 mars courant, au poste de wali de l’Inchiri.
Elle succède à cette fonction à Saidou Sall, désigné par le Conseil des ministres, chargé de mission au cabinet du ministre de l’intérieur et de la décentralisation. Mint Mohameden est sortante de l’Ecole Nationale d’Administration.

Elle avait occupé, avant sa nomination au poste de wali, la fonction de cheffe du service de traduction au ministère de l’Intérieur, puis celle de directrice de la coopération, des études et de la programmation au même Département.

Elle est par ailleurs vice-présidente du conseil régional de la Région du Trarza

©️ Via http://adrar-info.net/?p=73179

✓Interview exclusive de Jemal Ould Yessa | Par Majabat média.

Chaque sortie médiatique du leader de gauche et militant des droits de l’Homme, Jemal Ould Yessa, provoque un vif débat au sein de l’opinion publique.


En cause, ses avis et positions politiques qui sortent de l’ordinaire et de la pensée communément partagée en Mauritanie.

Positions que certains qualifient de radicales voire extrêmes, tandis que d’autres estiment que ce sont des idées ambitieuses et progressistes de la part d’une personnalité dont le dernier souci serait de plaire à tout le monde et de chercher le consensus.


Ould Yessaa, fils de la classe aristocratique et de l’ « Émirat » traditionnel, qui s’est révolté contre le système social et politique du pays, dirigeant pendant longtemps le mouvement  » Conscience et résistance » , mouvement connu pour son opposition radicale au système d’Ould Taya.



Ould Yessa soutient toujours les mêmes positions “révolutionnaires”

concernant le racisme, l’héritage passif) humanitaire, la lutte ou l’ inégalités des classes, de l’arabisation et autres questions soulevées, lors de son interview pour ce deuxiéme numéro du journal Mejabat.


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Majabat : En tant qu’observateur vigilant des affaires nationales, avez-vous identifié le principal obstacle à un changement, en rupture d’avec les époques de répression, de corruption et de prise du pouvoir par la force ?



– Oui, bien entendu, des progrès partiels retiennent l’attention. Depuis la chute de la dictature de Ould Taya, les niveaux de coercition politique ont nettement diminué et la corruption, à l’époque banalisée dans le cadre du clientélisme PRDS, est redevenue une faveur ; elle se restreint désormais à un groupe de prédateurs, quasiment tous de l’ethnie arabo-berbère. Pour se convaincre de la mainmise ethnique sur l’économie, il convient de consulter la liste des chefs de fédérations du patronat. Le quasi-monopole s’étend, d’ailleurs, à deux domaines où la masse laborieuse est issue de la majorité noire du pays. Je cite la pêche artisanale et l’agriculture, deux secteurs d’activité auxquels le maure d’extraction nomade répugne, en général, en vertu de la dévalorisation de l’effort physique.

Vous connaissez la genèse du capital privé national, à partir des accointances et des réseaux de relations tribales, entre les juntes au pouvoir depuis 1978 et leurs relais parmi les chefferies et les commerçants bidhane. Des milliards de prêts bancaires complaisants ont été dépensés et l’ardoise effacée, en vue d’asseoir le fondation matérielle de la domination. A cause de la prédation directe sur les ressources de l’Etat, du bénéfice de privilèges indus, en passant par les conflits d’intérêt, les faux diplômes, l’immunité fiscale et la spoliation des terres de culture au sud, une minorité de hassanophones s’est emparée du pays, au point de lier l’avenir collectif, à sa propre conservation. C’est dans cette prise d’otage que se débat la Mauritanie, depuis bientôt 40 ans…L’expression « République islamique des maures » (Rim) ne me semble pas si excessive quand il s’agit de qualifier la géographie et la démographie réelles des privilèges de naissance et de statut social dont il sera question durant les journées consultatives nationales, autrement appelées « dialogue »…enfin, si le rendez-vous est respecté. Concernant la dévolution et la régulation violente du pouvoir d’Etat et les ruptures de légitimité, nous ne sommes pas encore immunisés d’une énième « putscherie », même si, à l’instant, la probabilité me paraît, plutôt, minime. Je puis me tromper.


