Dans un enregistrement largement partagé ce vendredi 23 juillet 2021, le député BiramDahAbeid a déclaré son opposition au très controversé projet de loi sur la protection des symboles étatiques. Il a invoqué en effet le recul des libertés et le musuellement des activistes. Ce projet de loi fait peur et constitue un coup d’état sur les acquis dans les domaines des de la liberté d’expression selon le président de l’IRA.
Il a indiqué que le président de la République MohamedCheikhElGhazouani doit arrêter le processus afin de conserver son aura au sein de l’opposition radicale et la société civile.
Selon lui, compte tenu de la majorité écrasante de la majorité, qui transforme le Parlement à une chambre d’enregistrement, il a privilégié plutôt de discuter directement avec les décideurs notamment le Chef de l’état et le Premier ministre. Enfin selon Biram, la Mauritanie dispose des lois qui contrôlent et participent à l’assainissement des réseaux sociaux.
L’assemblée nationale (parlement mauritanien) a approuvé à l’unanimité ce mardi, les membres de la haute cour de justice, constituée de 9 membres, représentant l’ensemble des groupes parlementaires de la chambre.
Immédiatement après leur élection, les membres de la cour ont prêté serment dans l’hémicycle de l’assemblée nationale.
La haute cour de justice est constituée de 9 magistrats et 9 suppléants, 6 appartenant à l’union pour la république (UPR), suivant le système de la proportionnelle fixé par le règlement intérieur de l’assemblée nationale.
Le parti au pouvoir a choisi ses 6 membres : H’BibO. Djah, JemalouldYedaly, N’GaédéAbderrahmane, IshakAhmedMiské, LallamintM’Bareck et HamadyO. Khattri.
Leurs suppléants, choisis par l’UPR sont dans l’ordre : MahmoudDiaguili, Mohamed MahmoudSambiny, Oumar SouleymaneN’Diaye, Toutou mint Cheikh Bouya, Aicha mint Amar Nouïss et Hogo Coulibaly.
Le règlement intérieur de l’assemblée nationale, prévoit, qu’après 10 jours de l’élection des membres de la haute cour de justice, ceux-ci sont convoqués par le plus âgé pour une réunion consacrée à l’élection du président de l’institution.
Cette première réunion de la haute cour que doit présidé le plus âgé de ses membres (H’Bib O. Djay) ne peut se tenir qu’en présence de la majorité absolue de ses membres (5).
Au cours de cette réunion, les membres doivent élire, par bulletin secret, le président de la cour à la majorité absolue, selon l’article 5 du règlement de la loi organique de la cour.
Cet article prévoit qu’au cas où aucun des candidats n’obtient la majorité absolue, un deuxième tour est organisé entre les deux candidats arrivés en tête à l’issue duquel sera élu celui qui aura obtenu la majorité simple des voix.
En cas d’égalité, le plus âgé est élu à la présidence de la haute cour de justice.
Pour beaucoup d’observateurs, l’opposition aurait disparu comme par enchantement avec le début du mandat de l’actuel Chef de l’État. J’aimerais pour ma part nuancer cette appréciation. Je préfère concrètement juger le comportement actuel des responsables de cette opposition devenue virtuelle et qui aurait rentré subitement ses griffes.
Commençons par les candidats à la présidentielle de 2019. Que sont-ils devenus ? Tout d’abord OuldBoubacar, très discret depuis les résultats des élections, vient de faire parler de lui en acceptant une fonction d’assesseur, de simples supplétifs aux juges, dans une ténébreuse institution arabe d’arbitrage (Sic). Une déception selon moi pour quelqu’un qui a été par deux fois Premier ministre et candidat à la dernière présidentielle avec un score honorable.
Et KaneHamidouBaba ? Il est temps de lancer un avis de recherche le concernant ! Il aurait disparu de tous les radars et écrans de contrôle. Si quelqu’un a de ses nouvelles, prière nous informer d’urgence.
Intéressons-nous au doyen de l’opposition ? Le respectable OuldMaouloud. Qu’est-il advenu de lui ? Sans doute en compagnie d’une grappe d’intellos en train de disserter sans fin sur la dialectique et tutti quanti.
