✓Biram réitére l’engagement d’IRA et épingle l’autre pôle de l’opposition

En conférence de presse ce lundi 28 février, le président de IRA Mauritanie Biram Dah Abeïd a réfuté en bloc les accusations de l’autre pôle de l’opposition et de certains milieux le rendant responsable du blocage sur la tenue d’un dialogue. L’ancien candidat à la présidentielle a dénoncé ceux qui incitent le pouvoir de Ould Ghazouani à prendre des décisions hostiles à l’encontre de son mouvement et la campagne de diabolisation tendant à vouloir le discréditer.’’Des pans entiers de l’opposition et du pouvoir font tout pour que le parti Radical Pour une Action Globale (RAG) ne soit pas reconnu. Ils l’ont déjà fait pour IRA Mauritanie. Nous avons du mal à comprendre cette hostilité. Ils ne veulent pas de nous parce qu’ils savent que nous leur damons les pions. Qu’ils veuillent ou non, je suis le chef de l’opposition’’. A la tête d’un pôle de l’opposition, Biram a rappelé les ‘’tactiques malsaines’’ sans succès utilisées par l’autre pôle de l’opposition pour tenter d’exclure son mouvement des pourparlers engagés avec le pouvoir.

Biram a réitéré l’engagement militant de son organisation bottant en touche les dénigrements de prétendus défenseurs de droits de l’homme plus présents sur les réseaux sociaux que sur le terrain. IRA n’a pas abdiqué et poursuit son engagement au coté des victimes d’expropriations foncières, de discriminations, d’injustices.’’Les victimes issus de toutes les composantes sociales viennent nous voir en masse étant convaincus que nous allons les défendre. Ils ne vont pas ailleurs’’, a indiqué Biram. Etayant son propos, Il a fait référence aux acquis obtenus sur le terrain grâce à son organisation notamment la loi sur le régime déclaratif au sein des associations, la loi sur la nationalité, la fin des harcèlements et des poursuites, l’interdiction de se réunir…’’Ce sont des paramètres importants de la lutte que nous menons au côté des victimes’’, dit-il. Le leader a fait état du cas des populations de Niakhar (Tékane) déguerpis en 1989. A leur retour en 1997, ils étaient contraints de se partager 23 ha sur les 43 qu’ils détenaient alors qu’un des occupants de leurs terres s’est taillé la part de lion (20 ha).Les populations demandent que cet individu dispose d’une part égale à celle des autres. Présents lors de la conférence de presse, les travailleurs du projet insertion de la mendicité qui réclament 52 mois d’arriérés de salaires ont reçu le soutien de Biram. Tout comme la mère de la jeune fille violée ces derniers jours. L’auteur de cet acte ignoble n’a pas été mis sous mandat de dépôt poussant Biram à évoquer le cancer qui ronge la justice à deux vitesses.’’La grande injustice est assez répandue. Les tribunaux sont la chasse gardée des fauteurs’’, affirme Biram.

Enfin, le leader abolitionniste a appelé le gouvernement au règlement des dossiers des victimes d’injustice.