Comment sortir du cycle de la faute et de l’échec ? Le principal obstacle, de nature à retarder le discernement et les bonnes pratiques en matière de cohésion et de restauration de la confiance, entre les populations et l’autorité centrale, demeure le déficit de concertation et d’audace. Au niveau de l’évaluation comparée des performances en démocratie et droits humains, la Mauritanie devance, et de loin, la majorité de l’aire arabo-islamique mais je ne vois pas, là, un exploit, tant cet univers abrite, entretient et exporte les pires atteintes à la dignité de l’individu.



Majabat : Nous sommes aux portes d’un dialogue qui « n’exclut personne ni question ». Doit-on s’attendre à une exception dans ce genre d’exercice, contournant les préoccupations habituelles de la classe politique, pour insister davantage sur les thèmes plus larges, corrélés à l’amélioration de la gouvernance et à la résolution des attentes chez les exclus ?



– Le dialogue serait couronné de succès, si toutes les parties y vont avec sincérité et conscience de devoir sacrifier des concessions, aux fins d’obtenir un consensus, une formule de dépassement des contradictions structurelles : il importe de souligner, ici, le sexisme ambiant, les entraves à la citoyenneté en termes d’égalité d’accès aux droits, la résorption de l’impunité des crimes de masse à visée raciste, l’occultation de l’esclavage et l’usurpation du foncier rural, notamment aux dépens des autochtones travailleurs des champs. Le problème concerne, non seulement les natifs de la Vallée du fleuve Sénégal mais, également, les descendants d’esclaves au centre et à l’Est de la Mauritanie. Beaucoup continuent à entretenir des parcelles arables dont les anciens maîtres détiennent les titres. Malgré l’ordonnance nº 83-127 portant réorganisation foncière et domaniale et en dépit de ses clauses de préemption au profit de ceux qui « font vivre » le sol, le texte, de facto, n’est pas appliqué à tous.

Sur la majorité de l’espace hassanophone, la tenure traditionnelle est en vigueur. Les Hratine restent des ouvriers agricoles sans acte de propriété ; les conflits subséquents ne cessent de croître ; il subsiste, là, un risque de clivage belligène et le présage d’un effondrement de la communauté de destin, déjà en lambeaux, depuis 1978. Il faudrait aussi régler – disons vider – le potentiel des contentieux liés à l’exploitation de la terra mortuis, ces espaces laissés à l’abandon que ne délimite aucune marque de colonisation ou de mise en valeur. Aujourd’hui, il est ardu d’aller s’installer sur un périmètre vacant et vierge de labour, sans obtenir l’autorisation préalable de la tribu qui en revendique la possession. Certaines vendent le visa d’installation, d’autres l’accordent par générosité ou nécessités de prestige. Néanmoins, à la moindre querelle avec les nouveaux venus, les voici sommés de quitter les lieux…

Est-il normal de tolérer une telle concurrence au droit, un tel mépris envers l’autorité publique ? Voici un autre défi que le dialogue devrait désamorcer, sous peine de provoquer le regain de l’anarchie précoloniale, la fameuse Seyba ou raison du plus fort…Cependant, gage de réussite oblige, les participants au dialogue, dans leur diversité, influenceraient le rapport des forces en participant au débat, sans poser de condition ni s’en faire dicter. Le principe – réitéré par le Président de la République – de ne pas censurer ni évincer – me semble le signe de prémices prometteuses. Le moment est venu de s’asseoir, tout déballer, discuter, s’écouter et de ne s’interdire nul compromis dès lors que le règlement proposé se réfère à la triple exigence : liberté-égalité-fraternité. Certes, la devise appartient à une autre nation mais elle résume bien, par sa prétention à l’universalité, le besoin d’équité et d’épanouissement qui habite l’espèce humaine, peu importent les frontières et le legs de la mémoire.

Majabat : Quels sont les conditions et les résultats les plus importants qui, s’ils étaient atteints, vous permettraient de constater le succès du dialogue ?