Reste BiramAbeid. Qu’on l’aime ou le déteste, il paraît le seul à incarner l’opposition ou ce qui en reste. Avec un style et une nouvelle tonalité de langage qui étonne plus d’un observateur. Certains le critiquent pour s’être rapproché du Raïs actuel. Il faut reconnaître à ce dernier d’avoir inauguré un style de relations pacifiques et de respect des leaders d’opposition, en totale contradiction avec son prédécesseur. Qui accablait Biram et le suivait comme son ombre parce qu’il était incapable de le contrôler préférant souvent l’emprisonner pour un oui ou pour un non. Mr Ghazouani, lui, le respecte, le reçoit et ne lui met pas de bâtons dans les roues.
Dans ces conditions il est normal que Biram, le seul à occuper un terrain abandonné par ses pairs, continue son travail de sape auprès de ses partisans. Il alterne les visites de terrain pour se rapprocher des citoyens de la Mauritanie profonde et des entretiens réguliers avec les dirigeants de l’État. Il se révèle ainsi le seul opposant crédible au système qui dirige le pays depuis plus de quatre décennies. Quelque part c’est aussi la rançon d’un engagement politique véritable ainsi que d’un courage admirable pour s’être toujours dressé contre l’ancien président et les injustices sociales d’une décennie de tous les abus.
L’épouse du Président de la République, Mariem Mint Dah, a appelé les responsables des secteurs de la justice et de la sécurité et les commandants des personnels militaires et de sécurité à favoriser l’accès des femmes à ces professions et à œuvrer pour surmonter les obstacles qui se dressent sur le chemin. Dans un discours qu’elle a adressé aux femmes des pays du Sahel, la Première Dame a annoncé le lancement d’une campagne de sensibilisation pour encourager la participation des femmes mauritaniennes et sahéliennes à l’accès aux professions liées à la sécurité et à la justice, et renforcer la présence militaire des femmes dans les les secteurs de la défense et de la sécurité dans la région du Sahel.
Lors de sa participation à une grande cérémonie au Palais des Conférences à Nouakchott, la première dame a déclaré :
« Si certaines femmes sont présentes dans les forces de sécurité et de défense et le secteur de la justice, leur représentation actuelle est encore en deçà de la norme et limitée principalement à des taches administratives et de soutien. Elles ne participent pas au niveau requis dans la prise de décision. »
La Première Dame a conclu son discours en déclarant : « J’appelle les femmes mauritaniennes et dans les pays du G5 Sahel à s’orienter vers ces professions afin de contribuer à la défense de leurs pays, la lutte contre la criminalité et l’application de la loi.
Ce jeudi 8 juillet 2021 le premier ministre Mohamed Ould Bilal a rencontré le député Biram Dah Abeid. Selon des sources proches du leader abolitionniste d’IRA-Mauritanie , cette rencontre entre l’ingénieur d’État en Hydraulique qui dirige le gouvernement mauritanien et l’ancien candidat à l’élection présidentielle BDA, s’est déroulée au sein de la Primature à Nouakchott. Pour rappel c’est la quatrième entrevue entre les deux hommes depuis l’arrivée de Mr Ould Bilal à la direction gouvernementale.
Le président mauritanien, Mohamed O. Cheikh Ghazouani, a déclaré lundi depuis la ville de Rosso que la sécurité dans le pays est préservée grâce à la vigilance des forces armées et de sécurité et l’éveil des citoyens, réaffirmant que la préservation de la sécurité dans le pays n’est pas négociable.
Le président Ghazouani qui donnait le coup d’envoi à la campagne agricole 2021-2022 et à d’autres projets d’infrastructures, a prononcé un mot improvisé axé sur la question de la sécurité dans le pays « préservée, Dieu Merci, a-t-il dit, grâce à la vigilance de nos forces armées et de sécurité et à l’éveil de nos citoyens ».
Le président Ghazouani a encore dit que la sécurité, à l’image d’autres faits, peut être perçue ou sentie, une réalité préservée grâce à l’éveil des citoyens et le rôle joué par les parties concernées par la sécurité, qu’il s’agisse de la sécurité face aux défis extérieurs ou la sécurité intérieure.
Ould Ghazouani a réaffirmé que « tout le monde doit s’empêcher de compromettre la sécurité de nos citoyens, la sécurité de notre pays, car celle-ci est l’affaire de tous dans chaque pays, et c’est même le fondement de chaque État ».