© Crédit source via http://lecalame.info/?q=node/13064

✓Mairie de Ziguinchor : les premières mesures d’Ousmane Sonko

Ousmane Sonko, Maire de la Ville de Ziguinchor, a convoqué ce jeudi 17 février 2022, le Conseil municipal de la Ville de Ziguinchor pour sa première session ordinaire dans la salle de délibération de l’Hôtel de Ville de Ziguinchor.
Des mesures fortes ont été prises par le maire.
Le bureau du conseil municipal a envisagé de mettre en place une « Mutuelle » nommée (MUMEC) Mutuelle Municipale d’Epargne et de Crédits pour mieux accompagner les populations. Dans le domaine social, il est envisagé de mettre en place des mécanismes d’encadrement et de financement comme le FOMUDES (une structure de refinancement), la MUMEC (levier d’un service financier décentralisé) et la CEPA (outil d’encadrement), un dispositif qui constitue le socle de la politique d’économie sociale et solidaire du maire de la commune de Ziguinchor, Ousmane Sonko.
D’autres initiatives ont été prises lors de cette session, notamment la création d’un conseil communal de la diaspora, l’institution d’une semaine annuelle de la diaspora qui sera un moment fort de ferveur et de communion sociale et culturelle entre la diaspora et sa métropole, mais permettra surtout à cette dernière de prospecter les opportunités d’investissement autour de panels, de projets présentés par les acteurs institutionnels et privés ou de petites start-up…procéder aussi aux évaluations des initiatives antérieurement lancées.
Pour un cadre de vie meilleur, l’équipe municipale va mettre en place un comité de développement, qui aura comme mission la propreté et l’hygiène, mais aussi l’organisation des journées de nettoiement à l’instar du programme inité par l’État, Besup Sétal, une semaine du grand nettoyage annuel, à travers un programme nommé Spéciale éducation citoyenne. En effet, rien n’est laissé au hasard, même dans le domaine du sport, des initiatives ont été prises en compte avec la promotion de la lutte traditionnelle avec un drapeau de la commune sous forme de tournoi annuel pour raffermir les liens entre les différentes écuries de lutte dans la région de Ziguinchor, mais aussi des courses de pirogue.
Enfin, le conseil municipal de Ziguinchor a décidé de rebaptiser certaines avenues.
Ainsi, l’Avenue initialement dénommée Capitaine Javelier deviendra Avenue Du Tirailleur Africain; la rue du Lieutenant Lemoine portera désormais le nom de Rue Thiaroye 44; la Rue du Lieutenant Truch s’appellera Rue Séléki 1886; la Rue de France quant à elle deviendra Rue de l’Union Africaine;
Enfin, la Rue du Général De Gaulle deviendra Rue de la Paix…

©️ Crédit source : https://www.dakaractu.com/Mairie-de-Ziguinchor-les-premieres-mesures-d-Ousmane-Sonko_a215115.html

✓France : “Nous ne quittons pas le Mali sous la pression des groupes armés terroristes”

Une déclaration du chef d’état-major des armées françaises

Le chef d’état-major des armées françaises, le général Thierry Burkhard, a souligné la détermination des militaires français à poursuivre la lutte contre le terrorisme au Sahel et en Afrique de l’Ouest, malgré le retrait des forces Barkhane du Mali, annoncé jeudi matin par le président Emmanuel Macron. Il a affirmé que son pays ne quittait pas le Mali “sous la pression des groupes armés terroristes”.

“Le moment est pourtant venu de quitter le Mali, a déclaré le général Thierry Burkhard, indiquant que “les conditions nécessaires à la poursuite de l’engagement militaire français aux côtés des Forces Armées Maliennes (FAMa), face aux groupes armés terroristes, ne sont plus réunies. Le Président de la République en a tiré les conséquences”, a-t-il rappelé.

Le général Burkhard a indiqué qu’Emmanuel Macron a décidé de poursuivre “la réarticulation de notre dispositif, entamé en juillet 2021”.

“Avec cette réarticulation, les critiques ne manqueront pas, les remises en cause, non plus. Certains voudront certainement dresser un parallèle avec le retrait américain d’Afghanistan l’an dernier, parleront de défaite, de déroute même”, a ajouté le chef d’État-major.

“Rien ne serait plus inexact. Nous ne quittons pas le Mali sous la pression des groupes armés terroristes et nos capacités militaires comme notre détermination à combattre le terrorisme dans la région sont intactes”, a-t-il souligné.

Estimant que le “Sahel n’est pas condamné à vivre sous le joug du terrorisme et de la violence”, le général Burkhard a annoncé la poursuite du combat avec “nos alliés européens et américains […] aux côtés de nos partenaires africains pour préserver la sécurité de la France et de l’Europe”.

Il a ensuite rappelé que 59 militaires français sont morts au Sahel, dont 52 au Mali.

“Durant ces neuf années, les armées françaises ont rempli les missions qui leur ont été confiées. Le Mali ne s’est pas effondré, il n’est pas devenu un sanctuaire du terrorisme international […] Pour cela, nous avons combattu en première ligne Al Qaïda, Daech et leurs affidés”, a-t-il indiqué, avant de souligner que “la solution face au terrorisme n’est pas, et ne sera jamais, militaire”.

– Retrait de Barkhane du Mali

2 500 à 3 000 Soldats français resteront déployés au Sahel au terme de leur retrait du Mali d’ici environ six mois, a indiqué jeudi, le porte-parole de l’État-major français, le colonel Pascal Ianni, lors d’une conférence de presse à Paris.

Il a précisé que 4 600 militaires français sont actuellement déployés dans la bande saharo-sahélienne dont 2 400 au Mali.

“Pendant cette réarticulation qui va prendre environ six mois, nous allons continuer nos actions contre les groupes armés terroristes”, a annoncé le colonel Ianni.