– Si le succès du dialogue devait requérir une attestation, celle-ci résiderait, par exemple, dans l’abrogation de la loi d’amnistie de 1993 et de l’article 306 du code pénal. Les deux infamies représentent un motif de honte pour la Mauritanie et reproduisent la violation la plus spectaculaire de ses engagements auprès du reste du monde, dûment signés, ratifiés et intégrés au préambule de la Constitution. Il ne faut pas oublier, non plus, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, que notre gouvernance viole si souvent, après son adhésion en novembre 2004. Le texte et bien d’autres de facture similaire impliquent l’interdiction, aux civils de détenir des armes d’assaut ; nous pouvons comprendre qu’une communauté garde, dans son folklore, un rapport sentimental aux symboles – en l’occurrence les festivités – mais l’expression du patrimoine mémoriel exclut la détention de fusils à rafales ; en réalité, l’on assiste, ici, à une forme de discrimination dangereuse parce qu’elle consacre l’attribution d’un moyen de contrainte aux seuls maures ; l’autorisation implicite de milices à vocation militaire compromet les assises du pacte à l’origine de la création de la Mauritanie, pendant le congrès d’Aleg, en mai 1958.



Majabat : Le problème de la marginalisation et des exclus devient une préoccupation des pouvoirs publics. Quelle est votre lecture de la nature et de l’ampleur de ce problème et de ses relations avec l’histoire et les politiques de développement en Mauritanie?



-Je dois juste vous rappeler qu’à force de s’obstiner à négliger les enjeux de coexistence pacifique, ils vous reviennent à la figure ; vous avez beau dépenser de l’argent et des discours lénifiants dans l’espoir d’acheter le silence des victimes, vous ne parviendriez jamais à étancher leur soif de réparation. Dieu merci, il existe un minimum de justice internationale sur quoi nos gouvernants n’ont pas de prise ; le procès de Ely Ould Dah au sud de la France en 2005 et le renvoi récent de l’un de nos généraux, à peine nommé par les Nations unies au titre d’une mission de maintien de la paix, soulignent les limites du déni. Pourvu que le désaveu diplomatique serve à ouvrir les yeux, de nos dirigeants, quant à l’urgence de l’introspection et de l’autocritique. Apprendre de ses erreurs relève de la salubrité mentale. Déjà, publier la vérité à propos de la tentative d’épuration, exécutée de 1986 à 1991, constituerait, à la fois, une thérapie et une prophylaxie, pour se prémunir du ressentiment et de la récidive. Nombre de hassanophones le croient encore, en 1989, Israël, le Maroc et le Sénégal se seraient ligués contre la Mauritanie, laquelle n’aurait dû sa survie qu’au soutien de Saddam Hussein (le bourreau des kurdes et des chiites). Cette légende tarde à s’éteindre car aucune autre version ne la concurrence.



Majabat : Parfois, surgit une polémique sur la marginalisation culturelle de composantes de la nation. Le sujet comporte-t-il une réflexion sur la coexistence entre ces composantes ? Quelle est sa relation avec la réticence à résoudre les choix linguistiques ?



– Surgir n’est pas l’adjectif approprié, il s’agit davantage d’une latence d’abus cumulés, sédimentés. L’arabisation idéologique -certains diraient « au rabais » -des années 1980, a été conçue pour écarter de la fonction publique et des forces armées et de sécurité, les groupes non-hassanophones (pulaar, soninké, wolof, bambara) afin de « faire de la place » ; à qui, donc ? Le calcul initial consistait à privilégier l’entrisme, dans l’appareil d’Etat, de générations émergentes d’étudiants et de cadres maures, formés à la hâte, aux confins du monde arabe ou allaités à la source d’un imaginaire hanté et saturé par les mythes du moyen Orient. Le plan ayant tardé à produire un effet radical en matière de remplacement – ou de substitution – des élites, les incidents frontaliers de 1989 avec le Sénégal, offraient l’opportunité d’accélérer la réalisation intégrale du dessein. J’insiste, ici, sur le lien causal entre l’arabisation bas de gamme, la violence suprématiste, le règne de la corruption et de la fraude et l’avènement de l’extrémisme religieux dont la Mauritanie incarne, aujourd’hui, le principal vecteur d’expansion en Afrique de l’Ouest et plus loin.