Le président Ghazouani a commencé son discours par remercier les populations de la wilaya du Trarza pour la chaleur de l’accueil et l’hospitalité auxquels ils ont habitué leurs hôtes.
Cette visite a encore dit le président de la république est destinée à lancer la campagne agricole 2021-2022, en inaugurant une série d’infrastructures agricoles ou encore des projets destinés à améliorer la situation des habitants de Rosso.
Il a qualifié de stratégique la ville de Rosso, car elle constitue la plus grande porte en direction de notre voisin, la république sœur du Sénégal, et a par ailleurs la particularité de disposer d’un potentiel important en eau et de grands espaces de terres arables pour les besoins de l’agriculture.
Ould Ghazouani a appelé à ce que la wilaya du Trarza soit la locomotive de l’effort national sur la voie de la sécurité alimentaire du pays afin de parvenir à l’autosuffisance alimentaire en légumes et en céréales les plus consommés.
Le président de la république a déclaré qu’il était conscient des difficultés rencontrées par les agriculteurs sur différents plans, comme par exemple le problème des financements, celui des assurances agricoles, la protection de la production et ben d’autres.
« C’est pour résoudre ces problèmes, a notamment déclaré le président Ghazouani, qu’est intervenue la dernière restructuration du gouvernement réservant deux ministères distincts à l’agriculture et à l’élevage afin que chacun d’entre eux puissent avoir son propre staff.
Notre rubrique le Grand Entretien du Blog (Le GEB) est consacrée à l’honorable député de la diaspora mauritanienne d’Europe, monsieur Diawara Issa Manséga. Également président de la section Europe de l’UPR (principal parti soutien du Pouvoir actuel), le député a répondu favorablement à notre sollicitation d’interview en exclusivité. Ainsi lire ci-dessous l’intégralité de l’entretien :
✓Question 1 : Bonjour l’honorable député, pouvez-vous vous présentez à nos lecteurs ?
IMD : Bonjour à vous également Monsieur SOUMARE ainsi qu’aux lecteurs de votre Blog. Permettez-moi aussi de vous remercier pour cette interview qui me permettra de m’adresser à mes compatriotes de l’étranger et des mauritaniens en général. Pour ce qui est de ma présentation, je pense que la plupart de mes concitoyens me connaissent, en raison de ma constante présence sur la scène politique nationale et internationale depuis plus de deux décennies. Cela dit, je suis DIAWARA Issa Manséga. Je suis originaire de Boully, de la Moughataa de Ould yengé dans le Guidimakha. Actuellement j’exerce les fonctions politiques de président de la section Europe de l’UPR, tout en étant porteur du mandat de député des mauritaniens de l’étranger pour ce même continent.
✓Question 2 : Que pouvez-vous dire sur la situation des Mauritaniens vivant la sphère géographique (diasporas en Europe) de votre circonscription concernant des impacts multiformes provoqués par la pandémie Covid-19 depuis plus d’une année ?
IMD : Comme vous le rappelez à juste titre, la covid 19 est une pandémie, qui donc par cette caractéristique n’a épargné aucun pays. De plus c’est un virus d’une rare violence qui est apparue à la fin de l’année 2019 et qui continue de provoquer des drames épouvantables. Il a fait subir à l’Europe trois vagues meurtrières successives Le variant delta qui se distingue par une forte contagiosité menace le monde d’une quatrième vague. Tout cela a évidemment un impact sur la vie de nos concitoyens établis en Europe : En effet nous déplorons plusieurs victimes un peu partout parmi les membres de la colonie mauritanienne en Europe. Dans une moindre mesure le confinement a été aussi vécu durement en terme socio-économique, dus au chômage induit par ses effets, à la complexité administrative qui en a découlé et à l’accentuation de la pauvreté parmi les couches les plus défavorisées en terme de catégorie socio professionnelle. Mais le plus difficile pour nos compatriotes a été la difficulté de rapatrier les corps au pays lors de la première vague. Le fait d’avoir été obligé d’enterrer leurs morts à l’étranger loin de la terre des ancêtres, a été en effet vécu par nombre de nos concitoyens comme une double peine dont certains encore aujourd’hui ont du mal à s’en remettre. Qu’il me soit permis ici d’adresser à toutes les familles éplorées, mes condoléances les plus attristées. C’est aussi l’occasion pour moi d’en appeler aux familles à la vaccination, qui reste un amortisseur de choc, pour ne pas dire solution contre cette pandémie qui n’a pas encore dit son dernier mot.
