Kagamé/Macron: parallélisme des formes ou imitation de forme? | Par Mr Ba Bocar Oumar



Nous avons été nombreux à nous féliciter de l’accueil de Macron à sa descente d’avion à Kigali par un ministre envoyé par Paul KAGAME. Pour nombre d’africains, et dans le contexte d’un panafricanisme ragaillardi ces dernières années, ce geste constituerait un symbole de souveraineté et de fierté qui tranche avec les traditionnels youyous auxquels nous avaient habitués les autres présidents africains à l’occasion de l’arrivée de chefs d’états occidentaux en terre africaine.

Je ne résiste pourtant pas à l’envie d’aventurer une autre lecture de cet événement qui m’agite tous ces jours-ci. Sans rien enlever au courage de KAGAME et au style décomplexé qui fait à juste titre la fierté de nombre d’africains, gardons tout de même à l’esprit que, comme cela a pu être rappelé, dans le protocole français, tout chef d’état, quel qu’il soit, est accueilli sur le perron de l’Élysée, et non à sa descente sur le tarmac. Ce qui tranche naturellement, pour ceux qui connaissent les traditions africaines d’hospitalité, avec les formes d’accueils que l’on peut observer en terre kémite.
J’ai toujours en souvenir en disant cela, dans ma ville de Kaëdi, ces processions de femmes du quartier historique de Touldé, armées de bol et faisant tout un tintamarre pour accueillir à l’aérodrome un des leurs débarquant du DC4 d’Air Mauritanie. Il s’agit là d’une authentique tradition africaine d’accueil. Et il me semble que ce c’est cette tradition qui transpire dans le protocole d’accueil de la plus part des états africains. Bien sûr, restera à repenser comment l’hôte, notamment lorsqu’il s’agit de l’ancien colonisateur, pourrait interpréter cet enthousiasme populaire…

Mais il y a tout de même lieu de se demander, si au nom du parallélisme des formes, nous devons abandonner nos traditions d’accueils qui ne font que témoigner de ce qu’authentiquemrnt nous sommes.

Abandonner cette tradition pour nous caler au protocole français, n’est-il pas encore une fois une imitation (fut-elle au nom de la souveraineté), et donc un signe de dépendance?

N’avons-nous pas d’autres espaces de souveraineté à réaffirmer, autres que ceux qui nous font encore une fois imiter ceux qui nous méprisent justement pour cela?

Ce sont-là des questions que je pose. Mon opinion sur la question n’est pas encore vraiment faite.

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10225676172149462&id=1184398165

Mauritanie | La nouvelle équipe gouvernementale après le mini remaniement (AMI)

✓La Présidence de la République annonce un remaniement ministériel

• Nouakchott, 26/05/2021

La Présidence de la République a annoncé, en date de ce jour (mercredi, ndlr), un remaniement ministériel, en vertu d’un décret, et sur proposition du Premier ministre.

Aux termes de cet aménagement les personnalités suivantes ont été nommées :

Ministre de l’Education nationale et de la Réforme du Système éducatif : Mohmed Melainine Ould Eyih ;

Ministre de la Santé : Sidi Ould Zahaf ;

Ministre de la Fonction publique et du Travail : Camara Saloum Mohamed ;

Ministre de la Transformation numérique de l’Innovation et de la Modernisation de l’Administration : Abdel Aziz Ould Dahi ;

Ministre des Pêches et de l’Économie maritime : Dy Ould Zein ;

Ministre de l’Agriculture : Sidina Ould Sidi Mohamed Ould Ahmed Ely ;

Ministre de l’Élevage : Lemrabott Ould Bennahi ;

Ministre du Commerce, de l’Industrie, de l’Artisanat et du Tourisme : Naha Mint Hamdi Ould Mouknass ;

Ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle : Taleb Ould Sid Ahmed ;

Ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire : SidAhmed Ould Mohamed ;

Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement : Mohamed El Hacen Ould Boukhreiss ;

Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique : Amal Sidi Cheikh Abdallahi ;

Ministre de la Culture, de la Jeunesse, des Sports et des Relations avec le Parlement, Porte- parole du gouvernement : Moktar Ould Dahi ;

Ministre de l’Action sociale, de l’Enfance et de la Famille : Naha Mint Haroune Ould Cheikh Sidiya.