Je ne puis vous dire exactement combien d’apprentis-terroristes, y compris d’Afrique et d’Europe, viennent s’abreuver aux sources du fanatisme dans les nouvelles Mahadhras où l’enseignement de la poésie, de la généalogie et de la musique s’efface, désormais, derrière les cours de fiqh aljihad, l’étude des lois de la guerre sainte. Ces établissements, irrigués de pétrodollars depuis 4 décennies, participent à la radicalisation et maintiennent un racisme tacite envers les noirs d’ascendance subsaharienne. Pire, les autorités ne disposent d’une base de données fiable sur le nombre de pensionnaires étrangers, leurs provenance et durée de leur séjour en Mauritanie. Les élèves, venus des 4 coins du monde, y apprennent, toujours, comment jouir de ses esclaves, se les partager en temps de travail selon la répartition de l’héritage ou soumettre les servantes au droit de cuissage. Oui, la Mauritanie actuelle n’est pas la destination rêvée pour un noir et le constat dépasse bien les questions de langue ou de culture.


Vous savez, si l’affaire de l’arabisation n’avait pas été instrumentalisée pour récompenser la médiocrité, diffamer le mérite et ralentir la dynamique de modernisation du pays, elle serait bien moins contestée aujourd’hui ; un entretien de presse ne saurait satisfaire à l’étude d’un enjeu aussi vaste. Nous en reparlerions, à l’occasion d’un ouvrage documentaire. Les témoins du déclin national sont légion, Dieu merci et la plupart gardent le souvenir de la descente aux enfers, enclenchée dès l’avènement du régime militaire. Je forme le souhait qu’ils écrivent, nombreux et se prêtent aux moyens de l’audiovisuel ; ainsi, ils nous épargneraient la perte de mémoire si propice aux braqueurs et contrefacteurs de l’histoire. Cette bataille du sens est en passe d’être gagnée par les révisionnistes ; s’ils remportent la partie, c’en serait fini du projet Mauritanie et de notre avenir commun. Si ces questions passionnelles ne sont pas résolues, notre ambition de développement ne dépasserait le stade de l’intention et nous perdrions du temps et de l’énergie en discordes, à l’infini.

Dans un contexte de diversité raciale et de polarisation identitaire, la tentation du monolinguisme mauritanien représente un piège. Plus vous y tendez, moins vous préservez la cohésion sociale de long terme. S’agissant de l’hystérie anti-Français, je souhaite bon vent à ses initiateurs. Qu’ils commencent à arabiser les contrats des mines et de l’énergie, les écoles de médecine et de pharmacie, le libellé des opérations bancaires, les documents de transit et les offres d’emploi dans le secteur privé…

Majabat : Le conflit social est perçu, maintenant comme ayant atteint un niveau de tension sans précédent. Considérez-vous, avec confiance, sa gestion par les autorités actuelles ? Avez-vous des espoirs ou des craintes à propos des possibilités de son développement conflictuel, dans le futur ?



– Le pouvoir du moment, sans le savoir ou s’en rendre compte, ploie sous le fardeau d’une psychologie spécifique que singularisent la superstition (baraka, tazabout, fétiches et amulettes, intercession, propitiation, culpabilité, rétribution post-mortem). La décision politique est, tributaire de considérations relevant tantôt de l’administration de l’invisible, tantôt de l’indulgence due aux notabilités, quelle qu’en soit l’ethnie. A titre d’exemple, l’on a vu, par deux fois, à la commune de Dafort, dans le Guidimakha, des agents de la municipalité en train d’humilier et d’entraver de présumés fauteurs de dissidence, à la manière d’un bœuf promis à l’égorgement. L’Etat n’a engagé aucune poursuite contre les auteurs, pourtant filmés et audibles. Les critères de rationalité et de lucidité ne président pas toujours à la gouvernance actuelle en Mauritanie. Les nominations en conseil des ministres témoignent de la dérive. Seulement voilà, partout sur terre, une loi immuable cristallise le rapport des humains à la paix : la paix est une plante qui réclame sa rançon ; sa rançon est l’équité, c’est ainsi qu’elle s’arrose, jour et nuit ; sans équité, pas de stabilité.