“Nous souhaitons pouvoir travailler de manière apaisée et coordonnée avec les FAMa, a-t-il ajouté, avant de préciser qu’une réunion aura lieu “dans les prochaines heures” entre le chef d’état-major français et son homologue malien, le général Oumar Diarra.

Pour rappel, dans une déclaration conjointe, la France, ses alliés européens et le Canada ont annoncé, jeudi, “un retrait coordonné du territoire malien des moyens militaires respectifs” alors que la France est militairement présente au Mali depuis 2013.

Néanmoins, la déclaration précise que les pays engagés dans cette lutte comptent rester au Sahel, “en étroite coordination avec les États voisins” du Mali et “dans le respect de leurs procédures constitutionnelles respectives”.

Source: https://www.aa.com.tr/

Via https://www.maliweb.net/insecurite/france-nous-ne-quittons-pas-le-mali-sous-la-pression-des-groupes-armes-terroristes-2965336.html?utm_source=dlvr.it&utm_medium=facebook

✓Les opérations militaires de la Barkhane et de Takuba sont finies au Mali.

Les opérations militaires de la Barkhane et de Takuba sont finies au Mali. Le sommet UA/UE qui a commencé ce jeudi 17 Février 2022 devrait aboutir à des conclusions décisives quand à la présence militaire de l’Union Européenne au Mali, un communiqué a été rendu public ce matin par l’Elysée confirmant bien la fin de l’opération Barkhane et la Force Task Takuba. Les partenaires ont annoncé dans ce communiqué qu’ils procéderont au retrait coordonné de leurs forces.

« En raison des multiples obstructions des autorités de transition maliennes, le Canada et les Etats Européens opérant aux côtés de l’opération Barkhane et au sein de la Task Force Takuba estiment que les conditions politiques, opérationnelles et juridiques ne sont plus réunies pour poursuivre efficacement leur engagement militaire actuel dans la lutte contre le terrorisme au Mali et ont donc décidé d’entamer le retrait coordonné du territoire malien de leurs moyens militaires respectifs dédiés à ces opérations. En étroite coordination avec les Etats voisins, ils ont également exprimé leur volonté de rester engagés dans la région, dans le respect de leurs procédures constitutionnelles respectives ». La déclaration conjointe

~ Lire l’intégralité de la déclaration https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2022/02/17/declaration-conjointe-sur-la-lutte-contre-la-menace-terroriste

© Crédit source : https://www.rpmedias.com/les-operations-militaires-de-la-barkhane-et-de-takuba-sont-finies-au-mali/

✓Ghazouani a rencontré Messoud Ould Boulkheir, président de l’APP

Senalioune – Le président Mohamed Ould Ghazouani a rencontré mardi soir le président du Parti de l’Alliance Populaire Progressiste (APP), Messoud Ould Boulkheir, au palais présidentiel.

La rencontre entre les deux hommes a duré plusieurs heures.

Rappelons que l’opposition a choisi ses représentants au sein du comité supervisant le dialogue au cours des semaines qui suivraient la session préparatoire, en vue de son lancement, mais cela s’est produit en raison d’une divergence d’opinions sur la nature de la présidence du comité et son but.

Le président Mohamed Ould Ghazouani avait déclaré dans un discours en septembre dernier que les consultations à venir ne vont exclure personne et que tous les sujets seront abordés.

Ould Boulkheir a attaqué le président Mohamed Ould Ghazouani lors d’une conférence de presse en août dernier, en l’appelant à démissionner s’il a peur d’affronter les problèmes du pays, soulignant qu’il n’avait jamais entendu parler d’un président disant qu’il ne pouvait pas ouvrir un dialogue par peur que la question du passif humanitaire et de l’esclavage seraient soulevés.

Par Moustapha Sidiya

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=753968

✓Deux fuites (?) mystérieuses en moins de 15 jours, Ouattara bien embarrassé

Ces derniers jours, deux fuites impliquant des communications présumées du président Alassane Ouattara ont mystérieusement circulé sur les réseaux sociaux. Cette situation est pour le moins embarrassante et soulève plusieurs questions.