AMI

Face au racisme et à l’exclusion : Existe-t-il un peuple politique mauritanien ? | Par Boulaye Diakité

Pas nécessaire d’être sociologue, juriste ou politologue, il suffit d’un simple regard : un arrêt sur une image des supporteurs d’un match de foot et une image de nos institutions (éducation, santé, etc.) dites de la république de Mauritanie. Rousseau disait ceci dans son contrat social « avant donc d’examiner l’acte par lequel un peuple élit un roi, il serait bien d’examiner l’acte par lequel un peuple est un peuple ». Un peuple n’est pas qu’une agrégation d’individus fascinée par un chef chauvin – un peuple n’est pas qu’aussi une population où un peuplement d’un territoire – le peuple enveloppe l’unité et la pluralité. Il est une association d’individus de s’accepter à vivre ensemble sur un territoire soumis aux mêmes lois et appartiennent aux mêmes institutions politiques.

On n’y trouve différentes catégories des peuples sur le territoire mauritanien, certains n’appartiennent pas aux institutions et tandis que d’autres oui. D’autres sont expropriées, privé de leurs identités juridiques, réduits en des étrangers sur leurs propres sols. Et enfin, une catégorie choisie et institutionnalisé. Les architectes de ce choix ne font rien au hasard ou par simple coïncidence, il s’agit bien d’une volonté, je dis bien une volonté politique.

L’urgence aujourd’hui est de dire à ses hommes qui ont pris ce pays un otage par les armes et trahis, qu’ils seront vaincus.
À l’heure où se trouve la dégradation de l’unité nationale, la question n’est plus à la négociation. L’urgence est la construction de l’unité nationale autour de nos valeurs communes et la reconnaissance de l’ensemble de nos communautés culturelles sans les « nous » et « eux ». La reconnaissance n’est pas négociable, me reconnaître, te reconnaître, je suis comme je suis tu es comme tu es.

Si nous ne voulons ou ne souhaitons pas vivre ensemble, il est aujourd’hui, urgent et temps de faire scission et prendre l’indépendance du sud de la Mauritanie.

Je constate sur ce territoire appelé la Mauritanie vive une population de tous contre tous pris un otage des intégristes nationalistes, des voyous, des bandits, des criminels. On assiste à un nomadisme politique sans précédent.

L’existence sociale mauritanienne est fragmenté au point qu’il n’y a plus d’espoir d’unité nationale. Des factions rivales qui s’échangent le pouvoir par des méthodes voyous.

Coexister ou vivre ensemble n’est pas limité les droits et les libertés uns et l’inverse pour une catégorie. Coexister et vivre ensemble, s’est reconnaître et garantir les libertés civiles aux mêmes titres en terme de culture, de langue et des droits.

La population mauritanienne qui lutte pour rétablir ses propres maux sociétales ailleurs tandis qu’elle attend la libération du divine chez elle. L’existence, ici ou ailleurs ne se donne pas, elle s’arrache par la lutte.

Le racisme d’état mauritanien n’est pas naturel mais construit socialement et volontairement. Le peuple mauritanien est tellement habitué et socialisé à vivre l’injustice, le racisme et l’exclusion et ne s’en rende même plus compte. La légalisation des conditions sociales est une exigence et non négociable.

Cette politique de spectacle, nous n’en voulons plus. Le mauritanien lambda se manifeste selon les nombres des nominations de sa famille, ses proches, sa communauté, ses amis et sa tribu. L’existence de soi n’a plus aucun sens, le citoyen a perdu le courage d’exister.

Les nationalistes (nasséristes et batthistes) et les lobbys religieux ont légitimé les inégalités sociales, politiques et économiques. Les nationalistes font appel à la pureté de la race. Les lobbys religieux se réfèrent à d’autres raisons extérieures à la société et à la vie humaine. Les religieux légitiment tout par des lois et des ordres surnaturelles et se donnent l’autorité d’être les gardiens des lois divines. Il faut avoir le courage et affronter pour exister, être hostile aux racistes, aux intégristes nationalistes, aux lobbys religieux. Il est temps que nous arrêtions de mendier les droits des noirs en Mauritanie. Le courage, pour une existence.

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10208854831163816&id=1705378100

L’interview complète de Sidi Ould Salem sur RFI

RFI Afrique – Le 13 mai, sur RFI, l’ancien président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz dénonçait les poursuites judiciaires dont il fait l’objet dans son pays, affirmant qu’il y a derrière des motivations politiques pour le faire taire.