Vous ne pouvez exiger, longtemps, de quelqu’un qu’il renonce à la révolte légitime et endure sa propre aliénation, en attendant le moment où vous lui consentiriez un peu de justice. Votre patience ne peut compenser sa frustration ; pire, elle l’exacerbe. Pour revenir à votre question, je crains, hélas, que les autorités en place n’aient pas assez compris le sens de la politique moderne : gouverner, à l’heure des théories complotistes et de la démocratisation des gadgets de la communication, réclame de la compétence, beaucoup de technicité, le sens de l’innovation, la réactivité et un sens élevé de la morale au service de tous, sans distinction ni préférence d’ordre privé. Un pouvoir qui ignore ce genre d’hypothèque, le minimise, mise sur la lassitude des gens ou escompte leur adaptation à l’injustice, finit piétiné sous les bottes de la soldatesque ou victime de lynchage par la populace. Le pire, dans le domaine du contrat social n’est pas d’en résilier les termes d’un commun accord. Le danger procède, surtout, de la faculté de susciter une surcharge d’espoir et de la décevoir, en vulgarisant des actes de triche, de dol et de mauvaise foi.

Personne ne se réjouit de se faire tromper et les Mauritaniens n’échappent à la règle, d’où que le ressentiment multidimensionnel plane, maintenant, sur la totalité du pays : il draine de l’amertume et le sentiment anxiogène d’avoir été floué et de subir le tâtonnement des dilettantes. Des révolutions engendrent la revanche sanglante et élèvent, au sommet de l’autorité, des populistes et des illuminés qui excellent à aggraver et canaliser l’aigreur et la hargne des multitudes, avant d’ériger une autre tyrannie. Un dirigeant instruit de ce genre de péril est appelé à l’éviter, pour sa propre sécurité d’abord, ensuite au nom de l’intérêt général.


A titre d’intuition, non de preuve empirique, j’accorde le bénéfice du doute au Chef de l’Etat et à quelques-uns de ses ministres. En revanche, je mets en cause la disponibilité d’une fraction de son entourage, à favoriser une refondation ambitieuse de la Mauritanie, sur des bases de distinction par le rendement, l’intégrité et la « redevabilité », au sens anglo-saxon du mot. Certes, la cour d’un prince, fût-il élu, évolue et se renouvelle et c’est dans cette perspective que je place le vœu d’un sursaut de scrupules, à l’abri de la pression de la rue et des menaces de sédition. Les femmes et hommes de qualité ne manquent pas, à l’intérieur du pays. Gouverner, n’est-ce pas prévoir ? Or, prévenir suppose la conscience des afflictions à quoi votre mode de gouvernement vous expose, vous et le peuple dont vous avez recueilli les suffrages et nourri la crédulité. Si vous parvenez à affiner le sens de l’observation sociale et le goût de la vérité, au sein de vos collaborateurs, alors, vous êtes sauvés et l’imminence du salut mobiliserait vos compatriotes, avec l’intensité d’un élan collectif, d’un souffle de volontarisme qui annonce des lendemains enchanteurs. Je veux y croire. Contrairement aux apparences, le renouveau s’avère à portée des Mauritaniens, s’ils acceptent d’en payer le prix ; il n’est pas trop tard.



Majabat : Le Président de la République a récemment fait part de son mécontentement face au retard pris dans la mise en œuvre de son programme des nouvelles mesures de lutte contre la corruption. Comment voyez-vous ce « réveil tardif » ?



-Le Président exprime son mécontentement et nous devrions plutôt lui reconnaître le mérite de la sincérité mais l’intention, même charitable, ne change rien à la réalité du postulat : l’appareil d’Etat est tenu par les résidus recyclés du Prds. Tant qu’ils sont là, la plus ambitieuse des réformes tournerait toujours à la farce, entre leurs mains. Vous savez, à la longue, les meilleures fantaisies peuvent lasser.



Majabat : La Mauritanie compte une grande diaspora dans les pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao), et d’énormes intérêts économiques au sein de cet espace ; pourtant ses relations avec cette organisation restent volatiles et en deçà du niveau requis ; Comment la situation affecte-t-elle les Mauritaniens, là-bas ?