✓Question 3 : Récemment, lors d’une visite au sein de l’ambassade à Paris, nous avons constaté une nette amélioration au niveau de l’accueil (registres de prise de Rdv bien tenus, suivi téléphonique et accueil fluide…). Pensez-vous que toutes les attentes sont comblées à ce niveau à présent ?
IMD : Parmi les combats prioritaires que j’ai portés, figure le droit de la diaspora à être dignement accueillie dans les différentes missions diplomatiques et consulaires parmi le réseau des ambassades mauritaniennes dans le monde, qui sont un territoire mauritanien où il n’est pas acceptable que nos compatriotes soient accueillis autrement que respectueusement. Lors de l’audience que le chef de l’état, son excellence Mohamedcheikh ould ghazouani m’a accordée en janvier 2020, parmi les sujets abordés, j’ai attiré son attention sur cet aspect et la nécessité que les prestations dues aux usagers des ambassades puissent être améliorées à la fois sur le plan de la qualité de l’accueil que de la rapidité de traitement des demandes. Il avait promis de prendre toutes les dispositions nécessaires pour mettre fin à ces dysfonctionnements. Et sans délai, en raison des changements opérés j’ai pu constater qu’il a donné des instructions fermes dans ce sens. Je me réjouis aujourd’hui de recueillir des témoignages favorables sur ces améliorations dont celui que vous venez de faire. C’est bien là, la preuve que le chef de l’état est à l’écoute de la colonie mauritanienne de l’étranger et qu’il fait tout pour lui donner entière satisfaction dans ses différentes doléances. Par rapport à votre question je pense bien que tout est perfectible. En effet vu le taux de fréquentation journalière, j’estime qu’il est nécessaire d’extendre l’espace d’accueil par l’aménagement d’une salle plus grande qui pourrait contenir un minimum de 30 visiteurs à la fois. Aussi vue ce que représente une ambassade comme institution pour son pays en terme d’image, il serait bien de continuer les efforts déployés au niveau de la propreté, de l’hygiène et de l’ordre. Pourquoi pas numériser le traitement de certaines demandes pour nos compatriotes de la province, notamment celles qui ne nécessitent pas la présence physique de la personne. À défaut créer des consulats secondaires dans les régions à forte concentration de mauritaniens.
✓Question 4 : Certains citoyens de la diaspora laissent entendre que vous n’êtes pas assez audible et visible, avez-vous mis en place un canal d’accès et de communication (site internet, blog ou ligne dédiée) avec ceux que vous représentez au parlement ?
IMD : D’abord je pense que nos concitoyens le savent, avant même d’être porteur d’un mandat électif, j’ai toujours été et reste accessible. Aujourd’hui en tant que leur représentant au niveau de la représentation nationale je suis tout engagé pour porter leurs revendications à tous les niveaux aussi bien auprès du président de la république, du gouvernement, des administrations, des agences d’état que de l’assemblée nationale. Ceux qui suivent les réseaux sociaux ou la presse qu’elle soit écrite ou audiovisuelle savent que j’agis pleinement pour défendre la diaspora, dans le sens de lui donner toute sa place de citoyen, d’acteur du développement national, d’opérateur économique d’investisseur tout en incitant les étrangers à faire de même, de canalisateur de flux financiers, d’acteur de coopération institutionnelle, décentralisée et concepteur de jumelage, d’experts en compétences et de citoyen ambassadeur constamment à l’œuvre pour défendre l’image de son pays. En faisant aussi en sorte qu’elle soit soutenue par l’état en terme réglementaire ou législatif ou tout simplement d’être aidée au retour par