Ce matin [20 mai], le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et des technologies de l’information et porte-parole de l’actuel gouvernement, Sidi Ould Salem, lui répond, au micro de Magali Lagrange.

RFI : L’ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz dénonce un harcèlement judiciaire contre lui. Les poursuites contre lui sont-elles politiques ?

Sidi Ould Salem : Tout citoyen est justiciable, fût-il ancien président ou ancien ministre. C’est un problème avec la justice donc je n’ai pas à commenter. Le gouvernement n’est pas impliqué dans ce dossier. Il y a une séparation des pouvoirs et à ce titre, chaque citoyen a le droit de se défendre.

La maison de l’ancien chef de l’État a été fouillée. Est-ce qu’il y a été trouvé quelque chose ? Est-ce qu’il existe des preuves actuellement contre lui ?

C’est à la justice qu’il faut poser la question. Je n’ai aucune information sur ce dossier et je n’ai pas le droit de le commenter non plus.

Justement, dans un dossier autant politisé, ne faudrait-il pas, pour la crédibilité de l’action menée contre l’ancien chef de l’État, que le procureur s’exprime ?

C’est à la justice de juger s’il est opportun de s’exprimer ou pas. En tant que gouvernement, nous veillons à ce que la justice soit indépendante et transparente et nous souhaitons à tout le monde d’avoir un procès et un processus juste, équitable et transparent.

Cela fait un moment que la justice se penche sur ce dossier. Ne vaudrait-il pas mieux, dans l’intérêt de l’affaire, que cela aille plus vite ? Peut-être que le gouvernement demande d’accélérer la procédure pour clore cette affaire ou pour qu’il y ait un procès ?

Je suis désolé de me répéter encore. Je pense que le gouvernement n’a pas à s’ingérer dans un processus judiciaire. Je peux vous assurer que ce dossier n’a jamais été l’objet d’un débat en Conseil des ministres et nous nous sentons complètement éloignés de ce dossier.

En 2014, lors de la réélection de l’ancien président, vous avez été son directeur de campagne. Vous avez également été son ministre. Est-ce que vous avez vu des choses qui lui sont reprochées aujourd’hui ?

C’est une question personnelle. C’est vrai, j’ai été son directeur de campagne, j’ai été ministre. Je n’ai jamais vu des agissements contraires à la loi. Mais voilà, c’est dans mon secteur.

Est-ce que rien ne vous a jamais fait douter ou ne vous a donné envie de quitter ce gouvernement ?

L’actuel ou l’ancien ?

L’ancien.

Non, jamais.

Pour Mohamed Ould Abdel Aziz, ses ennuis s’aggravent lorsqu’il dénonce la situation politique en Mauritanie. Est-ce que vous diriez, au niveau du gouvernement actuel, qu’il est libre de s’exprimer ?

Tout à fait, c’est un droit. Chaque citoyen est libre de s’exprimer et libre d’avoir des opinions. C’est une fierté pour ce pays. Il y a une liberté de la presse, il faut bien en profiter. C’est de bonne guerre, c’est politique. On peut s’attaquer au gouvernement. Tout le monde le fait. Sur les réseaux sociaux, les partis politiques s’expriment, on critique l’action du gouvernement et c’est un bon signe pour ce pays. Cependant, il faut s’assurer de ce qu’on dit et vérifier sur le terrain.

Peut-il, à votre avis, participer à la vie politique ? Il affirme qu’on lui fait payer le droit d’exister comme homme politique. Il explique qu’un des bureaux de Ribat Al Ouatani a été fermé parce qu’on ne voulait pas de ce parti.

Ce n’est pas à nous de décider s’il doit faire de la politique. C’est une question personnelle sauf si le droit ou la justice l’en empêche.

L’ancien président parle de la fin d’une amitié de plusieurs décennies avec le président actuel, le président Ghazouani. Est-ce que ses ennuis judiciaires sont liés à une brouille entre deux amis ?

C’est une affaire privée sur laquelle je n’ai aucun commentaire à faire.

D’après vous, une réconciliation est-elle possible ?

Je ne peux pas m’exprimer sur cette question puisque c’est une affaire entre deux hommes. Libre à eux de la gérer.

Est-ce qu’il y a un autre point de son interview sur lequel vous souhaitiez réagir ?

J’ai été interloqué par deux aspects. Le premier aspect, c’est l’augmentation des dépenses du budget de la présidence. C’est vrai qu’il y a eu des augmentations de budget, pas seulement de la Défense mais de tous les départements.