-Vous oubliez de souligner que la Cedeao n’a pas chassé la Mauritanie. Nous en sommes sortis au motif de mieux nous arrimer à un l’Union du Maghreb arabe (Uma), un ensemble encore mythique. A présent, nos ressortissants en Afrique subsaharienne, principalement dans le Golfe de Guinée, endurent les conséquences du retrait : impossibilité d’ouvrir un compte bancaire, d’obtenir un permis de conduire, de se plaindre du racket, importations taxées, carte de séjour à 300 000 francs, à quoi s’ajoute une amende d’établissement illégal de 60 000 francs. Certains accords bilatéraux avec des pays membres nous assuraient les mêmes avantages que les nationaux ; hélas, la plupart de ces clauses n’ont pas été renouvelées. Le droit communautaire a pris le dessus. Nos compatriotes lésés se plaignent auprès de leurs ambassades et consulats. Or, ceux-ci tardent à recevoir les consignes appropriées et naviguent à vue. Le moment est plus que venu de se montrer enfin adulte, pour revenir au point de départ, en somme une adhésion pleine et entière, à la Cedeao. Le fameux accord d’association ne semble pas produire une incidence réparatrice sur le sort de dizaines de milliers de mauritaniens expatriés. Persévérer dans l’erreur n’est pas signe d’intelligence….

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© Repris via https://www.chezvlane.com/Interview-exclusive-de-Jemal-Ould-Yessa_a26254.html

✓Biram réitére l’engagement d’IRA et épingle l’autre pôle de l’opposition

En conférence de presse ce lundi 28 février, le président de IRA Mauritanie Biram Dah Abeïd a réfuté en bloc les accusations de l’autre pôle de l’opposition et de certains milieux le rendant responsable du blocage sur la tenue d’un dialogue. L’ancien candidat à la présidentielle a dénoncé ceux qui incitent le pouvoir de Ould Ghazouani à prendre des décisions hostiles à l’encontre de son mouvement et la campagne de diabolisation tendant à vouloir le discréditer.’’Des pans entiers de l’opposition et du pouvoir font tout pour que le parti Radical Pour une Action Globale (RAG) ne soit pas reconnu. Ils l’ont déjà fait pour IRA Mauritanie. Nous avons du mal à comprendre cette hostilité. Ils ne veulent pas de nous parce qu’ils savent que nous leur damons les pions. Qu’ils veuillent ou non, je suis le chef de l’opposition’’. A la tête d’un pôle de l’opposition, Biram a rappelé les ‘’tactiques malsaines’’ sans succès utilisées par l’autre pôle de l’opposition pour tenter d’exclure son mouvement des pourparlers engagés avec le pouvoir.

Biram a réitéré l’engagement militant de son organisation bottant en touche les dénigrements de prétendus défenseurs de droits de l’homme plus présents sur les réseaux sociaux que sur le terrain. IRA n’a pas abdiqué et poursuit son engagement au coté des victimes d’expropriations foncières, de discriminations, d’injustices.’’Les victimes issus de toutes les composantes sociales viennent nous voir en masse étant convaincus que nous allons les défendre. Ils ne vont pas ailleurs’’, a indiqué Biram. Etayant son propos, Il a fait référence aux acquis obtenus sur le terrain grâce à son organisation notamment la loi sur le régime déclaratif au sein des associations, la loi sur la nationalité, la fin des harcèlements et des poursuites, l’interdiction de se réunir…’’Ce sont des paramètres importants de la lutte que nous menons au côté des victimes’’, dit-il. Le leader a fait état du cas des populations de Niakhar (Tékane) déguerpis en 1989. A leur retour en 1997, ils étaient contraints de se partager 23 ha sur les 43 qu’ils détenaient alors qu’un des occupants de leurs terres s’est taillé la part de lion (20 ha).Les populations demandent que cet individu dispose d’une part égale à celle des autres. Présents lors de la conférence de presse, les travailleurs du projet insertion de la mendicité qui réclament 52 mois d’arriérés de salaires ont reçu le soutien de Biram. Tout comme la mère de la jeune fille violée ces derniers jours. L’auteur de cet acte ignoble n’a pas été mis sous mandat de dépôt poussant Biram à évoquer le cancer qui ronge la justice à deux vitesses.’’La grande injustice est assez répandue. Les tribunaux sont la chasse gardée des fauteurs’’, affirme Biram.

Enfin, le leader abolitionniste a appelé le gouvernement au règlement des dossiers des victimes d’injustice.