différents leviers : octroi d’un lotissement par exemple pour la construction de logements. Les étudiants non plus ne doivent pas être en reste : l’amélioration de leurs conditions matérielles est une exigence. Au quotidien je reçois aussi directement les doléances de mes concitoyens, soit directement chez moi, par téléphone ou messages électroniques que je traite rapidement. A cet égard en tant qu’élu mon rôle est de sensibiliser les autorités publiques sur les problèmes auxquels il faut trouver des solutions, c’est aussi de les inciter à la fabrication de lois prenant en compte les préoccupations de la diaspora, de leur faire prendre des mesures administratives adaptées à la situation de chaque pays d’accueil de nature à faciliter la vie de nos concitoyens. Enfin il est aussi de faire le suivi de toutes ces situations. Bien de choses ont été acquises , vous venez vous-même de témoigner de l’amélioration des conditions d’accueil à l’ambassade, il ya aussi la prise en charge au niveau de l’état civil qui s’est nettement améliorée, une avancée au niveau de la reconnaissance de la double nationalité se pointe à l’horizon, tout comme il ya le travail que l’OIM (organisation des migrations internationales) fait sous l’impulsion des pouvoirs publics pour une organisation stratégique de la diaspora et la prise en compte de ses préoccupations et compétences. Je pourrais ajouter également que sous l’impulsion du président de la république, le chargé de mission à la présidence de la république Monsieur Harouna Traoré vient d’être nommé à l’intérim de la présidence de la commission nationale de facilitation des procédures d’enrolement à l’état civil, pour réactiver les activités de la commission en vue de permettre à tous les citoyens Mauritaniens de l’intérieur comme de l’extérieur d’être dotés de leurs états civil et ainsi de jouir de ce droit fondamental comme le veut ie président de la république. . L’expérience diplomatique de Monsieur Traoré, habitué au traitement des questions d’état civil à l’étranger, permet tous les espoirs quant au règlement de cette problématique pour nos compatriotes de l’étranger. Toutes ces avancées que j’ai défendues, me donnent humblement le sentiment que je suis audible. Pour la visibilité, d’abord je voudrais préciser que je ne suis pas un partisan de l’action spectacle pour défendre mes compatriotes mais plutôt de l’efficacité qui n’est pas antinomique de la discrétion. Ainsi avec les moyens à ma portée j’essaie de remplir ma mission du mieux que je peux. Il faut savoir que j’ai tout un continent à gérer sans que je sois doté du moindre moyen de fonctionnement. Malgré tout j’ai toujours agi et je reste accessible par téléphone (0750601289) ou messagerie numérique (mancega@aol.fr) comme je l’ai toujours rappelé. C’est là des moyens d’accès directs qui permettront à mes concitoyens de me saisir librement de tout problème qui leur est posé.
✓Question 5 : Le 16 juin 2021, lors d’un conseil des ministres, un projet de loi a été adopté sur la double nationalité en Mauritanie, que pourriez-vous en dire ? Et surtout ce projet prévoit des cas d’incompatibilité avec l’exclusion de prétendants aux postes électifs et de ministres, ce qui a suscité des vives réserves dans l’opinion publique concernée.
IMD : L’accès à la double nationalité permettant aux mauritaniens de conserver leur nationalité d’origine est une mesure qui est très attendue par nos concitoyens. Cette doléance ancestrale qui fait l’objet du projet de loi adopté en conseil de ministres du 16 juin 2021, est la traduction en réalité d’une promesse présidentielle prise lors de la dernière campagne présidentielle et l’aboutissement d’un long processus.