Là-dessus, Mohammed Ould Abdel Aziz dit que les dépenses ont été multipliées par trois.

Mais elles peuvent être multipliées par 10, ce n’est pas le problème. Ce n’est pas une mauvaise chose que le budget augmente si l’on a les ressources pour le financer. Le deuxième aspect qui m’a interloqué sur les questions et dans les réponses de cette interview, c’est la gabegie et la corruption qui sont soi-disant omniprésentes.

La gabegie et la corruption sont-elles omniprésentes ?

Tous les pays luttent contre la gabegie et la corruption et tout citoyen témoin de gabegie ou de corruption doit le dénoncer. Pas seulement sur les ondes, il y a la justice, il y a les tribunaux. Si quelqu’un a été témoin ou s’il l’a appris, il doit le dénoncer, sinon c’est une complicité.

Mais Mohamed Ould Abdel Aziz dit justement que ces poursuites visent à le faire taire pour ne pas qu’il dénonce cette gabegie et cette corruption. Que lui répondez-vous ?

C’est une ligne de défense, mais je pense que le plus important, c’est de se focaliser sur la justice et sur sa défense de manière plus objective et plus efficace au lieu de chercher une animosité particulière par rapport au gouvernement. Je ne pense pas que ce soit une bonne ligne de défense.

Par : Magali Lagrange

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=745279

Changement de gouvernement : un chambardement en vue !

L’Authentique – Exit le gouvernement du Premier ministre Mohamed Ould Billal ! Une nouvelle équipe est en train d’être constituée par la Présidence de la République, qui n’attendrait, pour l’annoncer, que le retour de voyage du chef de l’Etat en déplacement à Paris pour les besoins du Sommet sur le financement des économies africaines.

A Paris où il se trouve depuis lundi le président Mohamed Ould Ghazouany n’a certainement pas eu ses esprits entièrement focalisés sur le sommet, objet de son déplacement -réunissant des Chefs d’Etat et de gouvernement de pays africains et de pays partenaires, ainsi que des dirigeants d’Institutions financières internationales- qui vise à mobiliser des initiatives et mécanismes innovants, en soutien aux efforts de relance des économies africaines dans cette période de crise multiforme.

Le président de la République a sans nul doute consacré du temps pour apporter une dernière retouche à la liste des membres de son prochain gouvernement. Ainsi, l’équipe du Premier ministre Ould Bilal ne ferait que neuf mois au pouvoir.

Constituée en août 2020 suite à la remise à la justice du rapport de la Commission parlementaire liant quatre membres du gouvernement, le gouvernement actuel répondait pourtant aux attentes de l’époque, avec un rassemblement bien huilé de technocrates, de personnalités à forte assise populaire, d’hommes politiques, de jeunes et de citoyens intègres.

Depuis, la pandémie du Covid-19 avec ses conséquences multiples sur la vie des populations, l’affaire dite de la décennie qui a conduit la justice à placer en résidence surveillée, l’ex-président Mohamed Ould Abdel Aziz, la « gestion politique du cas Ould Abdel Aziz » qui tente d’occuper la scène publique nationale et internationale, l’ouverture amorcée par le président de la République en direction de l’opposition invitée à un projet de dialogue social inclusif, ont fini par pousser ce dernier à changer de fusil d’épaule.

Un choix dont les prémisses étaient apparues lors du dernier conseil des ministres du mois d’avril, où le chef de l’Etat avait précipitamment pris congé de ses hôtes, exprimant dans les faits, sa lassitude face à des ministres qu’il dit avoir dotés de tous les pouvoirs mais qui selon lui « peinaient » à s’exprimer pour le bien de la République.

La perspective de changement est d’autant imposée au chef de l’Etat que son gouvernement éprouve des difficultés à se faire de la visibilité auprès des populations. Last but not least, le ministre de l’Enseignement supérieur Sidi Ould Salem est déjà sur le départ.

L’homme est appelé à occuper dans quelques jours, le poste de Commissaire aux ressources humaines, aux sciences et à la technologie -élu par le Conseil exécutif de l’UA et nommé par la Conférence pour un mandat de quatre ans, renouvelable une fois ; un poste qui revient aux pays maghrébins en plus de l’Egypte, suivant le système de rotation instauré au niveau de l’organisation.