© Crédit source via http://lecalame.info/?q=node/13064

✓Mairie de Ziguinchor : les premières mesures d’Ousmane Sonko

Ousmane Sonko, Maire de la Ville de Ziguinchor, a convoqué ce jeudi 17 février 2022, le Conseil municipal de la Ville de Ziguinchor pour sa première session ordinaire dans la salle de délibération de l’Hôtel de Ville de Ziguinchor.
Des mesures fortes ont été prises par le maire.
Le bureau du conseil municipal a envisagé de mettre en place une « Mutuelle » nommée (MUMEC) Mutuelle Municipale d’Epargne et de Crédits pour mieux accompagner les populations. Dans le domaine social, il est envisagé de mettre en place des mécanismes d’encadrement et de financement comme le FOMUDES (une structure de refinancement), la MUMEC (levier d’un service financier décentralisé) et la CEPA (outil d’encadrement), un dispositif qui constitue le socle de la politique d’économie sociale et solidaire du maire de la commune de Ziguinchor, Ousmane Sonko.
D’autres initiatives ont été prises lors de cette session, notamment la création d’un conseil communal de la diaspora, l’institution d’une semaine annuelle de la diaspora qui sera un moment fort de ferveur et de communion sociale et culturelle entre la diaspora et sa métropole, mais permettra surtout à cette dernière de prospecter les opportunités d’investissement autour de panels, de projets présentés par les acteurs institutionnels et privés ou de petites start-up…procéder aussi aux évaluations des initiatives antérieurement lancées.
Pour un cadre de vie meilleur, l’équipe municipale va mettre en place un comité de développement, qui aura comme mission la propreté et l’hygiène, mais aussi l’organisation des journées de nettoiement à l’instar du programme inité par l’État, Besup Sétal, une semaine du grand nettoyage annuel, à travers un programme nommé Spéciale éducation citoyenne. En effet, rien n’est laissé au hasard, même dans le domaine du sport, des initiatives ont été prises en compte avec la promotion de la lutte traditionnelle avec un drapeau de la commune sous forme de tournoi annuel pour raffermir les liens entre les différentes écuries de lutte dans la région de Ziguinchor, mais aussi des courses de pirogue.
Enfin, le conseil municipal de Ziguinchor a décidé de rebaptiser certaines avenues.
Ainsi, l’Avenue initialement dénommée Capitaine Javelier deviendra Avenue Du Tirailleur Africain; la rue du Lieutenant Lemoine portera désormais le nom de Rue Thiaroye 44; la Rue du Lieutenant Truch s’appellera Rue Séléki 1886; la Rue de France quant à elle deviendra Rue de l’Union Africaine;
Enfin, la Rue du Général De Gaulle deviendra Rue de la Paix…

©️ Crédit source : https://www.dakaractu.com/Mairie-de-Ziguinchor-les-premieres-mesures-d-Ousmane-Sonko_a215115.html

✓France : “Nous ne quittons pas le Mali sous la pression des groupes armés terroristes”

Une déclaration du chef d’état-major des armées françaises

Le chef d’état-major des armées françaises, le général Thierry Burkhard, a souligné la détermination des militaires français à poursuivre la lutte contre le terrorisme au Sahel et en Afrique de l’Ouest, malgré le retrait des forces Barkhane du Mali, annoncé jeudi matin par le président Emmanuel Macron. Il a affirmé que son pays ne quittait pas le Mali “sous la pression des groupes armés terroristes”.

“Le moment est pourtant venu de quitter le Mali, a déclaré le général Thierry Burkhard, indiquant que “les conditions nécessaires à la poursuite de l’engagement militaire français aux côtés des Forces Armées Maliennes (FAMa), face aux groupes armés terroristes, ne sont plus réunies. Le Président de la République en a tiré les conséquences”, a-t-il rappelé.

Le général Burkhard a indiqué qu’Emmanuel Macron a décidé de poursuivre “la réarticulation de notre dispositif, entamé en juillet 2021”.

“Avec cette réarticulation, les critiques ne manqueront pas, les remises en cause, non plus. Certains voudront certainement dresser un parallèle avec le retrait américain d’Afghanistan l’an dernier, parleront de défaite, de déroute même”, a ajouté le chef d’État-major.