La première fuite est intervenue à l’occasion du sommet extraordinaire des chefs d’État de la CEDEAO, le 28 janvier, tenue par vidéo conférence sur le putsch au Burkina Faso. Cette réunion censé être à huis clos à toutefois enregistré des fuites. En effet, un audio présumé du président Ouattara relatant aux chefs d’États ouest africains sa dernière conversation avec le président Roch Marc Christian Kaboré, juste avant la chute de ce dernier a été publié sur les réseaux sociaux. Dans l’audio, le président Ouattara dit qu’il a recommandé à l’ex président Kaboré de jouer avec le temps en attendant qu’il mobilise les chefs d’Etat. En réponse, l’ex président Kaboré a fait savoir au président Ouattara qu’il démissionnerait et qu’il n’était pas venu en politique pour faire verser le sang de ses concitoyens.

Plusieurs jours après ces fuites embarrassantes, un nouvel audio attribué au président Ouattara a fait surface sur les réseaux sociaux. Cette fois-ci , on y entend le président ivoirien discuter des sanctions imposées au Mali avec l’ex Premier ministre malien Boubou Cissé. Les deux hommes parlent de façon moins flatteuse de la résilience de la junte malienne vis-à-vis des sanctions. Ils parlent également de l’attente par la Junte d’une aide Russe qu’ils jugent naïve. Si la justice malienne a ouvert vendredi 11 février une enquête sur l’authenticité de l’enregistrement, nombreux sont ceux qui y voient à travers cet échange un complot contre le Mali. Au-delà des spéculations, il est important de s’interroger sur les questions suivantes : quelles sont les personnes qui se cachent derrière ces fuites ? Quelles sont leurs intentions ? Comment ces échanges censés être confidentiels ont fuité?

Ce n’est pas la première fois que des fuites téléphoniques impliquent de hauts responsables ivoirien. Après le coup d’État raté de 2015 au Burkina Faso, une écoute téléphonique entre deux voix attribuées à Guillaume Soro, ex président de l’Assemblée nationale ivoirienne et Djibrill Bassolé, ancien ministre des Affaires étrangères burkinabé sont diffusées sur les réseaux sociaux. Suite à cette affaire, la justice Burkinabè avait lancé un mandat d’arrêt international contre Soro, l’accusant d’avoir soutenu le Coup d’État manqué du général Diendéré. Finalement, la justice Burkinabé a renoncé le 6 juin 2016 au mandat d’arrêt. L’affaire avait été réglée diplomatiquement.

Par https://www.operanewsapp.com/

©️ Crédit source : https://www.maliweb.net/international/deux-fuites-mysterieuses-en-moins-de-15-jours-ouattara-bien-embarrasse-2964615.html?utm_source=dlvr.it&utm_medium=facebook

✓Birame boucle sa tournée dans la «Chemama»

Le député Birame Dah Abeid, président du mouvement IRA a bouclé hier son périple à travers la Chemama, en occurrence au niveau de certaines localités du département de Tékane et de l’arrondissement de Lexeiba II dans le Trarza.

A l’occasion de cette visite de proximité le député s’est enquis de la situation de ces populations indigentes qui font face à « l’esclavage foncier », à la pauvreté et à l’exclusion.

A Elbezoul 2, à Mbagnik, à Amara, à Nkhaila et à Oum El Ghoura les populations ont posé les mêmes problèmes liés à l’absence des services sociaux de base et aux terres cultivables. Sur ce dernier point les litiges sont pendants et l’ordre féodal est toujours de mise.

De ce fait, aux dires des populations, la plupart des terres arables sont détenus par 3 familles. L’une d’elle détiendrait 1000 ha dans la localité de Mbarwadji. Parallèlement les populations des 3 villages (Ganki, Médina, et Samac) avec un total de 200 familles ne détiendraient qu’une vingtaine d’ha. Face à cette OPA, à cette « discrimination foncière », les paysans locaux qui exploitent la terre depuis des générations ne contrôlent réellement qu’une portion congrue des terroirs.

Ainsi selon les représentants locaux du mouvement IRA et du parti RAG à El Bezoul 2 (Lexeiba), cette main basse sur les terres agricoles est préjudiciable et constitue un frein pour le développement. Des projets comme celui de Tweserda sont bloqués et leurs initiateurs poursuivis.

Ces tracasseries sont vécus par les agriculteurs comme tel est le cas des 71 villages situés sur la bande bordant la ligne Dar El Barka (Brakna)/Assayvat.

Les représentants des populations qui ont salué au passage la droiture du Wali actuel du Trarza considèrent cependant que cette situation marquée par l’expropriation des terres en faveur des « féodalités tribales et administratives » est cautonnée par l’Etat qui octroie des actes de propriété juridiques, des titres fonciers et favorise la spéculation foncière.

Pour eux la réponse de l’Etat se manifeste par la répression et l’emprisonnement.