On se rappelle encore qu’en avril dernier, le président Mohamed Ould El Ghazouani avait demandé à ses pairs maghrébins d’opter pour une candidature unique alors que trois pays avaient déjà présenté leur candidat : le Maroc, l’Algérie et la Libye. Finalement l’appel de la Mauritanie sera entendu par les chefs d’Etat cibles, qui ont décidé d’appuyer la candidature mauritanienne !

Départ

En plus du ministre de l’Enseignement supérieur, nombre de membres du gouvernement seraient sur le départ. D’abord le Premier ministre Mohamed Ould Bilal. Malgré ses compétences avérées, l’homme a manqué de présence effective et d’autorité. Plus concrètement, il n’est jamais parvenu à donner de la visibilité à l’action du président de la République et à celle de son gouvernement.

Battu par son ministre de la Santé sur le front de la lutte contre la pandémie du covid-19, Ould Bilal s’est souvent vu doublé par son ministre de l’Intérieur sur le plan de la sécurité publique, celui des Affaires étrangères, sur le plan diplomatique. De nombreux observateurs pensent d’ailleurs que l’un de ces ministres, pourrait être désigné à la tête du gouvernement.

Les autres ministres partant, sont, entre autres, celui du Commerce et du Tourisme Naha Mint Mouknass, qui verra à l’occasion, sa présence de près d’un demi-siècle au gouvernement, prendre fin. On lui reproche son incapacité à mettre au pas les commerçants qui ne s’en tiennent qu’à eux-mêmes dans le marché de la consommation.

Sont aussi mises en exergue, des failles dans sa manière de gérer le cadre de production agricole et commercial du marché des produits alimentaires de l’intérieur et de l’extérieur du pays.

Si le Ministre de l’Education nationale, Aïnina Ould Eyih est sur la liste des partants, c’est bien du fait d’une année scolaire perturbée qu’a connue le pays avec pour la première fois, une grève des enseignants et des professeurs qui a paralysé trois jours durant, l’ensemble du secteur de l’enseignement primaire et secondaire.

Ould Eyih souffre aussi de ses attitudes cavalières voire agressives dans sa manière de gérer son personnel. Ce sont ces mêmes impairs que l’on retrouverait auprès du ministre de la Fonction publique, du Travail, Dr.Camara Mohamed Saloum.

Non seulement sa politique de lutte contre le chômage n’a pas eu l’impact escompté sur les jeunes mauritaniens, mais en plus, on lui reproche de ne pas protéger et de ne pas avoir suffisamment encouragé, la « mauritinisation » des postes, notamment dans le secteur minier.

Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Abdel Aziz Ould Dahi serait lui, rattrapé par l’affaire dite de la BCM ; une affaire qui a éclaté au temps où il occupait la fonction de gouverneur de la BCM consacrée par des faits de détournement de deniers publics, falsification de monnaies étrangères, vente illégale de devises et blanchiment d’argent.

Le juge en charge du dossier vient de remettre en liberté 5 des sept prévenus et l’affaire serait bientôt introduite en jugement. Ould Dahi serait alors libre de répondre aux éventuelles convocations de la justice.

Le climat de suspicion qui a entouré ces derniers mois le secteur de l’Hydraulique et de l’Assainissement, les irrégularités constatées dans la gestion des dossiers de ce même secteur ajoutés aux retards observés dans l’exécution de nombre de travaux d’hydraulique pastorale et à l’incapacité des Autorités à fournir régulièrement de l’eau aux populations, sont les raisons qui devraient pousser vers la porte le ministre Sidi Ahmed Ould Ahmed.

Si le jeune ministre de l’Emploi, de la Jeunesse et des Sports, Taleb Ould Sid’Ahmed quitte son Département, c’est bien du fait de la gestion des fonds qui lui ont été alloués ces derniers mois dans l’emploi des jeunes.

Taleb serait l’un des ministres qui a bénéficié des plus grands financements jamais accordés à un ministre de la Jeunesse. L’homme aurait financé de nombreux projets, offrant ainsi des emplois aux jeunes, mais ce fut comme « neige au soleil » avec un impact très éphémère sur la scène publique.

La ministre des Affaires sociales, de l’Enfance et de la Famille, Naha Mint Haroune Ould Cheikh Sidiya devrait faire les frais de ses attitudes. On lui reproche son engagement familial et les prises de position politique dans sa ville natale Boutilimitt.