Avant de répondre à votre question, il convient d’abord de planter le décor. Comme vous le savez bien, la loi 61-112 du 12 juin 1961 stipulait que tout Mauritanien qui prenait une autre nationalité perdait systématiquement sa nationalité mauritanienne. En 2010 à la faveur de l’adoption d’un nouveau code de nationalité, une disposition introduite à son article 30 maintenait toujours la perte de la nationalité mauritanienne en cas d’acquisition d’une autre nationalité. Mais l’article 31 de ce même code permettait sous condition la possibilité de préserver la nationalité mauritanienne. Cela passant par l’envoi d’une demande dans ce sens au président de la république, à déposer au service de la nationalité du ministère de la justice. Après transmission de cette demande au service de la législation de la primature et l’élaboration d’un décret par ses soins, il est transmis à l’administration de la présidence de la république pour signature. C’est à cette condition que la nationalité mauritanienne pouvait être conservée. Or au regard de la lourdeur administrative que cette procédure induisait très peu de mauritaniens ont pu bénéficier de l’application en leur faveur de cette disposition. De sorte que l’insatisfaction était palpable partout et que le souhait d’avoir une loi était demandée par tous. Avec ce projet de loi, souhaitée par le président de la république et la simplication apportée en l’espèce, la voie est ouverte pour tous les Mauritaniens de garder automatiquement leur nationalité, une fois qu’il est voté et promulgué. Pour moi l’enjeu principal de cette loi est là, qui est de faire en sorte que plus aucun mauritanien ne puisse perdre sa nationalité au prétexte qu’il a pris une autre nationalité. Pour ce qui est des incompatibilités dont on parle et qui pourraient être listées dans le décret d’application qui va suivre, cela reste pour l’instant un projet qui pourrait évoluer lors des discussions parlementaires avec le gouvernement pour apporter des améliorations au projet de texte de loi. En ce sens l’espoir est permis de voir ces éventuelles restrictions être levées totalement ou partiellement. Donc pour l’instant je préfère m’en tenir à ça plutôt que de commenter des hypothétiques bruissements. En tout état de cause j’inviterai mes compatriotes à la sagesse en acceptant tout ce qui constitue un plus positif quitte ensuite à continuer de revendiquer davantage de droits plutôt que d’être maximaliste et partisan du tout ou rien. Il me reste à remercier vigoureusement et très solennellement le président de la République MohamedcheikhOuldGhazouani pour avoir permis cette évolution positive du droit mauritanien en matière de nationalité, qui en dépit des réserves observées ici et là constitue incontestablement une avancée aux yeux de beaucoup de nos compatriotes. Je remercie également le député Sidney Sokhona et le chargé de mission à la présidence de la république Harouna Traoré pour leurs différentes interventions auprès du président de la république et du Premier ministre à faire passer rapidement cette loi. Aussi je remercie la direction de l’association Union des Bureaux des Communautés Mauritaniennes dansle Monde (UBCMM) qui depuis sa création n’a menagé aucun effort pour que la loi sur la double nationalité voit le jour. Enfin j’exhorte mes collègues parlementaires à se saisir de l’occasion de la discussion parlementaire sur le projet de loi relatif à la double nationalité pour défendre le principe de la double nationalité intégrale, garant d’une citoyenneté pleine et entière.
L’emprisonnement de Ould Abdel Aziz est une injustice dont le responsable est quelque part Abdel Aziz lui-même. C’est un petit règlement de compte personnel entre lui et son meilleur ami, le président Ghazouani, que nous les mauritaniens ne connaissions même pas sur la scène politique, et qu’il a lui même choisi et emmené et dont il a fait la publicité et la campagne électorale, et qu’il a fini par imposer aux mauritaniens, à travers une organisation frauduleuse et honteuse des élections présidentielles de 2019. Abdel Aziz et Ghazouani, c’est exactement le même Système, qu’ils se disputent aujourd’hui ou se réconcilient demain, cela n’avancera jamais en rien le pays, et ne restituera jamais aucun sous au trésor public. Au contraire, leur petite dispute de coqs actuelle, a déjà coûté elle-même des milliards d’Ouguiyas au contribuable et renforcé la pauvreté des citoyens. Ceux qui ont formé la commission parlementaire d’enquête sur Aziz, sont exactement les mêmes que Abdel Aziz a engraissé lui-même durant ses deux mandats et leur a confié l’avenir du pays, et les a laissé pendant dix ans maltraiter les innocents et porter toutes sortes d’atteintes aux droits des citoyens, et introduire le terrorisme dans le code pénal officiel du pays. La Justice mauritanienne, qui vient d’être injuste envers Abdel Aziz, est exactement la même justice qu’il a lui-même entretenue et laissée derrière lui telle qu’elle. Autrement dit, ce qui arrive actuellement à Abdel