Nécessité de «la résistance pacifique»

Répondant aux doléances des populations, le président du mouvement IRA les a incités à la résistance pacifique ainsi qu’au refus de se laisser intimider par la prison. Il faut dit-il refuser le procédé imposé par les juges et les procureurs et qui consiste à forcer les paysans arrêtés à signer un engagement de quitter leurs terres en contrepartie de la liberté. « Refusez et restez en prison. Soyez solidaires et refusez de quitter vos terres. »

Birame a ajouté que « le président Ghazouani a enclenché une démarche d’ouverture et de pacification. Il a dénoncé les inégalités et les injustices mais son appel n’est pas écouté par ceux qui sont chargés d’appliquer sa politique. »

De ce fait le député « la solution à tous ces problèmes sera d’adhérer à notre projet de société ; adhérer à notre programme pour les élections législatives de 2023 et la présidentielle de 2024. Nous allons abolir toutes ces injustices liés aux terres en révoquant les actes juridiques et en indemnisant les détenteurs conformément aux lois de la République. Et les paysans seront les premiers bénéficiaires des terres et auront accès au crédit agricole. »

Au cours de ses différentes escales, le président du mouvement IRA a répété le même discours à l’adresse du paysannat.

La face cachée de l’affaire de Ngawlé

La visite du député dans cette zone lui a permis d’un autre côté de démêler l’écheveau dans l’affaire hyper médiatisé des dernières condamnations des jeunes de Ngawlé qui contrairement à la version mise en avant jusque là aussi bien par la presse, les Réseaux Sociaux et les ONG des droits humains, n’a rien à voir avec le problème des terres comme tel état le cas il y a quelques mois. Il s’agit en réalité d’une affaire d’agression. Ainsi, les jeunes condamnés récemment à des peines de prison et à de lourdes amendes sont en réalité les agresseurs d’un groupe de personnes originaires du village de Amara (village voisin de Ngawlé) qui ont porté plainte.

L’un des hommes avait été battu à mort. Le représentant de Amara, Lemine Ould Cheikh a remercié le président du mouvement IRA pour sa proposition de médiation entre les deux villages voisins. A noter que Birame a aussi fait un crochet à Ngawlé et une rencontre de réconciliation est prévue pour le début du mois prochain.

Sur un tout autre registre, les habitants de Nkheylet Oulad Ayed du regroupement de Twila (devenu Koundi 3) dans le département de Tékane, ont exprimé le besoin de la réouverture de leur école fermée depuis 3 ans. Cette fermeture prive 250 enfants d’aller à l’école.

Le problème de l’éducation a aussi état au menu durant l’escale de Oum El Ghoura où les populations ont exprimé plusieurs autres doléances telles que : l’accès à l’électricité (qui passe à 100 m du village), à la santé (ouverture du centre de santé équipé et fermé depuis son inauguration), de l’appui à l’agriculture en disponblsant l’eau à Raghane et ailleurs), la réhabilitation du projet Beguemoune, régler les problèmes … Autre problème posé avec insistance : le vol de bétail en direction du Sénégal (plus de 300 têtes d’ovins volatilisés ces 3 dernières années et le pillage se poursuit.

Des problèmes similaires ont été posés par le représentant de la communauté villageoise de Nasra qui a insisté sur la nécessité d’ouvrir un centre de santé au profit des 2500 familles.

Le président du mouvement IRA a conclu sa visite par une longue série d’audiences individuelles et collectives qui a permis aux uns et aux autres d’affiner leurs doléances.

Bakari Gueye

©️ Crédit source : https://initiativesnews.com/birame-boucle-sa-tournee-dans-la-chemama/

✓Mauritanie : les étrangers désormais interdits de s’adonner au transport (Sahara média)

La direction de la sûreté nationale a publié vendredi une circulaire interdisant aux étrangers de s’adonner au transport public en Mauritanie qu’il s’agisse du transport des personnes ou des marchandises.

Cette circulaire signée du directeur général de la sûreté nationale demande aux forces de police, notamment celles se trouvant sur les points de passage et les accès à appliquer rigoureusement les instructions contenues dans cette circulaire.

La circulaire justifie cette meure par des raisons sécuritaires alors que les milieux populaires et les syndicats réclament de plus en plus d’empêcher les étrangers de s’adonner au travail de chauffeur comme c’est le cas dans les pays voisins.

Elle ajoute enfin que l’exercice de cette profession, par les étrangers, présente plusieurs risques de sécurité et pénalise les citoyens dans des emplois locaux.