“Rien ne serait plus inexact. Nous ne quittons pas le Mali sous la pression des groupes armés terroristes et nos capacités militaires comme notre détermination à combattre le terrorisme dans la région sont intactes”, a-t-il souligné.

Estimant que le “Sahel n’est pas condamné à vivre sous le joug du terrorisme et de la violence”, le général Burkhard a annoncé la poursuite du combat avec “nos alliés européens et américains […] aux côtés de nos partenaires africains pour préserver la sécurité de la France et de l’Europe”.

Il a ensuite rappelé que 59 militaires français sont morts au Sahel, dont 52 au Mali.

“Durant ces neuf années, les armées françaises ont rempli les missions qui leur ont été confiées. Le Mali ne s’est pas effondré, il n’est pas devenu un sanctuaire du terrorisme international […] Pour cela, nous avons combattu en première ligne Al Qaïda, Daech et leurs affidés”, a-t-il indiqué, avant de souligner que “la solution face au terrorisme n’est pas, et ne sera jamais, militaire”.

– Retrait de Barkhane du Mali

2 500 à 3 000 Soldats français resteront déployés au Sahel au terme de leur retrait du Mali d’ici environ six mois, a indiqué jeudi, le porte-parole de l’État-major français, le colonel Pascal Ianni, lors d’une conférence de presse à Paris.

Il a précisé que 4 600 militaires français sont actuellement déployés dans la bande saharo-sahélienne dont 2 400 au Mali.

“Pendant cette réarticulation qui va prendre environ six mois, nous allons continuer nos actions contre les groupes armés terroristes”, a annoncé le colonel Ianni.

“Nous souhaitons pouvoir travailler de manière apaisée et coordonnée avec les FAMa, a-t-il ajouté, avant de préciser qu’une réunion aura lieu “dans les prochaines heures” entre le chef d’état-major français et son homologue malien, le général Oumar Diarra.

Pour rappel, dans une déclaration conjointe, la France, ses alliés européens et le Canada ont annoncé, jeudi, “un retrait coordonné du territoire malien des moyens militaires respectifs” alors que la France est militairement présente au Mali depuis 2013.

Néanmoins, la déclaration précise que les pays engagés dans cette lutte comptent rester au Sahel, “en étroite coordination avec les États voisins” du Mali et “dans le respect de leurs procédures constitutionnelles respectives”.

Source: https://www.aa.com.tr/

Via https://www.maliweb.net/insecurite/france-nous-ne-quittons-pas-le-mali-sous-la-pression-des-groupes-armes-terroristes-2965336.html?utm_source=dlvr.it&utm_medium=facebook

✓Les opérations militaires de la Barkhane et de Takuba sont finies au Mali.

Les opérations militaires de la Barkhane et de Takuba sont finies au Mali. Le sommet UA/UE qui a commencé ce jeudi 17 Février 2022 devrait aboutir à des conclusions décisives quand à la présence militaire de l’Union Européenne au Mali, un communiqué a été rendu public ce matin par l’Elysée confirmant bien la fin de l’opération Barkhane et la Force Task Takuba. Les partenaires ont annoncé dans ce communiqué qu’ils procéderont au retrait coordonné de leurs forces.

« En raison des multiples obstructions des autorités de transition maliennes, le Canada et les Etats Européens opérant aux côtés de l’opération Barkhane et au sein de la Task Force Takuba estiment que les conditions politiques, opérationnelles et juridiques ne sont plus réunies pour poursuivre efficacement leur engagement militaire actuel dans la lutte contre le terrorisme au Mali et ont donc décidé d’entamer le retrait coordonné du territoire malien de leurs moyens militaires respectifs dédiés à ces opérations. En étroite coordination avec les Etats voisins, ils ont également exprimé leur volonté de rester engagés dans la région, dans le respect de leurs procédures constitutionnelles respectives ». La déclaration conjointe

~ Lire l’intégralité de la déclaration https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2022/02/17/declaration-conjointe-sur-la-lutte-contre-la-menace-terroriste

© Crédit source : https://www.rpmedias.com/les-operations-militaires-de-la-barkhane-et-de-takuba-sont-finies-au-mali/