Toujours sur ses gardes et prête à rebondir chaque fois qu’elle est provoquée, elle a eu mailles à partir avec un blogueur qu’elle a fini par placer en détention, avant que des forces tribales n’interviennent pour calmer la situation.

En plus de ces départs probables, le président de la République pourrait bien procéder à la révision du cadre général de son gouvernement en changeant l’appellation de nouveaux Départements et en allouant de nouvelles tâches.

Un ministère de l’Industrie et des Mines, un autre qui aura à charge le Développement rural en plus de l’environnement ; un ministère uniquement chargé de l’Emploi, un ministère à charge du tourisme, de la Culture, de l’Artisanat… voilà un aperçu du prochain visage du gouvernement.

Cette perspective pourrait voir la mise en place d’un la chamboulement du fameux Département de l’Economie, de l’Industrie et de la Promotion des secteurs productifs, avec un ministère uniquement dédié à l’économie.

Le ministère chargé des Relations avec le Parlement et la Culture et celui des Affaires islamiques devraient eux aussi connaître de profonds changements avec l’éclosion d’un ministère de la Communication, porte-parole du gouvernement doté de tous les pouvoirs possibles aux fins de rendre visible l’action du gouvernement sur le plan national comme sur le plan international.

MOM

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=745248

Absence de bureau d’enrôlements, de listes électorales à l’étranger : recommandations de la CNDH

CNDH – La CNDH considère une atteinte aux droits civils et politiques des citoyens mauritaniens à l’étranger l’absence de bureau d’enrôlements, de listes électorales et de bureaux de vote.

S’agissant du traitement des plaintes de la Diaspora, la CNDH a reçu plusieurs requêtes de la part des associations CDM–Mauritanie présidé par Mme Gandégua Assiatou et l’association ADC-MAO présidé par Mr Cheikh Sow, à la suite de la vidéo conférence organisée le président de la Commission et quelques représentants de la Diaspora en juillet 2020.

Ce procédé mis en place a permis de traiter quelques dossiers parvenus à la CNDH.

Recommandations:

Renforcer la Coordination des synergies entre les organisations de la société civile, les partenaires et les institutions concernés par les questions de l’état-civil ;

– Entreprendre une action de portée nationale afin de résoudre définitivement les cas d’enrôlement des citoyens en instance au niveau des institutions chargées de l’état-civil tout en facilitant le processus aux citoyens, soumis à de nombreuses tracasseries et pénibles formalités. Il est grand temps d’achever le processus d’enrôlement d’une population de moins de quatre millions d’habitants entamé depuis plus de dix ans ;

– Installer des applications dans les structures sanitaires pour renforcer la coordination entre ces structures et l’ANRPTS ;

– Faciliter l’enrôlement pour les enfants nés dans des localités dont les structures sanitaires sont éloignées des lieux de résidence des familles ainsi que les mauritaniens établis à l’étranger.

– Faciliter l’enrôlement, l’inscription sur les listes électorales et le vote pour les citoyens Mauritaniens à l’étranger.

Extraits des pages 54 et 55 du rapport de la CNDH

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=745134

La paix sans armes à Jérusalem ! | Notre époque le mérite.

Jérusalem Al-Aqsa : Salah ad-Dîn connu Saladin la reprit vers 1187 après 88 ans de domination croisée… Hier comme aujourd’hui tout est rapport de force !


À l’époque, les forces antagonistes se jaugeaient en puissance chevalesque avec épées et boucliers, aujourd’hui nous vivons les conséquences amères des accords Sykes – Picot (courant Mai 1916). Et surtout les forces antagonistes sont dans un déséquilibre abyssal. Il y a d’un côté, de la Nono-science et du nucléaire dans diverses applications Hi Tech, de l’autre côté il y a une vaillante résistance « mains nues » en interne. Après autour, il y a un grand ensemble concerné mais mis au pas. Dans cet ensemble, il y a une élite politico-affairiste vendue dans la géopolitique business, et une autre élite politico-religieuse qui est dans la littérature mélancolique et eschatologique en se lamentant vers les cieux…en attendant le messi éventuellement…! Et nous « Noirs », ça serait mieux qu’on soit témoins justes porteurs de Message de Paix et de Pardon par ce qu’on a enduré historiquement sous le joug idéologique et religieux DÉTOURNÉ des uns et des autres.