©️ Crédit source : https://fr.saharamedias.net/mauritanie-les-etrangers-desormais-interdits-de-sadonner-au-transport/

✓Mauritanie 🇲🇷 – La dernière intervention du président de l’Assemblée nationale Cheikh Ould Baya, mérite un bref et honnête décryptage !



✓Un engagement sincère qui se veut constructif doit avoir la lucidité et l’ouverture d’esprit nécessaire à reconnaître et saluer des signaux intéressants qui émergent autour et ailleurs .

Ici je mettrai quelques passages de son discours qui indexent les mentalités rétrogrades et les hiérarchies sociales dans notre PAYS. Oui PAYS en majuscule, car ce qu’il a dit et dénoncé devant la représentation nationale, un écho de la sortie médiatique du président Mohamed ould Cheikh El-Ghazouani à Ouadane il y’a quelques semaines, est un changement de contenu discursif en haut lieu sur les discriminations liées aux castes, aux hiérarchies et à l’esclavage au sein de tous nos groupes sociolinguistiques (arabo-berberes, haratines, soninké, peulh et wolof).

👉🏿 Extraits :

« Si l’honneur de combattre l’esclavage a été raté pour nos élites jusqu’à ce que les lois internationales le criminalisent, alors elles ne devraient pas perdre l’occasion de combattre les croyances et les comportements fondés sur le faux et le mensonge, et être plutôt le fer de lance de ce noble effort. »

« L’abandon des habitudes rétrogrades fondées sur des classifications sociales injustifiées représente – sans aucun doute – l’une des garanties les plus importantes de l’unité de la société et un moyen de fermer la voie à ceux qui utilisent le discours de la haine et les appels sectaires et qui ont trouvé un environnement propice au développement de leurs idées dans un contexte de libertés et de généralisation de l’usage des médias sociaux ».

—-

« Il l est temps que tous les leaders d’opinion : juristes, politiciens et intellectuels se réunissent pour dénoncer la mauvaise logique qui nourrit les mentalités dépassées qui se réfèrent à cette hiérarchie ».

—-

« Allah, le Tout Puissant dit : « Certes Allah ne modifie pas l’état d’un peuple tant que les individus qui le composent ne changent pas d’eux-mêmes ce qu’il y a en eux». Il est en fait difficile d’évoquer la réalisation de développement durable dans n’importe quel pays du monde dans un contexte de démission de ses élites politique, religieuse, scientifique et intellectuelle par rapport à leur mission de sensibilisation et de conscientisation et à leur rôle de locomotive de la société sur la voie de l’édification d’un Etat de citoyenneté où prévaut l’égalité des chances et où tous les citoyens se sentent égaux en droits et en devoirs. »

—-
« C’est dire l’importance des vues exprimées par le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani à Ouadane qui a appelé les citoyens à transcender toutes les formes d’injustice héritées de notre patrimoine culturel et à purifier notre discours et nos comportements des préjugés et autres stéréotypes et faux clichés.

Les expériences de toutes les nations ont prouvé que le citoyen, qui est prêt à se sacrifier pour son pays est le citoyen qui est convaincu que la différence dans la jouissance des fruits de la citoyenneté repose exclusivement sur les critères de la disponibilité, du don de soi du patriotisme sincère, et non sur la base d’un héritage de l’appartenance à une tribu, une classe sociale, une race ou une région. Est-il raisonnable, par exemple, alors que nous nous trouvons au XXIe siècle, et plus de soixante ans après la naissance de la République, qu’un fonctionnaire ou tout membre de l’élite joue ouvertement et sans honte le rôle de chef de tribu ? Quelle logique juridique peut légitimer la tentative de certains de circonscrire le droit de l’Imamat à certaines familles, alors que nous sommes dans un pays dont la Constitution énonce que les dispositions de la religion islamique sont la seule source du droit ?

Or, il est connu de tous que les conditions de l’Imamat sont spécifiques et claires dans la jurisprudence, et que la base de la différenciation est la piété, comme en témoigne la parole du Tout-Puissant : (Le plus honorable d’entre vous auprès d’Allah est le plus pieux d’entre vous). »

—-

« Il est devenu clair que la responsabilité morale de la propagation et de la consolidation de telles mentalités rétrogrades est principalement imputable aux élites religieuses, politiques et culturelles qui les utilisent comme un véhicule pour obtenir des privilèges et une échelle pour atteindre leurs fins personnelles et assouvir leurs intérêts égoïstes.