Aziz, aussi injuste soit-il, n’est que la conséquence directe et évidente du peu d’intérêt qui a été apporté au secteur de la justice durant ses deux mandats. Bien sûr, je condamne fermement les molestations dont fait object Abdel Aziz aujourd’hui, il doit être jugé avec respect de tous ses droits, puis condamné ou acquitté selon qu’il soit coupable ou innocent, et non traité arbitrairement et vulgairement et irresponsablement, par ce rendement de compte personnel flagrant et qui n’a rien d’une justice. Mais, ce qui rend le jugement délicat, c’est que ces mêmes molestations et privations de droits que subit Abdel Aziz aujourd’hui, nous les avions constatées, à l’égard d’autres personnes et personnalités, lorsque la Justice mauritanienne était contrôlée par lui. On peut citer sous les deux mandats de Aziz d’innombrables perversions de la justice: Le calvaire inhumain et hors la loi infligé au jeune Ould Mkheytir, torturé de façon inhumaine puis kidnappé alors qu’il venait d’être libéré par un tribunal, puis rejugé par quelques barbus inconnus du système judiciaire et auxquels les mauritaniens n’avaient accordé aucune légitimité; les emprisonnements expeditifs de Biram Dah Abeid, les mains menottés sans aucune raison alors qu’il se rendait à l’hôpital pour un bilan cardiaque, la protection insensée du criminel Cheikh Ridha, qui a pillé des centaines de milliards d’Ouguiyas à des milliers de familles et fait tomber en faillite le secteur de l’immobilier, les emprisonnements abusifs et sans chefs d’accusation clairs ni raison de libération claire des journalistes et blogueurs Cheikh Jeddou et Ould Weddady, les interdictions arbitraires de partis politiques qui avaient pourtant réunis toutes les conditions nécessaires pour être reconnus, tels que RAG, FPC… et bien d’autres atteintes aux droits politiques et individuels, sont là des situations où la justice mauritanienne a été complètement bafouée et purement et simplement instrumentalisée par l’exécutif. Alors qu’est ce que veut Abdel Aziz ?! que cette justice qu’il n’a pas veillé à redresser, en dix ans de pouvoir, se transforme toute seule comme par magie, en une justice à la Suisse ou à la Norvégienne , et le traite lui exceptionnellement, en veillant à ses droits ?! C’est ce qu’on aurait espéré, mais cela ne sera possible, que lorsque le système législatif, judiciaire, et exécutif actuel, fidèle héritage de la décennie de Aziz, sera remplacé par un autre système lors de prochaines élections.
Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a annoncé l’annulation de la décision interdisant aux plus de 24 ans de s’inscrire dans les universités et les établissements de l’enseignement supérieur en Mauritanie.
Le Département a affirmé, – dans un communiqué publié ce mardi 22 juin courant,- que l’annulation de la décision intervient « en raison du préjudice causé à de nombreux titulaires d’un baccalauréat qui ont plus de 24 ans et qui souhaitent accéder aux établissements publics de l’enseignement supérieur ».
La décision d’annulation est intervenue « après une étude approfondie », indique le ministère, selon lequel « l’accès aux établissements publics de l’enseignement supérieur se fera conformément aux textes qui définissent les critères objectifs et les règles en matière d’orientation dans ces différents établissements ».
Stratégiquement, il est dans l’intérêt de la diaspora d’accepter quand-même au final le projet de double nationalité. Malgré le fait qu’il soit très très discriminatoire. Pouvoir déjà rentrer chez soi sans payer des VISA ni des cartes de séjours, est une avancée notable pour beaucoup de familles qui en étaient privées jusque là. Pouvoir également investir, entreprendre, et acheter plus facilement de l’immobilier au pays sont d’autres avantages pour la jeunesse de la Diaspora. Mais il est très très important de garder la pression, et manifester, pour que les discriminations liées aux privations de certains droits citoyens fondamentaux soient levées par la suite. Il ne faut rien laisser au Système, cette petite avancée de double nationalité, il faut la lui arracher déjà et la garder comme acquis. La suite des droits viendra avec la pression ou le prochain basculement politique lors de prochaines élections. Ce qui m’intrigue, c’est la question suivante : Pourquoi le gouvernement veut à tout prix priver certains citoyens de leurs droits fondamentaux d’accès aux fonctions électives ?! Serait-ce dans un objectif d’exclusion ethnico-raciale ? Compte tenu du fait que la majorité écrasante des binationaux sont des exilés et des réfugiés dont on connaît parfaitement les origines ethniques !!! Ce type de discriminations aurait pu être compris, si à la limite, on parlait de naturalisation. Mais déchoir un citoyen de certains droits , alors que ses parents et ses ancêtres sont mauritaniens, est une attitude insensée qui demande une prudence particulière vis-à-vis des intentions de ceux qui veulent la mettre en place.
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