#Une_Paix_à_construire_sans_armes

Le Ministre de l’intérieur : « nous avons trouvé devant nous un lourd héritage au niveau de l’état-civil »



Crédit photo : RMI-Info

Le ministre mauritanien de l’intérieur et de la décentralisation Mohamed Salem O. Merzoug a déclaré lundi que le régime actuel a trouvé devant lui un lourd héritage au niveau des difficultés d’obtention des pièces de l’état-civil.

Parmi ces difficultés, a dit le ministre, le fait qu’un grand nombre de citoyens, de divers âges, à l’intérieur et à l’extérieur du pays, n’ont pas pu disposer de leurs pièces d’état-civil ou même accéder aux centres.

Le ministre qui répondait à une question orale de la députée Khadiata Malick Diallo a évoqué le retard, des mesures complexes, des dossiers incomplets, des erreurs dans les noms et les âges, des perturbations au niveau des centres d’accueil des citoyens en milieu rural en plus d’un recensement incomplet en 1998 et qui a constitué la base des données essentielles de l’état-civil.

Le ministre qui a promis l’ouverture d’une enquête à propos de la question posée par le député, a affirmé que malgré tout un grand travail a été fait au niveau de l’état-civil, affirmant qu’ils n’étaient nullement satisfait de la situation dans laquelle se trouvent les citoyens non enregistrés au niveau de l’état-civil, car la loi garantit à tout citoyen le droit d’obtenir ses documents civils et l’état est conscient de ses droits en ce sens.

Ould Merzoug a révélé que selon le recensement général de la population effectué en 2013 le pays comptait 3.537.368 habitants alors que la population actuelle est de 4.271.197, soit un taux de croissance annuel de 2,8%, selon les services officiels spécialisés.

Le nombre de personnes inscrites à l’état-civil a atteint 3.892.000 dont 135.507 depuis l’arrivée au pouvoir du président Ghazouani.

Selon le ministre les efforts déployés ont permis de résoudre près de 80% des problèmes et il a été mis en place, par les hautes autorités du pays, une commission nationale chargée d’aider les commissions départementales et communales dans l’identification des identités et à accélérer les mesures d’enregistrement.

L’afflux des populations devant les guichets des centres de l’état-civil, selon le ministre, est dû à la faiblesse de la connexion internet, annonçant la mise en place prochaine d’un réseau VSAT de l’internet.

Il a encore ajouté que des instructions ont été données à l’agence nationale du registre de la population et des titres sécurisés pour augmenter le nombre de guichets au niveau de tous les centres afin de faciliter l’enregistrement des populations.

En ce qui concerne les citoyens résidents à l’étranger, le ministre que les autorités œuvrent à trouver un mécanisme pratique de coordination entre les missions diplomatiques et l’ANRPTS afin de trouver des solutions appropriées aux problèmes posés par nos colonies à l’étranger.

Sahara Média

©️ Crédit source : https://www.facebook.com/1418382215085282/posts/2888246651432157/

Regard rapide sur « un bref aperçu » révisionniste falsificateur de l’histoire de la Mauritanie… | Par Lô Gourmo

• Bref aperçu sur le peuplement de la Mauritanie http://aqlame.com/node/5190



Voilà, resservie, dans un prétendu aperçu sur l’histoire de notre pays, noir sur blanc et sans fard, la thèse classique chauvine de la prétendue invasion et occupation  de la Mauritanie par les négro-africains, en particulier, les hal-pular’en, qui était defendue par certains courants nationalistes chauvins dans les années 70. À l’époque, falsifiant gravement l’histoire, ils comparaient la Mauritanie à la Palestine et les Halpular’en, en particulier, aux colons juifs. Pour eux, le fleuve était la porte d’entrée de la Grande invasion noire. Et les colons français étaient ceux qui avaient implanté cette communauté « sénégalaise » (!) d’origine, dans le pays. Peu importe pour eux, que le Fouta fut, depuis fort longtemps, un lieu de partage ancestral  entre nos communautés actuelles. Ni que l’ordre colonial fût imposé à tous avec la même violence. Que partout les complicités furent identiques, de même que les résistances. Ce qui importait aux chauvins était de diviser le peuple et de préparer des progroms et des haines inextinguibles entre nos ethnies et nos tribus. Ils ont préparé, par leurs aberrations théoriques, les futures déportations et massacres de Ould Taya. Plus tard, ce seront les mêmes qui, également, vont justifier la grande machine discriminatoire du recensement biométrique de Aziz. Aujourd’hui, a cors et à cris, et sans aucune gêne même de langage,    ils justifient de chasser les cadres negro-africains de l’espace public au nom de l’ unicité de  langue officielle ( arabe) dans le pays. Leur mot d’ordre du moment: haro sur les « francisans » !
Ils préparent clairement une autre offensive antinégro-africaine de grande envergure à laquelle tous les patriotes doivent s’opposer fermement.