L’histoire témoigne que les élites religieuses Arabes, Poulars, Soninkés et Ouolofs dans toute l’Afrique de l’Ouest ont pratiqué l’esclavage plus que les autres et sur les musulmans plus que les autres, et qu’elles ont fermé les yeux sur ce phénomène voire l’ont légitimé pour ceux qui le pratiquèrent par la force des armes.

Aujourd’hui, il ne s’agit pas pour nous de juger l’histoire plus qu’à aspirer à ce que les élites religieuses actuelles des quatre composantes de notre société portent le flambeau de la purification de la vraie religion, de tout ce qui nuit à celle-ci et à la cohésion de la société. »

—-

✓ Conclusion

Le fond de ce discours tenu en pareilles circonstances, n’est pas anodine dans notre pays, et il mérite une certaine attention de notre part. Ce qu’il a dit sur ces problématiques liées aux mentalités féodales et esclavagistes qui couvent dans nos différentes communautés, certains opposants qui s’auto-auréolent sous un prisme racial dans leurs chapelles revendicatives, n’oseraient pas s’y aventurer. Ils seraient même dans une gêne en lisant cette prise de parole du président de l’Assemblée nationale par ces termes transversaux qui touchent les maux enfouis dans notre corps sociétal qu’on reproduit socialement et politiquement sur les données nationales (chez les Opposants comme chez les Gens du Pouvoir).

👉🏿 Lien de l’intégralité de l’élément média https://soninkideesjose.wordpress.com/2022/02/01/%e2%9c%93le-president-de-lassemblee-nationale-appelle-a-labandon-de-la-stratification-sociale-pour-batir-lunite/

✍🏾 KS pour le BLOG

✓Le président de l’Assemblée Nationale appelle à l’abandon de la stratification sociale pour bâtir l’unité

Essahraa – « L’abandon des habitudes rétrogrades fondées sur des classifications sociales injustifiées représente – sans aucun doute – l’une des garanties les plus importantes de l’unité de la société et un moyen de fermer la voie à ceux qui utilisent le discours de la haine et les appels sectaires et qui ont trouvé un environnement propice au développement de leurs idées dans un contexte de libertés et de généralisation de l’usage des médias sociaux ».

Le président de l’Assemblée nationale Cheikh Ould Baya a fait ces déclarations, dans son discours prononcé à l’occasion de la cérémonie de clôture lundi des travaux de la première session parlementaire ordinaire 2021 – 2022.

« Il l est temps que tous les leaders d’opinion : juristes, politiciens et intellectuels se réunissent pour dénoncer la mauvaise logique qui nourrit les mentalités dépassées qui se réfèrent à cette hiérarchie ».

Ci-après l’intégralité du discours du président du parlement :

***

« Messieurs les ministres,

Chers collègues députés,

Mesdames et Messieurs,

Nous clôturons aujourd’hui notre première session ordinaire pour l’année parlementaire 2021-2022 qui a connu, en plus de la discussion et de l’adoption de la loi des finances initiale de l’année 2022 et de la loi des finances rectificative de l’année 2021, l’adoption par notre auguste assemblée d’un ensemble de textes que nous espérons constituer une pierre supplémentaire dans l’œuvre de développement du pays.

Mesdames et Messieurs,

Allah, le Tout Puissant dit : « Certes Allah ne modifie pas l’état d’un peuple tant que les individus qui le composent ne changent pas d’eux-mêmes ce qu’il y a en eux». Il est en fait difficile d’évoquer la réalisation de développement durable dans n’importe quel pays du monde dans un contexte de démission de ses élites politique, religieuse, scientifique et intellectuelle par rapport à leur mission de sensibilisation et de conscientisation et à leur rôle de locomotive de la société sur la voie de l’édification d’un Etat de citoyenneté où prévaut l’égalité des chances et où tous les citoyens se sentent égaux en droits et en devoirs.

C’est dire l’importance des vues exprimées par le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani à Ouadane qui a appelé les citoyens à transcender toutes les formes d’injustice héritées de notre patrimoine culturel et à purifier notre discours et nos comportements des préjugés et autres stéréotypes et faux clichés.

Les expériences de toutes les nations ont prouvé que le citoyen, qui est prêt à se sacrifier pour son pays est le citoyen qui est convaincu que la différence dans la jouissance des fruits de la citoyenneté repose exclusivement sur les critères de la disponibilité, du don de soi du patriotisme sincère, et non sur la base d’un héritage de l’appartenance à une tribu, une classe sociale, une race ou une région. Est-il raisonnable, par exemple, alors que nous nous trouvons au XXIe siècle, et plus de soixante ans après la naissance de la République, qu’un fonctionnaire ou tout membre de l’élite joue ouvertement et sans honte le rôle de chef de tribu ? Quelle logique juridique peut légitimer la tentative de certains de circonscrire le droit de l’Imamat à certaines familles, alors que nous sommes dans un pays dont la Constitution énonce que les dispositions de la religion islamique sont la seule source du droit ?

Or, il est connu de tous que les conditions de l’Imamat sont spécifiques et claires dans la jurisprudence, et que la base de la différenciation est la piété, comme en témoigne la parole du Tout-Puissant : (Le plus honorable d’entre vous auprès d’Allah est le plus pieux d’entre vous).

Mesdames et Messieurs ;

Si notre histoire, dont la plupart des chapitres ont été écrits hors du cadre d’un État centralisé et unificateur, a produit une hiérarchie sociale rigide, parfois basée sur la loi de la force au lieu de la force de la loi, et parfois revêtue d’un habillage religieux qui ignore que le Tout-Puissant Créateur a honoré les fils d’Adam, il est temps que tous les leaders d’opinion : juristes, politiciens et intellectuels se réunissent pour dénoncer la mauvaise logique qui nourrit les mentalités dépassées qui se réfèrent à cette hiérarchie.

Il est devenu clair que la responsabilité morale de la propagation et de la consolidation de telles mentalités rétrogrades est principalement imputable aux élites religieuses, politiques et culturelles qui les utilisent comme un véhicule pour obtenir des privilèges et une échelle pour atteindre leurs fins personnelles et assouvir leurs intérêts égoïstes.

L’histoire témoigne que les élites religieuses Arabes, Poulars, Soninkés et Ouolofs dans toute l’Afrique de l’Ouest ont pratiqué l’esclavage plus que les autres et sur les musulmans plus que les autres, et qu’elles ont fermé les yeux sur ce phénomène voire l’ont légitimé pour ceux qui le pratiquèrent par la force des armes.

Aujourd’hui, il ne s’agit pas pour nous de juger l’histoire plus qu’à aspirer à ce que les élites religieuses actuelles des quatre composantes de notre société portent le flambeau de la purification de la vraie religion, de tout ce qui nuit à celle-ci et à la cohésion de la société.

Si l’honneur de combattre l’esclavage a été raté pour nos élites jusqu’à ce que les lois internationales le criminalisent, alors elles ne devraient pas perdre l’occasion de combattre les croyances et les comportements fondés sur le faux et le mensonge, et être plutôt le fer de lance de ce noble effort.

Mesdames et Messieurs,

Notre peuple, pacifique par nature, soucieux de la coexistence et de l’harmonie de ses composantes, et qui a toujours prouvé sa perspicacité et sa capacité d’adaptation à toutes les situations, a besoin – comme le reste des peuples du monde – de celui qui le guide vers un État de justice et de fraternité en présentant une fatwa éclairée basée sur une bonne compréhension de la Charia, et en diffusant une conscience citoyenne réconciliée avec son temps, en inscrivant les valeurs de citoyenneté dans les programmes d’enseignement, et en combattant tout ce qui perturbe son harmonie et la cohésion de ses composantes.

L’abandon des habitudes rétrogrades fondées sur des classifications sociales injustifiées représente – sans aucun doute – l’une des garanties les plus importantes de l’unité de la société et un moyen de fermer la voie à ceux qui utilisent le discours de la haine et les appels sectaires et qui ont trouvé un environnement propice au développement de leurs idées dans un contexte de libertés et de généralisation de l’usage des médias sociaux.

Mesdames et Messieurs ;

Vous appréciez que notre survie en tant que peuple est tributaire de notre unité, qui constitue la meilleure protection de notre pays, contre les risques et autres défis dictés par le contexte géographique de la sous- région marqué par l’instabilité, politique, les guerres civiles, les phénomènes du terrorisme et du crime transfrontalier.

Enfin, je vous souhaite de bonnes vacances et déclare – Ala barakatillah – la clôture de la première session ordinaire de l’année parlementaire 2021 – 2022 conformément aux dispositions de l’article 52 (nouveau) de la Constitution et des articles 54 et 55 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

Je vous remercie ».

La clôture de cette session s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement.

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=753644