Gourmo Lô  – Facebook

EST-IL POSSIBLE DE RÉFORMER L’ADMINISTRATION PUBLIQUE DE NOTRE PAYS ? | Par Monsieur KIDÉ Mouhamed Al Habib



J’ai toujours appelé au secours et j’ai déjà écrit sur cette page à plusieurs reprises en criant haut et fort que l’administration de notre pays est aussi morte que détruite de l’intérieur, mais certains fonctionnaires peu scrupuleux me prenaient pour un cinglé qui n’observait pas le droit de réserve.

Depuis 2014, je ne cesse de retranscrire sur cette page le travail de sape en cours dans l’administration publique de notre pays dans le seul dessein de vous exposer les dangers auxquels notre service public fait face, mais beaucoup de nos compatriotes m’accusaient d’être un diplomate indiscret.

Aujourd’hui, c’est le Premier ministre de la République qui, après huit mois d’enquête, d’audit et d’observation, a sonné le glas, avec commisération, nous annonçant la faillite de l’administration publique de notre pays.

En effet, ce triste délitement, voire cette décomposition avancée de notre administration, s’explique par des raisons telles que les nominations de complaisance, le clientélisme, le népotisme et la falsification des diplômes des commis de l’État.

C’est pourquoi, ce n’est pas étonnant aujourd’hui que la haute fonction publique soit remplie de fonctionnaires, qui soient à la limite de l’illettrisme. Une triste situation qui milite contre la mise en application efficace de l’agenda des politiques publiques nationales.

De ce fait, les cabinets des ministres sont pris en otage par des conseillers, des chargés de mission et d’attachés, et ainsi de suite…., qui, en plus de ne pas être affiliés à la fonction publique, ne possèdent un diplôme aucun.

Alors, comment toutes ces personnes se sont miraculeusement retrouvées au sommet du pouvoir ? Et qui sont les responsables de cette situation endémique, qui a frappé au cœur de l’administration publique ?

Par ailleurs, la Mauritanie regorge de compétences frappées d’ostracisme, et dont l’administration a été privées par des raisons purement éthniques et racistes.

Ces compétences, mises au banc de la société, auraient pu être utiles à l’administration publique si le fonctionnement des organes de l’État était fondé sur la raison républicaine.
Aussi, la compétence, notamment la méritocratie sont-elles aujourd’hui multipliées par zéro quand il est question de recruter les commis de l’État….

Là réside l’équation qu’il faudrait résoudre si, bien entendu, nous souhaiterions réformer l’administration publique en profondeur, car nous faisons face à une crise de ressources humaines à laquelle il faut impérativement en apporter un remède le plus vite possible.

Subséquemment, quoi de plus normal, vu la situation décrite ci-dessus, que les commis de l’État s’adonnent à l’exercice de fouler aux pieds, sans qu’ils ne craignent d’être poursuivis, les lois régissant le fonctionnement de l’administration publique ?

C’est ainsi qu’il urge – selon les instructions du Premier ministre – d’apprendre désormais à fonder toutes les décisions aussi bien que les actes administratifs sur les lois et règlements en vigueur, afin que les responsables administratifs ne recourent plus aux sanctions infondées, notamment les licenciements abusifs lorsqu’un différend les opposent aux fonctionnaires, qui sont allergiques à l’injustice et à l’arbitraire, puisque c’est l’irresponsabilité, l’inconséquence et l’arbitraire qui ont produit cette situation lamentable, dont le Premier ministre vient de faire l’inventaire.

Ainsi, la discrimination raciale dans la fonction publique, les rétrogradations injustes, les radiations sans aucune forme de procès et les suspensions extrajudiciaires des salaires doivent-elles cesser pour jeter les bases d’une administration publique de nature LÉGALE-RATIONNELLE.

L’ÉTAPE SUIVANTE EST UNE AFFAIRE DE VOLONTÉ POLITIQUE.

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur du 7-5-21 https://www.facebook.com/100003764420250/posts/2354716654663792/